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❝ Here we are, don't turn away now ❞
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ce message a été posté Lun 6 Nov - 12:37

 
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Les enfants ont toujours besoin d'affection, surtout lorsqu’ils ne la méritent pas.



"Allez vieeeeens à dos de Magyar !  
On survolera l'écosse et Poudlaaaa-a-a... "

Zap.

" … citoyen ne devrait rester sourd à l'appel d... "


Zap.

" Pour la patriiiie
Je donne-raiiiii ma v... "

Zap.

"  C'est une HON...  "

Zap.

"  …ministère...  "

Zap.

"  … Callagha...  "

Zap. Zap. Zap.

J'éteins la radio et balance ma baguette d'un geste rageux. Elle atterrit bruyamment sur le parquet. Trop loin pour que je puisse la récupérer au besoin. Fuck. Tant pis. Je m'en cogne. Je me cogne de tout. Le monde m'emmerde, la radio m'emmerde, la lumière m'emmerde.... je n'ai quitté le refuge de mes draps que lorsque ce connard de soleil a enfin daigné se coucher. J'ai savouré l'obscurité quelques secondes.... puis j'ai regretté. Parce que ça me rappelait trop le noir dans lequel nous étions plongés après la coupure de magie. Les ténèbres, les éclairs bleus, la descente furieuse des escaliers instables.... Littéralement étouffé par des relents de terreur, j'ai finalement allumé une bougie pour respirer. Juste une seule que j'ai posé sur la petite table de chevet à côté du fauteuil en cuir vert, dans lequel je me suis laissé tomber sans la moindre envie. Mais je n'ai envie de rien. Je laisse donc mon corps décider pour nous de ce qui lui convient. Dormir. Se recroqueviller. Dormir encore. S'oublier dans un fauteuil avec un verre d'alcool... du moins jusqu'à ce qu'Anastáz ne vienne m'en tirer de force.

Anastáz qui a dormit à côté de moi hier après-midi et cette nuit. J'en aurais pleuré. En ai-je pleuré ? Je ne sais plus. Je me souviens juste de sa présence rassurante au moment de fermer les yeux. De sa voix douce. Et du bruit de sa respiration quand mon cerveau a finalement décrété que j'avais dormis assez longtemps. Comme promis, il n'avait pas bougé. Fidèle à sa parole, comme toujours. J'en aurais pleuré. En ai-je pleuré ? Ai-je déjà posé cette question ? ... je suis fatigué. Tellement fatigué. Je voudrais réussir à penser à autre chose mais les évènements du 30 octobre tournent en boucle dans ma tête comme un vieux manège cassé. Si je pensais que vider mon sac à Anastáz arrangerait les choses, c'est raté.

Grâce à tonton Aquila et ses merveilleuses montres, mon jumeau savait que je n'étais pas en danger de mort. Évidemment, ça ne l'a pas empêché de s'inquiéter, de me sauter dessus à mon retour et d'insister pour m'entendre dire que j'allais bien – plus ou moins … – mais au moins cela a-t-il eu le mérite d'assagir son infernale curiosité pour quelques heures. Le temps que Morphée me prodigue ses incomparables soins et que j'avale le solide dîner que grand-mère et Anastáz m'ont regardé manger jusqu'à la dernière miette à mon réveil, comme s'ils craignaient que ça me ressorte par les narines ou que j'envoie le plateau par la fenêtre.... ridicule. Après avoir écouté tous ensemble le discours des deux Kark, je me suis suis éclipsé dans ma chambre, suivi de près mon ombre. Ma moitié dont l'absence a été si pesante, et avec laquelle j'ai besoin de tout partager. J'ai commencé par lui confirmer le décès de Saint Mervyn Kark, de sa femme et de Thanatos Selwyn. Je lui ai raconté comment nous avions été surpris par la puissance de cette attaque inattendue, dans des lieux devenus hostiles après la disparition de la magie. Je lui ai décrit la sensation de vide, la terreur et la panique que cette absence avait engendré. Je lui ai détaillé  les armes moldus, leur bruit, l'odeur de poudre et la brûlure insupportable dans mon bras, touché à deux reprises. Je lui ai parlé de notre fuite désespérée pour notre survie, de l'état dans lequel se trouvait Ajay Shafiq, la Travers et la rouquine qui ne savait pas se battre. Je lui ai même avoué, le cœur au bord des lèvres, l'agression dont j'ai été victime sur la place, quand je pensais enfin m'en être sortit. La voix tremblante, j'ai admis avoir eu peur d'être contaminé par quelque chose. Un poison, une maladie, un virus... n'importe quelle  arme que ces monstres sont capables d'inventer. Ces démons. Ces terroristes meurtriers, assez fous pour détruire une tour sans se soucier de tuer des innocents. Comme la dernière fois. Mais la dernière fois, je n'ai pas compris.

Cette fois-ci, j'ai saisis ; nous sommes en guerre. C'est réel et bien palpable. Trop même. En témoigne mon bras droit. Malgré les instructions du médicomage, j'ai enlevé mon bandage ce matin, affirmant à Anastáz – qui ne m'a cru qu'à moitié évidemment – que c'était bien ce qu'on m'avait demandé de faire. J'avais besoin de poser les yeux sur la peau parfaitement lisse qui recouvrait os et muscles. Aurais-je voulu avoir une cicatrice ? Bien sûr que non. Mais pour une fois, le mensonge proféré par la magie me dérangeait... me dérange toujours. Comme s'il ne s'était rien passé. Comme si tout ça n'avait été qu'un affreux cauchemar.

Grâce à la potion de sommeil sans rêves j'en ai heureusement été épargné, et hier et cette après-midi quand je suis retourné me coucher, lassé de me poser des questions sans réponses. Anastáz a tenté de me réveiller pour le dîner mais n'étant pas d'humeur à ressortir de mes draps, j'ai décliné sa proposition après m'être fait arraché la promesse de manger à mon réveil. Et le connaissant, il ne laissera pas tomber. D'ailleurs, le voilà. Ce bruit de pas, ça ne peut être que lui et grand-mère. Je n'ai toujours aucune envie de bouger - juste celle de boire pour oublier - mais il est trop tard pour éteindre la bougie et bondir dans mon lit. Je pousse un soupir puis me force à parler assez fort pour être entendu de l'autre côté de la porte :

« J'ai pas faim. »

J'entends la poignée tourner malgré tout. Evidemment.... Les hypogriffes ne font pas des veaudelunes. Je vide le fond de mon verre en les entendant approcher dans mon dos puis répète en délaissant progressivement la fenêtre du regard :

« Je suis vraiment pas d'hum... »

… eur. Et encore moins maintenant. Je me redresse maladroitement dans mon fauteuil en prenant garde à ne pas m'appuyer sur mon bras droit, encore douloureux malgré tout. Est-ce que j'hallucine ? Est-ce que je rêve encore ? J'aurais aimé que oui mais le regard que mes parents m'adressent à cet instant.... putain de merde, qu'est-ce qu'ils foutent là ?! Par les couilles de Merlin, j'aurais dû me douter que grand pa' et grand ma' leur écrirait mais si vite, si tôt ?

« Tiens donc. Quelque chose en particulier qui t'aurait coupé l'appétit ? »

Ce ton...pire que cynique. Acerbe. Accusateur. Je suis mal. Non : on est mal.

« Il a vraiment essayé de m'en dissuader. » j'attaque sans préavis. « Et il ne savait pas pour l'autre nuit sinon il m... »

« Ne t'inquiètes pas. » coupe sèchement maman. « On discutera après des pouvoirs de persuasion de ton frère, plus efficaces pour certaines choses que pour d'autres. »

Elle lui adresse un regard noir avant de reporter son attention sur moi. Nas, je suis désolé, tellement désolé. Je cherche son regard, l'accroche, le supplie silencieusement de partir et de rester en même temps, à la fois soucieux de lui éviter ça et de ne pas me retrouver seul face à eux. Mais au fond, je sais déjà qu'il va rester. Parce que c'est mon frère jumeau, ma moitié.

