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❝ Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI ❞
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Adada sur mon bidet
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Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Sam 28 Oct - 21:41
C'était un piège. C'était forcément un piège. La Kark se cachait derrière l'apparence d'un medicomage après une fausse mission sanglante, pour qu'elle se laisse approher et ensuite frapper à nouveau, vicieusement. C'était une salope notoire, pourquoi lui ferait-elle des cadeaux ? Non, Adara devait agir la premiere. La tuer. Un Avada dans la tronche, ca lui ferait les pieds. Elle sortirait enfin de sa tête, avec certitude. Libérée, délivrée de l'emprise de cette fille de goule. Elle ne manquerait à personne.

Et puis sa baguette lui echappa des mains. Merde ! Comment c'était possible ?!
" NOOOON ! " Il fallait qu'elle se défende, il fallait qu'elle se protège. Répétant "non" à l'envie, elle se recroquevilla autant qu'elle le pouvait. Avec un peu de chance, on l'oubliera, elle disparaitra, et elle s'en sortira... On pouvait rêver, la Kark ne lui fera pas de quartier.

Elle gémissait, pleurnichait, rien ne pouvait l'arrêter. Rien ? Si... Peut être... Cette voix n'était-elle pas familière ? Qui... Victoria ? Ah bah oui, Victoria... N'est-elle pas entrée dans cette foutue tour avec elle ? Si. C'est normal. Tout va bien. Enfin oui, non... Pas si... mais elle dit quoi, Victoria ? NON ! C'est encore un piège d'Elena ! Elle la manipule ! C'est FAUX ! Ne la regarde pas !
Adara fuyait le regard de Victoria tant qu'elle le pouvait, jusqu'à ce qu'un mot, l'erreur d'une lettre, la sorte de sa cage. Adam ? Y'a pas d'Adam ici... Elle releva vivement la tête pour suivre le regard de Victoria. A qui s'adressait-elle ? Adara braqua un regard aigu sur... Adem ?! Il était auprès d'elle, c'est vrai. Elle l'avait oublié... Mais il ne s'appelait pas Adam... Pourquoi... Et si... Se tromper de prénom, est-ce que ca pouvait s'inventer même pour la plus grande Legilimens du monde ? Non... Adara n'y croyait pas vraiment... Alors c'était vrai ? Elle avait vraiment tué Elena Kark ?
Plein d'espoir dans les yeux, elle fixait Adem, n'osant pas encore croire qu'elle était bien sortie de cette tour, de cet enfer, n'osant pas encore le toucher, mais toute frémissante, prête à s'effondrer de soulagement, de fatigue, de détresse, dans ses bras à la première confirmation que Victoria disait vrai.

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A une cicatrice qui lui zèbre la joue gauche du coin de la bouche à la tempe - se fait appeler Vali en mission - craint terriblement les bruits trop violents - Fangirl d'Adem - Elle croit dans les dieux nordiques -Propriété d'Alice
Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Dim 29 Oct - 8:48
Bon visiblement le vieux n’avait pas le droit aux visites … Et surtout les sorciers que j'avais en face ne savaient pas où il était. Ou ne voulaient pas me le dire. Le résultat était le même, je ne lui porterais pas des oranges aujourd'hui. Peut-être pas avant un bout de temps, mais je me promis d'aller lui causer les yeux dans les yeux, sans doute en cachant mon visage …

Mais les cris détournèrent mon attention, et sous mes yeux je pus admirer une magnifique scène de bataille entre deux hommes sans comprendre un traître mot, mon cerveau refusant de fonctionner comme je le voulais, j'étais bien trop saturée de douleurs, d'adrénaline et de tout un tas d'autres trucs. Je vus au loin Adara et un homme dont l'ignorais le mon. Tiens … Où était Batman ? Je crois que mon regard passa plusieurs fois sur lui, mais rien ne s’imprima sur ma rétine. J’espérais juste qu'il était vivant. Et la petite rousse aussi. Rose … Je regardais encore autour de moi, il y en avait pleins en duo ou en trio … Je me sentais seule … Fergus n'était pas là … Je vis Math s'en prendre à un phénix pour la mort de Durham. Hey tu te calme ! Nous on a rien fait ! Frapper le messager n'apportera rien ! Mais étrangement cela ne m'étonnait pas d'elle. Je quittais les deux sorciers et vis une des phénix sortir. Bonne idée !

Je la suivis aussitôt à l'air libre savourant le froid, ma jambe tanguant sous mon poids. Ils étaient deux mais tant pis. J'en avais assez d'être seule … Si aider quelqu'un pouvait faire du bine à mon cerveau autant le faire maintenant. Je m'avançais vers eux et m'assis près de l'homme sans rien dire, prête au cas où à me reculer pour éviter un coup. Mais vu mon état je n'y arriverais pas
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Entièrement dévoué à la Nouvelle Inquisition

Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Dim 29 Oct - 10:31
@Filet du Diable a écrit:

Ultima Cave


Planque de l’Ordre du phénix et de la Nouvelle Inquisition

Il a fallut subir la magie une fois de plus. Une dernière fois pour aujourd'hui j'espère.
Adara m'entraîne jusqu'au QG et, passé le léger malaise dû au transplanage, je referme solidement ma main sur son épaule tandis que son visage prend appui sur la mienne.
Là. Nous sommes vivants. Nous leur avons fait du mal, ils souffrent, eux aussi, enfin. Je pousse un long et pénible soupir alors que nos blessures semblent devenir réelles. Une grimace déforme mon visage et je laisse un médecin s'approcher d'Adara. Elle a besoin de soins en urgence ;

D'un coup d’œil je vérifie que Savannah soit bien là. Victoria est présente également. Un premier soulagement se fait sentir et je me laisse glisser contre le mur le plus proche. Épuisé. Je suis épuisé. Mais elles sont en vie et ...

" ME TOUCHE PAS ! T'ES AVEC EUX ! C'EST ELLE ! T'ES AVEC ELLE ! ELLE M'A FAIT CROIRE QUE JE L'AI CREVEE, MAIS C'EST FAUX ! KARK, SALE PUTE, TU M'AURAS PAS ! NON, NON, NON ! NON ! "

Je bondis par pur réflexe, à peine capable de tenir sur mes jambes à travers lesquelles se trouvent encore plantés plusieurs morceaux de verre. Près à en découdre, je réalise que la jeune femme est en plein délire. Le traumatisme de cette nuit, l'horrible combat avec Elena et cette p*tain de magie qui a du souiller son âme ; je rejoins Victoria. Je m'interpose en fait, de peur qu'Adara s'en prenne à elle.

Adam, tu étais là aussi, tu l’as vu. Dis-lui, dis-lui qu’elle l’a tuée !

Adam ?
Dans un haussement de sourcil sceptique, je fais signe à la sorcière de me laisser gérer et m’accroupis près de la botaniste.

" Hey... regarde-moi. Ça va aller, on s'en est sorti. "

Je lui laisse un instant pour assimiler cette vérité pathétique. On s'en est sorti, nous, mais combien sont tombés ? Combien de cauchemars doit-on encore traverser ?
Ma main atteint son bras en douceur et je finis par m'asseoir, me rapprochant un peu plus.

