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❝ Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16] ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers
Croc rabbit
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Age : 21 ans
Sang : Sang-basique 4
Statut : Célibataire
Métier : Vendeur de potions à Avalon pour Murphy O'Ryan
Baguette : Bois de sorbier, 26 centimètres, souple, 2 nœuds, cœur de corail.
Epouvantard : Kali répondant à ses avances
Dialogue : Blue

Animagus déclaré au gouvernement, Heden peut se changer en lièvre. Il évite généralement, bien que maitrisant cette capacité qui peut être utile pour échaper aux dealers ou aux policiers sorciers qui pourraient interférer avec ses soirées "spéciales".
Breathe my name [Décembre 2046] [/! -16]
ce message a été posté Dim 5 Nov - 21:08
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



C’était à une de ces parties – avant, avant le chaos, avant le sang, avant la douleur et l’engueulade, celle de trop sans doute. Une de celles où les masques tombent, où les titres et basiques se mélangent, où tout semble un verre optimiste qu’on ne peut que remplir et plonger, se saouler, rire, se frotter. C’était à une de ces nuits chaudes et transpirantes. Une des chemises qui collent et des cheveux sans plis. Une des musiques assourdissantes et des sortilèges bancales. Une aux voix qui crient, aux regards qui s’attrapent. Il était installé sur le divan quelconque, en compagnie d’un cercle proche et pourtant anonyme. Buvait son énième whisky pur-feu en tirant sur une clope un peu trop fort. Il riait, et se marrait, et oubliait peu à peu le reste quand les boucles s’étaient faufilées à l’angle de son regard. L’autre n’était pas loin, l’autre avec sa candeur un peu neuve de ceux qui ne sont pas complètement habitués. Heden avait souri, tapotant sa cendre sur une de ces soucoupes en lévitation près des tablées. Il avait tiré sur sa chemise, décrochant le bras d’un type appliqué à humer son odeur, et s’était penché vers la silhouette fine et rassurante de Valentina Aberwock.

« Hey, c’est qui lui ? »

Valentina lui avait fait répéter sa question deux ou trois fois avant de lâcher la langue de sa victime et tourner son beau regard vert vers la direction indiquée par Heden. Attentive, elle avait pincé les lèvres peut-être, un quart de seconde, puis avait claqué, sa voix gueulant sans peine par-dessus cette rythmique implacable qui leur faisait sursauter le cœur.

« Hunter. Anastaz Hunter. »
« Sang-pur ? »
« Nan. Pas sang-pur il est… » Sa main avait voltigé dans l’air. « T’sais, bâtard quoi. »

L’intérêt d’Heden s’était aiguisé.

« Qui l’a invité ? »
« Pernelle ! »
« Pernelle, sérieusement ? »
« Elle se le tape. Elle m’en avait parlé. Il est canon hein ? »
« Ouais. 7/10. »
« Quel mythomane tu fais espèce de Scroutt. C’est un 10. Un 10 + même. Jaloux. »
« Elle est où Pernelle ? »
« Dans le coin j’crois, avec le petit sang-pur à la con, Maxwell. Elle est déjà complètement rincée de toute façon. »

Le type revenant à la charge sur le lobe de son oreille, Heden s’était arraché définitivement à son emprise, un sourire joueur sur ses lèvres déjà bleutées. Les volutes de sa fumée formant l’esquisse d’un lapin aux oreilles dressées, il s’était glissé sur les cuisses de Valentina. Caressant sa joue pour mieux venir chuchoter, juste pour elle.

« Ca te dirait pas, un petit jeu ? »
« Non non, Khan, je jouerai pas les hameçons pour toi. »
« Et pour 20g ? »

La main de Valentina, posée jusqu’alors sagement sur ses reins, était venue pincer le gras de sa peau. Et sous sa crinière noire, son regard l’avait nargué.

« J’suis pas au rabais ce soir. »
« 30g »
« 40g et une flasque. »
« 30 et la flasque. »
« Vendu. »

Et sans plus perdre de temps, la basique 4 l’avait repoussé. Tirant sur son décolleté, armant son corps comme avant la chasse. Elle était superbe – elle le savait parfaitement et dans sa poigne, Heden y avait glissé une de ses cartes. Une noire, aux écritures dorées. Le genre qu’on ne croisait pas souvent, à ces soirées. De celles qui vous servaient de clef, pour les étages les plus profonds des tours libidineuses du monde sorcier. Celles que son père pouvait peut-être fréquenter mais fort heureusement pour lui, Heden ne l’y avait jamais croisé.

Et il s’était réinstallé comme à l’office, témoin du jeu de Valentina. Il avait laissé les jours, les semaines filer, profitant de l’avantage d’une amante commune pour grignoter les détails de sa nouvelle curiosité. Il avait ri. Il avait envié. Sans savoir exactement ce qu’il en attendait. Cela ne devait pas amener à autre chose qu’une invitation, une rencontre, et prendre la mesure d’un tel nom – Les Hunter trainaient une certaine réputation dans le milieu, comme un vestige d’un passé pseudo-romantique, aux coups de rein acharnés.

Il s’était dit « Ca vaudra toujours le coup pour plus tard. »

Nous étions alors le 27 octobre 2046. 4 jours plus tard, la tour des médias exploserait et leur quotidien sulfureux brûlerait avec elle, sous l’ombre écarlate d’un innommable changement.




La veille de Noël approchait à grands pas et comme pour retrouver l’effervescence de leur quotidien et l’engouement des nuits de fêtes, Avalon tentait de faire face malgré la reconstruction bancale de son centre nerveux, une balafre purulente sur son profil impeccable. En plus d’un mois, le monde sorcier avait tenté de se relever tant bien que mal suite au décès de leur leader et l’existence du Conseil n’était pas là pour rassurer quiconque. Si les sourires et l’espoir semblaient faire briller le regard de chacun, les murmures se faisaient plus tangibles encore une fois porte close. Mais ce n’était rien face à la tension existante dans les familles mangemorts. Et pour Heden Khan, c’était encore pire.

Ayant encore dans la tronche les échos de la dispute sévère née au soir de retour de son père, accompagné de Kali, il subsistait en lui-même une nausée incertaine. Bien évidemment, il s’était refusé à prendre les armes aux côtés des mangemorts – n’était pas assez fou pour faire partie de cette bande de suicidaire, ardents défenseurs de leur monde ouaté et perfectionniste, bien qu’il se soit gardé de faire éloge de ses pensées égocentriques à quiconque mis à part Ayesha.

Il n’était pas un combattant et ne le serait jamais. Mais la perspective de voir la mort approcher à grands pas pour emporter son père n’était pas sans conséquences. Que Salazar emporte Mervyn et sa connasse ainsi que les absents, comme les disparus. Cette folie, ces combats incessants entre pouvoir et liberté lui filaient la migraine et mettaient à mal son business secret. Pendant plus d’un mois, logés dans la terreur, aucun de ses « amis particuliers » n’avait osé broncher et rallier les sous-sols tamisés des soirées d’antan. Par crainte sans doute d’être découvert et catalogué terrosite sous la paranoïa ambiante.

Mais Noël marquait un retour et la demande affluent, Heden était comme sorti de son hibernation. Il était temps d’agir pour ne pas laisser gagner la terreur. Ils étaient encore les plus puissants sur terre et ce soir, en ce 20 décembre 2046, les murs bruisseraient des chuchotements lascifs et obsédants de ceux qui se noieraient jusqu’à la liesse dans un réveil charnel conséquent.




« La carte. » Avait demandé le videur à l’entrée, d’une voix aussi patibulaire que sa taille l’exigeait. Il était immense, un sang basique 2, juste assez pour se faire respecter par ceux qui voudraient profiter de leur rang pour passer de force, juste assez pour comprendre où était sa place quand le moment l’exigeait. Le visage aussi noir que ses yeux profonds, il s’était écarté de la lucarne magique pour mieux déverrouiller la porte d’un sortilège et croiser les bras sur le passage d’Anastaz sans autre forme d’amabilité. Aucune raison de se dérider, portier, gardien, la sécurité était son métier. Mais ses yeux avaient suivi la silhouette dynamique de ce nouveau-venu, et discrètement il avait hoché la tête d’un air presque déçu.

Evidemment, ce qui se passait en bas ne le regardait pas. Et évidemment, son boss ignorait que lui-même avait fini par trouver réponse à ses questions – des questions, par ici, tout le monde en avait. Mais le silence c’était la clef. La clef d’une réussite, la clef d’une pérennité.

Et ce soir, plus que les autres soirs, ils avaient besoin de laisser l’extérieur à une porte fermée à clef. De trouver encore un peu d’amusement dans une existence bien plus effrayante. Avec la mort des Kark et le chaos de leur nouveau système, avec la réussite des moldu.e.s et surtout, l’annonce d’un nouveau régime à venir, ils étaient tous plus nerveux, plus brutaux, plus prompts aux excès les plus drastiques.

Ce qui était bon pour le commerce – et le sexe, bien entendu. Mais désolant pour les crises que cela pouvait déclencher. Et pour cela, ce soir, Heden veillait un rien au grain.

Prétendant seulement ne pas être autant impacté.

Dans ses habits noirs – pantalon et chemise assortie, il était comme une ombre parmi les couleurs plus vives et enchantées de ses convives. En petit nombre, pas plus de 30, ils lézardaient sur des divans confortables, laissant les plateaux flotter entre eux, amenant champagne, fruits et drogues diverses comme un libre-service. Pour goûter gratuitement, ici, il suffisait d’être invité. La came ne se vendait qu’à la sortie, une fois les gallions donnés. Ca payait déjà mieux qu’être vendeur de potion mais Heden ne faisait pas cela par charité et ceux qui lui distribuaient la came attendaient toujours le règlement de leur propre facture, à point nommé.

Pourtant, autre chose le turlupinait. Un détail agaçant comme le bourdonnement d’un moustique. Valentina avait joué son rôle du mieux que possible et il avait profité de son corps comme de ses témoignages avec un délice non feint. Elle avait fini par lui filer la carte, au petit blondinet. Et si ce dernier devait venir, c’était ce soir ou jamais.

Clope en main, comme toujours, Heden, appuyé sur son pilier, fumait en observant sa foule, à peine plus en hauteur que la salle placée en contrebas. Bientôt, le sol changerait, du parquet en bois lustré en coussins moelleux. Et tout basculerait, au moment le plus propice. Mais pour l’instant, la nuit était encore calme.

Seule la lumière changeante d’une bougie, passant d’orange à verte, l’avertit de l’arrivée d’un.e autre membre.

Nonchalamment, il se retourna. Et croisant enfin les boucles blondes, et ces yeux clairs, esquissa un sourire plus que ravi, enchanté.

« Tiens donc. Hunter. Je pensais plus te voir venir. » Un lapin de fumée sautilla entre eux, et abandonnant sa cigarette sur son rictus plaisant, Heden tandis sa main droite.

« Valentina a déjà dû te parler de moi… Ou tout du moins connais-tu mon nom, n'est ce pas ? »

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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Ven 15 Déc - 0:26
Breathe my name.



La carte tournoyait entre mes doigts fins, laissant une éphémère petite traînée dorée en suivre le mouvement. Mais je n'y prêtais guère attention, mes yeux bruns se posant sur l'interstice sombre et prometteur qui venait de découvrir la peau basanée du chien de service. L'invitation claqua entre mes doigts, à portée de regard de l'homme et son ton laconique.