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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Jeu 9 Nov - 1:03
ere we are, don't turn away.




"Assiste ton frère, qu''il soit oppresseur ou opprimé. [...]"

*

Ce matin là, Zoltán avait fait son lusta*. Du moins l'avais-je crus un bon moment avant de décider de le tirer de son lit sans grande subtilité. Entrée silencieuse, coup de baguette rapide pour jeter un sort aux draps et les rendre plus tendus que le cul d'une pucelle avant d'ouvrir en grand les lourds rideaux de la pièce et d'ajouter une effet "paillettes enchantées" à la lumière dégoulinante.

"Debout Princess' !" Braillais-je sans chercher à me protéger d'une possible riposte. Zoltán était une vraie loque lorsqu'il émergeait le matin. Aucun risque de ce côté-ci.

Je l'avais bien laissé assez dormir et mes réprésailles pour sa façon de me lever la dernière fois étaient presque sympa...
Si on omettait que le dégueulis de lumière me révéla une scène qui me fit froncer les sourcils d'incompréhension. La chambre était vide, parfaitement vide de Zoltán, avec un lit aux draps repoussé mais sans corps râlant dedans.

Putain il avait réussit à filer dans la salle de bain sans que je ne le croise? Pire, devais-je m'attendre à l'entendre éclater de rire dans mon dos?

Rien.

Ni dans mon dos, ni dans les salles de bain, ni dans l'un des salons, ni à la cuisine ni... Par les couilles de Merlin, c'était quoi ce papelard? J'avais du marcher dessus en sortant de ma piaule sans m'en rendre compte. Et à peine l'avais-je effleuré du regard qu'un mauvais pressentiment me broya le ventre.

"Demain? Comment ça demain? Mais on est demain espèce de crétin!"

Au final l'attente n'avait pas été si longue, je crois. Ma montre m'indiquait qu'il allait bien même si l'aiguille semblait étrangement oscillante et incertaine avec la plage kimerült* et harag*.

J'avais fait les cent pas. Dedans. Dehors. Impossible de dire aux vieux ce qui me prenait. Et je ne voulais pas être désagréable avec eux, ils n'y pouvaient rien si mon crétin de frère avait voulu jouer aux petits soldats héroïques sur un sol qui ne nous connaissait pas, non?



"Assiste ton frère, qu'il soit oppresseur ou opprimé.S'il est oppresseur, empêche son oppression et de cette façon tu l'assisteras. [...]"

*

Je m'en voulais. Je m'en voulais à mort. J'étais entièrement responsable de cette merde. Comment pourrait-il en être autrement? Je l'avais laissé seul, j'avais rit à son implication, refusé de le rejoindre, préféré mon petit confort personnel et égoïste. Alors que j'étais son frère! Mon devoir était de me tenir à ses côtés, rien ne pouvait nous résister ainsi. Mais séparés? Nous étions faibles, nous étions vulnérables. Dieu le savait et avait essayé de me prévenir. N'avais-je pas négligé mes prières ces derniers temps? Rapidement mis de côté ces rêves cryptés et que je croyais sans logique aucune? IL avait essayé de me mettre sur la voie et je n'avais pas écouté.

Si Zoltán était dans cet état, c'était de ma faute. J'aurais dû être là. Dieu ne nous avait pas faits frères de corps et d'âme pour rien.

La honte, la culpabilité et la colère me rongeaient.

Mais j'avais tâché de les reléguer loin au fond de moi depuis qu'il était enfin rentré, j'avais fait bonne figure, sourit pour le soutenir, parlé pour lui éviter de sombrer et pour mieux partager. Avais-je bien donné le change? Aucune idée, aucune importance mais ça avait semblé suffire et j'en étais infiniment soulagé.

Toutes ces heures, je ne dormais pas, écoutant son souffle, sa respiration, le rassurant quelques fois, réfléchissant beaucoup, priant silencieusement. Les nouvelles étaient tout aussi confuses, catastrophiques, mais pour l'heure, cela m'était égal, ça me mettait juste un peu plus en rogne, me faisait juste davantage culpabiliser.

Les heures avaient défilé, toutes semblables et implacables, fondues, alors que je me repentais en restant à ses côtés, le visage affable et le cœur lourd. Je ne sais pas ce que j'aurais fait s'il m'avait rejeté pour rester seul... Heureusement parce que j'avais autant besoin de sa présence que lui de la mienne. Même s'il ne devait probablement pas s'en rendre compte. Tant mieux.

Cela faisait quand même un sacré bout de temps que je ne l'avais pas autant serré contre moi. J'aurais préféré que ce soit en d'autres circonstances.


"Assiste ton frère, qu'il soit oppresseur ou opprimé.S'il est oppresseur, empêche son oppression et de cette façon tu l'assisteras. S'il est opprimé, joints-toi à lui pour partager le poids de son fardeau, ainsi tu renversera l'équilibre des forces."    
Mahomet.

*

"Il a besoin de souffler un peu, Anastáz.." Et toi, tu souffles aussi avant de te faire mettre par un Troll?

Moi, en colère? Sûrement pas. De mauvaise humeur, clairement. Mal tout court, plus encore. Amère, assurément. Je comprenais son besoin de se fondre dans ses draps, d'oublier le reste du monde, de se complaire dans sa peine. Enfin je comprenais...Je pensais comprendre sûrement, puisque je n'avais pas été là.

Le verre me glissa des mains et se brisa dans un fracas désagréable. Prophétique même.

"Anastáz Hunter! Tu vas immédiatement cesser ces gamineries!"

"Parce que tu crois sérieusement que j'ai fait exprès? Il m'a échappé. Désolé."

Je grommelais, réparait le contenant d'un coup de baguette et observait la table que finissait de mettre la moldue des vieux. Avant de froncer les sourcils, d'ouvrir la bouche en un grand "O" et de jeter un regard mi-accusateur mi-perdu à ma Grand-mère. Qui venait juste d'ordonner à l'esclave de ranger les assiettes qu'elle avait mise en trop.


Vu la tête d'incompréhension de la sans-magie, je refermais bien vite la bouche pour adopter un ton accusateur et regarder le couloir d'entrer avec appréhension.

"Ne me dis pas que vous avez osé faire ça..."

"Il me semble que ta Grand-mère est encore chez elle, non? Et heureusement que quelqu'un communique un peu dans cette famille."

Trop tard. Putain elle avait osé! Son ton était glacial et son regard...leurs regards. Je me renfrognais, la tête dans les épaules. J'avais l'impression de perdre dix ans d'un coup-là.

"Excusez-nous Mme Hunter, je pense que nous allons devoir repousser un peu le dîner, si cela ne vous gène pas."

Il avait à peine prit le temps d'embrasser sa mère, Maman ne m'avait pas quitté du regard.

"P'pa..Maman."

"Bien, ton séjour ici semble ne pas t'avoir entièrement lavé le cerveau, tu sais encore qui nous sommes. Où est ton frère?"

"Il se repose. Tu veux un ticket?" Ok l'humour acerbe et stressé, spa une bonne idée hein, mais réflexe.

"Nas, à ta place je ne la jouerais pas comme ça..." le ton doucereux de sa voix était tout sauf tendre.

L'instant d'après je les rattrapais de quelques pas rapides, me tenant dans leur ombre. Leur intimant de se calmer, que je pouvais leur expliquer, qu'il ne fallait pas brusquer Zolty, que...

Le bloclangue me prit sacrément par surprise. Ok ils étaient vraiment pas content. Et on allait passer un sale moment. Surtout Zol'. Merde. Désolé frangin.

"C'est pas la peine de toquer..." murmurais-je, cynique, d'un souffle dans leur dos, le sort enfin levé de ma baguette alors qu'ils ouvraient sans s'annoncer.

