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❝ Un moldu utile est un moldu heureux [PV] ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon
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Métier : PIRATE ! Chef du personnel de la Compagnie Sabordage.
Baguette : Bois de cornouiller, ventricule de dragon, inflexible, 33 cm.
Epouvantard : Un Kelpy
Dialogue : goldenrod

► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Sam 10 Sep - 13:34
Septembre 2045

Distraction du jour bonjour ! Enfin ! J'en avais ras la fiole de passer mon temps dans les bureaux. Mon rôle dans la compagnie ma plaisait, attention, mais quand il fallait se coller à la paperasse, je me rappelais que je préférais sentir le vent dans ma tignasse plutôt que les vents de la vieille bouseuse qu'on employait pour les inventaires. Elle était brave, la Loquarde, mais, franchement, un petit tour à la Clinique pour régler son problème intestinal devenait plus qu'urgent. J'allais finir par rajouter cette close au contrat : On vous paye les soins mais, bordel, allez-y et vite ! Vivement la prochaine traversée, pas question de ne pas en être ! Un petit tour en carrosse des mers me ferait du bien. J'en étais presque à me rendre à la dernière soirée à la mode pour m'occuper l'esprit. Enfin, plus pour longtemps, grâce à la précieuse marque qui ornait désormais ma cuisse droite.

« AAAAAAAALFIIIIIIIIIIIIIIIE ! » Mon hurlement samutaire pour ce pauvre moldu résonnait à travers les quais. Il était pas censé charger Le Poséidon pour le transport du lendemain ? Si, il me semblait que si, c'était logique ! Il serait ravi quand il apprendrait où j'allais l'emmener. Des semaines qu'il faisait encore plus la gueule que d'habitude. Pas que ça m'inquiétait, mais, apparemment, un moldu malheureux était un moldu moins efficace, c'était Sorcière Hebdo qui l'avait titré la dernière fois. J'avais vu le journal de greluches dans les mains de la vieille Loquarde. Comme si elle avait eu de quoi s'en payer un. La bonne blague.
Je finis par voir émerger la tête du moldu d'entre deux caissons de deux fois sa largeur. « Ah bah t'es là toi ! Allez viens, ta journée est finie. J'vais voir un spectacle époustouflant et ça va te plaire, j'suis sûre. Puis c'est toujours mieux de venir accompagnée de son personnel. Et t'as l'air tout palot là, faut que tu relâches la pression un peu ! Ce serait con que tu nous claques entre les doigts alors que tu fais du bon boulot ! » Je n'écoutais même pas sa réponse, me contentant de tourner les talons et de le laisser me suivre. C'était con mais, transplaner, c'était pas ma spécialité première avec un voyageur. J'allais devoir marcher jusqu'au canal pour choper une barquette moins classe que nos superbes navires. Franchement, des fois, je regrettais notre ancienne vie.

Au loin, on distinguait toute la splendeur d'Avalon. Mais le Chimeria était plus intéressant à regarder. Il s'en dégageait quelque chose de fascinant, de moins bling bling. « Bienvenu au Chimeria, le spectacle le plus divertissant de tout Avalon. » Alfie ne semblait pas d'accord. Pas grave, il changerait d'avis. Avis qui n'avait de toute façon aucune importance. Quelques sorciers affluaient déjà. On y voyait de plus en plus de sang-purs. Genre ils pouvaient pas rester dans leurs soirées ennuyeuses, non ! Il fallait qu'ils viennent là où je voulais être ! C'est bon les gars, j'suis partie, je sais, je vous manque mais quand même.

« Ramène-toi, on va essayer de voir si on trouve de bonnes places. » Par bonnes places, j'entendais évidemment des places VIP selon ma conception. J'entrainais Alfie vers le côté de la structure, pas vers le guichet. Peut-être que j'avais la possibilité d'apercevoir une créature majestueuse, ou un acrobate en plein échauffement ! C'était bête, le spectacle perdrait peut-être de sa superbe si j'en voyais les secrets mais j'en avais envie. Je pouvais tout me permettre parce que je le voulais. Et qui me réprimanderait ? Pas cette petite chose rousse à l'air si frêle que rien qu'en soufflant un peu trop fort, j'en étais certaine, je pouvais briser en mille morceaux. Elle était devant une porte. Mais que cachait cette porte ? « Et toi là ! Dis-moi ma jolie, tu sais où sont les meilleures places ? » J'allais quand même pas lui demander si je pouvais entrer par derrière.
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Nouvelle Inquisition. Moldu chez les Sabordage, mention porteur de caisses. Exècre la Callaghan, hypocrite selon lui. Et qu'on ne lui parle pas de Kark, les Mangemorts c'est tous des pourris! Mordu à la Tour des médias par le garou Blackburn, il kiffe (non).
Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Sam 10 Sep - 16:57
Un jour de travail, et puis un autre, et puis encore un autre. Les journées semblaient identiques, interminables et leur succession sans fin pour le trentenaire. Et jusqu’à récemment, il pensait que ce serait le cas pour le restant de ses jours : être à la botte des sorciers, traité comme un moins que rien ou avec méfiance. Même les créatures magiques semblaient de meilleure compagnie aux sorciers dans leur vie quotidienne. Et les êtres humains, les moldus comme ils les appelaient, eux, n’étaient que des imposteurs. On pouvait les faire crever à la tâche, ce n’était pas grave. Mais cela allait changer bientôt, il en était persuadé : on lui avait dit pour Tinworth. C’était une dizaine de jours auparavant. C’était beau, c’était magnifique : priver les sorciers de magie et les rendre impuissants ? Du pur génie. Et plus encore, c’était la marque d’un nouveau départ pour eux, les êtres humains ! Leur servitude allait finir prochainement, et Alfie, ce jour-là, pourrait exercer son droit de vengeance, après toutes ces années de servitude !

« ALFIIIIIIIIIIIIIIIE ! »
La voix magiquement amplifiée – il avait appris à le reconnaître, depuis toutes ces années – résonna sur les docks, interrompant le train de ses pensées. Le concerné s’essuya le front avec l’une de ses manches et attrapa le parchemin de gestion qui ne le quittait pas. Cet après-midi, il avait été chargé de gérer le chargement du Poséidon. Cela signifiait vérifier le nombre de caisses, les transporter, checker que tout était bien là et… il y en avait 284, des caisses. Il en avait encore pour de longues heures de boulot devant lui, et s’il tardait trop, un membre des Sabordage allait lui passer un savon ou lui lancer un sort s’il était mal luné. Si ça se trouve, c’était déjà pour cela qu’on l’appelait : il ne savait jamais de toute manière, ces sorciers étaient incompréhensibles et imprévisibles…  Il se contentait donc de survivre en exécutant – dans la mesure du possible – ce qu’on attendait de lui. Mais là, on l’appelait, et impatiemment visiblement. Alfie replia le parchemin sans se presser particulièrement et se dirigea vers l’allée principale pour retrouver la sorcière rousse qui l’appelait. Arsenia Sabordage. Plus jeune que lui, mais tellement mieux placée dans l’échelle sociale, en dépit de ses dreads couleur de feu et de sa manie de lui parler comme à un enfant de cinq ans, sans s’arrêter ni l’écouter – jamais. De toute manière il n’était qu’un moldu et n’avait pas son mot à dire : on se chargeait de le dire pour lui.

A peine avait-il croisé son regard dans l’allée qu’elle commençait à lui parler. Son débit était rapide, la sorcière parlait avec assurance et enthousiasme, et paraissait à première vue de bonne humeur – tant mieux. Alfie peinait cependant à comprendre où elle voulait en venir. Un spectacle qui lui plairait ? Mais on était au beau milieu de la journée ? Il leva sa main qui tenait toujours le parchemin de gestion de la cargaison. « Mais, et pour le Poséidon ? J’ai du boulot moi… » Ça n'allait pas se faire tout seul!
Sans l’écouter, Arsenia tourna les talons et s’éloigna de lui. Eh merde, il fallait croire que si. Alfie soupira et coinça le parchemin entre deux caisses encore à transporter, et suivit la sorcière en secouant la tête. S’il n’allait pas la contredire, il ne se retenait pas pour la juger intérieurement. C’était pas la première fois qu’elle l’embarquait quelque part – à croire qu’il était un bon chienchien de compagnie – et elle paraissait se contre-carrer de son avis.