" Je suis désolé Adara, je n'ai pas su te protéger. Ni toi, ni personne. J'aurai voulu que tu ne subisses pas, ça. "

Dis-je sans savoir comment définir le bain de sang qu'elle a vécu. Mes doigts se referment légèrement sur les siens et, sans quitter son regard, j'essaye de l'apaiser - avec la maladresse qui est la mienne ;

" ...Et j'ai menti : la marque sur ton bras a fini par se montrer. "

J'attrape un morceau de bandage qu'un médecin attentif à la scène me tend pour recouvrir cet horrible signe de trahison. Voilà.

" Mais tu l'as fait. Tu as tué cette femme, Victoria a raison. Elena est morte, oublie la. C'est fini. "

Prenant soin de ne pas la brusquer, je la blottis dans mes bras en douceur le temps que son regard marqué par la peur retrouve sa vraie profondeur. Je m'en veux tellement d'avoir été si mauvais. D'avoir risqué nos vies par tant de stupidité, d'inutilité.

Doucement je fais signe au médecin de s'approcher, murmurant à la sorcière dans mes bras :

" Laisse-toi faire. Tes blessures sont sérieuses. Je reste à tes côtés. "

Toujours attentif à ses réactions, je choisi - difficilement - de faire confiance à celui qu tend sa baguette pour la soigner. Mon regard ne dévie qu'une seule fois, une fois suffisante pour renforcer mon sentiment d'impuissance : Savannah a l'air au plus mal.

Résumé :
 



L’ÉQUIPE DE FILET DU DIABLE

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Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Dim 29 Oct - 21:48
Le regard vissé à celui d'Adem, elle buvait ses paroles comme si elles avaient la possibilité de la sauver. Elle hésitait encore à se détendre, tendue comme un arc - certains diraient comme un string - et prête à s'enfuir. Elle avait tout de l'animal traqué, en réalité. Pourtant, elle voulait le croire. Et maintenant qu'il avait capté son regard, elle ne pouvait s'en détacher. Pas même pour guetter toute approbation auprès de Victoria.
Elle tressaillit lorsqu'il posa sa main sur son bras, mais ne se recula pas : ce contact alluma une nouvelle lumière, toute petite, mais clairement plus intéressante que la noirceur qui s'était emparé d'elle au moment où Elena Kark s'était introduite dans son esprit. C'était ténu, mais elle s'y raccrocha comme si sa vie en dépendait - ce qui était presque le cas. Et quand il lui prit la main, elle referma convulsivement ses doigts sur les siens. Elle ne prêtait pas totalement attention à ses paroles, à l'exception d'une seule chose : elle avait vraiment tué la Kark, apparemment... La pute n'avait pas manipulé ce souvenir là. Ni le reste... Ils avaient bien survécu...
Des larmes de fatigue et de soulagement jaillirent alors qu'elle se blottissait - ou était-ce lui qui la prenait dans ses bras ? - contre Adem. Toute sa tension disparu, la laissant épuisée. Aurait-elle du s'enfuir, là tout de suite, qu'elle en aurait été incapable, tant le contrecoup des derniers événements était immense.
Se sentant à nouveau en sécurité dans les bras d'Adem, elle était pratiquement aveugle et sourde à ce qui l'entourait.
Rassuré par la docilité de sa patiente et par le signe rassurant d'Adem, le medicomage s'approcha et s'affaira rapidement à soigner Adara. Les plaies occasionnées par le verre, les plus importantes se trouvant sur ses mains, lorsqu'elle avait tué Elena, mais aussi les morceaux qui ont volé lorsque les baies vitrées se sont reconstituées, la fracture de son bras...
" Elle se remettra de tout ca... Mais... Vu son charabia, elle a du subir une attaque de legilimens... Et Elena Kark n'est... n'était pas réputée pour sa tendresse... Pour ca... Je n'ai pas de traitement... Juste... Du temps... Avec un peu de chance... Désolé... " Il parlait surtout pour Adem, tant Adara semblait finalement absente. Et puis il s'en alla soigner d'autres blessés, suffisamment nombreux pour bien l'occuper.
La botaniste, de son côté, sombrait dans une torpeur agitée, quelque part entre l'éveil et le sommeil, n'osant pas vraiment se laisser aller à dormir tant elle craignait le retour de ses visions horribles. Et puis elle se sentait à peu près bien, dans les bras de son compagnon.

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Age : 23 ans
Sang : Moldu
Statut : C'est compliqué
Métier : Domestique (propriété des Kirke).
Epouvantard : Son petit-frère qui revient d'entre les morts, la jugeant.
Dialogue : #ffcc99 - Jaune

Espionne de la NI, devenue astucieuse par la force des choses - Développe une relation ambigüe avec sa maîtresse - Déteste les chiens - Se cache derrière une identité de servante gentille et servile - Adepte du déni et autres refoulements freudiens
Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Lun 30 Oct - 13:29
- […] mais si tu ne trouves personnes, je peux faire l’aller-retour pour toi.

Ça m'arrangerait beaucoup mais ne te presse pas, ce n'est pas comme si on venait de commettre l'un des plus gros attentats de la décennie… Et il y en aura d'autres. Elle hoche la tête, satisfaite de cette réponse. Pour ce qui est de l'alibi, cependant, elle décline par la gestuelle.

- À moins que tu m'aies vu me battre contre ces sauvages de la Nouvelle Inquisition cette nuit à Pré-au-lard, ça ira. Ou bien si tu m'as vu tomber des escaliers.

Elle rigole un peu. Oui, tous ces mensonges contiennent du comique mais ils doivent être convaincants : sa vie en dépend. Aveline est assez conne pour me croire donc pourquoi pas ? Toutefois… ça reste une sorcière fourbe, je dois me méfier... Puis, Balkiss tombe au creux des bras d'un inconnu. À-dire-vrai, elle veut autant faire sa connaissance que réveiller Mayssan demain : au moins peut-elle éviter de socialiser avec ce sorcier-là. Avant de tourner les talons, elle jette un dernier regard à cet homme à la jambe blessée pour finalement le dévisager. Elle entend une femme gueuler quelque part mais elle s'en fiche. Toutefois… une autre engueulade attire son attention. Sans parler du gueulard, elle aperçoit… Stan ? Stanley ? Sa mémoire ne lui dit rien de plus : Abbey a déjà mentionné cet individu, elle le sait. En bien ou en mal, elle a oublié mais étant donné qu'il veuille se battre avec le provocateur, elle en retire une bonne première impression.

- J’ESPÈRE QU’VOT’ DURHAM EST MORT, PIS S’IL REVIT, J’LE CRÈVE MOI-MÊME, T’M’ENTENDS ? J’LE TUE D’MES MAINS !