Et P'pa attaqua cash. Mais punaise, il savait pas que c'était vous! Il aurait sûrement..Sûrement...Il se serait sûrement fait la malle par la fenêtre s'il avait su! Ou si j'avais pu le prévenir. Ce qui aurait été encore pire après, j'avoue.

Immédiatement Zol' essaya de me disculper. Je ne serais pas aussi mal depuis hier, ils ne seraient pas là, j'aurais ris. Beaucoup. Là...Non. Parce que Maman avait raison, j'ai fauté. Et puis parce que son regard était bien plus efficace qu'un sort aussi.

Qu'importe, évitant le regard de nos parents, je me glissais entre eux pour me poster à côté de mon jumeau. S'ils voulaient lui faire son procès, il fallait compter sur moi immédiatement, pas plus tard. Tant pis si j'en prenais pour mon grade.

Corvus m'effleura du regard, la lèvre légèrement retroussée, entre agacement et mépris. Les yeux cernés aussi.

"Vous savez, vous.."

"Ah on sait quelque chose? Tu es sûr Anastáz?"

"P'paaa! On peut quand même discuter comme des personnes civilisées non? Et..un peu plus tard? Le dîner va refroidir et Zoltán a besoin de se reposer. Il ne va pas se volatiliser vous savez....Et vous non plus."

Une petite pointe d'humour qui ne fit pas vraiment mouche. Et Zol' à côté qui devait hésiter entre feindre son besoin de repos ou s'outrer et se débarrasser de cette corvée. Vaneet trancha.

"L'alcool n'a jamais aidé quiconque à se reposer." Grinça t-elle en pointant du menton vers le verre du brun. Zut.


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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Lun 20 Nov - 13:14

Here we are, don't turn away now

Les enfants ont toujours besoin d'affection, surtout lorsqu’ils ne la méritent pas.

Merde. Je crois que je ne les ai pas vus aussi furieux depuis la fois où nous nous sommes introduits tous seuls chez ce revendeur d'artefacts de magie noire à huit ans. Ou neuf. Un truc comme ça. En tout cas, je me souviendrai toute ma vie de l'ouragan qui a suivi... et je n'ai pas hâte de le revivre. Même si malheureusement, ça a l'air d'être en bonne voie. Dire que je suis soulagé d'avoir Anastáz à mes côtés serait un euphémisme. Si je pouvais, je me lèverai pour le serrer fort dans mes bras et l'embrasser. C'est d'ailleurs sûrement ce que je ferais quand ils seront partis. Mais pour l'instant il faut faire face ensemble. Et rester digne... ou pas.

Ce que je veux dire, c'est qu'aucun de mes arguments ne les atteindra. Je le vois dans leurs yeux, dans le pincement de leurs lèvres et dans le regard qu'ils nous lancent. Quelque soit notre ligne de défense, ils la piétineront sans sourciller. L'attitude la plus sage dans l'immédiat est donc de faire profil bas. Très bas. Assez bas pour éveiller l'instinct maternel. Je doute que ça marche sur papa mais si je peux au moins écarter un danger sur deux, ce sera déjà ça. Je bredouille d'un ton piteux en reposant mon verre :

« Je suis désolé d... »

« D'être un petit con égoïste ? »

Je lève les yeux sur mon paternel, déglutit mais me force à poursuive ma tentative d'attendrissement.

« J'avais besoin d'un verre pour ... »

« Te saouler et continuer à emmerder tout le monde ? »

Je baisse la tête, baisse les yeux et reprend d'un ton larmoyant :

« Ce que j'ai vu cette nuit-là... la tour des médias, les terroristes, les armes moldues et... »

Et brusquement, je me fais prendre à mon propre jeu. J'entends à nouveau très clairement l'explosion des projectiles non magiques sur les meubles, sur les murs, dans mon bras.... le souvenir de la tour qui s’effondre et de notre course désespérée pour la vie refait violemment surface. Je suis agité par un frémissement avant de me raidir et de me reculer maladroitement dans mon fauteuil, le regard flou. Si j'avais voulu jouer la comédie jusqu'au bout, je n'aurais pas fait mieux. Mais ce n'est pas de la comédie et je suis tellement occupé à repousser une nouvelle fois ces souvenirs que je ne vois pas maman arriver. Je l'entends juste s'exclamer d'une voix émue et tremblante :

« Ooooh ! Mon bébé ! Ils t'ont fait du mal ? »

Je sursaute et fronce les sourcils. Ah oui ! Mon plan d'attendrissement. Mais... déjà ? Elle fonce vers moi avec un visage inquiet, semblant presque au bord de la crise de larmes, mais avec elle, allez savoir ! J'ai à peine le temps d'échanger un regard soucieux avec Nas que déjà elle se penche sur moi pour m'enlacer. Je ne peux retenir un gémissement de douleur au moment où elle me serre contre elle, en touchant mon bras droit au passage. J'entends mon frangin prendre ma défense mais maman m'a déjà relâché la seconde suivante :

« Oh mon pauvre chéri, ce n'était pas un câlin que tu voulais ? Ou bien tu pensais vraiment pouvoir être le seul à te foutre de nous ? » s'exclame-t-elle d'une voix plaintive, sans se départir de son expression chagrinée. Par les couilles de Merlin, je déteste vraiment quand elle fait ça ! Mais pire encore : ce degré de cynisme est très révélateur du niveau auquel elle se situe sur l'échelle de Haranger* et selon mon estimation, ce n'est pas très loin du stade " Je vais casser cette baguette en deux pour que tu ne puisses plus jamais l'utiliser " (atteint seulement deux fois à ce jour).

« Maman, tu m'as fais mal.... » je grommelle en me dégageant.

« Non mon chéri. » Et cette fois-ci elle laisse tomber le ton douceâtre pour laisser éclater sa colère. « Tu t'es fais ça tout seul, toi l'adulte responsable et mature venu en Angleterre pour faire ses preuves. »

Je pourrais débattre avec elle sur la véracité de cette phrase, lui expliquer qu'en réalité ce sont les terroristes qui m'ont mis dans cet état mais bizarrement, je suis convaincu que ce n'est pas une bonne idée de les remettre sur le tapis. J'opte donc pour une autre stratégie et passe aux aveux :

« Je ne m'attendais pas à ça. »

Et voilà papa qui éclate d'un rire mauvais. Je le sens arriver avec son ironie fielleuse et ses réflexions à la con... qui ne seront pas complètement fausses, je le sais, merci, mais honnêtement : comment est-ce que je pouvais m'attendre à ce que des hors-la-loi soient aussi bien armés et organisés ? Ce n'était pas ce qu'on m'avait vendu ! Anastáz a bien compris comme moi non ? .... non ?

__________
Mot inventé par les jumeaux qui est un mix entre harag (colère en hongrois) et anger.

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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Lun 27 Nov - 13:24
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"C'est un peu du foutage de gueule là, hein." marmonnais-je sans hausser la voix, récoltant en tout et pour tout un regard noir plutôt bien synchronisé de la part de nos parents. Un soupir résigné de Zoltán.
Ça m'avait échappé, mais en même temps, quitte à nous remonter la cape, autant le faire avec de bons arguments non? Bon, je savais très bien que P'pa en particulier quand il était en colère, devenait mauvais et qu'il était capable de blesser bien plus qu'il ne le souhaitait, que ses paroles attaquaient avant qu'il ne se fasse lui même moucher, mais bon. Que ce soit par ce qu'il s'inquiétait n'était pourtant pas une raison.

De toute manière, j'avais presque l'impression d'être invisible. Ce n'était pas mon procès comme l'avait si bien dit Maman en arrivant. Pas pour l'instant du moins.

Et si Papa ne nous en laissait pas placer une, M'man était bien pire à sa façon.