Un trajet en barque et un peu de marche plus tard, ils arrivèrent devant un cirque ? Alfie croisa ses mains dans son dos en se demandant ce qu’il foutait là. Au moins, ça ne sentait pas le poisson, mais la phrase de présentation qu’Arsenia venait de prononcer en montrant la structure d’un air enjoué le laissait de marbre. Il aurait presque envie de rentrer si cela ne voulait pas dire retourner à la tâche, mais rien que le fait de penser aux bouchées doubles qu’il allait devoir faire en rentrant lui donnait envie de prouver par A + B que c’était pas juste, comme position. Mais bien entendu la sorcière ne le voyait pas de cet œil, et Alfie grommela un « J’ai hâte, Madame... » sans aucun entrain avant de la suivre à l’intérieur. Au moins, il pourrait passer une ou deux heures tranquilles à regarder un spectacle sans intérêt aucun… Si au moins la Sabordage rentrait par l’entrée principale ! Mais non, elle avait décidé de passer par le côté. Alfie se retint de grogner une fois de plus, et la suivit en serrant les lèvres.

Il ne s’arrêta que lorsqu’elle s’adressa à une autre rouquine habillée de manière simple stationnée devant une porte. Alfie l’observa de haut en bas. Plus jeune que lui, elle paraissait être une domestique au vu de ses habits d’uniforme. Une moldue, très probablement, et toute jeune. Le regard du trentenaire s’adoucit en la voyant réagir à la question d’Arsenia. Si jeune et frêle. Elle paraissait être de la dernière génération, parfaitement docile et prête à servir le thé, et avec les gâteaux en prime.  Il baissa le regard au moment où elle posa les yeux sur lui, l’espace d’une seconde, avant de se refocaliser sur la sorcière qui lui parlait. Si docile… Pas du tout le genre à s’intéresser à ce qui avait pu se passer à Tinworth. Alfie serait prêt à parier qu’elle était le genre de personne satisfaite de son sort. Ça lui donnait envie de grogner encore plus. Alors il croisa les bras sur sa poitrine et se tût en attendant qu’Arsenia finisse de tracer son chemin pour enfin trouver une place pour s’asseoir…
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Métier : Domestique de la famille Kark, récemment entrée au service direct de Scylla Kark
Epouvantard : L'incursion d'un sorcier dans ses souvenirs.
Dialogue : [color=#6699cc]

Orpheline moldue ne gardant aucun souvenir de l'ancien monde. Appartenant à la famille Kark, elle coule des jours d'heureuse servitude, jusqu'au suicide de son amie Jenny. Cette mort brutale lui ouvre les yeux sur ses maîtres sorciers. Elle rejoint ainsi la Nouvelle Inquisition en juin 2045, espionnant ainsi pour le compte de sa faction la famille Kark. Rose participe a plusieurs opérations, et en ressort passablement traumatisée après blessé involontairement plusieurs des siens...
Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Dim 11 Sep - 15:05
Cela faisait maintenant deux jours qu’une migraine incessante ravageait sa boite crânienne. Deux jours que Nilhem s’était infiltré dans son esprit, deux jours que Rose avait passer à trembler à l’idée qu’il recommence. Deux jours qu’elle avait espéré avoir plusieurs heures de répit, pour prévenir la Nouvelle Inquisition de ce nouveau fléau, deux jours que Scylla monopolisait tout son temps. Sa maîtresse bien loin des préoccupations de sa moldue ne pensait qu’aux représentations qu’elle allait donner. Et si quand bien même elle avait remarqué la ride formée par les sourcillements de Rose, Scylla n’avait fait aucun commentaire dessus. Rose, n’était pas moldue à étaler sa souffrance, non elle avait été trop bien élevée pour cela. Son école pour moldus lui avait inculqué le visage à prendre en toute circonstance face aux sorciers : calme, ne laissant transparaitre aucune émotion, un léger sourire du bout des lèvres. Trop sourire aurait été un affront. Rose s’efforçait donc d’attendre que Scylla ait le dos tourné pour se pincer l’arrête du nez, dans des tentatives ineptes pour faire passer son mal de tête. Au moins au Chiméria, se consolait-elle, elle était loin du dangereux Nilhem, mais Rose ignorait qu’elle allait se retrouver confronter à plus envahissant encore qu’un Kark apprenti legillimens.  

Rose était cette fois-ci chargée d’une mission somme toute capitale d’aller d’autres faux-cils pour sa maîtresse. Ceux qui étaient pourtant merveilleux, il n’y a pas deux minutes, étaient devenus trop tape à l’œil. La domestique devait donc courir à l’autre bout du chapiteau pour gagner la costumerie, et y dénicher d’autres cils à paillettes. Rose sortait tout juste de la loge du Cygne Pâle, lorsqu’elle se fit alpaguer par une furie rousse. La jeune femme mit un temps à comprendre qu’on s’adresse à elle. « Ma jolie » jamais elle n’avait entendu un sorcier appeler une moldue de la sorte. Par réflexe, Rose avait regardé autour d’elle pour voir à qui cette sorcière pouvait bien s’adresser. Car c’était bien une sorcier, aucun doute là-dessus, il n’y avait qu’à voir la facilité avec laquelle, elle donnait un ordre. Son visage lui était familier, et pourtant Rose aurait été bien incapable de mettre un nom dessus. Elle l’avait déjà vu c’était certain, sans doute à une réception des Kark il y a longtemps. Mais impossible de se rappeler. Pourtant, à l’instar de tous les domestiques de la maisonnée, on lui avait appris à connaître et à reconnaître chaque sorcier au sang-pur, et avant chaque festivité on leur faisait réviser. Le but de la manœuvre était qu’au moment de les servir chaque domestique soit capable d’employer la bonne formulation. Ainsi Rose était capable d’identifier chacune des filles Yaxley, ce qui n’était en soi pas une mince affaire, vu leur nombre. Mais cette sorcière rousse, impossible de la resituer, pas plus que le moldu qui l’accompagnait. Rose ne lui avait jeté qu’un regard, trop douce pour le dévisager ostensiblement, mais ça lui avait suffit pour s’apercevoir qu’il était répugnant. Aucun mouvement de dégoût ne traversa son pâle visage, non, ce moldu était simplement sale. Sale d’avoir sans doute trop travaillé, sale d’avoir eu à courir derrière sa maîtresse sans que cette dernière ne se soucie de la gêne que ça pourrait occasionner. Rose par opposition était impeccable dans son strict uniforme de la famille Kark, pas un pli ne jurait sur sa longue jupe noire en corolle, pas une tâche ne venait salir le blanc immaculé de son chemisier. Ses longs cheveux roux étaient nattés en un chignon compliqué, qu’elle avait appris à faire dans un article de Moldu Actuel : Comment ne pas faire honte à ses maîtres en ayant l’air présentable ?

« Madame, les meilleures places sont accessibles de l’autre côté du chapiteau. Vous vous trouvez ici devant la loge de ma maîtresse. Mais je peux sans problème vous guider moi-même vers ces sièges.  » Règle numéro 1 d’un bon domestique, ne jamais dire à un sorcier qu’il était dans l’erreur. C’est ainsi que Rose c’était bien gardé de dire que la rousse s’était royalement trompée d’entrée, et qu’elle était dans une zone interdite et qu’il fallait qu’elle déguerpisse. La costumerie étant sur le chemin, elle aurait tout le temps de les accompagner et d’aller chercher les faux-cils de sa maîtresse.  Rose s’était contentée d’esquisser un faible sourire, avant de tenter de leur emboiter le pas. Frôlant volontairement son compère moldu, afin de glisser dans sa poche son mouchoir en tissu. Peut-être qu’il pourrait ainsi s’essuyer un peu le visage, et gagner un peu en dignité au milieu de ces sorciers endimanchés.
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► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Dim 11 Sep - 17:11
Bah dites donc ! Une domestique d’une star du show ! C’était qu’elle était propre sur elle la petite chose : tirée à quatre épingles, c’était limite si son front n’allait pas sauter sous la pression capillaire ramenée vers l’arrière. Langage soigné, sourire, le grand jeu ! Parfait ! Une chose docile, pile devant la loge d’une artiste. Peut-être que j’aurais la chance de voir l’envers du décor, du côté des belles acrobates en prime. J’avais bien fait de venir ici.

