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❝ growing up has just begun (Henry) ❞
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Jamais sans mon pyjama
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Célébrité : Jenna Coleman
Crédits : Schizophrenic

Double compte : James Windsor

Age : vingt-quatre ans
Sang : sang-pur
Statut : fiancée à Henry Avery
Métier : avocate au magenmagot
Baguette : 28cm, bois de noisetier, écaille de dragon, légèrement flexible & droite
Dialogue : #836096

fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Mar 7 Nov - 0:12
Emmitouflée dans mon manteau et écharpe, je marche. Je marche pour oublier, je marche pour ne pas oublier, je ne sais pas vraiment. A peine un jour après la débâcle créé par l’attentat de la Tour des Médias, je ne sais pas quoi penser, quoi dire. L’ambiance au Manoir est déprimante, le silence assourdit nos oreilles. L’annonce officielle du décès de Mervyn et d’Elena Kark a fait ressurgir des anciens démons sur le visage de mes aînés. Ça recommence pour de bon, ont-ils dû penser. L’effondrement de la Tour des Médias n’a été qu’une vulgaire réédition de ce qui s’était passé il y a de nombreuses années. Et si la société avait réussi à s’en relever, encore plus forte, le coup reste tout de même dur à encaisser. Une seconde fois. J’avais lu dans le regard de ma mère cette détermination dont parlait feu mon père lorsqu’il racontait leurs histoires d’antan. Cette même détermination – et probablement haine – qui avait parcouru mon propre regard lorsque ces pourritures nous avaient attaqués. S’étaient lâchement attaqués à Armel, à moi… Et au Mulciber, désormais captif.

Je m’arrête quelques instants pour reprendre ma respiration et serrer ma baguette. La magie est revenue, le calvaire est fini… Pour l’instant. La potion de sommeil sans rêves et la présence de mes cousins ont réussi à me faire dormir la nuit dernière. Mais la journée… La journée, je reste à la merci de mes émotions et de mes souvenirs. De cette peur en me faisant rouer de coups par ces lâches Phénix. Du soulagement ressenti lorsque Murphy O’Ryan m’a relevée et aidée à m’enfuir. D’à nouveau cette peur, bien que différente, en voyant l’effondrement du bâtiment de MagiCorp sur la Tour des Médias et de celle de ne retrouver personne en arrivant en sécurité à Sainte Mangouste. Avant de voir les visages familiers s’enchaîner, me faisant oublier les douleurs, me rassurant quelques instants. Je ris jaune sur cette pensée et ressens une douleur à mes côtes. Aïe. Tout ne s’est pas envolé en une nuit, rendant la chose encore bien trop réelle. Et je n’en peux déjà plus.
Ai-je pleuré ? Non, je ne crois pas. Je ne sais plus. Je n’arrive pas à me souvenir de grand-chose de ces dernières vingt-quatre heures après tout. Mon dernier souvenir clair remonte à la nuit de l’attaque, à l’abri à Sainte Mangouste. Les remerciements que je m’étais empressée de faire au O’Ryan, le prenant dans les bras quelques instants comme une petite fille prend son père dans les bras après un cauchemar. Bien sûr il n’avait pas compris – et moi non plus, finalement. Simple signe de gratitude immense de la petite fille que j’étais bien malgré moi redevenue, complètement meurtrie. Puis il y avait eu les autres, dont Armel, sorti tout droit du même calvaire de A à Z, qui comprenait. Ensuite la famille. Ma mère, mon oncle, ma tante, mes cousins, mon grand-père. Et enfin Henry. Avec sa potion, ses soins à la suite du né-moldu, ses recommandations, sa présence. Et ce rendez-vous à son bureau, quarante-huit heures plus tard.

Je passe les mains sur mon visage, prise d’un tremblement de quelques instants. Non, même ce souvenir-là n’est plus clair. Respire, Olivia, respire.

Je lève la tête et me rend compte être arrivée à destination, me calmant instantanément. L’Hôpital Morgane ne semble presque pas avoir perdu de sa sublime. Et l’effervescence due au ballet incessant des médicomages et infirmiers lorsque je pousse les portes de la bâtisse me donne l’impression que rien n’a changé. Chose qui, quelque part, me rassure. Malgré l’inconnu qui m’attend derrière un simple bureau. Je m’approche tout de même du comptoir de la réceptionniste. Retourner en arrière n’est plus possible, encore plus lorsque le réel sujet de cet après-midi se camoufle derrière un rendez-vous médical. « Bonjour, j’ai rendez-vous avec le Docteur Avery », dis-je d’une voix rapide à la sorcière basique blonde. Elle me reluque de derrière ses lunettes, se demandant probablement comment, par Merlin, je pouvais avoir un rendez-vous au service des pathologies des sortilèges alors que je semblais normale. Ou peut-être est-ce moi qui déraille, encore ? « Troisième étage », rétorque-t-elle sans plus de cérémonie. La remerciant du bout des lèvres, je me mets en route. Docteur Avery. Un peu plus et je confondais Henry avec son cher Oncle, par habitude, en demandant Maître Avery.
Il ne me faut que quelques minutes pour trouver mon chemin dans le dédale de cet hôpital (j’ai beau être la petite-fille et la nièce de deux médicomages renommés, je n’ai jamais pris la peine de le connaître plus que ça) et à peine quelques secondes de plus pour me retrouver devant le bureau d’Henry. La plaque dorée de la porte m’agresse comme un Lumos en pleine figure, me faisant regretter d’avoir mentionné avoir besoin de lui parler. J’ai peur mais je ne ressens pas la même peur que l’autre nuit. Et je ne peux pas reculer. Alors je frappe trois coups et esquisse un petit sourire lorsque la porte s’ouvre. Lui aussi, tu avais eu peur de le perdre, Olivia. « C’est bien ici pour la consultation ? » Mon humour sonne faux, mais je ne sais pas quoi dire d’autre alors qu’Henry me laisse pénétrer dans son bureau.


