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❝ I fought the law and the law won ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon
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I fought the law and the law won
ce message a été posté Jeu 21 Sep - 14:51

 
I fought the law...

L'avocat est professionnellement au service de la canaille.


Bien. Le vigile, c'est fait ! Descendre au département de la justice magique, c'est fait aussi. Reste maintenant la délicate mission de me séparer du badge visiteur sans me faire griller. Mais il doit bien y avoir un coin désert à cet étage, non ? Ou des toilettes. Ouai, c'est très bien les toilettes ! J'entre côté Homme puis m'engouffre dans une cabine pour décrocher cet abominable badge jaune scintillant. Evidemment tirer dessus ne suffit pas et je dois tester plusieurs sorts avant de réussir enfin à le décoller de ma cape. Au prix d'un trou. Mais qu'est-ce qu'un si petit trou à côté d'un libre accès au ministère, n'est-ce pas ?  

« Hunter est dans la place. » je murmure sans pouvoir retenir un grand sourire.

J'ai déjà tout prévu ; si qui que ce soit m'arrête, je me ferais passer pour un stagiaire. Après tout, c'est parfaitement crédible ! On est en septembre et il y a des stagiaires de tous les âges. N'est-ce pas Nas ? Raaaah, c'est tellement dommage qu'il n'ait pas pu venir ! Si j'avais eu le temps je lui aurais envoyé un hibou express mais l'oncle Hunter m'est tombé dessus comme un épouvantard jaillit d'un placard. " Coucou, ça se passe bien, tu veux pas faire un truc de stagiaire pour moi ? " et hop c'était plié ! Même si je dois avouer que j'avais le sourire jusqu'aux oreilles quand il m'a expliqué de quoi il s'agissait. Remettre un dossier hyper important à quelqu'un en mains propres n'a rien d'excitant en soi mais aller au ministère ? THE Fucking Ministry Of Magic ? OH YEAH !

Alors oui, j'aurais pu me contenter de baver dans le fabuleux atrium - ce que j'ai fais pendant vingt longues minutes - remettre le dossier à cet avocat et repartir mais quitte à être là, autant faire le grand tour ! Je ressors des toilettes en maîtrisant difficilement le sourire d'extase qui menace de s'étaler sur mon visage et prend sur la gauche. Bonne pioche ! Le couloir dans lequel je déboule est cerné de bureaux éclairés par des fenêtres magiques. La claaaaasse ! Certains sont personnalisés avec des avis de recherche, des textes de loi ou de grandes affiches colorées. J'en repère un vide puis penche la tête à l'intérieur, feignant d'être à la recherche de quelqu'un. Les sièges ont l'air moelleux et les meubles sont visiblement assez neufs. Ca doit quand-même être vachement cool de bosser là !  Est-ce que c'est pareil aux autres étages ? Peut-être que si je me débrouille bien je pourrais aussi jeter un oeil au département de régulations des créatures et des moldus. Ca se tente en une heure, non ?


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fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Lun 9 Oct - 21:38
« I FOUGHT THE LAW & THE LAW WON »
Zoltán & Olivia




« Et donc, mademoiselle Vaisey, où en est l’affaire Hunter ? » Je n’en sais rien ! Je n’en sais scrouttement rien et si tu pouvais aller te faire voir chez les botrucs, j’en serai bien heureuse ! Voilà ce dont j’ai envie de rétorquer à mon chef mais ne peux pas. La voix de Nicolas Avery est mielleuse, dangereuse et insiste sur le « mademoiselle Vaisey » comme pour me faire passer un message. Comme pour me rappeler mon infériorité par rapport à lui. Ou tout simplement remettre en avant le fait que, contrairement à d’autres, je suis loin d’être fiancée. Ou peut-être n’en a-t-il rien à faire ? Avec Nicolas, je ne sais jamais sur quel pied danser, surtout lorsque ça concerne son sadisme envers ma personne. Alors j’acquiesce, sans rien dévoiler de ma pensée profonde. « Je suis censée recevoir un document de la part de Hunter dans la journée et je recontacte mon client dans la foulée » « Très bien » Nicolas ne prend pas la peine de rajouter quoi que ce soit d’autres avant de tourner les talons. Il aurait voulu avoir à me remonter les bretelles et il s’en va, frustré. Je ne suis plus dupe sur son comportement depuis. Tout comme j’ai arrêté de me demander comment lui et Henry peuvent décemment être de la même famille.

Je lâche un soupir lorsque je sais que le Avery est à une distance raisonnable de mon bureau. Le cas Hunter n’est pas le dossier me prenant le plus du temps, contrairement à ceux que je dois traiter depuis l’attaque de la place d’Avalon par ces fichus terroristes. Certains dénoncent d’autres sorciers sous de fausses accusations. D’autres ont des preuves, et cetera. Chacun trouvait un prétexte pour dénoncer l’autre. Qu’il est beau le climat que nous ont créé ces foutus terroristes ! Même la place d’Avalon montre encore des traces de l’attaque. Alors, quelque part, un dossier qui parle d’un problème de montre change mon quotidien pour le meilleur. Sauf lorsque le dossier que l’on devait m’amener n’arrivait pas.

Je repousse ma chaise en soupirant, jetant un œil à l’horloge avant de me diriger vers un pas décidé vers le bureau de l’assistante. Mais au lieu de tomber sur l’assistante taciturne manquant un peu trop souvent d’énergie et de motivation, je tombe sur un jeune homme, plus jeune que moi, le sourire jusqu’aux oreilles assis dans le fauteuil de la sorcière que je recherche. « Euh… Bonjour ? Vous vous êtes perdu ? », demandé-je hasardeusement au brun en fronçant légèrement les sourcils. Il se passe quoi, là, au juste ? Cela ne ressemble pourtant pas à mon chef de me faire une blague de ce genre…


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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Mar 10 Oct - 20:24

 
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Oups ? Je me lève précipitamment du fauteuil en cuir vert qui me faisait de l'oeil. Non pas que je sois vraiment paniqué, effrayé ou même inquiet sur la suite des évènements mais j'ai un rôle à tenir ! A partir de cet instant je suis un petit stagiaire tout neuf, tout mignon et un peu paumé qui s'est juste planté de bureau sous l'effet du stress. Heureusement que je suis un grand acteur ; un roi du show ! Parfaitement empreint de mon personnage, je repousse mon siège d'un grand geste maladroit et m'éloigne du bureau en tremblant. J'ouvre la bouche, la referme, croise les mains devant mon ventre en me tortillant les doigts puis baisse les yeux au sol, à défaut de pouvoir rougir sur commande. Même si je ne doute pas que j'y arriverai un jour.... mais pour l'instant, il faudra se contenter de ça. Et ça, c'est déjà du beau travail si vous voulez mon avis. Comment qui que ce soit pourrait douter de ce jeune homme si gêné, si honnête ? Je relève la tête timidement pour balbutier :

« Bonjour je... euh.... oui, je suppose. »

Et hop ! Le petit sourire embarrassé qui va bien. Ca c'est fait ! Maintenant il me faut mon alibi. Je distingue les lettres " Assist " sur la plaque en argent qui orne la porte mais le reste est caché par la tête de la jolie brune. Qui doit probablement être l'assistante en question du coup. Et personne ne dit jamais rien aux assistants, c'est bien connu ! Il y a donc de fortes chances pour qu'elle gobe mon histoire assez facilement, après avoir râlé une ou deux minutes sur la rétention d'information. Il suffit juste d'être convainquant. Toujours de cette même voix timide et gênée, j'annonce la couleur :

« Je suis le nouveau stagiaire de maître Vaisey mais je ne me souviens plus du chemin pour accéder à son bureau. »

J'avoue avoir utilisé au pif le premier nom qui me passait par l'esprit, à savoir celui qui se trouve sur l'enveloppe. Je ne sais pas du tout à quoi ressemble l'avocat - ou l'avocate - des Hunter mais connaissant les anglais, ça doit sûrement être un vieux bedonnant ou une diva avec un air pincé qui ne s'habille que chez Zabini. J'espère qu'elle ne va pas me demander de le lui décrire parce que ce serait un peu plus risqué. Bon, il n'y a normalement aucune raison pour qu'elle pousse les choses jusqu'à là mais elle fait une tête tellement bizarre....

