AccueilAccueil  Wikia  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Des scénarios en folie
Incarne une ancienne miss météo revancharde avec la nemesis d'Adara Dragenvann, Seraphine !
Des scénarios en folie
Vis dans ton monde et perchée sur tes talons aiguilles avec la sœur de Cassandra Zabini, Rhiannon Zabini !
Des scénarios en folie
Plonge dans la peau d'un barman dissident avec le meilleur ami de Victoria McKay, James Storm ! Cool
Des scénarios en folie
Distribue des coups de pieds au cul avec la "coach" de William Barnes, Magdalena ! Rolling Eyes
Magique boîte à idées
Tu n’as pas d’idées de perso ? Sache que nos membres en ont pour toi ! Consulte ce sujet

❝ You can be my guided light, keep me company in the night. ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres
Invité
Invité
avatar
You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Jeu 12 Oct - 13:48

You can be my guided light, keep me company in the night.

Août 2046.

Balkiss vivait à Londres depuis des années. C’était là qu’elle avait décidé de s’implanter, loin de sa famille, loin d’Avalon. Sur le chemin de Traverse, plus de foule fourmillante. Cet endroit autrefois tellement vivant est devenu moins populaire. Avec son cabinet ici, Balkiss s’assurait tranquillité et patients fidèles. Evidemment, la société actuelle enveloppait Londres comme n’importe quelle autre ville de Grande Bretagne, mais Balkiss avait su débusquer quelques endroits retirés. Enfin, pas vraiment retirés, mais peu fréquentés, calmes et inconnus des touristes – surtout. Un endroit en particulier, un petit jardin où la nature semblait avoir pris totalement ses droits et Balkiss adorait pour ça. La Kirke était amoureuse des plantes, des végétaux et de tous ce qu’ils pouvaient apporter aux hommes. Alors, cet endroit, c’était un peu le sien, elle venait s’y réfugier quand les bruits de la ville étaient trop étourdissants, quand elle sentait que la maladie pouvait la prendre à tout moment.

Mais, ce soir, Balkiss n’y allait pas seule pour se retrouver avec elle même. Non, elle allait retrouver quelqu’un qu’elle aimait bien plus qu’elle même. C’était William. William le fugitif, le courageux, le téméraire, sa Lumière. C’est ainsi que Balkiss le décrirait, s’il ne fallait utiliser qu’un seul mot. Sa rencontre avec le Phénix, il y a un an de ça, l’avait bouleversée. Du jeune homme émanait un profond désespoir qui avait prit Balkiss aux tripes. Depuis, elle ne l’avait jamais quitté. Dire que William est son meilleur ami n’est pas le terme juste. Il est bien plus que ça. C’est à lui qu’elle peut tout dire. C’est devant lui qu’elle peut se révolter librement. C’est grâce à lui qu’elle n’a plus peur.

Bien sûr, le statut de fugitif de Flint était un obstacle. À cause des mangemorts, à cause d’Eux, putain, Balkiss voyait si peu son ami. La dernière fois, c’était il y a deux mois. Elle avait transplané loin, très loin pour le voir. Ca lui avait d’ailleurs valu deux bons jours de vertiges et de nausées. À ce moment là, Will n’avait pas pu se déplacer. C’est toujours compliqué, puisqu’il est recherché. Mais de tout cela, peu importe Balkiss. Tout ce qu’il lui faut, c’est voir Will, alors elle fera tout. Mais aujourd’hui, le fugitif passait par Londres. Il l’avait prévenue par hibou trois jours plus tôt. Elle espérait son état convenable et son moral bon. Balkiss avait vu William dans un état de vide si immense qu’elle avait tout fait, pendant un an, pour le sortir de là. Pour la vie de Will, elle pouvait tuer la sienne, c’était limpide. Les amitiés fusionnelles ne s’expliquent pas, elles se vivent.

L’arabe s’était assise en milieu d’un parterre de trèfles, elle attendait sa Lumière.
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Jeu 12 Oct - 17:58
Ah. Londres. Cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas mis les pieds. Même juste pour visiter, il n’était pas toujours facile pour le jeune fugitif de simplement passer dans le coin. Mais parfois, il y avait des évènements ou des situations qui le poussaient à se rendre à des endroits précis malgré le risque. En l’occurrence, une rencontre avec une personne très spéciale et, surtout, chère à son cœur.  Cette jeune femme qui était plus que de la famille, qui était là dans ses moments noirs. Qui avait toujours les mots justes, ou le silence bien placé. Balkiss. Même ce simple nom apportait un sentiment de paix à William. Ils ne se connaissaient que depuis un an, mais c’était comme si elle l’avait toujours connu. Présente pendant un des moments les plus difficiles de sa vie, elle sût se creuser une place dans son cœur, différente de celle de n’importe et que probablement personne ne pourrait remplacer. Un lien fort entre eux deux qui serait difficilement – peut-être impossible à – brisé. Un lien au-delà de la famille, voire même au-delà de l’amour.