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there's a ghost in the back of this room and i don't like it. i fall asleep with my covers pulled up and try to fight it. i gotta say it's hard to be brave when you're alone in the dark. i told myself that i wouldn't be scared, but i'm still having nightmares. (c) okinnel.
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Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Lun 13 Nov - 19:11
Plus par habitude que par réel besoin, je remontais mes manches, qui n’avaient pas glissé d’un demi centimètre depuis la dernière fois que j’avais fait cela. J’aurais bien dit que c’était un réflexe, une habitude prise il y a longtemps et dont je n’arrivais pas à me défaire. Mais je portais des chemises aux manches magiques depuis trop longtemps pour que ce soit encore vrai. C’était, certes, une forme de réflexe mais je savais qu’elle venait ici de l’inquiétude et de la nervosité plus que d’autre chose. L’effondrement de la Tour des Medias, l’annonce de la mort de Mervyn et Elena, la disparition temporaire de la magie à Avalon… Tant d’évènements en si peu de temps, encore une fois. Sans parler de Olivia, blessée même si ce n’était pas grand-chose, pendant cette désastreuse soirée. Je serrais le poing, énervé rien que d’y repenser. Il était tellement frustrant de ne rien pouvoir faire. Je n’avais pas pu participer aux combats, encore une fois. Je n’avais pu apporter qu’une aide mince aux mangemorts blessés, impuissant devant le nombre d’entre eux qui avaient besoin d’aide et allaient la recevoir de sorciers de rangs inférieur. Et aujourd’hui, je n’avais rien à proposer à mon camp pour l’aider. Qu’est-ce que je pouvais bien faire ? Enfin si je rendais visite aux quelques uns d’entre nous qui étaient encore à l’hôpital Morgane, pour m’assurer qu’ils étaient bien pris en charge et qu’il ne manquait de rien. Mais c’était à peu près tout ce que je pouvais faire pour le moment. Et je trouvais cela, extrêmement frustrant. Autant dire qu’après tout cela, même si cela faisait déjà deux jours que c’était passé, je n’arrivais pas réellement à me concentrer sur le dossier que j’avais devant les yeux. A vrai dire je ne savais même pas de quoi il parlait. Enfin si, de pathologie des sortilèges. Et probablement, même, que c’était le dossier d’un sorcier qui devait se trouver à cet étage. Mais en dehors de cela ? Je ne savais même plus de quoi cela parlait. Soupirant, je finissais par refermer le dossier. A quoi bon si je n’avançais pas réellement ? Le risque était plus grand que je fasse une mauvaise déduction qu’une bonne. Alors je préférais ne pas mettre un de mes patients en danger. J’étais connu pour un certain sérieux tout de même dans la profession. On ne devenait pas pathologiste des sortilèges comme cela. Et s’appeler Avery devait aider également à avoir une certaine réputation. Me levant de mon siège, je décidais de me faire du thé. J’avais besoin de me vider les idées, métaphoriquement non pour de vrai. Je doutais que me retirer mes souvenirs grâce à ma baguette aide grandement. Non j’avais besoin d’autre chose. Que ce soit pour réussir à me remettre au travail ou pour réfléchir à tout ce qui se passait au Royaume-Uni depuis un petit moment, j’avais besoin d’avoir la tête mieux ordonnée que cela. Surtout que je savais que Olivia devait passer aujourd’hui. Je ne savais pas à quelle heure exactement, je lui faisais confiance pour venir quand bon lui voudrait. Mais du coup, avoir la tête un peu plus claire. D’un geste de la baguette, je mettais l’eau à chauffer avant de remplir la boule à thé manuellement. Il faudrait que je pense à rendre visite à ma mère dans les jours à venir, ce soir peut être même. Histoire de la rassurer. J’avais eu des messages de Violet hier, Darla ce matin et j’avais vu Père le soir même. Mais je n’avais pas encore vu notre mère, et je la connaissais. Elle devait s’inquiéter et ne rien dire. Je venais tout de juste de me servir une tasse de thé quand j’entends quelques coups frappés à ma porte. Je souris à Olivia en la trouvant derrière la porte. Elle semble aller bien, du moins physiquement parlant je vois rien d’inquiétant. Et elle fait de l’humour. C’est bien ici la consultation. Entre donc. Je referme la porte derrière elle, pour que nous soyons seuls. Enfin au calme quoi… Elle voulait que l’on discute, c’était mieux qu’on ne nous entende pas non ? Rassure-moi, tu n’as pas réellement besoin d’une consultation ? Elle me rassure sur ce point même si je peux pas m’empêcher de me dire que c’était un peu stupide de demander. Entre son oncle et son grand-père, si elle avait eu besoin d’une consultation elle ne serait probablement pas venu me voir moi. Tu veux du thé ? Je viens de le faire. Sans plus attendre, je vais lui servir aussi une tasse. Ca va mieux ? Tes côtes tu as toujours mal ? Est-ce que tu veux t’assoir peut être ? Je lui tends la tasse en débitant mes questions. J’étais peut être inquiet depuis deux jours de savoir comment elle allait. Et de quoi elle voulait parler aussi.
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fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Mar 28 Nov - 22:45
Henry joue le jeu et je m’en contente, gardant ce petit sourire sur mon visage. Je croise les bras pour réchauffer mes mains et pénètre dans son bureau. D’un Avery à un autre, et surtout d’un caractère à un autre, les bureaux ne se ressemblent pas. Celui de Nicolas est austère, irradie la suffisance et la supériorité qu’il considère mériter avoir vu son poste de Président du Magenmagot. Celui d’Henry est, à mon sens, tout son opposé (à l’instar du caractère du neveu et de l’oncle d’ailleurs) : il se veut accueillant et en même temps professionnel et plonge la personne qui y rentre dans un environnement qui se veut apaisant, rassurant. Ou est-ce juste moi qui cherche une raison de me détendre ? Chose est que le lieu arrive, au moins quelques instants, à rendre ma nervosité moins présente.
J’entends la voix d’Henry m’interroger sur la consultation alors que mes yeux parcourent les ouvrages de sa bibliothèque. « Non, non, ne t’inquiète pas. Tout est de retour à la normale. », rétorqué-je dans un souffle. Tout est redevenu normal, comme si l’attaque de la Tour des Médias ne s’est jamais déroulée. Un mensonge que je n’arrive pas à croire. Après tout, je ne suis toujours pas débarrassée de ces potions sans rêves pour m’endormir pour une bonne raison. Je ne peux m’empêcher de penser dans la foulée que, cette fois-ci, il n’y aurait pas de fête d’anniversaire pour faire semblant d’oublier ce qui venait de se passer. Plus rien pour se voiler la face à part certains breuvages ou certaines potions. Il faut que je profite de ces potions sans rêves tant que je les ai, Grand-Père aura tôt fait de me les enlever pour mon propre bien (et ma santé mentale également).

