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❝ Malentendu [PV charlie] ❞
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Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Jeu 2 Nov - 12:02
« Malentendu »
Avec Charlie Trave



La tour des medias. Indestructible tour des médias. Joyau d'Avalon. Surplombée par la Magie'Corp, fer de lance d’une société fière, pure, digne et évolutive. Fourmilière, avenante, impeccable. Avec ses longs couloirs circulaires et ses sorciers heureux de venir bosser. 

Plantée à son étage publicitaire, Elizabeth Carrow ainsi attendait, dans l’ignorance des événements futurs qui finiraient par faire exploser le bâtiment dans lequel elle se trouvait. 

Techniquement, elle n’avait d’ailleurs rien à faire ici. La Carrow BroomStick disposait de son équipe marketing et elle possédait un excellent directeur commercial pour tout ce qui était vente et distribution de leur nouvelle maquette.

Seulement, l'Esperanto VI était son bébé. Son petit bijou. Son produit phare. Balais familial pour clientèle civile mais sportive, c'était un bijou de fonctionnement, de design, de rapidité et d'ergonomie. Avec sa frange laquée d'or et son manche en chêne vénérable, il était élégant et répondait à la perfection à la demande styliste du haut de gamme. Bientôt il s’arracherait dans les boutiques et les sang-purs circuleraient à Avalon avec fierté.

Mais il fallait les convaincre de la nécessité d’un tel produit et comme une maman sur le quai du Poudlard Express, Elizabeth se tenait là, solitaire petite silhouette noire, lèvres peintes en rouge, main sur la baguette et l’autre sur une mallette en cuir de dragon.

La production avait été lancée à près de 2000 exemplaires pour appâter le client. En fin de semaine elle partirait aux États-Unis pour son exportation et sa commercialisation à plus grande échelle – les américains demeuraient à ce jour le plus gros demandeur après le Royaume Uni et avant la Suède.

La publicité se devait de porter la marque anglaise, un peu traditionaliste. Et Elizabeth voyait déjà se présenter à elle une opportunité unique de développer sa propre ligne, sa propre marque, loin des précédentes créations de son père ou de Brett. 

En 2 ans c’était sa première initiative au sein de la CBS. Bien évidemment en lien avec son introduction mangemort.

Ça ne serait pas sa dernière.

Son pouce caressa la fermeture de la malle et elle sentit les vibrations ronronnantes du balais à l’intérieur. Elle comptait bien éblouir son vis-à-vis – le publicitaire était toujours le premier à convaincre.

Et lorsque les pas retentirent dans le couloir elle se redressa derechef. Contrairement à Alance Kaylor, son directeur commercial, elle ne connaissait pas son interlocuteur.

Elle n’allait pas tarder à le regretter.

Car dans la tour des médias, les oreilles toujours bien pendues et le sourire déjà prêt à s'esclaffer, une jolie blonde intelligente quoiqu’un peu paresseuse n’avait pas oublié le visage de son amante. Et ne ratait jamais une occasion pour y mêler son sortilège, toujours sans se faire prendre.

Les disparitions subites n'empêchaient pas quelques amusements et franchement, Charlie était un tel benêt malléable que c’était parfois vraiment, vraiment trop facile.



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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Jeu 2 Nov - 15:04
« Malentendu »
Avec Elizabeth Carrow



Je fais partie de ces gens qui comprennent vite, si on a pris le temps de leur expliquer. Pour le coup, j'ai compris très rapidement ce qu'a dit la jolie miss Schmidt :

Je dois recevoir une demoiselle venue présenter son projet afin d'obtenir un financement publicitaire. Quelque chose du genre. Je n'ai pas le détail, l'explication a été rapide souvenez-vous. Ce que j'ai surtout enregistré, c'est que la demoiselle en question est jolie, disponible, et peu difficile en matière de lignée. Forcément, quand ces informations me sont tombées dans l'oreille presque accidentellement - bien que je n'en ai aucune certitude - je me suis vexé d'avoir l'air si désespéré... Mais après tout, qu'importe !

Assez soigneusement apprêté - je porte mal la cravate mais vous noterez que mon costume est impeccable - je quitte mon bureau dès que la secrétaire m'a transmis l'arrivée de Mlle Carrow.
Impatience, angoisse, amusement.
Il faut absolument que j'en touche un mot à Mike ! Il sera mort de jalousie, lui qui passe la journée enfermée dans son bureau à corriger les articles de sa laide rédactrice attitrée. Je pouffe d'avance.

En approchant de l'accueil, dossier en main, mon assurance régresse et mes certitudes s'évaporent comme par enchantement. Que dois-je faire exactement avec la jeune femme ? Puis-je me contenter de remplir avec elle le formulaire et placer un rendez-vous plus concret ? Pourquoi aucun rédacteur ne la reçoit directement ? Lui a-t-ont seulement parlé de moi ou vais-je devoir présenter mon si petit rôle dans l'immense institution ?

Il est trop tard pour envisager d'interroger mes supérieurs quand je fais signe à la secrétaire. La rouquine permet à Elizabeth de passer la première porte, débouchant sur quelques bureaux et canapés, pseudo salle d'attente pour la réception des petits clients mais aussi des nouveaux.

Prenant une inspiration, je croise le regard d'Elizabeth et mes appréhensions professionnelles se volatilisent à leur tour. Canon. Au delà de ce que j'imaginais. Bordel, c'est forcément un coup monté ! Qui m'arrangerait un pareil rancard ?! Pourquoi ??!