Un doux sourire au visage, replaçant ses lunettes et repoussant les cheveux qui lui tombaient sur le front, il se faufila parmi les gens de Londres, la foule s’amincissant plus les heures avançaient et que le soleil disparaît du ciel chaud de l’été. William se dirigea donc vers le lieu de rencontre, précisé par Balkiss il y a quelque semaine après un rapide message envoyé par hibou. Il se glissa vers le jardin, dont il avait tant entendu de bien, et aperçu bientôt le dos de son amie. Son sourire s’élargit alors qu’il s’approcha  d’elle, le plus silencieusement du monde. Il se pencha un peu, ses lèvres tout près de l’oreille de la sorcière, dû se retenir de ne pas rire avant de parler.

« C’est pas dangereux d’être toute seule ici? »

Il ricana et se laissa tomber près de Balkiss, mains dans les poches et souriant. Il avait toujours aimé plaisanter, plus jeune. Et de revoir son amie ce soir lui donnait l’impression d’avoir rajeuni, de revivre ces moments où il riait encore beaucoup – chose qui c’était raréfié depuis le temps. Mais il était toujours amusant de plaisanter auprès d’elle. Sans attendre de réponse, il appuya sa tête sur l’épaule de la sorcière, cherchant la chaleur d’une amitié profonde.

« Désolé pour la dernière fois, j’aurais voulu qu’on se voit. Tu m’as manqué. »

Il aurait probablement tout donné pour la voir cette dernière fois. Malheureusement, des situations hors de son contrôle l’en ont empêchées. Et puis, il craignait de la mettre en danger avec toutes ces histoires. Leurs retrouvailles pouvaient bien attendre, s’il s’agissait d’assurer la survie de cette personne si important à ses yeux.
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Ven 13 Oct - 20:29
Le vent était doux et agréable, représentatif d’un soir d’été. Soudain, Balkiss sentit un souffle léger dans son oreille. Pas besoin d’attendre qu’il parle, un demi millième de seconde après : elle savait. « C’est pas dangereux d’être toute seule ici ? » La voix de Will ! Ca lui avait tant manqué, elle l’entendait dans tous les silences. Oui, William était avec elle chaque instant. Balkiss était persuadée que s’il lui arrivait quelque chose, pas malheur, elle le sentirait. C’était obligé, il existait entre eux un lien indéfinissable. À cet instant précis, Balkiss se sentie profondément apaisée. Will était là, rien ne pouvait arriver. L’essentiel était là. Elle rit gaiement et le regarde en souriant – un sourire qu’elle ne réserve qu’à lui.

«  Oui, il faut faire super attention, je pourrais croiser un terroriste fugitif ! »

Balkiss enroula rapidement ses bras autour du cou de William et lui colla un baiser sur la joue. Ah oui, mais ce terroriste fugitif c’était le sien ! Terroriste signifiait désormais Phénix aux yeux des gens. Et fugitif était associé à ennemi de la société. Ce n’était que des faits qui inspiraient une profonde sympathie à Balkiss.

Will posa sa tête sur l’épaule de la Kirke. Nul besoin de long discours pour dire à quel point ils sont heureux de se retrouver ensemble, là, maintenant, après de si long mois. Leur petit silence parle pourtant beaucoup. Balkiss a vécu, bien sûr. Mais chaque jour ses pensées revenaient toujours à un moment où à un autre à sa Lumière. Souvent, elle se disait : Il faut que je raconte ça à Will. Mais les lettres étaient rares. C’était compliqué, parce qu’un fugitif, ça bouge tout le temps. Et Balkiss ne cherche pas à le mettre en danger – surtout pas Seigneur. Elle comprend qu’il faut parfois être séparé pour se rendre compte qu’à quel point on est important l’un pour l’autre. Et que lorsqu’on se revoit, enfin, on constate avec émerveillement que rien n’a changé.

Mais Flint s’excusa. « Tu m’as manqué. » Balkiss marqua un court silence. Les mots, c’était important. Albus Dumbledore disait qu’ils sont la plus grande source de magie. C’est profondément vrai.