Un A vot' service M'sieur ! trempé d'ironie commenta la lente ouverture de la porte tandis que l'homme ne pipait un seul mot supplémentaire, se contentant de me laisser passer, ses grands yeux bovins menaçants de sortir de leur orbite. Révélant sa taille.

"Ah ouai... T'es plutôt du genre nagy* toi."

Un sourire admiratif et jovial, quelque provocateur sur les lèvres, je sifflais ce commentaire sans gène en passant à côté du sorcier avant de disparaître dans le couloir. J'avais un peu mieux à faire ce soir que perdre plus de trois secondes avec un basique quelconque.
Dire que j'étais excité était un euphémisme. Mon humeur était tout aussi teintée d'impatience, de curiosité que d'amusement.

Depuis notre arrivée en Angleterre, j'avais eu tôt fait de reprendre mes nocturnes habitudes hongroises, sillonnant les faces cachées d'Avalon, parfois de Londres, afin de gratter leurs surfaces pour parvenir à mettre les pieds -et bien plus encore- dans ce monde que chaque grande ville digne de ce nom possédait. Ce monde qui rassemblait outsiders et originaux, baignant souvent au-delà des murs de la légalité mais qui possédait une saveur parfaitement particulière. Qui me faisait sentir entier, vivant. Ce monde que je ne partageais pas avec Zoltán et qu'il ne m'enviait guère. Ce monde qui m'était tout simplement nécessaire.

Il m'avait tout de même fallut un peu de temps avant de parvenir à trouver mon bonheur, montrer patte blanche afin d'obtenir noms de personnes, de lieux, d'horaires. On se méfiait des nouveaux venus. Surtout aussi extraordinaires que moi et mon petit accent de l'Est. Compréhensible et absolument pas dérangeant. Jouer, charmer, se laisser faussement avoir, était toujours amusant. Et j'avais petit à petit ouvert les portes de ces entrailles aussi chaudes qu'odorantes.

Le nom de Khan était ressorti plusieurs fois, humant le parfum suave et mystérieux du Graal. Certes, il n'était pas le seul à organiser ce genre de soirée spéciale, mais de ce que j'en avais entendu dire, l'un des rares aussi pérenne où la qualité des invités autant que celles des divertissements ne périclitaient pas.

La carte si sensuellement glissée par Valentina avait longtemps gardé le silence avant de laisser apparaître ses chiffres dorés si prometteurs. Il fallait dire que la Tour des Médias était tombée sur le Ministre entre temps. Un peu sur toute l'Angleterre aussi. Et que pas mal de choses avaient été bouleversées en conséquence. En passant par moi-même. L'encre qui teintait mon avant-bras contrastait outrageusement avec la couleur nacrée de ma peau. Mais c'était un détail ce soir.

Ce soir, c'était l'heure des découvertes, de l'exploration et de l'oublie du reste du monde.

Un fin sourire flottant sur les lèvres, je croisais les regards de quelques silhouette que ma présence unique faisait déjà se retourner. Évidemment. Outre mes boucles blondes irrésistible, j'avais opté pour une tenue aussi classe que décontractée, veste à la coupe moderne, blanche, avec gilet et chemise assortie mais dont ma cravate rayée et le pantalon cassaient l'ambiance trop stricte et pure. Tout à fait moi, non? Créateur hongrois de plus, ce qui permettait encore d'ajouter une touche spéciale à l'ensemble. D'un léger coup de baguette, je desserrais légèrement ma cravate. A peine, mais suffisamment pour gagner un cran de sensualité.

Avant de tomber sur une silhouette non loin, aussi drapée de noir que j'étais de blanc vêtu. Qui me dévisagea sans hésiter, attendant vraisemblablement que j'approche. Arquant un sourcil intrigué autant qu'amusé, je rejoignais l'homme en quelques pas. En profitant moi-même pour l'étudier rapidement et le situer sans difficulté.

« Tiens donc. Hunter. Je pensais plus te voir venir. »

" Merci. C'est toujours un plaisir de parvenir à surprendre mes pairs." commentais-je d'un petit sourire taquin.

Mon rire résonna, léger et cristallin, à peine sarcastique, lorsqu'il m'interrogea sur son identité.

Son assurance valait toute présentation. Ainsi que son lien avec Valentina, la belle aux yeux verts, évidemment. Il était l'un des batards du Shafiq dont j'avais entendu parler. Le nom derrière la carte dorée. La corruption pleine de luxure de la jeunesse d'Avalon. Difficile de ne pas faire le lien même sans l'avoir personnellement rencontré jusque là.

J'hésitais un infime instant à répondre au tac-au-tac un truc pas vraiment valorisant mais me ravisait rapidement. Sans parler de l'importance du mec, j'étais de bonne humeur, autant ne pas écorner les choses inutilement.

"Humm.. Je pense oui." Un sourire légèrement provocateur, je tendais la main et récupérais entre mes propres doigts la cigarette que le sorcier tenait. J'avais été bien assez lent pour lui laisser le temps de reculer cette dernière en devinant mon geste, mais seul un sourcil levé y avait répondu. Ça me suffisait comme assentiment, je n'étais pas du genre à demander davantage à me formaliser de ce genre de protocoles.

Portant la clope entre mes lèvres, j'en tirais une bouffée voluptueuse, savourant le goût âcre du tabac avant de l'expirer dans une volute qui prit la forme d'un chat, s'étirant de tout son long pour disparaître en jouant avec les arabesques. Rendant le stick au sorcier l'instant d'après.

"Heden Khan, l'hôte de ces lieux et de ses plaisirs. Merci pour l'invit'. Tu me fais visiter?"

Je ne jugeais pas utile de prendre la peine de dissimuler mon léger accent naturel et si attachant. Mes origines toutes entières participaient à mon charme et à ma personnalité, non?
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Ven 15 Déc - 19:20
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Il fallait bien l’avouer, Anastaz Hunter était définitivement à tomber. Le genre de mec au sourire de gosse qui ne lésinait ni sur le sarcasme ni sur le culot. Pour Heden, qui demeurait de fait assez calme face à ce profil perturbateur, c'était la promesse d’avoir enfin dans son pieu autre chose que ses habituels amants – puceaux malhabiles en quête de sensations ou carcasse musclée viriliste décidée à prouver leur ascendant. Dans sa pose un rien maniérée, clope entre ses doigts d’une main levée, le coude reposant dans l’autre, Heden se laissa approcher sans sourciller. Acceptant le vol de sa dope avec un rien de rire amusé.

Anastaz avait l’aisance des pieds dans le plat et ne se formalisait pas de l’espace personnel, ce qui marquait déjà deux bons points. En espérant bien sûr que Boucle d’or soit réceptif à ce qui pouvait l’attendre dans ses soirées.

Il y eut des éclats de rire derrière eux. Bruyants mais sincères et le regard clair d’Heden sourit pour lui.

« Ils ont commencé un jeu je crois. Ça me laisse le temps de te présenter l’établissement. Ce n’est pas grand-chose comparée à d’autres mais les derniers événements ont… bousculé nos habitudes. »

Portant la cigarette à sa bouche, rendue aimablement par le hongrois, Heden inspira une latte en fermant les yeux de délice, goutant le reste de sa bouche avant de la lui retendre, d’un pas en avant. Presque torse contre torse.

« Je te conseille de la garder. Inspire-la à fond. Mon herbe à rêves est peut-être coupée mais c’est la meilleure du marché. Ça t’aidera à te détendre. Les nouveaux sont toujours nerveux. »

Ses longs cils jetèrent des ombres sur ses joues glabres et après avoir humé l’eau de Cologne du sang pur, Heden se détourna.

« Le salon en contrebas est passablement confortable. La came est à disposition - ce soir, c'est mon cadeau de noël. Le bar en face, tu peux commander ce que tu veux. Il y a des chambres dans les alcôves du fond, celles que tu peux apercevoir si tu te penches. Elles se ferment si besoin. »

En bas des courts escaliers qui les séparaient du petit groupe de 4 personnes, on entendit alors une voix de femme presque stridente.

« Tu mens ! Forcément tu mens ! C’est Helga, pas la danseuse rouge, le tableau est toujours accroché à la GAUCHE de la troisième armure du deuxième couloir, troisième étage ! Espèce de tricheur ! »
« Je crois que c’est une version de Poudlard gage. Tu n’as pas été dans notre école n’est-ce pas ? » Attendant confirmation, Heden descendit deux marches avant de continuer. « Tu feras équipe avec moi. »
« Heden ! »
« Nous arrivons Dragon. » Répondit-il à l’homme qui venait de le héler. Son vis-à-vis direct, à peine redressé sur son siège, lui jeta un regard passablement amer des plus attentifs avant de venir enlacer les épaules d’une blonde rieuse.

« Voici monsieur le comte et madame la comtesse. Ils aiment leurs pseudonymes mais je t’offre une courte présentation. De leurs vrais noms, Dragon et Lysbeth Armander. Lui est germanique je crois. Elle danoise. Un mariage forcé et voilà qu’au court d’une de mes soirées, ces deux-là se retrouvent et ne se font plus la gueule. Une passion commune qui les a bien arrangés, je dois bien le dire. Le couple en face c’est Martin Lefevre, un français et elle, c’est Theodora Bavboyeur. Une sous branche des Tanneur, à moins que je ne confonde. Elle est basique 4 en tout cas, tout comme lui. Tu seras le seul sang pur ce soir. »

Passant une main dans ses cheveux en soupirant, il finit par sortir sa baguette d’un geste presque las. Jetant un coup d’œil à Anastaz.

« Si tu as fréquenté ce genre d’endroit, tu connais déjà les règles du jeu. La loi du silence. La mienne est peu contraignante. Un simple sortilège qui se désactivera à ta deuxième visite ici. Cela évite les curieux peu téméraires et ce qui pourrait se dire à notre sujet… Si tu es d’accord. Sinon je te raccompagne. Tu garderas la clope en souvenir. »

Une certaine part de lui-même espérait toutefois qu’Anastaz dise oui. Les lèvres scellées avaient déjà fait faire demi-tour à pas mal de nouveaux adhérents. Et pour tout avouer, Heden avait espéré que Valentina serait présente pour procéder à sa place. Hélas, prise à une soirée importante – un anniversaire de famille – cette dernière n’avait pu se libérer pour la soirée. Une déception pour Heden autant qu’un soulagement. Sans Valentina, il y avait moins de chance pour que l’attention de l’hongrois se porte sur autre chose que son hôte bienveillant. Tout du moins, le bâtard l’espérait.

Si Dragon avait jeté son dévolu sur lui, comme il le redoutait, cela ferait une bonne excuse ou une possibilité d'évacuer un stress autant qu’une frustration latente.

« Tu te sens prêt à lâcher un peu le contrôle, Anastaz ? » Pas la peine de continuer avec son nom de famille. Sa langue préférait largement goûter son prénom.



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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Sam 16 Déc - 14:19
Breathe my name.



Le mélange contenu dans la clope du Khan était clairement de bien meilleure qualité que ce que j'avais goûté jusque là, dans les contrées anglaises. Difficile de trouver de la came sympa à prix correct et qui fournissait vraiment ce pour quoi vous payiez quand vous n'étiez pas du coin ou introduit par qui de droit. Rien que pour ça, le petit bâtard allait pouvoir rester dans mes contacts. Un bon point pour toi.

Aux éclats de rire, je détournais brièvement la tête pour laisser mon regard couler sur les silhouettes en contre-bas. Deux hommes, deux femmes. Pas forcément la meilleure combinaison, non? Mais ne vendons pas la peau du dragon avant de l'avoir édenté.

