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❝ Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16] ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers
Requiem for a Dream
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Métier : Vendeur de potions à Avalon pour Murphy O'Ryan
Baguette : Bois de sorbier, 26 centimètres, souple, 2 nœuds, cœur de corail.
Epouvantard : Kali répondant à ses avances
Dialogue : Blue

Animagus déclaré au gouvernement, Heden peut se changer en lièvre. Il évite généralement, bien que maitrisant cette capacité qui peut être utile pour échaper aux dealers ou aux policiers sorciers qui pourraient interférer avec ses soirées "spéciales".
Breathe my name [Décembre 2046] [/! -16]
ce message a été posté Dim 5 Nov - 21:08
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



C’était à une de ces parties – avant, avant le chaos, avant le sang, avant la douleur et l’engueulade, celle de trop sans doute. Une de celles où les masques tombent, où les titres et basiques se mélangent, où tout semble un verre optimiste qu’on ne peut que remplir et plonger, se saouler, rire, se frotter. C’était à une de ces nuits chaudes et transpirantes. Une des chemises qui collent et des cheveux sans plis. Une des musiques assourdissantes et des sortilèges bancales. Une aux voix qui crient, aux regards qui s’attrapent. Il était installé sur le divan quelconque, en compagnie d’un cercle proche et pourtant anonyme. Buvait son énième whisky pur-feu en tirant sur une clope un peu trop fort. Il riait, et se marrait, et oubliait peu à peu le reste quand les boucles s’étaient faufilées à l’angle de son regard. L’autre n’était pas loin, l’autre avec sa candeur un peu neuve de ceux qui ne sont pas complètement habitués. Heden avait souri, tapotant sa cendre sur une de ces soucoupes en lévitation près des tablées. Il avait tiré sur sa chemise, décrochant le bras d’un type appliqué à humer son odeur, et s’était penché vers la silhouette fine et rassurante de Valentina Aberwock.

« Hey, c’est qui lui ? »

Valentina lui avait fait répéter sa question deux ou trois fois avant de lâcher la langue de sa victime et tourner son beau regard vert vers la direction indiquée par Heden. Attentive, elle avait pincé les lèvres peut-être, un quart de seconde, puis avait claqué, sa voix gueulant sans peine par-dessus cette rythmique implacable qui leur faisait sursauter le cœur.

« Hunter. Anastaz Hunter. »
« Sang-pur ? »
« Nan. Pas sang-pur il est… » Sa main avait voltigé dans l’air. « T’sais, bâtard quoi. »

L’intérêt d’Heden s’était aiguisé.

« Qui l’a invité ? »
« Pernelle ! »
« Pernelle, sérieusement ? »
« Elle se le tape. Elle m’en avait parlé. Il est canon hein ? »
« Ouais. 7/10. »
« Quel mythomane tu fais espèce de Scroutt. C’est un 10. Un 10 + même. Jaloux. »
« Elle est où Pernelle ? »
« Dans le coin j’crois, avec le petit sang-pur à la con, Maxwell. Elle est déjà complètement rincée de toute façon. »

Le type revenant à la charge sur le lobe de son oreille, Heden s’était arraché définitivement à son emprise, un sourire joueur sur ses lèvres déjà bleutées. Les volutes de sa fumée formant l’esquisse d’un lapin aux oreilles dressées, il s’était glissé sur les cuisses de Valentina. Caressant sa joue pour mieux venir chuchoter, juste pour elle.

« Ca te dirait pas, un petit jeu ? »
« Non non, Khan, je jouerai pas les hameçons pour toi. »
« Et pour 20g ? »

La main de Valentina, posée jusqu’alors sagement sur ses reins, était venue pincer le gras de sa peau. Et sous sa crinière noire, son regard l’avait nargué.

« J’suis pas au rabais ce soir. »
« 30g »
« 40g et une flasque. »
« 30 et la flasque. »
« Vendu. »

Et sans plus perdre de temps, la basique 4 l’avait repoussé. Tirant sur son décolleté, armant son corps comme avant la chasse. Elle était superbe – elle le savait parfaitement et dans sa poigne, Heden y avait glissé une de ses cartes. Une noire, aux écritures dorées. Le genre qu’on ne croisait pas souvent, à ces soirées. De celles qui vous servaient de clef, pour les étages les plus profonds des tours libidineuses du monde sorcier. Celles que son père pouvait peut-être fréquenter mais fort heureusement pour lui, Heden ne l’y avait jamais croisé.

Et il s’était réinstallé comme à l’office, témoin du jeu de Valentina. Il avait laissé les jours, les semaines filer, profitant de l’avantage d’une amante commune pour grignoter les détails de sa nouvelle curiosité. Il avait ri. Il avait envié. Sans savoir exactement ce qu’il en attendait. Cela ne devait pas amener à autre chose qu’une invitation, une rencontre, et prendre la mesure d’un tel nom – Les Hunter trainaient une certaine réputation dans le milieu, comme un vestige d’un passé pseudo-romantique, aux coups de rein acharnés.

Il s’était dit « Ca vaudra toujours le coup pour plus tard. »

Nous étions alors le 27 octobre 2046. 4 jours plus tard, la tour des médias exploserait et leur quotidien sulfureux brûlerait avec elle, sous l’ombre écarlate d’un innommable changement.




La veille de Noël approchait à grands pas et comme pour retrouver l’effervescence de leur quotidien et l’engouement des nuits de fêtes, Avalon tentait de faire face malgré la reconstruction bancale de son centre nerveux, une balafre purulente sur son profil impeccable. En plus d’un mois, le monde sorcier avait tenté de se relever tant bien que mal suite au décès de leur leader et l’existence du Conseil n’était pas là pour rassurer quiconque. Si les sourires et l’espoir semblaient faire briller le regard de chacun, les murmures se faisaient plus tangibles encore une fois porte close. Mais ce n’était rien face à la tension existante dans les familles mangemorts. Et pour Heden Khan, c’était encore pire.

Ayant encore dans la tronche les échos de la dispute sévère née au soir de retour de son père, accompagné de Kali, il subsistait en lui-même une nausée incertaine. Bien évidemment, il s’était refusé à prendre les armes aux côtés des mangemorts – n’était pas assez fou pour faire partie de cette bande de suicidaire, ardents défenseurs de leur monde ouaté et perfectionniste, bien qu’il se soit gardé de faire éloge de ses pensées égocentriques à quiconque mis à part Ayesha.

Il n’était pas un combattant et ne le serait jamais. Mais la perspective de voir la mort approcher à grands pas pour emporter son père n’était pas sans conséquences. Que Salazar emporte Mervyn et sa connasse ainsi que les absents, comme les disparus. Cette folie, ces combats incessants entre pouvoir et liberté lui filaient la migraine et mettaient à mal son business secret. Pendant plus d’un mois, logés dans la terreur, aucun de ses « amis particuliers » n’avait osé broncher et rallier les sous-sols tamisés des soirées d’antan. Par crainte sans doute d’être découvert et catalogué terrosite sous la paranoïa ambiante.

Mais Noël marquait un retour et la demande affluent, Heden était comme sorti de son hibernation. Il était temps d’agir pour ne pas laisser gagner la terreur. Ils étaient encore les plus puissants sur terre et ce soir, en ce 20 décembre 2046, les murs bruisseraient des chuchotements lascifs et obsédants de ceux qui se noieraient jusqu’à la liesse dans un réveil charnel conséquent.




« La carte. » Avait demandé le videur à l’entrée, d’une voix aussi patibulaire que sa taille l’exigeait. Il était immense, un sang basique 2, juste assez pour se faire respecter par ceux qui voudraient profiter de leur rang pour passer de force, juste assez pour comprendre où était sa place quand le moment l’exigeait. Le visage aussi noir que ses yeux profonds, il s’était écarté de la lucarne magique pour mieux déverrouiller la porte d’un sortilège et croiser les bras sur le passage d’Anastaz sans autre forme d’amabilité. Aucune raison de se dérider, portier, gardien, la sécurité était son métier. Mais ses yeux avaient suivi la silhouette dynamique de ce nouveau-venu, et discrètement il avait hoché la tête d’un air presque déçu.

Evidemment, ce qui se passait en bas ne le regardait pas. Et évidemment, son boss ignorait que lui-même avait fini par trouver réponse à ses questions – des questions, par ici, tout le monde en avait. Mais le silence c’était la clef. La clef d’une réussite, la clef d’une pérennité.

Et ce soir, plus que les autres soirs, ils avaient besoin de laisser l’extérieur à une porte fermée à clef. De trouver encore un peu d’amusement dans une existence bien plus effrayante. Avec la mort des Kark et le chaos de leur nouveau système, avec la réussite des moldu.e.s et surtout, l’annonce d’un nouveau régime à venir, ils étaient tous plus nerveux, plus brutaux, plus prompts aux excès les plus drastiques.

Ce qui était bon pour le commerce – et le sexe, bien entendu. Mais désolant pour les crises que cela pouvait déclencher. Et pour cela, ce soir, Heden veillait un rien au grain.

Prétendant seulement ne pas être autant impacté.

Dans ses habits noirs – pantalon et chemise assortie, il était comme une ombre parmi les couleurs plus vives et enchantées de ses convives. En petit nombre, pas plus de 30, ils lézardaient sur des divans confortables, laissant les plateaux flotter entre eux, amenant champagne, fruits et drogues diverses comme un libre-service. Pour goûter gratuitement, ici, il suffisait d’être invité. La came ne se vendait qu’à la sortie, une fois les gallions donnés. Ca payait déjà mieux qu’être vendeur de potion mais Heden ne faisait pas cela par charité et ceux qui lui distribuaient la came attendaient toujours le règlement de leur propre facture, à point nommé.

Pourtant, autre chose le turlupinait. Un détail agaçant comme le bourdonnement d’un moustique. Valentina avait joué son rôle du mieux que possible et il avait profité de son corps comme de ses témoignages avec un délice non feint. Elle avait fini par lui filer la carte, au petit blondinet. Et si ce dernier devait venir, c’était ce soir ou jamais.

Clope en main, comme toujours, Heden, appuyé sur son pilier, fumait en observant sa foule, à peine plus en hauteur que la salle placée en contrebas. Bientôt, le sol changerait, du parquet en bois lustré en coussins moelleux. Et tout basculerait, au moment le plus propice. Mais pour l’instant, la nuit était encore calme.

Seule la lumière changeante d’une bougie, passant d’orange à verte, l’avertit de l’arrivée d’un.e autre membre.

Nonchalamment, il se retourna. Et croisant enfin les boucles blondes, et ces yeux clairs, esquissa un sourire plus que ravi, enchanté.

« Tiens donc. Hunter. Je pensais plus te voir venir. » Un lapin de fumée sautilla entre eux, et abandonnant sa cigarette sur son rictus plaisant, Heden tandis sa main droite.

« Valentina a déjà dû te parler de moi… Ou tout du moins connais-tu mon nom, n'est ce pas ? »


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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Ven 15 Déc - 0:26
Breathe my name.
Début décembre 2046


La carte tournoyait entre mes doigts fins, laissant une éphémère petite traînée dorée en suivre le mouvement. Mais je n'y prêtais guère attention, mes yeux bruns se posant sur l'interstice sombre et prometteur qui venait de découvrir la peau basanée du chien de service. L'invitation claqua entre mes doigts, à portée de regard de l'homme et son ton laconique.

Un A vot' service M'sieur ! trempé d'ironie commenta la lente ouverture de la porte tandis que l'homme ne pipait un seul mot supplémentaire, se contentant de me laisser passer, ses grands yeux bovins menaçants de sortir de leur orbite. Révélant sa taille.

"Ah ouai... T'es plutôt du genre nagy* toi."

Un sourire admiratif et jovial, quelque provocateur sur les lèvres, je sifflais ce commentaire sans gène en passant à côté du sorcier avant de disparaître dans le couloir. J'avais un peu mieux à faire ce soir que perdre plus de trois secondes avec un basique quelconque.
Dire que j'étais excité était un euphémisme. Mon humeur était tout aussi teintée d'impatience, de curiosité que d'amusement.

Depuis notre arrivée en Angleterre, j'avais eu tôt fait de reprendre mes nocturnes habitudes hongroises, sillonnant les faces cachées d'Avalon, parfois de Londres, afin de gratter leurs surfaces pour parvenir à mettre les pieds -et bien plus encore- dans ce monde que chaque grande ville digne de ce nom possédait. Ce monde qui rassemblait outsiders et originaux, baignant souvent au-delà des murs de la légalité mais qui possédait une saveur parfaitement particulière. Qui me faisait sentir entier, vivant. Ce monde que je ne partageais pas avec Zoltán et qu'il ne m'enviait guère. Ce monde qui m'était tout simplement nécessaire.

Il m'avait tout de même fallut un peu de temps avant de parvenir à trouver mon bonheur, montrer patte blanche afin d'obtenir noms de personnes, de lieux, d'horaires. On se méfiait des nouveaux venus. Surtout aussi extraordinaires que moi et mon petit accent de l'Est. Compréhensible et absolument pas dérangeant. Jouer, charmer, se laisser faussement avoir, était toujours amusant. Et j'avais petit à petit ouvert les portes de ces entrailles aussi chaudes qu'odorantes.

Le nom de Khan était ressorti plusieurs fois, humant le parfum suave et mystérieux du Graal. Certes, il n'était pas le seul à organiser ce genre de soirée spéciale, mais de ce que j'en avais entendu dire, l'un des rares aussi pérenne où la qualité des invités autant que celles des divertissements ne périclitaient pas.

La carte si sensuellement glissée par Valentina avait longtemps gardé le silence avant de laisser apparaître ses chiffres dorés si prometteurs. Il fallait dire que la Tour des Médias était tombée sur le Ministre entre temps. Un peu sur toute l'Angleterre aussi. Et que pas mal de choses avaient été bouleversées en conséquence. En passant par moi-même. L'encre qui teintait mon avant-bras contrastait outrageusement avec la couleur nacrée de ma peau. Mais c'était un détail ce soir.

Ce soir, c'était l'heure des découvertes, de l'exploration et de l'oublie du reste du monde.

Un fin sourire flottant sur les lèvres, je croisais les regards de quelques silhouette que ma présence unique faisait déjà se retourner. Évidemment. Outre mes boucles blondes irrésistible, j'avais opté pour une tenue aussi classe que décontractée, veste à la coupe moderne, blanche, avec gilet et chemise assortie mais dont ma cravate rayée et le pantalon cassaient l'ambiance trop stricte et pure. Tout à fait moi, non? Créateur hongrois de plus, ce qui permettait encore d'ajouter une touche spéciale à l'ensemble. D'un léger coup de baguette, je desserrais légèrement ma cravate. A peine, mais suffisamment pour gagner un cran de sensualité.

Avant de tomber sur une silhouette non loin, aussi drapée de noir que j'étais de blanc vêtu. Qui me dévisagea sans hésiter, attendant vraisemblablement que j'approche. Arquant un sourcil intrigué autant qu'amusé, je rejoignais l'homme en quelques pas. En profitant moi-même pour l'étudier rapidement et le situer sans difficulté.

« Tiens donc. Hunter. Je pensais plus te voir venir. »

" Merci. C'est toujours un plaisir de parvenir à surprendre mes pairs." commentais-je d'un petit sourire taquin.

Mon rire résonna, léger et cristallin, à peine sarcastique, lorsqu'il m'interrogea sur son identité.

Son assurance valait toute présentation. Ainsi que son lien avec Valentina, la belle aux yeux verts, évidemment. Il était l'un des batards du Shafiq dont j'avais entendu parler. Le nom derrière la carte dorée. La corruption pleine de luxure de la jeunesse d'Avalon. Difficile de ne pas faire le lien même sans l'avoir personnellement rencontré jusque là.