Je suis en train d’enlever mon manteau lorsqu’Henry me propose du thé – je ne vais tout de même pas rester emmitouflée dans mon par-dessus sous prétexte que je me trouve non pas chez lui mais dans son bureau après tout. Surtout qu’officiellement, je lui prends un de ses créneaux de la journée. « Oui je veux bien, s’il te plait », répondis-je avant de me rapprocher de sa bibliothèque. Certains ouvrages me semblent familiers, tant j’ai entendu mon grand-père en discuter à table ou avec Oncle Theodore. Ouvrages qu’il qualifie d’aussi anciens que les débuts de la médicomagie. Un sourire plus naturel et plus apaisé s’étend sur mon visage à cette pensée, me faisant oublier toute la situation pour quelques secondes. Plus d’Ordre du Phénix, plus de problème de magie, et surtout plus de conversation à avoir. Mais la voix d’Henry, attentive avec un soupçon d’inquiétude, me rappelle à l’ordre et me fait me tourner vers lui. Plusieurs mois se sont écoulés depuis notre dernière vraie discussion – si on omet celle d’il y a deux jours, à Sainte Mangouste – et j’ai pourtant la sensation qu’elle s’est déroulée il y a une semaine mais qu’elle n’a pas eu la même finalité. Car mes sentiments ne sont pas sens dessus dessous, ou du moins pas pour les mêmes raisons. Car il n’y a plus d’Agrippine dans l’histoire (presque paix à son âme). Et car j’ai pu prendre du recul sur tout ça, ayant pris la décision de tout lui dire.
Henry enchaîne sans plus de cérémonie en me tendant la tasse. Je l’accepte sans un mot, me réchauffant les mains dans la foulée. Ne pas commencer la conversation m’arrange quelque part, la nervosité refaisant surface. C’est bien beau d’être convaincue de lui dire mais trouver le moment pour lancer sur le sujet, voire se lancer tout court, est une toute autre affaire. Je lâche un léger rire dans un souffle après qu’il ait enchaîné ses trois questions bien trop rapidement. Concentre-toi, Olivia. « Physiquement oui, ça va mieux. Mes côtes s’en sont remises en un éclair grâce aux potions et la cicatrice que m’a laissée la poufiasse s’en va, heureusement. » Putain de Phénix qui n’avait pas trouvé mieux que de me griffer au visage avant de s’enfuir. Quelle lâche, comme tous les autres de son espèce. « Mais psychologiquement, je ne sais pas vraiment. Ça ira, je suppose. Comme toujours. » Je fixe le fond de ma tasse de thé sur ces dernières paroles, peu convaincue par mes propres propos. Ça ira ? Vraiment ? Contrairement aux autres affrontements vécus durant l’année qui venait de s’écouler, l’attentat de la Tour des Médias laisse un goût amer. Une lourde défaite pas prévue et surtout un sentiment d’insécurité et de peur qui se fait de plus en plus présent. Le discours des enfants de feu Mervyn Kark ne m’avait pas entièrement convaincue. Ils avaient tenté, comme leur père avant eux, d’unifier les troupes et de redonner une envie de se battre et d’y croire. Mais comment y croire avec déjà deux leaders au lieu d’un ? Avec des pertes lourdes comme celle du Ministre ? Et surtout, comment savoir à qui faire confiance ? Dois-je commencer à avoir des soupçons sur Honor ? Henry doit-il commencer à soupçonner Joy ? Trop de questions se bousculent. Mais ça ira, il faut espérer. Je prends une gorgée de thé et évite la chaise. Il vaut mieux que je reste debout pour l’instant. J’en profite pour me rapprocher un peu d’Henry, me mettant à sa droite, préférant regarder le fond de ma tasse plutôt que de croiser son regard. Respire Olivia, ça va aller. « Je… Ecoute, je… » Pense à respirer Olivia on a dit. Je me racle la gorge et continue. « Je suis désolée. Désolée pour ces derniers mois. » De t’avoir évité, de t’avoir haï aussi, de t’avoir frappé dans les Mines, d’avoir été jalouse d’une pauvre fille même si tu ne l’aimais pas non plus. Je tais les raisons de mon excuse et cligne des yeux. Maintenant ou jamais. « Je suis désolée d’avoir été jalouse d’une fiancée que tu n’as même pas choisie au départ. » Je ferme les yeux, sentant la chaleur réchauffer mes mains une nouvelle fois. Le sujet est lancé. Reste à voir comment il va être accueilli par le médicomage à mes côtés.

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Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Lun 4 Déc - 22:37
Je fais entrer Olivia dans mon bureau. Je referme la porte derrière elle, mettant ainsi fin à cette petite scénette que nous venions de jouer. Tout de suite, je lui demande si elle a réellement besoin de la consultation qu’elle a fait semblant de venir pour. Je sais qu’elle a deux médicomages quasiment à la maison mais cela ne m’empêche pas de m’inquiéter. Surtout après l’état dans lequel je l’avais vu il y a deux jours. Alors sur, il y a deux jours c’était une chose particulière. Mais justement, elle pourrait ne pas être remise après l’attaque ? Mais elle me rassure. Elle me dit que tout est de retour à la normal. Toutefois, je ne la crois pas réellement. Le fait qu’elle ne me regarde pas, fixant ma bibliothèque, et semble avoir le souffle court ne fait que renforcer mon idée qu’elle ne me dit pas tout. Il faut dire que je ne m’attend pas vraiment à ce qu’elle aille bien après ce qu’elle avait vécu il y a deux nuits. Peu d’entre nous, Mangemort de conviction, devaient réellement aller bien. Nous avions tous des proches dans les combats. Et je n’étais pas sur d’avoir envie de m’attarder sur le sort de ceux qui justement allaient tout de même bien. Je lui propose du thé pendant qu’elle retire son manteau. Elle accepte alors je me retourne vers ma théière pour lui servir une tasse. Je profite de ces quelques secondes sans la voir pour secouer la tête et essayer de me remettre les idées en place. C’était… dur. Assez compliqué. Compliqué depuis que j’avais réalisé ce qui me retenait depuis aussi longtemps, réalisé ce qui se passait dans ma tête et dans mon coeur. A chaque fois que je l’avais vu, encore plus l’autre jour en comprenant qu’elle était blessé, mon coeur s’emballait légèrement, mes pensées se mélangeaient. Déjà avant mais j’avais toujours mis cela sur la complexité de notre relation, ses hauts et ses bas. Maintenant je comprenais que c’était cela mais pas que et que les hauts et les bas n’étaient pas que le fait du hasard de mon côté. J’inspire un grand coup me retourne vers elle, lui tendant la tasse et lui posant quelques questions. Elle lâche un petit rire. Elle me dit que physiquement ça va mieux. Je sers la main autour de ma tasse quand elle parle de la cicatrice que la “pouffiasse” avait failli lui laisser. Même si j’avais envie de rire en entendant Olivia dire ce genre de mots, j’étais un peu trop énervée par le fait qu’un membre de l’Ordre du Phoenix s’en soit pris à elle. Elle ajoute que psychologiquement elle ne savait pas. Pour être honnête, j’étais pas surpris. Tu m’aurais dit que ça allait bien après avant hier, je t’aurais pas cru. Il y avait quelque chose d’assez désespérer à la situation dans laquelle se trouvait notre faction. Les enfants de Mervyn… je n’y croyais qu’à moitié pour le moment. Probablement que d’autres n’avaient cru qu’à moitié en Mervyn à ses débuts aussi. Et il y avait Scylla… J’avais appris à apprécier la femme de Saïmen et elle était la petite fille de Mervyn, la fille de Arutha. La situation ne devait pas être facile pour elle non plus. Sans parler qu’en plus de la situation générale dans laquelle nous nous trouvions, Scylla et Olivia, sur laquelle mon inquiétude était concentrée à ce moment là, avaient participé à cette soirée qui avait assez mal finie. Elles avaient aussi ça à porter. Olivia se rapproche de moi et je ne peux détacher mon regard d’elle. Elle s’excuse ? Ok, là j’ai pas tout suivi, je dois l’avouer. S’excuser pour ces derniers mois ? Je ne sais pas de quoi tu parles et tu n’as à t’excuser de rien. Mais je ne suis pas sur qu’elle entende ma phrase car elle continue. Elle était quoi ? J’ai bien entendu ? Olivia était jalouse de Agrippine ? Je me retiens de rire, ne pouvant m’empêcher de sourire de manière moqueuse quelques peu. C’était assez… inattendu comme déclaration. Très inattendu. Mais quelques peu plaisant… plus que cela même. Sauf si je me trompais sur ses paroles. Ce qu’elles voulaient dire. Je repose ma tasse de thé et mes mains vont se mettre autour de celles de Olivia. Je sens le liquide bouillant nous réchauffer à tous deux les mains. Ne t’excuse pas, d’accord ? Premièrement, je comprend assez bien qu’on puisse détester Agrippine. Secondement, crois moi y a pas à être jalouse : je la détestais plus ou moins moi même. Détester n’est pas le mot… mais clairement pas choisie oui. Je la détestais pas. Je veux dire y a plein de monde que j’arrivais à aimer encore moins qu’elle. Mais clairement je ne l’aimais pas. Même pas amicalement. Et j’étais entrain de tout faire pour la chasser de ma vie quand la force des choses avait fait que. Relachant ses mains, je me penche un peu vers elle. Je ne contrôle pas réellement le sourire qui s’est posé sur mes lèvres. Un instant, l’idée que Olivia pourrait mal l’interpêter me traverser l’esprit. Mais que faire ? Que faire d’autre que sourire quand j’aurais eu l’envie de sautiller sur place comme l’enfant que j’étais encore tout au fond ? Jalouse, vraiment ? Et pourquoi Miss Vaisey était-elle jalouse ? Ca attise ma curiosité. J’avais envie de savoir. Réellement. Même si j’avais peur que la réponse ne soit pas celle que je ne pouvais m’empêcher d’espérer.

