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❝ Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav'] ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres
Django Unchained
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Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav']
ce message a été posté Lun 6 Nov - 20:41
Sois mon amie, ne me juge pas.
Savannah & Adem


Le vent souffle, trop froid, et chahute la capuche de mon pull alors que j’accélère le pas. Remontant mon col pour empêcher l’air vicieux de venir torturer mon épiderme, les traits de mon visage témoignent de la pénibilité du moment.
Bordel, j’ai toujours détesté l’hiver et ses foutues températures polaires !
Je fais l’effort de surveiller les alentours, relevant la tête de temps en temps, conscient de négliger la prudence. Le froid n’est peut être pas seul responsable. La toute relative victoire du mois dernier a généré un rien de réconfort au moral des troupes, moi compris.

Lorsque j’arrive à hauteur de notre nouveau lieu de rendez-vous – nous prenons soin de changer à chaque fois – je me blottis contre le mur pour me protéger des bourrasques glacées. J’ai tendance à rencontrer Savannah pour veiller à ce que son allégeance et sa soif de justice restent au beau fixe.
Et aussi parce que j’ai pris cette habitude de la couver. Allez savoir. Mais aujourd’hui la raison est différente. J’espère pouvoir lui parler de ce qu’elle a probablement remarqué, même avant la mission à la Tour des médias.

Je frictionne mes mains entre elles pour les réchauffer au moment où la petite blonde fait son apparition. Mon sourire s’étire doucement. Nous avons encore traversés l'enfer, côte à côte, et nous avons survécus. Oui, il faut que je lui parle d’Adara, et plus précisément de la nature de la relation – difficile à définir – qui nous lie désormais.
Rien ne m’oblige à me livrer ainsi. Ce n’est d’ailleurs pas prudent, n’importe lequel de mes alliés de la NI ou des Phénix – surtout – pourrait nous faire du tord. Je ne veux pas que la botaniste ait d’autres ennuis, elle en a bien assez…

Mais Savannah est mon amie. Ma protégée, ma plus fragile recrue et pourtant la plus attentive, la plus fidèle, la plus obéissante. Elle fait de moi un mentor que je ne mérite pas d'être.

«  Bonjour Savannah ! La prochaine fois, on essaye de se voir au chaud, promis ! On peut aller s’abriter d’ailleurs. »

Si déjà mon annonce risque de provoquer un choc, je ne veux pas être en plus responsable de sa congélation. Dans un geste amical qui trahi sans doute mes appréhensions, je lui frotte l’épaule pour la réchauffer.

« Comment vas-tu ? »

Dis-je en attendant de voir si la jeune femme préfère un autre endroit pour entamer notre conversation.

En l’observant je constate, une fois encore, à quel point mon attachement pour elle peut être solide. J’en suis – toujours – le plus surpris. Reconnaissez qu’il faut apprécier très fortement pour ne pas avoir une once de rancœur ou d’amertume pour celle qui m’a, par deux fois, tiré dessus.
A cette simple pensée mon épaule se raidie et une douleur profonde me fait serrer les dents. Les médecins phénix ont encore fait des prouesses. Sans eux, mon bras gauche ne serait plus là depuis la mission dans les mines ;

« Je, j’ai beaucoup à te dire, pour une fois. Puisque je suis ton confident et que tu comptes pour moi, j’me disais qu’il était temps que je me livre un peu plus à toi. »

Voyez comme j’amène prudemment la chose. Pas question d’hésiter cependant ! Nous ne repartirons pas tant que je n’aurai pas exprimer ce que je ressens pour Adara … bien que je ne le sache pas moi-même.
Bon. Je verrai bien comment les mots sortiront.

Étrangement mal à l'aise alors que je suis le plus bourru des deux, je commence à flipper. Et si Savannah le prenait mal ? Si toutes les insultes que je crache à l'encontre des sorciers avaient fait leur cheminement dans son esprit au point d'atteindre même nos alliés, nos amis... ou Adara ?!!