J'hésitais un infime instant à répondre au tac-au-tac un truc pas vraiment valorisant mais me ravisait rapidement. Sans parler de l'importance du mec, j'étais de bonne humeur, autant ne pas écorner les choses inutilement.

"Humm.. Je pense oui." Un sourire légèrement provocateur, je tendais la main et récupérais entre mes propres doigts la cigarette que le sorcier tenait. J'avais été bien assez lent pour lui laisser le temps de reculer cette dernière en devinant mon geste, mais seul un sourcil levé y avait répondu. Ça me suffisait comme assentiment, je n'étais pas du genre à demander davantage à me formaliser de ce genre de protocoles.

Portant la clope entre mes lèvres, j'en tirais une bouffée voluptueuse, savourant le goût âcre du tabac avant de l'expirer dans une volute qui prit la forme d'un chat, s'étirant de tout son long pour disparaître en jouant avec les arabesques. Rendant le stick au sorcier l'instant d'après.

"Heden Khan, l'hôte de ces lieux et de ses plaisirs. Merci pour l'invit'. Tu me fais visiter?"

Je ne jugeais pas utile de prendre la peine de dissimuler mon léger accent naturel et si attachant. Mes origines toutes entières participaient à mon charme et à ma personnalité, non?
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Ven 15 Déc - 19:20
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Il fallait bien l’avouer, Anastaz Hunter était définitivement à tomber. Le genre de mec au sourire de gosse qui ne lésinait ni sur le sarcasme ni sur le culot. Pour Heden, qui demeurait de fait assez calme face à ce profil perturbateur, c'était la promesse d’avoir enfin dans son pieu autre chose que ses habituels amants – puceaux malhabiles en quête de sensations ou carcasse musclée viriliste décidée à prouver leur ascendant. Dans sa pose un rien maniérée, clope entre ses doigts d’une main levée, le coude reposant dans l’autre, Heden se laissa approcher sans sourciller. Acceptant le vol de sa dope avec un rien de rire amusé.

Anastaz avait l’aisance des pieds dans le plat et ne se formalisait pas de l’espace personnel, ce qui marquait déjà deux bons points. En espérant bien sûr que Boucle d’or soit réceptif à ce qui pouvait l’attendre dans ses soirées.

Il y eut des éclats de rire derrière eux. Bruyants mais sincères et le regard clair d’Heden sourit pour lui.

« Ils ont commencé un jeu je crois. Ça me laisse le temps de te présenter l’établissement. Ce n’est pas grand-chose comparée à d’autres mais les derniers événements ont… bousculé nos habitudes. »

Portant la cigarette à sa bouche, rendue aimablement par le hongrois, Heden inspira une latte en fermant les yeux de délice, goutant le reste de sa bouche avant de la lui retendre, d’un pas en avant. Presque torse contre torse.

« Je te conseille de la garder. Inspire-la à fond. Mon herbe à rêves est peut-être coupée mais c’est la meilleure du marché. Ça t’aidera à te détendre. Les nouveaux sont toujours nerveux. »

Ses longs cils jetèrent des ombres sur ses joues glabres et après avoir humé l’eau de Cologne du sang pur, Heden se détourna.

« Le salon en contrebas est passablement confortable. La came est à disposition - ce soir, c'est mon cadeau de noël. Le bar en face, tu peux commander ce que tu veux. Il y a des chambres dans les alcôves du fond, celles que tu peux apercevoir si tu te penches. Elles se ferment si besoin. »

En bas des courts escaliers qui les séparaient du petit groupe de 4 personnes, on entendit alors une voix de femme presque stridente.

« Tu mens ! Forcément tu mens ! C’est Helga, pas la danseuse rouge, le tableau est toujours accroché à la GAUCHE de la troisième armure du deuxième couloir, troisième étage ! Espèce de tricheur ! »
« Je crois que c’est une version de Poudlard gage. Tu n’as pas été dans notre école n’est-ce pas ? » Attendant confirmation, Heden descendit deux marches avant de continuer. « Tu feras équipe avec moi. »
« Heden ! »
« Nous arrivons Dragon. » Répondit-il à l’homme qui venait de le héler. Son vis-à-vis direct, à peine redressé sur son siège, lui jeta un regard passablement amer des plus attentifs avant de venir enlacer les épaules d’une blonde rieuse.

« Voici monsieur le comte et madame la comtesse. Ils aiment leurs pseudonymes mais je t’offre une courte présentation. De leurs vrais noms, Dragon et Lysbeth Armander. Lui est germanique je crois. Elle danoise. Un mariage forcé et voilà qu’au court d’une de mes soirées, ces deux-là se retrouvent et ne se font plus la gueule. Une passion commune qui les a bien arrangés, je dois bien le dire. Le couple en face c’est Martin Lefevre, un français et elle, c’est Theodora Bavboyeur. Une sous branche des Tanneur, à moins que je ne confonde. Elle est basique 4 en tout cas, tout comme lui. Tu seras le seul sang pur ce soir. »

Passant une main dans ses cheveux en soupirant, il finit par sortir sa baguette d’un geste presque las. Jetant un coup d’œil à Anastaz.

« Si tu as fréquenté ce genre d’endroit, tu connais déjà les règles du jeu. La loi du silence. La mienne est peu contraignante. Un simple sortilège qui se désactivera à ta deuxième visite ici. Cela évite les curieux peu téméraires et ce qui pourrait se dire à notre sujet… Si tu es d’accord. Sinon je te raccompagne. Tu garderas la clope en souvenir. »

Une certaine part de lui-même espérait toutefois qu’Anastaz dise oui. Les lèvres scellées avaient déjà fait faire demi-tour à pas mal de nouveaux adhérents. Et pour tout avouer, Heden avait espéré que Valentina serait présente pour procéder à sa place. Hélas, prise à une soirée importante – un anniversaire de famille – cette dernière n’avait pu se libérer pour la soirée. Une déception pour Heden autant qu’un soulagement. Sans Valentina, il y avait moins de chance pour que l’attention de l’hongrois se porte sur autre chose que son hôte bienveillant. Tout du moins, le bâtard l’espérait.

Si Dragon avait jeté son dévolu sur lui, comme il le redoutait, cela ferait une bonne excuse ou une possibilité d'évacuer un stress autant qu’une frustration latente.

« Tu te sens prêt à lâcher un peu le contrôle, Anastaz ? » Pas la peine de continuer avec son nom de famille. Sa langue préférait largement goûter son prénom.




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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Sam 16 Déc - 14:19
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Le mélange contenu dans la clope du Khan était clairement de bien meilleure qualité que ce que j'avais goûté jusque là, dans les contrées anglaises. Difficile de trouver de la came sympa à prix correct et qui fournissait vraiment ce pour quoi vous payiez quand vous n'étiez pas du coin ou introduit par qui de droit. Rien que pour ça, le petit bâtard allait pouvoir rester dans mes contacts. Un bon point pour toi.

Aux éclats de rire, je détournais brièvement la tête pour laisser mon regard couler sur les silhouettes en contre-bas. Deux hommes, deux femmes. Pas forcément la meilleure combinaison, non? Mais ne vendons pas la peau du dragon avant de l'avoir édenté.

« Ils ont commencé un jeu je crois. Ça me laisse le temps de te présenter l’établissement. Ce n’est pas grand-chose comparée à d’autres mais les derniers événements ont… bousculé nos habitudes. »

"J'ai entendu quelques rumeurs ouai."

Ces fameux bouleversements ne devaient avoir épargné absolument personne, autant dire que l'allusion me faisait bien rire. Il est vrai que sans ça, le petit Khan, ses amis et moi nous serions probablement déja rencontrés. Mais à quoi servait de vouloir changer les choses? Je me sentais présentement très impatient de ces nouvelles rencontres et expériences, et ravis de vivre cet instant au présent.

Souriant, j'acceptais sans hésiter la cigarette de la part du brun, lâchant un petit köszi de remerciement avant de la porter à nouveau à mes lèvres. Non sans respirer le parfum légèrement épicé de l'autre. Ce n'était pas mon type de senteur, mais il fallait avouer que ça semblait bien aller avec le personnage.

Lorsque son petit commentaire sur ma probable nervosité fit grimper le sourire aux coins de mes lèvres. J'expirais une nouvelle volute.

"Sans vouloir me vanter, je ne pense pas être n'importe lequel de tes nouveaux. Mais j'apprécie la sollicitude."

La seule nervosité que je ressentais était celle procurée par la nouveauté du lieu et ses promesses. Aucune inquiétude ou autre, bien au contraire. Au pire, je risquais la déception. Et même si elle pouvait être amère, elle ne durerait pas.

Ne renchérissant pas, je laissais le sorcier me faire sa petite présentation, observant, écoutant et me penchant légèrement pour apercevoir les fameuses pièces. Pour me redresser en arquant un sourcil inquisiteur tandis qu'une femme s'exprimait vivement. Difficile de deviner la teneur de leur conversation si ce n'est qu'elle devait partir d'un souvenir commun et d'un quelconque jeu d'ambiance. Heureusement, l'hôte des lieux vint rapidement à mon secours, éclaircissant les choses.

"J'étais beaucoup plus à l'Est effectivement. A Durmstrang." Confirmais-je, pensif.

Pas que je doutais de ma capacité à m'intégrer au petit groupe, mais la décision rapide du Khan me convenait parfaitement. Après je doutais que gagner ait réellement une importance ce soir, le jeu n'était qu'un prétexte agréable.

"hum hum, je vois ça." Dragon l'impatient et l'inquisiteur. Tout à fait le genre de mec qui n'appréciait pas forcément un nouveau venu comme moi dans son petit poulailler malgré la base de ce genre de rencontre. Je me contentais d'écouter mon hôte détailler ses invités.

"Peut-être devrais-je moi-même me trouver un pseudonyme aux consonance aussi classieuse?" commentais-je, l'amusement dans la voix.

Trêve de plaisanteries, je n'avais que faire d'un faux nom. Et je n'étais pas assez naïf pour penser que chacun n'irait pas du sien, ni ne se raccrocherait aux lettres pures des Hunter. Le simple commentaire d'Heden Khan à ce sujet, n'avait absolument rien de neutre. Quelques soient les lieux, les personnes, le sang ne s'oubliait pas, jamais. C'était un simple fait que personnellement je ne reniais nullement. Pourquoi regretter d'être un élu divin, représentation terrestre?

"Parfait alors, je serai le joyau de cette soirée, ça me va."

Petit rire satisfait qui roula hors de mes lèvres avant de le remplacer par la cigarette, fermant brièvement les paupières pour en savourer le contenu suave. Le changement de ton de mon vis-à-vis était notable. Sa petite moue vaguement contrite tout autant. Je lui renvoyais un sourire de nonchalance. Évidemment que la sécurité des secrets était important. Et on avait pas forcément cette politesse par chez moi. Pas toujours. Un bon point pour l'anglais, je n'aimais guère me retrouver piégé, surtout pour un truc que je savais faire partie des règles du jeu.

[...].. Si tu es d’accord. Sinon je te raccompagne. Tu garderas la clope en souvenir. »

"Je pense avoir été parfaitement appâté, je me sentirais bien triste sans la concrétisation de toutes les belles promesses de ta soirée." Une vague moue faussement frustrée passa sur mes traits, avant que mon sourire ne lui revole la place. " Je connais ouai, pas de soucis."

Adossé à la rembarre, dos tourné au reste de la petite troupe, j'invitais le sorcier à opérer sa petite formalité. J'avais bien plus hâte de rejoindre le groupuscule et de commencer cette fameuse soirée.
La blonde en particulier avait l'air plus qu'agréable vue d'ici non?

« Tu te sens prêt à lâcher un peu le contrôle, Anastaz ? »

"Un peu? J'espérais même davantage, mon cher..."

Sa petite affaire faite, je passais un bras autour des épaules du sorcier tout en l’entraînant à rejoindre les autres. Quelques pas tout au plus, non sans lui demander s'il était un bon partenaire de jeu - je parlais de leur Poudlard gage bien sûr- avant de le lâcher pour me présenter de moi-même aux autres.

"Le Prince Anastáz, pour votre plus grand plaisir." Une légère pirouette toute en ironie et je m'avachissais dans un énorme pouf de velours bien assez large pour plusieurs. "Mais vous pouvez m'appeler Nas' sans soucis! Surtout vous, mesdames."
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 17 Déc - 20:40
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Ca oui, il n’était pas n’importe qui. Et caressant le visage délicat du hongrois d’un regard appréciateur, Heden écouta ses réponses avec une attention tranchant avec le mouvement impatient de sa baguette entre ses doigts. Ce ne fut qu’une fois l’accord donné qu’il s’approcha de nouveau, abandonnant définitivement la cigarette pour mieux venir tracer un triangle complexe autour de la bouche d’Anastaz, y trouvant satisfaction de cette pulpe presque charnue, aussi acide que joviale – l’ego, toujours l’ego, il allait y avoir un sacré challenge avec Dragon.

« Ces lèvres sont scellées. » Chuchota Heden, son souffle balayant les mèches les plus fines, en ressorts, dans ces boucles dorées qui allaient si bien au Hunter. « Bien, allons-y… » Et ainsi embarqué par le bras ferme de son invité, Heden lui emboîta le pas sans se dégager, posant sa main sur ses reins. Ce fut d’un pas d’ensemble qu’ils descendirent la dizaine de marches surplombant le petit salon. Aussitôt, un plateau apparut à leurs côtés, et attrapant une flasque de potion pour en avaler une gorgée, sentant l’habituel mélange chauffer sa gorge, il en tendit l’autre moitié à Anastaz avant de cueillir le regard presque houleux soudain de Dragon.

« Alors ! Vous vous êtes faits attendre ! » Aboya aussitôt ce dernier dans une fausse allégresse, tonnant de la voix pour mieux marquer son territoire. La blonde Lysbeth, compagne fidèle et joueuse, vint déposer une main sur sa cuisse comme pour le retenir, et mieux sourire.
« A tous les nouveaux les règles sont présentées. Tu ne vas pas m’en blâmer, Comte… » Susurra Heden d’une voix presque ronronnante avant de se détourner en direction du bar. Laissant la troupe accueillir Anastaz, faisant simplement semblant de s’en désintéresser.
« Hunter hein ? » Le regard de Martin venait ainsi de s’éclairer. « J’ai quelques pièces Hunter, des antiquités remarquables. Toujours bien travaillées. »
« Oh Martin ne commence pas avec ta poussière ! » Se mit à rire Theodora avant de se lever. « Le Prince va venir s’asseoir à côté de moi. Vous êtes de Poudlard ? »
« Durmstang. » Renseigna la voix d’Heden tandis qu’il se servait un verre de scotch.
« Durmstang ! Comme mon frère ainé, Gotlieb. Mais je doute que tu l’aies connu il doit avoir bien dix ans de plus que toi. » Le tutoiement de Dragon, familier, donnait déjà la partition de ce qu’allait être leur soirée à venir.
« Les meilleurs partis sont de Durmstang. » Osa alors Lysbeth, s’accrochant la huée presque générale, tant de Theodora que de Dragon.
« Je retiens ça pour plus tard ! » « Ne te vexe pas mon comte mais monsieur le Prince ici présent est une sacrée pièce de choix. »
« Mais quelles manières ! Vraiment ! Asseyez vous à côté de moi plutôt qu’à côté de ces deux là. Comte et comtesse ne savent pas comment se tenir. »
« Parce que toi oui Theodora ? »
« Tais-toi tricheur ! »

Martin leva les yeux au ciel, reprenant entre ses mains le graal de la soirée, à savoir une Histoire de Poudlard reliée de cuir, véritable pièce de collection.