Un regard vers Alfie et… Par la Vieille Barrique. Son air était aussi dépressif que celui de la rouquine était… Merde. C’était quoi l’émotion sur son visage à celle-là ? Aucune idée, c’était étrange. D’habitude, je m’en sortais pas trop mal à ce petit jeu. Elle n’avait pas peur, n’avait pas l’air malheureuse comme les pierres mais pas franchement heureuse de vivre non plus… Elle semblait… Professionnelle. C’était le mot. Et impersonnelle. La parfaite petite moldue, sans l’ombre d’un doute : le « ma maîtresse » ne laissait aucun doute quant à sa condition. J’en avais rarement vus des moldus qui semblaient si… investis dans une attitude professionnelle.
Je n’avais pas dû aller aux bons endroits. Fallait avouer que les sorciers possédant des esclaves que je côtoyais aujourd’hui n’étaient pas forcément des plus agréables : les contrebandiers avec qui nous marchandions étaient souvent peu enclins à posséder un moldu pour autre chose qu’une source de déferlement de violence. Chacun faisait ce qu’il voulait. Mais pas de ça chez nous. Je me souvenais du jour où, juste avant d’entrer en dernière année à Pue-du-Lard, Isilde avait trouvé judicieux de s’entraîner au Doloris sur Alfie. Et Pamphil avait évidemment voulu être de la partie. Il avait fallu que je leur explique qu’on ne devait pas casser ses outils. Et Dag s’était enfermé avec eux dans ses quartiers durant deux longues heures. Je n’avais jamais cherché à savoir ce qu’il leur avait dit mais j’étais prête à parier qu’Alfie n’avait plus goûté au Doloris depuis. Aucune égalité de traitement entre un moldu et un employé sorcier sur le navire ne signifiait pas qu’il fallait les traiter comme des rats. Ils ne mordaient pas la main qui les nourrissait tout de même ! Bon, ils n’étaient pas toujours efficaces mais, au moins, ils acceptaient leur sort et c’était tout ce qu’on leur demandait. Puis Alfie, par exemple, avait même droit à un peu de liberté : il pouvait aller voir ses congénères sur son temps libre, si c’était pas être généreux ça ! Il y trouvait sûrement un peu de soutien, de quoi comparer sa vie à celle des autres. J’étais certaine qu’il était conscient de la chance qu’il avait. Puis, p’t-être qu’ils sortaient les violons pour partager leurs joies et leurs peines, après tout, ils avaient des sentiments et tout ! La fraternité devait aller bon train là-bas.

M’enfin, Alfie, il n’avait pas la tête à aimer la vie. Et à être conscient de sa chance là. Un petit coup de main serait une idée… Toujours droite devant la rouquine, je l’empêchai de partir. « C’est une bonne idée mais tu pourrais m’être utile à autre chose ma p’tite. Dis-moi, toi qui a l’air plus vive  que mon Alfie, qu’est-ce qui fait que tu sembles si investie par la tâche qui est la tienne ? » Wow. J’avais peut-être mal tourné ma phrase. « Je m’explique : le pauvre Alfie a toujours l’air d’être au bord du tapis, prêt à sauter. Et quand même, ça fait longtemps qu’il est chez nous et il fait du bon boulot. Ce serait bête qu’il se pende ou un truc du genre. » Oui oui, Alfie était là, à côté, mais il était aussi bavard qu’un veracrasse, autant ne pas perdre de temps en balivernes : uns domestique, ça n’avait pas le temps de vivoter et il allait falloir être rapide. Puis c’était pas comme s’il ne savait pas que je le trouvais chiant à crever : j’avais dû lui répéter au moins dix mille fois de sourire. Et de faire des phrases complètes.

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Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Dim 11 Sep - 21:44
Même pour la très professionnelle Rose O’More, il fut impossible de ne pas écarquiller un instant les yeux, et d’ouvrir très légèrement la bouche sous le coup de la surprise. Une sorcière venait pour la première fois de sa vie de lui demander très sincèrement son avis. Stupeur. Elle eut le même réflexe de regarder autour d’elle pour s’assurer qu’il n’y avait pas une autre « petite » à questionner, mais non. Pire que ça, la sorcière réclamait qu’elle l’éclaire, supposant presque que Rose, pauvre et insignifiante moldue puisse en savoir plus qu’elle, sorcière. Rien ni personne n’avait formé Rose à ce genre de cas de figure. Sa formation de domestique faisait d’elle une machine à obéir, on se souciait peu de ce qu’elle avait à dire ou de ce qu’elle pensait. Sa formation auprès de la Nouvelle Inquisition, si elle lui avait permis de développer un peu sa réflexion, lui apprenait davantage à blesser les sorciers, qu’à leur donner son avis. Paralysée, elle était incapable de répondre. Devait-elle lui répondre la vérité ? Inventer quelque chose ? Fuir, pour aller récupérer les faux-cils de Scylla ?

Rose était encore en train de faire un tri dans ces doutes entremêlés, lorsque la furie rousse ajouta quelque chose qui l’estomaqua. Ses grands yeux bleus papillonnèrent un instant dans la vide, avant de couler doucement vers le Alfie en question. Difficile, de ne pas le dévisager cette fois-ci, mais ce n’était pas le moldu au bout du rouleau que Rose voyait, mais à travers lui le corps frêle de Jenny se balançant dans le vide. Son cœur s’était mis à battre plus vite qu’il ne l’aurait dû, par réflexe elle glissa ses mains dans son dos pour qu’on les voit pas trembler. Un éclair de paranoïa lui fit se demander : « Et si elle savait ? Et si elle aussi elle était rentrée dans ma tête ? » avant de se raviser. Si cette sorcière l’avait fait, elle l’aurait senti, tout comme elle avait senti l’intrusion de Nilhem, non ?

Reprenant le contrôle de ses émotions, Rose s’efforça de trouver une réponse qui ne serait pour tous la moins dommageable. C’est vrai que le prénommé Alfie avait triste mine, aussi vrai que Rose se sentait désormais investie de la mission de le sauver. C’était injuste qu’un autre de ses frères se donne la mort à cause de sorciers. Restait à savoir comment l’aider. Ne pouvant rester indéfiniment muette, elle finit par répondre par facilité ce qu’on lui avait toujours enseigné à l’école.

« Madame, c’est mon devoir de moldue de tout mettre en œuvre pour servir mes maitres. Je suis certaine qu’Alfie est tout aussi investi à votre service que je ne le suis au service de Madame Scylla. Mais si vous souhaitez qu’il soit plus heureux, peut-être puis-je vous suggérer… » Par Merlin ! Non, oh mon dieu ! Elle l’avait fait, elle l’avait dit : suggérer. Elle n’aurait pas dû se sentir aussi gênée, au QG de la Nouvelle Inquisition, on ne cessait de leur répéter, qu’il n’était en rien inférieur aux sorciers, et que non il ne méritait en rien leur asservissement. Mais les habitudes avaient la vie dure, et Rose peinait à changer ses schémas de pensé. Les choses étaient plus simples lorsqu’elle était en colère, mais il était difficile d’être remontée contre une sorcière qui se souciait visiblement du bien de son moldu. Rose marqua un temps d’arrêt comme pour attendre une sentence irrévocable, un sort, un coup, mais rien ne vint. Elle avait eu l’outrecuidance d’évoquer la possibilité de faire une suggestion à une sorcière, et la seule réaction de celle-ci avait été de l’encourager à terminer vite-fait sa phrase. « … de lui offrir un uniforme qui puisse le rendre fière d’appartenir à votre famille, de quoi faire sa toilette régulièrement. Chez les Kark, nous avons aussi le droit à plusieurs soirées de libre par semaine, nos maîtres ont constaté que cela avait un effet positif sur notre travail. »
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Nouvelle Inquisition. Moldu chez les Sabordage, mention porteur de caisses. Exècre la Callaghan, hypocrite selon lui. Et qu'on ne lui parle pas de Kark, les Mangemorts c'est tous des pourris! Mordu à la Tour des médias par le garou Blackburn, il kiffe (non).
Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Lun 12 Sep - 21:45
Dès que la jeune rouquine ouvrit la bouche, Alfie reporta son regard sur elle. Il avait eu raison au premier coup d’œil : la petite semblait totalement dévouée à sa tâche. Sa manière de répondre collait si parfaitement à ce que  l’on attendait d’une jeune domestique incrédule, naïve, élevée pour servir grâce à ces écoles de moldus, ces outils de propagande et d’esclavagisme. Le regard du trentenaire se teinta de pitié. Ça devait être tellement difficile pour ces jeunes, de vivre sans avoir connu autre chose que la servitude. Il ne comprenait pas comment ces jeunes réussissaient à ne pas se tirer une balle – métaphoriquement, bien entendu. Les pistolets et autres armes à feu avaient dû être tous détruits par les sorciers : trop de risque de rébellion contre l’ordre établi.