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Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Mer 20 Déc - 23:51
Je ris doucement à sa remarque. « Je n’aurais jamais pu te dire ce soir-là que j’allais bien de toute façon. Je ne réalisais même pas moi-même que le pire venait de se finir, et n’en avais surtout pas l’impression. J’avais été séparée d’Armel alors que nous avions subi les mêmes galères toute la soirée. Je venais d’apprendre que le vieux Mulciber était aux abonnés absents alors qu’Armel l’avait aidé à descendre de cette maudite tour. Et surtout, je ne retrouvais pas un seul visage familier, excepté celui de Murphy O’Ryan qui m’avait aidé m’en sortir après… Après l’attaque plus que lâche de ces satanés Phénix. » Je lâche un soupir, empêchant les émotions et pensées de refaire surface. Ils payeront, je m’en étais fait la promesse. « Tu as été le premier vrai visage familier que je retrouvais à Sainte Mangouste après tout. » J’essaye de calmer ma respiration tout en chassant les pensées de ma mémoire. Tout ceci était derrière nous, non ? Du moins, cette soirée oui. Pas le reste. Dans ce mélange de pensées plus ou moins en rapport avec la situation, j’ose. J’ose changer de sujet pour m’attarder sur celui qui justifie ma présence. J’ose lui dire que je suis désolée. Toutefois, sa réaction se fait savoir sans attendre et m’étonne.  Je n’ai à m’excuser de rien ? Comment ça je n’ai à m’excuser de rien ? Et pourquoi ?

D’un air que je suppose ahuri, je relève mon nez de ma tasse. J’observe Henry me répondre sans comprendre sa réaction première. Ne m’en-a-t-il pas voulu d’être partie précipitamment à l’annonce de ses fiançailles – et à l’arrivée d’Agrippine – lors du réveillon de l’année dernière chez lui ? Ne m’en-a-t-il pas voulu de lui avoir asséné un coup de poing dans les Mines d’Enisis alors que j’hallucinais la silhouette de feue sa peste de fiancée à sa place ? (certes, il y avait des circonstances atténuantes mais je n’avais pas été des plus loquaces par la suite tout de même). Je veux porter à mes lèvres la boisson chaude mais la réaction d’Henry me désarçonne bien plus que je veux l’admettre. Un sourire moqueur se fend sur son visage et je le prends mal. Par Rowena, où est la blague dans mes propos, franchement ? J’ouvre la bouche pour rétorquer, agacée, qu’il n’y a rien de comique dans mes propos et qu’il peut ravaler son sourire lorsque mon cœur rate un battement. Les mains d’Henry, étrangement tièdes, se posent sur les miennes. Les iris se plongent dans les siennes, mon corps se fige. Heureusement, ma bouche comprend qu’elle doit se refermer pour ne pas me faire ressembler à un poisson rouge. Mon cœur redémarre et rebondit dans ma poitrine. Mes émotions sont sens dessus dessous seulement Henry continue de parler comme si de rien n’était. Ses paroles font échos aux miennes et pourtant, son sourire moqueur reste toujours présent. Pourquoi ? Préfère-t-il prendre le cas Agrippine à la rigolade maintenant qu’elle n’est plus dans ses pattes ? Mon aveu concernant ma jalousie et sa réaction me rendent muette, mes émotions et mes pensées me figent. Henry ne s’en pas compte – ou alors ne le fait pas savoir – et enchaîne. Charrie cet aveu de jalousie alors qu’il, selon lui, n’a pas lieu d’être. Après tout, pourquoi avais-je été jalouse d’une jeune femme que lui-même n’appréciait pas ? La question est légitime mais je n’en tiens pas rigueur car liée à ce sourire narquois, elle m’agace.

En l’espace d’à peine quelques secondes, je passe d’un état indescriptible me rendant toute chose à un état d’agacement intense. Ne plus sentir ses mains sur les siennes, même si sur le point de se brûler autour de la tasse en porcelaine, m’agace. Voir son sourire en coin m’agace. L’entendre me demander pourquoi j’ai été jalouse de cette française de pacotille m’agace. Je dépose à mon tour ma tasse à côté de la sienne. Mon corps décide de coopérer à nouveau. Il est temps d’en profiter. « Ca attise ta curiosité ? Oh, vraiment ? » Je me rapproche d’Henry et lève la tête vers lui. Peu importe qu’il soit bien plus grand que moi, il allait m’entendre. « La seule chose que tu retiens de tout ce que je viens de te dire, après t’être moqué avec ton sourire, c’est ça ? Sérieusement ? » La distance entre nous deux se réduit encore un peu plus. Je n’en tiens pas rigueur, ne réalisant probablement pas que, peut-être si je continue ainsi, j’allais être bien trop proche. L’agacement prévaut sur les autres sentiments, voire les autres sens. « Sur le papier tu avais la fiancée parfaite ! Blonde, grande, aux jambes longues et fines qui font ma taille, française… » Mes propos sont exagérés mais je n’arrive pas à m’en défaire, me semblant légitimes. Je décide cependant de lui tourner le dos, sentant les larmes menacer de couler. « … Tout ce que je ne suis pas, en somme. » Ma voix se craquelle légèrement sur la fin. Je ferme les yeux et croise les bras. Et alors que j’espère qu’il n'a rien remarqué, je ne peux m’empêcher de me demander : va-t-il me briser le cœur une seconde fois, presque un an plus tard ?

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Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Jeu 21 Déc - 23:25
Je souris en entendant Olivia rigoler quand je lui dis que je me serais inquiété qu’elle dise aller bien. Rapidement, elle me dit que de toute manière elle aurait été incapable de me le dire quand je l’avais vu y a deux jours. Je la laissais m’expliquer pourquoi elle n’était pas bien à ce moment là. C’était pas très dur à deviner. Je ne pouvais m’empêcher de grimacer en l’entendant parler de Armel, que je savais avoir été son copain pendant un temps. J’espérais qu’elle accorde cela à la disparition de Mulciber. J’aurais voulu la rassurer quand elle m’annonce que finalement j’avais été le premier visage familier mais je ne trouvais réellement pas quoi lui dire. J’étais moi-même inquiet par toute cette situation. J’étais moi même pas tout à fait à l’aise avec ce qui c’était passé après tout. Et j’étais totalement désemparé face à Olivia. J’aurais voulu lui dire que tout allait bien se passer mais je savais que c’était un mensonge. J’aurais voulu la prendre dans mes bras, lui embrasser le front et essayer de la rassurer mais je n’étais pas bien certain qu’elle ne me repousse pas. Alors je me taisais.