« Tu fais équipe avec Heden alors ? » Questionna-t-il avant d’ouvrir les pages au hasard, décryptant quelques lignes pour y trouver la nouvelle information à gager pour la tribu.
« Vous voulez boire quelque chose Anastaz ? » Demanda aussitôt la rousse avant de lui présenter son propre verre. « Martini gin citron, un Isabella. Vous voulez goûter ? »
« Theodora s’apprête à saouler Anastaz, Heden. » Prévint Dragon sur un ton à peine amusé, déboutonnant les premiers sautoirs de sa chemise. Pendant toute la durée de la conversation, ses yeux verts avaient suivi le mouvement du Khan, guettant son approche pour mieux l'attraper au moment opportun.

Seulement, et comprenant fort bien son manège, ce fut au bar qu’Heden s’adossa, volontairement en retrait. Il était comme un guide ici. Un hôte désirant avant toute chose, avant même ses besoins personnels, que tous s’intègrent avec facilité. La suite de la soirée dépendait justement de la complicité qu’ils pouvaient créer entre eux. Les tentatives de Dragon pour un tête à tête ne seraient récompensées que par l’effort de ce dernier. Ce que le comte comprit alors fort bien.

« Voici les règles, camarade. Martin va nous poser une question, le premier qui répond a gagné. Et peut choisir un gage à un membre de l’assemblée. Si quelqu’un répond et donne une information erronée, ou tronquée, Martin sera celui qui donnera le défi à réaliser. »
« Et certains ici que je ne nommerai pas… » Ajouta Lysbeth en venant lui mordre l’oreille, taquine. « Attendent justement de pouvoir lancer une idiotie, pour répondre à certains gages. N’est ce pas Dragon ? »
« Nous verrons ! Allons Martin ! A toi ! »
« Bien. Mesdames, messieurs… » Un silence tomba aussitôt sur l’assemblée attentive. Et derrière eux, on entendit Heden reposer son verre. Comme prêt à agir.

« En quelle année, les trois directeurs présents pour la Coupe de feu, ont été blessé par un Cocatris ? »
« 1791 ! » « 92 ! » « C’était en 1792 » « 92 vous êtes sûrs ? » « Evidemment espèce de nigaud oh Dragon tu as encore fait exprès ! » « Pas du tout ! »

Theodora leva les yeux au ciel, attrapant le bras d’Anastaz comme une fausse confidence.

« Lysbeth n’a pas toujours tord, Dragon est duelliste voyez vous alors il est du genre à chercher la mornille ! » « Ces accusations sont infondées. » « J’en réponds du témoignage de ta femme ! » « Et je confirme, tu cherches la mornille. »

« C’est toujours bon un peu de défi. » Trancha alors la voix d’Heden, dans un amusement palpable.

« Le maître a parlé ! » « Tout de suite… » « Tu es le pire, dans l’idiotie il faut toujours que tu dépasses le seuil commun d’imbécilité. » « Je le prends très mal. Anastaz, n’en croie pas un mot. » « Si si, c’est le pire ! Bon, le gage de Dragon, Martin ? » « Je crois que Dragon va aller lécher le gros orteil de quelqu’un. Pour la peine. » « Martin, tu vas te prendre un Blast pour ça. » « Je vous attends, cher Comte. »

Faussement dramatique, et retroussant un peu plus la robe noire que Lysbeth portait pour l'occasion, effleurant son genou tout en calant son autre main derrière la nuque, Dragon fit mine de rouler les yeux. Demandant d'une voix à peine impatiente.

« Bien. Qui se déchausse ? Hunter ? Lysbeth serait trop facile. »
« Et pourquoi pas Martin pour la peine ? »
« Je décline. Anastaz ? »
« Anastaz décide ! » Proposa alors Théodora, et Lysbeth de renchérir, frappant des mains. « Oui Anastaz, à vous de décider ! »

Spoiler:
 


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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Mar 16 Jan - 20:45
Breathe my name.
Début décembre 2046


Ne trouvez-vous pas amusant, que dans tout groupe préalablement formé vous aviez toujours une structure hiérarchique plus ou moins volontaire qui s'y formait? Si le Khan est était le formateur et le garant, glissant habilement dans son rôle, à la fois parmi et autour des autres, il n'était pas dur de deviner qui souhaitait avoir ses fesses auréolées de virilité et d'obéissance. Flippant des émules que pouvait créer l'arrivée d'un inconnu dans ses petites habitudes confortables. En l’occurrence moi.

Autant dire que je notais clairement le comportement du fameux Dragon et que j'appréciais particulièrement être le parfait petit élément perturbateur dans son univers.

Le jeu n'en serait que plus amusant sans pour autant risquer de m'y brûler.

Ce n'était pas ici n'importe quelle soirée dans un lieu lambda, il me fallait m'y faire ma place. Et personnellement je ne visais pas la serpillière, j'en étais naturellement incapable. Un truc de famille.
Mais le combat tout crocs dehors entre deux mâles alpha ne m’intéressait pas non plus. Pas assez classe, trop chiant. Un titillement juste comme il fallait serait de mise, mais je ne m'inquiétais pas outre mesure.

Un grand sourire sur les lèvres, je préférais ne rien laisser transparaître, finissant de me présenter avec autant de nonchalance que de douce ironie.

"C'est un véritable plaisir de vous rejoindre." Eu-je juste le temps de glisser avant que leur babillage ne reprenne. Un babillage finement agréable. J'en pouffais doucement.
« J’ai quelques pièces Hunter, des antiquités remarquables. Toujours bien travaillées. »
"Il parait oui." commentais-je d'un clin d'oeil. Avant de me faire voler la réponse concernant l'école par notre hôte, déclenchant immédiatement une discussion sur le prestige de ses étudiants. M'arrachant un éclat de rire lumineux.

"Je ne voudrais pas être à l'origine d'une quelconque dispute entre vous!" Arguais-je depuis le pouf que j'avais choisi, d'une moue faussement contrite. "Mais je pourrais peut-être revoir ma position et me déplacer suivant le vainqueur!"

Ce qui en fit glousser une et sourire plusieurs, semblant accepter le challenge avec un amusement certain.

« Vous voulez boire quelque chose Anastaz ? »
"Volontiers."
« Martini gin citron, un Isabella. Vous voulez goûter ? »
« Theodora s’apprête à saouler Anastaz, Heden. »
"Ah ah! Nulle inquiétude Mr le Comte! Entre mon sang Hongrois et celui de mon père, je suis parfaitement paré!" C'est pas comme si P'pa avait tenu à nous faire goûter de l'alcool - certes dans jus de fraises- avant même notre premier acte de magie! Et puis je ne fanfaronnais qu'à moitié sur ce coup-là. C'était presque un sport national dès qu'on allait vers les pays de l'Est.
"J'ai d'ailleurs un petit quelque chose pour vous tous plus tard, si vous êtes sages..." susurrais-je d'un fin sourire mystérieux. La Pàlinkà n'était peut-être pas mon alcool préféré, mais elle faisait toujours son petit effet des plus remarquable. Autant en profiter!
Mimant une bouche cousu d'un leste geste de la main, je remerciais la fameuse Theodora et acceptais son Isabella. Toujours faire plaisir à une femme que vous souhaitiez courtiser. Surtout devant son mari.

Passant une main dans ma tignasse blonde, le sourire étiré sur mes lèvres, le jeu se relança rapidement, me faisant doucement froncer les sourcils lors de la fameuse question. Zut, ce truc me disait quelque chose! Mais l'Histoire de la Magie n'avait jamais été mon plus grand dada. Je préférais largement griffonner quelques poèmes érotiques, messages secrets ou dessins variés. Sauf la dernière année. L'ancien prof' avait cassé sa pipe et la remplaçante y mettait bien plus les formes. Ses formes quoi. Si vous voyez ce que je veux dire...

"Humm.. Je t’espère plus réactif la prochaine fois, petit Khan! Je suis déja sans défense dans cette bataille, alors ne m'abandonne pas!" balançais-je faussement à Heden en penchant la tête en arrière afin croiser son regard. Laissant une moue amusée flotter sur les quelques commentaires partagés par les autres. "Heden, il va te falloir mettre les bouchées double je crois, si tu ne veux pas décevoir ton nouvel invité..."

Quand à Theodora qui venait de m'attraper le bras avant de le relâcher d'un petit rire cristallin, j'en profitais pour la ramener vers moi sans forcer en glissant ce même bras autour de son cou. Sans grande difficulté.
Et remettre une mèche sauvage derrière son oreille. L'air de rien, l'air de tout évidemment.

" Si vraiment personne ne veut de ce pauvre petit gage, je ne peux que me sacrifier pour la cause..."

Je devais avouer être étonné que le Comte m'ait proposé. Surtout dans ce sens là. Pas que me faire lécher l'épiderme quel qu'il soit me dérange, pas dans ce genre de soirée, mais cela témoignait malgré tout d'une forme de domination. Le bref haussement de sourcil du concerné à ma réponse m'apporta exactement ce que j'espérais: il pensait que je passerai mon tour. C'était mal me connaître. Ce qui semblait normal, vu qu'il ne connaissait de moi que mon fabuleux nom de famille et l'égo qu'il pensait accroché à ma virile jeunesse.
Mon sourire carnassier fut aussi bref que sa perte de contrôle et le rapide coup d’œil qu'il lança à notre hôte.

Quand à moi je me déchaussais d'un coup de baguette, laissant la peau pâle de mon pied apparaître. J'aurais su, je me serai passé une crème légèrement pailletée avant de venir, afin de les mettre encore plus en valeur. Même si ce genre de truc, c'était plus du calibre de Zol'.
Il faudrait se contenter de ce que la nature m'avait donné. Ce qui ma foi, valait bien plus que pour la plupart des gens, en toute modestie.

"En fait, je suis presque jalouse" "Dommage que donner les bonnes réponses soit automatique avec toi! Un petit tour à Serpentard aurait pu t'aider dans ce domaine." murmura sa comparse au creux de mon bras.  "Et puis tricher n'est pas du jeu!"

Le détail d'avoir un mec à mes pieds, s’apprêtant à me baver dessus m'amusait en fait autant que ça m'indifférait. C'était le jeu et dans l'absolu, sa langue ou ses mains n'avaient pas grand chose de différent d'une donzelle, tant que ce n'était qu'un défi et que ce n'était que ces parties là. Pas que partager ma ou mes compagnes du soir avec du couillu me soit étranger, mais c'était elle que nous partagions, pas plus, évidemment.

"Vous vous débrouillez vraiment pas mal, Comte." le félicitais-je quelques secondes plus tard, gardant volontairement le vouvoiement, tandis que sa main quittait mon pied, en effleurant ma plante. J'en lâchais un tressautement vaguement couinant. Mais mignon quand même hein. Toujours.

"Le Prince serait-il chatouilleux?" "Si c'est le cas, ce n'est là qu'une force de plus, non? Une sensualité supplémentaire." "Ah ah, je pense que pour le confirmer, il faudra d'abord me passer sur le corps." ironisais-je d'un fin sourire.
"Dessus, dessous.." "Au cas où personne ne l'aurait deviné, Theodora semble s'être déja bien entichée.." "Humm, j'ai souvent cet effet là, mais c'est un don du ciel pour le plus grand bien de toutes, je vous assure." Dragon roula des yeux mais ses lèvres s'étaient malgré tout plissées d'un sourire en coin.

Et le jeu de reprendre de plus belle. Quelques étoffes se libérant volontairement entre deux questions, parfois de la main même de leur propriétaire, parfois de celle baladeuse d'un autre. Je n'en restais évidemment pas à la traîne, entrouvrant largement ma chemise, laissant mes regard traîner ailleurs juste comme il fallait. Ce n'était pas comme si nous étions ici pour des raisons de chasteté...
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 21 Jan - 23:07
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Piégé. Souriant au-dessus de son verre, Heden se délecta du regard un rien surpris du Comte, Dragon lui lançant une œillade aussi critique que marqué par la proposition d’Anastaz. Si le germanique travaillait sa curiosité sexuelle, il n’était pas encore parfaitement aux faits de ces contacts charnels entre hommes. Seulement préparé à chasser l’hôte, Dragon voyait ainsi s’inverser les rôles et Heden se rapprocha pour mieux le contempler avec ferveur, son attention portée cette fois sur les actions de son ami plus que sur le Hunter. Ce fut admirable de sensualité, de le voir ainsi s’agenouiller et perdre son contrôle, tout en gagnant en virilité. Ainsi courbé, son dos massif ployé laissait jouer ses muscles dans le moindre de ses tressaillements. Et sa bouche charnue se refermant sur le gros orteil d’Anastaz, ce fut en retenant son souffle qu’Heden but la scène jusqu’à la lie.

Les filles non plus en perdaient pas une miette – Martin, comme à son habitude, retranché derrière son voyeurisme intellectuel un rien trop timide pour être spectateur sans ciller, tenta de trouver une nouvelle question en ignorant leurs dérapages. Leurs bavardages amusés furent comme les aboiements de deux pies surexcités. Mais Dragon croisa son regard clair, et le coup d’œil qu’ils échangèrent alors fut emplit de tension électrique.

Il était bien évidemment impensable de croire que son corps de bâtard irait s’enliser dès ce soir à celui du Hunter – c’eut été une chance tenant bien trop du miracle pour espérer autre chose qu’un délicieux rêve. Ainsi, plutôt que de perdre son temps, ce fut cette autorisation qu’il lui livra, sans mots et sans gestes. Juste un pli de commissure, un reste de reflet fauve dans son regard déjà empli de nuages. Une invitation que Dragon saisit au sol dans un soulagement presque perceptible.

Il venait ainsi de gagner son ticket, plus qu’avec son machisme et ses blagues esseulées. La récompense d’Heden serait évidemment à sa hauteur.

Pourtant, le glapissement d’Anastaz n’avait pas non plus manqué de lui échapper. Et passant derrière ce dernier, laissant les questions filer dans leur jeu innocent, ce fut avec discrétion mais douceur qu’il plongea ses doigts dans ses boucles blondes. Les caressant et les dénouant comme un millier de ressorts. Massant son crâne, laissant glisser ses mèches comme de la soie entre ses jointures noueuses. Heden frissonna.

Son souffle coula alors à son oreille.

« Tu les détends. C’est bien rare de les voir prendre un nouveau au sein du cercle aussi vite. Continue ainsi. » Un faible encouragement, comme un murmure à eux seuls, et la possibilité d’inspirer l’odeur de son eau de Cologne, comme la plus délectable des clopes. Theodora en profita aussitôt pour lui voler un baiser joueur, avant de déserter sa bouche pour mieux accoupler ses lèvres à celles d’Anastaz. Et Lysbeth, happée sur les genoux de Dragon eut un bref applaudissement.

« Elle ne va plus se concentrer sur les questions maintenant. D’ailleurs, quelle était-ce ? »
« Année de naissance de Cabrix la Foldigue, hm… gardienne des clefs de 1613 à 1699. »
« On s’en fiche non ? »
« Parfaitement. »
« Qui s’en souvient de toute façon, de cette cracmol. »
« Anastaz a un goût... » Theodora laissa la phrase en suspens, l’épaule vaguement caressée par la main tendre de Martin, tout attentif à ses mots comme à son visage rougissant – la tendresse qu’il exprima alors, pendant ce bref instant d’intimité, lui qui était encore le plus habillé, en disait long sur les sentiments qu’il éprouvait envers la jeune femme. « De vodka. »

Heden s’en était reculé.

« Ah je veux y goûter ! » Clama Lysbeth, bondissant avec grâce sur ses pieds, profitant du mouvement pour laisser sa chevelure d’or capter la lumière, comme pour mieux évincer sa rivale. Pourtant, ce fut presque si Theodora ne l’attrapa pas pour mieux l’inciter à agir et observant le baiser que le Hunter échangea avec son amie, demanda presque naïvement.
« Alors ? »
« Alors oui. Vodka. Complètement. »
« Et pour l’année des chaudrons explosifs, 1888, est-ce que c’était les Poufsouffles ou »

Le livre fut juté ailleurs.