J'essaye de ne pas perdre tous mes moyens et interromps à temps le geste qui conduisait ma main à mon crâne avec violence, pour poliment la lui tendre.
Respire.

" Bonjour mademoiselle Carrow, enchanté ! Je vous en prie venez, on va pouvoir s'installer... par là. " Dis-je en piochant parmi les tables disponibles. " Je suis Charlie Trav'... attendez ; "

Je lui tire un fauteuil confortable et vais m'installer en face, estimant qu'il est inutile de m'étaler sur les présentations. Ce n'est pas pour moi qu'elle est venue, malheureusement.
Après lui avoir proposé à boire, je dépose les documents devant nous et fronce amèrement les sourcils devant le vide de mon discours :

" Vous, hem; vous n'avez encore rencontré aucun rédacteur pour votre projet, c'est ça ? "

Reprenons à zéro, si elle le permet.


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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Dim 5 Nov - 21:11
« Malentendu »
Avec Charlie Trave



Bon costume, mine empêtrée mais agréable, l’homme qui s’approche soudain est du genre à faire tressaillir son sourcil instinctivement. Est-ce le fait que son costard soit mal étudié ou en tout cas pas du sur mesure ou la brutalité incertaine de sa main tendue, elle qui est tout de même sang-pure ? Elizabeth l’ignore mais vient de tomber à deux pieds joints dans une vaste supercherie.

Hélas sa politesse ne lui permet pas de questionner ce qui pourrait être un élément clef dans le succès de son affaire et saisissant sa main – ferme et sèche c’est déjà ça – l'agite brièvement deux fois avant de suivre les indications de l’homme en direction d’une table libre.

« Enchantée de même... monsieur ? » Repond-t-elle posément en s’installant sur le siège qu’il vient de lui présenter. Le calme de la jeune femme se brise pourtant un bref instant à l’entente de ce nom, surprenant en une telle occasion.

Et la mâchoire du piège à loup ainsi se refermant définitivement.

Trav. Travers ?

Un Travers au secteur publicité ? Un Travers dans un costume aussi mal coupé et au sourire aussi – benêt ?

Peut être un rejeton infortuné de leur dernière chaîne. C’est avec un semblant de pitié qu’Elizabeth décide ainsi de lui laisser le bénéfice du doute. Un sang-pur, Tout de même, mérite le respect dû à son sang et ne vient elle pas elle-même d’une lignée problématique ? Si ce Travers n’a rien d’un éminent combattant de leur société actuelle, il est un membre important de sa composition.

Et d’ailleurs, son visage lui dit vaguement quelque chose. A coup sur elle l'a croisé chez les mangemorts. De quoi la rassurer un rien.

« Vous êtes notre premier contact pour ce nouveau produit effectivement. La mise en marche de la production s’est faite récemment et j’ai été agréablement surprise d’obtenir un rendez vous aussi rapide auprès de vos publicitaires mais j’imagine que la fidélité de vos propres membres à nos produits est en cause. Après tout, les balais de la CBS n’ont jamais manqué à leurs objectifs : rendre vos trajets plus rapides en toute sécurité. »

Fière de son petit laïus déjà évocateur, Elizabeth vient poser la mallette sur la table, sans l’ouvrir. Hors de question d’exposer l’Esperanto VI aux regards curieux avant une première commercialisation officielle.

« Nous attendons de votre service une publicité papier classique bien évidemment mais aussi… télémagivisuelle. »

Son petit bébé entre deux épisodes d’une série sorcière à la mode. Cette simple pensée lui fait pétiller le regard.

Puis son sérieux revient comme un voile sur son visage.

« Je ne vais pas vous le cacher, nous quittons le pays pour les États-Unis et il nous faut une maquette publicitaire. Donc au niveau du délai se pose une certaine… urgence. Est-ce que vous êtes prêts à relever ce défi ou dois je m’adresser à quelqu’un d’autre ? »

Et à qui d autre pouvait elle s’adresser mis à part les médias américains ou en tout cas étrangers ? La tour des medias était la seule perspective possible ici en Angleterre. Elizabeth ne disposait pas, concrètement, d’armes capables de relever cette négociation.

Heureusement pour elle, la sang-pure ne l’ignorait mais préférait de loin le bluff des parties de cartes sorcières aux échecs maîtrisés.



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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Mer 8 Nov - 14:56
« Malentendu »
Avec Elizabeth Carrow



Le magnétisme qu'elle dégage ne se résume pas à la magie qui l'entoure. Je suis sorcier aussi, malgré les apparences. Mais Elizabeth arbore une telle assurance mêlée à une beauté aussi pure que son rang, c'est déroutant.
Enfin, j'évite de la dévisager trop indiscrètement, me raccrochant au peu de professionnalisme dont je sais faire preuve. Quand elle prend la parole pour déballer son parfait discours, j'acquiesce poliment, déjà conquis par sa répartie millimétrée - et certes impressionné par la simple mention de la prestigieuse marque de balais.

« Vous êtes notre premier contact pour ce nouveau produit effectivement. La mise en marche de la production s’est faite récemment et j’ai été agréablement surprise d’obtenir un rendez vous aussi rapide auprès de vos publicitaires mais j’imagine que la fidélité de vos propres membres à nos produits est en cause. Après tout, les balais de la CBS n’ont jamais manqué à leurs objectifs : rendre vos trajets plus rapides en toute sécurité. »

Pas de conversation, pas d'argumentation, ses propos seuls ne méritent pas l'effort d'une discussion. Pour autant je ne dois pas confondre nos rôles. Je représente les publicitaires.