Je me taisais et elle disait autre chose. Autre chose que je n’avais pas cru voir venir. Elle me parlait d’excuse et de jalousie. Je ne comprend pas réellement de quoi elle parle. De légères idées germent dans mon cerveau mais je crains trop de me méprendre pour réellement les formuler. Je pose mes mains sur les siennes en parlant. Je lui dis. Que je comprend pas pourquoi elle s’excuse, qu’elle ne devrait pas s’excuser. Puis incapable de contrôler le sourire qui s’était posé sur mes lèvres, je lui posais la question qui me les brulait. Je lui demandais pourquoi elle était jalouse. Comment cela se faisait ? Comment ? Pourquoi ? Est-ce que par le plus grand des hasard il y aurait une raison à sa jalousie qui me permettrait d’avoir espoir ? Est-ce que c’était autre chose, peut être plus noble mais beaucoup moins intéressant probablement ? Mais je n’avais pas prévu sa réaction. Je la regardais poser sa tasse sans savoir ce qu’elle va faire ensuite. Je m’attendais à une réponse orale… Et quand elle la lâcha, j’aurais presque eu envie de reculer. Ce “oh vraiment” avait quelque chose de franchement flippant. On aurait dit que j’allais me faire gronder. Elle se mettait sur la pointe des pieds et malgré la crainte qu’elle m’inspirait à cet instant, je ne pouvais m’empêcher d’observer son visage, chaque détail de celui ci. Sa voix claquait à nouveau. Tout ce que je retenais ? Je ne me moque pas Olivia. Mais elle n’avait pas l’air de l’entendre ou du moins de devoir l’entendre. Elle se rapprocha encore et je dus me faire violence pour ne pas poser ma main sur sa taille. La fiancée parfaite ? Je haussais un sourcils alors que Olivia râlait. J’avais envie de… Je ne savais pas trop à cet instant précis.

Je voyais ses yeux fermé. Doucement, j’attrape son visage avec ma main pour lui relever le menton. Je souris. Ca tombe bien je préfère les brunes, petites et anglaises. Je continue de sourire, ce même sourire qui m’avait valu de déclencher sa fureur. Mais si elle disait que j’avais la fiancée parfaite, celle qui n’était parfaitement pas elle. Celle dont elle avait été jalouse. Il n’y avait pas trente six milles possibilité. Et il en avait une qui me tentait plus que les autres. Doucement, je me penchais, réduisant le peu de distance qu’il y avait encore entre nous deux. Et j’allais déposer mes lèvres contre celles de Olivia. C’était… la seule chose à laquelle je pensais depuis un bon moment. Soyons honnêtes avec moi même, j’en rêvais. Même si je pensais à autre chose entre deux. Je tenais son visage entre mes mains tout en pressant mes lèvres contre les siennes. Ce n’était pas un baiser passionné. Enfin si… je brulais de passion. Mais je me contentais, l’embrassant doucement. Je finissais par me détacher d’elle. Désolé… Je me détachais soudainement plus brusquement, conscient que c’était une forme d’agression d’avoir fait tout ça sans vraiment lui demander son avis. Je… j’aurais pas du. Désolé. Tu peux… je… Henry Avery, qu’est-ce que tu as fait ?


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Age : vingt-quatre ans
Sang : sang-pur
Statut : fiancée à Henry Avery
Métier : avocate au magenmagot
Baguette : 28cm, bois de noisetier, écaille de dragon, légèrement flexible & droite
Dialogue : #836096

fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Ven 22 Déc - 19:52
Parfois, un rien peut vous faire partir en vrille. Car vous êtes à cran, vous avez peur ou tout autre émotion négative qui, amplifiée, peut être néfaste pour vous et le reste du monde. Déjà très clairement en proie à mes émotions depuis mes excuses, j’admets être partie complètement en vrille sans m’en rendre compte à cause d’un sourire. Son sourire moqueur que je n’ai pas réussi à lire correctement car pas du tout en concordance avec mes mots.
Que c’est stupide d’avoir des sentiments pour quelqu’un.

Henry s’attire mes foudres et son manque de réaction m’irrite plus qu’il ne me calme. Sa nonchalance m’énerve. Son manque de réaction m’énerve. Par Rowena, pourquoi agit-il comme ça ? Pourquoi envoie-t-il des signaux contraires ? Des mois que je ne sais plus sur quel pied danser avec lui. Parce qu’il m’a brisé le cœur. Parce que feue sa fiancée a passé le plus clair de son temps à me détester. Parce qu’il ne l’appréciait pas et n’avait rien dit. Parce que… Parce que trop de choses confuses. Et lui qui me rétorque d’une petite voix qu’il ne se moque pas. J’ai envie de lui crier de me le montrer. De faire quelque chose mais non, je continue sans lui en donner l’occasion. En lui exposant toutes les raisons qui ont fait que j’étais jalouse de cette peste. Parce qu’elle était tout ce que je n’étais pas. Je sais qu’à cet instant-là, les larmes menacent de couler malgré mes paupières closes. Et puis enfin, une réponse. Une que je n’attendais plus, que je n’imaginais même plus.

Sa main attrape mon visage et soulève mon menton. En réponse, ses bras se décroisent en même temps que mes yeux s’ouvrent. Je ne sais plus quoi penser de son sourire mais mon cœur s’affole, comme s’il sait quelque chose que j’ignore. Et la phrase tombe ; il préfère les petites brunes anglaises. « Que… Quoi ? », ai-je à peine le temps d’articuler. Car le temps que l’information soit comprise par mon cerveau, son visage se rapproche du mien. Ses lèvres trouvent les miennes, doucement mais sûrement. Et mon cœur rate un battement – voire plusieurs, je ne sais pas. Désormais rien ne m’importe mis à part l’instant présent. Mes yeux se ferment et les larmes ne menacent plus de couler.
Que c’est bon d’avoir des sentiments pour quelqu’un.