« J'ai conscience que c'est un peu pathétique. » j'ajoute avant de laisser échapper un petit rire gêné. « J'aurais peut-être dû utiliser l'enchantement de la boussole. »

Nouveau petit rire d'auto-dérision. Avec ça, ça devrait mieux passer. Le rire est la clé ultime pour toutes les situations tendues. C'est scientifique ! Ou magique. Un peu des deux sans doute.

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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Sam 28 Oct - 23:36
« I FOUGHT THE LAW & THE LAW WON »
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L’air embarrassé et timide du jeune homme ainsi que son petit balbutiement me rendent dubitative. Il suppose seulement être perdu ? Pensait-il donc être arrivé dans le bon bureau au préalable ? Dans tous les cas, tout ceci ne m’arrange pas. J’entends déjà les réprimandes de mon chef – et les conséquences de ses réprimandes dans la foulée, d’ailleurs – au moment où le jeune intrus continue sur sa lancée et lâche les mots fatidiques. Nouveau stagiaire de maître Vaisey, vraiment ? Mes traits se détendent alors que je retiens mes lèvres de se fendre en un sourire avant de me poser mille-et-une questions. Comment, alors qu’il ne m’avait clairement jamais rencontré jusqu’à maintenant et vice-versa, connaît-il mon nom de famille ? Et surtout : avec qui me confond-il présentement et que fait-il ici tout court ? Au lieu de ruminer la pensée que, peut-être, il me prenait potentiellement pour cette flemmarde d’assistante basique qui n’était pas dans son bureau, je décide d’utiliser mon avantage pour le cuisiner un peu et me payer de sa tête à mon tour.

Je lâche un petit rire niais en réaction à son histoire d’enchantement de la boussole. « Oh oui, je vous comprends après tout, je suis moi-même nouvelle alors je me suis perdue quelques fois, aussi ! » Petit rire fluet, et surtout idiot, que je souhaite convaincant. « Heureusement pour vous, même si je n’ai jamais vu le maître Vaisey, je sais où est son bureau ! » Petit rire, je fais affreusement bien la cruche, c’est affolant. Je rapproche mes dossiers sur ma poitrine pour ne pas me faire avoir aussi rapidement par mon petit jeu et fais en sorte que mon sourire ne se décroche pas de mon visage. « Suivez-moi, je vais vous servir de guide ! Au fait, moi c’est Emmeryn, mais tout le monde ou presque m’appelle Emmy. » Je me félicite silencieusement de connaître le prénom de cette greluche d’assistante avant de continuer dans mon rôle de composition digne des séries de la TVM que Cassandra m’avait forcé à regarder à une époque – ou celles que j’avais pu forcer Armel à regarder par pure vengeance, d’ailleurs. Je me mets en route la seconde suivante en direction de mon bureau, donc, sans pour autant mettre Emmy sur pause. Tout comme la vraie. Exaspéré-je ma mère de la même façon lorsqu’elle me surprend être bien trop « fleur bleue » à son goût ? Par Rowena, je n’espère pas. Elle me l’aurait dit de toute façon. « D’ailleurs, avec les collègues assistantes, on se demandait : vous savez à quoi ressemble Maître Vaisey ? Rares sont ceux ayant eu l’occasion de croiser le personnage et… » Je baisse la voix, vérifiant que personne ne peut m’entendre – ou plutôt m’interpeller et stopper mon petit jeu avec l’individu à surveiller qui est bien trop souriant pour son propre bien « … Apparemment, Maître Vaisey n’est pas très commode. Vous qui travaillez avec, vous en pensez quoi ? Et ça fait combien de temps que vous travaillez avec, au fait ? » Petit rire débile de nouveau. Commencé-je à l’exaspérer ? A voir. Je m’arrête cependant en plein milieu de ma marche et me tourne vers le jeune homme. « Oh, que je suis distraite ! Je parle, je parle et je ne vous ai même pas laissé le temps de vous présenter ! C’est quoi votre petit nom, alors ? » Je mime un air distrait. Au moins, je serai enfin fixée sur le personnage.


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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Lun 6 Nov - 21:21

 
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« Merci Emmy, vous me sauvez. Quelle chance d'être tombé sur une personne aussi charmante que vous. »

J'accompagne mon compliment d'un petit sourire charmeur en prenant bien soin de croiser son regard. Le contact visuel, c'est la clé de la séduction - et de tout ce qui s'apparente à de la manipulation sociale d'ailleurs. C'est un petit secret que papa a accepté de partager avec nous il y a quelques années. " Accroches son regard avant d'être bavard si tu veux un rencard. " a-il déclamé d'un ton très sérieux. C'est très vraisemblablement un proverbe qu'il a inventé ce soir là sur un coup de tête pour se foutre de nous mais ça ne rend pas pour autant son propos inexact. Au contraire, l'expérience m'a confirmé que le langage des yeux est souvent très efficace. Je garde donc le contact visuel et le sourire... jusqu'à ce qu'elle me demande de décrire Vaisey. Shit. Ca commence à sentir le roussi... est-ce que je continue dans ma connerie ? Est-ce que je fais marche arrière ? La raison voudrait que je sois raisonnable mais franchement, où serait le fun là-dedans ? Et puis après tout, ce n'est qu'une assistante. Je m'expliquerai directement avec maître Vaisey quand je le rencontrerai, quitte à laisser penser que la petite brune ci-présente n'a rien compris à ce que je lui ai raconté.

« Je suis très attristé de devoir vous décevoir mais je ne l'ai jamais vu non plus. En fait, » j'improvise d'un ton très assuré « ce n'est pas encore tout à fait officiel. C'est même la première fois que je rentre dans l'enceinte du ministère, ce qui explique que je sois perdu sans vous. »

Nouveau petit rire complice, nouvelle œillade charmeuse.

« Mais je suis censé le rencontrer officiellement aujourd'hui. Vous avez dû voir passer mon nom dans votre registre. »

« Oh, que je suis distraite ! Je parle, je parle et je ne vous ai même pas laissé le temps de vous présenter ! C’est quoi votre petit nom, alors ? »

« Hunter. » je déclame avec panache. « Zoltán Hunter. »

On est d'accord que tout de suite, ça a plus de classe hein ? Mais plus le temps de draguer : nous arrivons devant le bureau du dit Vaisey, dont le nom est indiqué sur la porte. Il vaut mieux que je rentre seul si je veux éviter les histoires. Pour lui faire passer le message, je me retourne et conclut dans un délicieux sourire :

« Merci pour cette précieuse escorte. En gage de reconnaissance, pourrais-je vous inviter à boire un verre après cette entrevue miss.... ? »

Quoi ? Elle est plutôt charmante et si elle s'avère ne pas être une sang-pure ou une basique 4, j'aurais au moins passé un moment cool avec une jolie fille.

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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Lun 20 Nov - 21:12
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« Oh, quel dommage. A croire que nous ne saurons jamais à quoi ressemble Maître Vaisey à force ! »  J’enfile mon plus beau masque de déception et transforme mon sourire en une moue triste. Je suis sur le point de retenir un soupir pour donner un effet théâtral à mon petit jeu lorsqu’il m’annonce « le » rencontrer officiellement aujourd’hui. Ah ? Son nom est réellement sur le registre des visiteurs alors ? Je ne feins cette fois-ci pas l’étonnement une poignée de secondes avant de continuer sur ma lancée en lui demandant son nom. Nom qu’il déclare avec fierté, dans un sourire, alors que je dois refouler le mien. Le Hunter ! Les documents ! Enfin ! L’aplomb utilisé par le jeune sang-pur est bien trop réel (et se voit bien trop sur son visage, d’ailleurs) que je n’arrive pas à remettre en doute ses dires. Nous avançons sans que je rajoute quelque chose en plus, lui laissant la parole – et ses techniques de dragues qui, soyons sérieuse deux minutes, ne me convaincs guère, jusqu’à la porte de mon bureau. Où il décide de me demander mon nom de famille. Probablement pour que l’assistante le laisse entrer, seul. Pour que l’assistante le laisse attendre, seul, que Maître Vaisey arrive.

Il en est hors de question. Le petit jeu doit s’arrêter là.