" C'est certain, le balai idéal pour l'employé irréprochable. "

C'est presque un bon slogan. Un brin de cynisme ? Je n'oserai pas. J'échange un regard faussement complice avec la belle, feignant de la connaître assez pour me permettre, sans risquer bien sûr de froisser sa prééminence.
Reprenant ma place, je l'écoute et prends quelques notes manuscrites dans l'espoir de ne manquer aucune information. Pas que je sois des plus sérieux d'habitude, mais j'ai cette fois l'intention de faire un travail si ce n'est admirable, au moins plaisant.

Les ambitions de la miss ne me paraissent pas disproportionnées bien qu'en réalité, j'ignore le détail de ce qui est envisageable. Je ne suis pas publicitaire ...
En relevant les yeux vers elle, je devine à la fois sa fierté et son impatience, qu'elle ne tarde pas à exprimer.

« Je ne vais pas vous le cacher, nous quittons le pays pour les États-Unis et il nous faut une maquette publicitaire. Donc au niveau du délai se pose une certaine… urgence. Est-ce que vous êtes prêts à relever ce défi ou dois je m’adresser à quelqu’un d’autre ? »

Quelqu'un d'autre ? Je bondis presque sur ma chaise en secouant la tête, affolé par l'idée qu'elle aille exposer sa beauté aux yeux du crétin de la boite concurrente ! ... Mais quelle boite ? Mes sourcils se froncent, lentement, et je mesure les mouvements de ma tête de gauche à droite ;

" Vos produits méritent la meilleure publicité, laissez-nous faire ce travail, je suis sûr que les délais ne seront pas un problème pour nos publicitaires, ils n'ont plus à prouver leur efficacité... "

Hm. La moitié de ceux que je connais sont des enfoirés finis. Concernant le boulot qu'ils font en revanche, je ne peux pas être aussi intransigeant. De toute façon, dégoter une place ici n'est pas chose aisée. Il faut certes un nom, mais aussi du talent.
Je me demande simplement à qui je vais balancer le bébé ...

" Si vous avez élaboré un cahier des charges je peux le transmettre dans la journée, sinon nous pouvons regarder ensemble. "

Non, je ne suis toujours pas publicitaire. Mais je connais les grandes lignes d'un projet, je peux certainement recueillir la demande d'Elizabeth sans faire de connerie.
En attendant sa réponse, j'ouvre le catalogue recueillant les divers projets possibles. Wahou. Je suis en fin de compte bien plus dégourdi que ce que pensent mes supérieurs !
..Non ?
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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Dim 12 Nov - 22:38
« Malentendu »
Avec Charlie Trave



Le balai idéal pour l’employé irréprochable.

Les lèvres à demi pincées, Elizabeth hoche la tête comme pour mieux entendre le rythme de la réclame. Il y’a un petit côté politique qui ne la gêne pas sur l’instant. Une idée de propagande assez subtile pour ce qui est malheureusement qu’une plaisanterie. Et sans s'attarder sur le regard complice de son vis-à-vis – ce genre de proximité toujours masculine la mettant à chaque fois un tantinet mal à l’aise – elle prend au sérieux sa proposition pour mieux y rebondir.

« Nous pourrions avoir un triptyque. Trois tableaux pour trois représentations de notre clientèle. La jeunesse de 20 à 30 ans, dynamique et sportive sans être professionnelle. L’employé adulte allant au bureau. Et le senior appréciant les calmes balades en balais. La sécurité sera notre avantage phare. L’espéranto VI dispose d’un détecteur d’obstacle avec freinage d’urgence. Très pratique lors d'une circulation dense… »

Ce qui était toujours à peu près le cas dans le ciel d’Avalon. Mais Charlie Travers n’a pas encore terminé dans son numéro de charme et sa surprise sincère quant à la possibilité de se retrouver au coude à coude avec un concurrent la fait se rengorger.

« Allons allons ne vous effrayez pas pour cela… je vous donne raison sur un point nous devons travailler pour les meilleurs et avec les meilleurs. Notre société a un partenariat solide avec la tour des médias, il n’y a qu’à voir le visage de nos jeunes prodiges du Quidditch comme … Cécilia Munro. Bien que j’ai envie de sang neuf pour cette publicité plus générale et bien moins sportive. Un visage sorcier pur et rassurant. Peut être un couple avec l’homme un rien plus âgé que sa compagne… Je ne sais pas ce sont quelques idées mais nous aimerions quelque chose de propre et sans humour. »

Les publicités humoristiques étaient son fardau. Avec la caricature ou la plaisanterie venaient toujours la critique sur la folie de sa famille. Et il importait de montrer un nom bien plus fiable et sérieux pour que la communauté sorcière puisse au moins s'y reconnaître et avoir confiance.

Brett aimait ce genre de bêtises ou les publicités outrageantes aux demoiselles toujours trop jeunes toujours trop sexy. Ça c’était terminé.