     
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Re: Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav']
ce message a été posté Lun 13 Nov - 18:13
Il y a longtemps qu'elle avait perdu le sourire. Le vrai sourire. Longtemps avant l'attaque de la Tour. Et ce n'était certainement pas les dernier événements qui allaient le lui redonner. Même si aujourd'hui, elle se sentait peut-être un peu plus légère, pour la première fois depuis un mois. Parce qu'aujourd'hui, elle allait voir Adem. Et même si les tremblements de son corps n'étaient pas dus uniquement au froid, elle se sentait malgré tout relativement contente de cet état de fait.
 
Enfin. Quand elle ignorait ce sentiment d'appréhension, de peur, même, qui lui nouait les trippes. Celui-là même qui empêchait ses mains, ses jambes d'être parfaitement immobiles et droites lorsqu'elle le leur demandait. Celui qui lui faisait, une fois de plus, ralentir le rythme de ses pas au fur et à mesure qu'elle approchait de leur point de rendez-vous. Parce, qu'une fois de plus, elle lui avait tiré dessus. Sans faire exprès, bien sûr, ce n'était absolument pas volontaire ! Mais, les faits étaient là. Et même si elle se répétait sans cesse les mots qu'il lui avait dit lors de leur dernière rencontre où ils avaient pu se parler à coeur ouvert - bien sûr, ils s'étaient vus à plusieurs reprises entre-temps, pour s'entraîner, pour simplement se soutenir, parfois, simplement s'assurer sue l'autre allait bien, mais jamais ils n'avaient pu reparler avec cette même proximité - elle n'arrivait pas à chasser ce sentiment sous-jacent qui lui tordait les trippes. Pas à oublier totalement qu'il pouvait, à tout moment, décider de lui retirer son soutien. De lui tourner le dos, mais pas comme elle l'avait imaginer... De lui tourner le dos, définitivement, et de la laisser derrière... Sans plus un regard.

La peur est donc là, bien présente même si refoulée de toutes ses forces, mais ça ne l'empêche pas d'avancer. Ca ne la paralyse pas, pas aujourd'hui, et elle presse même le pas alors que ses mains sont fourrées au fond du vieux morceau de tissus informe qui lui sert de veste, le visage enfouie dans une écharpe anciemment rouge, mais qui a perdu depuis longtemps tout son éclat. La tenue n'a rien d'élégant, mais c'est la plus chaude qu'elle ait pu trouvé si elle ne veut prendre le risque d'abimer l'une des tenues qui lui servent lorsqu'elle doit accompagner ses maîtres ; on ne saurait s'encombrer d'une esclave si mal mise dans la famille Yaxley.

La peur ne disparaît pas, alors qu'elle aperçoit enfin sa silhoette, quelques pas plus loin, et en l'empêche même pas d'accélérer quelque peu pour le rejoindre. Et c'est même l'ombre d'un sourire, pâle simulâcre de ceux qu'il lui connait en temps normal, qui vient éclairer légèrement le visage de la jeune femme alors qu'elle le rejoint ; sourire, et peur dans les yeux, mais Adem n'a pas l'air hostile, non, pas le moins du monde, alors tout va bien se passer...

« Si tu connais un endroit sûr, sinon, le froid ne me dérange pas. » Parce qu'elle est forte et solide, et que la discussion a l'air importante et ce ne sont pas quelques degrés qui vont lui faire peur. C'est bien comme cela qu'il l'a formé, n'est-ce pas ? C'est ce qu'il lui apprend, c'est ce qu'il lui montre, qu'elle est plus forte que ce qu'elle ne croit, qu'elle vaut mieux que ce qu'elle ne pense. Alors même si sa peau est blessé par le froid, même si elle a l'impression de milles piqûres, milles morsures dûes au froid sur sa peau sensible, elle peut bien le supporter. Elle a vécu pire, notamment en matière de morsure, il n'y a que peu de temps ; celles-ci, au fond, ne sont pas grave. Elle lui laisse donc le choix, déjà tournée sur la suite de ses paroles, oubliant même de lui répondre sur sa santé.