« Ils ont commencé un jeu je crois. Ça me laisse le temps de te présenter l’établissement. Ce n’est pas grand-chose comparée à d’autres mais les derniers événements ont… bousculé nos habitudes. »

"J'ai entendu quelques rumeurs ouai."

Ces fameux bouleversements ne devaient avoir épargné absolument personne, autant dire que l'allusion me faisait bien rire. Il est vrai que sans ça, le petit Khan, ses amis et moi nous serions probablement déja rencontrés. Mais à quoi servait de vouloir changer les choses? Je me sentais présentement très impatient de ces nouvelles rencontres et expériences, et ravis de vivre cet instant au présent.

Souriant, j'acceptais sans hésiter la cigarette de la part du brun, lâchant un petit köszi de remerciement avant de la porter à nouveau à mes lèvres. Non sans respirer le parfum légèrement épicé de l'autre. Ce n'était pas mon type de senteur, mais il fallait avouer que ça semblait bien aller avec le personnage.

Lorsque son petit commentaire sur ma probable nervosité fit grimper le sourire aux coins de mes lèvres. J'expirais une nouvelle volute.

"Sans vouloir me vanter, je ne pense pas être n'importe lequel de tes nouveaux. Mais j'apprécie la sollicitude."

La seule nervosité que je ressentais était celle procurée par la nouveauté du lieu et ses promesses. Aucune inquiétude ou autre, bien au contraire. Au pire, je risquais la déception. Et même si elle pouvait être amère, elle ne durerait pas.

Ne renchérissant pas, je laissais le sorcier me faire sa petite présentation, observant, écoutant et me penchant légèrement pour apercevoir les fameuses pièces. Pour me redresser en arquant un sourcil inquisiteur tandis qu'une femme s'exprimait vivement. Difficile de deviner la teneur de leur conversation si ce n'est qu'elle devait partir d'un souvenir commun et d'un quelconque jeu d'ambiance. Heureusement, l'hôte des lieux vint rapidement à mon secours, éclaircissant les choses.

"J'étais beaucoup plus à l'Est effectivement. A Durmstrang." Confirmais-je, pensif.

Pas que je doutais de ma capacité à m'intégrer au petit groupe, mais la décision rapide du Khan me convenait parfaitement. Après je doutais que gagner ait réellement une importance ce soir, le jeu n'était qu'un prétexte agréable.

"hum hum, je vois ça." Dragon l'impatient et l'inquisiteur. Tout à fait le genre de mec qui n'appréciait pas forcément un nouveau venu comme moi dans son petit poulailler malgré la base de ce genre de rencontre. Je me contentais d'écouter mon hôte détailler ses invités.

"Peut-être devrais-je moi-même me trouver un pseudonyme aux consonance aussi classieuse?" commentais-je, l'amusement dans la voix.

Trêve de plaisanteries, je n'avais que faire d'un faux nom. Et je n'étais pas assez naïf pour penser que chacun n'irait pas du sien, ni ne se raccrocherait aux lettres pures des Hunter. Le simple commentaire d'Heden Khan à ce sujet, n'avait absolument rien de neutre. Quelques soient les lieux, les personnes, le sang ne s'oubliait pas, jamais. C'était un simple fait que personnellement je ne reniais nullement. Pourquoi regretter d'être un élu divin, représentation terrestre?

"Parfait alors, je serai le joyau de cette soirée, ça me va."

Petit rire satisfait qui roula hors de mes lèvres avant de le remplacer par la cigarette, fermant brièvement les paupières pour en savourer le contenu suave. Le changement de ton de mon vis-à-vis était notable. Sa petite moue vaguement contrite tout autant. Je lui renvoyais un sourire de nonchalance. Évidemment que la sécurité des secrets était important. Et on avait pas forcément cette politesse par chez moi. Pas toujours. Un bon point pour l'anglais, je n'aimais guère me retrouver piégé, surtout pour un truc que je savais faire partie des règles du jeu.

[...].. Si tu es d’accord. Sinon je te raccompagne. Tu garderas la clope en souvenir. »

"Je pense avoir été parfaitement appâté, je me sentirais bien triste sans la concrétisation de toutes les belles promesses de ta soirée." Une vague moue faussement frustrée passa sur mes traits, avant que mon sourire ne lui revole la place. " Je connais ouai, pas de soucis."

Adossé à la rembarre, dos tourné au reste de la petite troupe, j'invitais le sorcier à opérer sa petite formalité. J'avais bien plus hâte de rejoindre le groupuscule et de commencer cette fameuse soirée.
La blonde en particulier avait l'air plus qu'agréable vue d'ici non?

« Tu te sens prêt à lâcher un peu le contrôle, Anastaz ? »

"Un peu? J'espérais même davantage, mon cher..."

Sa petite affaire faite, je passais un bras autour des épaules du sorcier tout en l’entraînant à rejoindre les autres. Quelques pas tout au plus, non sans lui demander s'il était un bon partenaire de jeu - je parlais de leur Poudlard gage bien sûr- avant de le lâcher pour me présenter de moi-même aux autres.

"Le Prince Anastáz, pour votre plus grand plaisir." Une légère pirouette toute en ironie et je m'avachissais dans un énorme pouf de velours bien assez large pour plusieurs. "Mais vous pouvez m'appeler Nas' sans soucis! Surtout vous, mesdames."
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 17 Déc - 20:40
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Ca oui, il n’était pas n’importe qui. Et caressant le visage délicat du hongrois d’un regard appréciateur, Heden écouta ses réponses avec une attention tranchant avec le mouvement impatient de sa baguette entre ses doigts. Ce ne fut qu’une fois l’accord donné qu’il s’approcha de nouveau, abandonnant définitivement la cigarette pour mieux venir tracer un triangle complexe autour de la bouche d’Anastaz, y trouvant satisfaction de cette pulpe presque charnue, aussi acide que joviale – l’ego, toujours l’ego, il allait y avoir un sacré challenge avec Dragon.

« Ces lèvres sont scellées. » Chuchota Heden, son souffle balayant les mèches les plus fines, en ressorts, dans ces boucles dorées qui allaient si bien au Hunter. « Bien, allons-y… » Et ainsi embarqué par le bras ferme de son invité, Heden lui emboîta le pas sans se dégager, posant sa main sur ses reins. Ce fut d’un pas d’ensemble qu’ils descendirent la dizaine de marches surplombant le petit salon. Aussitôt, un plateau apparut à leurs côtés, et attrapant une flasque de potion pour en avaler une gorgée, sentant l’habituel mélange chauffer sa gorge, il en tendit l’autre moitié à Anastaz avant de cueillir le regard presque houleux soudain de Dragon.

« Alors ! Vous vous êtes faits attendre ! » Aboya aussitôt ce dernier dans une fausse allégresse, tonnant de la voix pour mieux marquer son territoire. La blonde Lysbeth, compagne fidèle et joueuse, vint déposer une main sur sa cuisse comme pour le retenir, et mieux sourire.
« A tous les nouveaux les règles sont présentées. Tu ne vas pas m’en blâmer, Comte… » Susurra Heden d’une voix presque ronronnante avant de se détourner en direction du bar. Laissant la troupe accueillir Anastaz, faisant simplement semblant de s’en désintéresser.
« Hunter hein ? » Le regard de Martin venait ainsi de s’éclairer. « J’ai quelques pièces Hunter, des antiquités remarquables. Toujours bien travaillées. »
« Oh Martin ne commence pas avec ta poussière ! » Se mit à rire Theodora avant de se lever. « Le Prince va venir s’asseoir à côté de moi. Vous êtes de Poudlard ? »
« Durmstang. » Renseigna la voix d’Heden tandis qu’il se servait un verre de scotch.
« Durmstang ! Comme mon frère ainé, Gotlieb. Mais je doute que tu l’aies connu il doit avoir bien dix ans de plus que toi. » Le tutoiement de Dragon, familier, donnait déjà la partition de ce qu’allait être leur soirée à venir.
« Les meilleurs partis sont de Durmstang. » Osa alors Lysbeth, s’accrochant la huée presque générale, tant de Theodora que de Dragon.
« Je retiens ça pour plus tard ! » « Ne te vexe pas mon comte mais monsieur le Prince ici présent est une sacrée pièce de choix. »
« Mais quelles manières ! Vraiment ! Asseyez vous à côté de moi plutôt qu’à côté de ces deux là. Comte et comtesse ne savent pas comment se tenir. »
« Parce que toi oui Theodora ? »
« Tais-toi tricheur ! »

Martin leva les yeux au ciel, reprenant entre ses mains le graal de la soirée, à savoir une Histoire de Poudlard reliée de cuir, véritable pièce de collection.

« Tu fais équipe avec Heden alors ? » Questionna-t-il avant d’ouvrir les pages au hasard, décryptant quelques lignes pour y trouver la nouvelle information à gager pour la tribu.
« Vous voulez boire quelque chose Anastaz ? » Demanda aussitôt la rousse avant de lui présenter son propre verre. « Martini gin citron, un Isabella. Vous voulez goûter ? »
« Theodora s’apprête à saouler Anastaz, Heden. » Prévint Dragon sur un ton à peine amusé, déboutonnant les premiers sautoirs de sa chemise. Pendant toute la durée de la conversation, ses yeux verts avaient suivi le mouvement du Khan, guettant son approche pour mieux l'attraper au moment opportun.

Seulement, et comprenant fort bien son manège, ce fut au bar qu’Heden s’adossa, volontairement en retrait. Il était comme un guide ici. Un hôte désirant avant toute chose, avant même ses besoins personnels, que tous s’intègrent avec facilité. La suite de la soirée dépendait justement de la complicité qu’ils pouvaient créer entre eux. Les tentatives de Dragon pour un tête à tête ne seraient récompensées que par l’effort de ce dernier. Ce que le comte comprit alors fort bien.

« Voici les règles, camarade. Martin va nous poser une question, le premier qui répond a gagné. Et peut choisir un gage à un membre de l’assemblée. Si quelqu’un répond et donne une information erronée, ou tronquée, Martin sera celui qui donnera le défi à réaliser. »
« Et certains ici que je ne nommerai pas… » Ajouta Lysbeth en venant lui mordre l’oreille, taquine. « Attendent justement de pouvoir lancer une idiotie, pour répondre à certains gages. N’est ce pas Dragon ? »
« Nous verrons ! Allons Martin ! A toi ! »
« Bien. Mesdames, messieurs… » Un silence tomba aussitôt sur l’assemblée attentive. Et derrière eux, on entendit Heden reposer son verre. Comme prêt à agir.

« En quelle année, les trois directeurs présents pour la Coupe de feu, ont été blessé par un Cocatris ? »
« 1791 ! » « 92 ! » « C’était en 1792 » « 92 vous êtes sûrs ? » « Evidemment espèce de nigaud oh Dragon tu as encore fait exprès ! » « Pas du tout ! »

Theodora leva les yeux au ciel, attrapant le bras d’Anastaz comme une fausse confidence.

« Lysbeth n’a pas toujours tord, Dragon est duelliste voyez vous alors il est du genre à chercher la mornille ! » « Ces accusations sont infondées. » « J’en réponds du témoignage de ta femme ! » « Et je confirme, tu cherches la mornille. »

« C’est toujours bon un peu de défi. » Trancha alors la voix d’Heden, dans un amusement palpable.