Si quelqu’un m’avait embrassée de cette manière sans mon accord, il se serait pris mes foudres en pleine figure avec une claque en bonus. Seulement avec Henry, la donne est différente. Encore plus lorsque je n’y croyais plus moi-même. Alors au lieu de réfléchir trop longtemps, je me remets sur la pointe des pieds et décide de l’attraper d’une main par le col de sa blouse pour le faire descendre à ma hauteur. Mon autre bras, pour se stabiliser, passe derrière sa nuque alors que mes lèvres retrouvent les siennes sans plus de cérémonie, avec un peu moins de douceur cette fois. A mon tour de lui faire comprendre qu’il ne s’était pas trompé. A mon tour d’avoir le cœur léger alors que tout semble se mettre en place de manière logique et naturelle. A mon tour d’en profiter et de réaliser que cette fois-ci, je suis bel et bien ancrée dans la réalité. La main tenant son col le lâche pour rejoindre celle derrière sa nuque. Je n’ai plus l’impression de contrôler quoi que ce soit, me laissant totalement faire par le moment. Et c’est pourtant à contrecœur que j’écarte mon visage quelques instants plus tard. Sans le lâcher. « Si je ne dois pas être désolée, alors ne sois pas désolé non plus. » Ma voix n’est qu’un murmure alors que mes iris croisent les siens, le cœur encore léger et la tête ailleurs. Je lâche un petit rire alors que mon cerveau percutait enfin l’information. Oui, ça n’était pas un rêve cette fois. Je sens mes joues devenir un peu plus chaudes que d’habitude. « Et maintenant, on fait quoi ? » Posée comme ça, la question semble bête. Toutefois, elle l’est moins si nous commençons à nous attarder sur le reste. Car si la suite entre nous deux semble logique, cette dernière ne l’est plus à partir du moment où nous franchirons la porte de son bureau. Devrons-nous le dire ? Devrons-nous le cacher ? Devrons-nous le dire uniquement à des personnes en qui nous avons confiance ? Ou suis-je déjà en train de faire des plans sur la comète ? Malgré ce qui venait de se passer, crevant enfin un abcès que j’ignorais jusqu’à présent, je me surprends à douter encore. A croire que cet instant de bonheur n’a été qu’éphémère. Même si c’est faux et que seuls les restants d’interrogations me convainquent du contraire. Mes pensées se mélangent. Je me sens plus vulnérable que jamais à cause de ce qui nous attend.

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Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Mer 27 Déc - 13:01
Soyons réalistes, j’avais probablement amplement mérité la colère de Olivia. J’avais surement fait quelque chose pour la mettre dans un état pareil. Surtout Olivia qui était toujours si calme… calme n’était pas forcément le mot mais disons que je savais qu’il en fallait pour la mettre dans un état pareil. Et par Merlin, qu’avais-je donc fait ? Je n’en savais rien. Enfin si. Je savais qu’elle n’avait pas apprécié mon interrogation sur sa jalousie, sans que je comprenne. Surtout que je lui disais : elle n’avait pas de raison d’être jalouse. Elle ne comprenait pas que c’était moi qui aurait du être jaloux. Jaloux qu’elle soit libre de choisir qui elle voulait tant que cette personne n’était pas moi, enchainé dans des fiançailles déplaisantes avec l’autre blondasse. J’attrape son menton, la forçant à me regarder. Enfin à avoir la tête dans ma direction car elle prend seule, heureusement, la décision d’ouvrir les yeux et de me regarder. J’aurais bien voulu me plonger dans son regard encore plus longtemps. Rester là à observer chaque nuance de ces yeux que je connaissais déjà bien. Mais alors, que je tente de lui expliquer par quelques mots, je me rend bien compte de mon impuissance. Je n’arrive pas à lui dire. Et le peu que je dis ne sort pas comme je l’aurais voulu, n’est pas interprété de sa part comme je l’aurais voulu. Alors je me détourne de ses beaux yeux pour aller poser mes lèvres sur les siennes. C’était finalement beaucoup plus facile à faire que ce que je croyais. Je l’aurais su, par ma baguette, j’aurais fait ça bien plus tôt. Vraiment ? Depuis combien de temps déjà j’étais épris de sentiments à son égard ? Combien de temps avant que je me rende compte ? Je n’en savais rien. Peut être parce qu’à cet instant présent mon cerveau était comme sous l’effet d’un sort. Je sentais mon coeur batte plus vite qu’en temps normal. J’aurais envie de prolonger ce baiser, de l’embrasser sur la bouche, sur le visage, dans le cou et bien plus encore. J’aurais eu envie de l’attirer vers moi, de presser son corps contre le mien. Mais je me retenais. Je me contentais de ce baiser doux, déjà voler sans son autorisation.

Je me recule d’un pas ou deux, m’excusant, disant que je n’aurais pas du. Je n’aurais réellement pas du n’est-ce pas ? Je n’avais pas trouver une autre manière de lui faire comprendre. Je n’avais réussi à m’exprimer autrement, trop pris dans les frustrations de ces dernières années. Mais je n’aurais tout de même pas du. J’étais beaucoup plus gentleman que cela. On n'embrasse pas une fille sans son autorisation. J’avais aucun mal à entendre les reproches qu’on pourrait me faire. Et pourtant alors, que je balbutte des excuses loin d’être en bonne et due forme, le visage de Olivia se rapproche encore du mien. La courbe de sa mâchoire, de rebond de ses joues, la lignes de son nez. Chaque détail s’imprègne dans mon iris alors qu’elle se rapproche. Ma bouche ne finit pas la phrase que mon cerveau pensait alors qu’elle attrape le col de ma chemise et me tire vers elle. Je suis sans mal le mouvement et ressens un soulagement comme j’ai rarement connu quand ses lèvres attrapent les miennes, retour de ce que j’avais fais quelques dizaines de secondes plutôt. Je sens son bras se glisser derrière ma nuque et je me penche un peu plus vers elle. Je pose mes mains sur ses hanches et, cédant à l’impulsion et l’envie, je l’attire vers moi. Ce baiser est tout de suite beaucoup moins sage que le précédent, consenti des deux parties. Je sens mon sang prendre feu dans mes veines. J’inspire doucement alors qu’elle écarte son visage du mien. J’en avais oublié de respirer. J’en avais oublié de penser. Je n’étais plus bien sur de me souvenir où je me trouvais. Il y avait juste Olivia.

Je vais déposer un doux et long baiser sur son front alors qu’elle rit, me disant de ne pas être désolé. Et c’est parce que je dois pas être désolé que tu étais énervée ? Je lui adresse un petit clin d’oeil avant de jouer avec une de ses mèches de cheveux. Nous étions à cet instant dans une petite bulle. Une petite bulle que j’aurais voulu voir durer. Mais elle allait bientôt se finir j’en avais conscience. Je reste perplexe devant la question de Olivia. Je n’y avais pas réellement réfléchi avant… J’étais plutôt persuadé que cela n’arriverait pas. J’étais certain que Olivia me repousserait, pour peu que j’oserais lui confier ce que je ressentais. Surement que finalement, qu’elle ai fait la tête un certain temps, même si j’avais toujours mis ça sur le dos d’Agrippine, n’y était pas pour rien dans cette idée. Souriant, encore, je me penchais à nouveau pour lui voler un doux baiser. Je suppose qu’on va… essayer ? Toi et moi, essayer d’être ensemble ? Un instant, j’ai peur qu’elle me dise que non. Qu’elle n’a pas envie d’essayer. Mais non. Elle devait en avoir envie aussi. Sinon, pourquoi m’aurait-elle embrassé comme elle venait de le faire ? Pourquoi m’aurait-elle poser cette question ? Et le moment venu, je suppose qu’il faudra en parler à nos parents… Je disais ça doucement. Parce que je voulais pas la presser, je voulais pas me presser. Et que je savais pas ce qu’elle voulait. Peut être voudrait-elle en parler maintenant même si cela me semblait délicat au vu des évènements des derniers jours ? Peut être jamais… ce qui ne m’enchantait guère. Si le moment venu pouvait être avant que mon père me trouver une autre fiancée dont je ne voudrais pas… Je grimaçais en disant cela. Parce que j’étais certain qu’il cherchait déjà, et que ma mère elle cherchait. Elle disait que je devais me trouver une fiancée. Peut-être avais-je trouvais ? J’avais envie d’y croire. Mais je doutais que la meilleure solution soit de la demander en mariage là comme cela. J’aimais Olivia, je voulais pas brusquer les choses. Je voulais qu’on ne puisse pas douter des choses qu’on ferait.