Car la suite du discours d'Adem l'intrigue, l'interpelle, même. Et le faible sourire qu'il était parvenu à faire naître sur ses lèvres se transforme en expression plus mitigée alors que ses sourcils se froncent, qu'ils viennent se plisser en un pli autant soucieux qu'interrogateur. Si les discussions à cœur ouvert qu'ils ont pu avoir lui a toujours fait du bien, la poussant à aller de l'avant, sans doute plus loin qu'elle n'aurait cru pouvoir aller, elle ne sait que trop bien qu'Adem ne s'est jamais beaucoup confié. Bien sûr, elle sait désormais pour sa sœur, et pour quelques autres évènements de sa vie... Mais il n'a jamais provoqué de révélations venant de sa part, il n'a jamais cherché, volontairement, à lui en donner. Ce ne sont que des bribes qu'il a laissé échappé, jamais plus... Alors qu'il cherche à lui dire quelque chose de lui-même ?

« Je t'écoute.... » Son ton doit être plus hésitant qu'elle ne l'aurait voulu, mais elle n'a pas pu s'en empêcher, trop inquiète de ce qu'il pourrait lui dire. Cependant, elle l'encourage à continuer d'un signe de tête. Elle peut tout entendre, n'est-ce pas ? Du moins veut-elle s'en persuader.
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Re: Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav']
ce message a été posté Dim 19 Nov - 14:23
Sois mon amie, ne me juge pas.
Savannah & Adem


Peu d'enthousiasme de sa part, comme si Savannah avait deviné le sujet épineux. A vrai dire, ça doit se lire dans mon attitude. L'angoisse se renforce à mesure que passent les secondes et les phrases que j'avais préparées ont échappé à ma mémoire. Je ne sais plus comment commencer, où débuter cet aveu qui - sans me faire honte - me contrarie.
Suis-je en train de me perdre ? Mes sentiments pour Adara vont-ils à jamais fausser mes principes et altérer ma personnalité ?

Je secoue la tête pour moi-même avant de me passer une main nerveuse sur le visage. Inutile d'attendre et de repousser... J'inspire un bon coup et, prenant la main de Sav entre les miennes, je fixe nos doigts en débutant :

« J'me suis échappé. Je sais pas si tu l'as su. Je n'ai plus de maîtres. La chute de la Tour a du les rendre fous, c'était trop risqué d'y retourner. »

Voilà. Je pense qu'il fallait aussi évoquer ce détail, et n'allez pas croire que j'essaye de me victimiser pour atténuer sa rancœur future. Finalement ma condition de fugitif vaut mieux que celle d'esclave - pour l'heure, et malgré les inconvénients certains d'être à la rue ;

« Ça se passe bien t'inquiète pas, j'ai même le temps de récupérer de mes blessures sans les combat au Boutefeu. »

Un sourire barre presque mes lèvres à cette évocation. Mes blessures, mon épaule irrémédiablement fragilisée après la double intervention de Savannah. Je ramène ma main à la blessure pour la masser un moment avant de soupirer ;
Magne-toi bordel.

« Sav... Tu vois Adara ? Une Phénix qui était avec nous dans la tour, celle qui a tué Elena. »

J'attends qu'elle me confirme avoir Adara en mémoire pour poursuivre. Reprenant sa main, je la caresse avec culpabilité, cherchant à me faire pardonner avec tendresse.

« C'est une bonne amie. Je, on avait déjà fait une mission ensemble et, elle m'a rendu plusieurs services. C'est une fille bien. »

C'est vrai, où sont ses défauts ? Je vais chercher si vous voulez, mais ça peut durer longtemps.
Mes sourcils se froncent et je bloque mon regard sur nos doigts glacés entremêlés.