Je jette un bref coup d’œil à droite à gauche pour ne voir que mes collègues en plein travail, sauf une. Qui me fixe du regard et me fait comprendre que le chef arrive. Scroutt. Mon sourire niais quitte instantanément mon visage et je déverrouille d’un geste rapide de baguette mon bureau sans prêter attention au Hunter, dont la question reste bêtement en suspens. Et dont je n’ai pas vraiment le temps de répondre, surtout. A peine la porte se déverrouille dans un clic ! reconnaissable que la voix de Nicolas Avery se fait entendre dans notre dos, émanant de la salle de réunion qu’il compte (déjà) quitter. Scroutt. Je force le Hunter à pénétrer dans mon bureau en le poussant, ignorant s’il se plaint ou non (bien que je suppose que oui, ce qui serait bien normal). Je referme la porte derrière moi dans la foulée et croise le regard du Hunter. L’heure des explications est arrivée. « Je suis le Maître Olivia Vaisey et je suis désolée de cette entrée un peu hâtive dans mon bureau mais si mon Chef me voit discuter dans les couloirs, je vais en entendre parler. Et croyez-moi, vous ne voulez pas entendre parler de Nicolas Avery. » Je roule des yeux et continue sur ma lancée, ne souhaitant pas le laisser s’en sortir aussi facilement. « Ce dont je ne suis pas désolée, cependant, est bien mon petit jeu de ces dernières minutes qui m’a bien fait rire. Car je n’ai pas souvenir d’avoir un stagiaire du nom de Zoltán Hunter. Par contre, je sais qu’un Hunter de l’horlogerie est censé passer pour me fournir un document sur une affaire qui le concerne et dont je m’occupe. Vous m’expliquez ? » Je lève les sourcils en croisant le regard du jeune Hunter, un petit sourire amusé se dessinant sur mon visage. Et tant pis si je fais tomber à l’eau son plan drague.


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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Jeu 23 Nov - 16:13

 
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Oups ? ..... J'avoue que celle-là je l'avais pas vu venir. Pas vu venir du tout. Je suis très impressionné ! Donc si je comprends bien, en plus d'être mignonne, bien foutue et bonne actrice avec un bon sens de l'humour - puisqu'elle a elle-même admit avoir bien rit - cette demoiselle est une avocate assez brillante pour être choisie par les Hunter malgré son jeune âge ? Merde. Si j'étais pas vacciné contre ces conneries, je crois que je serais capable de tomber amoureux sur le champ. Vous vous rendez-compte ? Heureusement que je le suis ! Ce qui ne m'empêche pas d'avoir particulièrement envie de la mettre dans mon lit - ou dans n'importe quel autre endroit où on pourra passer à des jeux plus adultes. Mais pour en arriver là, je vais devoir la jouer plus finement. Surtout que maintenant elle doit me prendre pour un abruti finit....

Je réponds à son sourire d'une moue gênée. Est-ce que j'ai honte ? Pas le moins du monde. Mais je reconnais que je me sens un peu con. J'ai marché jusqu'à la fin, comme en témoigne le " Heeey ! " indigné qui m'a échappé lorsqu'elle m'a poussé de force dans le bureau, et s'il y a bien quelque chose qui m’embarrasse, c'est de m'être fait prendre à mon propre jeu. J'ai autant envie de la féliciter que de le lui faire payer. Sournoisement ou sensuellement.

Je passe une main - faussement - gênée dans ma chevelure brune en regardant par terre. Anastáz se fouterait sûrement de ma gueule en appelant ça mon geste de beau gosse mais heureusement il n'est pas là... et puis tant que ça marche qu'est-ce qu'on s'en fout ! Je m'éclaircis la gorge puis relève la tête pour croiser à nouveau son regard :

« Est-ce que je peux transformer ma proposition en invitation  à dîner pour me faire pardonner ? »

Evidemment, ça ne répond pas à sa question mais avec un peu de chance elle appréciera cette amorce d'excuse avant de passer aux explications. Je poursuis en prenant place sur le fauteuil devant son bureau :

« Je suis bien le Hunter que vous attendiez, stagiaire dans la boutique de mon oncle. Les meilleurs mensonges sont ceux cousus de vérités. » je claironne avant de me ressaisir et de ravaler mon petit sourire malicieux. J'attrape un bouchon en liège qui traîne dans ma poche depuis trois jours et le fait tourner entre mes doigts en reprenant : « J'ai grandis à l'étranger et je ne suis jamais rentré dans le ministère avant aujourd'hui. Je vous demande pardon, je n'ai pas su résister à la tentation d'admirer vos superbes locaux pour les comparer à ceux du ministère hongrois. Je n'avais nullement l'intention de vous porter préjudice. Même si j'ai maintenant très envie d'en savoir plus sur cet Avery. » je conclue sans pouvoir m'empêcher de jeter un regard en coin à la porte close.

Je serais curieux de découvrir quel monstre fait ainsi trembler les fonctionnaires anglaises. Mais quelque chose me dit que notre rencontre n'est pas pour aujourd'hui et qu'il va falloir que je trouve un autre moyen de le croiser. Enfin bref, revenons à nos hypogriffes :

« J'avoue que je suis impressionné. Mon oncle n'a pas jugé bon de me décrire l'avocate que je devais rencontrer et je ne m'attendais pas à trouver une sorcière aussi... jeune. » J'esquisse un petit sourire pour accompagner le compliment informulé. Cela dit j'ai conscience que ça ne suffira pas. Mieux : je suis presque sûr de savoir exactement ce qu'il lui faut pour réaliser que je suis l'homme dont elle rêve depuis toujours ! Les femmes comme ça - élégantes, intelligentes, carriéristes à tous les coups - aiment être impressionnées. Alors je vais me montrer très pro, à la fois éloquent et charismatique. Parfait quoi. Je me redresse dans mon fauteuil en sortant le dossier sur lequel figure le nom de Miss Vaisey :

« J'ai ici tous les documents mais Monsieur Hunter préférait que je vous présente l'objet en personne pour que vous puissiez réaliser à quel point cette plainte est grotesque. »

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fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Ven 8 Déc - 1:32
« I FOUGHT THE LAW & THE LAW WON »
Zoltán & Olivia




Je ne sais pas s’il faut en rire ou soupirer. Le Hunter semble plus impressionné qu’énervé et souhaite… M’inviter à dîner pour se faire pardonner ? Plait-il ? Sa technique d’attendrissement – ou de drague ratée – fonctionne à peine. Visiblement, vu que le jeune Hunter venait de me faire un remake d’une pub de la TVM pour une quelconque marque de shampooing de luxe en passant sa main dans ses cheveux, le jeune Hunter pense qu’il peut se sortir de n’importe quelle situation en utilisant cette technique. Mais malheureusement pour lui, je me contente de froncer des sourcils et de croiser les bras, attendant une réponse à ma question : est-il celui que j’attends ?

Au lieu d’avoir une réponse concrète, je vois le jeune Hunter se déplacer dans mon bureau et prendre place sur le fauteuil côté client. Ce fauteuil qui, en temps normal, sert plus à la décoration qu’autre chose. Je recevais rarement les clients directement au Magenmagot, prenant plutôt la peine de me déplacer jusqu’à leur domicile, lieu de travail, lieu du litige ou autre (barrez la mention inutile). Cela me donnait également une excuse de ne pas sentir le souffle glacier du Avery dans mon cou, prêt à n’importe quel faux-pas de ma part pour m’en donner toujours plus. Toujours plus de dossiers. Toujours plus de réprimandes. A quelques secondes de lui faire savoir mon agacement, Zoltán se décide enfin à parler. Relâchant un soupir de soulagement que je ne pensais pas retenir – avec cette sensation que toute cette affaire allait avancer – je m’installe à mon fauteuil et l’écoute déblatérer sa vérité tout en prenant des notes. Zoltán Hunter, stagiaire à la boutique d’horlogerie Hunter, ayant grandi loin de la Grande Bretagne et bien trop curieux pour son propre bien. « Vous avez grandi où ? » Ma curiosité parle sans que mon cerveau puisse l’arrêter. J’aurais cependant pu me focaliser sur les locaux magnifiques du Magenmagot plutôt que de laisser la parole à ma curiosité. « Et croyez-moi, vous ne voulez pas connaître Nicolas Avery. », rétorqué-je avec un léger rire jaune. Il y avait de meilleures connaissances à faire dans la bâtisse que la sienne. Toutes les personnes ne connaissant pas le personnage se portent bien mieux dans leur vie. Connaître Nicolas Avery signifie connaître mille-et-un tourments. Un vieux souvenir s’impose dans ma mémoire. Celui d’un petit Henry venant conter à une petite Olivia à quel point son oncle était détestable et que jamais, Ô grand jamais il ne s’entendrait avec. Mon cœur se serra bien malgré lui et moi. Il faut croire qu’Henry a respecté cette promesse.