« Merlin que vous êtes pâle tout de même. »
« Presque aussi pâle qu’Heden. »
« Rapproche-toi donc qu’on compare ! » Evitant Martin, penché sur la table pour ramasser un bonbon empli de Somnium, Heden les contourna pour prendre place sur le canapé, sentant brièvement sur ses cuisses la main câline de Dragon – oui, pas tout de suite, reste tranquille.

Bon joueur, il tendit le bras pour le glisser à la taille d’Anastaz, le front contre son épaule. A son attitude nonchalante, on aurait presque pu le croire endormi, mais les yeux fiévreux du Khan laissaient seulement voir la profondeur de son coma addictif. Souriant béatement, d’une manière assez charmante tout de même, ce fut lui qui joua de sa couleur, elle qui fut si longtemps signe de différence.

« Non, je gagne toujours… » S’amusa-t-il avant de laisser Lysbeth le chevaucher.
« Tu en as trop pris Heden. » « Point trop. » « Tu vas rien pouvoir nous faire. » « Je pense qu’Anastaz saura me rattraper. » « Et toi – quelqu’un va finir par te voler. » « J’en ai bien l’impression. » Mais tant pis. Tant pis de ne pouvoir constater leurs étreintes. D’entendre les gémissements du blond qu’il avait pourtant tant attendu. Les meilleures choses se savouraient sur la longueur d’une langue lascive et Heden n’était pas sûr, de toute façon, de pouvoir parfaitement se retenir. Autant ne pas gâcher sa soirée sur une proie qui ne pouvait encore lâcher prise. Et l’effrayer par un contact, un baiser, un mot même trop osé. Mais ses doigts trouvèrent sa peau, et sa caresse malhabile sur l’abdomen du Hunter fut bien la seule qu’il s’autorisa. Avant que Theodora ne lui fasse rendre grâce, marquant son territoire nouvellement acquit d’une morsure au cou qui n’allait pas laisser Anastaz sans trace.

Heden choisit ce moment pour se libérer, ramassant le livre au passage pour le déposer sur la table basse. Dans son dos, posément, comme si lui-même venait de l’appeler, Dragon se releva. Martin les observa un instant avant de s’enfoncer plus profondément dans le velours accueillant du canapé. Le voyeur venait de faire son choix. Ne leur restait ainsi que cet étrange tête à tête.

« Tu sais ce que je veux. » « Ne parle pas… » Le coupa le Lièvre sans se départir d’un mystérieux sourire. « T’es vachement plus sexy quand tu la fermes, Dragon. »



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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Mer 24 Jan - 22:08
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J'avais toujours eu cette extraordinaire manie de réussir à me glisser parfaitement où je voulais quand je voulais, irradier naturellement pour pousser les autres à m'apprécier et m'adopter si je le désirais. Un truc de famille. Même si P'pa s'amusait bien plus avec le côté obscur de cette force.

Humant l'odeur fleurie et un brin entêtante des cheveux de Theodora, je sentais que ce moment fatidique était passé. Le fameux Heden ne put que me le confirmer en murmurant ses mots à mon oreille, que je validais d'un sourire carnassier tandis que son geste sembla immédiatement initier la suite de la soirée. Lèvres volées, cous malmenés ou souffles capturés, le jeu aux pages empoussiérées n'étaient plus de simples prétextes rapidement oubliés. Même si je gardais en tête une interrogation toute simple: tant d'hommes pour si peu de femmes, cela faisait une combinaison compliquée. Pas impossible certes, mais...

J'oubliais aussi rapidement cette vague inquiétude, peu enclin à m'en faire réellement. Comment penser au futur lorsque vous sentiez une langue agréablement remonter le long du lobe de votre oreille?

"Il parait que j'ai une vraie peau de petite blonde, oui!" répondis-je avec humour alors que la question de nos épidermes s'éleva aussi incongrue que fondue dans le décors. Comme le bras du Khan glissant derrière moi en même temps qu'une autre main sur ma cuisse.

Je m'investissais en riant, laissant notre hôte trancher sans y porter vraiment d'attention. Pas plus que je ne commentais l'état de défonce qu'il pouvait bien arborer - clairement visible dans ses gestes lents et suaves, son côté encore plus tactile que le mien et sa voix -, je n'étais pas leur habitué, je n'avais pas à donner mon avis. Même s'il ne savait pas ce qu'il faisait et où étaient ses limites, ce n'était pas vraiment mon problème tant qui ne clamsait pas. Mais en générale, ce genre de mec ne durait effectivement pas longtemps. Une pipe ou deux, quelques vagues caresses et ils ne devaient même probablement pas réussir à se la tenir droite avant de sombrer contre le premier canapé venu. Ou de continuer à comater entre deux mondes avec quelques réflexes temporaires.

Oui j'avais déja été défoncé et clairement cela n'était pas désagréable, mais tout dépendait de ce que nous recherchions sur le moment. Et ce soir, j'avais l'action davantage dans le sang même si je n'étais absolument pas contre l'agrémenter de quelques options en libre-service.

Mes mains avaient d'ailleurs attrapé un verre au liquide sirupeux pour y tremper les doigts et en badigeonner avec douceur les lèvres de la sorcière la plus proche. Appréciant la moiteur de sa bouche quand elle les avala avec gourmandise avant de me laisser lui embrasser les lips, ma main glissant dans sa nuque.

Probablement ce qui manqua de me faire réèllement remarquer la main du Khan contre mon ventre dénudé. Tout autant que de définir nettement sa disparition avec Dragon.

Juste, ils n'étaient plus là quand je rouvris momentanément les yeux sur la pièce, entre deux souffles chauds et courts. Et si je papillonnais vaguement devant ce vide, les deux jambes qui m'enfourchèrent m’empêchèrent d'y repenser davantage. Tout comme la suite des opérations.

Lorsque l'on vit intensément, on ne pense pas.

Lorsque l'on jouit du partage des corps, le reste du monde n'existe plus.


Les souffles s'avalèrent, les corps se cambrèrent tout autant que nos gémissement se mêlèrent au cours des heures. Tantôt partages vifs et intenses, tantôt passions sensuelles et lascives. Les deux femmes savaient y faire et j'étais plus que ravi de pouvoir intensément profiter de ma jeunesse. L'autre sorcier nous avait parfois rejoints, profitant des caresses et des charmes de l'une des deux femmes pour mieux reprendre sa place silencieuse peu après, parfois un peu moins loin.

Les drogues et l'alcool du Khan n'avaient pas été oubliées et certaines étapes de la soirées étaient clairement plus vague ou rêveuses que d'autres. Jusqu'à ce quelqu'un se sente l'envie de profiter encore un peu, un peu plus, toujours plus.

Pour que le silence finisse par se faire presque définitivement.

Paupières à moitiés closes et le corps enfoncé dans les divers coussins et draps que la pièce avait petit à petit formé, j'inspirais doucement la fumée d'une cigarette à la teneur...inconnue mais agréable. Je n'avais fichtrement aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être mais il ne me faudrait pas grand chose pour gagner un souffle aussi apaisé que Lysbeth endormie contre ma cuisse. Ce genre d'activité rongeait corps et âme d'une façon aussi singulièrement lénitive qu'agréable.

Devais-je rejoindre ces corps lascifs abandonnés au sommeil après l'avoir été à la luxure ou proféré des quelques bribes d'éveil qu'il me restait encore pour en sortir?

C'était une question hautement intéressante. Qui risquait de se résoudre d'elle-même sous peu.

"Humm."

Des bruits de pas m'avaient fait relever la tête, apercevant la silhouette de notre hôte émerger d'une salle, plus loin, pour rejoindre le bar.

Ainsi il était...Comme ça. Mes lèvres se plissèrent instinctivement en un rictus vaguement écœuré, heureusement dissimulé derrière ma clope. Mais si j'avais pu avoir le moindre doute pendant la nuit, sa présence ici, sa tenue et...Ses marques, ne laissaient pas le moindre flou. Si tant est que je voulais savoir quoi que ce soit.

Des êtres comme ça j'en avais déja entendu parler, j'en avais même déja côtoyé mais sans jamais les approcher vraiment. Créatures de la nuit aux traits souvent émaciés, stressés, bien plus que les autres parias qu'il m'arrivait de croiser dans certains lieux de Budapest. Leur survie seule tenait au fait que tous les autres ne souhaitaient pas eux-même avoir d'emmerdes. Le silence d'un valait celui de tous. Mais après...

"Tu as passé une bonne soirée?"


J'aurais probablement mieux du opter pour le sommeil quelques minutes plus tôt, ou détourner le regard avant de croiser le sien, puisque le..lui, quittait maintenant le bar pour se rapprocher de moi.

Involontairement je remontais davantage le tissu le plus proche sur mon épiderme nu, même s'il ne devait pas vraiment cacher grand chose pour autant. Mais c'était dérangeant.

"Oui. Très. Toi aussi apparemment." Ne puis-je m'empêcher de répliquer, mon regard coulant malgré tout sur les marques bordant sa nuque et son torse. Pour détourner les yeux. Avais-je eu l'air aussi dégoutté que je le pensais? Merde. Un truc amusant pour détendre l'atmosphère? Ça me ferait chier d'être déja grillé et de devoir dire adieu à d'autres soirées dans le genre parce que j'avais vexé sa putain de pédale d'organisateur quoi. J'en retrouverai d'autres mais dans combien de temps? Pour combien de minables avant d'en obtenir une d'aussi bonne qualité que soit les corps, les esprits, la came ou les lieux. Même ces fucking draps étaient supers agréables quoi! Merde.
Me passant une main dans les cheveux, les paupières lourdes malgré l'agacement qui montait, je tirais sur la clope avant d'en écraser la fin sur un cendrier qui se matérialisa sous mon geste. Pour me relever en essayant de ne pas réveiller le corps alanguit qui gémit sous ma manœuvre.
Assis sur le bord du matelas, offrant mon dos au Khan, j'attrapais mon boxer et me l'enfilais vite fait, me mordant la lèvre en imaginant l'autre m'observer. Mais lui demander de regarder ailleurs n'aurait pas été très poli. Lófasz!

"Les filles sont vraiment sympa et imaginatives." comblais-je sans parler trop fort, avant de me lever et me forcer à le rejoindre, le poussant à nous éloigner un peu. Sociabiliser n'était pas mon point faible, c'était faisable.

"Et ta came est vraiment bonne." D'ailleurs le mélange lié à la fatigue ne devait pas me rendre très frais. Ma vision était vaguement déformée et cotonneuse. Normal. Mais je devais certainement tout de même être extraordinaire. Peut-être trop?
Heureusement qu'il devait être bien plus ..défoncé..que moi. Mon propre jeu de mot mental faillit m'arracher un rictus mauvais.

Fucking meleg*.

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Animagus déclaré au gouvernement, Heden peut se changer en lièvre. Il évite généralement, bien que maitrisant cette capacité qui peut être utile pour échaper aux dealers ou aux policiers sorciers qui pourraient interférer avec ses soirées "spéciales".
Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 28 Jan - 20:49
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Il y a des scènes qu’il n’est jamais utile de trop décrire. Des moments de tensions si intenses qu’y poser les yeux serait comme s’y brûler. Et d’autres, apparaissant dans une violence à ce point misérable, qu’il n’est pas nécessaire non plus de les commenter. Lorsque la porte se referma sur eux, que les cris retentirent, quand les claquements cessèrent, quand son dos se brisa d’effort et sa tête de sommeil, Heden ne put que plonger. Plonger comme dans une rivière noire au rythme trop lent, à peine bercé par les volutes de la came distillée par les expirations encore anarchiques de Dragon. La frustration, la possession, la jalousie, le virilisme et l’acharnement de ce dernier lui en avaient laissé des bleus, à plaindre Lysbeth si le Khan n’avait pas été certain que la jeune femme, son amie de surcroit, n’y trouvait pas une satisfaction bien autre tant Dragon pouvait cumuler les visages pour mieux survivre à cette société.

En attendant, il avait mal. Mais dans cette douleur, le plaisir s’y distillait comme la chaleur sous l’avalanche. De vagues éclairs de bien-être, comme l’atroce sensation d’avoir été remis à sa place. Et pour mieux échapper à cette sensation émetophile, ce fut sans plus trainer contre le corps désormais abandonné de son amant, qu’Heden se redressa, dans sa plus parfaite nudité. Allant seulement cueillir le bas de son pantalon, ainsi qu’une clope qu’il ralluma d’un coup de baguette, avant de sortir de la chambre empuantie. Lui-même ne devait pas fleurir la rose et un vague regard curieux sur le reste de son torse, là où les marques lui laissaient comme des griffures acides, le renseigna sur l’état pathétique de son propre corps.

Il lui fallait boire – du fruit. Ou grignoter quelque chose de suffisamment sucré pour en oublier le goût amer laissé à sa mauvaise haleine. Le regard cerné, un rien injecté de sang et les boucles en broussailles, c’est ainsi qu’il surgit dans la pièce. Se dirigeant vers le bar sans aucune attention particulière à l’égard des endormis. Sa main poisseuse plongea dans les bonbons, grignotant les perles de Bertie Crochue – amande, citron, fraise, épinards, chocolat – en mastiquant longuement sa bouchée.

Puis l’instinct le fit se retourner et tout en se servant un jus de carotte, son regard croisa enfin celui d’Anastaz.

« Tu as passé une bonne soirée ? » Demanda-t-il alors dans un soupir.
« Oui. Très. Toi aussi apparemment. » Heden haussa une épaule éreintée.
« A tout chercheur vient trésor. » Un adage qui ne trouvait pas grand sens ce soir. Surtout à sentir la tension d’Anastaz à son égard. Le bâtard en avait côtoyé suffisamment discerner le subtil écart entre fatigue sympathique et malaise hypocrite. Les propos, gestes, regards et fébriles crispations du Hunter étaient d’une visibilité à crever un œil.

Tant pis. Ce n’était même pas comme si Heden s’était essayé à le cacher. Et loin d’abandonner sa quête, s’amusant presque de son état moral, de ces présemptions d’insultes qu’il pouvait même deviner voir fleurir dans la tête de l’autre, ce fut sans hâte qu’il le laissa le rejoindre, après s’être rhabillé.

La marque des mangemorts lui sauta alors aux yeux comme une gifle. Et ça, plus que tout, lui arracha un rien de soupir désœuvré, rompant tous les effets appréciateurs de cette vaine séance de matage.

« Les filles sont vraiment sympa et imaginatives. » Je sais. « Et ta came est vraiment bonne. » Ça aussi je sais, chéri.

« Je m’en occupe moi-même quand je ne l’achète pas. Je fais toujours attention à ce que mes proches aient droit au meilleur. Peu d’effets secondaires. Effets maximums. Elle se vend, si tu es intéressé. Tu as testé gratuitement ce soir, mais je peux te faire un prix d’ami. Si tu comptes le rester. Tu veux boire quelque chose ? » Ses doigts coururent à nouveau jusqu’au bol de nouveau, choisirent une noix orange, la croquant avec toute sa nonchalance habituelle – Agrumes, parfait.

« J’organise deux séances par mois en moyenne. Les fêtes se rapprochent mais on pourrait se revoir en janvier. Ici ou ailleurs… Je pense que j’aurais des échos favorables à ta venue. Les filles seront déçues si tu ne reviens pas. » Et moi de même. « Valentina voudra certainement te voir à l’œuvre. » La belle italienne, l’argument imparable, comme une araignée tissant sa toile autour d’une proie bien trop facile à charmer.

Mais Heden retrouva son sourire. Avec son air éreinté, ses cheveux dorés en vrac et sa gêne, Anastaz en était presque adorable. Craquant petit biscuit sous un plat de hors d’œuvres déjà mastiqués. Si neuf, si original malgré ses réflexes laminés.