« Le maître a parlé ! » « Tout de suite… » « Tu es le pire, dans l’idiotie il faut toujours que tu dépasses le seuil commun d’imbécilité. » « Je le prends très mal. Anastaz, n’en croie pas un mot. » « Si si, c’est le pire ! Bon, le gage de Dragon, Martin ? » « Je crois que Dragon va aller lécher le gros orteil de quelqu’un. Pour la peine. » « Martin, tu vas te prendre un Blast pour ça. » « Je vous attends, cher Comte. »

Faussement dramatique, et retroussant un peu plus la robe noire que Lysbeth portait pour l'occasion, effleurant son genou tout en calant son autre main derrière la nuque, Dragon fit mine de rouler les yeux. Demandant d'une voix à peine impatiente.

« Bien. Qui se déchausse ? Hunter ? Lysbeth serait trop facile. »
« Et pourquoi pas Martin pour la peine ? »
« Je décline. Anastaz ? »
« Anastaz décide ! » Proposa alors Théodora, et Lysbeth de renchérir, frappant des mains. « Oui Anastaz, à vous de décider ! »

Spoiler:
 

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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Mar 16 Jan - 20:45
Breathe my name.



Ne trouvez-vous pas amusant, que dans tout groupe préalablement formé vous aviez toujours une structure hiérarchique plus ou moins volontaire qui s'y formait? Si le Khan est était le formateur et le garant, glissant habilement dans son rôle, à la fois parmi et autour des autres, il n'était pas dur de deviner qui souhaitait avoir ses fesses auréolées de virilité et d'obéissance. Flippant des émules que pouvait créer l'arrivée d'un inconnu dans ses petites habitudes confortables. En l’occurrence moi.

Autant dire que je notais clairement le comportement du fameux Dragon et que j'appréciais particulièrement être le parfait petit élément perturbateur dans son univers.

Le jeu n'en serait que plus amusant sans pour autant risquer de m'y brûler.

Ce n'était pas ici n'importe quelle soirée dans un lieu lambda, il me fallait m'y faire ma place. Et personnellement je ne visais pas la serpillière, j'en étais naturellement incapable. Un truc de famille.
Mais le combat tout crocs dehors entre deux mâles alpha ne m’intéressait pas non plus. Pas assez classe, trop chiant. Un titillement juste comme il fallait serait de mise, mais je ne m'inquiétais pas outre mesure.

Un grand sourire sur les lèvres, je préférais ne rien laisser transparaître, finissant de me présenter avec autant de nonchalance que de douce ironie.

"C'est un véritable plaisir de vous rejoindre." Eu-je juste le temps de glisser avant que leur babillage ne reprenne. Un babillage finement agréable. J'en pouffais doucement.
« J’ai quelques pièces Hunter, des antiquités remarquables. Toujours bien travaillées. »
"Il parait oui." commentais-je d'un clin d'oeil. Avant de me faire voler la réponse concernant l'école par notre hôte, déclenchant immédiatement une discussion sur le prestige de ses étudiants. M'arrachant un éclat de rire lumineux.

"Je ne voudrais pas être à l'origine d'une quelconque dispute entre vous!" Arguais-je depuis le pouf que j'avais choisi, d'une moue faussement contrite. "Mais je pourrais peut-être revoir ma position et me déplacer suivant le vainqueur!"

Ce qui en fit glousser une et sourire plusieurs, semblant accepter le challenge avec un amusement certain.

« Vous voulez boire quelque chose Anastaz ? »
"Volontiers."
« Martini gin citron, un Isabella. Vous voulez goûter ? »
« Theodora s’apprête à saouler Anastaz, Heden. »
"Ah ah! Nulle inquiétude Mr le Comte! Entre mon sang Hongrois et celui de mon père, je suis parfaitement paré!" C'est pas comme si P'pa avait tenu à nous faire goûter de l'alcool - certes dans jus de fraises- avant même notre premier acte de magie! Et puis je ne fanfaronnais qu'à moitié sur ce coup-là. C'était presque un sport national dès qu'on allait vers les pays de l'Est.
"J'ai d'ailleurs un petit quelque chose pour vous tous plus tard, si vous êtes sages..." susurrais-je d'un fin sourire mystérieux. La Pàlinkà n'était peut-être pas mon alcool préféré, mais elle faisait toujours son petit effet des plus remarquable. Autant en profiter!
Mimant une bouche cousu d'un leste geste de la main, je remerciais la fameuse Theodora et acceptais son Isabella. Toujours faire plaisir à une femme que vous souhaitiez courtiser. Surtout devant son mari.

Passant une main dans ma tignasse blonde, le sourire étiré sur mes lèvres, le jeu se relança rapidement, me faisant doucement froncer les sourcils lors de la fameuse question. Zut, ce truc me disait quelque chose! Mais l'Histoire de la Magie n'avait jamais été mon plus grand dada. Je préférais largement griffonner quelques poèmes érotiques, messages secrets ou dessins variés. Sauf la dernière année. L'ancien prof' avait cassé sa pipe et la remplaçante y mettait bien plus les formes. Ses formes quoi. Si vous voyez ce que je veux dire...

"Humm.. Je t’espère plus réactif la prochaine fois, petit Khan! Je suis déja sans défense dans cette bataille, alors ne m'abandonne pas!" balançais-je faussement à Heden en penchant la tête en arrière afin croiser son regard. Laissant une moue amusée flotter sur les quelques commentaires partagés par les autres. "Heden, il va te falloir mettre les bouchées double je crois, si tu ne veux pas décevoir ton nouvel invité..."

Quand à Theodora qui venait de m'attraper le bras avant de le relâcher d'un petit rire cristallin, j'en profitais pour la ramener vers moi sans forcer en glissant ce même bras autour de son cou. Sans grande difficulté.
Et remettre une mèche sauvage derrière son oreille. L'air de rien, l'air de tout évidemment.

" Si vraiment personne ne veut de ce pauvre petit gage, je ne peux que me sacrifier pour la cause..."

Je devais avouer être étonné que le Comte m'ait proposé. Surtout dans ce sens là. Pas que me faire lécher l'épiderme quel qu'il soit me dérange, pas dans ce genre de soirée, mais cela témoignait malgré tout d'une forme de domination. Le bref haussement de sourcil du concerné à ma réponse m'apporta exactement ce que j'espérais: il pensait que je passerai mon tour. C'était mal me connaître. Ce qui semblait normal, vu qu'il ne connaissait de moi que mon fabuleux nom de famille et l'égo qu'il pensait accroché à ma virile jeunesse.
Mon sourire carnassier fut aussi bref que sa perte de contrôle et le rapide coup d’œil qu'il lança à notre hôte.

Quand à moi je me déchaussais d'un coup de baguette, laissant la peau pâle de mon pied apparaître. J'aurais su, je me serai passé une crème légèrement pailletée avant de venir, afin de les mettre encore plus en valeur. Même si ce genre de truc, c'était plus du calibre de Zol'.
Il faudrait se contenter de ce que la nature m'avait donné. Ce qui ma foi, valait bien plus que pour la plupart des gens, en toute modestie.

"En fait, je suis presque jalouse" "Dommage que donner les bonnes réponses soit automatique avec toi! Un petit tour à Serpentard aurait pu t'aider dans ce domaine." murmura sa comparse au creux de mon bras.  "Et puis tricher n'est pas du jeu!"

Le détail d'avoir un mec à mes pieds, s’apprêtant à me baver dessus m'amusait en fait autant que ça m'indifférait. C'était le jeu et dans l'absolu, sa langue ou ses mains n'avaient pas grand chose de différent d'une donzelle, tant que ce n'était qu'un défi et que ce n'était que ces parties là. Pas que partager ma ou mes compagnes du soir avec du couillu me soit étranger, mais c'était elle que nous partagions, pas plus, évidemment.

"Vous vous débrouillez vraiment pas mal, Comte." le félicitais-je quelques secondes plus tard, gardant volontairement le vouvoiement, tandis que sa main quittait mon pied, en effleurant ma plante. J'en lâchais un tressautement vaguement couinant. Mais mignon quand même hein. Toujours.

"Le Prince serait-il chatouilleux?" "Si c'est le cas, ce n'est là qu'une force de plus, non? Une sensualité supplémentaire." "Ah ah, je pense que pour le confirmer, il faudra d'abord me passer sur le corps." ironisais-je d'un fin sourire.
"Dessus, dessous.." "Au cas où personne ne l'aurait deviné, Theodora semble s'être déja bien entichée.." "Humm, j'ai souvent cet effet là, mais c'est un don du ciel pour le plus grand bien de toutes, je vous assure." Dragon roula des yeux mais ses lèvres s'étaient malgré tout plissées d'un sourire en coin.

Et le jeu de reprendre de plus belle. Quelques étoffes se libérant volontairement entre deux questions, parfois de la main même de leur propriétaire, parfois de celle baladeuse d'un autre. Je n'en restais évidemment pas à la traîne, entrouvrant largement ma chemise, laissant mes regard traîner ailleurs juste comme il fallait. Ce n'était pas comme si nous étions ici pour des raisons de chasteté...
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 21 Jan - 23:07
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Piégé. Souriant au-dessus de son verre, Heden se délecta du regard un rien surpris du Comte, Dragon lui lançant une œillade aussi critique que marqué par la proposition d’Anastaz. Si le germanique travaillait sa curiosité sexuelle, il n’était pas encore parfaitement aux faits de ces contacts charnels entre hommes. Seulement préparé à chasser l’hôte, Dragon voyait ainsi s’inverser les rôles et Heden se rapprocha pour mieux le contempler avec ferveur, son attention portée cette fois sur les actions de son ami plus que sur le Hunter. Ce fut admirable de sensualité, de le voir ainsi s’agenouiller et perdre son contrôle, tout en gagnant en virilité. Ainsi courbé, son dos massif ployé laissait jouer ses muscles dans le moindre de ses tressaillements. Et sa bouche charnue se refermant sur le gros orteil d’Anastaz, ce fut en retenant son souffle qu’Heden but la scène jusqu’à la lie.

Les filles non plus en perdaient pas une miette – Martin, comme à son habitude, retranché derrière son voyeurisme intellectuel un rien trop timide pour être spectateur sans ciller, tenta de trouver une nouvelle question en ignorant leurs dérapages. Leurs bavardages amusés furent comme les aboiements de deux pies surexcités. Mais Dragon croisa son regard clair, et le coup d’œil qu’ils échangèrent alors fut emplit de tension électrique.

Il était bien évidemment impensable de croire que son corps de bâtard irait s’enliser dès ce soir à celui du Hunter – c’eut été une chance tenant bien trop du miracle pour espérer autre chose qu’un délicieux rêve. Ainsi, plutôt que de perdre son temps, ce fut cette autorisation qu’il lui livra, sans mots et sans gestes. Juste un pli de commissure, un reste de reflet fauve dans son regard déjà empli de nuages. Une invitation que Dragon saisit au sol dans un soulagement presque perceptible.

Il venait ainsi de gagner son ticket, plus qu’avec son machisme et ses blagues esseulées. La récompense d’Heden serait évidemment à sa hauteur.

Pourtant, le glapissement d’Anastaz n’avait pas non plus manqué de lui échapper. Et passant derrière ce dernier, laissant les questions filer dans leur jeu innocent, ce fut avec discrétion mais douceur qu’il plongea ses doigts dans ses boucles blondes. Les caressant et les dénouant comme un millier de ressorts. Massant son crâne, laissant glisser ses mèches comme de la soie entre ses jointures noueuses. Heden frissonna.

Son souffle coula alors à son oreille.