Hunter continue cependant sur sa lancée et à nouveau, mes sourcils se froncent, ma prise de notes s’arrête. Impressionné ? Ne s’attendait pas à une sorcière aussi jeune ? Son compliment caché tombe à l’eau alors que j’essaye de comprendre le sens de tout ceci. Est-il reparti sur sa drague à trois mornilles ? Si seulement il s’y prenait mieux. Taisant la voix dans ma tête me chantonnant que, de toute façon, mon cœur n’est pas forcément libre non plus, je continue sur le sujet important qui nous réunit. « Vous vous attendiez à un vieux briscard acariâtre sur le point de prendre la retraite gérer cette affaire ? » Sa remarque me vexe bien plus qu’elle ne me flatte. Tous les avocats du Magenmagot ne sont pas de vieux sorciers presque séniles. Pire, je me trouve dans la normale au niveau de l’âge des avocats. J’avais commencé à faire mes armes dès l’obtention de mes ASPICS. Pas de passage en tant qu’assistante du Ministre ou de sa femme au Bastion Mangemort comme ma mère.

L’attitude du jeune homme change du tout au tout et me fait sortir de mes pensées. D’un coup plus professionnel et moins dragueur débutant, il sort le fameux dossier et entre dans le vif du sujet. Je l’imite en faisant venir à moi d’un coup de baguette mes propres notes. « La fameuse montre qui fait savoir à son propriétaire s’il est en avance ou en retard sur ses tâches journalières. » dis-je plus pour moi-même que pour renchérir sur les propos du Hunter. J’avoue avoir été plus qu’impressionnée par la description de ce petite bijou d’horlogerie lorsque j’avais découvert l’affaire. « La plainte a été faite par un certain monsieur Steve Trevor, basique 4, rétorquant que cette montre n’est, je cite, « que de la camelote bien trop coûteuse » et cherche à se faire rembourser son achat. J’ai bon ? » Je relève la tête de mes notes en posant cette question, attendant un avis sur mon résumé. Nous devons être sur la même page pour que je les défende au mieux après tout. « Et si votre oncle préfère que vous me présentiez l’objet en personne, je serai plus que ravie de vous suivre jusqu’à la boutique. Plus j’en sais et plus je suis à même de mettre au clair cette affaire rapidement. » Tant que cela me permet d’éviter mon chef… Il ne restait plus qu’à attendre la décision de Zoltán. « Surtout que, je l’avoue, cette montre m’intrigue énormément. » J’esquisse un sourire amusé. Je suis curieuse et je le fais savoir. Encore une fois.

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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Mer 13 Déc - 15:05

 
I fought the law...



Je suis amusé de la deviner aussi curieuse à mon sujet que je le suis à son propos. Amusé et naturellement flatté. Mais après tout, c'est on ne peut plus normal ; ce n'est pas tous les jours qu'on croise un Anglo-hongrois de ma trempe n'est-ce pas ?

« Magyarországon. * » je rétorque avec mon plus bel accent de l'est. « Budapest, a Duna gyöngyszeme. La perle du Danube. » je traduis aussitôt. « Et de l'Europe de l'est de manière générale. »

En toute modestie bien sûr. Après tout ce surnom n'est que celui que lui donnent tous les Hongrois, ainsi que les habitants de tous les pays alentours. Il est amplement mérité évidemment, même si la ville est dans un tout autre style qu'Avalon. Pas sûr que les sang-purs bien léchés dans son genre apprécient.... ça a déjà presque l'air d'être un crime de franchir légèrement l'entrée de pièces grandes ouvertes ou de demander à apercevoir le gérant des lieux alors se lâcher dans la capitale hongroise... j'ai du mal à les y voir ! La pauvre se sentirait dépaysée, mieux vaut d'abord lui apprendre à côtoyer le sorcier hongrois avant de l'inviter formellement à visiter la capitale magyar à mon bras.

Malheureusement, pour une raison qui m'échappe, le compliment ne semble pas faire mouche. « Ou à une sorcière à lunettes en écailles avec un peu plus de rides. » j'avoue sans me départir de mon sourire.

Sentant que la conversation m'échappe, j'enchaîne sur le sujet qui m'amène réellement. Mon regard se durcit brusquement au moment où elle répète les termes exacts avec lesquels ce pouilleux a décrit la montre d'Aquila. « Très précisément. » je confirme d'un ton froid, sans pouvoir m'empêcher de serrer les dents. J'espère que l'oncle Hunter a l'intention de demander un énorme dédommagement pour cette diffamation éhontée. Et que ce Trevor en sera complètement ruiné, réduit à l'état d'un médiocre sang-de-bourbe dont on se détourne avec dégoût. C'est tout ce qu'il mérite pour avoir osé parler ainsi du travail de tonton Aquila.

Heureusement Miss Vaisey semble beaucoup plus intéressée par la montre et j'accepte avec un large sourire de passer dans la boutique Hunter - qui a en plus l'avantage d'être mon domaine. Enfin mon... faites pas semblant, vous avez compris ! Nous prenons la poudre de cheminette pour arriver directement dans l'arrière boutique et éviter ainsi de déranger ma cousine et ses clients potentiels.

« Mon oncle mène aujourd'hui une importante négociation chez l'un de nos fournisseurs et mes cousins ont dû s'absenter pour se rendre chez l'un de nos clients. Ils sont navrés de ne pas pouvoir vous présenter la montre eux-même mais je vous promets de m'appliquer pour vous faire un exposé d'aussi bonne qualité. »

Je pousse la porte en bois et m'écarte pour la laisser entrer dans notre antre. Bustes en marbres, miroirs, chandeliers, horloges, bateaux flottants, lampes à pieds, mannequin qui adresse un clin d’œil à toutes celles et tous ceux qui le regardent, fauteuil traîtreusement coquet, cage dorée dans laquelle est enfermé un oiseau de verre aux couleurs flamboyantes... il y a beaucoup trop de choses à voir et je devine qu'elle a envie de tout regarder. Est-elle déjà venue ici ? Impossible à dire. Ce regard teinté d'émerveillement, je l'ai moi aussi tous les matins... alors que je bosse là tous les jours. Mais comment se lasser de ce bordel fabuleux ? En tout cas moi je n'y arrive pas.
Je m'efforce toutefois d'avoir l'air extrêmement professionnel, presque blasé, et c'est d'un ton tout à fait cordial que je demande :  

« Thé ? Café ? Capuccino ? Jus de citrouille ? Whisky pur feu ? »

Après tout, certain.e.s n'ont pas d'heures pour boire de l'alcool. Hein Papa ? J'attends sa réponse puis quitte la pièce pour la transmettre à notre moldu de service, commandant pour moi-même un thé très british. Lorsque je reviens, elle est toujours plongée dans l'observation des trésors Hunter. Je souris doucement et la laisse poursuivre son exploration le temps de mettre un peu de musique - impensable pour moi de travailler sans ! J'active la radio d'un coup de baguette et reconnaît immédiatement la chanson passablement niaise mais entraînante d'Oliver Boyd :



« ... sneak into the Ravenclaw's place for oooonce  » je chantonne gaiement. « Prête à découvrir tous les mystères de la montre culpabilisante Miss Vaisey ? »

Surpris de ne recevoir aucune réponse, je me retourne et l'aperçois plantée devant le mannequin. OH SHIT ! Le mannequin !

« Szar ! ** »

Je laisse tout tomber sur le bureau et me précipite vers l'avocate pour l'attraper par le bras et l'arracher de force à la contemplation du sorcier en cire. D'un coup de baguette, je recouvre d'un drap opaque le coupable qui continue de lancer des clins d'oeils charmeurs.

« Je suis désolé, ça m'était complètement sortit de la tête. Il ne faut absolument pas croiser son regard, il a été trafiqué et il est en cours de réparation. On a l'habitude de ne pas regarder son visage à force mais c'est vrai que j'aurais dû vous prévenir. » je reconnais avec une moue d'excuses. « Bon, il ne vous aurait pas vraiment fait de mal en fait. Vous seriez juste restée pétrifiée ici pour le contempler un petit bout de temps... »

Combien exactement ? Nous-même ne le savons pas. Toute l'éternité jusqu'à preuve du contraire mais je n'ai pas besoin de l'effrayer avec ça. Je murmure un  « Venez. » rassurant en la ramenant vers le bureau et les boissons qui viennent d'être servies.