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fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Lun 8 Jan - 18:18
En venant à l’hôpital Morgane d’Avalon aujourd’hui, je n’avais qu’un seul objectif, qu’une seule intension en tête : celui de dire à Henry ce que je ressentais. Avec les changements majeurs de tout le contexte politique cette année, et en particulier l’attaque de la Tour des Médias et son début de destruction alors que j’étais encore, avec d’autres, à l’intérieur, m’a forcée à prendre un recul inattendu. M’a forcée à découvrir un besoin de me retrouver avec les personnes qui comptent à mes yeux et surtout, m’a fait comprendre que tout ce dont je rêvais était un répit. Un répit dans ce futur plus qu’incertain. Un répit dans cette vie que je mène et devenue trop imprévisible. Et surtout, un répit dans ce chaos presque organisé que sont mes sentiments et mes pensées. La distance entre Henry et moi me pesait plus que ce que je voulais l’admettre. Lui avouer à la fois ma jalousie envers feue Agrippine et mes sentiments me permet alors de vider mon esprit d’une bonne partie de mes complications.

Cependant, rien de ce qui se passa ne fut prémédité par mon cerveau. Je m’étais attendue à une discussion rapide, directe et simple. Je m’étais attendue à ne plus avoir de poids sur mon cœur mais à nouveau de la peine liée à sa réaction négative. Je n’avais pas osé anticiper une réaction positive de sa part, allant dans mon sens. Je n’avais pas osé imaginer une fin qui allait rimer avec le début d’autre chose. Avec le début d’une histoire que je n’espérais plus que dans mes songes. Depuis quand suis-je devenue si pessimiste ? Depuis que tout peut arriver ? Depuis que j’ai dû ramasser mes morceaux de cœur, éparpillés en plein milieu de cette soirée du nouvel an chez les Avery l’année dernière ? Depuis les différentes attaques des Phénix, alliées à celles de la résistance moldue ? Depuis que tout s’accumulait sans réelle solution pour tout contrer ? Un mélange des trois.

Notre premier baiser est rapide, maladroit mais doux, instigué par un Henry qui ne sait pas dans quoi il met les pieds. Le second est bien plus direct et bien moins sage. Le médicomage, en plus d’avoir eu le courage de me donner son point de vue, m’a donné l’avantage de faire le second pas. Le pas décisif, qui définit tout ce qui doit en découler par la suite. Celui qui existe soit pour rassurer, soit pour faire fuir l’autre. Je n’ai aucunement l’intention de le faire fuir cette fois. Et lui non plus. Perdue dans la spirale de cet instant, le cœur à la fois léger et prêt à exploser, j’imagine trois Olivia sous mes paupières closes. Une petite Olivia de six ans, bien loin de s’imaginer toutes les épreuves qu’elle va devoir encaisser, qui ne comprend pas. Une Olivia adolescente qui n’est pas encore sortie avec Armel mais dont le cœur vient de subir de plein fouet la puberté, se martelant l’esprit que, de toute façon, ça n’est qu’une lubie de ses sentiments, que ça lui passera, sans grande conviction. Et une dernière Olivia, celle de l’année dernière, les yeux rougis par les larmes, encore dans sa robe de réveillon, à peine rentrée chez elle, qui n’avait plus vraiment d’espoirs. Toutes les trois me regardent avec un sourire accroché aux lèvres, à la fois surprises et rassurées avant de disparaître. Mes lèvres quittent les siennes à regret, mon être retrouve la terre ferme, refusant tout de même de le lâcher, et mes pensées ses questionnements peut-être trop terre-à-terre que je repousse quelques instants – je ne veux pas briser le moment, encore moins maintenant. Il m’adresse cependant une boutade à laquelle je ris doucement. Je ne le quitte pas des yeux et mord ma lèvre inférieure, souriante. « On va dire que nous n’avons plus à être désolés, tout comme je n’ai plus de raisons d’être énervée. » Je lève cependant la tête pour continuer sur ma pensée et suis légèrement étonnée de le voir perplexe. Je viens encore de mettre les deux pieds dans le plat d’une manière peu gracieuse, loin de mes préceptes de bonne famille, posant peut-être la question de trop. Pourquoi ai-je douté ? Pourquoi ai-je foncé ? Mon flot de pensées chaotiques est toutefois stoppé net par la rencontre de ses lèvres avec les miennes, encore une fois. Si je le soupçonne d’avoir ressenti mes questionnements internes dans tous les sens derrière cette simple question de jeune adulte alarmée, je n’en dis rien, me sentant quelque part coupable de tout lui laisser dire – mettons ça sur le dos du traumatisme post-attentat de la Tour des Médias. Je bois les paroles d’Henry alors que mes iris se plongent dans les siens. Je me calme et acquiesce du chef. Evidemment que je veux essayer, encore plus sans cette pression des fiançailles. Sans cette épée de Damoclès qui nous menace depuis notre naissance. Nous apprenons à vivre avec, jusqu’au moment où la sentence tombe, où tout change. Seulement cette fois, je commence à me persuader que tout sera différent, en mieux. Avec cette drôle d’impression que l’un doit rassurer l’autre – et réussit, surtout – je prends mon tour dans ce petit jeu. Je me mets sur la pointe des pieds, entoure son visage de mes mains et dépose un baiser rapide avec un sourire, lui coupant probablement la parole. Comme si cette action est la plus naturelle au monde. Comme si cela ne faisait pas une poignée de minutes. « Oui. » Mon sourire s’étend. « Oui, je veux essayer sans forcément leur dire. » Ce « leur » qui fait référence à nos familles respectives. Aux parents d’Henry qui doivent probablement plus se démener que ma mère pour lui fourrer de nouvelles fiançailles dans les pattes. Je laisse mes pieds retrouver complètement le sol et lâche le visage d’Henry. Ma main droite va cependant capturer la sienne. « Et s’ils nous coiffent au poteau avant que nous ayons pu leur dire quoi que ce soit, on avisera. » Je lève la tête vers la sienne, un léger sourire en coin qui s’esquisse en même temps. Je refuse de continuer ma phrase, préférant garder pour moi que ce n’est pas ma mère qui s’opposera à tout ça. Elle a soupiré bien trop de fois à mes sautes d’humeur pour me mettre des bâtons dans les roues. « Et puis, si tu as le droit à une Agrippine bis, ou moi à un Agrippin, un petit Avada et le tour est joué… Non, non, je rigole, promis. » Un rire léger s’échappe de mes lèvres, espérant atténuer mes propos. Mes doigts jouent avec les siens inconsciemment. « Vu le contexte politique, de toute façon, je suppose qu’ils auront un autre sujet plus brûlant sur le feu… Enfin, j’espère. » Non pas que je ne veuille pas mais, à vrai dire, gagner du temps de notre côté à nous, parce que nous l’avons décidé, me déplait moins que ce que je pensais.