Tout à sa réflexion, le regard perdu sur le visage de la jeune rousse qui venait de passer près de lui, Alfie ne réalisa qu’avec un temps de retard qu’Arsenia avait repris la parole. Ses manières, sa manière de pensée juraient avec celles de la jeune domestique, mais Alfie était habitué : sa maîtresse – qu’il appelait ainsi plus par habitude que par réel dévouement, il ne fallait pas exagérer non plus  – avait toujours été exubérante et impulsive. Sans jusqu’à dire qu’il aimait cela en elle, c’était l’une des rares qualités qu’il avait déjà trouvé à un sorcier. Le seul souci était que cela se retournait souvent contre lui… Comme actuellement.
A la prononciation de son nom, le domestique laissa ses yeux dériver sur le profil d’Arsy qui, tout à sa discussion ne le remarquait pas. C’est tout en sachant sa discrétion qu’il se permit d’écarquiller les yeux alors qu’elle demandait conseil à la rouquine. Et lui demandait conseil à son sujet ? Oh, et voilà qu’elle l’insultait à proprement parler, tout en louant son travail.. ?! Heureusement qu’elle ne le regardait pas :  Alfie se permit de lever un bref instant les yeux vers le plafond en guise de réaction. Des fois, c’était plus fort que lui. Arsenia n’était pas totalement méchante, mais bon sang qu’elle était naïve à son sujet ! Comment pourrait-il un jour se satisfaire de cette vie de labeur alors qu’il avait connu une vie normale ? Les jours où le travail et les souvenirs étaient trop durs, ces jours-mêmes où il se renfermait comme une huître, elle le pensait constipé, mais ne cherchait pas plus loin. Oh, qu’est-ce que c’était insultant ! Et stupide de sa part ! Mais bien entendu, en tant qu’esclave – pardon, domestique il ne pouvait pas donner son avis.

Il ne pensait pas qu’elle pourrait demander un avis extérieur à une non-sorcière, en sa présence. Alfie avait envie de sortir un ‘merci madame’ ironique, afin de rappeler sa présence, mais un regard vers la petite l’en empêcha. Elle paraissait… Parfaitement interloquée, sans voix. Un instant, Alfie se demanda si elle n’avait pas avalé sa langue. Il serra les mâchoires. Ce n’était pas à lui de parler, de toute manière. Mieux valait se faire oublier pour cette fois.

La jeune fille parla. Elle avait une voix douce, parfaitement posée, une voix à vous proposer de vous resservir en thé avant-même que vous n’ayez fini votre tasse. Cependant, ce fut le sens de ses paroles qu’Alfie remarqua. Mon devoir… sonnait comme une parfaite servante, mais la fin de sa phrase lui donnait un autre rôle dans l’histoire. Une confidente, une conseillère presque ? Alfie observa Arsy en biais, avant de revenir sur la jeune fille. Cette dernière ne pouvait pas savoir à quel point les plus vieux membres des Sabordage étaient à part dans cette société de sang-purs, sans doute plus permissifs que d’autres maîtres : les ragots que le non-sorcier entendait dans les quartiers qui leurs étaient dédiés lui avaient clairement fait prendre conscience de sa chance. Le simple fait de suggérer quelque chose pouvait être passible de Doloris. La petite avait pris un gros risque en osant suggérer une idée particulière, qui venait d'elle-même, et c’est avec intérêt que le trentenaire attendit la fin de sa phrase.

… Quelle déception lorsqu’elle vint ! Aux mots de la jeune femme, Alfie laissa échapper un drôle de bruit. Un mélange entre un début d’éclat de rire et un reniflement. Il ferma les yeux, secoua la tête. Etrangement, il était déçu. Le fait qu’elle ait osé parler était en soi un acte de bravoure… Mais pour dire quoi ? De se laver ? De porter un uniforme ? C’était ridicule.

Il ouvrit la bouche pour répondre, hésita au dernier moment, se reprit et se contenta de grommeler une phrase inintelligible en baissant les yeux (dont quelques mots pouvaient éventuellement ressortir, comme "travailler" ou "un putain de bateau", ou encore "n'importe quoi").
De quoi renforcer sa réputation de grognon… Mais il n’allait pas risquer un sort en prenant la parole devant sa maîtresse sans y être invité : elle n’était pas ses neveux, mais il avait tout de même un instinct de survie. Alors il serra les mâchoires et croisa ses bras sur sa poitrine en guise de réponse ; tout son langage corporel criait « je ne suis pas d’accord avec les conneries que tu viens de dire, même si je ne te connais pas ». Il espérait juste que les Sabordage n’aient pas la lubie étrange de lui faire porter des cols blancs pour décharger les caisses des bateaux : manquerait plus que ça !
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Mer 14 Sep - 14:28
Mais voilà ! La p’tite moldue elle avait l’air d’être fière de son rôle dans la société. Puis les quartiers libres, il les avait Alfie. L’uniforme… Je ne pus m’empêcher de rire tellement c’était inenvisageable. Rire qui m’empêcha d’ailleurs d’entendre marmonner mon moldu. Si je m’en étais aperçue, je l’aurais applaudi pour sa lucidité. Parce que le coup de la tenue mignonne… Au milieu des caisses, de la crasse, l’odeur de poisson… Ah la la. Pauvre petite qui n’avait sûrement pas capté le doux fumé qui s’échappait de la silhouette de son compagnon de sang. « Bon, l’uniforme, c’est pas pour lui mais la douche, oui, c’est une idée. Tu te douches régulièrement Alfie quand même, non ? Enfin, je veux dire, on n’a ce qu’il faut à la Compagnie et tout. Mais l’odeur de poiscaille, ça colle à la peau. Faudra que tu me rappelles de te filer un peu de parfum ou un truc du genre, j’dois pouvoir trouver ça. » Si ça pouvait lui permettre de se sentir heureux… Enfin, le but était surtout que ses congénères ne fuient pas en le voyant pour qu’il se fasse de petits copains de jeu, tout ça. Bon, je risquais d’oublier tout ça dès ce soir mais peut-être qu’il oserait m’en reparler.

« Par contre, Alfie, tu vois ce qu’elle dit la petite fille, le temps libre. On t’en laisse pas assez tu crois ? Qu’en penses-tu la rouquine : il a ses soirées et deux jours entiers par mois. J’sais pas, peut-être qu’il faut plus ? Mais en même temps, il a du boulot. Faudrait pas que tu te tues à la tâche en allant plus vite Alfie… » J’enchainais, regardant tour à tour l’un puis l’autre moldu. Leur avis pouvait être utile mais la majorité de la réflexion collective était surtout dans ma tête : j’avais le luxe d’être plus intelligente et mieux placée pour réfléchir correctement. Mais il fallait reconnaître qu’écouter les idées des moldus pouvait me permettre de penser ensuite à autre chose. « Non mais en vrai, j’crois que t’es simplement du côté des dépressifs chroniques mon pauvre gars. Parce que j’vois pas ce qu’on pourrait faire de plus. Peut-être qu’il faut simple que tu te trouves une gourdasse. » Je regardais à nouveau la petite moldue, toujours aussi raide. « Ou une copine. Pour parler, tout ça. J’sais pas, tous les deux, vous pourriez vous soutenir un peu. Genre dans vos trucs de moldus là-bas. Un peu de solidarithé, c’est toujours bien ! » Oh Lord, ce que j’étais drôle. Je m’esclaffai à nouveau, consciente que j’avais été la seule à faire le lien. Puis c’était peut-être mon accent. Ou alors ils n’avaient pas d’humour. Oui, c’était ça. Alfie le relou et la rouquine trop tendax pour rigoler. C’était craignos d’être un moldu. Aucune conversation, aucune expression, aucun humour. Heureusement qu’on leur permettait d’avoir un but dans la vie.