« Toi aussi tu m’as manqué, Will. »

Elle rit en repensant à une des choses qu’elle aurait aimé lui dire sur le coup, mais qu’elle n’avait pas pu puisqu’il n’était pas là.

« Ton hibou de la dernière fois était vraiment idiot ! La fenêtre du cabinet était grande ouverte et il s’est foutu dans le mur ce con ! »

Balkiss baissa les yeux sur ses mains : elles étaient pleines d’herbe. C’était un vieux réflexe, arracher le gazon, vraiment stupide.

«  Ne t’excuse pas. Maintenant tu es là. Et la prochaine fois, j’irai n’importe où, là où tu seras. Raconte moi, comment tu vas ? »
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Lun 16 Oct - 20:08
Le sourire lui venait facilement en la présence de Balkiss. Une amitié au-delà des mots, plus forte qu’il n’avait jamais eu. Une présence plus que réconfortante. Une personne là pour lui, pendant ses moments les plus sombres. Qui sait ce qui aurait pu arriver à William si Balkiss n’avait pas été présente dans sa vie? Il eut donc un sourire au baiser de l’autre sur sa joue et sa réponse le fit rire doucement.

« Ouais, ces sales terroristes. J’ai entendu dire qu’ils ont kidnappé de pauvres orphelins. Imagine si t’était en présence d’un sale sang-mêlé en plus. »

Quoi de plus drôle que de se moquer des stupidités dites sur les Phénix. De toutes ces fausses horreurs sur leur façon d’agir, ou sur qui ils étaient. Sans oublier toutes ces histoires sur les sang-mêlés. Ces choses considérées abjectes dans la société, des moins que rien. D’où l’importance, aux yeux de William, de se cacher. De disparaître et de ne jamais dire d’où il vient ou qui il est. La simple mention de son nom de famille face à de mauvaises personnes et il était condamné. Il était bon d’être en présence de quelqu’un qui l’appréciait. Qui comptait pour lui, mais aussi pour qui il comptait. Dans les temps sombres de ce monde, il était important d’avoir cette personne importante à ses yeux, une confidente qui ne le jugeait pas sur ses décision et encore moins sur son héritage. Il éclata de rire en écoutant Balkiss parler, mentionnant le hibou qu’il avait envoyé. Il leva les yeux vers son visage, laissant sa tête bien appuyée sur l’épaule de son amie.

« Je sais, mais il était mignon, je me suis dit que tu l’apprécierais. Et puis les hiboux les plus stupides sont souvent les plus déterminés. »

Après tout, il ne fallait pas prendre le risque de se faire intercepter. Oh, bien sûr, leurs messages étaient codés habituellement, mais il était toujours possible de comprendre un code. Alors de prendre un hibou à l’air innocent, probablement trop peu fiable pour transmettre un message contenant des informations importantes, semblait une bonne solution pour William. Ça donnait l’impression d’être l’animal d’un enfant ou d’une famille peu fortunée, faisant part des dernières nouvelles de la vie à un ami de famille. Et non comme un fugitif qui tentait de contacter une amie Phénix juste pour se revoir.

William eu un nouveau sourire en ent4endant la suite. Lui aussi irait partout où elle sera. Que la guerre fasse rage ou que ce soit la paix. Qu’elle soit en danger ou en parfaite santé. Qu’elle veuille de lui ou non. Depuis la dernière année, un lien entre eux c’est créé et ne pourra jamais être brisé. Du moins, il en était persuadé. Il ne voudrait jamais que ça arrive. Il se redressa un peu, pour mieux regarder son amie, avant de répondre à sa question.

« Je vais bien. Tu n’as pas à t’en faire pour moi. La vraie question est plutôt, toi, comment tu vas? » demanda-t-il, connaissant bien la condition de son amie et s’en inquiétant raisonnablement.

Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Mar 17 Oct - 16:53
William Flint, le sang-mêlé. Sang-mêlé. Et qu’est-ce que ça voulait dire, exactement, à part beauté de diversité ? Balkiss n’avait jamais compris. Les sang-mêlés, les nés moldus, les sang pûr, les basiques : ils étaient tous des sorciers dotés des mêmes pouvoirs magiques. C’était totalement la même chose. Les cracmols, aujourd’hui, n’était bien sûr pas très estimés, mais ils étaient considérés, traités comme égaux aux yeux de la société en elle même. William était sang-mêlé, mais cela ne pouvait être, au regard de Balkiss, qu’une immense fierté. Qu’est-ce qu’on s’en fout du type du sang, ils sont tous rouges de toute façon. Là tout, de suite, elle était en présence d’un sang-mêlé, justement, et rien ne pouvait la rendre plus heureuse.