"Maman! Tu lui fais mal" Protestation sans importance, uniquement accompagnée d'un léger ricanement de P'pa. Maman n'y porta pas attention le moins du monde.

Sur que la tentative de Zoltán était une putain de mauvaise idée. Déja pas la meilleure en temps normal, mais ce soir encore moins. Pas avec deux hippogriffes énervés comme eux en face. Je craignais sincèrement pour notre santé mentale là... Est-ce que Papa avait la capacité légale de nous forcer à quitter le sol anglais?

« Je.... je ne m'attendais pas à ça. »

"Zol... Tu t'enfonces." Le prévins-je dans un souffle.

"Ah ça, je ne vous le fais pas dire." Notre père nous regardait tour à tour, le ton mauvais et froid. Il aurait fallut être fou pour prendre son rire pour un véritable amusement. Il m'oubia à nouveau pour répondre au pauvre Zoltán qui n'en menait pas large à côté de moi."Nous savons tous que tu n'es pas celui qui a hérité de la capacité de réflexion. Merci de le prouver une nouvelle fois."

Cinglant, implacable. Blessant. Je portais ma main sur Zoltán afin de lui partager un peu de ma chaleur tandis que je le voyais se renfrogner méchamment. Bande de crétins, vous ne valez pas mieux l'un que l'autre! Et ça, c'était gratuit. Et blessant. Et symptomatique.

"Ce que veux dire votre père, et moi-même d'ailleurs.."

"Ouai ouai, on a très bien compris hein. Les loups ne font pas doxy et vous êtes particulièrement explicites." Je coupais ma mère d'un ton presque sec, prenant de cours Zoltán qui allait en dire une plus grosse, je le sentais.

Ma main se resserra sur son épaule.

"On pourrait se poser la question..." recommença le magistrat.

"J'aimerais bien encore avoir une famille après cette discussion."

Parce que je sentais que ça risquait d'aller encore plus loin si Papa ne se réfrénait pas. Pas la plus diplomate, mais ma remarque eut au moins le mérite de le faire grimacer et dévier légèrement son regard.

"Nous aussi justement." Merci Maman. Pas un pour rattraper l'autre. Je roulais des yeux.

"Parfait, nous sommes au moins d'accord sur quelque chose! Vous voyez, quand vous voulez! Parce que là, vous êtes encore plus cons que lui."

Bien sûr Maman parlait de morts. Ils étaient inquiets, ils avaient peur, et il y avait de quoi vu les derniers évènements.

Corvus soupira, sembla hésiter à me clouer le bec, avant de se passer une main sur le visage puis dans les cheveux. Attrapant une chaise, il invita la Shafiq à s'assoir avant de faire de même. Je retenais difficilement le sourire de mes lèvres. Première victoire. Nous allions pouvoir parler un peu plus sereinement même si la discussion n'allait pas pour autant être la plus agréable.

J'avais assez passé de temps ces dernières heures avec Zoltán pour savoir qu'il n'allait pas abandonner.

Et les parents n'allaient clairement pas apprécier ma propre décision. La seule valable et viable pourtant.
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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Dim 3 Déc - 0:01

Here we are, don't turn away now

Les enfants ont toujours besoin d'affection, surtout lorsqu’ils ne la méritent pas.

J'aurais dû me douter que ça finirait par revenir sur le tapis. Comme à peu près chaque fois qu'on se fait engueuler pour une connerie. On a beau être deux, ils ont beau savoir qu'on fait tout ensemble, il y a toujours un moment où ils finissent par trouver le moyen de dire que je suis le plus con des deux, le crétin de service, le cas désespéré. Et oui, je sais qu'en l’occurrence je suis le seul responsable de ce fiasco mais il n'avait vraiment pas besoin de me rappeler que je suis le fruit pourri de la famille. Merci Papa, je le sais déjà, vous me l'avez répété assez souvent. Assez souvent pour que ça s'imprègne dans la petite cervelle de ton débile de fils et que ça n'en ressorte jamais, malgré toutes les tentatives d'Anastáz pour me convaincre du contraire. Au moins je sais à quoi m'attendre.... ou plutôt je devrais le savoir. Mais malgré l'habitude je continue d'oublier et continue d'espérer que je ne me prendrai pas une énième fois cette attaque dans la gueule. Ce soir encore, je n'ai pas pensé à m'y préparer. Résultat : j'ai les yeux qui piquent et la gorge qui gratte. Putains d'émotions. Je m'applique courageusement à les contenir, aidé par la main apaisante d'Anastáz... qui est la seule raison pour laquelle je ne renchéris pas soit dit en passant. Je sais que ça le blesserait et il est mon seul allié dans ce combat. Le seul qui ne pense pas que je sois plus con que lui.

Et pour bien me le confirmer, ils continuent sur le sujet. Elle et lui. Je sens des mots brûlants atteindre le bord de mes lèvres, prêts à embraser la pièce avant que Nas ne les retienne in extremis d'une nouvelle pression sur l'épaule. Je me force à ravaler ma salive, à inspirer une grande bouffée d'air et à garder pour moi toutes les réponses cinglantes que je pourrais balancer. Que je meurs d'envie de balancer. Mais ça ferait trop plaisir à maman ; si je laissais la colère m'épuiser jusqu'au dernier souffle, elle serait capable de dire qu'elle avait raison.... ok, là je suis mauvais langue mais c'est entièrement de leur faute. Et il est hors de question que je refasse le premier pas ! Je les regarde s’asseoir sans desserrer les lèvres, avec un regard provoquant dont je n'arrive pas à me défaire - désolé frérot - , prêt à encaisser leur prochaine attaque. Mais c'est d'une voix un peu moins sèche que maman reprend la parole :

« D'accord. Tu ne t'attendais pas à ça. »

J'ouvre la bouche, croise le regard d'Anastáz et retient de justesse les mots venimeux qui s'apprêtaient à m'échapper. Ok Ikertestvér, c'est bien pour toi....

« Non, je ne m'attendais pas à ce que des moldus et des fugitifs qui vivent dans des trous à doxy aient autant de moyens. J'aurais dû demander à Mervyn Kark s'il avait prévu tout ça tiens. »

Celle-là je ne pouvais pas m'en empêcher. Nas me lance un regard presque aussi réprobateur que les parents. Papa semble sur le point de dire quelque chose mais maman le devance :

« Tu trouves ça drôle ?! »

« Ah, j'ai l'air de m'amuser ? »  Elle rouvre la bouche d'un air furieux mais cette fois, c'est moi qui l'interrompt : « Peut-être que si vous m'aviez laissé en placer une au lieu de me couper la parole tous les trois mots depuis que vous êtes rentrés dans cette pièce j'aurais eu une chance de vous expliquer que je ne trouve pas ça drôle du tout et que je regrette même de ne pas avoir pris ça plus au sérieux. Oui, oui, j'ai bien dis que je regrettais de ne pas avoir réfléchis, c'est cadeau papa. »

Je lui adresse un regard noir avant que maman ne reprenne plus doucement :

« Zoltán... »

« Je suis sérieux cette fois. »

« Je sais. J'ai compris, tu n'avais pas prévu qu'ils seraient autant et que ce serait aussi violent. T'as foncé tête baissée, c'était une grosse connerie mais tant pis, c'est fait et ça t'as permis de voir par toi-même. Maintenant vous savez de quoi ces malades sont capables, y compris assassiner Mervyn Kark en personne. Sans lui, le pays va vite devenir un champ de bataille quotidien. Alors on oublie ça, vous faites vos valises et on repart ensemble en Hongrie. »

Ca aussi j'aurais dû m'y attendre. Et préparer mes arguments. Parce que s'il y a bien une chose dont je suis certain après avoir discuté des heures avec Anastáz, après avoir retourné la question dans tous les sens et avoir repensé aux horreurs que j'ai vécues dans la tour des médias.... c'est que je ne veux pas arrêter là. Malgré la peur, malgré les blessures et malgré mon frère jumeau, je ne peux pas cesser de me battre. Pas maintenant, pas comme ça. La conclusion s'est imposée naturellement, comme une évidence, et c'est donc d'un ton ferme et résolu que je réponds :

« Non. »

Et voilà. Je viens de redéclencher la guerre. Maman a l'air au bord de la crise et Papa semble prêt à s'arracher tous les cheveux un par un. Quant à Nas... le connaissant, il avait d'ores et déjà deviné que je ne laisserai pas tomber. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps de vraiment lui en parler avant.