Heden s’évita tout de même tout nouveau contact physique. C’eut signer son arrêt de mort.

« Je te laisse réfléchir à ton possible retour ou as-tu déjà une… attends. » Ses doigts frêles lui tendirent une clope, cueillie sur le bar, dans un des multiples paquets disponibles. « Fume, ça te donnera bonne mine. Donc, tu penses à ton retour ou on arrête ici ? »



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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Jeu 8 Mar - 23:10
Breathe my name.
21 décembre 2046




Je vais y réfléchir.


Ni oui, ni non. J'avais été plutôt incapable de répondre clairement au questionnement de mon "hôte" ce soir là. Enfin matin. Enfin la dernière fois quoi. Entre le mélange de fatigue lié à mes ébats, à la drogue et à l'alcool, et la découverte perturbante des..préférences..du Khan, j'avais clairement pas l'esprit assez clair pour ce genre de décision. Ni l'envie d'en prendre une sur un coup de tête. Pas mon genre. Alors j'étais resté poli bien que probablement un peu trop froid, un peu cynique aussi. Rien d'irrécupérable sûrement.

Et l'épisode s'était clos sans que je redonne de nouvelles. Mais pas sans que la soirée ne me retraverse l'esprit plusieurs fois, me faisant hésiter, douter. Pouvais-je vraiment faire comme si de rien n'était par simple envie et profit? Oui, non, je ne savais pas. Et de toute manière, il avait clairement dit que la prochaine ne serait qu'en janvier, j'avais encore le temps d'y penser et de me décider. Rien ne pressait, la vie continuait. Et j'avais clairement d'autres choses à faire. Je n'allais clairement pas me prendre la tête pour ça quand tant d'autres choses requérait mon attention et ma magnificence.


***

"Au moins, ça permet de voir un peu de nouvelles têtes hein."

"Et pas que des têtes d'ailleurs... Pour le meilleur et pour le pire."

Suivant le regard de Zol', je tombais sur la baleine de ces lieux dont les avancées manquaient à chaque fois de renverser verres et invités. Sans parler de sa coupe de cheveux. C'était encore à la mode ce truc? Franchement? Je dissimulais à moitié mon rire moqueur avant d'attraper une nouvelle coupe de champagne.

Sans être extraordinaire, la soirée était cool. Sans être ennuyante, elle n'était pas pour autant remarquable. Un juste milieu qui permettait pour l'instant d'apprécier le moment sans -encore-trop s'ennuyer. L'une de ce soirée où la comm' avait été mise au max pour louer les liens vitaux de notre belle société et réussir à caresser dans le sens du poils autant de chapeaux de velours que possible. L'entrée était libre bien que surveillée, les sangs étaient divers bien que ne se mélangeant pas trop non plus. Les Sang-purs n'étaient clairement pas majoritaires mais ça permettait aussi une toute autre ambiance même si l'hypocrisie n'était jamais loin pour autant. Il paraissait que c'était dans l'air en ce moment, montrer aux sangs moindres qu'ils pouvaient espérer côtoyer les étoiles, qu'ils étaient importants, tout ce genre de conneries. Moi, ça m'allait. C'était clairement moins coincé que ces fichues soirées de la haute.

"Le champagne fait quand même un peu olcsó*, non? Tu crois que ça risque de mal s'assimiler avec notre sang?"

"Butà. On a déja bu pire hein..."

Commentais-je d'un éclat de rire et d'un coup de coude dans ses côtes.

"Je crois que la pseudo musique de Noël revisitée en fond sonore, c'est le pire.."

"Hey que dalle! C'est du May Laronce! Retires ce que tu as dit!"

"Tu sais qu'aimer ce qu'elle fait ne t'empêches pas d'avoir un minimum d'esprit critique? Rajongó*."

J'esquivais d'un grand sourire la tape de mon frère, renversant par là même une partie de mon verre sur une sorcière qui me fustigea du regard. Et vu que j'avais clairement pas envie de baver un excuse quelconque à cette dernière au sang complètement hasardeux, je me contentais de lui tourner simplement le dos. Relançant la conversation avec Zoltán. Oubliant la femme aussi rapidement. Pour laisser mon regard voguer dans la foule sans vraiment de but.

Et froncer les sourcils.

Mettre à vent à Zol'.

"Nas' est demandé en Angleterre, Sieur Nas' est demandé.."

"Ouai ouai, j'suis pas sourd hein.." je grommelais en quittant la silhouette des yeux, tout d'un coup bien plus sobre et calme. Ça me faisait franchement chier de le savoir là, celui-la.

"Encore un coup de foudre?" moqua mon butà de frangin. "Pas vraiment non..." "Et donc quoi? T'as vu un fantôme?" "Ah ah très drôle tiens." Ouai, je détestais ces trucs sensés être morts et au Paradis, mélange de mauvaise expérience et de foi divine. Mais c'était pas le sujet. Surtout si je voulais éviter d'aborder l'origine de mon changement d'humeur avec mon jumeau."Probablement un verre qu'est pas passé, tu dois avoir raison sur la qualité de la boisson. Je re, je vais me rafraîchir!"

Son froncement de sourcil montrait clairement qu'il ne me croyait pas complètement, mais que ce soit son propre alcool sanguin ou l'ambiance, il ne chercha pas à insister. Puis ça m'arrivait d'avoir besoin de prendre quelques instants pour moi, rien d'extraordinaire là-dedans. Je trouverai bien une excuse plus tard, plus ou moins valable, plus ou moins proche de la réalité, s'il s'en souvenait.

"N'en profite pas pour me griller auprès des gonzesses qu'on a repéré hein!"

Son clin d’œil amusé et provocateur voulait tout dire évidemment.

Quelques instants plus tard j'étais heureux de trouver la salle d'eau vide de vie, en profitant pour me passer un coup d'eau sur le visage et dans les cheveux. C'était vraiment trop con que la présence du Khan me dérange à ce point là. Non? Il n'avait pas cherché à me rejoindre dans la foule, peut-être même ne m'avait-il pas vu...Ou se fichait complètement de moi? Est-ce que ça m'aurait emmerdé? Je ne savais trop... C'était..étrange en fait, de savoir que des gens comme lui pouvaient ainsi vivre au grand jour sans la moindre once d'honte et de culpabilité, comme si de rien n'était.

Desserrant les poings, je décidais de trouver un accès à l'extérieur pour m'en griller une avant de retrouver la fièvre de la soirée.

Et une nana pour la finir. Ou beaucoup d'alcool. Ou les deux. Enfin la base quoi.

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olcsó =  cheap/bon marché
rajongó =  groupie
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 11 Mar - 15:45
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



C’était en vérité typiquement le genre de soirée de merde qu’Heden détestait mais accroché à son bras, Miriel, sourire aux lèvres, trépignait presque d’impatience, lorgnant du regard les sang-pur.e.s passant à portée de son regard, dans un couinement d’allégresse.

« Tu as vu ? Il y a même un Nott ! »
« J’ai vu j’ai vu… » A tous les coups, elle allait finir par se faire choper par un sang-pur peu regardant ou un basique rang 4 un rien moins chiant que ce qu’il pouvait lui offrir ce soir mais la tête pleine d’une migraine presque absurde, en sur-consommation, Heden se traina, indolent, emmerdé et le regard errant déjà sur les rares accès à l’extérieur.

Evidemment, on l’avait fait entrer – même si la présence d’un bâtard pouvait en chagriner certains. Mais l’un des videurs à l’entrée lui devait une dette et pour la permission exclusive allait finalement de paire avec la publicité moins regardante permettant ainsi une meilleure diffusion du sang. Car c’était bien là, finalement, l’utilité de ces soirées ringardes. La promiscuité, les échanges, et la possibilité d’étouffer les tares de chacun dans un entremêlement sain sans scrupules.

En complet gris, la cravate allant de paire avec ses yeux toujours trop clairs, Heden happa une flûte de champagne, la vidant en quelques lampées sous le regard un rien réfractaire de Miriel.

« Quoi ? »
« Tu pourrais quand même faire un effort… c’est toi qui m’a invité. »
« Ca va, t’en fais pas, on va s’amuser. » La moue boudeuse de la jeune femme le certifia sur le fait qu’il ne l’avait en rien convaincu. Mais repoussant une mèche de ses cheveux blonds avec une attention toute particulière, Heden se força à sourire. « All I want for Christmas… » Fredonnant l’air de cette chanson débile qui passait justement en fond sonore.
« Oh arrête… » Gloussa Miriel avant de lui voler sa coupe, la terminant à sa place. « Hm, délicieux. »

Heureuses soient les naives, songea Heden, pressé d’en finir et de pouvoir enfin conclure.

« Bon sang, y’a même les Hunter ! »

Ce fut sans doute à cet instant là que la soirée bascula. Dans un cliquetis de serrure, comme si deux mondes, soudain, venaient de se percuter. La tête aussitôt redressée, le bâtard suivit le regard de sa compagne, fouillant dans la foule pour attraper les immanquables boucles blondes d’Anastaz. Mais tout ce qu’il trouva fut le visage basané et un rien solitaire de son frère. Ses sourcils se froncèrent.

« Non il est seul… »
« Non non, je t’ai dit que j’ai vu l’autre ! » Miriel semblait l’avoir complètement oublié, le regard luisant, plein d’espoir. Sur le moment, Heden la trouva pathétique. « On pourrait peut-être… »
« Oh c’est un Hunter, tu connais leur réputation… » Chercha-t-il à excuser, la tirant plus en arrière. « J’ai envie de danser. »
« Un instant ! Deux minutes ! Tu m’as promis que j’allais en profiter pour rencontrer du beau-monde. »

Ton beau-monde s’est fait sucer par deux filles y’a pas trois semaines de cela, marmonna mentalement Heden avec humeur, gardant pourtant ses pensées pour lui. Le dédain d’Anastaz, finalement, le tourmentait encore. Comme la perspective d’avoir pu échapper une telle proie.

Jalousie, écoeurement ? Heden n’aurait su vraiment le définir et lâchant le bras de Miriel, ce fut à ses présomptions de basique qu’il la laissa.

« Va te présenter. »
« Quoi ?! »
« Je sors fumer. »
« Mais. »

Ce fut ainsi qu’il la planta, tirant déjà de sa poche une clope pour se diriger vers les jardins et l’air frais du soir. Ici, sous l’obscurité à peine illuminée des bougies de la soirée, tout semblait à part. Plus humide, plus pur et inspirant à plein poumon cette sainteté tranquille, Heden laissa passer un couple sur le retour, allumant sa cigarette d’un coup de baguette.

Ce fut presque aussitôt qu’il vint s’appuyer contre les barrières de la terrasse, passant une main dans ses cheveux bouclés pour mieux en défaire le pli. Tant pis pour Miriel et son charmant petit cul – elle était si douce, si à l’ouest, si parfaitement innocente de ce qu’il pouvait lui amener qu’au départ, le défi lui avait semblé agréable. Mais la simple mention du nom du Hunter avait relégué tout ça sous le tapis. Avec une bonne couche de poussière d’ennui. C’était à se demander pourquoi il prenait encore la peine de se faufiler dans ces soirées pseudo-mondaines enferrées à l’hypocrisie et au paraitre. Elles lui donnaient mal au crâne et lui rappelaient ces sourires circonspects qu’on lui soumettait à chaque fois qu’il se présentait.

Non, mieux valait ainsi la fièvre de ses propres nuits d’apparat. Leur sincérité de luxure et les replis oniriques de sa came. Tout plus que ces costumes coincés et ces morsures indirectes.

Dans son dos, on pourra la porte et soufflant du nez, exaspéré, il se tourna, se préparant à affronter la colère de Miriel, ou la présence inconfortable d’un.e inconnu.e.

Il n’en fut rien. Et quand le visage d’Anastaz se détacha dans la lumière, comme peint au couteau, sa clope trembla un rien au bout de ses doigts.

« Tiens… » Murmura-t-il pour la forme plus que pour l’élégance de paraitre peu concerné.

Car il l’était. Et au-dessus de ses cernes brilla un rien d’intérêt.

« Pardonne moi mais je crois avoir lâché un fauve sur ton frère, à moins qu’elle n’ait pas osé l’aborder. » Une taffe, une expiration et Heden croisa les bras. Maniéré. « Alors ? Tu passes une bonne soirée ? Oh… je dois peut-être te vouvoyer ? »



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Dialogue : #ffcc66

Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Mer 14 Mar - 19:27
Breathe my name.
21 décembre 2046


"Et merde..."

Arrêtant de tapoter mes poches vainement, je devais me rendre à l'évidence. Mes clopes n'étaient pas là. Les avais-je oubliées? Perdues en chemin? Ou..par les couilles de Merlin, je les avais laissées à Zoltán! Lòfasz*! Quelle idée débile... M'arrêtant brièvement pour regarder en arrière, j'hésitais au final très peu avant de reprendre le pas vers le balcon que j'avais repéré. Il y avait une silhouette, avec un peu de chance, cette dernière aurait de quoi me dépanner? Parce que revenir vers Zol' en grommelant qu'il me fallait une cigarette, c'était plutôt hors de question. Il se foutrait de moi. Ou pire, se demanderait pourquoi. Pire encore, risquerait de vouloir m'accompagner prendre l'air et partager une taff. C'était mort. Tant pis.

Poussant la porte, je souris immédiatement, à la fois pour mieux paraître, à la fois parce la fumée qui s'échappait de la personne accoudée un peu plus loin était équivoque. Jackpot.

"Est-ce qu..."

Ah.

Super.


Bonté divine.

Le foutu Khan. Merci hein. Et mes pensées devaient clairement se peindre sur ma face pour le coup. Ce dont j'avais plutôt rien à foutre sur le moment.

J'avais immédiatement refermé la bouche, mettant fin à ma question débile pour le fusiller du regard. Son sourire m'exaspérait tiens et..Il se foutait de ma gueule en plus?

"Mon frère est un grand garçon, il devrait survivre.." commentais-je d'un ton plus mauvais que je ne l'aurais souhaité même si je n'étais vraiment sûr de savoir de quoi il parlait.
C'était plutôt étrange de le retrouver là alors que je souhaitais justement l'éviter non? Un peu trop étrange, si vous voyez ce que je voulais dire... Ces gens étaient-ils capables de raisonner correctement? Aucune idée à vrai dire. Je pinçais les lèvres, ne répondant pas à sa petite pique à la con.

"Qu'est-ce que tu fiches là? Non, ici dehors, pas dans la soirée évidemment. Quoi qu'on pourrait aussi se poser la question. Je t'obnubile à ce point? Tu me suis?"

Ok. C'était con ça, puisqu'il était arrivé avant moi sur les lieux, mais j'étais..je ne sais pas. Un étrange mélange entre l'agacement et la peur. Enfin non, pas que j'avais peur de lui, clairement pas! C'était pas ce genre d'egy nyápic qui allait m'intimider quoi. Mais ça..me dérangeait. Me rendait mal à l'aise. Mauvais.

"... faut vraiment que tu serres, c'est la frustration post soirée, je t'envoie une invitation d'urgence, t'en fais pas."

Sa nonchalance visible était peut-être le pire en fait. Cette cigarette entre ses doigts lestes, sa façon de me regarder depuis l'ombre que je projetais sur lui, la lumière du couloir brillant dans mon dos.

"Non merci ça ira, je n'ai pas besoin de toi et tes services pour "serrer", encore heureux." répliquais-je. Il se prenait pour qui ce petit con? Ce chaud*-là?

"Et bien, on dirait que le second degré c'est comme l'amabilité chez toi. ce soir ça se trouve difficilement."

"Je.." refermais la bouche immédiatement, rien de spécialement brillant à répliquer à cela. Piqué au vif. Avant de reprendre. "Il y a d'autres choses que tu vas pouvoir trouver plus aisément si tu continues, geci meleg*."