Le fugitif avait toujours la tête posée sur son épaule. Balkiss laissa reposer la sienne dessus. Apaisement. Will était le seule personne avec qui elle se sentait si bien qu’elle n’aurait aimé être nulle part ailleurs. Et pourtant, elle était le genre de personne à souvent vouloir être ailleurs. « Tu n’as pas à t’en faire pour moi. » William était passé un peu trop rapidement sur les détails de son état – moral comme physique, au goût de Balkiss. Pourtant, elle voulait tout savoir. Évidemment qu’elle s’inquiétait ! Tout le temps même. Elle craignait qu’il puisse arriver quelque chose à son ami et qu’elle ne soit jamais au courant. Elle se retrouverait alors seule, sans jamais de nouvelles, sans hibou stupide pour rentrer dans sa vitre. Le jeune homme n’était pas rentré dans sa vie il y a si longtemps de ça, mais Balkiss refusait de vivre désormais dans un monde où il n’existait pas. C’était non.

« Je n’ai pas à me plaindre, je ne manque de rien. Mais depuis la bataille d’Avalon il y a quelque mois, c’est beaucoup trop calme… Je peux pas le supporter, Will, j’ai envie de tout faire péter. Je ne sais pas pendant combien de temps encore je vais pouvoir rester en place. » Tout ça, il n’y avait qu’à lui qu’elle pouvait vraiment en parler. Car elle savait qu’il comprenait profondément. Il y avait entre eux une confiance aveugle – elle lui aurait donné sa baguette sans confession. Depuis William, Balkiss n’avait plus peur, elle pouvait se dresser devant n’importe quel édifice.

« Tu sais que tu peux tout me dire. Je veux savoir ce que tu as vécu ces derniers temps, raconte moi tout. » Elle accompagna ses mots d’une tendre caresse du pouce sur la joue de William.
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Jeu 19 Oct - 17:05
Le statut de sang ne signifiait pas grand-chose pour William et ne signifiera probablement jamais rien. Il savait que son père venait d’une famille de sang-pur. Il savait aussi, de par le bouche à oreille, que c’était une famille où ce sang si pur avait beaucoup coulé. Il ne connaissait que peu les membres du clan Flint et n'était pas certain de vouloir mieux les connaître. Était-il le seul fugitif restant de la famille? Il ignorait bien qui portait ce nom en se pavanant fièrement, se vantant de son statut de mangemort et n’avait pas très envie de le découvrir pour le moment. Du côté de sa mère, c’était mordue de génération en génération et le jeune homme n’en éprouvait aucune honte. Au contraire. Sa mère était une femme d’une grande gentillesse et surtout d’une grande intelligence. De ce qu’il se souvienne, ses grands-parents étaient aussi de bonnes personnes, mais qu’il a malheureusement très peu connu. Non, pour lui le sang n’était qu’un prétexte pour les mangemort pour tuer plus souvent. Et lui faisait partie des rebuts de la société. Sous les rumeurs et les histoires, son sang était considéré comme une véritable erreur. Quelle idée d’avoir un sang-mêlé pour enfant! Il fallait être fou et ne pas penser au bien de sa progéniture pour créer une telle immondice! C’est du moins ce que William imaginait les têtes pensantes de ce monde disaient, entre eux, derrière des portes closes. Et il ne pouvait s’empêcher de bien se moquer.

William sourit en sentant Balkiss appuyer sa tête sur la sienne et resta immobile, l’écoutant répondre. Il eut un rire à ses mots. Bien sur, qu’elle s’ennuyait. Balkiss était une femme d’action. Si rien ne se passait, elle tournait en rond. Il la comprenait bien; tous deux étaient pareil sur ce point. Cette impression que tant qu’on ne fait rien, on est inutile. Et si William détestait quelque chose, c’était bien ce sentiment d’impuissance.

« Je suis sur que tu vas bientôt être dans l’action » répondit le jeune adulte en riant à moitié.

Il était bien content de ne pas l’entendre parler de ses problèmes de santé, puisque ça signifiait que de ce côté-là elle allait bien. Il décida de ne pas en parler, convaincu que si elle avait à lui en parler, elle le ferait. Du moins c’est ce qu’il pensait. Cette confiance aveugle entre eux poussait à ce genre de réflexion où aucun filtre n’était nécessaire et ils se partageaient tout, de la situation la plus normale au secret le plus sombre. De ce qui rendait heureux à ce qui faisait plus mal. C’était une amitié libératrice, sans jugement et c’était probablement ce qui plaisait le plus à William. Cette possibilité de tout dire. Il leva les yeux lorsqu’elle carressa sa joue, souriant à moitié. Balkiss a été la au moment où il n’était pas la lui-même, où il n’était qu’une ombre qui ne faisait pas grand-chose d’autre que de fixer le vide en silence. Les souvenirs de William qui était à peine un humain devait encore lui revenir en tête de temps en temps.