___________
* En Hongrie
** Merde !


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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Mar 26 Déc - 1:25
« I FOUGHT THE LAW & THE LAW WON »
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Budapest. Ou Magy-je ne sais quoi en hongrois. Je ne peux qu’acquiescer aux dires du anglo-hongrois – j’ai enfin l’opportunité d’en savoir plus sur ce faux stagiaire et vrai client désormais – puisque je ne connais la capitale hongroise que de nom. Quand j’y réfléchis, je réalise que je n’ai jamais vraiment eu l’occasion d’aller visiter l’Europe de l’Est. Pas parce que je n’ai que rarement quitté le sol anglais, au contraire, mais parce que l’Europe de l’Est n’a jamais été une destination phare pour la famille. Car après la visite estivale en Suède chez le Grand Oncle Eliott, tout le monde préférait aller ailleurs. Dans un endroit avec plus de soleil et qui puisse convenir à tout le monde.

Le Hunter enchaîne et s’enfonce un peu plus. D’abord en cherchant à voir mon chef, ensuite en rétorquant s’être attendu à un vieil avocat plutôt qu’à une jeune femme comme moi et enfin continuer en féminisant l’analogie qu’il venait de faire. Mes sourcils se froncent autant que son sourire s’étend et il comprend qu’il vaut mieux en rester là. Il ne s’était pas attendu à une avocate d’approximativement son âge, d’accord. Nous rentrons enfin plus en détails dans le vif du sujet – la fameuse histoire de la montre déréglée – que je résume plutôt rapidement en farfouillant mon dossier. En deux temps, trois mouvements, Zoltán me fait comprendre que mon résumé est correct et qu’il est plus que ravi de m’amener à la boutique de son oncle pour que je puisse voir l’objet moi-même. Parfait. Cette affaire avance bien plus vite désormais. « Je m’en vais prévenir mes collègues que je m’absente, au-cas-où on me chercherait et nous pourrons y aller », dis-je poliment en me levant de mon siège. Je me dirige en dehors de mon bureau et préviens la première collègue (que j’apprécie, évidemment) de mon départ à la boutique Hunter pour l’affaire du même nom. La première règle qu’on apprenait en entrant au Magenmagot était de toujours prévenir au moins une personne de notre absence pour les besoins d’une affaire pour ne pas avoir le « Monstre Avery » sur le dos. J’ai eu le malheur de ne pas le faire la toute première fois, par manque d’habitude. J’ai depuis grandement retenu la leçon.

De retour dans mon bureau, je m’excuse une nouvelle fois rapidement de mon absence – espérant secrètement que ce petit curieux d’Hunter n’ait rien touché ou fouillé – et me dirige vers la cheminée de mon bureau. Reliée au réseau de cheminées de la ville, comme toutes les autres cheminées des bureaux du Magenmagot, je tends le sac de poudre de cheminette au jeune homme. « A vous l’honneur. » Zoltán part devant et je vérifie une dernière fois avoir le dossier complet dans les bras et ma baguette dans la poche avant de faire de même.

L’arrière-boutique, où nous atterrissons, est bien plus poussiéreuse que je le pensais et me fait éternuer. Le jeune Hunter ne s’en formalise pas et m’annonce que malheureusement, son oncle n’est pas là pour me la présenter lui-même, idem pour ses cousins. Ce sera donc à lui de s’y coller. A cette nouvelle, je me contente de sourire, pas forcément déçue. J’allais tout de même voir l’objet du litige pour la première fois. A ce stade de l’affaire, je n’ai pas besoin de plus. Surtout que je pourrais toujours prendre directement contact avec Aquila Hunter pour des informations complémentaires si besoin est. « J’en prends note. » Il pousse alors la porte en bois séparant l’arrière-boutique de la boutique et je retiens un son d’étonnement. Ce qui m’accueille me fait comprendre que ce que je pensais être une simple horlogerie est en réalité bien plus que ça. De nombreux objets, tous différents et dont la plupart n’ont aucun rapport avec les montres, s’étalent de tous les côtés. J’ai l’impression d’être dans un univers parallèle et suis à la fois émerveillée et étonnée de voir un florilège d’objets n’ayant pas forcément de liens entre eux.

La question du jeune homme me sort de ma contemplation de l’endroit. Je me racle légèrement la gorge et m’efforce de retrouver un ton professionnel. « Un thé, avec du lait à part, m’ira très bien, s’il vous plaît. », rétorqué-je poliment, un sourire en coin. L’ai-je bien entendu ? M’a-t-il bien proposé un whisky pur feu ? Il est bien trop tôt pour songer à quelque chose de plus fort que du jus de citrouille. A croire que les traditions hongroises sont bien plus laxistes sur le sujet que les nôtres. Je retourne à l’expédition, bien trop curieuse de savoir quels trésors se trouvent dans la boutique Hunter. Je prends délicatement une petite boîte que j’examine sous toutes ses coutures. Elle ressemble à un objet de farces et attrapes d’un ancien temps. Un objet qui, j’en suis persuadée, ferait plaisir à mon cousin sans hésiter. Je compte déposer la boîte là où je l’ai trouvé pour chercher autre chose lorsqu’un regard happe le mien. Le regard du mannequin. Il me rappelle quelque chose. Il me rappelle quelqu’un. Sans comprendre ni réaliser ce que je suis en train de faire, je m’approche du mannequin avec cette certitude : ses yeux me rappellent quelqu’un. Mais qui ? Sont-ils bleus ? Sont-ils marrons ? Je veux savoir ! Et pourtant mon cerveau ne semble pas se décider sur la couleur. Est-ce celle des yeux de feu mon père ? Ou bien celle de…

Je n’ai pas le temps de savoir. Je cligne plusieurs fois des yeux, essayant de comprendre ce qui vient de se passer. Où suis-je ? A la boutique des Hunter. Pourquoi ? Pour leur affaire. Tout me revient rapidement alors que la voix de Zoltán m’explique que le mannequin est trafiqué. Le mannequin ? Quel ma… Oh, le regard. Je viens de me faire avoir par un vulgaire mannequin trafiqué. J’expire un peu fort des narines et passe ma seule main libre sur mes yeux. « Juste pétrifiée un petit bout de temps, génial… Est-ce une bonne idée de vous demander combien de temps exactement ? » Je laisse cependant l’anglo-hongrois me mener au bureau sans commentaire et m’assieds dans un des sièges en face du bureau. Le thé me fera du bien. J’étale mon dossier sur le bureau, l’ouvrant sur les bonnes notes tandis que je fais mélanger mon thé et mon lait d’un coup de baguette. « Alors, où est cette fameuse montre qui fait l’objet d’une affaire au Magenmagot ? », demandé-je avec un petit enthousiasme dans la voix. Il faut bien qu’il me la sorte pour que j’en sache un peu plus après tout.

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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Jeu 4 Jan - 14:59

 
I fought the law...



« Est-ce une bonne idée de vous demander combien de temps exactement ? »

Je lui réponds d'un sourire en coin plutôt explicite en la conduisant vers mon bureau.

« Ca dépend de la puissance de votre imagination. Mais puisque le moment est passé, quel intérêt de poser une telle question ? Hm ? Sucre ? » je demande en guise de conclusion.

Elle s'installe dans le siège en face du mien et je l'observe mélanger un trait de lait à son thé on-ne-peut-plus-british. La scène menace de me faire rouler des yeux mais j'évite l'incident diplomatique en me concentrant sur ma propre boisson : un Irish Coffee plutôt odorant. Je commence à croire que les parents exagèrent à peine quand ils proclament que les anglais seraient plus enclins à changer de baguette qu'à renoncer à leurs trois thés quotidiens - quand il n'y en a pas plus. C'est vraiment dingue cet attachement aux traditions n'empêche... Je sais pas si j'arriverai à m'y faire un jour. Et au pire tant pis; les anglais apprendront à m'apprécier avec ma Pálinka* et mon Irish Coffee !

Je prends une longue gorgée avant de repousser ma tasse et d'attraper ma baguette pour déverrouiller un tiroir à ma droite. J'en sors une petite boîte bleue que j'ouvre avec autant de précautions que si elle contenait un être vivant.  

« La fameuse montre est toujours entre les sales pattes de Trevor, qui a évidemment refusé de nous la rendre, mais heureusement nous disposons d'un autre modèle identique. »

Je sors la montre qui, je l'admets, a une apparence on ne peut plus banale à première vue et je la lui tend pour qu'elle puisse l'observer.