Ouai, j'étais pas d'humeur à être tendre bien au contraire. Et le fait qu'il me le fasse remarquer aussi aisément..M'emmerdait davantage. Cercle vicieux de merde. Et pourtant j'aurais juste pu le laisser là, m'empêcher de faire dégénérer les choses, me calmer ailleurs, réfléchir plus tard... Parce que sa putain de soirée avait vraiment valu le détour. Mais en fait, ça m'emmerdait sérieusement devoir faire le beau devant un pédé. Basique quatre qui plus est.

"Rends-toi plutôt utile et files-moi une clope."

Exigeais-je en me rapprochant et lui tendant la main d'un geste ferme. Sans le quitter des yeux. Fuck pour mes expressions largement transparentes, à ce stade, j'en avais plus grand chose à faire.

-------------------
Lòfasz = fuck/bullshit
egy nyápic = un gringalet
chaud --> en hongrie, on nomme les homosexuels des "chauds".
geci meleg = conn*rd de péd*
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 25 Mar - 22:24
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Oh non – quand même, Anastaz ne pouvait pas être aussi con, si ? Le regard cillant sur chaque pointe de ses boucles blondes savamment éclairées par les lumières de la salle derrière le hongrois, Heden prit le temps d’inspirer une longue taffe de cigarette, le laissant déblatérer ses insultes nauséabondes en semblant s’en foutre complètement.

Certes, le sort fonctionnait ainsi à merveilles – aucun flic n’était venu le choper devant Ajay pour sodomie avérée. Mais passée les endorphines délectables de leur petite nuit groupée, Anastaz avait finalement retrouvée la lie de ses mauvais penchants conformistes. Et égrenait avec soin chaque petite pique versatile dans l’espoir de l’ébouriffer. Hélas pour lui, ou tant mieux, Heden avait déjà affronté plus mordant comme barracuda. Et levant les yeux au ciel devant ses insultes – avec ce ton, cette manière de lui parler le menton levé, ça ne devait pas être des mots d’amour – il balança son poids d’une jambe à l’autre, se déhanchant à peine.

Que lui voulait-il au fond ? Lui casser la gueule d’être ce qu’il était ? Se serrer les couilles en mode bille pour se rassurer ? S’il n’aimait pas les mecs, pourquoi ne pas juste l’ignorer ? Heden ne devait pas être son premier dans le genre. Mais quelque chose substisait. Une impression diffuse, un flou artistique qui l’auréolait.

Alors plutôt que d’agir avec sagesse, plutôt que de le fuir, de le planter là avec toute sa haine et l’échec total d’avoir à le retrouver par la suite, Heden s’avança à sa demande. Le pas lent et presque danseur. Une esquisse de sourire aux lèvres.

Sa main se tendit pour lui offrir la clope, puis se ravisa. Et se penchant un rien en avant, ce fut à son petit nez trognon qu’il souffla.

« Nem. »

Ca n’avait pas la moulure de son accent maternel mais c’était mâtiné d’une petite pointe de français un rien plus sensuelle. Le regard d’Heden scintilla de plaisir – heureux de le ravager.

« Rien n’est gratuit avec moi Anastaz, à moins que tu n’y mettes les formes, tu sais. Un simple Kérem, suffira. »

Une autre taffe.

« Avant que tu ne me demandes, tu n’es pas le premier hongrois que je croise – encore heureux. Et mon dernier petit ami était beaucoup plus poli que toi. » Viens-y donc te frotter au pédé, se chuchota mentalement Heden en le jugeant si fort qu’il manqua d’en rire.

« Alors… akarod a cigarettádat, ou pas ? »




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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Sam 31 Mar - 15:03
Breathe my name.
21 décembre 2046


Le mot claqua comme une bulle qui venait de m’ exploser au visage, dérangeante et surprenante. Qui n'avait rien à foutre là. Ce mot autant que son expression horriblement suffisante et amusée. Une bouffée d'orgueil bafoué s'étrangla dans ma gorge, m’échauffant les joues tandis que ce petit batârd de merde continuait sur sa lancée?! Avec ses mots maladroits mais ses paroles bien trop efficaces. Et ce sourire. Ce fucking sourire.

"Tu te prend pour qui? Tu n'es rien, Khan. Tu devrais être heureux que quelqu'un comme moi s’intéresse à toi."

Enfin non, pas s'intéresse. Mauvais mot. Mais le remplacer serait admettre mon erreur, paraître plus perdu que je ne l'étais, ouvrir la possibilité de trop. Hors de question, même juste pour moi-même. Je parlais juste de notre différence de rang, d'importance quoi. La base. Doucereuse et réconfortante.

"Et ta prononciation est exécrable."

Mais pas..désagréable. Le genre d'accent que j'aurais trouvé amusant chez n'importe qui d'autre qui s'essayait à ma langue natale. Mignon même entre les lèvres d'une fille. Donc parfaitement subjectif voir..hypocrite ce soir. Mais il n'avait pas à le savoir bien sûr. C'était un détail sans aucune pertinence dans ces circonstances.

Et franchement, je ne savais pas quoi foutre de la situation. Lui demander poliment cette foutue clope? Après avoir foncé comme un hippogriffe? Hors de question. J'allais pas m'humilier devant..ça. Ou partir. Le planter là avec son sourire vaseux et horripilant. Et ses histoires de boyfriend. Ce genre de..choses..pouvaient vraiment être davantage que de perverses et dégénérées pulsions sexuelles? Je me voyais mal le lui demander. Et lâchait un bref gloussement cynique à cette pensée.
Non, partir.. Me ferait l'effet de fuir, d'abandonner quelque chose. Ça me dérangeait tout autant. Etre faible devant un mec comme lui? Non. Impossible, je ne me le permettrai pas.
Du coup, c'était con, les deux me faisaient chier, rien ne m'arrangeait. Et pendant tout ce temps, je gardais le silence, indécis, agacé. Coincé.

Un long soupire fila entre mes lèvres, mes yeux lâchant enfin la silhouette de l'autre. Et reculant d'un pas, je quittais la lumineuse luminosité de la baie vitrée pour l'ombre. Me laissant glisser contre la balustrade, à même le sol.

"Ha Isten úgy akarja.*" Murmurais-je doucement pour moi-même.

"Tu me fais chier Khan. Comme rarement on m'a idegesít.* Tu peux sûrement être fier de ça à défaut..du reste." Un geste leste de la main dans sa direction qui voulait tout dire.

Je n'étais pas beaucoup mieux, mais la différence était notable. Mal à l'aise oui. Irrité toujours. J'avais l'impression de faire une connerie en laissant ma colère s'essouffler un peu. Un peu comme si j'acceptais de lui donner une légitimité, de bien vouloir lui donner le bénéfice du doute, de le laisser vaciller dans le monde des hommes plutôt que celui des monstres. Mais ce n'était pas le cas, bien sûr. Il était une erreur. Un point c'est tout. J'étais bien trop généreux avec un mec comme ça, une sorte de.. charité. Ouai, autant le prendre comme ça.

Adossé aux pierres, je repliais l'une de mes jambes sous ma cuisse dans une position à moitié en tailleur. Tout en passant une main dans mes mèches blondes. Pour gagner quelques secondes, réfléchir, me calmer.
Et rien à foutre de ce que ma posture pouvait renvoyer. J'étais mieux ainsi, j'avais toujours aimé m’asseoir à même le sol, point barre.

"Allez sois gentil, donnes moi en une. Je fais des efforts et j'en ai besoin."

Sans croiser son regard pour le coup, j'en avais pas la force, je risquais de repartir au quart de tour et je préférais tâcher d'éviter. Me focaliser sur ce but, la clope. La suite, après.

Qu'il se refoute de ma gueule en me demandant de le supplier d'un kérem et je me barrais.

J'espérais sincèrement qu'il éviterait.

------------------

Ha Isten úgy akarja.= Si Dieu le veut.
idegesít = faire chier/irriter
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Lun 2 Avr - 21:53
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



La moindre parole maladroite, le moindre sarcasme ou ironie mal présentée, et ce serait à Anastaz de prendre la fuite comme un lapin. L’analogie involontaire le fit sourire d’autant plus mais faisant l’effort de garder le plus complet silence, pour mieux le voir batailler contre lui-même, Heden vint terminer sa propre clope dans une nonchalance presque insultante tant elle était naturelle. Evidemment, ce n’était pas sa première fois. Son premier mec renégat – comme Dragon avait bataillé contre son ego et les carcans de sa société conformiste et hétérosexuelle, Anastaz était en pleine perdition de conscience et de connaissance. Ce n’était en soi pas forcément désagréable de le voir se gourrer dans ses mots comme dans ses actions, de le voir hésiter à foutre le camp comme si rester, se confronter à lui et à sa présence, était un poids suffisant pour faire pencher la balance.

Evidemment, oui, qu’il s’intéressait à lui. Pauvre vieux, il pouvait en niquer des nanas anglaises comme un petit lagomorphe sous amphet, finalement c’était toujours le même jeu de dupe, le même ballet un rien coincé, la même valse ronronnante et chiante. Qu’elles soient une, ou deux, c’était encore les mêmes seins les mêmes sourires, la même éducation ou la même rebellion stérile. Valentina et cette blondasse qui était déjà en pleine parade nuptiale avec Zoltan Hunter n’étaient en soi pas si différentes. Alors que lui apportait les mecs qu’il se tapait depuis ses – quoi ? – 17 ans ? Un rien de brutalité culpabilisante, un peu de morsure et d’injure, un combat contre soi-même, un vrai acharnement arraché à la lie des baisers qu’ils voulaient bien lui donner. Les mêmes mains fourrageant son corps comme on arracherait des orties. Les mêmes non-dits, les mêmes secrets et mal-être en public. La même culpabilité et ce sentiment inévitable de danger qui pesait sur leur gueule. Une manière de distiller la vie. La menace qui couvait sur leur nuque comme le baiser étrangement plus lascif d’un Détraqueur. Faisant s’envoler dans sa poitrine tout espoir d’être quelqu’un de normal – et se rassurant finalement de cette différence.

Puisqu’au moins il n’était pas comme eux, et qu’une part de choix résidait enfin dans la perspective de s’assumer et d’en jouer.

« Je n’ai jamais été trop doué pour les langues… » Murmura-t-il finalement en simple commentaire. Il avait certainement le plus mauvais des accents chez les Shafiq – comme chez les Khan. Et ses rares souvenirs de français étaient plus un embrouillami incompréhensible que la charmante langue des correspondants de BeauxBâtons.

« J’avais pas envie de trop t’emmerder – ah Hunter, tu vas pas me croire mais je t’aime bien tu sais… » Se moqua-t-il un peu de lui-même tout en le regardant s’effondrer. Et lui vint la résistance la plus incongrue qu’il ait eut à vivre aujourd’hui : retenir une caresse à ses boucles blondes. Il se vit presque plonger la main dans sa chevelure, en tirer les fils, en détordre les nœuds avant d’y plonger le nez pour en respirer tout son suc. Et frissonnant, pris à son propre piège, Heden se mordit la lèvre avant de renoncer à son sourire.

Se penchant simplement sur lui, ombre aux yeux trop clairs, sortant de sa poche une cigarette qu’il vint glisser entre ses lèvres. Avant de l’allumer d’un coup de baguette.

« Voilà, fume… je les ai un peu trafiqué, ça te détendra… » Sa voix en moulures presque rauques, plongea directement à son tympan avant qu’il ne trouve la force de se redresser pour observer les allées et venues des rares sorciers proches des fenêtres. Rien qui ne pouvait alerter à cet instant.

« Tu fais des efforts je dois le reconnaitre. Mais je tiens à te rassurer… » Un simple mensonge, comme une épine soigneusement plantée et Heden joua son va-tout. « Je ne m’intéresse pas du tout à toi. » De là naitrait l’orgueil frustré – Dragon avait tenu environ deux semaines avant de venir le choper, presque finalement insulté. C’était toujours ça, l’attaque à la presque lâcheté de ne pouvoir assumer, qui les ramenait presque tous à ses filets.

Cela marcherait ou pas pour Anastaz – quitte à trouver un autre d’attaque. Pour l’instant, le lièvre, n’était qu’un serpent dissimulé par le sable. Attendant patiemment le faux-pas.


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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Lun 14 Mai - 20:58
"Refais plus jamais ça."

Jusque là, j'en avais quasi jamais rien eu à foutre qu'on me glisse une clope entre les lèvres, même venant d'un mec. C'était le genre de geste automatique et sans arrière pensée en soirée. Mais ça n'avait jamais eu ce côté...trop intime. Voir carrément flippant et dégueux quoi! Il voulait quoi, continuer dans la provoc'? Il était suicidaire?

Je me renfrognais tout en tirant une bouffée de la cigarette, soupirant pour éviter de repartir au quart de tour. Ce serait lui accorder trop d'importance à cette péd*le. Heureusement, sa came n'était pas mauvaise et effectivement plutôt efficace. On va dire que ça compensait au moins.

"Je te dirais bien que tu ne sais pas ce que tu loupes mais..Nop. Ce serait juste..brr.. Et puis je n'ai pas besoin d'être rassuré, j'en ai rien à foutre en fait. J'veux pas savoir ce qui te fait lever la queue ou non. Clairement j'veux pas."

Répondis-je en gardant les paupières fermées, expirant la fumée doucement, sans prendre la peine de me tourner vers lui. Ouai clairement je voulais pas savoir, ni même y penser. C'était trop..Hors de question.

"Je te propose un truc. De garder le silence pendant les quelques minutes qui vont suivre, j'pense que c'est ce qu'il y a de mieux à faire." Histoire de pas renvenimer les choses. Pour lui comme pour moi d'ailleurs. De ne pas trop penser à la situation, à ce qu'il était. Je n'étais pas complètement serein mais si je pouvais éviter de repartir au quart de tour.."Et puis j'aime le silence."

Un vrai sourire parcouru mes lèvres à ces mots et je tirais une nouvelle taffe. Écouter la brise, regarder les étoiles, apprécier juste notre environnement et se sentir appartenir au monde entier. Au monde que Dieu avait créé pour nous.

Avant de rejoindre le gala, la foule et Zoltán lorsque la clope serait terminée. Profiter des effets de cette dernière pour la suite de la soirée qui serait forcément extra.

***

Excelcior - Début Février 2047.


"Hors de question. Tu m'as prit pour ton fucking coursier Val'? Et me regarder en papillonnant tes cils de kurva* n'y changera rien hein..."

Non mais elle croyait quoi celle-là?

"Et puis je passe une trop bonne soirée pour me tirer maintenant."

"Bonne? Sans aucune pimbêche accrochée à ton bras ou à ton bassin à cette heure là, ça m'étonnerait, Hunter."

"Il y a d'autres façons de réussir une soirée, et elle n'est pas terminée."

Et puis ramener le Khan? L'épave qui faisait n'importe quoi sur son canapé dans le fond de la pièce? Moi? Un Sang-pur me faire l'aide de service pour un basique? Un buzi*, qui plus est? Et puis quoi encore. Je préférais clore la discussion en ignorant la sorcière en reprenant un nouveau verre. Et suivre du regard deux nouvelles nanas qui remontaient le couloir. Elles avaient déja l'air bien éméchées celles-la aussi..

"Laisses tomber, elles voudront pas de toi..je connais leurs goûts, et tu n'en fais malheureusement pas parti, aussi mignon sois-tu."

"A moi d'en juger."

"Je veux juste t'éviter une perte de temps tu sais.." Rajouta t'elle dans un souffle plus qu'autre chose et en se collant à moi. J'arquais un sourcil plus amusé qu'autre chose. "Que dirais-tu d'un échange de bons procédés?"

Sa main venait de glisser sans vraiment de détours vers un point particulièrement sensible de mon anatomie. Ses doigts frottant déja avec habileté la bosse naissante.