« Ça va. J’attends les prochaines missions en gardant profil bas. » Il eu un léger haussement d’épaule. « Il n’y a rien d’excitant en ce moment… Le moral ça va aussi si c’est ce qui t’inquiète. »
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Lun 23 Oct - 12:55
Cela faisait un moment que Balkiss était accompagnée d’une boule de révolte. Celle-ci était logée au creux son ventre, elle vivait autour de son estomac. Elle l’a suivait tous le jours, et tous les jours devenait plus intense. D’où ça lui venait ? Aucune idée… Elle avait été élevée dans une famille tout à fait respectable en chemin pour la purification. Malade, Balkiss a été couvée par sa mère, surprotégée du monde extérieur. On l’avait éduqué dans l’idée qu’elle allait se marier avec un Basique 4 pour fait naître des sang purs. Elle ne l’avait jamais accepté. Jamais toléré. Et plus elle grandissait, plus sa rage de faire tomber le système se faisait impatiente. Incontrôlable. Dangereuse. Il est grand temps que ça déménage. Balkiss relève la tête et plante son regard dans celui de Will. Will qui peut tout comprendre, tout entendre.

« Je ne veux pas être dans le feu de l’action. Je veux que tout s’écroule, je veux qu’on réussisse maintenant à faire tomber cette dictature qui pourrie notre société. Will, c’est ce que je veux le plus au monde : je veux la liberté. » Elle se tue un instant. L’émotion avait gagné sa gorge, comme chaque fois où elle en parlait avec conviction. « Et si ce n’est pas possible, alors je partirai... »

Cette dernière phrase avait été prononcée plus bas, doucement. Mais Balkiss savait que son ami l’avait entendue.

Le jour commençait à décliner, il serait bientôt vingt deux heures. Par réflexe et en réponse à sa peur irrépressible du noir, Balkiss sorti sa baguette et la pointa machinalement dans le vide. « Lumos. » C’était clairement son sortilège le plus utilisé. Elle secoua sa baguette pour faire se détacher la boule de lumière, et celle-ci ce mit à flotter.
Balkiss se retourna vers Will. Elle lui sourit, ce sourire qu’elle n’avait que pour lui.

« Et puis, comme ça je pourrais être avec toi. »

Ce n’était pas du tout une idée raisonnable. Mais la révolte de Balkiss l’avait poussée à faire abstraction la plupart du temps des principes de précaution. Des principes de sécurité. Mais il y avait tout de même du vrai dans sa remarque. Will lui manquait. Elle aurait tout donné pour partager son quotidien – et être sûre que le moral ça va aussi.
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Mar 24 Oct - 2:14
William redressa la tête lorsque son amie croisa son regard. Lorsqu’elle faisait ça, c’était du sérieux. Alors il resta silencieux, les oreilles grandes ouvertes, écoutant son amie se confier à lui comme elle l’avait fait tout aussi souvent.  Et ses confessions firent revivre en lui ce sentiment conflictuel qu’il avait chaque fois qu’ils se retrouvaient dans ce genre de situation, qu’elle lui dise ces mots ou qu’elle parte en mission. Ce sentiment de compréhension, tout d’abord. Cet ennui, ce besoin de tout faire exploser pour qu’on arrête de vivre sous le joug de dirigeants cruels. William l’avait ce sentiment. Cet envie d’ultime liberté, de ne plus être considéré comme un terroriste ou un rebut de cette société effrayante le suivait partout. Lui qui rêvait de justice, pourtant, ne pourrait se satisfaire d’une vie normale, il fallait se l’avouer. Il avait un besoin morbide de cette guerre, de cette action. Ce sentiment de survie, d’un devoir à accomplir. Sans quoi, sa vie ne lui semblerait que ennuyeuse, sans saveur.