« Nous avons un cahier des charges à ce sujet qui n’a pas changé pour l'Esperanto. Votre collègue vous le remettra certainement et…. »

Des bruits de pas l'interrompent soudain. La démarche dynamique, c’est la silhouette d’un homme qui se profile, la cape filant derrière lui. Il est élégant, doit bien avoir la quarantaine et ses tempes blanches tranchent avec la noirceur de sa chevelure au sommet de son crâne. Souriant, son regard sombre pétille un rien mais finit tout de même par se glacer.

« Mademoiselle Carrow ? »
« Oui ? » Répond la jeune femme sans comprendre ce qu’on lui veut. Sans savoir que l’homme qui se tient là en costume anthracite n’est autre justement que Malcom GreenHallow.

L’interlocuteur habituel de son directeur commercial.

« Je pensais bien ne pas trouver ce bon vieil Alance aujourd'hui mais par Merlin vous retrouver en discussion avec… »

A dire vrai il ignorait même qui était Charlie. Et se tourna vers ce dernier, attendant des explications.



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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Dim 19 Nov - 10:34
« Malentendu »
Avec Elizabeth Carrow



J'entends ses idées comme on prend le temps d'accepter toutes les fantaisies d'une femme de goût. Sans oublier de prendre quelques notes - ça fait toujours mieux. Quelques hochements de tête pour rendre encore plus sérieux, j'évite de perdre trop longtemps mes yeux bleus dans l'immensité des siens.
Miss Carrow a des envies bien précises concernant la publicité de son nouveau produit et je doute que le publicitaire en charge puisse lui faire changer d'avis - en supposant qu'il ait autre chose à proposer. Je me demande si la jeune femme a bien saisi que je ne suis pas en mesure d'effectuer le travail demandé ... je veux bien préparer le dossier de la meilleure façon mais pourquoi me donner tous ces détails ?
C'est presque flatteur. Notez que je m'emballe rapidement ;

« Nous avons un cahier des charges à ce sujet qui n’a pas changé pour l'Esperanto. Votre collègue vous le remettra certainement et…. »

Et ?
Il me faut une seconde de plus pour réaliser que les pas s'approchent de nous. Que l'individu souhaite s'adresser à mon Elizabeth et qu'il interrompt donc notre conversation ;

La colère ne fait qu'un bref passage dans mes pensées. La peur, en revanche, s'installe et enfle à mesure que je comprends. Deux choses : 1 - je n'avais pas à recevoir la demoiselle Carrow ; 2 - Sofia schmidt s'est gouré. A moins qu'elle ait volontairement souhaité que ...

« Je pensais bien ne pas trouver ce bon vieil Alance aujourd'hui mais par Merlin vous retrouver en discussion avec… »

Bordel c'est lui le publicitaire censé recevoir la miss Carrow ?!
Je me lève en manquant de renverser ma chaise, balbutiant un semblant d'excuse saupoudré d'embarras.

" Je vous prie de m'excuser monsieur mais personne n'était disponible pour recevoir notre cliente et j'ai pensé qu'il était judicieux d'aborder les premières démarches... pour gagner du temps... pour qu'elle ne soit pas venue pour rien... "

Je jongle entre ces deux pointures sans savoir laquelle fixer. Aucune n'a l'air d'humeur à me supporter et à vrai dire, je peine moi-même à tolérer ma bêtise. Cherchant à me souvenir de la conversation de ce matin avec la jolie blonde, je ne vois pas où est mon erreur : si ce n'est d'avoir cru que j'avais le droit de recevoir une Carrow.

« Mais à quel moment, pauvre garçon, avez-vous cru avoir assez de responsabilités ? A quel service êtes-vous rattachés ? »

Je sais parfaitement ce qu'il sous-entend alors que tous les grattes-papiers relèvent la tête dans ma direction tant il beugle fort. Je déglutis en affichant le sourire con qui s'installe toujours sur mon visage quand je patauge.
C'est Schmidt. Ai-je envie de dire. Erreur ou mauvaise intention je l'ignore, je préfère simplement ne pas me mettre deux supérieurs à dos. Je ravale alors l'information et aggrave un peu plus mon cas.

Perdu pour perdu, mes chances de converser avec Elizabeth se sont envolées avec l'arrivée de ce pédant.

" Veuillez m'excuser, je ne voulais pas vous manquer de respect au contraire. "

J'attends désespérément qu'il me chasse, mais le publicitaire veut visiblement comprendre ce que j'espérais. Ce que je fous là. A vrai dire, je me pose la même question ;
Ses sourcils froncés à l'extrême, je comprends que sa colère ne désempli pas. Si mes excuses ne suffisent pas, que puis-je inventer ?

Il s'agit probablement d'un excès d'assurance, mais je le fixe en certifiant avec une arrogance maladroite :

" Je suis Charlie Trave, je bosse ici. Dis-je pour justifier ma présence dans la Tour - soulignant par la même occasion sa mauvaise mémoire concernant le personnel, en désignant les bureaux de l'autre côté.  Vous n'étiez pas encore là, ç’aurait été malvenu de faire patienter mademoiselle Carrow. "


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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Lun 20 Nov - 20:18
« Malentendu »
Avec Charlie Trave



Les yeux papillonnant d’une surprise candide, Elizabeth ne parvenait pas à comprendre l’entièreté de la situation dramatique qui se jouait devant elle. GreenHallow était-il entrain d’expédier un concurrent publicitaire ? Traitait-il ainsi un de ses employés avec un rien de mépris viril ? Les explications du Travers – hésitantes et un rien bredouillées – n’arrivaient pas à la convaincre ni à éclairer les tenants et aboutissants de cet étrange coup de colère.