« Tu les détends. C’est bien rare de les voir prendre un nouveau au sein du cercle aussi vite. Continue ainsi. » Un faible encouragement, comme un murmure à eux seuls, et la possibilité d’inspirer l’odeur de son eau de Cologne, comme la plus délectable des clopes. Theodora en profita aussitôt pour lui voler un baiser joueur, avant de déserter sa bouche pour mieux accoupler ses lèvres à celles d’Anastaz. Et Lysbeth, happée sur les genoux de Dragon eut un bref applaudissement.

« Elle ne va plus se concentrer sur les questions maintenant. D’ailleurs, quelle était-ce ? »
« Année de naissance de Cabrix la Foldigue, hm… gardienne des clefs de 1613 à 1699. »
« On s’en fiche non ? »
« Parfaitement. »
« Qui s’en souvient de toute façon, de cette cracmol. »
« Anastaz a un goût... » Theodora laissa la phrase en suspens, l’épaule vaguement caressée par la main tendre de Martin, tout attentif à ses mots comme à son visage rougissant – la tendresse qu’il exprima alors, pendant ce bref instant d’intimité, lui qui était encore le plus habillé, en disait long sur les sentiments qu’il éprouvait envers la jeune femme. « De vodka. »

Heden s’en était reculé.

« Ah je veux y goûter ! » Clama Lysbeth, bondissant avec grâce sur ses pieds, profitant du mouvement pour laisser sa chevelure d’or capter la lumière, comme pour mieux évincer sa rivale. Pourtant, ce fut presque si Theodora ne l’attrapa pas pour mieux l’inciter à agir et observant le baiser que le Hunter échangea avec son amie, demanda presque naïvement.
« Alors ? »
« Alors oui. Vodka. Complètement. »
« Et pour l’année des chaudrons explosifs, 1888, est-ce que c’était les Poufsouffles ou »

Le livre fut juté ailleurs.

« Merlin que vous êtes pâle tout de même. »
« Presque aussi pâle qu’Heden. »
« Rapproche-toi donc qu’on compare ! » Evitant Martin, penché sur la table pour ramasser un bonbon empli de Somnium, Heden les contourna pour prendre place sur le canapé, sentant brièvement sur ses cuisses la main câline de Dragon – oui, pas tout de suite, reste tranquille.

Bon joueur, il tendit le bras pour le glisser à la taille d’Anastaz, le front contre son épaule. A son attitude nonchalante, on aurait presque pu le croire endormi, mais les yeux fiévreux du Khan laissaient seulement voir la profondeur de son coma addictif. Souriant béatement, d’une manière assez charmante tout de même, ce fut lui qui joua de sa couleur, elle qui fut si longtemps signe de différence.

« Non, je gagne toujours… » S’amusa-t-il avant de laisser Lysbeth le chevaucher.
« Tu en as trop pris Heden. » « Point trop. » « Tu vas rien pouvoir nous faire. » « Je pense qu’Anastaz saura me rattraper. » « Et toi – quelqu’un va finir par te voler. » « J’en ai bien l’impression. » Mais tant pis. Tant pis de ne pouvoir constater leurs étreintes. D’entendre les gémissements du blond qu’il avait pourtant tant attendu. Les meilleures choses se savouraient sur la longueur d’une langue lascive et Heden n’était pas sûr, de toute façon, de pouvoir parfaitement se retenir. Autant ne pas gâcher sa soirée sur une proie qui ne pouvait encore lâcher prise. Et l’effrayer par un contact, un baiser, un mot même trop osé. Mais ses doigts trouvèrent sa peau, et sa caresse malhabile sur l’abdomen du Hunter fut bien la seule qu’il s’autorisa. Avant que Theodora ne lui fasse rendre grâce, marquant son territoire nouvellement acquit d’une morsure au cou qui n’allait pas laisser Anastaz sans trace.

Heden choisit ce moment pour se libérer, ramassant le livre au passage pour le déposer sur la table basse. Dans son dos, posément, comme si lui-même venait de l’appeler, Dragon se releva. Martin les observa un instant avant de s’enfoncer plus profondément dans le velours accueillant du canapé. Le voyeur venait de faire son choix. Ne leur restait ainsi que cet étrange tête à tête.

« Tu sais ce que je veux. » « Ne parle pas… » Le coupa le Lièvre sans se départir d’un mystérieux sourire. « T’es vachement plus sexy quand tu la fermes, Dragon. »


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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Mer 24 Jan - 22:08
Breathe my name.



J'avais toujours eu cette extraordinaire manie de réussir à me glisser parfaitement où je voulais quand je voulais, irradier naturellement pour pousser les autres à m'apprécier et m'adopter si je le désirais. Un truc de famille. Même si P'pa s'amusait bien plus avec le côté obscur de cette force.

Humant l'odeur fleurie et un brin entêtante des cheveux de Theodora, je sentais que ce moment fatidique était passé. Le fameux Heden ne put que me le confirmer en murmurant ses mots à mon oreille, que je validais d'un sourire carnassier tandis que son geste sembla immédiatement initier la suite de la soirée. Lèvres volées, cous malmenés ou souffles capturés, le jeu aux pages empoussiérées n'étaient plus de simples prétextes rapidement oubliés. Même si je gardais en tête une interrogation toute simple: tant d'hommes pour si peu de femmes, cela faisait une combinaison compliquée. Pas impossible certes, mais...

J'oubliais aussi rapidement cette vague inquiétude, peu enclin à m'en faire réellement. Comment penser au futur lorsque vous sentiez une langue agréablement remonter le long du lobe de votre oreille?

"Il parait que j'ai une vraie peau de petite blonde, oui!" répondis-je avec humour alors que la question de nos épidermes s'éleva aussi incongrue que fondue dans le décors. Comme le bras du Khan glissant derrière moi en même temps qu'une autre main sur ma cuisse.

Je m'investissais en riant, laissant notre hôte trancher sans y porter vraiment d'attention. Pas plus que je ne commentais l'état de défonce qu'il pouvait bien arborer - clairement visible dans ses gestes lents et suaves, son côté encore plus tactile que le mien et sa voix -, je n'étais pas leur habitué, je n'avais pas à donner mon avis. Même s'il ne savait pas ce qu'il faisait et où étaient ses limites, ce n'était pas vraiment mon problème tant qui ne clamsait pas. Mais en générale, ce genre de mec ne durait effectivement pas longtemps. Une pipe ou deux, quelques vagues caresses et ils ne devaient même probablement pas réussir à se la tenir droite avant de sombrer contre le premier canapé venu. Ou de continuer à comater entre deux mondes avec quelques réflexes temporaires.

Oui j'avais déja été défoncé et clairement cela n'était pas désagréable, mais tout dépendait de ce que nous recherchions sur le moment. Et ce soir, j'avais l'action davantage dans le sang même si je n'étais absolument pas contre l'agrémenter de quelques options en libre-service.

Mes mains avaient d'ailleurs attrapé un verre au liquide sirupeux pour y tremper les doigts et en badigeonner avec douceur les lèvres de la sorcière la plus proche. Appréciant la moiteur de sa bouche quand elle les avala avec gourmandise avant de me laisser lui embrasser les lips, ma main glissant dans sa nuque.

Probablement ce qui manqua de me faire réèllement remarquer la main du Khan contre mon ventre dénudé. Tout autant que de définir nettement sa disparition avec Dragon.

Juste, ils n'étaient plus là quand je rouvris momentanément les yeux sur la pièce, entre deux souffles chauds et courts. Et si je papillonnais vaguement devant ce vide, les deux jambes qui m'enfourchèrent m’empêchèrent d'y repenser davantage. Tout comme la suite des opérations.

Lorsque l'on vit intensément, on ne pense pas.

Lorsque l'on jouit du partage des corps, le reste du monde n'existe plus.


Les souffles s'avalèrent, les corps se cambrèrent tout autant que nos gémissement se mêlèrent au cours des heures. Tantôt partages vifs et intenses, tantôt passions sensuelles et lascives. Les deux femmes savaient y faire et j'étais plus que ravi de pouvoir intensément profiter de ma jeunesse. L'autre sorcier nous avait parfois rejoints, profitant des caresses et des charmes de l'une des deux femmes pour mieux reprendre sa place silencieuse peu après, parfois un peu moins loin.

Les drogues et l'alcool du Khan n'avaient pas été oubliées et certaines étapes de la soirées étaient clairement plus vague ou rêveuses que d'autres. Jusqu'à ce quelqu'un se sente l'envie de profiter encore un peu, un peu plus, toujours plus.

Pour que le silence finisse par se faire presque définitivement.

Paupières à moitiés closes et le corps enfoncé dans les divers coussins et draps que la pièce avait petit à petit formé, j'inspirais doucement la fumée d'une cigarette à la teneur...inconnue mais agréable. Je n'avais fichtrement aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être mais il ne me faudrait pas grand chose pour gagner un souffle aussi apaisé que Lysbeth endormie contre ma cuisse. Ce genre d'activité rongeait corps et âme d'une façon aussi singulièrement lénitive qu'agréable.

Devais-je rejoindre ces corps lascifs abandonnés au sommeil après l'avoir été à la luxure ou proféré des quelques bribes d'éveil qu'il me restait encore pour en sortir?

C'était une question hautement intéressante. Qui risquait de se résoudre d'elle-même sous peu.

"Humm."

Des bruits de pas m'avaient fait relever la tête, apercevant la silhouette de notre hôte émerger d'une salle, plus loin, pour rejoindre le bar.

Ainsi il était...Comme ça. Mes lèvres se plissèrent instinctivement en un rictus vaguement écœuré, heureusement dissimulé derrière ma clope. Mais si j'avais pu avoir le moindre doute pendant la nuit, sa présence ici, sa tenue et...Ses marques, ne laissaient pas le moindre flou. Si tant est que je voulais savoir quoi que ce soit.

Des êtres comme ça j'en avais déja entendu parler, j'en avais même déja côtoyé mais sans jamais les approcher vraiment. Créatures de la nuit aux traits souvent émaciés, stressés, bien plus que les autres parias qu'il m'arrivait de croiser dans certains lieux de Budapest. Leur survie seule tenait au fait que tous les autres ne souhaitaient pas eux-même avoir d'emmerdes. Le silence d'un valait celui de tous. Mais après...

"Tu as passé une bonne soirée?"


J'aurais probablement mieux du opter pour le sommeil quelques minutes plus tôt, ou détourner le regard avant de croiser le sien, puisque le..lui, quittait maintenant le bar pour se rapprocher de moi.

Involontairement je remontais davantage le tissu le plus proche sur mon épiderme nu, même s'il ne devait pas vraiment cacher grand chose pour autant. Mais c'était dérangeant.

"Oui. Très. Toi aussi apparemment." Ne puis-je m'empêcher de répliquer, mon regard coulant malgré tout sur les marques bordant sa nuque et son torse. Pour détourner les yeux. Avais-je eu l'air aussi dégoutté que je le pensais? Merde. Un truc amusant pour détendre l'atmosphère? Ça me ferait chier d'être déja grillé et de devoir dire adieu à d'autres soirées dans le genre parce que j'avais vexé sa putain de pédale d'organisateur quoi. J'en retrouverai d'autres mais dans combien de temps? Pour combien de minables avant d'en obtenir une d'aussi bonne qualité que soit les corps, les esprits, la came ou les lieux. Même ces fucking draps étaient supers agréables quoi! Merde.
Me passant une main dans les cheveux, les paupières lourdes malgré l'agacement qui montait, je tirais sur la clope avant d'en écraser la fin sur un cendrier qui se matérialisa sous mon geste. Pour me relever en essayant de ne pas réveiller le corps alanguit qui gémit sous ma manœuvre.
Assis sur le bord du matelas, offrant mon dos au Khan, j'attrapais mon boxer et me l'enfilais vite fait, me mordant la lèvre en imaginant l'autre m'observer. Mais lui demander de regarder ailleurs n'aurait pas été très poli. Lófasz!