Le second sentiment qui lui tailladait l’estomac était ce besoin de protéger Balkiss à tout prix. Leur profonde amitié le poussait à ne vouloir que son bien et sa survie, et jamais William ne se pardonnerait de la perdre ou de la laisser risquer sa vie sans rien dire. C’était plus qu’un lien de frère et sœur, plus qu’une simple amitié, plus que n’importe quoi, un lien extrêmement fort, et de perdre Balkiss en plus de tous ceux qui avaient quitté sa vie était une pensée insoutenable, qui créait ce dernier sentiment en lui; la crainte. Le jeune Flint était loin d’être du genre peureux, au contraire, il était courageux à un point où il en devenait téméraire. Mais quand il s’agissait de son amie, il avait peur. Il avait peur pour elle. Peur des situations dans lesquelles elle risquait de se trouver, sans lui. Un pensée à la limite idiote quand on y pense; Balkiss s’y connaissait bien plus en magie que lui. Elle était un peu plus vieille, certes, mais surtout elle avait étudié la magie depuis toujours, auprès des grands, alors que lui l’appris en retrait, au côté d’un paternel qui n’est plus. Le jeune homme se redressa et attrapa les mains de Balkiss, se tournant légèrement vers elle pour mieux la regarder à la lueur de son sortilège et surtout mieux lui faire face.

« Je suis toujours avec toi, même si c’est pas physiquement. Je veille toujours sur toi. » Commença-t-il après un moment d’hésitation, cherchant les bons mots.

Ce qui était vrai, selon lui. Il souhaitait tellement la supporter, même si pour être avec elle il ne pouvait que penser et souhaiter le meilleur pour son amie, il se considérait présent. Et il savait qu’un jour il n’aurait plus à fuir et se cacher et ils pourraient se voir aussi souvent qu’ils le voulaient. Pour l’instant, leurs rencontres se faisaient toujours un peu de cette manière, en secret, ou parmi les Phénix.

« Apprends à profiter des temps de paix. Personne peut prédire comment tout ça va finir. Profite de la vie que tu as. Je ne veux jamais te voir fuir et vivre comme un rat dans les égouts parce que tu auras pris une décision trop rapidement. »

Il frotta le dessus des mains de son amie de ses pouces, baissant la tête un moment et passant la langue sur ses lèvres. Il refusait de la voir vivre comme lui, alors qu’elle avait encore une certaine qualité de vie en ce moment. Il eut un léger sourire malgré tout.

« La liberté coûte chère, mais paye le prix en te battant, pas en te sauvant. Et la liberté, c’est pas de s’enfuir sans arrêt. Notre liberté on va l’avoir avec l’égalité. »
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Mar 7 Nov - 13:13
Balkiss connaissait le discours par coeur. Elle savait quelles étaient les raisons qui étaient censées la maintenir dans sa vie de citoyenne lambda. Mais inexplicablement, aucune raison n’était suffisante. Elle savait ses pensées et ses envies de révoltes bien trop inconscientes, irréfléchies, presque immatures, mais il était impossible de les faire taire. Rester en place lui coûtait un effort physique. Se taire lui infligeait des crampes d’estomac. Ne pas pouvoir foutre la pagaille dans le système la rendait malade. Elle se sentait profondément inutile, toute la journée dans son cabinet de guérisseuse à attendre comme une enfant impatiente qu’il y ait du désordre pour pouvoir agir avec les Phénix.

« Will. » Balkiss laissa un certain temps de silence avant de reprendre : « Je n’ai pris aucune décision. Ce n’est pas un choix, c’est plutôt comme un besoin irrépressible. Je n’y arrive pas, tu vois. À faire semblant d’adhérer au poison qu’ils ont jeté sur nos vies. Je ne peux plus supporter de te savoir en fuite. Victoria en fuite. Il n’y a rien qui me retient ici. Regarde ma famille. Je n’ai plus de famille. C’est vous ma famille. »

Elle avait peur de trop s’emballer dans ses paroles et d’effrayer son ami. Will pouvait-il vraiment tout entendre et tout comprendre ? Il était normal qu’il cherche à la dissuader de sortir du système, elle aurait fait la même chose. William était son frère de substitution, sa lumière, son repère, son port d’attache. Mais voilà, son port d’attache était sans arrêt en mouvement. Balkiss voulait le protéger, elle aussi. Mais c’était avant tout le besoin de se libérer. Elle se sentait enchaînée du matin au soir, comme prisonnière d’un morceau de fer qui lui blessait constamment les chevilles. Il fallait qu’elle s’échappe et que jamais on la rattrape. Que la Kirke n’ait plus jamais à devoir faire semblant. Le mensonge parasitait sa vie.