Bon bon bon. C’était bien rigolo tout ça mais ça m’avançait pas vraiment. Alfie c’était juste une cause perdue. Et puis j’étais venue pour me détendre, pas pour permettre à mon domestique d’être épanoui comme la queue d’un paon en chaleur. « Bon allez, si vous n’avez pas mieux à proposer, autant aller nous asseoir. On te suit ma mignonne. » Et j’espérais bien la suivre partout où elle irait si ça devenait intéressant.

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Age : Vingt-trois ans
Sang : Sang-pur
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Baguette : Sa compagne depuis plus de douze ans a connu un destin tragique lors de la mission de la Tour des Médias. La nouvelle a été taillée dans du bois de châtaigner, porte en son coeur un poil d'Ayala doré, mesure 18,5 cm & est étonnamment rigide
Epouvantard : Nero recevant le baiser du Détraqueur
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Possède le don du Chuchoteur ♠️ Jeune fille de bonne famille le jour, artiste grandiloquente le soir ♠️ Son nom de scène est le Cygne Pâle ♠️ A un frère jumeau, Hélios, dont la relation fusionnelle qu'ils entretiennent est menacée par tous les changements ayant eu lieu depuis un an ♠️ Se retrouve de moins en moins dans l'idéologie Mangemort, malgré tous ses efforts et la Marque des Ténèbres serpentant dans son dos ♠️ Bien qu'elle soit tout ce qu'il y a de plus mariée, avec l'un des partis les plus prisés du monde magique, elle a eu la stupidité de tomber amoureuse d'un autre. Sang-mêlé et fils du clan Callaghan. ♠️ En tant que Mangemort, elle ne cache pas son allégeance à sa tante, Calliope Kark. Mais vraiment parce qu'il lui a fallu choisir.
Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Mer 14 Sep - 17:38
Un moldu utile est un moldu heureux
Alfie, Arsenia, Rose & Scylla

   
" Allez allez ! On s'active ! On se prépare, on cale un sourire sur sa tronche de patacitrouille et on y va ! Allez allez ! " Scylla ne supportait plus les piaillements du coordinateur. Outre son chapeau sempiternellement de travers et ses lèvres ourlées en une grimace édentée, sa voix haut perchée sur sa silhouette androgyne lui mettait les nerfs à fleur de peau. Il la dérangeait. Elle ne savait pas trop pourquoi, étant donné que, d'une part, il ne possédait rien de plus atypique que beaucoup ci-présent, et d'autre part, qu'elle l'avait suffisamment vu à l’œuvre pour savoir que sa jovialité n'était qu'une façade. Apparence qui se faisait monstrueuse, porteuse de terreur dès que le rideau se levait. Peut-être qu'elle n'était tout simplement pas en grande forme, ces derniers temps. Depuis les événements de Tinworth et surtout, depuis que son dos avait été paré de la Marque, elle ressentait souvent cette impression de marcher dans un tas de vase. Comme si elle était ralentie. Heureusement, le sorcier s'était éloigné de la porte de sa loge, aussi n'entendait-elle plus ses ordres oiseux à travers le petit battant. Heureusement, il n'était pas entré.

La rousse souffla du nez devant sa coiffeuse. Son rouge à lèvres venait de déborder. Son visage luisait à la lueur des bulbes de chandelle alimentés par un lumos vif qui entourait le miroir. Elle ne ressemblait à rien. Une catastrophe ! Si elle s'était écoutée, elle aurait tout simplement tout renversé et se serait mise à pleurer. Elle avait entendu les rumeurs à propos de sa mère, la reine du drame. Sauf que Scylla n'était pas une tragédienne en herbe, elle. Elle n'avait pas envie de casser ses affaires ou quelque chose de cet acabit. Ce n'était ni poli, ni très classe. Alors, elle se contenta de rectifier le fard sur ses lippes.

Temps passant et effervescence d'appréhension aidant, le Cygne Pâle à moitié prêt finit par réaliser qu'il lui manquait un élément important. " Rooooose ? " appela-t-elle, persuadée qu'elle était planquée dans un coin de la pièce, invisible, comme souvent, avant de se rappeler qu'elle lui avait demandé de sortir chercher ledit élément. " Mais Roooose ! " râla-t-elle pour elle-même, en reposant mollement le tube pourpre sur le meuble. Pourquoi n'était-elle pas déjà revenue ? Sa moldue était vive et prompte à la tâche. Elle ne l'aurait pas abandonné si longtemps. Cela non plus, cela ne se faisait pas. Résignée, elle finit par se lever et traversa sa loge vers la porte donnant sur l'arrière du Chimeria. Avec un peu de chance, elle allait tomber sur sa domestique et n'aurait pas besoin de lui courir après. Surtout, qu'en fait, elle avait oublié d'enfiler ses chaussures ... Quoi que le froid sur la plante de ses pieds ne fut pas la surprise la mordante qui l'attendait au-dehors.

Rose était bien là, toute droite et l'air contrit. Face à elle, une sorcière à l'air farouche - aucune moldue digne de ce nom n'aurait osé affiché une telle mine -, laquelle semblait juste finir une logorrhée dont le sujet lui avait, naturellement, échappé. Elle était accompagnée d'un homme à l'air bougon, débraillé. L'odeur du poisson défraichi assaillit ses narines délicates. Fichu vent sifflant dans le mauvais sens. " Rose, qui sont ces personnes ? " Instinctivement, elle redressa les épaules et le menton, ainsi qu'on le lui avait appris. Ses joues se creusèrent en un sourire jovial. En réalité, elle tressaillait dans son tutu bleu nuit. En-dehors de ses représentations, elle n'avait pas l'habitude que le commun des mortels la surprennent vêtue de ses atours d'artiste. Devait-elle appeler la sécurité ? Déconfite, elle concentrait tour à tour son attention sur Rose, la sorcière et son compagnon.

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Métier : Domestique de la famille Kark, récemment entrée au service direct de Scylla Kark
Epouvantard : L'incursion d'un sorcier dans ses souvenirs.
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Orpheline moldue ne gardant aucun souvenir de l'ancien monde. Appartenant à la famille Kark, elle coule des jours d'heureuse servitude, jusqu'au suicide de son amie Jenny. Cette mort brutale lui ouvre les yeux sur ses maîtres sorciers. Elle rejoint ainsi la Nouvelle Inquisition en juin 2045, espionnant ainsi pour le compte de sa faction la famille Kark. Rose participe a plusieurs opérations, et en ressort passablement traumatisée après blessé involontairement plusieurs des siens...
Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Sam 17 Sep - 11:54
Rose se contentait de dessiner de petits « o » interloqués avec sa bouche. Cette sorcière était décidément étrange. Elle n’avait adressé aucun reproche, ni menacé Rose suite à son mauvais conseil. Non, elle n’avait fait que le repousser l’air de rien. Et plus extravagant encore, elle semblait toujours se soucier du bien-être de son moldu. La chose en somme n’était pourtant pas extraordinaire. Rose, elle même, vivait sous la domination de sorciers cléments. Les Kark traitaient leurs domestiques moldus, à bien des égards, mieux que la plupart des familles sorcières. Ils leur fournissaient un uniforme impeccable, changé régulièrement, actualisé au gré des tendances, chaud en hiver, léger en été. Ils leur prodiguaient trois repas complets par jours, et bien souvent des collations. Aucun moldu Kark ne souffrait jamais du froid ou de la faim. Ils avaient tous un lit confortable dans des dortoirs, jamais surpeuplés, ainsi que des heures de repos suffisantes. Mieux, leur nombre permettait au Kark d’offrir à chaque moldu à minima un jour de congé par semaine, et au moins trois soirées par semaine. Les maîtres de Rose offraient à leurs domestiques le loisir d’expérimenter la liberté. Ils lâchaient du leste, mais l’irlandaise ne se leurrait plus, à la fin de la journée elle demeurait enchainée à la demeure Kark. Et puis, aucun de ses maîtres ne souciait réellement et encore moins personnelle du sort de ses domestiques. La mort de Jenny en avait été la preuve, personne n’avait cherché à comprendre ce qui avait poussé la moldue à se donner la mort. Ils ne s’en souciaient pas. Pas plus qu’ils ne souciaient de la peine que cette perte avait causée dans leurs rangs. Alors que cette sorcière cherche, certes maladroitement, à sauver son moldu du désespoir.