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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Sam 9 Déc - 12:15
Here we are, don't turn away now.



Dire que je craignais une nouvelle flambée de la part de n’importe quel membre de ma famille était un euphémisme. Mais je fut soulagé d'entendre M'man relancer le sujet au lieu de Papa ou Zoltán. Évidemment ce n'était pas parfait, et mon frangin ne put s'empêcher de balancer une pique à notre géniteur, affinant mon sourire par là-même. Il l'avait bien cherché mais je devinais qu'il faisait l'effort de ne pas y répondre. Tant que Zol' ne poussait pas trop sa chance bien sûr.

Mais au moins, cette fois-ci, ils l'écoutaient. Ils n'étaient clairement pas ravis, toujours à nous observer d'un air peu agréable, mais au moins nous pouvions discuter. Nous avons toujours été une famille capable de résoudre ses problèmes par la discussion, même si ce n'était pas toujours très reposant. A avoir trop de répartie et la fâcheuse manie d'argumenter à tord et à travers, ça peu être fatiguant.

" [...] Alors on oublie ça, vous faites vos valises et on repart ensemble en Hongrie."

J'hésitais un instant entre soupirer, éclater de rire et rester bouche-bée. Pas que cette conclusion soit une véritable surprise, hein! Je me doutais bien qu'ils voudraient qu'on rentre. C'est pas comme s'ils avaient jamais été pour notre venue ici, alors maintenant...Avec l'implication de Zoltán et surtout la merde que ça allait être, c'était prévisible.

Un seul regard à mon frère suffit à confirmer ce dont je me doutais, juste avant qu'il ne réponde d'une simple négation, sans fioritures mais au sérieux indéniable.

"Non."

"Ben tiens donc. Je présume que pour changer, tu partages son entêtement Anastáz?"

Corvus avait soupiré avant de commenter d'une voix lourde, un vague sourire cynique sur les lèvres. Je me contentais pour l'instant d’acquiescer tandis que Maman levait les bras au ciel en signe d'impuissance. Et se lâchait.

"Mais..pourquoi? L'Angleterre n'est pas ton pays, Zoltán! Et ils sont bien assez pour se débrouiller tout seul sans avoir à utiliser de pauvres sorciers sans entrainement! Oh ne fait pas cette tête hein! Mais tu ne peux nier qu'il y a plus pertinent que des gamins comme toi pour cette fichue guerre!? Tu crois vraiment que tu fera la différence? Ces gens, qu'ils soient Kark ou autres, n'ont que faire de vous! Ce n'est pas ton rôle! Qu'ils se débrouillent avec leur élite de merde et leurs petits sorciers sans cervelle, mais ils ne me prendront pas mon fils!"

"Maman..."

Son regard me retint de faire d'autres commentaires et je refermais aussi sec la bouche tout en sentant Zoltán certes déterminé, mais sacrément mal à l'aise à côté. En même temps, ce serait difficile de la rassurer vu qu'elle n'avait probablement pas tout à fait tord.

"Ce n'est pas un jeu Zoltán. Tu t'en es bien rendu compte ces derniers heures, je pense."

Passant une main dans le dos de Vaneet, notre père l'avait poussée à se calmer et se rassoir. Son ton à lui était plus calme, moins mauvais, mais légèrement attristé. Il avait laissé Zoltán faire un petit commentaire avant de reprendre, ses prunelles plantées dans les siennes.

"Je sais que c'est difficile de ne pas vouloir faire parti de l'action, du futur et de cet endroit où tu as l'impression de pouvoir tout récréer à neuf. Mais votre mère à raison, tu ne sera qu'un maillon parmi tant d'autres, avec une utilité négligeable, mêlée à celle des autres, tandis que les conséquences, elles, te toucheront directement. Sans parler, si tu venais à donner ta vie à la cause - son ton avec pour ces mots été pris de mépris - que cela nous ferait du mal à nous. A ta famille, tes amis, pas à ces connards de mangemorts anglais qui n'y verront qu'une perte comme une autre."

Il soupira, sérieux et perdu dans le passé. Difficile de ne pas comprendre qu'il parlait ainsi du fait que nous ne connaissions personne ici, des Sang-pur petits étrangers ou presque et qu'en plus, de part notre naissance, bien que reconnus par notre paternel, peu s'en formaliserait. En plus simplement du défaitisme basique de Papa qui considérait que même pour les sorciers anglais ne devaient pas valoir beaucoup plus à leurs yeux.
J'avoue que je ne savais pas trop quoi y répondre, qu'un "il fera attention" serait débile. Je fronçais cependant les sourcils alors que Papa reprenait la parole, un fin sourire acerbe sur les lèvres.

"Et je doute qu'Arutha ne prenne pas soin de te filer des missions aussi humiliantes que dangereuses. Je sais qu'il ne sera pas le seul à tirer les ficelles, surtout maintenant et malgré toute sa volonté, mais tu peux me croire, qu'il se débrouillera."

Ca, j'avoue que je n'y avais pas vraiment pensé. Mais papa se faisait des idées non? Le Kark n'oserait pas? Nous étions tout de même Sang-pur! Et malgré notre vie en Hongrie, avec des soutiens ici qui nous servirait, qui l'en empêcherait, non?

"Il aura surement bien mieux à faire..." Murmurais-je, à moitié convaincu.
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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Dim 10 Déc - 15:22

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Les enfants ont toujours besoin d'affection, surtout lorsqu’ils ne la méritent pas.

« L'Angleterre n'est pas ton pays, Zoltán ! »

Tiens... ça aussi j'aurais pu parier que ça reviendrait sur le pari. " Ce n'est pas ton pays." , " Tu es hongrois. " , " Votre vie est à Budapest. " et toute la rengaine qu'ils nous ont déjà sortis le jour où on leur a annoncé qu'on partait pour Avalon. J'aurais bien quelque chose à lui répondre - plusieurs choses même - mais elle ne m'en laisse pas le temps. Elle est déjà en train de m'attaquer sur un autre front : mes compétences magiques. Ca c'est franchement bas ! Et faux en plus. Je suis peut-être pas un tireur d'élite mais j'ai quand-même réussis à toucher un terroriste en pleine tête et du premier coup avant que ça parte vraiment en cacahuète ! Et à travers un nuage de fumée en plus. Je veux bien admettre qu'il y ait eu une part de chance mais c'est au pire du soixante/quarante, au mieux du quatre-vingt-cinq/quinze.   Avec un peu d'entraînement, je pourrais laaaaargement m'améliorer. Même si je reconnais qu'en attendant mon efficacité sera limitée. Et qu'elle a raison concernant les Kark.... mais ça c'est de famille et on y peut rien. Ces connards n'ont en rien à foutre de personne et sont prêts à sacrifier tout le monde pour atteindre leurs objectifs. Y compris leurs amis. Y compris Papa. Y compris moi...