Attends, quoi ? Qu’est-ce qu’il raconte cet Américain ? Qui a donné le droit de parole à cet imbécile ? C’est lui qu’on devrait tuer ! Ah, je le savais, les Phénix sont vraiment de grossiers personnages – utiles, mais grossiers – et il montre bien son irrespect pour les hommes de foi… Ah je le déteste ! Pourtant, elle reste sur place à l'instar de certains de ses camarades qui sautent au lynchage. Elle s’est assez battue pour ce soir : déjà qu’elle n’a pas de blessures graves, elle préfèrerait garder ses côtes intactes. Elle reste en retrait jusqu’à que les choses reprennent un semblant de calme (un semblant, gardez cette nuance). Alice débarque à la vitesse d'une ombre dès que Shoshanna pointe le bout de son nez. La revoir me comble de joie.

- Abbey... Y'en a qui disent qu'il est... qu'il est... Enfin...

Alice répond tout de suite :

- Mais il n’en est rien. C’est Jésus, je crois, qui est revenu d’entre les morts. Ça peut bien arriver encore ? Et de toute façon ce n’est que des rumeurs ! Si ça se trouve, on le soigne ailleurs, c’est tout !

Elle dévisage l’Américain. Il semble perdu dans ses émotions, sa rage, sa folie… Cruelle, Alice enlève ses yeux bleus de sur son visage. Il ne peut comprendre ce qu’est la foi : il reste un raciste, comme les autres, trop occupé à s’attaquer à des moldus au lieu de se rendre utile ! Charley commence à devenir aigre avec toutes ces histoires et à chaque sous-entendu de la mort de Durham, ça empire. En fait, ça l’énerve si bien qu’elle oublie déjà qu’elle a sympathisé avec Balkiss et qu’Erika lui a probablement sauvé la vie une vingtaine de fois cette nuit. Que ferais Durham dans cette situation ? Il... Il prierait. Peut-être devrions-nous prier aussi ? C'est quoi les paroles de la prière déjà ?
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Sang : Sang-mêlé
Statut : Bolosse à vie de Scylla Lagides.
Métier : Fugitif & membre fondateur du S-squad l'unité de kamikazes à la recherche de sa soeur.
Baguette : 30 cm, souple, bois de cornouiller, ventricule de dragon
Epouvantard : Vivienne Mckay tuant sa soeur sous le regard approbateur de Scylla.
Dialogue : [color=#6666cc] [/color] 

Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Mer 1 Nov - 23:10
Sur ses mains, du sang.
Le sien.
Et pas que. Dans la pâle lueur de la planque, Nero les distingue mal, d’elles, il n’éprouve que leur douleur. Il a à peu près toutes les phalanges pétées.
À peu près.
Il s’en branle. Au moins il leur a maraver la gueule à ces vieux connards, à ces putains de mangemorts. À Wilfric Mulciber. Le vieux con qu’ils ont capturé avec Obbie et refilé à des copains, a dû être livré depuis longtemps au QG. Mais ça aussi, il s’en branle.

Tout lui paraît irréel sans doute parce qu’il a : « perdu beaucoup de sang. J’sais même pas comment tu fais pour être encore en vie mon gars. » Lui non-plus, franchement il ne sait pas. Enfin si, il sait : Obbie. Obbie qu’il a copieusement insulté, Obbie qui l’a trainé en dehors de cette putain de place. Obbie à qui il a hurlé de tout son souffle : « ON A ENCORE LE TEMPS PUTAIN ! ON PEUT ENCORE CHERCHER ! ELLE EST LÀ ! ELLE EST LÀ ! » Obbie qu’il n’écoutait pas, Obbie qu’il ne croyait pas quand il lui répétait inlassablement : « Elle est partie, gamin. Elle a été capturée. » Faux.

Nero sent qu’on lui ôte le bandana enroulé autour de sa plaie au cou. « Eurk… ce n’est pas joli, joli. Tu sais que t’as beaucoup de chance ? Genre… à quoi ? un centimètre ? T’étais foutu mon gars ! M’enfin, ça explique pourquoi t’es tout exsangue. Ils s’amusent à quoi les mangemorts, sérieux ? À faire du boudin ? Voulait faire du boudin de sang-mêlé ? » La blague fait un bide. C’est con, en d’autres circonstances, ça l’aurait fait rire une histoire de boudin de sang-mêlé. Pas là, pas maintenant. Il se sent juste atone, vidé de sa substance. Il refuse de croire l’inacceptable, alors qu’il sent la plaie sur son cou se refermer. « Allez maintenant tu me bois tout ça.  » ‘Tout ça’, ce sont les cinq fioles de régénérations sanguines qu’on vient de lui filer. « Et maintenant voyons voir la suite des dégâts. » Il montre ses mains, et les fractures sont résorbées en quelques coups de baguette. Magique. On lui fait retirer sa veste, il entend le son t-shirt se fendre. « Ouh ce n’est pas beau à voir. Mes avis que ce n’est pas de sitôt qu’une gonzesse va de nouveau se lover dans tes bras. C’est quoi tous ces morceaux de verres. Ils ont voulu te transformer en porc-épic ? » Nero ne réagit pas. Pas plus qu’il n’a réagi quand Sam a défoncé la gueule d’un grand con. Il ne réalise pas, refuse, sirote ses potions. « Non, mais je rigole. Fais pas cette tronche-là. Je vais te l’arranger ton torse. Regarde. » D’un coup de baguette, les bouts de verres se volatilisent ne laissant qu’une multitude de plaies. « On va te foutre du dictame ci et là, et tu ne seras presque pas cabossé. Et puis t’es Nero Callaghan, bien sûr que tu vas continuer à pécho. » Gros clin d’œil complice. « La boite à fun, et tout et tout, Lizzie elle m’en a… »