"Hum.. A voir. Mais je ne suis pas un homme si facile à acheter hein."

Vu comme elle tournait autour d'un des mec depuis un petit moment, je n'aurai pas vraiment droit à grand chose de plus qu'une gâterie. Mais rien que de l'imaginer se pencher...Je la savais douée. Ça pourrait possiblement le faire.

"Si je dois servir d'elfe, je veux aussi de la came. Surtout si je dois tous deux nous transporter en un seul morceau. A moins que ce ne soit ça ton plan machiavélique, te débarrasser discrètement de nous deux ainsi, Valentina?"

Commentais-je d'un sourire moqueur, lui faisant rouler des yeux.

"Et je veux la première partie de mon paiement avant le job..."

Pas sur qu'elle soit encore disponible quand je reviendrai, si vous voyez ce que je veux dire.

*

Rapide et efficace, elle savait vraiment y faire la gueuse, il n'y avait pas à dire. Un peu plus et j'aurais presque décidé de la rafler à son bellâtre de la soirée pour me garder ses compétences rien que pour moi. Mais j'avais une certaine éthique et une promesse était une promesse. Se parjurer était un péché.

"Allez Khan, t'as gagné l’immense privilège d'être escorté par le Prince Nas.'"

L’apostrophais-je avec cynisme et d'un énorme sourire hypocrite. A vrai dire, je regrettais déja. De l'aider. De perdre mon temps pour un mec comme ça. De devoir le porter. Et entrer physiquement en contact avec lui. Ca me révulsait d'avance...

Je me récitais rapidement une petite prière mentale avant de me mettre au travail, la gorge un peu sèche et la boule au ventre.


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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 20 Mai - 21:13
« Breathe my name »
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« Alors ? »
« Alors quoi ? »
« Oh arrête Heden, tourne pas autour du pot. Margaret y était et elle vous a vu sur le balcon. Et Dragon m’a sorti sa version alors c’est pas comme si tu pouvais me cacher quoique ce soit. »
« Il n’y a rien à dire. »
« C’est ça ! Et l’hypogriffe il est vegan. »
« On a fumé, il m’a insulté, je me suis planté. Il est parti. »
« … Tu es sérieux ? »
« Ca arrive. Ca arrive que je me trompe. Eh bien je me suis trompé. »
« … J’aurais pas cru. Je te jure que même moi je – enfin. J’étais sûre. »
« Je sais. C’est pas grave, j’en ai un autre sur le bout de ma baguette, j’ai bon espoir, un autre blondinet, comme je les adore, mais je vais le travailler avant de te le refiler. Je pense que ce sont tes charmes qui les ficèle à leur petite chaise de sécurité. Ils osent plus après. »
« ... Il t’a insulté à ce point ? »
« Les trucs habituels. »
« D’accord, quand même quoi. »
« C’est rien, ça aurait pu être pire. »
« Je le sens à ta voix. »
« De quoi ? »
« D’à quel point tu es déçu. »
« Je ne suis pas déçu, je suis juste un peu fatigué. »
« Wow. »
« Je dois y aller. »
« T’étais déjà accroc hein. »
« Ayesha va finir par nous gauler. »
« Merlin, merde, Heden, t’étais à fond ! »
« Salut Valentina. »




Février et son manteau de neige avait apporté avec lui les grésillements putrides d’une radio qu’Heden s’était surpris à écouter avec la curiosité bien peu ordinaire des gamins qui découvrent les choses qui ne sont pas de leur âge. Avec fièvre, angoisse, et nervosité, il avait laissé son oreille se tendre à ces voix rebelles en priant Merlin de ne pas se faire prendre. Réfléchissant et s’enfonçant un peu plus chaque jour dans ces doutes qui lui bardaient la poitrine de battements empressés.

Les derniers chaos ayant fait trembler les fondations de leur société, le désamour d’Anastaz et ses critiques acerbes comme son dégoût avaient planté ses aiguilles plus profondément encore. Malgré les sourires passables et sa nonchalance du balcon, les mots du blond le tourmentaient. Des crachats à son visage glabre qu’il aurait pourtant voulu chasser comme habituellement. Mais était-ce son regard, son espoir, sa solitude, son rapprochement pathétique avec son père, les sentiments qu’il portait à Kali ou la crainte de voir Ayesha basculer vers une idéologie mortifère, ancienne et presque étrangère, il y avait cru – qu’importe son déni envers Valentina. Il y avait cru et s’était gouré.

Avait tombé dans un puit trop profond où il s’était retrouvé enseveli sous la détresse de son refus.

Stupide.

Il ne lui en fallait pas plus pour plonger corps et âme dans les excès et ce soir, à l’Excelcior, ne fit pas exception.




« Hey ! HEY ! Un – un autre ! Hey – putain d’elfe sourd, où est Dimitri. DIM ! » Sa main se leva, fit jaillir de sa baguette trois étincelles qui rebondirent jusqu’au comptoir mais le basique chargé du service lui tourna le dos – comme un fait exprès. « Merlin. » Gronda Heden, furieux mais nauséeux. « J’ai soif. Bordel. Cette came m’assèche la gorge… »

Se redressant, son dos quitta la poitrine abondante d’une meuf endormie sur les coussins e trébuchant sur la table en renversant des verres vides ainsi qu’une multitude de bouteilles de bière vide, Heden chercha de son regard trouble une figure amicale pour lui venir en aide.

« Kars ! » « Laisse tomber t’es cuit. » « Jamais ! » Mais Kars quitta son siège, fuyant proprement. Avivant sa hargne. « Non mais merde je suis à Azkaban ou quoi ? A BOIRE ! » « Heden ? » Le visage d’un compagnon de galère se divisa en faïence et le bâtard plissa des yeux pour mieux le fixer, lui et sa peau sombre. « T’aurais pas une pilule à me dépanner, j’ai un coup avec la rousse là bas et je lui ai promis de quoi la faire planer alors » « Un whisky et t’as la dope ! » Hakim afficha une moue surprise mais ravie, lui tendit son verre. « Je crois que Valentina veut pas qu’on te nourrisse, t’sais. » « Je l’emmerde, c’est pas ma mère. D’ailleurs, j’ai trop de mères. Elle est où ta rousse ? » « Ah non hey elle est à moi ! Allez bonne soirée ! » Attrapant la dope dans la poche intérieure de Heden, ce fut presque s’il le renvoya à son canapé. Sirotant son whisky, un enième, avant de balbutier. « Et elle est où cette grognasse d’ailleurs ?! » Sa voix perçait à peine au-dessus de la musique assourdissante mais ce fut suffisant pour un homme, grand au visage tanné, pour lui désigner un endroit reculé de la boite d’un air foutrement emmerdé. « Je t’ai pas vomi sur tes chaussures ? » « Tu m’as collé une beigne petit con. » Ceci expliquait donc cela.

« Va me chercher Valentina. »
« Démerde toi Khan, je suis pas ton Elfe. »
« Alors va me chercher un verre. »
« Petit enculé… » Grommela Vladimir avant de quitter la zone dangereuse, le laissant livré à lui-même, le verre vide tombant mollement à ses côtés.
« Bande de lâcheurs… » Marmonna la voix fatiguée d’Heden.

Combien de minutes passèrent alors, entre chaque clignement d’œil, il ne le sut pas. Mais lorsqu’il rouvrit son regard embué et que la première chose qu’il vit fut le visage agacé voire craintif d’Anastaz, la première chose qui lui vint fut un splendide sourire. Qui se ficela en odieux fou rire nerveux. Ca devait être une blague – ou une tragédie.

« Ana ! Toi ici ! » Gueula-t-il en ouvrant les bras. « Tu viens me servir de chaperon ? Ces fumiers veulent plus me laisser boire… oh… Oh toi t’as vu Valentina. T’as l’air niais. Rah la bougresse avec ses pipes elle va finir par me plomber mon marché. » La fille à ses côtés émit un ronflement tapageur et sa main claqua son arrière train rebondit, sèchement. « Chut on discute ! Alors Ana, tu profites de ta soirée ? C’est bien, t’es mignon. Tu m’veux quoi ? La dope hein ? C’est toujours pour la came qu’ils reviennent c’est fou. A part Dragon. Putain il va finir par me tuer ce con. »

Une boucle noire retomba sur son front, et affalé sur le canapé, Heden se mit à fixer l’hypocrite avec un air presque malvenu. Mélange de désespoir, d’impatience et de tristesse.

« J’ai pas b’soin d’escorte, j’ai besoin d’alcool. J’veux pas rentrer. Je veux me saouler. Alors me saoule pas. T’as pigé ? Saoulé, saoulage. Tiens passe moi une clope tu m’en dois une petit sang-pur, puis traine pas ça sera mauvais pour ton image. »

Ceci dit, il voulait bien un calin, si cet hurluberlu décidait de ne pas obéir et de le trainer hors de l’Excelcior. Histoire de profiter des dernières miettes qu’on daignerait lui offrir.

C’était parfois ainsi, la vie triste des pds des bas-fonds.



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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 17 Juin - 18:16
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Début Février 2047


Okay. Il était complètement torché, mais pas du genre assez pour me foutre la paix et me laisser remplir mon office sans difficultés. Cela aurait été trop facile, n'est-ce pas?
Je me contentais de lever les yeux au ciel et de soupirer sans cacher aucunement le mépris que j'en retirais.

"Tu peux pas te contenter de la fermer et de te laisser faire? Ça doit faire parti de tes compétences habituelles, non?"

Commentais-je d'un grand sourire narquois et croisant les bras sur mon torse - à la magnifique chemise noire miroitante entrouverte soit dit-en passant. Hors de question que je le force à m'accompagner, ce serait débile et humiliant. Ni que je le laisse me serrer dans ses grands bras trop maigres de pédé. L'aider à se lever ok. Rien de plus.

"Et je ne te dois rien du tout Khan, c'est davantage toi qui devrais payer pour avoir l'immense honneur d'être sous mon regard et bénéficier de ma sainte image, justement."

Je sortais d'ailleurs une clope de ma poche et me l'allumais, expirant la fumée vers le visage d'Heden dans une jouissive provocation, avant de m'adosser au mur à côté de lui. Lâchant sa silhouette pathétique pour observer la salle d'un regard imprécis et nonchalant.

"J'te laisse le temps de ma clope pour te décider. Après...Ce sera plus mon problème, t'es un adulte et malgré ta situation, un être libre de tes choix."

Et évidemment, qu'il refuse mon aide serait clairement un soulagement, probablement le plus simple pour tout le monde. Je pourrais rapidement reprendre mes bonnes occupations même si la came promise ne ferait sûrement pas partie du lot pour le coup. Fallait être bon joueur.

Je répondais vaguement à ses marmonnements tout en savourant la fumée dans ma gorge, mes poumons, le tout mêlé encore aux effets encore largement présents de la bouche de cette chère basique.

"Temps écoulé!" Clôturais-je en écrasant la pointe encore lumineuse de cendre contre la pierre. "Que décides-tu? Ces lieux pathétiques ou ma grandiose compagnie de manière fort intimiste pour quelques minutes? Hum?"

Okay, c'était de la provocation, mais au final, qu'il m'apprécie trop ou pas de cette façon, les sous-entendus étaient encore plus inintéressants non? Si en plus ça pouvait le déranger.. Autant lui rendre ça un minimum.

"Parce que sinon, j'ai clairement autre chose à foutre moi."

Et comme je n'avais pas encore eu de réponse assez claire, je feins de m'éloigner... Pour sentir une main attraper mon poignet.

"Pardon? Je ne suis pas sur d'avoir très bien entendu, peux-tu articuler davantage?" commentais-je d'un sourire aussi carnassier que moqueur. Avant de passer une main dans mes cheveux pour les ramener en arrière et me rapprocher à nouveau de lui. D'une poignée de main je l'aidais à se relever, sans pour autant me pencher vers lui. Qu'il fasse une partie du taff hein! Et grimaçant, je le laissais passer un bras autour de mon épaule. Ce n'était rien. Juste un mec bourré qui se tenait à moi comme n'importe quel mec bourré. Comme Zol' et tant d'autres.

"T'tiens correctement ou j'te lâche cash et sans douceur. J'te préviens.."

Murmurais-je en passant moi-même mon bras dans son dos pour le stabiliser. Tout.était.normal.Juste deux mecs normaux. Dont moi sacrément tendu malgré tout. Je soupirais.

"Gyerünk, allons-y."

Quelques pas de plus où je tâchais d'oublier cette promiscuité dérangeante afin de pouvoir atteindre une zone où transplaner en toute sécurité. Manquerait plus que je perde un morceau pour une tarlouze quoi. Ce serait con. Plus encore suivant le morceau d'ailleurs. J'en ricanais à voix haute sous le regard de l'autre tonneau saoul. Coupant avec un plaisir coupable sa réplique en transplanant.

"Et voilà. Colis livré. J’espère ne pas avoir à te border en plus? Parce que ce n'était clairement pas compris dans le deal..."

L'arrivée n'avait pas été très douce, n'étant pas moi-même parfaitement sobre, mais il ferait avec hein... Pas sur d'ailleurs que le transplanage soit son problème principal vu sa façon de vaciller. M'enfin, ce n'était pas le mien de problème ça.
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Animagus déclaré au gouvernement, Heden peut se changer en lièvre. Il évite généralement, bien que maitrisant cette capacité qui peut être utile pour échaper aux dealers ou aux policiers sorciers qui pourraient interférer avec ses soirées "spéciales".
Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 17 Juin - 23:07
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



La fermer, se laisser faire : oui, il est vrai qu’Heden était bien plus proche de la discrétion non conformiste que du bagou qui aimait se la ramener pour tout et rien dire. Que cela soit dans la boutique de potion à jouer les vendeurs modèles ou auprès de sa famille, fils bâtard faisant tapisserie un vague sourire aux lèvres, il était en retrait, préférait les ombres, et ne se déchainait que lorsque l’intimité se refermait sur lui comme une machoire.

Alors, sage, sans pour autant dégriser fallait pas non plus déconner, se contenta-t-il de la boucler, de lui obéir, de se baigner à l’aube azur de son regard. Glissant simplement ses pensées le long de cette chemise noire qui lui allait foutrement bien, comme il l’aurait fait de ses doigts.

La bouffée de tabac qu’il lui envoya en pleine gueule fut alors doublement salutaire. Et passant sa langue sur la pointe de ses lèvres, sur un rire gêné mais toujours aussi peu sobre, Heden se délassa sur le canapé, renvoyant sa tête sur les cuisses charnues de sa compagne avant de soupirer. Rester et boire, ou sortir et profiter de ces derniers instants seul à seul avec ce grand connard à bouclettes qui le méprisait ? La seconde solution semblait aussi pitoyable que suicidaire mais l’alcool n’aidant pas à rester objectif face à ce qu’il ressentait, le bâtard sauta sur l’occasion comme un gamin dans une flaque d’eau.

Parfaitement conscient de s’en foutre partout et d’avoir à le regretter au moment où il se ferait engueuler.

Seulement – oh seulement – il y avait aussi Valentina, et toutes ses manigances. Sa poussée discrète d’italienne pour essayer de lui gagner quoi, quelques minutes seulement de bonheur ? Petite chatte bien amicale, toujours fidèle.

Petite garce manipulatrice, petite cruelle…

"Temps écoulé!" Ce fut presque s’il n’en sursauta pas. "Que décides-tu? Ces lieux pathétiques ou ma grandiose compagnie de manière fort intimiste pour quelques minutes? Hum?"

Quelques minutes, c’était bien de cela dont il s’agissait bien. Quelques minutes de restes, comme des miettes distribuées avec complaisance, puis Anastaz retournerait à ses insultes et à sa petite vie d’hétéro faussement peu sage et lui se vautrerait le cul en avant dans les draps poisseux de Dragon ou de n’importe qui, pour oublier.