A ce sujet, GreenHallow n’était pas un sang pur. Tout au plus un basique 4. Et cessant de fixer la scène silencieusement, Elizabeth se redressa sur son siège, les sourcils un rien froncés.

« Bon. » Clama-t-elle brusquement, ne supportant ni les cris de l’actuel responsable ni les regards posés soudain sur eux. « Calmez-vous. Monsieur voulait simplement me tenir compagnie et vous mâcher le travail pour ne pas me faire attendre. J’ai patienté dix minutes avant que l’on vienne me trouver. Sans sa présence, combien de temps comptiez-vous me faire patienter monsieur GreenHallow ? »

Bouche bée, ce dernier se troubla et commença, à demi incliné, à présenter ses excuses. Mais cela ne suffisait pas. Charlie Travers avait eu d’excellentes idées et leur soudaine compréhension l’avait presque rassurée. Elizabeth ne comptait pas l’abandonner ainsi à son sort. Et surtout se faire mépriser malgré son rang.

« Vous parlez à un Travers, je vous demande donc de le traiter avec les égards dû à son rang. »
« Travers ? » Le regard grisâtre du publicitaire scintilla de crainte.

Mais malheureusement pour Charlie qui venait de trouver une alliée, ce fut lui qui vint stopper la méprise. En se présentant de lui-même.

« Je suis Charlie Trave, je bosse ici. »
« … Pardon ? »
« Vous n'étiez pas encore là, ç’aurait été malvenu de faire patienter mademoiselle Carrow. »
« Vous êtes-vous présenté comme un Travers ? » Bondit aussitôt l’homme en costume, trouvant ici une porte de sortie inespérée.

De son côté, Elizabeth, les mains crispées sur sa robe, en blêmissait de gêne.

« J’ai cru que c’était un Travers. » Chuchota-t-elle, stupide et furieuse.
« L’erreur ne vient pas de vous. » S'empressa de répondre GreenHallow.
« Vous n’êtes même pas publicitaire ! »

C’en était trop. Trop pour elle et pour son cœur déjà fragile. Pour son assurance à peine retrouvée et sur son petit trésor bien aimé.

Les lèvres pincées, Elizabeth s'apprêta à hurler. Hurler et perdre contenance.

Mais une pincée à sa nuque la saisit. Comme une morsure. Un instinct. Une idée.

« GreenHallow ? »
« Oui miss Carrow. »
« J'aimerais un thé, sans sucre, sans lait. »
« Excusez moi miss je »
« Maintenant. Je vous en serais fort aise, croyez moi. »

Et de cinq minutes en tête à tête avec cet abruti de Trave.

Le publicitaire resserra sa cravate d’un coup de poignet furieux. Et tourna les talons sans demander son reste tout en pestant intérieurement d’être pris pour le garçon de salle d’une sang-pure.

Mais ce fut assez pour que Elizabeth sorte sa baguette. La posant sur ses genoux, la caressant du pouce. Fixant Charlie avec un mélange de fureur et de dédain.

« Expliquez vous. Expliquez tout. Ou vous allez quitter cette tour sans emploi. »




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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Jeu 23 Nov - 11:24
« Malentendu »
Avec Elizabeth Carrow



« Calmez-vous. Monsieur voulait simplement me tenir compagnie et vous mâcher le travail pour ne pas me faire attendre. J’ai patienté dix minutes avant que l’on vienne me trouver. Sans sa présence, combien de temps comptiez-vous me faire patienter monsieur GreenHallow ? »  

L'espace d'une seconde, la panique quitte les traits de mon visage pour laisser place à ceux de la surprise, l'étonnement... la consternation ? Elizabeth Carrow prend ma défense, ou disons plutôt qu'elle essaye de dédramatiser la situation en apaisant l'autre enragé. J'entends même une pointe de reproche dans le ton de sa jolie voix, et le regard de GreenHallow papillonne d'anxiété à son tour.
Il ne l'aura pas volé.

Mais la plaisante surprise ne dure hélas pas plus d'une seconde. Alors que je m'apprête à sourire, le quiproquo est révélé.
Travers ... bordel de merde ; comment a-t-elle pu se méprendre ?! Par quel enchantement suis-je assez crédible pour paraître Travers ?

« Vous êtes-vous présenté comme un Travers ? »

" Non ! Bien sûr que non je... "

Je ne crois pas. Me suis-je seulement présenté ? Impossible de me remémorer l'improbabilité de toute cette scène. Je me contente de me répéter que non, je n'ai pas été aussi bête. Non je n'ai usurpé l'identité de personne, j'ai simplement fait ce que l'on m'a demandé ;
Si même en obéissant je me vautre ...

« Vous n’êtes même pas publicitaire ! »

La jeune Carrow semble néanmoins ravaler - temporairement - sa rage et congédie M. GreenHallow. Ce qui, il faut l'admettre, n'annonce rien de bon. Mon supérieur voudra me corriger mais c'est en supposant que j'en sorte vivant !
J'exagère à peine. Remarquant la baguette menaçante entre ses doigts, je regarde Elizabeth avec crainte.

« Expliquez vous. Expliquez tout. Ou vous allez quitter cette tour sans emploi. »

" Ce... c'est un malentendu, je m'appelle Trave. Juste Trave... "

Mayday mayday !