«  Ta gueule. Juste ferme ta putain de gueule.   » Sa voix est râpeuse abimée par ce prénom qu’il n’a que trop hurlé. Il se lève, il réalise. Ses yeux s’écarquillent, et la fièvre remonte en lui en même temps que le sang coule de nouveau dans ses veines. Ses doigts se crispent sur sa baguette magique : il va y retourner, il va leur cramer la gueule, raser Avalon, retrouver Lizzie dans ses cendres. Leur faire éprouver ce que fureur signifie. Il passe à côté de sa mère en pleine conversation avec Joaquim sans vraiment la voir. Il sort. Il s’en branle du froid. Il s’en branle d’être encore torse nue. Il se branle de la pauvre fille à bouche de suceuse qui se trouve à côté de Lyne et Sam.  Non tout ce qui compte c’est Lizzie. «  On retourne à Avalon. Ils ne s’attendront pas à une nouvelle attaque, on va cramer cette putain de ville. Lizzie doit toujours être sur place. ON LEUR CRAME LEURS PUTAINS DE VILLE, ET ON RETROUVE LIZZIE ET ON…  fait rien du tout, gros débiles.  »  Damned. Scarlett venait de sortir à son tour, et sa mère dardait sur lui un regard glaçant. Furibonde, elle franchit à la hâte l’espace les séparant pour lui administrer une pichenette entre les deux yeux qui lui fit voir quelques étoiles. «  Tu fermes ta gueule, Nero et tu te calmes.  »  Elle plaça son index devant sa bouche avant même qu’il ne puisse prendre la parole. «  Tutututu ! Je n’ai pas terminé. Tu ne crois pas qu’on n’ait assez à gérer comme ça ? Sans qu’en plus vous veniez en rajouter une couche ? Lizzie a été capturée, Jane a disparu et…
- PUTAIN ! C’est bien pour ça qu’on doit retourner leur cramer la gueule à CES PUTAINS DE BÂTARDS ! » Déjà Nero agitait furieusement sa baguette qui crachait des étincelles.
«  Expelliarmus  » la baguette du Callaghan atterrit illico entre les mains habiles de sa génitrice. «  Je dois enchainer avec un bloclang ou est-ce que tu peux enfin être capable de te comporter comme l’adulte que tu es sensé être, et écouter ?   » Son ton est dur, il n’y a ni le miel, ni le sarcasme habituel. Scarlett ne lui parle jamais comme ça. Jamais. «  Tu ne vas rien faire du tout, Nero, pas plus que Sam et Lyne. Parce que Nero, jusqu’ici tout ce que tu as réussi à nous prouver à tous, c’était que tu n’étais qu’un irresponsable seulement capable d’aggraver une situation. Le mieux que tu feras ce soir si tu pars, c’est de crever la gueule ouverte en entrainant deux camarades avec toi. Je ne me suis pas fait chier à te donner la vie, il y a vingt-trois ans jour pour jour pour que tu te laisses crever bêtement la gueule ouverte. Alors vous trois, vous allez aller vous faire ce qu’on vous dit, vous faire soigner, et attendre les consignes. Les mangemorts même si c’est le bordel, ils ont oublié d’être cons. Ils savent qui elle est, et savent quel poids peut avoir un otage. Alors vous pouvez être sûr qu’ils vont la maintenir en vie, ce qui nous laisse du temps pour la retrouver, la sauver. Mais notre Lizzie on ne la récupérera certainement pas en allant se faire exploser la gueule, comme des gros débiles, capisce ? » Non, il ne comprend pas. La colère plus dévastatrice que jamais lui font lancer des regards meurtriers à sa mère, et cracher comme un venin, ces mots : « T’es qu’une PUTAIN de LÂCHE QUI PENSE QU’À SA PUTAIN DE GUEULE.  » Elle ne cille même pas, pourtant Nero voit dans ses yeux qu’il l’a blessée. Il s’en branle, il n’aspire qu’au ravage. «  C’est vrai, c’est moi l’égoïste. Moi, qui ne pense qu’à ma putain de gueule, hein ? Et pourtant qui revient à moitié mort ? Qui a attaqué un des nôtres pour les beaux yeux d’une putain de… 
- TA GUEULE ! JE…  » Le bloclang est parti, presque tout seul comme un automatisme. «  Si vous le permettez, je vous enlève un instant mon débile de fils. Je crois qu’il a bien besoin de passer un peu de temps avec sa maman. » Scarlett empoigne sa nuque, et le contraint à transplaner. Ils atterrissent dans l’une des chambres vides de la planque, où elle libère du maléfice.

La suite de l'échange, si vous aimez le drama.:
 

Résumé : :
 

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I was caught in the middle of a railroad track - I looked round and I knew there was no turning back - My mind raced, and I thought what could I do - And I knew there was no help, no help from you - Sound of the drums, beating in my heart - The thunder of guns, tore me apart - You've been, thunderstruck. ©️ AC/DC
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Double compte : Salomé Yaxley • Maddox Macnair

Age : 31 ans.
Sang : Né-moldu
Statut : En amour par-dessus la tête avec Lizzie O'Meara.
Métier : Terroriste convaincu, membre du Suicide Squad.
Baguette : Matraque de 37.6 centimètres, chêne blanc et ventricule de coeur de dragon.
Epouvantard : Jésus.
Dialogue : darkorange
all hell breaks loose
Américain bruyant • Option baguette explosive • Phénix enthousiaste • Peu engageant envers les moldus • Coeur de guimauve • Balafre qui lui zèbre la gueule du sourcil droit au coin gauche de la bouche • Lycanthrope depuis le 24 décembre 2046
Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Ven 3 Nov - 7:39
Le vieux est silencieux. Il surveille, tout simplement, et d’une main paternelle, caresse ses mèches blondes emmêlées, tachées de sang. Il a mal au visage, mal aux côtes, mal à des endroits où il était persuadé ne pas avoir de blessure, avant. Avant, avant, avant quoi ? Avant de foncer sur Stanley. Avant de lui écraser ses poings dans le ventre, dans la gueule, avant de lui hurler toute la bile qui mijotait en lui, avant de déverser sa rage comme un volcan. Ses joues lacérées par les ongles, marquées de longs droits rouges et furieux, tout son corps fourbu de cette bataille qu’il a ignoré, les oreilles cilant de ces cris qu’il n’a pas entendu.

Il voit Paul saluer quelqu’un - Jones relève vaguement la tête. Lyne. Petite Lyne qui l’a impressionnée en territoire londonien. Lyne qu’il aimerait bien plus encore, s’il n’y avait pas Lizzie, une petite voix le lui dit. Quelque chose avec les brunes un poil maigrichonnes, certainement. Elle a l’air aussi triste que lui, tout son visage ravagé de tristesse et de sang, mais sa main sur son genou est ferme. Fraternelle. Il pense qu’il préfère l’avoir elle, comme soeur, plutôt que celles moldues dont il ignore désormais tout. « Garde tes forces pour elle. » Il se traîne jusqu’à poser la tête sur les genoux de Lyne, pratiquement le nez contre son ventre. Ses bras entourent sa taille maigre et il ferme les yeux, afin d’inspirer toute son odeur. Mélange de sang, de sueur et de terre, un peu la même chose que Lizzie. La pensée fugace le blesse aussi sûrement qu’un poignard planté dans son coeur et c’est plus étroitement qu’il se serre contre la brune. Quelques gouttes de sang viennent parfois s’écraser sur ses joues, gouttant depuis le nez de sa consoeur Phénix, mais il n’y accorde aucune attention. Il essaie seulement de se calmer. De se raccrocher à ses mots.

Il voulait fêter avec Lizzie, ce soir. Rire, et boire, et lui faire l’amour qu’importe leurs blessures, leurs courbatures et leur taux d’alcoolémie. Qu’importe les recommandations des guérisseurs et les regards sévères de Jane et de Scarlett, puisque bénis par la moustache goguenarde d’Obbie et les sous-entendus vaseux de Nero.
Il voulait qu’ils fassent le décompte des Mangemorts mis à mal et les plans de leurs futures attaques, entre deux cigarettes volées. Qu’ils insultent Voldemort, et Mervyn Kark, et tous les autres imbéciles que la Terre ait portée.
Il y aurait eu ce même parfum, associé à la victoire.