Mais la moldu depuis une petite minute ne souciait plus du tout de ces deux compagnons, non car à travers la porte elle entendait sa maîtresse l’appeler. Coincée entre le marteau et l’enclume, elle s’efforçait déjà de réfléchir à la façon de formuler ses excuses. Art compliqué, car il s’agissait d’éviter de se présenter trop en faute, le tout sans blâmer la sorcière dans l’affaire. « Je suis désolée, Madame Scylla. J’ai croisé cette sorcière et son moldu ils m’ont demandé des les aider » Non, c’était rejeter entièrement la faute sur l’autre rousse, et nier toute responsabilité dans l’affaire. Cela ne plairait définitivement pas à un sorcier. Mais avant ça, il fallait aussi qu’elle éconduise les deux intrus sans les froisser pour retourner dans la loge. La jeune O’More avait l’excuse parfaite, quand Scylla, sans doute lassée d’appeler fit son apparition. Oh oh.

Peu habituée à décevoir ses maîtres Rose sentit le rouge lui monter aux joues. L’embarras était à son comble. Elle n’aurait pas dû ressentir ça, la moldue le savait. Mais quelques mois, ne pouvaient venir à bout d’années de conditionnements. L’affaire n’avait rien de grave, et pourtant Rose avait l’horrible sensation d’être une criminelle prise sur le fait. Non seulement, Scylla avait été obligée de sortir seulement vêtue de son costume de scène, mais en plus elle lui posait une question à laquelle Rose ne savait pas répondre. Dans une tentative désespérée, la moldue rassembla les maigres indices qu’elle avait collecté : cette femme était déjà venue au manoir Kark lors d’une réception, elle avait parlé de poissons, et de compagnie. Compagnie. Poisson. Bateau ? SABORDAGE ! Comme la compagnie Sabordage, comme les bateaux Sabordage. Comme ces bateaux que Rose rêvait de prendre pour regagner son île natale. Comme un flash, lui revint les consignes de Mrs Edgemonde auprès du staff avant la réception. Comme à chaque fois, on passait au crible la liste des invités y joignant une photographie et quelques consignes. « Arsenia Rowle, née Sabordage. C’est une sorcière basique, qui a épousé un sang-pur. Ne lui manquez pas de respect, mais ne vous avisez pas non plus de la traiter comme l’égal de nos invités. Il ne faudrait pas heurtés les sang-pur présents. Compris ? Passons à la famille Yaxley… » Tout ceci expliquait en partie l’attitude de cette Arsenia, les Sabordage avait la réputation d’être d’anciens pirates, des marginaux en dehors de la bonne société sorcière. Non sans la peur de se tromper, Rose répondit avec le ton calme et égal qui la caractérisait : « Il s’agit Madame Scylla, de Madame Sabordage et de son domestique. Ces derniers cherchent les meilleures places pour assister à votre performance, Madame Scylla. Je me suis proposée de les y accompagner, tout allant chercher l’accessoire qui vous est nécessaire à la costumerie. Mais il semblerait que Madame Sabordage soit confronté à des problèmes avec sa domesticité, elle m’a interrogée sur le sujet, mais naturellement, ces questions sorcières dépassent amplement mes capacités. Peut-être, Madame Scylla, souhaiteriez-vous les éclairer de vos lumières, tandis que je vais chercher ce qu’il vous faut dans la costumerie ? »
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Nouvelle Inquisition. Moldu chez les Sabordage, mention porteur de caisses. Exècre la Callaghan, hypocrite selon lui. Et qu'on ne lui parle pas de Kark, les Mangemorts c'est tous des pourris! Mordu à la Tour des médias par le garou Blackburn, il kiffe (non).
Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Lun 19 Sep - 21:43
L’avantage d’avoir une propriétaire pas trop coincée du cul, c’est qu’elle était au moins lucide sur certains points. Voir Arsenia rire au point de pouvoir l’imaginer se taper la cuisse permit à Alfie de se rassurer un peu sur son sort : non, ça ne sera pas aujourd’hui qu’il porterait l’uniforme. Si ce n’était l’expression pour le moins interloquée de la jeune domestique Kark, il aurait presque pu croire qu’elle avait lancé une jolie vanne. Après tout, les Sabordage étaient réputés pour leur sens de l’humour plein de piquant et d’élégance en toutes circonstances, non ?

Tout à sa réflexion, Alfie loupa presque la question qu’elle lui posa par la suite. S’il se douchait ? Il fronça les narines, tentant de se remémorer sa dernière véritable douche. A vrai dire, ce n’était pas tant qu’il ne se douchait pas régulièrement, mais plus un mélange entre un manque de temps et un travail physique qui le faisait suer comme un bœuf en moins de deux. Il allait expliquer la chose à sa maîtresse – de manière purement factuelle, il ne s’agissait pas de se prendre une remarque acerbe de la part d’Arsenia en rejetant toute la faute sur les sorciers, même s’ils étaient clairement en tort…  – mais, encore une fois, il n’eût pas l’occasion de placer un seul mot. Déjà la Sabordage était partie sur l’idée de lui acheter du parfum. Alfie haussa les épaules et laissa couler. Par la suite, son nom reparut plusieurs fois dans la conversation, mais le trentenaire n’y tint pas compte. Comme à son habitude, Arsenia était dans son monde. Il profita de ce temps pour observer la petite rouquine, mais celle-ci paraissait soudainement nerveuse – enfin, encore plus que pendant les dernières minutes.

La raison de sa nervosité apparut quelques instants après, lorsqu’une sorcière (c’en était forcément une) apparut en râlant d’un ton qu’il ne put s’empêcher de qualifier d’hautain lorsqu’elle reprit la parole en arrangeant sa posture. Alfie, qui la regardait toujours, se rappela intérieurement à l’ordre et regarda ailleurs. Regarder tout, mais pas un sorcier. Conséquence de cela, il se raidit et joignit ses mains dans le dos, comme il l’avait fait à de nombreuses reprises par le passé. Un maintien simili-militaire et parfaitement amateur, tout juste bon à ce qu’on se dise « oh tiens, il fait plus grand d’un coup ».

Tandis que la bien-nommée Rose parla pour expliquer à sa maîtresse  le souci, Alfie l’observa du coin de l’œil. La jeune domestique paraissait calme, incapable de placer un mot plus haut qu’un autre. Si quelques mots lui firent grincer des dents, il trouva quand même la jeune femme plutôt douée dans son rôle, et à ce moment une pensée fugace lui vint, qui lui dit fixer la jeune femme sans ciller. Si soumise… Etait-ce donc ça, un domestique parfaitement asservi ? Non parce que ça paraissait chiant à mourir, et surtout il avait pitié d’elle. Elle n’avait pas connu la liberté, le fait de pouvoir faire ce que l’on voulait de sa vie. Certes être dans la société normale avait de nombreux désavantages, ce n’était pas parfait avant, surtout lorsque l’on n’était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, mais Alfie, au moins, avait connu ça. Et la jeune humaine en face de lui non. Et ça le rendait triste pour elle, même s’il ne la connaissait pas.

ces questions sorcières dépassent amplement mes capacités.
Dans le regard d’Alfie, toujours fixé sur la jeune femme, une lueur de douleur s’installa. Oh. Oh.. C’était donc ça, être asservi depuis toujours ? Ne pas avoir d’estime de soi ? Se croire tout juste bon à servir les autres, à peine mieux qu’un animal ? Les mains crispées dans son dos, Alfie laissa échapper un soupir involontairement bruyant puis, par crainte d’avoir été entendu, le cœur battant, il dût trouver un moyen de justifier ce son déjà sorti de sa bouche, afin qu’on ne le croie pas rebelle. Instinct de survie. Il avait toujours été nul pour se composer un masque de domesticité. Il détourna le regard, fixa le sol aux pieds de la Kark et s’éclaircit la gorge. « Bonjour Madame. Si je peux me permettre, je cause souci à ma maitresse pour des questions d’hygiène et de ... joie de vivre. » Oserait-il dire que la jeune domestique n’y était pour rien ? Il ne connaissait pas la Kark, mais par pitié qu’elle ne se prenne pas un sort sous ses yeux pour ne pas avoir répondu assez vite à la demande de sa maîtresse !