"Les filles sont vraiment sympa et imaginatives." comblais-je sans parler trop fort, avant de me lever et me forcer à le rejoindre, le poussant à nous éloigner un peu. Sociabiliser n'était pas mon point faible, c'était faisable.

"Et ta came est vraiment bonne." D'ailleurs le mélange lié à la fatigue ne devait pas me rendre très frais. Ma vision était vaguement déformée et cotonneuse. Normal. Mais je devais certainement tout de même être extraordinaire. Peut-être trop?
Heureusement qu'il devait être bien plus ..défoncé..que moi. Mon propre jeu de mot mental faillit m'arracher un rictus mauvais.

Fucking meleg*.

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Animagus déclaré au gouvernement, Heden peut se changer en lièvre. Il évite généralement, bien que maitrisant cette capacité qui peut être utile pour échaper aux dealers ou aux policiers sorciers qui pourraient interférer avec ses soirées "spéciales".
Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 28 Jan - 20:49
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Il y a des scènes qu’il n’est jamais utile de trop décrire. Des moments de tensions si intenses qu’y poser les yeux serait comme s’y brûler. Et d’autres, apparaissant dans une violence à ce point misérable, qu’il n’est pas nécessaire non plus de les commenter. Lorsque la porte se referma sur eux, que les cris retentirent, quand les claquements cessèrent, quand son dos se brisa d’effort et sa tête de sommeil, Heden ne put que plonger. Plonger comme dans une rivière noire au rythme trop lent, à peine bercé par les volutes de la came distillée par les expirations encore anarchiques de Dragon. La frustration, la possession, la jalousie, le virilisme et l’acharnement de ce dernier lui en avaient laissé des bleus, à plaindre Lysbeth si le Khan n’avait pas été certain que la jeune femme, son amie de surcroit, n’y trouvait pas une satisfaction bien autre tant Dragon pouvait cumuler les visages pour mieux survivre à cette société.

En attendant, il avait mal. Mais dans cette douleur, le plaisir s’y distillait comme la chaleur sous l’avalanche. De vagues éclairs de bien-être, comme l’atroce sensation d’avoir été remis à sa place. Et pour mieux échapper à cette sensation émetophile, ce fut sans plus trainer contre le corps désormais abandonné de son amant, qu’Heden se redressa, dans sa plus parfaite nudité. Allant seulement cueillir le bas de son pantalon, ainsi qu’une clope qu’il ralluma d’un coup de baguette, avant de sortir de la chambre empuantie. Lui-même ne devait pas fleurir la rose et un vague regard curieux sur le reste de son torse, là où les marques lui laissaient comme des griffures acides, le renseigna sur l’état pathétique de son propre corps.

Il lui fallait boire – du fruit. Ou grignoter quelque chose de suffisamment sucré pour en oublier le goût amer laissé à sa mauvaise haleine. Le regard cerné, un rien injecté de sang et les boucles en broussailles, c’est ainsi qu’il surgit dans la pièce. Se dirigeant vers le bar sans aucune attention particulière à l’égard des endormis. Sa main poisseuse plongea dans les bonbons, grignotant les perles de Bertie Crochue – amande, citron, fraise, épinards, chocolat – en mastiquant longuement sa bouchée.

Puis l’instinct le fit se retourner et tout en se servant un jus de carotte, son regard croisa enfin celui d’Anastaz.

« Tu as passé une bonne soirée ? » Demanda-t-il alors dans un soupir.
« Oui. Très. Toi aussi apparemment. » Heden haussa une épaule éreintée.
« A tout chercheur vient trésor. » Un adage qui ne trouvait pas grand sens ce soir. Surtout à sentir la tension d’Anastaz à son égard. Le bâtard en avait côtoyé suffisamment discerner le subtil écart entre fatigue sympathique et malaise hypocrite. Les propos, gestes, regards et fébriles crispations du Hunter étaient d’une visibilité à crever un œil.

Tant pis. Ce n’était même pas comme si Heden s’était essayé à le cacher. Et loin d’abandonner sa quête, s’amusant presque de son état moral, de ces présemptions d’insultes qu’il pouvait même deviner voir fleurir dans la tête de l’autre, ce fut sans hâte qu’il le laissa le rejoindre, après s’être rhabillé.

La marque des mangemorts lui sauta alors aux yeux comme une gifle. Et ça, plus que tout, lui arracha un rien de soupir désœuvré, rompant tous les effets appréciateurs de cette vaine séance de matage.

« Les filles sont vraiment sympa et imaginatives. » Je sais. « Et ta came est vraiment bonne. » Ça aussi je sais, chéri.

« Je m’en occupe moi-même quand je ne l’achète pas. Je fais toujours attention à ce que mes proches aient droit au meilleur. Peu d’effets secondaires. Effets maximums. Elle se vend, si tu es intéressé. Tu as testé gratuitement ce soir, mais je peux te faire un prix d’ami. Si tu comptes le rester. Tu veux boire quelque chose ? » Ses doigts coururent à nouveau jusqu’au bol de nouveau, choisirent une noix orange, la croquant avec toute sa nonchalance habituelle – Agrumes, parfait.

« J’organise deux séances par mois en moyenne. Les fêtes se rapprochent mais on pourrait se revoir en janvier. Ici ou ailleurs… Je pense que j’aurais des échos favorables à ta venue. Les filles seront déçues si tu ne reviens pas. » Et moi de même. « Valentina voudra certainement te voir à l’œuvre. » La belle italienne, l’argument imparable, comme une araignée tissant sa toile autour d’une proie bien trop facile à charmer.

Mais Heden retrouva son sourire. Avec son air éreinté, ses cheveux dorés en vrac et sa gêne, Anastaz en était presque adorable. Craquant petit biscuit sous un plat de hors d’œuvres déjà mastiqués. Si neuf, si original malgré ses réflexes laminés.

Heden s’évita tout de même tout nouveau contact physique. C’eut signer son arrêt de mort.

« Je te laisse réfléchir à ton possible retour ou as-tu déjà une… attends. » Ses doigts frêles lui tendirent une clope, cueillie sur le bar, dans un des multiples paquets disponibles. « Fume, ça te donnera bonne mine. Donc, tu penses à ton retour ou on arrête ici ? »


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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Jeu 8 Mar - 23:10
Breathe my name.





Je vais y réfléchir.


Ni oui, ni non. J'avais été plutôt incapable de répondre clairement au questionnement de mon "hôte" ce soir là. Enfin matin. Enfin la dernière fois quoi. Entre le mélange de fatigue lié à mes ébats, à la drogue et à l'alcool, et la découverte perturbante des..préférences..du Khan, j'avais clairement pas l'esprit assez clair pour ce genre de décision. Ni l'envie d'en prendre une sur un coup de tête. Pas mon genre. Alors j'étais resté poli bien que probablement un peu trop froid, un peu cynique aussi. Rien d'irrécupérable sûrement.

Et l'épisode s'était clos sans que je redonne de nouvelles. Mais pas sans que la soirée ne me retraverse l'esprit plusieurs fois, me faisant hésiter, douter. Pouvais-je vraiment faire comme si de rien n'était par simple envie et profit? Oui, non, je ne savais pas. Et de toute manière, il avait clairement dit que la prochaine ne serait qu'en janvier, j'avais encore le temps d'y penser et de me décider. Rien ne pressait, la vie continuait. Et j'avais clairement d'autres choses à faire. Je n'allais clairement pas me prendre la tête pour ça quand tant d'autres choses requérait mon attention et ma magnificence.


***

"Au moins, ça permet de voir un peu de nouvelles têtes hein."

"Et pas que des têtes d'ailleurs... Pour le meilleur et pour le pire."

Suivant le regard de Zol', je tombais sur la baleine de ces lieux dont les avancées manquaient à chaque fois de renverser verres et invités. Sans parler de sa coupe de cheveux. C'était encore à la mode ce truc? Franchement? Je dissimulais à moitié mon rire moqueur avant d'attraper une nouvelle coupe de champagne.

Sans être extraordinaire, la soirée était cool. Sans être ennuyante, elle n'était pas pour autant remarquable. Un juste milieu qui permettait pour l'instant d'apprécier le moment sans -encore-trop s'ennuyer. L'une de ce soirée où la comm' avait été mise au max pour louer les liens vitaux de notre belle société et réussir à caresser dans le sens du poils autant de chapeaux de velours que possible. L'entrée était libre bien que surveillée, les sangs étaient divers bien que ne se mélangeant pas trop non plus. Les Sang-purs n'étaient clairement pas majoritaires mais ça permettait aussi une toute autre ambiance même si l'hypocrisie n'était jamais loin pour autant. Il paraissait que c'était dans l'air en ce moment, montrer aux sangs moindres qu'ils pouvaient espérer côtoyer les étoiles, qu'ils étaient importants, tout ce genre de conneries. Moi, ça m'allait. C'était clairement moins coincé que ces fichues soirées de la haute.

"Le champagne fait quand même un peu olcsó*, non? Tu crois que ça risque de mal s'assimiler avec notre sang?"

"Butà. On a déja bu pire hein..."

Commentais-je d'un éclat de rire et d'un coup de coude dans ses côtes.

"Je crois que la pseudo musique de Noël revisitée en fond sonore, c'est le pire.."

"Hey que dalle! C'est du May Laronce! Retires ce que tu as dit!"

"Tu sais qu'aimer ce qu'elle fait ne t'empêches pas d'avoir un minimum d'esprit critique? Rajongó*."

J'esquivais d'un grand sourire la tape de mon frère, renversant par là même une partie de mon verre sur une sorcière qui me fustigea du regard. Et vu que j'avais clairement pas envie de baver un excuse quelconque à cette dernière au sang complètement hasardeux, je me contentais de lui tourner simplement le dos. Relançant la conversation avec Zoltán. Oubliant la femme aussi rapidement. Pour laisser mon regard voguer dans la foule sans vraiment de but.

Et froncer les sourcils.

Mettre à vent à Zol'.

"Nas' est demandé en Angleterre, Sieur Nas' est demandé.."

"Ouai ouai, j'suis pas sourd hein.." je grommelais en quittant la silhouette des yeux, tout d'un coup bien plus sobre et calme. Ça me faisait franchement chier de le savoir là, celui-la.

"Encore un coup de foudre?" moqua mon butà de frangin. "Pas vraiment non..." "Et donc quoi? T'as vu un fantôme?" "Ah ah très drôle tiens." Ouai, je détestais ces trucs sensés être morts et au Paradis, mélange de mauvaise expérience et de foi divine. Mais c'était pas le sujet. Surtout si je voulais éviter d'aborder l'origine de mon changement d'humeur avec mon jumeau."Probablement un verre qu'est pas passé, tu dois avoir raison sur la qualité de la boisson. Je re, je vais me rafraîchir!"

Son froncement de sourcil montrait clairement qu'il ne me croyait pas complètement, mais que ce soit son propre alcool sanguin ou l'ambiance, il ne chercha pas à insister. Puis ça m'arrivait d'avoir besoin de prendre quelques instants pour moi, rien d'extraordinaire là-dedans. Je trouverai bien une excuse plus tard, plus ou moins valable, plus ou moins proche de la réalité, s'il s'en souvenait.