« J’aurais préféré que tu viennes pour la came… » Soupira-t-il avant de s’étirer et de se lever. « On ne peut même plus se bourrer la gueule ici sans se le faire reprocher, si c’est pas un comble. C’est moi qui ai donné ses lettres de noblesse à cet endroit, tu le savais ? Moi… toujours moi… »

Et dans la nuée dansante et sans visage, il pensa un instant à l’entrainer et s’y perdre, quitte à risquer un coup.

"Pardon? Je ne suis pas sur d'avoir très bien entendu, peux-tu articuler davantage ?"


Non, trop dangereux.

« Emmène moi. »
Son ton fut presque plaintif, et pour une fois, involontairement sensuel. « Emmène moi avant que j’ai l’alcool triste. »

Et Heden de passer un bras autour de ses épaules, pour profiter du moment pour inspirer son odeur.

Anastaz fleurait bon la sueur et le tabac froid. L’alcool aussi. Les notes musquées mais vanillée de Valentina, aussi. Et quelque chose d’autres, comme du souffre.

Sortir, loin du bruit, de la musique, des verres renversés, des cris, des appels, de Valentina aussi, qu’il croisa, affairée à se pendre au cou d’un parfait inconnu – tiens, beau gosse le type d’ailleurs – pour se prendre une bouffée d’air frais dans la gueule comme une claque. Heden en vacilla, pouffant de rire, manquant de se tordre la cheville sur les pavés.

Le transplanage le ramena vite à la réalité.

Sensation déjà peu agréable, ce fut pire, comme à chaque fois qu’il était bourré et atterrissant de concert avec Anastaz, Heden le relâcha presque aussitôt, la main devant la bouche, proche de vomir. Le front baigné de sueur, ce fut avec peine qu’il se pencha, les mains appuyées sur les genoux, sourd aux sarcasmes du jeune homme. Puis, fébrilement, il vint chercher dans ses poches une boite, simple, qu’il ouvrit en tremblant. Saisissant à l’intérieur une simple petite pilule bleue que ses dents croquèrent avec un rien de délectation.

Le goût de fraise vint emplir sa bouche et il se redressa, l’esprit un rien plus clair. Se frottant un œil, puis le second.

L’effet secondaire lui faisait voir tout plus rosé et quand il se redressa, son hilarité repris.

« T’as les boucles roses. Oh le mignon petit Ana, en chemise noire… la vache, je parie que c’est celle que les filles préfèrent hein ? La petite chemise noire entrouverte sur le torse… » Faisant mine de ronronner, Heden se rapprocha. « Allez te bile pas, tu as fait ton boulot, je suis presque chez moi. J’ai pas oublié de pantoufle derrière moi. » Et inconscient de tirer de cette blague un vieux conte que sa propre mère lui lisait enfant, le bâtard revint près d’Anastaz en sautillant sur les graviers.

« Tu pourras dire à Valentina que je la »


Il ne put finir sa phrase. Son pied dérapa, ses mains griffèrent le torse d’Anastaz et pitoyablement, comme une mauvaise histoire mal écrite, ce fut ainsi qu’il tomba sur lui. Sans calcul sans maitrise.

Sans rien d’autres que lui et l’autre et leur chute dans l’herbe. Et cette haleine de fraise, sur le visage d’Anastaz.

Même pas fait exprès, en plus.




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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Jeu 21 Juin - 22:22
Breathe my name.
Début Février 2047


Aussitôt arrivé, aussitôt débarrassé. Parfait non?

Sauf que.. que..

Le corps de l'autre contre le mien, le choc, la chute dans un bruit étouffé. Et pour le coup, VRAIMENT son corps contre le mien. Mon cerveau sembla déserter la situation pendant de trop longues secondes, refusant la réalité, manquant à moitié le fou rire tellement c'était absurde. Trop absurde pour être réellement vrai non? Sérieusement?

"Sérieusement?"

Les mots éclatèrent en même temps que mon sang sembla à nouveau s'écouler, me ramenant à la réalité de cette herbe humide sous moi. Me redonnant l'usage de ma langue, de mes muscles. Et..

"Dégage. Putain dégage de là! Mozog!"

Me relevant avec hâte, le bousculant autant qu'il me gênait avec ses foutus bras et jambes partout, j'haletais presque lorsque nous parvinrent à obtenir enfin une distance raisonnable entre nous. Dire que j'avais été cool! Que j'avais fait abstraction -en partie- du dégoût qu'il m'inspirait! Et par quoi j'étais récompensé? Par ça? Dieu pouvait-il vraiment me punir d'avoir été le bon samaritain d'un pêcheur?

"Ouai et mon cul c'est de l'hippogriffe hein. Ördög." ricanais-je, clairement mal à l'aise, devant les vagues excuses balancées à un rythme endiablé de la part de l'autre pédale. Pas fait exprès, et puis quoi encore! Lòfasz. Moi-même j'avais déjà testé cette technique avec des nanas! Pas toujours efficace mais au moins extrêmement satisfaisant l'espace d'un instant.. Pour moi au moins. D'ailleurs.. C'était bien son genou, ou ses clefs dans sa poche, ou sa baguette que j'avais senti contre moi plus tôt hein?! Sa vraie baguette par Merlin hein! Pitié...

"Hey qu'est-ce que t.."

Il avait dit un truc pendant que j'étais trop concentré à m'horrifier sur..enfin bref. J'avais pas pigé, et l'instant d'après il était proche, trop proche. Il aurait pas du, s'était sa faute, sa putain de faute!

"Je..."

Je venais de lui balancer mon poing dans la figure. Et pas qu'un peu. La peur, la surprise, s'y étaient mêlées. Et voila qu'il m'insultait à son tour. A ..a raison.

"Si tu t'étais pas rapproché merde!" je lui balançais, en colère, horrifié bien plus de mon geste que du sien. D'où je tapais un mec sans le vouloir? A la moldue en plus?

Avançant d'un pas, il recula tout autant. Shit. Me faisant sentir sacrément con. Et sa façon de me regarder dorénavant.

"Lòfasz. Je.. Je voulais pas. C'est parti tout seul, je.."

Son ricanement n'aida pas. Et est-ce qu'il saignait? Rhaa j'y voyais rien avec cette luminosité! Mais sortir ma baguette n'allait sûrement pas être une excellente idée.

"Tu me fais flipper ok? Et ça m'énerve. Et en même temps... Je sais pas. Je sais pas ce qui m'a prit, mais j'voulais pas. Vraiment."

Les mots c'était une chose. Le faire souffrir via des insultes, délibérément oui. Il le méritait sûrement. Mais la souffrance physique ça n'avait jamais été mon truc. Encore moins comme ça, sans contrôle. Il n'y avait aucune fierté à se laisser emporter ainsi. C'était pathétique. Je n'en tirais aucun plaisir bien au contraire. Shit quoi! Et ça m'énervait plus encore de me sentir aussi con et désemparé! Pas devant un mec comme ça! C'était pitoyable! Je n'avais qu'à le planter et me barrer avec mes remords à la con, il ne méritait pas ma culpabilité. Mais il ne méritait pas non plus ce coup...non?

Et puis j'avais moi-même mal à la main maintenant. Si voir l'autre en chialer ne m'emmerdait pas autant, j'en aurais clairement rit jaune. Je me contentais de grimacer aussi discrètement que possible. Et de me mordre la lèvre d'agacement.

"Bon. Je te ramène jusque chez toi. Et c'est pas sujet à discussion."

Et sans lâcher son regard, je le rejoignais, plus aucun sourire sur le visage et les épaules un peu voûtées. Mais quel con n'empêche..

"J'men fou que tu puisses remarcher tout seul, tu restes torché et bancal. Je t'accompagnes, alors ferme-là."

Zoltán se foutrait tellement de moi s'il me voyait...Après avoir étripé Heden probablement, mais en dehors de ça... Il se tordrait de rire sans aucune gène. Butà. Perso je n'avais vraiment pas envie de sourire là... Juste de faire ce que je devais faire. Et disparaître.

Un énorme silence gênant nous accompagna pendant les quelques mètres à parcourir jusqu'à un immeuble plutôt lambda.

"Bon ben...voilà."

Super pertinent comme réplique hein?

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Mozog ! -- Bouge !
Ördög -- Possédé par le diable
Butà -- imbécile
Lòfasz -- bullshit
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 1 Juil - 21:31
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Ca en devenait ridicule – allez, même dans les livres, dans les séries, dans les chansons même, c’était atrocement cliché et un rien surprit, puis emmerdé, Heden eut un rire nerveux, dérapa sur l’herbe humide en cherchant à se redresser, et se fit proprement chassé, par la violence habituelle de ce demeuré aux yeux écarquillés. Reprenant sa stature verticale, la tête un rien penchée en arrière, il inspira goulument l’air de la nuit sans s’en tenir troublé, à peine un rien trop torché malgré la pilule pour en avoir décemment profité. Mais Anastaz – la vache, la gueule qu’il tirait – à croire qu’il venait de lui proposer une pipe ce qui le fit doublement marrer.

« Allez arrête, c’est rien, c’était un incident. »
"Ouai et mon cul c'est de l'hippogriffe hein. Ördög."
« T’es sérieux ? Tu crois vraiment que j’ai besoin de ça ? Tu me prends vraiment pour la dernière des chiennes hein. » Que devait-il lui dire pour le calmer, cet empaffé un rien parano qui protégeait ses couilles comme les diamants de la couronne de l’hétérosexualité. Soupirant en cherchant une clope, Heden se rapprocha. Pas conscient pour deux sous que tout cet accès de violence pouvait finir par se retourner contre lui.

« Allez décoinces toi, je vais pas te »

Le coup lui, suffit à le ramener sur terre. Ce fut une explosion qui lui fit lâcher ce qu’il tenait entre les mains – même pas une clope, juste une paille à saveur de la boite de nuit, encore couronnée de sucre. Heden trébucha, manqua de tomber au sol, porta la main à sa joue, à son nez, les yeux fermés – le fils de pute – et sentit la brûlure tomber après la plainte de l’os. Et le sang suivre son courant à la pointe de son nez.

Effaré, et dégrisé cette fois définitivement, il vint le fixer dans la nuit comme s’il le voyait pour la première fois. Et plutôt que de gueuler, de cracher voire même, fou, de riposter, lâcha dans un mépris absolu.

« T’es le dernier des cons, Hunter. »

Plus de Anastaz, Ana, Nana, et toute la tripotée de surnoms débiles qu’il pouvait lui donner en secret. Plus de bouclettes même, juste ses poings de merde, sa baguette peut-être – aucun sceau de secret ne pouvait l’empêcher de se faire tabasser si le hongrois en décidait ainsi. Et il eut peur. Profondément peur.

Parce qu’ils étaient seuls, et qu’ils faisaient nuit. Et qu’il était à la merci de l’autre.

Quand Anastaz s’avança, Heden recula. Premier pas en arrière qui précederait de longs et plaintifs remords.

"Lòfasz. Je.. Je voulais pas. C'est parti tout seul, je.."
« Ferme la. » Un rire, sans joie. « Allez, tais-toi. »
"Tu me fais flipper ok? Et ça m'énerve. Et en même temps... Je sais pas. Je sais pas ce qui m'a prit, mais j'voulais pas. Vraiment."
« Lâche moi. »

Un instant passa, où sortant un mouchoir de sa poche, Heden entreprit de calmer les dégâts, pas en mesure de baragouiner le moindre sort de soin, même le plus basique. Le blond en profita aussitôt pour se rapprocher, encore, et lui l’évita, comme une danse habituelle.

"Bon. Je te ramène jusque chez toi. Et c'est pas sujet à discussion."

« Casse toi, je ferais passer le mot à Valentina, que tu as été un bon chaperon. » Ok il tanguait peut-être encore un peu mais l’immeuble n’était pas loin et il pourrait rentrer seul si ce connard insistait pas.
"J'men fou que tu puisses remarcher tout seul, tu restes torché et bancal. Je t'accompagne, alors ferme-là."
« Tu me gonfles. » Il l’avait saucé, rincé, essoré comme un torchon perdu sous la pluie et décidé à mettre fin à cette soirée comme à cet échange, Heden prit la route de l’entrée du bâtiment, sans plus un regard. Sans plus oser poser une pensée sur ce minois qui le révulsait. Ce fut pathétique, jusqu’à la fin, jusqu’à ce commentaire débile qu’Anastaz lui offrit en dernière excuse et qui résumait tout.

Bon bah voilà.
Voilà sans doute tout ce qu’il méritait.

Heden n’eut pas un bonsoir ni un bonne nuit quand la porte de l’entrée claqua derrière lui.




Alors quelle était la logique de l’inviter de nouveau à sa soirée ? La promesse qu’il tenait à ses clients de toujours faire abstraction entre ses affaires et sa vie privée ? L’insistance presque déplacée de Lysbeth pour son nouveau protégé ou bien les caresses de Valentina, promettant d’être présente cette fois là. Ce n’était pas en tout cas pour le regard fiévreu et farceur de Dragon, comme si finalement il n’y avait qu’à lui que profitait toute cette affaire et Heden regretta de l’avoir fait transplaner ce soir là pour baiser jusqu’à la lie. Lui qui s’était promis de perdre cette odieuse habitude à ses vingt ans révolus retombait froidement dans ses travers de besoin en famine. Ce soir là, ce fut donc deux regards qu’il chercha à éviter.

Lysbeth elle ne perdit pas de temps à aller le sauter, le blondinet.

Le malaise persistant ne troubla que les verres et lové dans le giron de Valentina, ce fut à elle qu’il réserva tous ses baisers, toutes ses caresses comme la chaleur de son corps, parce que l’italienne était bien la seule à pouvoir l’apaiser après l’amour, et que ses mains tendres en devenaient presque maternelles dans ces instants purs d’allégresse et de jouissance. Voulait-il ainsi se venger des insultes homophobes dont ce connard l’avait aspergé à plusieurs reprises ?

Peut-être, sans doute, qu’est ce qu’il s’en foutait. A un moment, seulement, il se perdit dans la drogue, en vint à avoir un fou rire presque nerveux, le visage entre les cuisses de Valentina et dut se réfugier au bar, pour boire, encore et encore. Dans son dos, Dragon se foutait gentiment de la gueule d’Anastaz, lorgnant son cul comme une chouette un gros rat.

« On est pas tous amenés à avoir les couilles de profiter pleinement. » Entendit-il vaguement à en avoir la nausée.

Ce qu’Anastaz répondit à cet acte défiant et machiste, il ne le sut pas, ne voulut pas savoir, en avait pour ainsi dire marre d’être encore la proie. Et invita Valentina à regagner une des chambres à l’écart pour terminer avec elle une bouteille de champagne et quelques fraises.

Son indissociable pêché mignon.




Après, il n’y eut plus de nouvelles, ou rarement. Des échos, mêlés dans les derniers évènements, les attaques qui perséveraient dans ce contexte qui voulait pas leur foutre la paix. Vendeur, ce jour là il eut l’improbable mission de fermer la boutique d’Avalon et profita du désert de la boutique pour puiser dans les stocks, discrètement, histoire de ramener un rien de travail à la maison. La sacoche aussi pleine que ses cernes, Heden sortit dans le crépuscule, jeta un regard un rien rêveur aux immeubles alentours et tandis que le panneau de l’échoppe grinçait sur sa chaine, ferma la porte d’un simple sort avant de ranger sa baguette.

Puis l’ombre vint couvrir le reste de luminosité de ce mois de mars encore terne et en se tournant, il manqua de le heurter, ce qui aurait été un rien ironique, en y repensant.

Leurs regards se croisèrent. Son dos se colla à la porte. Et presque avec humour, mais surtout fatigué, Heden leva les mains.

« Nan, pas d’autres coups merci, j’ai déjà donné. »



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