Les mots que la jeune femme avait prononcés plus tôt sur leur uniforme lui revinrent en mémoire. Avait-elle dit qu’ils étaient bien traités ? S’il s’arrêtait là, s’il ne disait rien d’autre, s’il ne prenait pas sa défense, serait-ce suffisant pour que l’autre sorcière ne la punisse pas à cause d’Arsenia ? Et lui, ne serait-il pas puni pour avoir osé prendre la parole sans permission ? Merde. A cette pensée, il se renferma comme une huître et rentra sa tête dans les épaules, le regard toujours fixé par terre, le cœur battant. Pourvu que les sorciers qui l’entouraient soient de bonne humeur. Pourvu qu’Arsenia ne prenne pas exemple sur l’autre – elle le traitait plutôt bien en temps normal, mais il n’aurait pas dû parler, merde. Il suffisait que l’autre – une Kark, bordel ! – soit sadique pour que ce soit pour leur pomme, à la petite rouquine et à lui.
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Mar 20 Sep - 19:26
Coincer la petite moldue avait eu un très bon effet : j’avais face à moi la princesse du spectacle ! L’artiste du show ! Je n’en avais pas tant demandé. Enfin, si, j’avais tout fait pour avoir un petit quelque chose en plus et j’étais servie. Et ravie ! Le Cygne Pâle en personne. C’était cependant un peu décevant. Comme un peu de mystère en moins. Elle était bien moins impressionnante comme ça, dans la lumière naturelle, à ma hauteur, complètement dévoilée. C’était comme la première fois où j’avais croqué dans une chocogrenouille. J’en avais eu envie, je l’avais d’abord dévorée des yeux avant de croquer avidement dedans et le verdict avait été terrible : c’était bien mieux à regarder qu’à grignoter. Les patacitrouilles étaient tellement meilleures ! Quelle tristesse. Cela m’apprendrait à vouloir me gâcher les surprises. Bon, j’étais dure, à quoi est-ce que je m’attendais ? A la voir expulser des paillettes à chaque battement de cils ? A sentir une bourrasque agiter ma tignasse rien qu’en la regardant ? Ah ah, j’étais aussi crédule qu’une môme finalement. Puis elle était mignonne dans son tutu bleu, avec ses grands yeux de biche et son sourire parfaitement millimétré. Peut-être avais-je espéré un peu plus de frissons, un peu de sauvagerie… J’me disais que ça venait du souvenir de Black Swan. Mon affection pour le Chimeria était née à Pré-au-Lard, quand ils y étaient tous coincés comme des rats, quand Grand-Père avait décidé que nous devions leur filer un coup de main. Dag m’avait amenée au Cirque et… Fascination. J’étais jeune, à l’époque. Une toute petite fille qui découvrait la vie et qui était encore émerveillée à chaque nouvelle découverte. Et qui avait trouvé Black Swan sublime, époustouflante, inspirante. Sa façon de se mouvoir, de capter l’attention du public, de déranger tout en fascinant… Clairement, je me rendais compte que le nouveau Cygne était bien différent. La jeune femme avait un truc, clairement, mais différent. Et la petite fille que j’avais été avait bien trop été marquée à l’époque pour oublier. Peut-être que j’avais exagéré la chose, c’était bien mon genre, mais se défaire de ses sensations d’enfant était impossible.

Saperlipopette ! Où était donc passée cette petite sauvageonne qui me manquait tant ? J’avais muri mais j’avais déjà failli me perdre une fois en épousant l’autre débilos de Rowle. Oubliant la déception, j’adressais un superbe sourire au Cygne Pâle qui avait dû se rendre compte que je l’avais un peu trop dévisagé. Je n’avais même pas eu besoin de me présenter, la parfaite petite moldue savait qui j’étais ! Diantre, il fallait se méfier du petit personnel trop attentif. Heureusement que je n’avais jamais eu l’idée de faire quelques pas de travers à l’époque de mes sorties mondaines ! Note pour plus tard : se rappeler que les moldus n’étaient pas que des outils. Oh la la et Alfie qui s’y mettait. Mais il ne se tenait pas aussi bien que la prénommée Rose. La petite fleur avait dû passer des heures à apprendre à s’exprimer correctement. Alfie… Bah lui, on le mettait rarement aux contacts de gens mondains. C’était pas vraiment un choix, les mondains n’aimaient juste pas se montrer avec nous quand ce n’était pas nécessaire. Et c’était tant mieux. Puis, au Boutefeu, évidemment, pas besoin de faire des manières : les moldus ne parlaient pas, ils frappaient et les parieurs s’échangeaient souvent de doux sobriquets qui auraient sûrement fait frémir la frêle rouquine dans son uniforme tout beau tout propre. Quoique. Ils n’étaient pas en reste en matière de manque de grâce. Si les domestiques semblaient distingués, j’me souvenais surtout de la vieille époque de la liberté maritime où, lorsqu’on croisait leurs navires, ils avaient de drôles de façons de se parler… Enfin, de s’envoyer chier quoi. J’avais même, moi, Arsenia Sabordage, été choquée du haut de six ans à l’époque, quand j’avais entendu des marins moldus - que Père avait pris un malin plaisir à embobiner pour les dépouiller alors que ça n’était pas nécessaires – dire qu’ils n’aimaient pas mettre les rames en mer de Chine « Y’a trop de chinois par là-bas ». En même temps, fallait être con pour supposer qu’on ne trouvait pas de Chinois là-bas ! Puis Père avait dû m’expliquer que les moldus étaient du genre à ne pas trop s’aimer quand ils n’avaient pas la même gueule. Bref, des gens en décalage. C’était pas plus mal qu’on ait pu leur inculquer de vraies valeurs à ceux-là. Heureusement, ils n’étaient pas tous comme ça. Enfin, ceux qu’on avait achetés n’avaient jamais abordé ces sujets.

Bon, Alfie venait certainement de faire une boulette vue la manière dont s’exprimait la domestique du Cygne. Et merde. Chacun faisait ce qu’il voulait avec ses moldus mais fallait pas pousser mémé dans les mimbulus. Prendre la parole et dire « Si je peux me permettre »… Alfie, Alfie, Alfie… Faut garder ça pour la maison voyons ! Là où t’as le droit de t’exprimer, dans le respect, mais le droit quand même. Heureusement, j’étais là. C’était fou ce que ce moldu me devait ! Je le sortais, le chouchoutais, l’empêchais de se prendre des doloris dans les fesses. Peut-être que le confier quelques temps à une famille comme les Kark lui permettrait de se rendre compte de sa chance ? Pauvre enfant, je n’étais pas un monstre tout de même ! Juste une sorcière ah ah ah. Putain, les blagues moldues, quelle idée. En silence, c’était mieux.