«  Je crois que je ne veux pas de ma vie stable. Tu trouves que je suis stupide ? Égoïste ? Car c’est vrai, tant de personnes aimeraient être à ma place, avoir ce luxe… Mais Will, je n’y arrive pas. Je vais mourir si je reste ici. »
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Mer 8 Nov - 17:42
William passa la langue sur ses lèvres, eu un léger soupir et releva la tête. Bien sûr, il avait déjà fait son petit discours à Balkiss plus d’une fois, et il avait entendu sa réponse à chaque fois aussi. Il comprenait son amie. Il comprenait – ou du moins pensait comprendre – l’effort que cela lui prenait pour rester où elle est, faire semblant d’être une autre et d’accepter silencieusement ce qu’on lui lance, alors que tout son être se débat pour être libre. Mais n’était-ce pas pour ça que lui était là? Pour essayer de l’en dissuader? Du moins c’est ce qu’il tentait de faire à chaque fois. Mais dans cette situation, qui était vraiment égoïste? Est-ce que c’était Balkiss qui, plus que tout, ne voulait que participer à l’action et à la guerre? Ou est-ce que c’était lui qui était prêt à écraser les convictions de son amie pour s’assurer qu’elle reste envie, pour s’assurer des nuits de sommeil paisible sans aucunes inquiétudes?

Si lui-même avait été dans ce genre de situation, probablement qu’il aurait tout laissé derrière lui pour participer, pour faire une différence. Il n’aurait pas été capable de vivre une vie posée en apparence alors qu’il avait la chance d’aller se battre. Au fond de lui, il adorerait pouvoir voir son amie plus souvent. Il serait surement tout à fait capable de veiller sur elle et d’assurer leur sécurité à tous les deux. Mais il ne pouvait se résoudre à trainer Balkiss dans cette vie de dangers et d’incertitudes, où le moindre mouvement pouvait signer leur arrêt de mort. Après tout, son père avait toujours tout fait pour le protéger, et vis-versa, et il avait quand même été tué. Et si c’était le corps de Balkiss qu’il devait ramener au QG, sans vie, il ne pourrait jamais s’en remettre.

« Je ne te trouves pas égoïste, sache-le. Et je ne pourrais jamais prendre de décisions pour toi. Il s’agit de ta vie et non la mienne. Je ne peux que te dire ce que c’est que de vivre n fugitif sans arrêt. »

Il se redressa un peu et regarda son amie. Après tout il n’était aucunement en position de dicter sa vie et ses décisions. Elle était libre de ses choix et personnes ne pouvaient l’empêcher de faire ce qu’elle croyait être le mieux pour elle-même.

« Il n’y a rien de glorieux dans la vie de fugitif. On est réduit à moins que rien, des rats qui fuient la lumière et qui cherche de la nourriture, ou un endroit pour se reposer un peu. On vit dans la peur constante et on essaye d’être encore là demain. Mais on est libre de nos mouvements. » Il prit une pause, l’air de réfléchir, avant de reprendre. « Je ne souhaite pas de cette vie pour toi. Une vie d’incertitude et d’inquiétude. »

Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Ven 24 Nov - 19:40
Balkiss peinait à trouver les mots justes pour exprimer ce qu’elle ressentait. Évidemment, elle ne voulait pas à tout prix devenir fugitive, là n’était pas le but ultime. Tout ce qu’il y avait dans son collimateur était le besoin presque vital d’arrêter de faire semblant. Et si cela impliquait de devoir fuir chaque jour, de ne jamais trouver la stabilité ou le repos, de ne plus manger à sa faim, elle signait quand même. Sa saloperie de maladie l’avait enfermée toute son enfance. La petite fille pleine de vie était toujours entre les quatre coins de sa chambre et ne jouait jamais avec les autres enfants. Et aujourd’hui il fallait que ça continue ? Sa maladie maîtrisée, la Kirke était tout de même condamnée à se taire et à rester toujours là. C’était ce qu’on attendait d’elle, après tout. Balkiss était une bonne guérisseuse, le sang en voie de se purifier, c’était typiquement la catégorie qui ne devait pas faire de vagues. Et elle, elle faisait tout le contraire. Un sacré nombre de conneries étaient sorties de sa bouche et bientôt la question de la trahison arriverait. Ses jours étaient en quelque sorte comptés.