Je joue nerveusement avec mes doigts à défaut de pouvoir m'amuser avec ma baguette qui, connerie, est restée dans mon bureau quelques couloirs plus loin ;
Je déglutis ma honte et inspire le peu de courage dont je peux prétendre en revenant à ses yeux.

" Je n'me serais pas permis si on ne m'avait pas dit que... Si on ne m'avait pas demandé de vous recevoir. Hem. "

On m'a aussi précisé que la cliente était mignonne, célibataire, ouverte ...
On m'a pris pour un con, à raison. Je ne peux pas mentionner Schmidt car les conséquences pourraient être terribles mais, à entendre les menaces d'Elizabeth, je ne sais pas qui craindre le plus.

" Je n'ai fait qu'obéir, vraiment, je ne voulais pas être impertinent. On m'a demandé de vous recevoir. "

Je me répète, et prie pour que les explications cessent ici.
Peut-elle oublier ces minutes erronées ? Mes yeux bleus peuvent-ils la convaincre ?... Dois-je subir une punition en public ou Elizabeth Carrow est-elle plus machiavélique encore ?


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Baguette : Bois de vigne, 39 centimètres, souple et sans nœuds, comportant une épine de monstre du Fleuve Blanc
Epouvantard : Elle, folle et delirante
Dialogue : #FF0000

Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Lun 27 Nov - 22:46
« Malentendu »
Avec Charlie Trave



« Je m’appelle Trave. Juste Trave… »

La confirmation lui fait plisser le nez de dégoût et soudain, c’est une nausée palpable qui envahit son œsophage. La crainte confirmée, c’est avec horreur qu’elle constate que dans son enthousiasme, elle a fait preuve de frivolité et de familiarité avec un moindre rang. Pas la peine, désormais, de se demander d’où lui vient ce costume bas de gamme si mal coupé et cet air benêt. Ce n’est pas le dernier rejeton d’une lignée déjà appauvrie, un Poufsouffle souriant benoîtement aux propos de chacun et tressaillant, trébuchant, dans le monde qu’ils forment à eux tous, l’élite. C’est un rang 2, voire même un rang 1 et Elizabeth manque de reculer jusqu’au fond de son siège.

Pourtant, quelque chose fourmille. Quelque chose qui supplante la bonne humeur primordiale, quand elle le pensait sincère et ouvert d’esprit, proposant ainsi dans toute sa naïveté créatrice des idées révolutionnaires. Une colère, une colère de Carrow. Une de celle à faire trembler les murs. Une de celle à faire chauffer les rumeurs sur la folie. Cela la prend comme un pincement de cœur, comme une crise cardiaque. Une gifle hallucinée aux relents de torture.

Et de sa baguette surgit une corde fine qui vient aussitôt s’enrouler autour du poignet de Charlie. Il n’a pas de baguette ? C’est encore mieux ainsi car dans toute la discrétion de son attaque, et sans formuler un seul mot, elle laisse parler pour elle les claquements presque insectoïdes d’une brutalité passagère. C’est de celle-ci dont Brett fut formé. C’est de celle-ci qu’est né le regard et l’attitude implacable de son père mangemort. C’est de celle-ci qu’apparaisse les vertus comme les défauts.

Elizabeth ne fait que consommer un héritage familial et serre – serre – serre, jusqu’à le faire grimacer de douleur. Juste de quoi sentir la corde glisser sur les os fragiles de son poignet. Juste assez pour que ses doigts picotent d’un manque de sang.

« Vous vous confondez en excuses misérables et vous êtes entrain de vous jouer de moi d’une manière qui me donne envie de vous écorcher vif. » Ses mots susurrent comme échappés par inadvertance de ses lèvres serrées. Lentement, elle murmure, pour mieux se faire comprendre.

« Il y a deux choses que je ne supporte pas monsieur Trave. Que l’on se moque, et que l’on me mente. Vous respectez actuellement ces deux conditions. Alors ne tournez pas autour du chaudron où vous allez comprendre que vos ennuis peuvent se transformer sous vos pieds en une longue, lente, et douloureuse chute sociale et vitale. Me suis-je bien fait comprendre ? »

Son regard cille aux têtes qui se sont retournées et qui, piteusement, s’abaissent à nouveau sur leurs charges personnelles respectives. Puis sur le couloir d’où GreenHallow s’en est allé.

« Vous avez devant vous cinq minutes le temps que mon thé soit parfaitement infusé. Mettez-les à profit avant que vos os craquent. Je veux un nom. Un nom, un seul, et je disparaitrai de cette tour dans un rire strident de jeune fille de bonne famille parfaitement éduquée. Aucune accusation, voire même, une légère prise de position à vos côtés – après tout, c’est vrai que je n’aime pas attendre. »

La corde crisse, un cran de plus.

« Mais amusez-vous à nier, à chevaucher le dragon de vos infortunes personnelles dont je me fiche jusqu’au dernier galion ou à prendre vos excuses la bassesse de votre sang, et je vous extermine. »

Est-ce la marque qui parle ? Est-ce le poison dans ses veines ? Est-ce le visage glauque et putride sous son masque de porcelaine ? Est-ce la vérité toute nue ou bien, une erreur de parcours ? Est-ce la contamination brutale de la caresse de Brett – ce pincement sous le sein et son rire atroce, dans l’obscurité du couloir ? C’est un étrange patronus, semblable à un détraqueur, qui semble enserrer son crâne pour serrer aussi fort que la corde le permet sur le poignet de Charlie.