« Miss Kark, c’est un honneur, vraiment ! Je suis une grande fan. J’étais déjà adepte de cette superbe institution à l’époque de Black Swan. Et, effectivement, votre domestique s’est vue contrainte de répondre à mes questions. Pauvre petite, je l’ai accaparée, j’en suis désolée. Mais elle semble tellement heureuse de travailler pour vous que je n’ai pu que me laisser tenter. » Voilà, comme ça, tout le monde était content, tout le monde était flattée, et les scroutts étaient bien gardés. Cela non plus, en faire des caisses pour faire bonne figure, ne m’avait pas manqué. Le soucis, c’était que j’allais devoir continuer parce qu’avouer que tout n’était qu’une vile ruse pour voir les coulisses n’était pas une bonne idée… Je préférais qu’on croit que j’étais incapable de gérer mes moldus plutôt que j’avais cherché à mettre mon nez où je ne le devais pas. « Alfie, mon domestique, semble dépressif et j’avais espéré qu’elle saurait m’indiquer quoi faire. Elle a bien essayé mais je pense que son cas est désespéré. » Déso pas déso Alfie. « Ceci dit, je pense qu’une fois qu’il vous aura vue sur scène, le sens de sa vie lui apparaîtra plus clairement. » Mais quelle inspiration ! J’étais une sacrée championne. Je me mordis simplement l’intérieur de la joue pour ne pas éclater de rire. Puis j’avais pas tellement envie qu’une des figures artistiques qui étaient encore capable de me toucher me dénigre : c’était pas Black Swan mais elle restait chouette ! « Je ne sais pas où vous puisez votre inspiration et votre talent, mais c’est rafraîchissant dans un monde où les convenances étouffent la création. »

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Morbiniteuse
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Célébrité : Holland Roden
Crédits : Kim ♥ ¤ neondemon

Double compte : Lizzie O'Meara & Joaquim Cervera-Bernal

Age : Vingt-trois ans
Sang : Sang-pur
Statut : Mariée à Saïmen Lagides
Métier : Toute fraiche propriétaire du cirque sorcier « Le Chimeria Horror Show » où elle officie en tant qu'acrobate-funambule et Dresseuse de Fauves. Elle a hérité de l'entreprise à la mort de son oncle Thanatos, en novembre 2046
Baguette : Sa compagne depuis plus de douze ans a connu un destin tragique lors de la mission de la Tour des Médias. La nouvelle a été taillée dans du bois de châtaigner, porte en son coeur un poil d'Ayala doré, mesure 18,5 cm & est étonnamment rigide
Epouvantard : Nero recevant le baiser du Détraqueur
Dialogue : [color=#ff6699]

Possède le don du Chuchoteur ♠️ Jeune fille de bonne famille le jour, artiste grandiloquente le soir ♠️ Son nom de scène est le Cygne Pâle ♠️ A un frère jumeau, Hélios, dont la relation fusionnelle qu'ils entretiennent est menacée par tous les changements ayant eu lieu depuis un an ♠️ Se retrouve de moins en moins dans l'idéologie Mangemort, malgré tous ses efforts et la Marque des Ténèbres serpentant dans son dos ♠️ Bien qu'elle soit tout ce qu'il y a de plus mariée, avec l'un des partis les plus prisés du monde magique, elle a eu la stupidité de tomber amoureuse d'un autre. Sang-mêlé et fils du clan Callaghan. ♠️ En tant que Mangemort, elle ne cache pas son allégeance à sa tante, Calliope Kark. Mais vraiment parce qu'il lui a fallu choisir.
Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
ce message a été posté Dim 5 Mar - 18:15
Un moldu utile est un moldu heureux
Alfie, Arsenia, Rose & Scylla

   
La tête commençait à lui tourner à force de menton sautant d'un faciès à un autre. A l'image de son oncle, elle n'appréciait guère surprendre des étrangers rôder aux alentours du Chimeria. Aurait-elle été moins embarrassée face à cette surprise que la méfiance aurait certainement pris le pas sur sa gêne. Heureusement, Rose ne tarda pas à accomplir l'une des offices qui lui était assigné, avec sa rigueur habituelle. Scylla se sentit se détendre quelque peu, son sourire se faisant un peu plus large et aimable. Elle connaissait bien le nom des Sabordage. Leur sang n'était pas aussi pur que le sien, loin s'en fallait, néanmoins, elle savait leurs affaires fort importantes pour la société à laquelle leur Ministre - soit, son vénérable grand-père - tenait. On lui en avait enseigné l'importance. Il était de son devoir de se montrer charmante avec la jolie rousse, aussi sauvage lui parut-elle de prime abord. Néanmoins, avant qu'elle ait pu lui présenter ses voeux dans les règles, son moldu crut bon d'intervenir. La jeune artiste lui renvoya une oeillade choquée. Un domestique qui osait prendre la parole en coupant la chique à sa maîtresse ? Par le Lord, dans quel monde vivions-nous ! Jamais Rose n'aurait osé ! Jamais ! Un manque sévère d'éducation qu'elle ne rapportait pas, bien entendu, chacun se mêlant de ses propres affaires. De plus, il ne paraissait pas avoir voulu se montrer offensant. Peut-être sortait-il seulement assez peu des containers des Sabordage et n'était-il pas habitué à se comporter avec des gens de son rang. Dans son immense mansuétude, la Kark préféra lui laisser le bénéfice du doute. De toute manière, sa propriétaire paraissait ne pas avoir davantage apprécier cette intervention malvenue et s'empressait déjà de rattraper cette infortune de la façon la plus fine qui soit. Ou pas. Mais Scylla ne put que louer l'intention autant qu'apprécier les ronds-de-jambe d'Arsenia. Les Cygnes aimaient être flattés et bien qu'elle ne fut qu'un oisillon à peine sorti de sa coquille, elle en possédait déjà la fierté.

" Ne vous en excusez pas, Madame Sabordage, vous semblez avoir des difficultés d'une réelle importance. " Pour peu qu'un moldu puisse en créer. Dépressif ? Elle ignorait même que cette race puisse être affectée de maladie mentale. Du moins, sans finir leurs jours sous une jolie lumière verte. " Assurément, le spectacle que nous offrons ne pourra que lui faire du bien dans son état. Permettez que Sidonie, notre placeuse, vous escorte jusqu'à nos meilleures places. " Réservées aux basiques, en tout cas. On ne mélangeait pas les Nimbus et des Eclairs de Feu. " En effet, je ne saurais me passer de Rose plus longtemps. Je dois terminer de me préparer afin de ne pas faillir à la haute réputation que vous me tenez, Arsenia. Puis-je vous appeler par votre prénom ? Il est si charmant ! " Là encore, il s'agissait de savoir recevoir les flatteries autant que d'en user. D'un geste assuré, elle tira sur une cloche à quelques centimètres de la porte qu'elle venait d'emprunter. Ladite Sidonie se matérialisa l'instant d'après. " Conduis Madame Sabordage et son moldu à l'allée ouest. Celle avec la meilleure visibilité sur la scène. " L'employée acquiesça, puis la rousse en revint à son aînée. " Ce fut un plaisir de vous rencontrer, Arsenia. Peut-être Rose pourra-t-elle rencontrer votre moldu, plus tard ? Elle est de si agréable compagnie qu'il ne pourra que vous en revenir de la plus belle des humeurs ! " Qu'elle se montrait charitable, tout comme Tante Callie le lui avait enseigné ! Une manière fort élégante de congédier les importuns, ferme mais respectueuse. Elle y faisait même gagner quelques heures gracieuses de sa domesticité au bénéfice de la Sabordage. La femme d'affaires qu'était Arsenia ne devrait pas manquer la valeur de ce geste. " J'espère que le spectacle vous divertira autant qu'à l'époque de ma chère mère. Peut-être parviendrez-vous à saisir l'essence de mon inspiration. J'essaie toujours de la transmettre à mon public. " Sur ces mots, elle leur souhaita une excellente soirée et reprit le chemin de sa loge, entraînant Rose dans son sillage.

Une fois à l'intérieur, elle lui adressa un regard mi-peiné, mi-agacé. " Cette situation était très délicate, Rose. Je ne voudrais pas que cela se reproduise. " Son ton n'était pas accusateur et exempt de toute méchanceté. Elle la prévenait gentiment, voilà tout. " Je me passerai de ces faux-cils pour ce soir. Prépare-moi un thé, je me sens un peu nerveuse. " intima-t-elle tout en se réinstallant derrière sa coiffeuse. Le spectacle devait toujours continuer.

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Sujet terminé

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You only know what I want you to. I know everything you don't want me to. Your mouth is poison, your mouth is wine. You think your dreams are the same as mine. I don't have a choice but I still choose you. ©️ Poison&Wine


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Re: Un moldu utile est un moldu heureux [PV]
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