Balkiss se positionna en tailleur, prit une grande respiration et planta son regard dans celui qu’elle aimait par dessus tout : « Tu sais, j’en suis arrivée à un point où je ne peux plus contrôler. Quand je ressens un truc – paf !, je suis obligée de l’exprimer. L’autre jour j’ai dîné chez Altair et sa mangemort pour l’anniversaire de ma nièce. Il y avait mes parents, et ma déglingo de cousine aussi. Une bonne soirée en perspective, tu t’en doutes. » Le ton amer dans la voix de l’arabe trahissait clairement l’ironie mais de toute façon William connaissait l’histoire de Balkiss avec sa famille. «  Une très jolie jeune fille a déposé les plats sur la table. C’était une moldue. J’ai explosé, sérieux Will ! Mon putain de frère et sa grognasse ont acheté une moldue pour l’asservir ! J’ai un peu trop ouvert ma bouche ce soir là, et j’ai fini bourrée d’ailleurs. C’était une anecdote que je ne pouvais pas retranscrire dans mes lettres tu t’en doutes bien... »

Ses yeux devenus tristes se détournèrent de son ami. Balkiss ne pleurait pas. Elle avait laissé ses sanglots dans sa chambre d’enfant. Cependant à cet instant le regard se fit trouble. D’une voix cassée elle reprit en serrant sa baguette contre elle : « Je dois partir avant qu’on frappe à ma porte et qu’on m’enferme. Pire, qu’on m’exécute. Le moldu qui a dit préférer mourir debout que vivre à genoux était un grand sage. Le moment sera bientôt venu. On va se retrouver dans la même galère, Will, pour le meilleur et pour le pire. »
Invité
Invité
avatar
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté Mar 26 Déc - 17:30
William écouta en silence, immobile, clignant seulement des yeux et absorbant chaque détail de ce que lui disait sa chère amie, surtout parce qu’il voulait bien comprendre sa situation et ses intentions, le poids d’une telle décision et d’une situation de ce genre. S’il y avait une décision que William n’avait jamais pris, c’était bien celle de devenir fugitif.  C’était au départ la décision de son père. Décision étant ici utilisé de façon large;  c’était ça ou pire. Un enfant au sang-mêlé n’était pas quelque chose de glorieux de nos jours. Puis après leur séparation, la vie de fugitif est venue naturellement. Son nom n’attirait pas l’appréciation des mangemorts après tout. Bon, après ça devait dépendre. Il avait peut-être un cousin quelque part qui sautait de joie chaque fois que les sangs-purs triomphaient – ou qui participait à ce triomphe.  Rien ne les retenait après la mort de sa mère. Encore moins après qu’il ait perdu son père. Pour lui la vie de fugitif se basait sur ça; n’avoir rien. Pas de famille, pas – ou peu – de possession. Pas de nom. Être rien. Lui ne possédait rien et le vivait bien. Il craignait que son amie n’ait un choc lorsqu’elle se retrouvera face à la vie « sauvage » et ce avec peu de ressources. Il la savait forte. Balkiss était une battante. Elle en serait capable. Et puis il ne la laisserait pas seule. Mais il tenait tant à elle qu’il craignait de la voir fuir tout ce qu’elle avait pour cette vie difficile. Ce n’était pas le genre de décision qui se faisait à la légère, et son amie semblait y avoir réfléchit longuement. Ce n’était pas non plus une décision sur laquelle elle pouvait revenir.  

William inspira profondément. Était-elle vraiment plus en danger en tant que fugitive ou là où elle était présentement? Il doutait que sa famille ne dise rien face aux convictions de son amie. Quelque chose risquerait d’arriver tôt ou tard. Mais d’être en fuite la protégerait-elle vraiment? Après tout, il ne voulait pas la pousser à prendre une décision qui l’enverrait droit au bûcher. Surtout qu’en ce cas-ci, c’était simplement de choisir sa façon de mourir, que ce soit en tant que fugitif ou en tant que membre de la société. Laquelle serait la plus douloureuse et laquelle serait la plus utile? Il baissa les yeux avant de reprendre la parole.  

« Je mentirai si je te disais que l’idée de te voir vivre cette vie ne me terrifie pas.  Je crains que cette vie ne te malmène. » Il eut un petit rire, qui n’avait rien de joyeux, puis releva la tête. « Tu es forte et déterminée. Mes craintes sont probablement irrationnelles. Alors fait ce que tu crois bon pour toi et ne laisse personne décider à ta place. Et le jour où tu fuiras – si c’est ce que tu décides –  je serais là. »

Cette fois, son sourire était un peu plus confiant. Bien sûr qu’elle survivrait à une vie de fuite. William ne voulait simplement pas la voir se jeter dans la gueule du loup comme ça et tout laisser derrière elle, même si cette vie qu’elle menait en ce moment était loin d’être idéale et encore moins bonne pour vivre encore des années durant.
Contenu sponsorisé
Re: You can be my guided light, keep me company in the night.
ce message a été posté
 :: Royaume-Uni :: Londres