« Ca n'a l'air de rien comme ça hein ? Juste une très belle montre au mécanisme rutilant. Qui croirait qu'elle a le pouvoir de nous faire culpabiliser jusqu'à la fin des temps ? Ou du moins jusqu'à ce qu'on s'active la baguette. »

Je la reprends délicatement avec un sourire : il est temps que le spectacle commence ! Je tire doucement sur le mécanisme puis donne un petit coup de baguette sur le cadran. Il s'enroule alors sur lui-même tandis que les aiguilles gardent la même taille :

« Voilà concrètement à quoi ressemble votre montre quand vous avez pris du retard dans vos tâches. Et plus vous en prendrez... » je donne un nouveau petit coup de baguette sur le cadran qui continue à s'enrouler « .... plus le cadran s'entortillera. L'heure indiquée ne sera bien sûr pas fiable, du moins pas tant que le ou la propriétaire n'aura pas rattrapé toutes les tâches qui doivent être effectuées dans la journée. Au-delà de deux heures de retard sur son planning, les aiguilles virent d'ailleurs au rouge cramoisi. Si au contraire la personne a de l'avance sur son emploi du temps, la montre avancera de plusieurs minutes à plusieurs heures, selon l'efficacité de son propriétaire. Je vous avouerai qu'à part sur le veston de mon oncle Aquila, je n'ai encore jamais vu de montre à Flemm en avance de plus de trente minutes. » Ce cher tonton bosseur ! Je distingue alors une lueur d'interrogation dans le regard de l'avocate et réalise que c'est la première fois que j'utilise le nom officiel de la montre à Flemm. « Ah oui ! On l'appelle ainsi en hommage à son inventeuse : Sheila Flemm. Peu de chance que vous ayez déjà entendu parler d'elle, elle a habité en Irlande au XVème siècle et c'est le seul artefact digne d'intérêt qu'elle ait fabriqué. Enfin, certains vous diront que ses brosses à cheveux à coiffures perpétuelles n'étaient pas mal non plus mais ce n'est pas du tout du même niveau ! Et puis honnêtement qui voudrait garder la même coiffure pendant trois mois ? » J'accorde un vague regard à ses cheveux bruns avant de poursuivre avec enthousiasme : « C'est dommage parce qu'elle était loin d'être bête. Je suis sûr qu'elle aurait pu faire de grandes choses avec un peu plus d'ambition. Même s'il faut déjà être assez ambitieux pour imaginer une montre directement raccordée à ses pensées.... ambitieux ou complètement inconscient. Bon, pour la partie purement horlogerie elle a été bien aidée ; son père tenait lui-même une boutique de montres si on se fie aux registres de l'époque. Mais la liaison entre un objet magique et les pensées de son propriétaire, c'est vraiment quelque chose, même de nos jours ! Ce que les gens ignorent c'est que tous les artefacts ou presque ont un déclencheur. Un bouton, un interrupteur, un mot ou même une pensée qui les active. Prenez le compas de convoitise par exemple ! Vous en avez déjà entendu parler ? Il faut penser à ce qu'on désire le plus au monde pour que le compas indique la direction à suivre. C'est un déclencheur ! Alors que la montre à Flemm.... pas de bouton, pas de mot magique, pas de déclencheur. Elle vient puiser directement dans notre cerveau et en permanence toutes les informations dont elle a besoin pour fonctionner. Et elle ne s'use jamais ! C'est vraiment de la superbe magie, une œuvre magnifique ! » je m'extasie en regardant l'objet dans ma main les yeux brillants de passion.... je réalise alors que je me suis encore laissé emporter. Comme à chaque fois que je parle d'artefacts. Eh merde.... Nas serait là, il se foutrait de ma gueule. Pour changer. Je me sens rougir malgré moi.

« Désolé, je crois que j'ai dévié un peu. » je m'excuse en perdant mon sourire. « Enfin voilà, tout ça pour dire que son art n'a jamais été égalé. Quand Sheila Flemm est décédée, les rares montres qu'elle avait fabriquées ont été soit perdues par ses imbéciles d'héritier soit cassées par ses concurrents qui essayaient de la reproduire. Seul mon oncle Aquila a réussit à un fabriquer un nouveau modèle récemment après des années de recherche et de travail acharné. Vous comprendrez donc qu'il est primordial pour nous de s'assurer que tout restera confidentiel avant de vous révéler le petit secret de la montre à Flemm. »

Je devine qu'elle n'apprécie pas ce manque de confiance mais tant pis.

« Encore et toujours la procédure. » je soupire en levant les yeux au ciel d'un air faussement blasé. En vérité, j'apprécie grandement d'entendre Miss Vaisey se plier à l'exercice et promettre une nouvelle fois de ne rien révéler. Une fois satisfait, je me rapproche d'elle et retourne la montre.

« Prête ? » je demande d'un ton théâtral.

Je l'ouvre alors d'un coup de baguette, enlève le cache et détache très minutieusement le mécanisme qui tient en un seul bloc pour le retourner.

« Là. » j'indique en pointant de minuscules entailles. J'attrape une loupe et la tend à l'avocate pour qu'elle puisse distinguer les deux petites runes gravées dans l'objet. « Ce sont les runes qui lient la montre à son utilisateur. Celui ou celle qui la porte. Quand Trevor nous a dit qu'il l'avait acheté pour son fils mais qu'elle ne fonctionnait pas, mon oncle a rapidement soupçonné qu'il avait essayé de la trafiquer pour rajouter des tâches en plus de celles aux quelles pense son enfant. Et si c'est bien le cas, cette rune là sera abîmée. Brûlée ou tordue peut-être, impossible d'en être certain sans observer la montre. Mais bien entendu, ce scrou... Trevor refuse de nous la rendre sous prétexte de garder l'objet du délit en sa possession. Et pour des raisons commerciales, nous ne pouvons pas révéler publiquement la présence de cette rune. »

Je m'enfonce à nouveau dans mon fauteuil et reprends une gorgée d'Irish Whisky.

« Alors ? Le défi vous tente toujours ? » je demande avec un sourire.
___________
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Sang : sang-pur
Statut : fiancée à Henry Avery
Métier : avocate au magenmagot
Baguette : 28cm, bois de noisetier, écaille de dragon, légèrement flexible & droite
Dialogue : #836096

fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Ven 26 Jan - 1:13
« I FOUGHT THE LAW & THE LAW WON »
Zoltán & Olivia




« Hum, oui, sucre, merci. » Loin d’être convaincue par cette réponse évasive, je laisse cependant le jeune Hunter changer de sujet comme si de rien n’était. A quoi bon insister lorsque l’interlocuteur n’est pas réceptif ? C’est pourtant ce que je dois faire dans son travail. Seulement cette fois, Zoltán n’est pas dans le camp adverse, mais bien celui que je défends. Je n’ai donc aucune raison de le titiller sur le sujet. Ou tout du moins, pas maintenant. Je mets le sucre dans la tasse fumante avant de verser le lait, faisant fi des deux iris observateurs. A-t-il quelque chose contre le thé avec un nuage de lait ? Je ne compte pas le juger sur son Irish Coffee et suis satisfaite qu’il ne dise rien.

A peine ai-je le temps d’avaler une petite quantité du liquide chaud aromatisé que le Hunter sort une petite boîte bleue d’un tiroir. Vais-je avoir le droit à une démonstration ? Je trépigne intérieurement d’impatience alors que l’anglo-hongrois commence son explication sur un autre modèle de montre, celui-ci fonctionnant correctement. Je l’observe et l’écoute sans piper mot. Il est vrai qu’au moment où Zoltán sort  la montre de son coffret protecteur, j’ai été légèrement déçue. Je me suis attendue à une montre atypique, y compris dans son design. Le jeune Hunter a probablement dû lire la déception sur mon visage et me place l’objet dans la main après une boutade. Je scrute les recoins de la montre, essayant sans succès de trouver comment faire fonctionner le mécanisme avant même qu’il ne me donne la réponse – réflexion d’ancienne Serdaigle curieuse. Il me reprend la montre des mains et utilise sa baguette pour enclencher le mécanisme. Je suis certaine que mes yeux pétillent au moment où je vois le cadran s’enrouler autour de lui-même. J’écoute alors l’explication pas-à-pas sur le fonctionnement de l’appareil, fascinée. Je prends des notes mentales des informations fournies autour de la montre. Plus son propriétaire prend du retard, plus le cadran s’entortille. « Les aiguilles fonctionnent un peu comme un Rappeltout, à devenir très rouge à plus de deux heures de retard, comme la fumée lorsque la chose dont on doit se rappeler est importante. » Je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison, voyant une certaine logique entre le fonctionnement des deux objets. Plus le retard est important, plus la montre – qui s’appelle d’ailleurs une montre à Flemm – le fait savoir. Plus la chose dont on doit se souvenir est importante, plus la couleur à l’intérieur de la boule est visible. « Les aiguilles ont-elles une couleur particulière lorsqu’on est autant en avance, comme votre oncle Aquila ? » La question peut être utile, sait-on jamais. L’argumentaire du Trevor ne fait, si mes souvenirs sont exacts, pas mention d’un changement de couleur. Sûrement dû au dérèglement magique forcé.