Quelqu’un d’autre les rejoint. Une brune. Moldue. Jane. Jolene. Joconde. Jabberwocky. Il ne sait plus. Son regard bleu la dévisage avec hargne. Il ne se souvient plus si elle est une Phénix, ou une Inquisitrice. Il se souvient uniquement que c’est une moldue et qu’elle est dangereuse, comme tous et chacun de son espèce (et Tadhg ? et Jax ?). Prête à retourner sa veste et à le tuer.
Puis, il y a Nero.
Nero que Jones regarde sans comprendre, abrité dans le giron de Lyne comme un chiot épuisé. Whisper. Il n’a pas pensé à Whisper, qui cherchera Lizzie sans fin. Nero dont les mots se font peu à peu plus que séduisants, pour cet esprit casse-cou, enflammé, enragé, qui couve encore : « [...] PUTAINS DE VILLE, ET ON RETROUVE LIZZIE ET ON…   fait rien du tout, gros débiles. » S’il avait relevé la tête un peu, en réponse intéressée à la tirade enlevante de son beau-frère, l’Américain la rabaisse aussitôt, s’écrasant devant Scarlett. Elle a raison, sans aucun doute, et son monologue aussi simple que clair et vulgaire a vite fait de le faire rester là. Elle a raison. Ça le fait chier. Tellement chier. Parce qu’il a seulement envie de courir à la rescousse de Lizzie, de tout faire brûler, mais s’il fait ça… merde, elle a raison. Alors il referme les yeux, et contre les vêtements sales de Lyne, quelques larmes s’ajoutent au sang.

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Fille d'Eireann Callaghan, célèbre fugitive décédée – L'espagnol est sa langue maternelle mais elle parle anglais avec un accent mi-irlandais, mi-britannique – A une cicatrice derrière l'oreille droite – Elle a horreur de la bièraubeurre – Partage sa vie avec Maca, une chouette hulotte achetée lors de son arrivée en Avalon
Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Ven 3 Nov - 22:55
Alors que ça criait dans tous les sens, avec des accents divers et variés, que les coups recommençaient pleuvoir, Kiara regardait le sol, les larmes coulant toujours sur ses joues.

La vision de Jane embarquée par cette garce tournait en boucle dans sa tête. Travis l’avait attrapée, mise sur son épaule et avait détalé sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. Il lui restait juste la vision de Lizzie embarquée sous les ordres de cette mégère et ses mots… « NON ! STOP ! CA VA ALLER ! DIS-LEUR QUE CA IRA ! VENEZ PAS ! ME CHERCHEZ PAS ! » Les mots de sa cousine résonnaient encore et encore dans son crâne.

Les voix de Sam, Obbie, Nero, Lyne, Scarlett… n’étaient que des murmures face à ce qui repassait en boucle dans son crâne. Les cris qui emplissaient les lieux n’étaient rien face à la douleur qui étreignait son âme. Les coups qui pleuvaient n’avaient pas la force des battements anarchiques de son cœur. Kiara avait vu. Elle avait tout vu. Et elle n’avait pu rien faire. Elle se serait jetée dans le tas si elle avait pu, si Lizzie n’avait pas crié, si Travis ne l’avait pas emportée. Elle se serait jetée sur cette femme et elle aurait déchiré sa peau de ses ongles noirs de crasse. Elle aurait arraché son sourire carnassier de ses dents s’il l’avait fallu. Elle aurait enfoncé sa baguette devenue inutile dans ses yeux pour en voir le sang couler et sa vision s’en échapper. Elle aurait mis la main dans sa poitrine pour éclater d’une pression, une seule, son cœur de glace. Mais elle n’avait rien fait.

Pas encore.

La Péruvienne n’avait que des blessures superficielles, des coups, des douleurs dues aux chutes… Rien qu’elle ne connaissait pas déjà. Elle avait eu de la chance dans son malheur. Sortant de sa torpeur, elle leva les yeux vers la scène qui se déroulait. C’était n’importe quoi. Taper sur ses alliés ne ferait pas revenir Lizzie. Ou tante Jane. Parce qu’elle n’était toujours pas là, elle non plus. Et personne ne semblait savoir où elle était… Enlevée, elle aussi ? Sûrement, comme Lizzie, par cette folle. Se rejeter la faute était inutile. Même si… Les moldus étaient-ils réellement responsables de ce fiasco ? Kiara préférait ne pas y songer tout de suite, parce qu’il y avait plus urgent. Beaucoup plus urgent.

« Elle a dit… de ne pas… ELLE A DIT DE NE PAS LA CHERCHER ! » Kiara éleva la voix pour capter l’attention de Sam, Nero, Lyne. Tous. « J’étais là ! Elle a dit de ne pas la chercher. ET C’EST CETTE PUTE DE MCKAY ! ON SAIT FORCEMENT OU ELLE HABITE. Alors vous vous faites soigner fissa et on bouge ! » Pute de McKay. Elle avait entendu Lizzie cracher ça plus d’une fois. Alors Kiara reprenait le flambeau. Qu’ils se bougent le derrière et qu’ils l’accompagnent. « Vous irez nulle part les mioches. Vous allez rester ici et on va attendre. - Mais on sait que c’est elle ! - C’est pas une raison. J’aime foncer ma p’tite mais là c’… - MAIS ON PEUT PAS LA LAISSER ! SAM ! NERO ! DITES-LUI ! » Obbie attrapa Kiara par l’épaule avec poigne alors que Nero n’était déjà plus là et que Sam venait lui aussi de se faire réprimander. « Pas maintenant Kiara. Mais on ne la laissera pas. » La force d’Obbie la surprit tant qu’elle eut du mal à déglutir et stoppa toute lutte.

Au fond, Kiara savait qu’elle ne laisserait pas sa cousine. Les bras ballants, agités au rythme des sanglots de Sam contre Lyne, Kiara se jurait de sortir vite d'ici pour agir.


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Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Dim 5 Nov - 12:42
« La fin »
PNJ

QG des Phénix, quelque part au Royaume-Uni, 04h42



Le souffle court, la respiration hachée et le sang qui afflue jusqu'à toutes ses extrémités, jusqu'à son crâne nu. Jane Callaghan. Ou plutôt, ce qu'il reste d'une figure humaine. Elle atterrit au milieu du QG, à moitié accroupie, un poing sur le sol pour se retenir de tomber. De ses cheveux bruns, il ne reste qu'un collier ridicule derrière ses oreilles. Elle empeste le brûlé, la cendre de la Tour des Médias qu'elle a quitté in extremis. Pourtant, personne ne se moque. La Leader des Phénix n'inspire pas à rire, parmi tous les gémissements, quelques cris de douleur et murmures qui se tarissent à son arrivée. Bruce Blackburn est avec elle. Mais pas que. Sont apparus également deux Inquisiteurs : Thomas Wilde et Durham, aux yeux vides, toujours ficelé à son dos. Ils étaient de ceux qui manquaient à l'appel et sur qui les plus folles rumeurs couraient.