« On est devenu très proches. Je l'aime bien. »

Mais encore ? Je ne sais même pas ce que je ressens. Haussant les épaules, je tente de glisser avec légèreté :

« Pas que j'imagine pouvoir avoir une relation stable et heureuse, ce n'est pas possible de nos jours mais... j'suis bien avec elle. »

Ça me semble un peu plus officiel, plus clair. Disons que Savannah doit pouvoir imaginer assez précisément ce qui me lie à la sorcière lorsque je le présente ainsi.

J'aimerai que Savannah soit capable de se réjouir pour moi, pour ce bonheur, même éphémère et menacé que m'offre la botaniste. Des sensations vivifiantes, fraiches et nouvelles qui donnent un sens différent à la survie quotidienne.
Égoïstement j'ai l'intention de les savourer aussi longtemps qu'on nous laissera partager ces moments. Aussi longtemps qu'Adara pourra me supporter - aussi.

Maintenant, je guette la réaction de ma protégée avec toujours autant d'appréhension.
   
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Re: Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav']
ce message a été posté Lun 11 Déc - 22:50
La surprise doit se peindre sur ses traits, mais il ne la regarde pas. Il ne regarde que leurs mains qu'il a lui-même jointes sans qu'elle ne comprenne vraiment pourquoi ; sans qu'elle ne pense à la retirer, tout juste un tressaillement de son bras, un frisson sur sa peau. Non, elle ne savait pas qu'il n'était pas rentré. Elle ne savait pas qu'il était enfin libre - même si en fuite, mais libre - libre de cette famille qui pensait en faire sa possession et qui avait droit de vie et de mort sur lui. Libre de ces furieux, ces démons, cette femme qu'il n'a jamais fait qu'évoquer tant ce qu'elle lui a fait vivre est, honnêtement, inhumain.

Mais les mots ont comme bloqué quelque chose en elle et dans son esprit, c'est comme si un grain de sable s'était coincé. Pas de quoi arrêter ses pensées, pas de flash de perturbation à l'horizon, mais comme un effet d'irritation, comme si un tissus abrasif venait de passer sur sa peau, sa main seule protégée de cette soudaine sensation. Parce qu'elle est heureuse pour lui, elle ne peut et ne veut surtout pas se cacher ce sentiment. Elle est heureuse et soulagée de le savoir momentanément en sûreté. Mais il ne lui a pas dit. Il ne lui a rien dit. Cela fait des jours, des jours, et des semaines, même. Et ils ne se sont que croisés, d'accord, jamais eu le temps de se parler, jamais eu le temps de se confier mais... Il ne lui a rien dit. Et tout l'enthousiasme qu'elle a pu ressentir la seconde d'avant semble s'être gelé dans sa poitrine. Elle a cru avoir de l'importance, n'est-ce pas ? De l'importance, assez pour qu'il veuille visiblement se confier à elle. Pas assez pour lui avoir parler du plus gros changement de sa vie, qui touche directement à leur lutte à tous...

"C'est une bonne nouvelle. Je crois ? Je suis contente que tu ailles mieux..." Soigneusement, elle évite le sujet des blessures, même si elle ressent un réel soulagement à l'idée même qu'il se remette. Mais elle sait qu'elle est à l'origine de l'une des plus graves blessures qu'il ait reçu cette nuit là - encore - et elle ne veut surtout pas y penser. Surtout pas. Elle en a assez été malade, elle en a assez pleuré, de honte et de peur, silencieuse dans la nuit. Elle se refuse de laisser ces émotions la submerger encore alors elle fait ce qu'elle fait de mieux : elle minimise, elle occulte. Elle a besoin d'être là pour lui - mais est-ce qu'il a besoin qu'elle soit là pour lui ? - et elle a besoin pour cela de garder toute sa force. Même si sa voix devient un peu froide, après l'hésitation.