Zoltán continue sur les explications en me donnant un historique. Inventeuse qui s’appelle Sheila Flemm ? Je souris, plus pour moi-même que pour partager ma pensée. Je regrette cependant de ne pas en avoir entendu parler jusqu’à maintenant. J’hoche de la tête, avouant sans complexe ne pas être calée en inventeur autour de l’horlogerie  – ou de n’importe quel artefact trouvable dans cette boutique ; il m’est beaucoup plus aisé de citer un avocat ou un juge ainsi qu’un texte de loi qu’autre chose à l’heure actuelle de toute façon. L’espace d’un instant, je pense à ma mère et sa réaction. Elle aurait tout fait pour ne pas avouer qu’elle n’en avait pas entendu parler. Une sombre histoire de fierté pour le petit génie qu’elle est. Quel dommage cependant qu’elle se soit contenter uniquement de brosses à cheveux à coiffures perpétuelles – invention qui ne me tente que très peu contrairement à sa montre. J’hausse des épaules alors qu’il fixe quelques instants mes cheveux – évidemment que je ne veux pas d’une même coiffure ad vitam aeternam mais ne préfère rien dire pour qu’il continue la biographie de Sheila Flemm. Zoltá retrouve toute mon attention lorsqu’il mentionne le fait que la liaison entre un objet et les pensées de son propriétaire était une prouesse, encore plus pour l’époque. Il est loin d’avoir tort, et cela augmente ma déception de savoir que Sheila s’est uniquement contentée par la suite de faire de futiles brosses à cheveux. Du gâchis. « Le compas de convoitise ? » Je fronce les sourcils, à la fois étonnée et intriguée. Encore un objet inconnu au bataillon mais au titre explicite. « Il se déclenche en pensant à ce qu’on désire le plus au monde ? Vraiment ? » Là n’est pas le sujet mais je suis réellement intriguée. Et surtout en train de me demander ce que ce compas me montrerait. « Oui, pardon, continuez. » Le jeune Hunter reprend le fil de sa discussion, revenant sur la montre à Flemm. En permanence ? Cette montre est vraiment un bijou de modernité et l’objet de toutes les convoitises. Quelle bêtise de l’avoir détraqué… Je remarque que les yeux de Zoltán brillent d’émerveillement et peux comprendre pourquoi. Il termine cependant son histoire un peu plus négative : la perte des montres et du don de  Flemm dans sa famille avant de me parler d’une clause de confidentialité. J’arque un sourcil. Ne vient-il pas de me faire un récit complet sur la montre ? Y-a-t-il encore plus derrière ? Visiblement… « Le fait de m’avoir comme avocate me met déjà dans le secret professionnel. Tout ce que vous me direz restera encore nous. Y compris le petit secret de cette montre. » Moi aussi, j’avais une procédure à suivre. Et, quelque part, je suis légèrement déçue que le Hunter n’y ait pas pensé. Les avocats ne fonctionnent-ils pas de la même manière en Hongrie ? Il se contente en tout cas de ma réponse avant de continuer, un peu trop théâtralement à mon goût, la suite de son exposé. Il ouvre alors l’artefact d’un coup de baguette et me tend une loupe pour que je puisse voir les runes gravées. « Je vois… Et seulement deux runes ? Je suis étonnée, ou plutôt impressionnée, que cela suffise à faire fonctionner la montre. » Je rends la loupe à Zoltán, attendant le coup de grâce. Les runes doivent rester secrètes, alors qu’elles sont le seul moyen de prouver qu’il y a eu une modification de la montre. Je reprends (enfin) une gorgée de thé tiédi et réfléchis. « Même si l’audience se fait sans public, c’est-à-dire uniquement entre les avocats, les clients et le juge, impossible de révéler le petit secret des runes ? » Les runes sont pourtant notre seule solution viable pour l’instant. « Surtout que, face au juge, Trevor sera bien forcé de remettre la montre en tant que preuve… » Je sors mon dossier sur l’affaire et parcours les parchemins pour tomber sur le profil de Trevor. Je cherche une expertise en runes ou quelque chose s’y rapprochant. « Ah ! Là ! Trevor a travaillé comme archéomage pendant quelques années. Il est donc censé s’y connaître à la fois en artefacts, même si différents, et en runes… Et puis d’ailleurs, comment a-t-il pu savoir que des runes se cachaient dans la montre ? Egalement, comment un objet pareil peut-il être trafiqué ? » S’il y a bien une chose que j’ai retenue de mes cours d’Etude des Runes à Poudlard, c’est bien la difficulté de modifier des runes complexes, y compris lorsqu’on a une certaine expérience dans le domaine. Je croise alors le regard de Zoltán, attendant de nouvelles réponses, avec une impression que des éléments manquent encore.

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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Mar 13 Mar - 20:12

 
I fought the law...



J'esquisse un sourire appréciateur à l'évocation du Rappeltout. J'avais déjà deviné que mon interlocutrice est loiiiin d'être une idiote mais ça fait toujours plaisir d'avoir la confirmation que la personne en face comprend vraiment ce qu'on lui raconte. Et s'y intéresse ! Ca y est, c'est officiel (pour moi en tout cas) : je l'aime bien.

« C'est exactement ça ! » je m'exclame avec enthousiasme. « Même si en réalité il y a quelques différences entre la signature magique de la Montre à Flemm et celle du Rappeltout mais c'est un autre sujet.... qu'on pourra aborder plus tard si vous voulez. » je propose avec un large sourire. Et sans arrière pensée cette fois. Je serais sincèrement ravi de discuter avec elle d'artefacts pendant des heures et des heures... et je finirais probablement par la soûler. Comme toutes les personnes avec lesquelles je me laisse aller à ce genre de conversation. Humpf. Je chasse le rire moqueur d'Anastáz, qui vient de faire irruption dans mon esprit, et m'efforce de me reconcentrer sur notre conversation. Ce qui n'est pas super difficile en fait ; rien n'est jamais difficile lorsqu'il s'agit d'artos.

« Je ne sais pas vraiment. » je lui rétorque d'un ton pensif. « Comme vous vous en doutez, le cas est assez rare. De mémoire, il me semble que les aiguilles de sa montre sont noires mais il est possible qu'il ait ajouté un sortilège supplémentaire sur la sienne pour ne pas avoir trop de couleurs. Vous l'aurez peut-être deviné mais il déteste les fantaisies. » Comme le prouve l'aspect originel de la montre, sans ornements ni fioritures. Juste une simple montre, belle mais classique. C'est le seul truc que j'aurais à lui reprocher à vrai dire. Sans aller jusqu'aux extrêmes d'Anastáz (qui aurait probablement choisit des couleurs chelous et ajouté des dessins bizarres sur le cadran), j'aurais peut-être mis une ou deux arabesques en reliefs. Mais bon, son travail, ses choix.

D'ailleurs en parlant de son travail... je détourne subrepticement le regard lorsqu'elle évoque les deux runes. Pour être honnête, j'espérais qu'elle se contenterait de ce que je lui donnerais et qu'elle ne poserait pas de questions supplémentaires sur le fonctionnement. Parce que non, ce n'est pas tout. Mais sérieusement, admettre qu'il y a un secret supplémentaire que tonton Aquila refuse de révéler à qui que ce soit, même à son neveu-préféré-à-exaequo-avec-l'autre, c'est foutrement humiliant ! Pourtant ce n'est pas comme si on avait essayé de savoir. Plein de fois. A tous les repas de famille. Jusqu'à ce qu'il ne profère des menaces ultra sérieuses à notre encontre si on continuait à poser la question (du genre ne plus jamais nous révéler quoique ce soit et garder toutes ses prochaines découvertes pour lui). Bref, la vérité est difficile à admettre mais quelque chose me dit que je n'y couperais pas. Enfin, je peux toujours essayer.