Et par Salazar, ça fait du bien.




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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Mar 5 Déc - 14:01
« Malentendu »
Avec Elizabeth Carrow



L'atmosphère est devenue glaciale. Mes muscles se tendent sous la nervosité et mon regard hésitant n'a plus que la force de resté accroché au sien, dans l'espoir futile d'y déceler un peu de bonté.
Mais Elizabeth n'est pas cette femme ci. Elizabeth est outrée, révoltée, indignée. Elle se sent salie et insultée. L'intensité de sa rage est aussi effrayante que pathétique. Puis, elle devient douloureuse. Automatiquement mes traits se crispent et je me courbe sous la peine.

«  [...] vos ennuis peuvent se transformer sous vos pieds en une longue, lente, et douloureuse chute sociale et vitale. Me suis-je bien fait comprendre ? »  

Voici l'intolérance. L'étroitesse d'esprit, l'exclusivisme. Alors c'est ça, le défaut des sangs purs ? Si hautement persuadés de leur supériorité, si pathétiques en réalité. Mes sourcils se froncent légèrement. Je n'avais jamais été confronté à cette attitude.
La miss Carrow était si parfaite avec la froideur d'une professionnelle douée et exigeante pourtant capable de sourire - et quel sourire j'en suis sûr ! Je pense alors à Camille. Sa lignée est irréprochable, ça ne l'empêche pas de m'apprécier. De me respecter, me côtoyer. Je ne la crains pas et à vrai dire, la qualité de son sang n'est certainement pas un critère dans notre amitié.

Elizabeth ne supporte pas le piège dans lequel nous sommes tombés tous les deux. Elle s'en veut, je le sens à travers mon poignet rongé par sa mesquine torture. Vite, je dois lui donner ce qu'elle réclame, aucune diplomatie n'est envisageable, la miss ne vit pas comme ça. Elle ordonne et menace, ce qui je n'en doute pas : fonctionne toujours.

" ...La punition n'était pas nécessaire, nous avons été manipulés. Je crois. "

Mon avis importe peu visiblement. Je contiens difficilement un gémissement quand l'étau se resserre sur ma main ouverte et ankylosée. J'appréhende d'évoquer Schmidt. Elizabeth semble honnête - et convaincante - quand elle prétend quitter l'endroit sans plus me causer de tourment une fois qu'elle aura eu le nom, mais je n'en ai aucune preuve et ajouter à mes bourreaux la jolie Sofia est une mauvais idée.

" Et, pourquoi ne pas prendre notre manipulateur à son propre piège ? Quelqu'un voulait vous...embarrasser avec moi. Surprenez le. Si vous repartez, mécontente, il saura qu'il a réussi son coup. "

Bordel, j'ai toujours parlé plus vite que je ne réfléchis. Conscient que l'hypothèse tient la route, je sais surtout que c'est aberrant de proposer une pareille bêtise à cette femme. Le sang ne vient plus à mes doigts et si elle croit que sa piètre qualité le rend inutile, elle se trompe : je prends une pénible crampe qui me fait faire un pas désespéré vers elle.

" Elle a du mentir en précisant que vous étiez disponible et hem, conciliante. "

Elle s'est bien foutu de moi.
Je veux d'abord savoir si la belle est assez adroite pour effectuer un retournement de situation qui piègera Sofia avant de balancer son nom. Vous vous en doutez, je ne suis pas en position de force et si la douleur s'intensifie je lâcherai l'information. Après tout, si elle souhaite partir et s'avouer ainsi vaincue vis à vis de l'autre ...
Je me demande quand même ce qui les lie Schmidt et la belle Elizabeth ;

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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Lun 11 Déc - 21:27
« Malentendu »
Avec Charlie Trave



Agaçante petite chose. Qui gémit et se traîne et manipule bien évidemment son monde pour éviter de lâcher une vérité qu’elle commence à appréhender avec une rage presque incontrôlable. Est-il à ce point stupide pour craindre Sofia plus qu’elle-même ou la méprise-t-il à ce point dans ses menaces ?

Il serait tellement facile soudain de lui briser le poignet et peut être même quelques-uns de ses doigts mais son regard cille à une vitre non loin et dans le reflet tordu elle se voit, penchée comme un cauchemar, un détraqueur sur sa proie, le regard exorbité et les lèvres tellement pincées qu’elles n'en forment qu’une ligne.

Aussitôt elle le relâche, agitant sa main avec un dégoût palpable et gardant sa baguette à proximité, se rassoie sur sa chaise, lissant ses cheveux avec un détachement calculé.

« C'est Sofia n’est-ce pas ? Hochez la tête. » Sa bouche affiche une moue aussi blessée que moqueuse. « A quel point êtes-vous désespéré pour avoir cru ses sottises ? Ah, c’est elle tout craché. »

Mais il a raison sur un point. Partir comme une furie, victime de sa colère, ne pourrait que lui donner ce qu'elle attend. Seulement, hors de question de s’abaisser à assentir aux propos d’un moindre rang. Et puis quoi encore ? Le féliciter ? L’embrasser ?