Même si lorsqu'il continue, qu'enfin il ose lui dire ce qui semblait être si important, qu'elle hoche la tête parce qu'elle voit très bien de qui il s'agit, elle a l'impression de ne rien comprendre. Comme si son esprit était trop lent pour saisir la portée de l'idée derrière les mots. Ou au contraire trop rapide. Traversé par mille pensées dont elle ne parvient pas à saisir le moindre dessin, pas le début d'un schéma cohérent. Parce que ce qu'elle pense comprendre... Ce n'est pas possible. Ce n'est simplement pas possible.

"Tu es bien avec elle." Il n'y a plus d'intonation dans sa voix, dans ses mots. Si elle conservait des souvenirs, de réels souvenirs, des programmes de science-fiction qu'elle regardait enfant avec Jackson, elle aurait même pu se comparer à un robot. Mais elle ne s'en souvient plus, ne voit même plus les images. Alors elle se contente d'en faire une mauvaise imitation inconsciente, alors que sa main glisse de celles d'Adem. Ce n'est même pas un geste sec de retrait, ce n'est pas un rejet. C'est comme si son bras venait de retomber à ses côtés, sans vie. Comme elle a l'impression que son corps tout entier est devenu vide. Sans vie.

"Mais c'est une sorcière." Une information utile, n'est-ce pas ? Le reste n'est donc pas possible. Ce qu'elle a compris n'est donc pas possible. Parce que c'est une sorcière. Et si ce fait est une évidence, elle ne peut faire autre chose que le lui rappeler. Le dire à voix haute, ce qui est pour elle une fin de non recevoir. Pour qu'il se rende compte, qu'il comprenne, à son tour. Qu'il comprenne que, s'il essaye bien de lui dire ce qu'elle pense qu'il lui dit, ce n'est simplement pas possible.

Pas possible.
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Re: Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav']
ce message a été posté Sam 6 Jan - 15:42
Sois mon amie, ne me juge pas.
Savannah & Adem


Concernant ma nouvelle condition de fugitif : j'ai mal géré. Tant avec Adara que Savannah. Il aurait fallut leur dire que je n'avais pas l'intention de retourner chez Vivivenne avant même de quitter les ruines de la Tour des médias. Les deux jeunes femmes ont encaissé l'information avec une déception visible et mon cran de culpabilité augmente encore.
C'est probablement parce qu'elles sont celles qui comptent le plus que j'ai agis avec maladresse. Adara n'était pas en état de recevoir la moindre mauvaise nouvelle, quant à Sav j'ai misé sur une franche annonce ;
Tout faux Wolf.

"C'est une bonne nouvelle. Je crois ? Je suis contente que tu ailles mieux..."

Dit-elle, sceptique. J'acquiesce alors, certainement aussi indécis que la miss, voire plus encore. Je n'ai plus l'autre psychopathe sur le dos et les combats au Boutefeu ne me manquent pas. Par ailleurs... les nuits sont fraiches et Vivecime n'est pas le coin le plus sécurisé que je connaisse.
Enfin, je m'adapte.

" Oui, c'est une bonne nouvelle. "

Trions les faits par importances : Vivienne ne fait plus partie de mon quotidien, je respire. C'était un vrai poids psychologique, je m'en aperçois chaque jour. Mes plaies ont pu être soignées par certains Phénix et j'ai eu ma première vraie convalescence depuis longtemps.
Tout n'est pas parfait, mais dans ce monde, croyez bien que je sais apprécier des nuits complètes et des bavardages légers autour d'un café douteux.

Savannah se fait radine en confession. Ma foi, puisque j'ai exprimé l'intention de faire des aveux, c'est assez logique, mais je m'inquiète immédiatement pour son moral. C'est en partie pour cela que j'enchaine avec ma relation " amoureuse ".

" Tu es bien avec elle. "

J'espérais divertir ma protégée, je crois que le choc est plus brutal que prévu. Ses doigts m'échappent, comme sans vie, et son regard se perd dans un inconscient lointain.