Je courbe l'échine pour fuir le regard de Maman. Je sais trop bien ce que j'y verrai. Ce que j'y lirai. Et j'ai déjà beaucoup trop réfléchis tout ça ces deux derniers jours. Honnêtement, qu'est-ce qu'ils croient ? Que je n'ai jamais imaginé une seule fois mon cadavre étendu dans un cercueil ? Que je n'ai pas eu envie de pleurer et de tout abandonner en me représentant Anastáz seul, aussi triste et aussi vide que je le serais sans lui ? Sans parler des parents. Bien sûr que j'y ai pensé et que j'y penserai encore à chaque nouvelle mission. Bien sûr que ça me rongera les entrailles et qu'une partie de moi aura envie de revenir à la maison en courant. Mais aussi tentant que ce soit, jamais je ne m'y résoudrai. Parce que l'enjeu est beaucoup plus grand que moi, que nous, que eux et aucun argument ne me fera plus changer d'avis.

« Je voudrais pas trop m'avancer mais je crois que mon cerveau a réussit à assimiler ça. » je répond d'un ton pincé à mon père.

J'essaie de rester de marbre mais chacun de ses mots me heurtent de plein fouet. Principalement parce que c'est lui qui les prononce. Lui qui passe son temps à rire de tout, à se moquer de nos chutes et à nous encourager à recommencer avec un sourire taquin aux lèvres et un appareil photo prêt dans la main. Lui que nous n'avons vu perdre son esprit sarcastique qu'à de rares occasions où nous nous étions vraiment mis en danger. Je n'ai pas besoin d'une grande intelligence pour deviner que mes choix les blessent. Quelque part, j'ai un peu honte de leur faire du mal. Mais....

Je ne peux pas abandonner. Ni eux ni Arutha Kark ne pourront me faire changer d'avis. De toute façon, ce troufion aura autre chose à foutre que m'emmerder. Sur ce point là au moins Anastáz semble d'accord avec moi.

« Surtout maintenant. » j'ajoute dans un murmure. Voyant Papa prêt à relancer le sujet je m'élance : « Ecoutez. D'abord... » Ils roulent tous les deux des yeux en sentant arriver l'argumentaire point par point. Mais hey, je ne suis pas fils d'avocat pour rien ! Je m'éclaircis la gorge puis reprend d'un ton un peu plus assuré : « D'abord, pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas considérer que l'Angleterre est aussi mon pays ? Ok j'étais jamais venu avant septembre mais mes deux parents sont anglais, mes ancêtres sont anglais, grâce à vous je parlais la langue de Merlin avant de prononcer le moindre mot en hongrois, j'ai grandis avec des histoires qui avaient l'Irlande, l'Ecosse et les collines de South Downs en toile de fond. Je connaissais le nom des quatre maisons de Poudlard et l'emplacement de tous ses passages secrets avant même d'avoir entendu parler de Durmstrang. Et ce sans jamais y avoir mis les pieds ! Et puis entre vos amis, ceux d'Aquila, et.... »

« Je pense qu'on a saisit l'idée. »

« Je suis anglais. C'est ma culture et l'un de mes deux pays. » je conclue sans me démonter. « Et c'est pour ça que je ne peux pas rester les bras croisés. Si tout le monde attendait que quelqu'un d'autre agisse à sa place, les terroristes prendraient le pays en deux jours. Et ensuite quoi ? On libérerait tous les moldus pour les laisser recommencer leurs conneries tranquillement ? On laisserait les sang-de-bourbes qui ne connaissent rien à notre monde devenir directeur de département ? Et ces tordus feraient des sang-mêlés à tour de bras ? Pire encore : ils les autoriseraient à vivre parmi nous ! »

J'esquisse une grimace de dégoût. Maman pâlit et tourne un regard effrayé vers Papa. Il pose une main sur son bras sans desserrer les lèvres. Je suppose qu'ils sont troublés par mon argumentaire si bien construit. Presque irréfutable. Qu'est-ce qu'ils vont bien pouvoir répondre à ça ? Que je risque de mourir ? C'est vrai.

« Je suis sincèrement désolé de vous inquiéter tous les trois mais je ne peux pas attendre sans broncher qu'ils viennent détruire mon monde. »

Maman m'observe silencieusement quelques secondes puis se penche vers Papa pour lui chuchoter :

« Alors, oubliette ou sortilège de confusion ? »

« Maman ! »

« Anastáz, tu te rends compte que ton frère aurait pu y laisser la vie ? » attaque-t-elle brusquement comme dans un dernier espoir.

Je soupire. Oui, il s'en rend compte. Et ça rend d'autant plus ma décision difficile. Si nos rôles étaient inversés j'aurais très envie de l'attacher à une chaise jusqu'à ce qu'il change d'avis. Ou de le suivre comme son ombre pour le surveiller. Mais heureusement il n'est pas moi et il ne se mêlera pas à cette guerre. Il l'a dit.



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Dialogue : #ffcc66

Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Ven 15 Déc - 14:51
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La moue de Papa était assez éloquente pour deviner qu'il était loin d'être convaincu concernant Arutha Kark. Ce qui était largement compréhensible. Mais j'appréciais qu'il accepte de laisser ce détail de côté pour écouter Zoltán. Et son argumentation pas-si-con-que-ça. Allions-nous enfin parvenir à avoir une discussion civilisée? Vue la moue de maman et ses lèvres pincées, j'en étais pas si sûr... Mais il paraît que l'espoir faire vivre...Et je suis a peu près sûr que Dieu à une parabole la-dessus aussi.

Quoi qu'il en soit, Zoltán était à la fois sérieux et efficace. Moi qui lui avait tant de fois répété que je me fichais pas mal de l'Angleterre, du moins largement assez pour ne pas vouloir verser une goutte de sueur pour elle, je trouvais son raisonnement on ne peut plus vrai, à l'heure actuelle. Et puis je croyais au Destin évidemment. Nous n'étions pas là, ici et maintenant par hasard. Si Dieu avait choisi de nous imposer cette épreuve, ce n'était pas pour qu'on lui tourne ensuite le dos comme des lâches. Comme P'pa et M'man aimeraient.

"Tu as raison..."
murmurais-je doucement à mon bùta de frangin. Pas sûr que les parents m'aient entendu mais ce n'était pas important, ces mots étaient pour Zoltán. Malgré son caractère, je savais que parler ainsi lui demandait beaucoup. Surtout après le commentaire de Papa quoi.

Grimaçant à la mention des Sang-mêlés et de leur envahissement de notre de vie de tous les jours, je remarquais tout autant que Zoltán la réaction des parents. Qui me parue pour le coup plutôt extrême vu qu'ils n'avaient jamais avancé grand chose au sujet de ces métisses contre-nature. Avaient-ils eu une mauvaise expérience avec l'un d'eux dont ils ne nous avaient pas parlé? Personnellement, je n'étais pas aussi catégorique que Zol', s'ils existaient, c'est que Notre Père à tous l'avait voulu non? Ou devait-on les considérer comme une épreuve de plus, témoignant de nos mauvaises actions? Un peu comme les péchés capitaux et autres, qui résultaient de l'influence néfaste des démons sur l'humanité? C'était sérieusement une question à se poser.

« Alors, oubliette ou sortilège de confusion ? »

« Maman ! »

Je m'exclamais en même temps que Zoltán, le ton trop sérieux de Vaneet m'inquiétant presque. Vraiment? Votre fils prend le temps de vous expliquer son point de vu avec calme et application et c'est tout ce que vous trouvez à répondre? Du cynisme et de l'infantilisation?

Ma moue valait tout commentaire.

« Anastáz, tu te rends compte que ton frère aurait pu y laisser la vie ? »

"Et bien je ne sais pas, tu as écouté ce qu'on a dit depuis que vous êtes arrivés? Est-ce que je peux parler en espérant que ce que je vais dire ne ressorte pas par l'autre oreille, ou pire, finisse au fond d'un sort illégal? Non parce que bon, parler dans le vide, c'est pas trop mon truc, donc faut vous décider."

Cynique et coupant, un peu amère aussi. Tandis que je croisais les bras sans quitter Maman du regard, attendant sa réponse avant de continuer.

"Anny...Tu comprend ce que je veux dire, non? C'est insensé! Que tu le protèges, c'est tout à fait normal, mais il faut être lucide un peu."