"N'en profite pas pour me griller auprès des gonzesses qu'on a repéré hein!"

Son clin d’œil amusé et provocateur voulait tout dire évidemment.

Quelques instants plus tard j'étais heureux de trouver la salle d'eau vide de vie, en profitant pour me passer un coup d'eau sur le visage et dans les cheveux. C'était vraiment trop con que la présence du Khan me dérange à ce point là. Non? Il n'avait pas cherché à me rejoindre dans la foule, peut-être même ne m'avait-il pas vu...Ou se fichait complètement de moi? Est-ce que ça m'aurait emmerdé? Je ne savais trop... C'était..étrange en fait, de savoir que des gens comme lui pouvaient ainsi vivre au grand jour sans la moindre once d'honte et de culpabilité, comme si de rien n'était.

Desserrant les poings, je décidais de trouver un accès à l'extérieur pour m'en griller une avant de retrouver la fièvre de la soirée.

Et une nana pour la finir. Ou beaucoup d'alcool. Ou les deux. Enfin la base quoi.

------------
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olcsó =  cheap/bon marché
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 11 Mar - 15:45
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



C’était en vérité typiquement le genre de soirée de merde qu’Heden détestait mais accroché à son bras, Miriel, sourire aux lèvres, trépignait presque d’impatience, lorgnant du regard les sang-pur.e.s passant à portée de son regard, dans un couinement d’allégresse.

« Tu as vu ? Il y a même un Nott ! »
« J’ai vu j’ai vu… » A tous les coups, elle allait finir par se faire choper par un sang-pur peu regardant ou un basique rang 4 un rien moins chiant que ce qu’il pouvait lui offrir ce soir mais la tête pleine d’une migraine presque absurde, en sur-consommation, Heden se traina, indolent, emmerdé et le regard errant déjà sur les rares accès à l’extérieur.

Evidemment, on l’avait fait entrer – même si la présence d’un bâtard pouvait en chagriner certains. Mais l’un des videurs à l’entrée lui devait une dette et pour la permission exclusive allait finalement de paire avec la publicité moins regardante permettant ainsi une meilleure diffusion du sang. Car c’était bien là, finalement, l’utilité de ces soirées ringardes. La promiscuité, les échanges, et la possibilité d’étouffer les tares de chacun dans un entremêlement sain sans scrupules.

En complet gris, la cravate allant de paire avec ses yeux toujours trop clairs, Heden happa une flûte de champagne, la vidant en quelques lampées sous le regard un rien réfractaire de Miriel.

« Quoi ? »
« Tu pourrais quand même faire un effort… c’est toi qui m’a invité. »
« Ca va, t’en fais pas, on va s’amuser. » La moue boudeuse de la jeune femme le certifia sur le fait qu’il ne l’avait en rien convaincu. Mais repoussant une mèche de ses cheveux blonds avec une attention toute particulière, Heden se força à sourire. « All I want for Christmas… » Fredonnant l’air de cette chanson débile qui passait justement en fond sonore.
« Oh arrête… » Gloussa Miriel avant de lui voler sa coupe, la terminant à sa place. « Hm, délicieux. »

Heureuses soient les naives, songea Heden, pressé d’en finir et de pouvoir enfin conclure.

« Bon sang, y’a même les Hunter ! »

Ce fut sans doute à cet instant là que la soirée bascula. Dans un cliquetis de serrure, comme si deux mondes, soudain, venaient de se percuter. La tête aussitôt redressée, le bâtard suivit le regard de sa compagne, fouillant dans la foule pour attraper les immanquables boucles blondes d’Anastaz. Mais tout ce qu’il trouva fut le visage basané et un rien solitaire de son frère. Ses sourcils se froncèrent.

« Non il est seul… »
« Non non, je t’ai dit que j’ai vu l’autre ! » Miriel semblait l’avoir complètement oublié, le regard luisant, plein d’espoir. Sur le moment, Heden la trouva pathétique. « On pourrait peut-être… »
« Oh c’est un Hunter, tu connais leur réputation… » Chercha-t-il à excuser, la tirant plus en arrière. « J’ai envie de danser. »
« Un instant ! Deux minutes ! Tu m’as promis que j’allais en profiter pour rencontrer du beau-monde. »

Ton beau-monde s’est fait sucer par deux filles y’a pas trois semaines de cela, marmonna mentalement Heden avec humeur, gardant pourtant ses pensées pour lui. Le dédain d’Anastaz, finalement, le tourmentait encore. Comme la perspective d’avoir pu échapper une telle proie.

Jalousie, écoeurement ? Heden n’aurait su vraiment le définir et lâchant le bras de Miriel, ce fut à ses présomptions de basique qu’il la laissa.

« Va te présenter. »
« Quoi ?! »
« Je sors fumer. »
« Mais. »

Ce fut ainsi qu’il la planta, tirant déjà de sa poche une clope pour se diriger vers les jardins et l’air frais du soir. Ici, sous l’obscurité à peine illuminée des bougies de la soirée, tout semblait à part. Plus humide, plus pur et inspirant à plein poumon cette sainteté tranquille, Heden laissa passer un couple sur le retour, allumant sa cigarette d’un coup de baguette.

Ce fut presque aussitôt qu’il vint s’appuyer contre les barrières de la terrasse, passant une main dans ses cheveux bouclés pour mieux en défaire le pli. Tant pis pour Miriel et son charmant petit cul – elle était si douce, si à l’ouest, si parfaitement innocente de ce qu’il pouvait lui amener qu’au départ, le défi lui avait semblé agréable. Mais la simple mention du nom du Hunter avait relégué tout ça sous le tapis. Avec une bonne couche de poussière d’ennui. C’était à se demander pourquoi il prenait encore la peine de se faufiler dans ces soirées pseudo-mondaines enferrées à l’hypocrisie et au paraitre. Elles lui donnaient mal au crâne et lui rappelaient ces sourires circonspects qu’on lui soumettait à chaque fois qu’il se présentait.

Non, mieux valait ainsi la fièvre de ses propres nuits d’apparat. Leur sincérité de luxure et les replis oniriques de sa came. Tout plus que ces costumes coincés et ces morsures indirectes.

Dans son dos, on pourra la porte et soufflant du nez, exaspéré, il se tourna, se préparant à affronter la colère de Miriel, ou la présence inconfortable d’un.e inconnu.e.

Il n’en fut rien. Et quand le visage d’Anastaz se détacha dans la lumière, comme peint au couteau, sa clope trembla un rien au bout de ses doigts.

« Tiens… » Murmura-t-il pour la forme plus que pour l’élégance de paraitre peu concerné.

Car il l’était. Et au-dessus de ses cernes brilla un rien d’intérêt.

« Pardonne moi mais je crois avoir lâché un fauve sur ton frère, à moins qu’elle n’ait pas osé l’aborder. » Une taffe, une expiration et Heden croisa les bras. Maniéré. « Alors ? Tu passes une bonne soirée ? Oh… je dois peut-être te vouvoyer ? »


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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Mer 14 Mar - 19:27
Breathe my name.



"Et merde..."

Arrêtant de tapoter mes poches vainement, je devais me rendre à l'évidence. Mes clopes n'étaient pas là. Les avais-je oubliées? Perdues en chemin? Ou..par les couilles de Merlin, je les avais laissées à Zoltán! Lòfasz*! Quelle idée débile... M'arrêtant brièvement pour regarder en arrière, j'hésitais au final très peu avant de reprendre le pas vers le balcon que j'avais repéré. Il y avait une silhouette, avec un peu de chance, cette dernière aurait de quoi me dépanner? Parce que revenir vers Zol' en grommelant qu'il me fallait une cigarette, c'était plutôt hors de question. Il se foutrait de moi. Ou pire, se demanderait pourquoi. Pire encore, risquerait de vouloir m'accompagner prendre l'air et partager une taff. C'était mort. Tant pis.

Poussant la porte, je souris immédiatement, à la fois pour mieux paraître, à la fois parce la fumée qui s'échappait de la personne accoudée un peu plus loin était équivoque. Jackpot.

"Est-ce qu..."

Ah.

Super.


Bonté divine.

Le foutu Khan. Merci hein. Et mes pensées devaient clairement se peindre sur ma face pour le coup. Ce dont j'avais plutôt rien à foutre sur le moment.

J'avais immédiatement refermé la bouche, mettant fin à ma question débile pour le fusiller du regard. Son sourire m'exaspérait tiens et..Il se foutait de ma gueule en plus?

"Mon frère est un grand garçon, il devrait survivre.." commentais-je d'un ton plus mauvais que je ne l'aurais souhaité même si je n'étais vraiment sûr de savoir de quoi il parlait.
C'était plutôt étrange de le retrouver là alors que je souhaitais justement l'éviter non? Un peu trop étrange, si vous voyez ce que je voulais dire... Ces gens étaient-ils capables de raisonner correctement? Aucune idée à vrai dire. Je pinçais les lèvres, ne répondant pas à sa petite pique à la con.

"Qu'est-ce que tu fiches là? Non, ici dehors, pas dans la soirée évidemment. Quoi qu'on pourrait aussi se poser la question. Je t'obnubile à ce point? Tu me suis?"

Ok. C'était con ça, puisqu'il était arrivé avant moi sur les lieux, mais j'étais..je ne sais pas. Un étrange mélange entre l'agacement et la peur. Enfin non, pas que j'avais peur de lui, clairement pas! C'était pas ce genre d'egy nyápic qui allait m'intimider quoi. Mais ça..me dérangeait. Me rendait mal à l'aise. Mauvais.

"... faut vraiment que tu serres, c'est la frustration post soirée, je t'envoie une invitation d'urgence, t'en fais pas."

Sa nonchalance visible était peut-être le pire en fait. Cette cigarette entre ses doigts lestes, sa façon de me regarder depuis l'ombre que je projetais sur lui, la lumière du couloir brillant dans mon dos.

"Non merci ça ira, je n'ai pas besoin de toi et tes services pour "serrer", encore heureux." répliquais-je. Il se prenait pour qui ce petit con? Ce chaud*-là?

"Et bien, on dirait que le second degré c'est comme l'amabilité chez toi. ce soir ça se trouve difficilement."

"Je.." refermais la bouche immédiatement, rien de spécialement brillant à répliquer à cela. Piqué au vif. Avant de reprendre. "Il y a d'autres choses que tu vas pouvoir trouver plus aisément si tu continues, geci meleg*."

Ouai, j'étais pas d'humeur à être tendre bien au contraire. Et le fait qu'il me le fasse remarquer aussi aisément..M'emmerdait davantage. Cercle vicieux de merde. Et pourtant j'aurais juste pu le laisser là, m'empêcher de faire dégénérer les choses, me calmer ailleurs, réfléchir plus tard... Parce que sa putain de soirée avait vraiment valu le détour. Mais en fait, ça m'emmerdait sérieusement devoir faire le beau devant un pédé. Basique quatre qui plus est.

"Rends-toi plutôt utile et files-moi une clope."

Exigeais-je en me rapprochant et lui tendant la main d'un geste ferme. Sans le quitter des yeux. Fuck pour mes expressions largement transparentes, à ce stade, j'en avais plus grand chose à faire.

-------------------
Lòfasz = fuck/bullshit
egy nyápic = un gringalet
chaud --> en hongrie, on nomme les homosexuels des "chauds".
geci meleg = conn*rd de péd*
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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Dim 25 Mar - 22:24
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



Oh non – quand même, Anastaz ne pouvait pas être aussi con, si ? Le regard cillant sur chaque pointe de ses boucles blondes savamment éclairées par les lumières de la salle derrière le hongrois, Heden prit le temps d’inspirer une longue taffe de cigarette, le laissant déblatérer ses insultes nauséabondes en semblant s’en foutre complètement.