Pas besoin de concertation ni d'appel. Obbie est déjà près de sa Leader, Scarlett sur ses talons. Les médicomages accourent vers le groupe, emportent Oliver puisque Jane dédaigne tout soin d'un geste de la main. « Qui a-ton perdu ? » est sa première question, tandis qu'ils s'écartent du gros de la foule. « Tu devrais te requinquer un peu, d'abord. » tente le Kantaro, imbécile. Un regard glacial, contrastant avec le rouge des cloques, lui répond. « Qui ? » Obbie déglutit avec peine. Scarlett vient à sa rescousse. « Ils ont Lizzie. » Les yeux de la Callaghan s'écarquillent. Elle cille. Mais ne ploie pas. « Kark ? » Scarlett secoue la tête. « Mort. Plutôt la mal-baisée de McKay, il paraît. » Quatre paires de mâchoires crispées. Alors qu'ils devraient se réjouir car enfin, Kark est mort, une ombre plane. « Mais on a Wilfric Mulciber. » Jane acquiesce. L'un d'entre eux pour l'une des leurs. La seconde lui apparaissant bien plus précieuse que le vieux mage. « Renforcez toutes les protections autour du QG. Établissez la liste de ceux manquant à l'appel. Assurez-vous que tous les blessés soient pris en charge, quel que soit leur sang ou leur état. Aucune rixe ne sera tolérée. Plus personne n'entre ni ne sort. » Bruce hausse un sourcil broussailleux. « On a peut-être encore des blessés là-bas. » Une nouvelle oeillade implacable s'abat sur le le trio de ses sergents. « On n'y retourne pas. » Ils ne pouvaient pas. Chacun connaissait les risques et les a pris en connaissance de cause. Aussi cruelle que put paraître sa décision, elle était aussi la plus sage. Ils le savaient. « Je ne veux personne près de la pièce où Durham est soigné. » Cette fois, ils sont surpris. « Soigné ? Il bouffe pas les pissenlits par la racine, le bigot ? » « Pas encore, malheureusement. » grommèle le Blackburn. « Peu importe. Personne. Veillez aussi à ce qu'aucun des nôtres ne se faufile à travers les barrières. » Ni n'entre, ni ne sort. Pas de kamikazes, pas de héros. Pour ce soir, le combat est terminé. Cependant, on peut voir que malgré la clarté de ses ordres, les traits de Jane sont en train de se fissurer. D'une mère à une autre, Scarlett et elle échangent un regard qui en dit long. « Rassemblement des seconds dans une heure. La nuit va être longue. » « Jane ... » Elle tonna plus qu'elle n'interrompt : « On ne se repose pas sur cette victoire. Ce n'est que le début. »

Enfin, elle se laisse entraîner. Ses jambes flageolent, la portent difficilement. Plie mais jamais ne ploie. Réchappée une énième fois de la mort, la leader de l'Ordre du Phénix se tient aussi droite et digne que son boitillement le lui permet. Ils ont gagné. Mais à quel prix ?

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Re: Ϟ ULTIMA CAVE Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES PHENIX ET NI
ce message a été posté Dim 5 Nov - 12:45


Ministère de la Magie, Avalon, 31 octobre 2047, 20h15.

« Mervyn et Elena Kark ont été assassinés. »  Les mots terribles avaient enfin été lâchés. La confirmation comme un couperet douchait les espoirs timides que certains osaient encore avoir. Ce ne fut qu'en prononçant ces mots, que Calliope réalisa : son père était mort. Il y avait dans ces mots arrachés à sa gorge serrée plus de poids que la vision de ce cadavre inexpressif. Que cet état de fait s'impose à elle pour la seconde fois n'atténuait ni sa peine, ni ne rendait plus facile l'après. Mais la Kark n'était plus une jeune fille, n'avait plus le luxe de s'abandonner aux griefs et au chagrin, il fallait agir, perpétrer, punir. Il n'y avait eu pour la Calliope, comme Arutha ni répit, ni repos aujourd'hui. Le frère et la soeur avaient agi à l'unisson organisant secours, enquêtes, et campagne d'informations par hiboux. Ce soir dans le hall du ministère bondé, alors qu'un dispositif radiomagique bricolé à la va-vite retranscrivait leurs paroles, ils s'adressaient aux leurs : les mangemorts. Ensemble, ils avaient rappelé les heurts matériels, dénombré les pertes humaines, la capture catastrophique de Wilfric Mulciber, chef du département de la justice magique, et puis dans une gradation subtile de l'horreur, Calliope avait confirmé le pire. Il n'y avait plus de ministre, plus de directrice de Poudlard.
« Ces actes barbares perpétrées par les groupuscules terroristes de l'Ordre du Phénix et de la Nouvelle Inquisition ne resteront pas impunis, pas plus que nous les laisserons nous paralyser.   » Ce fut au tour d'Arutha de s'exprimer, l'aîné nerveux de la fratrie Kark semblait vibrer, agité par une fièvre assassine qui luisait dans son regard fatigué. « Nous ne céderons ni aux menaces, ni à la peur. Nous ne laisserons pas les traîtres nous désorganiser.  Pas plus que nous les laisserons nous diviser. » À ses mots, il empoigna la main de sa sœur et rivale. Calliope sentit ses os protester alors que son grand-frère lui broyait littéralement la main.  « Par conséquence, dans l'attente de la sélection d'un nouveau ministre de la magie, la gouvernance du pays sera assurée par un conseil ministériel composé de chaque chef de département. » Il n'y aurait pas d'élection demain, pas plus qu'il n'y avait eu de coup d'Etat aujourd'hui. Il avait fallu employer toute la diplomatie du monde pour faire entendre cet argument à un Arutha qui déjà se voyait déjà hériter du trône de son père. Mais l'héritier s'était heurté à une douloureuse désillusion à la lecture du testament de son père, aggravée par la défiance à son égard des mangemorts les plus illustres. Calliope nomma un par un chaque chef de département, présentant par la même au public le directeur suppléant du département de la justice Magique : Harmakhis Lagides. Ce dernier portait encore sur son corps et son visage les stigmates de la bataille, c'était pourtant d'une voix ferme et déterminée qu'il s'était exprimé au pupitre pour exposer les différentes actions punitives qui seraient mises en place par son département. S'en était suivi un bref discours du directeur du département des mystères revenant succinctement sur la disparition de la magie et sur l'état des recherches amorcées par sa section.

« Parce que la bataille contre le terrorisme, est une lutte qui ne peut plus se cantonner aux simples rouages de la politique, que c'est un combat déjà trop ancré dans nos quotidiens, nous Arutha et Calliope Kark, héritiers de la vision de notre père, annonçons que sous notre co-gouvernance le cercle des mangemorts a été reformé afin de lutter contre la menace terroriste. » Le secret concernant la refondation de la milice du seigneur des ténèbres venait d'être levé. Les mangemorts ne se terreraient plus, ils devenaient officiellement le bras armé du Ministère, le bouclier protecteur de la hiérarchie du sang.


Vivecime, forêt de Sherwood, Nottinghamshire, 2 novembre 2047, 18h33.