« Vous devriez être plus prudent. En ces temps-ci nous avons besoin d’hommes ayant un rien de discernement logique en plus d’une fidélité sans faille à notre société. Vous laisser berner par ce genre de promesses n’en est que trop dangereux pour vous. J’aurais pu vous faire arrêter. Mais je ne le ferais pas. Quel est votre poste ici ? »


En attente de sa réponse elle fait jaillir de sa baguette un éventail et aussitôt l’agite autant pour se donner contenance que pour calmer ses nerfs. Elle ne le sait pas encore mais ainsi, Elizabeth ressemble terriblement à sa mère.

« L'idée que vous avez eu pour l'Esperanto est pas mal et je me permets de me la réapproprier entièrement. En échange je garderai silence pour tout cela et… » Avisant le publicitaire s’en revenant avec sa tasse de thé, la sang pure referma l'éventail d’un mouvement gracieux du poignet, soufflant entre ses dents tout en souriant avec bonheur.

« Je vais même pour aider... Monsieur GreenHallow ! Quelle rapidité ! Bien nous allons pouvoir commencer notre réunion ! »

Le basique 4, guindé, lui tendit aussitôt la tasse tout en fusillant du regard Trave.

« Je vais prendre mes dispositions pour qu’il puisse payer son écart de comportement, soyez en assurée. »
« Inutile. Sa présence m'a divertie. Après tout vous étiez en retard n’est ce pas ? »
« Mais mademoiselle Carrow… » Un haussement de sourcil de la sang pure parvint néanmoins à le faire plier. « Je vous présente mes excuses les plus humbles mesdemoiselle. »
« Elles sont acceptées. Maintenant que ce jeune homme aille rejoindre son poste. Je suis certaine qu’il doit manquer à ses pairs comme à sa fonction. »
« Avez-vous entendu Trave ? Déguerpissez ! » Siffla aussitôt GreenHallow quand Elizabeth s’en détourna.

Cherchant seulement du regard une vague crinière blonde.




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Re: Malentendu [PV charlie]
ce message a été posté Sam 16 Déc - 14:57
« Malentendu »
Avec Elizabeth Carrow



Après m'avoir infligé cette écrasante douleur, la belle et cruelle Elizabeth se ravise. Je vois son poignet relâcher un peu de pression sur sa baguette tandis que le mien peut de nouveau recevoir le sang nécessaire à sa santé.
Gracieuse, comme si elle n'était coupable d'aucune cruauté, elle se réinstalle sur sa chaise. Ce que j'ai dit a fait un cheminement logique dans ses pensées, je vois ses yeux s'égarer brièvement le temps que les mots lui viennent aux lèvres.

« C'est Sofia n’est-ce pas ? Hochez la tête. »

Comme demandé, je hoche la tête. Assez d'imprudence pour une seule journée, j'ai même mon quota pour les semaines à venir.

Ainsi, les deux femmes se connaissent. C'était à parier mais ça ne me dit toujours pas pourquoi Schmidt tenait tant à faire ce genre de mauvaise blague à une Carrow.
Suite aux propos de cette dernière je continue de hocher la tête comme l'abruti que je suis. J'aurai aimé être moins ridicule à ses yeux, lui prouver que je peux valoir mieux, mais qu'importe désormais. Il aurait fallut qu'elle soit beaucoup plus tolérante, j'ai été bête de penser que c'était possible.

« [...] J’aurais pu vous faire arrêter. Mais je ne le ferais pas. Quel est votre poste ici ? »

L'erreur est humaine, quel que soit notre sang. Mes lèvres se tordent devant sa minable générosité. Ma foi, elle a raison, elle aurait pu me faire arrêter et tout ce qu'elle aurait raconté aurait été considéré comme vérité.
Je n'ai que le choix d'accepter son indulgence.

" Je n'suis qu'un assistant, aux divertissements... "

Dis-je en donnant à mon poste l'importance la plus modeste qui soit, comme si elle ne pouvait rien entendre d'autre. Ma place est insignifiante, c'est dans sa logique et je m'y range.
Tandis qu'elle complimente mes idées - qu'elle s'approprie bien entendu - j'acquiesce lentement, sans trop savoir si je dois la remercier pour le commentaire ou juste lui léguer avec les compliments du chef.

Je ravale les insolences qui me viennent en tête lorsque GreenHallow est de retour. Pas plus mal. Je ne suis pas sûr de pouvoir rester calme longtemps face à cette demoiselle, si exquise soit-elle, tellement horripilante.

« Je vais prendre mes dispositions pour qu’il puisse payer son écart de comportement, soyez en assurée. »

« Inutile. Sa présence m'a divertie. Après tout vous étiez en retard n’est ce pas ? »

Mes sourcils se froncent quand je vois ceux du cadre se décomposer. Bien, elle s'en tient à sa promesse. J'ai vendu Schmidt alors elle m'épargne, officiellement du moins. Je reste immobile, les mâchoires contractées, jusqu'à ce qu'il prenne sa décision, qui en réalité est celle d'Elizabeth.

« Avez-vous entendu Trave ? Déguerpissez ! »

Mes lèvres s'entrouvrent mais je n'ai rien à leur dire, je m'incline poliment une dernière fois et fais demi-tour pour rejoindre mon bureau.

C'aurait pu être pire.
On m'avait promis tellement mieux.
Retrouvant ma baguette et ma paperasse, je rêvasse entre les documents que je suis sensé trier, cherchant en vain la raison de ma naïveté. Personne n'aurait pu avaler les mensonges de Schmidt.
Mon pauvre Charlie, t'as besoin de vacances ;
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Re: Malentendu [PV charlie]
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