" Mais c'est une sorcière. "

Traitre, bourreau, menteur.
Je me sens terriblement coupable tandis que la jeune femme se détache de moi, dans tous les sens du terme. Je ne prends pas sa remarque pour une critique ni même un reproche. Je la prend pour ce qu'elle est, pour ce que Savannah et moi avons toujours redouté. C'est vrai, Adara est une sorcière. Je devrai la détester, du moins la craindre et me méfier d'elle ;
Mes sentiments sont contraires à tout ce que j'ai toujours montré à Sav et je comprends sa réaction.

" ... Oui, c'est un comble ! Je ne suis pas celui qui les déteste le plus, mais pas loin ! Et voilà que j'ai le béguin pour l'une d'elles. "

Dis-je en tentant un trait d'humour inexistant.
Peut-elle revoir son jugement ? Grâce à mes expériences ? Ou va-t-elle remettre en question ce qui nous lie ? Nos promesses, notre complicité, notre duo ?

" J'imagine que tu ne t'attendais pas à ça. Savannah, écoute, nous avons été victimes d'un système odieux, nous le sommes encore aujourd'hui et nous le serons éternellement si la NI s'éteint. Mais je suis désormais persuadé qu'on ne retrouvera pas notre liberté sans les Phénix. Ils ne sont pas tous nos ennemis. Et heureusement... "

Est-ce que je vois notre "tutelle" d'un bon oeil ? Certainement pas. La majorité de ces bons sorciers continue de penser que nous leur sommes inférieurs puisque dépourvus de magie. Mais qu'importe, du moment qu'ils soutiennent le mouvement, il faut en tirer profit.
Je n'ai toujours qu'un but : notre liberté. Quant aux sorciers, force est de constater que je les tolère désormais.
Et plus encore.

" Les sorciers comme Adara n'ont pas forcément à se plaindre de la société en place, pourtant ils prennent tous les risques du monde. Ils font partie du système, et c'est pour ça qu'ils sont indispensables : le gouvernement tombera de l'intérieur, la suprématie sorcière est vouée à l'échec tant que les Phénix se battront contre les dictateurs et leurs principes sectaires. "

Je défends Adara ou je défends la nouvelle alliance ? Je ne sais plus trop, je crois que c'est lié. Mes sentiments sont sincères pour la botaniste mais il est clair que le contexte dans lequel nous sommes influence mes ressentis, mes propos, mes réactions.

L'intimité que je partage avec la sorcière est une belle image de ce que doit être la coopération NI et Phénix. Chacun ses atouts et ses faiblesses avec lesquels il faut composer. En exploitant toutes nos compétences, avec respect et écoute : nous pouvons le faire.
Il faut encore trouver la bonne équation pour être complémentaire.

   
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Re: Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav']
ce message a été posté Dim 25 Mar - 13:13
"Le béguin ?" Ce doit être un drôle de visage qu'elle lui oppose, les sourcils froncés dans une grimace à mi-chemin entre l'incompréhension et la colère. Ou peut-être est-ce le dégoût ? Elle-même n'en sait pas grand chose. Elle n'a pas le temps de s'attarder sur ce sentiment, ni sur l'impression que son cœur vient de se changer en pierre et de chuter ans le fin fond de ses entrailles. Elle a froid, encore plus qu'avant. Elle tremble, encore plus qu'avant. Et paradoxalement, elle a l'impression que l'endroit où il l'a touché la seconde d'avant la brûle encore et encore, comme si ça ne devait jamais s'arrêter.