Jane respira l'air saturé d'humus qui l'entourait. Lentement mais sûrement, les effluves forestiers lavaient les relents métalliques du sang, l'odeur âcre de la poussière. Petit à petit, la Callaghan oubliait la Tour des Médias, son dernier combat, au profit du suivant. Un combat de mots pour faire oublier les maux. Elle s'avança sur l'estrade de fortune montée à la hâte pour son intervention, face à la petite foule qui s'était réunie. Ils attendaient tous. Depuis plus de deux jours, ils étaient dans une expectative oppressante, la tête criblée de questions auxquelles elle devait apporter des réponses. « Mes amis, je vous prie de m'excuser pour cette attente qui, je le sais, a été aussi longue que douloureuse. J'ai pris le parti de ne venir vers vous que lorsque j'aurais tous les éléments en main. »  Elle inspira, ses mèches balayées par le vent automnal. On l'avait convaincu que son crâne lisse n'était pas la meilleure image qu'elle pouvait offrir à ses amis de l'Ordre. Qu'il n'inspirerait pas davantage les Inquisiteurs. Un petit sortilège avait ramené ses cheveux à une taille et une forme acceptables. « Ce que je peux donc vous confirmer aujourd'hui, c'est que nous avons remporté la bataille de la Tour des Médias. Nous avons mis le fief de la propagande, de même que MagiCorp, hors service. » Nulle clameur, ou du moins fut-elle ténue. Ce n'était pas ça qui les inquiétait. Enfin si, bien sûr, savoir qu'ils avaient mené à bien la mission confiée était, en un sens, source de joie ... Mais il y avait autre chose. Bien d'autres choses qu'ils voulaient savoir. « Néanmoins, cette victoire a eu un coût. De nombreuses pertes parmi nos amis et alliés sont à déplorer. Oliver Durham se trouve actuellement dans un état catatonique qu'aucun de nos soins n'est encore parvenu à inverser, malgré nos efforts conjugués. Enfin, nous comptons également la capture de Lizzie par les Mangemorts. » Elle ne cilla pas. Pourtant, chacun savait que cette dernière nouvelle la touchait de plus près que quiconque. Sauf qu'aujourd'hui, Jane n'était pas la mère de Lizzie O'Meara. Elle était leur chef. « Naturellement, certaines de ces terribles conséquences ne sont pas à imputer aux seuls risques d'une bataille ... La coupure de magie intervenue durant la mission a été un incident plus que regrettable qu'il nous faut nommer. » Murmures et silences. Par cette phrase, la Callaghan venait d'officialiser l'action non concertée de la Nouvelle Inquisition. De les accuser. Son regard se fit plus dur. « Aujourd'hui plus que jamais, mes amis, il nous faut nous soutenir et nous entraider car nous ne sommes qu'à l'aube de la guerre. Rien ne doit être considéré comme acquis. La mort de Mervyn Kark ne doit pas nous faire espérer que ses partisans se rendront. C'est pourquoi, afin de préserver notre cohésion et en l'absence de Monsieur Durham, j'invite chaque membre de la Nouvelle Inquisition à préserver ses liens avec les Phénix. Car je suis certaine que chacun ici-présent ne souhaite qu'une chose : libérer le monde du joug Mangemort. Eradiquer toute trace d'oppression. Notre but commun, n'est-ce pas ? » Ses prunelles tombèrent sur celles, incandescentes, de l'héritière Windsor. Née dans les lumières d'une cour désormais meurtrie, Charlotte avait su lire entre les lignes. Et elle était furieuse. Pourtant, autour d'elle, ce furent des assentiments qui retentirent. Elle faillit intervenir, mais son oncle l'en dissuada. Elle lorgna sur sa gauche. L'imposante silhouette d'Obbie Kantaro se tenait tout près. Certainement pas par hasard. Oh non, certainement pas. « Pansez vos plaies mais une fois que vous les aurez pleurés, n'ayez pas pitié des morts, mes amis. Ayez plutôt pitié des vivants. » Jane adressa à l'assemblée un léger sourire rassurant. « Et soyez tous les bienvenus à Vivecime, notre ville et refuge. »

Tandis qu'elle quittait l'estrade, Charlotte n'y tint plus. Elle cracha à Harry : « J'ai bien entendu ce que je crois avoir entendu ? » L'homme, les traits crispés mais se faisant un devoir de ne rien laisser paraître, acquiesça. « Je le crains. Désormais, la Nouvelle Inquisition est sous la tutelle des Phénix. » La Reine bouillonnait. Elle s'apprêtait à répliquer quand un homme au fort accent colombien, tout en dents blanches et sourire carnassier, s'arrêta le temps de dire : « La trahison a un prix, mes amis. Et il est temps que les gringos payent l'addition ! » Joaquim s'éloigna, laissant la famille royale à sa peine. La nouvelle ne tarderait pas à se répandre. Et les Inquisiteurs devraient faire avec, s'ils voulaient espérer retrouver leur leader ou encore, leur liberté. La guerre avait ceci de terrible qu'à chaque cavalier avancé sur l'échiquier, un pion devait être sacrifié. Parfois, il s'agissait du Fou lui-même. Echec à la Reine.


Dans tous les foyers du Royaume-Uni, 2 janvier 2047, 20h.

La journée était sacrément longue, il faut dire que depuis deux mois ce n’était pas le travail qui manquait au ministère. Reconstruire, organiser, faire face, c’était la maxime tacite de tous ces fonctionnaires dévoués. Dévoués à défaut d’avoir d’autres choix, se plaindre s’était s’opposer, s’opposer être suspect. Et si Simon avait bien compris une chose, c’était qu’être suspect équivalait à un aller simple pour Azkaban. Alors, même à 20h passées, il continuait de griffonner son obscur parchemin quand il y eut un grésillement familier, puis : « Bonjour vous.  » La voix suave échappée du néant avait retenti dans tout son minuscule bureau. « Que ?  » Ses yeux se posèrent sur l’amas de parchemin sous lequel se trouvait enfoui sa vieille radio. Des mois qu’il n’y prêtait plus attention, des mois que le Ministère ne permettait plus qu’on s’adonne à une petite pause radio. Alors qu’il excavait l’appareil pour tenter de l’éteindre, la voix reprit de plus belle. « N’essayez pas de régler votre poste radio, ou bien de l’éteindre, ceci est un message de la Radio Insoumise Phénix, la seule voix encore libre dans ce monde, il ne peut être interrompu.  Alors, préparez-vous une bonne tasse de thé, posez-vous dans votre fauteuil, et laissez-vous guider par le son de ma douce voix. » Abasourdi Simon tapotait sa baguette sur son poste dans l’espoir de faire taire la voix séditieuse. Quelques vivats dans les couloirs lui apprirent, qu’il n’était pas la seule victime, mais alors qu’ils échangent tous des regards inquiets la voix continue de résonner et raisonner plus fort encore. La phénix avait commencé par se présenter rappelant à tout un chacun ses multiples facettes de sang-mêlée, historienne de génie, et de dépuceleuse des sang-purs. À l’écouter même le Poudlard lui était passé dessus. C’était suivi une litanie de noms connus, de pontes du monde des sorciers qui avait commencé sans trop que Simon sache comment, ni pourquoi jusqu’à ce que la traitresse s’explique. « Si je vous raconte tout ça, c’est avant tout pour vous rassurer. Aucun des messieurs cités, ni aucune de leurs épouses, ou de leur engeance n’ont attrapé la morbinite. Vous savez pourquoi ? Parce que cette maladie n’existe pas. C’est une pure invention du ministère afin de vous empêcher de créer des sang-mêlés. Et c’est là qu’arrive le pourquoi ? Pourquoi détester les sang-mêlés depuis presque cinquante ans, alors qu’en deux millénaires de magie ces derniers avaient toujours été acceptés ? Pourquoi, en 1999, sommes-nous passés d’une haine du sang-de-bourbe qu’on accusait de voler la magie, à un désir d’exterminer les sang-mêlés ? La réponse, chers auditeurs, se trouvent dans les origines de Tom Elvis Jedusor, le fils d’une sang-pure Gaunt et d’un simple moldu, plus connu sous le nom de : Lord Voldemort. Oui, vous avez bien compris votre cher maître était un sang-mêlé. »  Estomaqué, Simon se sentit s’effondrer sur son fauteuil. Il sentit toute couleur quitter son visage alors qu’il entendant la Fuller raconter toute la vie de Voldemort, s’appuyant sur des sources qu’elle citait sans arrêt. Etait-ce vrai ? Lui avait-on vraiment menti toute sa vie ? La phénix évoquait maintenant la prophétie qui avait lié le Lord à l’horrible Potter et Simon se sentit étouffer lorsqu’il l’entendit souffler de sa voix suave. « La vérité c’est que Lord Voldemort considérait les sang-mêlés plus forts, plus dangereux, ainsi il a ordonné leur extermination. Pas pour protéger la pureté de vos sangs ou de votre magie, non. Par crainte d’être surpassé.   » Scarlett Fuller venait de démonter la hiérarchie du sang et Simon sentit toute sa raison vaciller alors qu’un doute horrible et insidieux venait de germer dans son esprit. Mais la phénix ne leur laissait pas le temps digérer et continuait de plus belle à disserter. « Voici la fin de notre première partie, je vais désormais accueillir mon amie Samantha Faimynist, qui va vous expliquer comment cinquante ans de patriarcat forcé a réussi faire croire aux sorcières qu’elles n’étaient bonnes qu’à enfanter. Ensemble nous verrons que cette place de la femme n’est dans le monde des sorciers qu’une construction de la doctrine mangemort, en nous appuyant sur des exemples historiques. Samantha pourra aussi vous donner quelques astuces pour vous libérer du joug masculin, et instaurer l’égalité dans votre quotidien. »