"Bah je ne sais pas, vous semblez ne vouloir parler qu'à Zoltán vu que c'est lui l'immonde fautif, et je ne vous sers que de faire-valoir quand ça vous arrange."

"Peut-être parce que tu n'es pas directement concerné?"

"Peut-être parce que ça vous emmerderait qu'effectivement je le soutienne complètement? Pas juste par principe? Fun fact, je sais aussi réfléchir par moi-même sans me contenter de suivre hein."

Zoltán celui qui agissait sans réflexion, Anastáz celui qui suivait sans libre arbitre. Merci hein.

"Évidemment mon chéri, ce n'est pas ce que je voulais dire, mais sérieusement? Tu ne t'es pas engagé aux côtés de ton frère, c'est bien que tu y as réfléchis justement, non? Que tu sais, toi, que ça ne vaut pas le coup."

"Merci de décréter que mes choix ne valent rien.." grommela Zoltán à côté.

"Tu as failli mourir! Et ne crois pas que ce soit l'exception qui confirmera la suite de cette belle merde, fais-moi confiance."

"On est tous au courant. Si tant est que cette idée avait pu nous passer à côté, vous vous êtes fait un plaisir de nous la rappeler hein. A juste titre, je ne dis pas! " complétais-je rapidement alors que Maman rouvrait la bouche. " Mais Zoltán ne changera pas d'avis, je peux vous en assurer. Et vous le savez."

Je sentis mon frère acquiescer fermement du chef, nos parents soupirer.

"Et je serai là pour le protéger." Mais comme j'avais dans l'idée qu'ils ne comprendraient pas, je rajoutais, le ton assuré, bras croisé sur mon torse. "Chez les Mangemorts."

"Pardon?"

"Ça c'est la meilleure...."

"Il a besoin de moi." J'aurais dû être là. C'est de ma faute si ça à mal tourné alors que je l'ai laissé tomber. Tournant la tête, je croisais le regard éberlué de Zol' et je lui rendis un franc sourire avant de reprendre. Non, je ne mentionnerai pas ma culpabilité devant les parents, ça ne servirait à rien qu'à leur donner du botruc à moudre. "Et il a raison, nous ne pouvons faire semblant de ne pas voir ce qu'il se passe. Je ne ferai pas parti des couards qui ont détourné la baguette, pas plus que je ne laisserai mon frère tout seul."
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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Sam 16 Déc - 0:02

Here we are, don't turn away now

Les enfants ont toujours besoin d'affection, surtout lorsqu’ils ne la méritent pas.

Je ressens l'agacement croissant de Nas derrière moi, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Une bonne parce que ça veut dire que l'acharnement des parents pour démonter mes arguments commencent aussi à lui monter au nez. Et donc qu'il va me soutenir envers et contre toutes les attaques qu'ils vont nous opposer - et tout le monde sait qu'ensemble on est invincibles ! J'ai aussi l'impression que cette exaspération est le signe qu'il est plutôt d'accord avec tout ce que je raconte. Mais je me trompe peut-être.... Jusqu'à avant hier il ne semblait pas vraiment porter les mangemorts dans son coeur. A moins que... est-ce qu'il vient bien de dire qu'il me soutenait complètement ? Mais j'ai à peine le temps de réjouir. Je distingue au fond de sa voix les même non-dit dissimulés dans mes mots.

Je sais que j'ai tendance à être bruyant et expansif ; je bouge trop, parle beaucoup et occupe l'espace. Pas pour cacher mon frère aux yeux du public et le plonger dans l'ombre, non ! C'est juste parce que (heureusement que Papa n'est vraiment pas dans ma tête !) j'agis souvent à l'instinct, parfois sans réfléchir, parfois en étant plus rapide ou en beuglant plus fort que lui. Il n'y a évidemment pas un seul instant où je ne cesse de demander son approbation, même d'un simple regard, même en imaginant juste sa réaction lorsqu'il est loin ou absent. Mais tout le monde ne s'en rend pas forcément compte et j'ai conscience que certaines personnes ont parfois l'impression que je l'écrase, prends les devants et qu'il se contente de suivre. Cette idée conne est trèèèès éloignée de la vérité. Et je la déteste d'autant plus que j'ai parfois l'impression qu'elle le blesse. J'essaie donc de faire gaffe mais il y a des fois où l'attention me revient quand-même malgré moi. Comme ce soir. Du moins jusqu'à ce qu'il sorte de sa coquille et s'agace. Ce qui - pour revenir à nos hypogriffes - est une mauvaise chose parce qu'il est en train de perde son calme - no shit Dear Lock ! - et sans lui pour apaiser l'ambiance, la situation risque de très vite dégénérer. C'est pas comme si on pouvait compter sur papa ou maman - .... ou sur moi, d'accord !  - pour dissoudre les tensions. Au contraire, maman se sent obligée d'en remettre une couche.

« Merci de décréter que mes choix ne valent rien.... » je grommelle en me redressant dans mon fauteuil.

Je me retiens difficilement de répondre à Papa que non, je n'ai pas faillis mourir, je me suis juste pris deux projectiles moldus dans le bras, ce qui est jusqu'à preuve du contraire n'est pas mortel. Mais comme débattre sur les armes moldues et leur dangerosité nous emmènerai sur un terrain particulièrement marécageux dans lequel on risquerait de s'engluer jusqu'à une heure beaucoup trop avancée du matin, je me mords la lèvre inférieure et ravale ma réplique. En plus ils seraient capables de me répondre que si ça n'avait pas été les armes moldues, c'est la chute de la tour qui m'aurait tué et je ne me sens pas d'humeur à discuter probabilités. C'est toujours foireux ces choses là. C'est comme... comme.... bah tenez, comme la probabilité qu'Anastáz rejoinge les mangemorts tiens. Si on considère juste le fait qu'on est frères jumeaux, qu'on a pratiquement tout vécu ensemble et qu'on partage les mêmes convictions - à deux ou trois exceptions près - on parierait sur le fait qu'il rejoindrait les mangemorts, à la fois pour être avec moi et parce qu'on pense pareil. Pas vrai ? Mais si on prend maintenant en considération son caractère, sa foi et ses capacités d'analyse - ok, il avait raison, c'était un peu dangereux - je peux vous assurer que le jour où il se fera apposer la marque des Ténèbres sur le bras n'arriva....

«  Chez les Mangemorts. »

.... jamais. Attendez.... quoi ?! Qu'est ce qu'il vient de dire là ? Je lève sur lui un regard éberlué et ce butá me rend un sourire. Un putain de sourire ! Non mais il est sérieux ? C'était pas ce qu'on avait prévu ! Et autant j'aurais sacrifié nombreuses bestioles pour qu'il me rejoigne à l'époque - de préférence des insectes qui tâchent pas trop - autant l'idée ne me plaît plus du tout ce soir. Pas après avoir vu la réalité du front. L'imaginer là-dedans à mes côtés est aussi rassurant qu'angoissant. Et même un peu plus angoissant. J'adresse un regard d'excuse aux parents, murmure un « Deux secondes.  » puis me lève un peu maladroitement, non sans grimaces de douleur. Je l'entraîne autant qu'il m'entraîne à l'écart - puisque je m'appuie un peu sur lui - en prenant soin d'ignorer le ricanement de Papa et la pique qu'il me lance sur un ton mordant - qui est plus une dague enrobée de poison qu'une pique d'ailleurs : « Tiens donc, quelque chose t'inquiète Zoltán ? Etonnant. »

« Tu te souviens de ce que TU as dis au sujet de pas mettre tous les oeufs de dragons dans le même panier ? » je chuchote à mon jumeau «  Deux secondes ! » je lance d'un ton agacé à maman qui nous rappelle vicieusement que nous souhaitions avoir une discussion en famille. Oui mais non, pas comme ça. « Tu sais t'as pas besoin de te précipiter ? On a le temps d'y réfléchir et de se d.... »