Certes, le sort fonctionnait ainsi à merveilles – aucun flic n’était venu le choper devant Ajay pour sodomie avérée. Mais passée les endorphines délectables de leur petite nuit groupée, Anastaz avait finalement retrouvée la lie de ses mauvais penchants conformistes. Et égrenait avec soin chaque petite pique versatile dans l’espoir de l’ébouriffer. Hélas pour lui, ou tant mieux, Heden avait déjà affronté plus mordant comme barracuda. Et levant les yeux au ciel devant ses insultes – avec ce ton, cette manière de lui parler le menton levé, ça ne devait pas être des mots d’amour – il balança son poids d’une jambe à l’autre, se déhanchant à peine.

Que lui voulait-il au fond ? Lui casser la gueule d’être ce qu’il était ? Se serrer les couilles en mode bille pour se rassurer ? S’il n’aimait pas les mecs, pourquoi ne pas juste l’ignorer ? Heden ne devait pas être son premier dans le genre. Mais quelque chose substisait. Une impression diffuse, un flou artistique qui l’auréolait.

Alors plutôt que d’agir avec sagesse, plutôt que de le fuir, de le planter là avec toute sa haine et l’échec total d’avoir à le retrouver par la suite, Heden s’avança à sa demande. Le pas lent et presque danseur. Une esquisse de sourire aux lèvres.

Sa main se tendit pour lui offrir la clope, puis se ravisa. Et se penchant un rien en avant, ce fut à son petit nez trognon qu’il souffla.

« Nem. »

Ca n’avait pas la moulure de son accent maternel mais c’était mâtiné d’une petite pointe de français un rien plus sensuelle. Le regard d’Heden scintilla de plaisir – heureux de le ravager.

« Rien n’est gratuit avec moi Anastaz, à moins que tu n’y mettes les formes, tu sais. Un simple Kérem, suffira. »

Une autre taffe.

« Avant que tu ne me demandes, tu n’es pas le premier hongrois que je croise – encore heureux. Et mon dernier petit ami était beaucoup plus poli que toi. » Viens-y donc te frotter au pédé, se chuchota mentalement Heden en le jugeant si fort qu’il manqua d’en rire.

« Alors… akarod a cigarettádat, ou pas ? »



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Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Sam 31 Mar - 15:03
Breathe my name.



Le mot claqua comme une bulle qui venait de m’ exploser au visage, dérangeante et surprenante. Qui n'avait rien à foutre là. Ce mot autant que son expression horriblement suffisante et amusée. Une bouffée d'orgueil bafoué s'étrangla dans ma gorge, m’échauffant les joues tandis que ce petit batârd de merde continuait sur sa lancée?! Avec ses mots maladroits mais ses paroles bien trop efficaces. Et ce sourire. Ce fucking sourire.

"Tu te prend pour qui? Tu n'es rien, Khan. Tu devrais être heureux que quelqu'un comme moi s’intéresse à toi."

Enfin non, pas s'intéresse. Mauvais mot. Mais le remplacer serait admettre mon erreur, paraître plus perdu que je ne l'étais, ouvrir la possibilité de trop. Hors de question, même juste pour moi-même. Je parlais juste de notre différence de rang, d'importance quoi. La base. Doucereuse et réconfortante.

"Et ta prononciation est exécrable."

Mais pas..désagréable. Le genre d'accent que j'aurais trouvé amusant chez n'importe qui d'autre qui s'essayait à ma langue natale. Mignon même entre les lèvres d'une fille. Donc parfaitement subjectif voir..hypocrite ce soir. Mais il n'avait pas à le savoir bien sûr. C'était un détail sans aucune pertinence dans ces circonstances.

Et franchement, je ne savais pas quoi foutre de la situation. Lui demander poliment cette foutue clope? Après avoir foncé comme un hippogriffe? Hors de question. J'allais pas m'humilier devant..ça. Ou partir. Le planter là avec son sourire vaseux et horripilant. Et ses histoires de boyfriend. Ce genre de..choses..pouvaient vraiment être davantage que de perverses et dégénérées pulsions sexuelles? Je me voyais mal le lui demander. Et lâchait un bref gloussement cynique à cette pensée.
Non, partir.. Me ferait l'effet de fuir, d'abandonner quelque chose. Ça me dérangeait tout autant. Etre faible devant un mec comme lui? Non. Impossible, je ne me le permettrai pas.
Du coup, c'était con, les deux me faisaient chier, rien ne m'arrangeait. Et pendant tout ce temps, je gardais le silence, indécis, agacé. Coincé.

Un long soupire fila entre mes lèvres, mes yeux lâchant enfin la silhouette de l'autre. Et reculant d'un pas, je quittais la lumineuse luminosité de la baie vitrée pour l'ombre. Me laissant glisser contre la balustrade, à même le sol.

"Ha Isten úgy akarja.*" Murmurais-je doucement pour moi-même.

"Tu me fais chier Khan. Comme rarement on m'a idegesít.* Tu peux sûrement être fier de ça à défaut..du reste." Un geste leste de la main dans sa direction qui voulait tout dire.

Je n'étais pas beaucoup mieux, mais la différence était notable. Mal à l'aise oui. Irrité toujours. J'avais l'impression de faire une connerie en laissant ma colère s'essouffler un peu. Un peu comme si j'acceptais de lui donner une légitimité, de bien vouloir lui donner le bénéfice du doute, de le laisser vaciller dans le monde des hommes plutôt que celui des monstres. Mais ce n'était pas le cas, bien sûr. Il était une erreur. Un point c'est tout. J'étais bien trop généreux avec un mec comme ça, une sorte de.. charité. Ouai, autant le prendre comme ça.

Adossé aux pierres, je repliais l'une de mes jambes sous ma cuisse dans une position à moitié en tailleur. Tout en passant une main dans mes mèches blondes. Pour gagner quelques secondes, réfléchir, me calmer.
Et rien à foutre de ce que ma posture pouvait renvoyer. J'étais mieux ainsi, j'avais toujours aimé m’asseoir à même le sol, point barre.

"Allez sois gentil, donnes moi en une. Je fais des efforts et j'en ai besoin."

Sans croiser son regard pour le coup, j'en avais pas la force, je risquais de repartir au quart de tour et je préférais tâcher d'éviter. Me focaliser sur ce but, la clope. La suite, après.

Qu'il se refoute de ma gueule en me demandant de le supplier d'un kérem et je me barrais.

J'espérais sincèrement qu'il éviterait.

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Ha Isten úgy akarja.= Si Dieu le veut.
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Animagus déclaré au gouvernement, Heden peut se changer en lièvre. Il évite généralement, bien que maitrisant cette capacité qui peut être utile pour échaper aux dealers ou aux policiers sorciers qui pourraient interférer avec ses soirées "spéciales".
Re: Breathe my name [Décembre 2046] [/!\ -16]
ce message a été posté Lun 2 Avr - 21:53
« Breathe my name »
Avec Anastaz Hunter



La moindre parole maladroite, le moindre sarcasme ou ironie mal présentée, et ce serait à Anastaz de prendre la fuite comme un lapin. L’analogie involontaire le fit sourire d’autant plus mais faisant l’effort de garder le plus complet silence, pour mieux le voir batailler contre lui-même, Heden vint terminer sa propre clope dans une nonchalance presque insultante tant elle était naturelle. Evidemment, ce n’était pas sa première fois. Son premier mec renégat – comme Dragon avait bataillé contre son ego et les carcans de sa société conformiste et hétérosexuelle, Anastaz était en pleine perdition de conscience et de connaissance. Ce n’était en soi pas forcément désagréable de le voir se gourrer dans ses mots comme dans ses actions, de le voir hésiter à foutre le camp comme si rester, se confronter à lui et à sa présence, était un poids suffisant pour faire pencher la balance.

Evidemment, oui, qu’il s’intéressait à lui. Pauvre vieux, il pouvait en niquer des nanas anglaises comme un petit lagomorphe sous amphet, finalement c’était toujours le même jeu de dupe, le même ballet un rien coincé, la même valse ronronnante et chiante. Qu’elles soient une, ou deux, c’était encore les mêmes seins les mêmes sourires, la même éducation ou la même rebellion stérile. Valentina et cette blondasse qui était déjà en pleine parade nuptiale avec Zoltan Hunter n’étaient en soi pas si différentes. Alors que lui apportait les mecs qu’il se tapait depuis ses – quoi ? – 17 ans ? Un rien de brutalité culpabilisante, un peu de morsure et d’injure, un combat contre soi-même, un vrai acharnement arraché à la lie des baisers qu’ils voulaient bien lui donner. Les mêmes mains fourrageant son corps comme on arracherait des orties. Les mêmes non-dits, les mêmes secrets et mal-être en public. La même culpabilité et ce sentiment inévitable de danger qui pesait sur leur gueule. Une manière de distiller la vie. La menace qui couvait sur leur nuque comme le baiser étrangement plus lascif d’un Détraqueur. Faisant s’envoler dans sa poitrine tout espoir d’être quelqu’un de normal – et se rassurant finalement de cette différence.

Puisqu’au moins il n’était pas comme eux, et qu’une part de choix résidait enfin dans la perspective de s’assumer et d’en jouer.

« Je n’ai jamais été trop doué pour les langues… » Murmura-t-il finalement en simple commentaire. Il avait certainement le plus mauvais des accents chez les Shafiq – comme chez les Khan. Et ses rares souvenirs de français étaient plus un embrouillami incompréhensible que la charmante langue des correspondants de BeauxBâtons.

« J’avais pas envie de trop t’emmerder – ah Hunter, tu vas pas me croire mais je t’aime bien tu sais… » Se moqua-t-il un peu de lui-même tout en le regardant s’effondrer. Et lui vint la résistance la plus incongrue qu’il ait eut à vivre aujourd’hui : retenir une caresse à ses boucles blondes. Il se vit presque plonger la main dans sa chevelure, en tirer les fils, en détordre les nœuds avant d’y plonger le nez pour en respirer tout son suc. Et frissonnant, pris à son propre piège, Heden se mordit la lèvre avant de renoncer à son sourire.

Se penchant simplement sur lui, ombre aux yeux trop clairs, sortant de sa poche une cigarette qu’il vint glisser entre ses lèvres. Avant de l’allumer d’un coup de baguette.

« Voilà, fume… je les ai un peu trafiqué, ça te détendra… » Sa voix en moulures presque rauques, plongea directement à son tympan avant qu’il ne trouve la force de se redresser pour observer les allées et venues des rares sorciers proches des fenêtres. Rien qui ne pouvait alerter à cet instant.

« Tu fais des efforts je dois le reconnaitre. Mais je tiens à te rassurer… » Un simple mensonge, comme une épine soigneusement plantée et Heden joua son va-tout. « Je ne m’intéresse pas du tout à toi. » De là naitrait l’orgueil frustré – Dragon avait tenu environ deux semaines avant de venir le choper, presque finalement insulté. C’était toujours ça, l’attaque à la presque lâcheté de ne pouvoir assumer, qui les ramenait presque tous à ses filets.

Cela marcherait ou pas pour Anastaz – quitte à trouver un autre d’attaque. Pour l’instant, le lièvre, n’était qu’un serpent dissimulé par le sable. Attendant patiemment le faux-pas.

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