Extrait de l'émission:
 

Lieu inconnu, quelque part au fin fond de l'Ecosse

Deux mois plus tôt, novembre 2046.

Ils fixaient l'écran noir. Un beau poste de télévision, écran plasma, à la vite pétée. Mais c'était pas bien grave, parce que de toute façon, il avait jamais fonctionné, ce crevard. « On l'a pas déjà vu, cet épisode ? » Johnny balança à son compère une oeillade noire. « Si t'es pas content, t'as qu'à changer de chaîne, bolosse ! » Donnie se gratta le cuir de la veste en reniflant goulûment. « Vas-y, calme-toi, frère ! J'demandais juste ! » Johnny grogna. A chaque fois, Donnie demandait juste. Putain, ce qu'il le faisait chier !

Pour comprendre cette scène étrange, il fallait revenir seize ans en arrière. Johnny et Donnie étaient des copains keupons qui s'étaient connus à Picadilly où ils faisaient tous les deux la manche avec leurs chiens. Au début, ils s'étaient frités pour une sombre histoire de côté-de-la-chaussée-j'étais-là-le-premier-bâtard-de-tes-morts et puis, chemin faisant et bière s'échangeant, ils avaient fini par devenir les meilleurs potes du monde. Contrairement à l'essentiel de la populace moldue, ces deux-là n'avaient pas trop trop paniqué lorsque l'électricité avait brusquement disparu de Londres. Avec tout un groupe de keupons comme eux, ils n'avaient pas attendu que la marmaille magique débarque dans la capitale pour filer sans demander leur reste. Instinct de survie bien développé dans la rue, ils avaient senti le vent tourner et ses relents de moisi les avaient conduit vers les landes plus accueillantes de la campagne. Et, un à un, ils avaient regardé leurs frères punks crever d'un étrange mal qui les faisait se vider par tous les trous. Eux aussi avaient failli y passer, quand un groupe de types bizarres avec un bout de bois au bout du poing s'était mis à leur courir après. Les deux moldus n'avaient dû leur salut qu'à la découverte aussi bienheureuse que fortuite d'un bunker bien caché en plein milieu d'une forêt. A dire vrai, Johnny - ou était-ce Donnie ? - s'était pris le pied dans la poignet de la trappe. Donnie - ou bien Johnny - avait saisi son poto par les épaules et l'avait traîné dans les entrailles de la terre. Inoccupés, les lieux étaient remplis de quoi survivre en totale autarcie pendant au moins une décennie. Ou deux. Il y avait même un stock de rasoirs pour entretenir sa crête. Le pied ! Bon, le problème de leur cohabitation, outre le fait de se coltiner la même tronche de cake pendant seize ans, c'était qu'ils commençaient à perdre un peu les pédales, quand même. Et puis, il y avait eu les lampes LED qui arrêtaient pas de cramer, le paquet de cartes tellement usé qu'il avait fallu redessiner les signes un par un, l'hygiène douteuse - même pour un keupon, la crasse avait ses limites -, l'angoisse puissante et persistante de sortir ... Sans avoir la moindre idée de ce qu'il se passait dehors. Vraiment. Aucune.

« Hey Donnie, tu me chopes la couverture dans le frigo ? » Ces deux-là ne restaient jamais fâchés bien longtemps. C'était la façon des keupons de s'excuser. « Qu'est-ce qu'y a, bibiche ? T'as froid ? Tu veux ta petite laine ? » « Mais ta gueule ! » « Ca vaaaa ! » Rigolard, Donnie finit par s'extirper du fauteuil où il était avachi. Il s'approcha du réfrigérateur en remontant son vieux futale. Rota un petit coup. L'appareil depuis longtemps hors d'usage leur servait de placard. En seize ans de promiscuité, on apprenait à rentabiliser le moindre espace. Il s'apprêtait à récupérer le plaid quand il remarqua la bouteille dans la porte. Elle était bizarre. Pas comme d'habitude. Et il savait de quoi il parlait. Ca faisait seize ans qu'il la voyait tous les jours dans cette putain de porte. Méfiant, il saisit le verre auréolé ... D'humidité ?

« Hey Johnny ? »
« Mais quoi encore ? C'est le meilleur passage, quand Daenerys elle apprend que Jon c'est ... »
« JOHNNY ! »
« ACCOUCHE ! »
« La bière ... »
« Quoi la bière ? »
« La bière. Elle est ... fraiche. »

Johnny pivota si brusquement qu'il en tomba de son fauteuil et s'affala les quatre fers en l'air. Quand il eut dégagé sa crête toute aplatie de son visage, les deux keupons se regardèrent. Fixèrent la bière. Se regardèrent.

« Johnny ? »
« Oui, Donnie ? »
« Tu crois qu'on est morts et qu'on est enfin au Valhalla ? »
« Putain, la bière est fraiche. »

Quelque part sous une forêt écossaise, deux anciens punks à chien qui n'avaient plus d'anarchistes qu'un drapeau noir dessiné au-dessus de leurs couchettes, venaient de découvrir la résurrection de l'électricité.
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