Je suis une nouvelle fois interrompu par Papa d'un « Déçu que tes arguments de poids entraînent ton frère dans cette connerie ?  » Je pousse un soupir exaspéré. Ils peuvent vraiment pas me laisser finir de convaincre mon frère qu'il vaut mieux équilibrer les choses et faire une répartition des tâches utile et pertinente ? Non ? Bon alors sautons directement à la conclusion :

« J'te rappelle qu'il en faut un pour les petits-enfants. »

Et ça c'est lui qui va s'y coller pour sûr ! Il va se trouver une belle sang-pure, de laquelle il se croira éperdument amoureux, et il va fonder une famille comme dans les contes pour gamines. Bien en vie. Loin de cette guerre. Me remerciant à jamais d'avoir fait cette blague qui n'en une qu'à moitié. J'aurais pu aborder ça plus sérieusement mais c'est cet argument à la con qui est venu en premier. Peut-être parce qu'au fond je sais que c'est déjà une cause perdue. Qu'il me suivra quoique je puisse dire dans les minutes qui viennent. Parce que c'est un putain de Hunter obstiné. Comme moi, comme Papa et même comme Maman qui est une Hunter d'adoption. D'ailleurs en parlant des dragons, ils se sont tous les deux approchés pendant que je jouais ma dernière carte. Je redresse fièrement la tête, prêt à encaisser la moindre de leur critique... mais j'avoue que je m'attendais à tout sauf à ce qui arrive ensuite :

« Je veux bien soutenir cet argument là. Et tant qu'à faire, doubler les chances avec deux fils. »

Bah tiens !


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Re: Here we are, don't turn away now
ce message a été posté Dim 17 Déc - 17:52
Here we are, don't turn away now.



Bon voilà, c'était dit. Remontant les bras sur mon torse, un vague sourire nerveux au coin des lèvres, j'étais prêt à entendre la suite. Même si c'était clair que je ne serai pas aussi patient que Zoltán, ma décision était prise, et je n'en changerai pas. Je n'allais quand même pas m'amuser à radoter pendant trois heures pour que les parents puissent se satisfaire d'avoir essayé. Oh oui, c'était pas cool pour eux, et je comprenais très bien leur point de vu, mais qu'est-ce que cela changeait? Dans les faits? Rien. Voilà.

« Deux secondes.  »

"Tu fais quoi, là..?"

Mon frangin avait rien trouvé de mieux que d'en perdre la mâchoire, ordonner aux parents de rester sagement assis - oui oui bien sûr, on y croyait tous - et de se lever? Un leger sifflement moqueur me fila des lèvres en le voyant galérer. Butà. Avant de me reprendre, froncer les sourcils et l'aider. S'éloigner de quelques pas. Tout en levant les yeux au ciel.

"Laisses tomber Zol'." soufflais-je juste pour lui, devinant de suite où il voulait en venir. Ce n'était ni le lieu ni le moment pour en discuter tous les deux. Pas avec les parents à côté. Mais faut savoir que mon frangin n'était pas un Hunter pour rien, évidemment. Ailleurs, à un autre moment, si nous en avions le temps, je me serais délecter de lui rappeler tous les arguments qu'il avait déja utilisé pour me convaincre..ou convaincre les parents. Mais pas maintenant.

Quand à Papa...

"Ouai ouai, son influence est vraiment trop importante sur moi Papa, c'est comme ça, c'est foutu. J'avais juste un petit temps de retard, je.."

Zoltán me força à me retourner vers lui et stopper la confrontation avec Papa pour me concentrer à nouveau sur lui. Personnellement, j'étais à la fois extrêmement serein et foncièrement agacé. Tourner infiniment en rond n'avait jamais été mon truc, et entre les parents bouchés qui usaient tour à tour de cynisme et de pleurnicheries et Zol' qui semblait tomber de son balais, je commençais à en avoir ma claque.

Son argument vint couper mes pensées, transformant le petit sourire j'menfoutiste que j'avais en coin en un rire bien plus franc. Bon peut-être légèrement sarcastique.

"Sérieusement?"

C'était quoi cette idée à la con, Zol? Genre il ne pouvait pas trouver mieux pour me convaincre de ne pas faire la même chose que lui?  Il ne voulait vraiment pas de moi? C'était nul. Pour les deux. Un peu décevant aussi. Pour les deux. Et mon regard en disait long là-dessus. Je t'ai soutenu crétin, et toi tu veux m'évincer? Tu pouvais toujours essayer tiens.

Je forçais Zoltán à se redresser et se tourner avec moi vers les parents. Qui hésitaient clairement entre défaillir de nous imaginer tous deux en pleine guerre, et se moquer du retournement de situation.

"T'inquiètes P'pa, personne ne mourra. J'y veillerai, compte sur moi. Et puis tu sais bien que notre sang nous protège aussi, c'est pas nous qu'on enverra faire les trucs trop suicidaires, clairement. Quand aux petits enfants... Si ça arrive, je me ferai une joie de te rappeler cette conversation et à quel point tu étais comblé de t'imaginer avec toute une ribambelle de petits Hunter bruyants, braillards et butés. Promis!"

La grimace de Papa valait toute confirmation. Si j'étais persuadé qu'il n'était pas si récalcitrant que ça à avoir des petits-enfants, il était clair que ce n'était pas son plus grand souhait non plus. En premier lieu pour le coup de vieux que ça lui imposerait. P'pa a jamais trop réussit à considérer que l'âge avait vraiment une prise sur lui comme sur le commun des mortels..

Et pour en revenir à notre sujet.

"Personne ne fera changer d'avis Zoltán, je pense qu'on est tous d'accord là-dessus, non? Que ça nous plaise ou pas."

"Peut-être que.."

"Non Maman. On va pas repartir pour un tour. P'pa?"

"Vous êtes des imbéciles, ça c'est certain."

"Les hippogriffes ne font pas des veaudelunes. "

Mon but n'était pas de les attaquer à leur tour. Et j'espérais voir juste en pensait que le plus gros était passé. Le léger sourire, un peu peiné mais bien présent de P'pa me le confirmait.
Je croisais volontairement le regard de Zoltán essayant de lui intimer de faire de même. De ne pas s'abaisser à essayer de jouer au même jeu que les parents un peu plus tôt avec lui, avec moi. Non seulement cela ne servirait à rien, mais en plus, c'était blessant.

"Vous pourrez vous essouffler autant que vous voudrez, je ne changerai pas d'avis non plus. Au pire, vous risquez juste que j'y mette encore plus de cœur..."

Retroussant les lèvres en un rictus sardonique, je me demandais lequel serait le premier à recommencer malgré tout, en un ultime essai.

"Anastáz, tu ne sais p..."

"Vous savez quoi? J'ai la dalle. Je vais manger."

Et sans plus de cérémonie, faisant complètement fi des commentaires parentaux, j'attrapais Zoltán et l'emmenais avec moi vers l'extéreur. Le couloir, la salle à manger.

Il n'était pas sûr que le repas serait exempt de tout échange sur le sujet, mais moi, j'en avais ma claque et ils pourraient toujours essayer. On en rediscuterait plus tard s'ils le voulaient, quand tout le monde aura un peu digérer l'ensemble.

Quand je leur annoncerai aussi que c'était à Maddox qui soutiendrai mon adhesion. En plus de mon choix tout simplement. Lui au moins, ne remettrait pas tout en doute et se contenterait d'être là pour nous.

P'pa et M'man avaient été Mangemort, quelles que soient leurs raisons à l'époque, quelqu'un aurait-il vraiment pu les en empêcher? Je ne pensais pas non. Pourquoi Zol' et moi serions forcément différents? Et nous nous en sortirions de la même façon: vivants et grandis. Avec les honneurs et la satisfaction d'avoir fait ce qu'il fallait. Ensemble.

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