Elle le laisse finir, pourtant. Se retient de répéter ses paroles pour mieux s'en imprégner, pour être certaine de parfaitement les assimiler "On ne retrouvera pas notre liberté sans les Phénix." "Ils prennent tous les risques du monde." "[color:fbde= #ff6600]Le gouvernement tombera de l'intérieur.". Elle ne le fait pas, pour ne pas l'interrompre, pour entendre son raisonnement jusqu'au bout. Parce qu'aussi elle n'est pas certaine que sa voix ne faillirait pas, peut-être. Et lorsqu'il se tait, il y a un silence. Un silence qui s'éternise entre eux, comme il n'y en a peut-être jamais eu auparavant. Bien sûr, il y a toujours les bruits de l'extérieur. Le vent glacial qui s'engouffre entre les immeubles, dans les interstices des pierres mal jointe, dans la moindre fissure. Bien sûr, il y a toujours les milles bruits d'une ville à moitié morte et pourtant toujours active, agonisante et pourtant si résistante. Résiliente jusqu'au bout.

A l'inverse d'elle. Est-ce que le sol n'est pas en train de trembler, en cet instant ? Est-ce qu'il n'est pas en train de s'ouvrir sous ses pieds ? Elle n'en est pas certaine. Elle n'est plus certaine de rien. Juste que son monde est en train de s'effondrer.

Et elle rit, soudain. Elle ne peut pas s'en empêcher. Il s'échappe de ses lèvres, clair et aérien, incrédule et désespéré. Coupant et si froid. Il ne l'a certainement jamais vu comme ça. Il n'a certainement jamais entendu ce rire ; pas venant d'elle, en tout cas. Mais c'est incontrôlable, elle ne parvient pas à s'arrêter, pas pendant de longues secondes. Pas jusqu'à ce que ses poumons se vident, et qu'elle ai l'impression qu'elle ne pourra plus jamais respirer.

Et c'est la toux qui vient remplacer le rire, qui irrite un peu plus sa gorge. Qui fait mal, un peu, mais pas autant que ses entrailles qui se tordent. La toux qui la plie un peu en deux, qui l'a fait s'éloigner de tout geste de possible réconfort ou de quoi que ce soit d'autre qu'il pourrait esquisser en sa direction. Elle n'a pas conscience de grand chose en cet instant, pas du danger de leur position, pas de ce qu'ils pourraient dire ou ne pas dire, pas du fait qu'ils pourraient se faire surprendre. Elle a conscience que d'une chose : s'il la touche, elle pourrait simplement se mettre à hurler.

Mais elle retrouve enfin sa voix, après ce qui n'était en réalité quelques seconde et qui lui ont paru une éternité. Et il n'y a plus trace d'un rire dans son ton. Plus trace d'affection dans toute son attitude. Plus que la répulsion.

"Que le gouvernement tombe de l'intérieur ? Ils n'ont pas bougé, pendant des années. Ils nous ont laissé être réduit en esclavage, pendant des années, et elle était où, ta sorcière, pendant tout ce temps là ? Ils nous ont tous, tous laissé être exploités, torturés, et qu'est-ce qu'ils ont fait ?! Rien! Rien jusqu'à ce que nous on bouge ! Rien jusqu'à ce que nous nous rebellions, ils en ont juste profité ! Et ce qui se passe aujourd'hui ? Ils font pareils. Ils font pareils que les Mangemorts. Ils nous pensent tous inférieur ! Et toi tu vas juste ramper à leurs pieds !"

Elle est furieuse et, si, elle s'est bel et bien mis à crier. Mais elle ne s'en rend même pas compte. Et elle se détourne, aussitôt. Elle ne veut pas l'entendre encore argumenter. Elle refuse de l'écouter tenter de défendre l'indéfendable. Il a trahi la Nouvelle Inquisition, il a trahi tout ce qu'il lui a dit, enseigner. Il trahit leur cause, aujourd'hui. Et pire que tout cela. Alors qu'elle court pour partir, vite, loin, alors que ses yeux brûlent peut-être comme jamais, elle se rend compte que c'est elle, qu'il a trahi. Et blessé. Plus profondément qu'elle n'aurai jamais cru venant de lui.
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Re: Sois mon amie, ne me juge pas [Pv : Sav']
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