« Les runes servent à relier la montre à son porteur et c'est tout ce qui nous intéresse dans ce cas-là. Le reste n'a pas d'importance. » Sentant que la réponse ne la satisfait pas tout à fait, j'enchaîne sans lui laisser le temps de répondre : « En tout cas, il est hors de question pour les Hunter de parler d'autre chose. Les runes peuvent éventuellement être mentionnées au tribunal mais on préfère que ça ne se sache pas trop. Les basique seraient capables d'essayer de vendre de pâles imitations... ce qui en fait serait peut-être une bonne publicité. » je marmonne en réfléchissant tout seul à voix haute. " Hunter : l'Original. ", ça sonne bien non ? Un peu pub pour parfum peut-être mais bon... « Vous en pensez quoi ? » je demande sur le ton de la conversation, juste à titre d'avis.

Notre digression terminée, je reviens sur notre cas :

« C'est une bonne question. En fait, mon oncle pensait que les runes s'étaient détérioré " toutes seules " » - je mime des guillemets avec mes doigts « lorsque Trevor a essayé de lancer des sortilèges sur la montre, sans forcément connaître l'existence de ces runes. Un peu comme lorsqu'on fait une mauvaise utilisation d'une baguette et que le cœur se détériore sans qu'on le voit par exemple. Mais si vous me dites qu'il est archéomage, ça ne peut pas être une coïncidence.... Il l'est vraiment ? Archéomage ? Tsss ! On donne vraiment son diplôme à n'importe qui maintenant. »

N'empêche qu'elle pose une question intéressante. Je prends une gorgée d'Irish Coffee en réfléchissant. Trevor aurait-il vraiment ouvert la montre et volontairement cherché le mécanisme permettant de rajouter ses pensées - et donc les tâches quotidiennes auxquelles il songeait - à celles de son fils ? Évidemment, c'est complètement crétin (comme le Rappeltout, la montre ne peut fonctionner que pour une seule personne en même temps, sinon ce serait le bordel). Mais s'il est effectivement archéomage et qu'il s'amuse à bricoler et à dézinguer connement tout nos articles, ce ne sera pas bon du tout pour nos affaires. Je pousse un long soupir.

« La solution la plus simple serait probablement d'aller le trouver, de lui lancer quelques maléfices douloureux et de lui faire cracher le morceau. » j'énonce d'un ton très sérieux... avant de me fendre d'un sourire en coin « Est-ce que le secret professionnel marcherait aussi pour ça ? Parce que là, à part une taupe chez nous - ce qui n'est pas le cas -, un bon coup de bol ou un travail acharné contre nous - ce qui demanderait qu'on l'élimine discrètement -, je ne sais pas comment il a réussit à trouver ces deux runes. »

Voilà, c'est dit. Notez que je fais des efforts incroyables en admettant mon ignorance. Merci.


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Re: I fought the law and the law won
ce message a été posté Lun 7 Mai - 12:09
« I FOUGHT THE LAW & THE LAW WON »
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« Avec joie », rétorqué-je avec un sourire. Le Hunter n’a clairement pas raté mon côté curieux qui s’intéresse, qui veut avoir toujours un peu plus de détails sur la Montre à Flemm. Nous retrouvons cependant le fil de notre conversation au lieu de nous éparpiller davantage. Je l’interroge sur la montre de son oncle en espérant obtenir des informations utiles, sans réel succès. La montre d’Aquila Hunter étant particulière, avec des améliorations fonctionnelles, il est impossible de la prendre comme référence. Dommage. « Il est vraiment dommage de ne pas avoir celle du plaignant. Savez-vous s’il est possible d’avoir un prototype défaillant ou autre sur lequel nous pourrions faire quelques tests ? » Je connais déjà la réponse à ma question mais m’hasarde tout de même sur ce terrain, au-cas où, en espérant qu’il ne s’offusque pas de ma question.

Le sujet retrouve alors la montre et son fonctionnement, ainsi que la présence de deux runes qui m’intriguent. Je continue de prendre des notes alors que le jeune Hunter poursuit les explications. Ou tout du moins un semblant d’explications me faisant froncer des sourcils. Tout ceci reste trop en surface, est trop évasif. Voyant que sa courte réponse ne me plait pas, Zoltán enchaîne avec une explication qui ne satisfait qu’à moitié mon interrogation. Surtout sur sa finalité. « Je comprends ce point de vue de ne pas mentionner les runes pour une histoire de droit à la propriété et peur de contrefaçon. Mais si Trevor a modifié les runes et qu’elles sont le seul moyen de gagner l’affaire, il vous faudra faire un choix entre l’emporter sur un sorcier peu scrupuleux ou perdre pour ne pas avoir peur de contrefaçon. Si contrefaçon il y a d’ailleurs, car il y est toujours possible de dire au juge que cette information est sensible et ne doit donc pas être retranscrite dans le rapport de la séance. » Lui qui a demandé mon avis, le voilà servi. « Dans tous les cas, il me faudrait revoir votre oncle pour savoir quelles informations sont sensibles ou non. » Je note dans un coin de ma tête de lui envoyer un hibou à mon retour au Magenmagot. Après tout, ce n’est pas Zoltán Hunter qui se trouvera à mes côtés lors de l’audience, mais bien son oncle. Ce sera donc lui que je devrai préparer au préalable, pour que son histoire soit sans accroc et ne puisse pas être modifiée par l’accusation comme bon lui semble.

Je retourne cependant à mes hippogriffes en débusquant une information importante dans mes parchemins sur l’affaire : l’ancien métier d’archéomage de Trevor. Evidemment. Je pose mes questions relatives aux runes – encore et toujours cette histoire de runes, comme par hasard – tandis que mon référent sur la Montre à Flemm me donne de nouvelles informations. Je colle mon dos au dossier de ma chaise, pensive, tout en reprenant une gorgée de thé. Serait-ce réellement une coïncidence grossière ? Ou Trevor aurait-il volontairement démonté la Montre à la recherche de ces runes ? Un mélange des deux ? Quelque chose ne colle pas dans cette histoire. Amusée, je ne peux stopper un petit rire de s’échapper de mes lèvres lorsque Zoltán propose divers plans pour faire cracher le morceau à l’ancien archéomage. « Si vous saviez le nombre de fois où nous, avocats, rêvons d’aller faire boire du Veritaserum au client du camp d’en-face pour avoir le fin mot de l’histoire… Mais outre le fait que l’utilisation de la potion soit soumise à une réglementation très stricte du département, et qu’elle est surtout interdite d’utilisation lors d’un procès car certains se sont entraînés à y résister, pour ne citer que cette raison-là, concocter un Véritaserum prend bien trop de temps et les ingrédients sont difficiles à se procurer. Le jeu n’en vaut donc pas du tout la chandelle. » Je ne mentionne toutefois pas l’option de l’Impero, pour ne pas lui donner de mauvaises idées et surtout pour ne pas manquer de professionnalisme. Je termine alors ma tasse, arrêtant ma digression sur ce point, et pose le tout sur la table. « J’ai peut-être une théorie. Elle risque d’être alambiquée, alors ne me jugez pas trop vite. » Je plante mon regard dans le sien et poursuit. « Comme nous le savons, Trevor est un ancien archéomage. En partant de l’idée qu’il avait purement et simplement l’intention de trafiquer la Montre pour donner une bonne leçon à celui qui utiliserait la montre, peut-être qu’il a essayé de lancer quelques sorts sur la Montre. Remarquant que quelque chose clochait, il décide alors de démonter l’objet, sachant comment s’y prendre avec des artefacts fragiles, et trouve par hasard les runes, en se doutant au préalable qu’il en trouverait. Il aurait donc tenté une nouvelle fois de trafiquer les runes et, sans succès, décide alors de tout mettre sur le dos de votre oncle par facilité, en espérant que personne n’irait fouiller du côté de ces runes cachées. » Je m’arrête, me met droit dans mon fauteuil et le regarde sérieusement, sachant qu’une nouvelle fois, je venais de mettre en avant ces runes dont ils ne veulent pas révéler le secret. « Qu’en pensez-vous  ? »

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