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Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Dim 14 Jan - 0:31
Après avoir embrassé le front d’Olivia, je lui pose une question. Une petite question de rien mais pour la taquiner un peu. Et finalement, je trouvais que c’était pas si faux. Je préférais m’assurer qu’elle n’était pas énervée tout de même. Mais je la vois sourire en me disant qu’elle n’a plus de raison d’être énervée. C’était donc ça… C’était parce qu’elle pensait que je me moquais d’elle qu’elle était énervée. C’était parce qu’elle pensait que je ne voulais pas cette même chose que ce qu’elle désirait qu’elle était énervée. Cela remettait pas mal de choses en perspectives. Ca remettait, par exemple, sa réaction suite à la découverte de mes fiançailles en question. J’avais finalement rien fait de mal comme je psychotais à l’époque. Enfin si je n’avais pas pu lutter contre le désir de ma famille de me coller une fiancée mais je ne savais pas à l’époque. Je ne savais pas que c’était Olivia la seule fiancée qui m’intéressait. Ca expliquait le quasi silence depuis mes fiançailles. Que nous étions… bêtes d’une certaine manière. Bêtes d’avoir perdu tout ce temps. Du temps perdus pour nous mais finalement, nous en serions pas là sans ce temps de perdu ? Et pourtant, ça avait pas été facile. Pas facile de ne pas voir Olivia pendant temps de temps alors que quand nous étions enfants, elle était toujours là. Pas facile de la retrouver et la reperdre presque aussi vite. Surement que c’était ça. Ce retour express dans ma vie qui avait fait naitre, ou renaitre, mes sentiments pour elle. Et même si je m’étais dit que non sur le moment, je savais que ça m’avait perturbé, blessé d’une certaine manière. Et je crois que je commençais à mieux comprendre pourquoi Agrippine détestait tant que cela Olivia. Il faut dire que je n’avais pas forcément été très discret, ne sachant pas ce qui se tramait dans ma propre tête. A vrai dire… je ne le savais tellement pas que j’avouais, dans la plus grande honnêteté, que je n’avais pas beaucoup réfléchi à un après pour nous. J’y avais pas cru. J’avais pas cru qu’elle éprouvait la moindre chose pour moi. Je croyais pas qu’il y aurait un après. Donc je n’avais pas réfléchi. Je lui propose tout de même quelque chose. Quelque chose d'égoïste. Mais je n’avais pas envie. Pas envie de la partager avec le monde. Pas envie de nous partager. Je voulais juste passer du temps avec elle. Un peu plus de temps.  Tout celui que je pouvais. Elle se met sur la pointe des pieds pour m’embrasser. Je sens mon coeur s’emballer. C’était ça que je voulais. Que je voulais pour moi et rien que pour moi. Que je ne voulais pas partager. Je souris en l’entendant approuvé ma proposition, disant qu’elle ne voulait pas leur dire. Comprenant tout de suite qu’elle parlait de nos familles. C’était tout de suite plus compliqué quand nos familles rentraient en ligne de mire. Mes parents et leur obsession du mariage. Notre société de sang-pur qui ne faisait pas vraiment le mariage parce qu’on s’aimait mais plus parce qu’on le devait. Je sers sa main dans la mienne, je entrelace nos doigts tout en les fixant. Ils nous coiffront pas au poteau. Je me laisserais pas faire cette fois-ci. Je lui souris, me voulant rassurant. Mais je ne l’étais pas tellement rassuré. Je connaissais la famille Avery après tout. Et je connaissais que très peu la mère de Olivia. Très peu, trop peu pour savoir si ce n’était pas elle qui ne risquait pas de nous coiffer au poteau. J’étais pas sure qu’elle m’apprécie en plus. Enfant, je sais qu’elle avait une certaine forme de tendresse à mon égard. Mais je n’étais pas le petit garçon ami de sa fille depuis bien trop longtemps. Mais finalement si Olivia n’était pas fiancé… peut être que Marion ne serait pas tellement un problème. Je hausse les sourcils, fortement surpris, en entendant la nouvelle phrase de Olivia. Elle n’était…. elle n’était pas sérieuse. Je me mis à rire doucement avant de l’embrasser sur le bout du nez. Je ne supporterais pas une seconde Agrippine. Surtout si elle tient comme la précédente à te chasser de ma vie. Je glisse ma bouche jusqu’à sa joue que j’embrasse doucement pendant qu’elle joue avec nos doigts, caressant doucement ma main au passage. Elle évoque le contexte politique et je grimace presque. Je dissimule cette grimace en cachant mon visage dans ses cheveux. C’est… déconcertant. Je me sens incapable de physiquement m’éloigner d’elle pour le moment. J’ai peur de me réveiller et de découvrir que ce n’était qu’un doux rêve. Même si l’évocation du contexte politique me fait savoir qu’on est bien trop proche de la réalité. Crois moi, il faut plus que ça pour décourager les Avery… malheureusement. L’instabilité pouvait être le moment de faire des étincelles de nos baguettes. Le moment d’avancer nos pions aux echecs. Et je savais que Hector et Nicolas y pensaient à cet instant même. Je me recule très légèrement pour la regarder. Tu peux rester combien de temps ? Question… innocente mais pas anodine. Je n’avais pas envie de la voir partir. Pas maintenant. Pas plus que je voulais ébruiter ce nous, je voulais pas qu’elle parte. Je savais pourtant qu’elle n’aurait pas le choix et que je devrais bien retourner travailler prochainement. A la prochaine urgence surement si elle pouvait rester un peu. Et pourrais-tu t’échapper de chez toi ce soir ? Tu pourrais venir chez moi ? Je te préparais à manger si tu acceptes. J’aurais bien proposer de t’emmener au restaurant mais ça mettrait notre nouveau secret à dure épreuve et je crains que ce ne soit la période pour un sang-pur d’être au restaurant. Je guette sa réaction. Je voulais pas aller trop vite. Aller trop vite pour elle. Mais j’avais envie que l’on passe du temps ensemble. Et je savais bien que la seule solution, ou moins la meilleure, pour passer du temps tous les deux alors que nous tentons de garder notre relation secrète était surement de se voir chez moi. En extérieur cela deviendrait tout de suite plus compliqué. Mais je ne voulais pas non plus qu’elle pense que je voulais autre chose que simplement passer la soirée avec elle. Je voulais passer un moment ensemble. Lui faire plaisir avec un bon repas. J’attendais rien de plus. Enfin si, qu’elle accepte que je fasse ce petit rien.


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fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: growing up has just begun (Henry)
ce message a été posté Mer 31 Jan - 21:33
Les coiffer au poteau. Retarder l’échéance. Ne pas se laisser faire. La discussion dérive, par ma faute, sur un sujet sensible, qui techniquement nous concerne tous les deux. Je croise le regard d’Henry. Son sourire n’a pas l’effet rassurant escompté. Ni lui ni moi ne contrôlons nos parents. Et si je sais que ma mère ne sera pas un obstacle – si et seulement si elle est au courant de l’histoire, évidemment. Après tout, ce n’est pas comme si je compte lui annoncer que je sors avec le premier basique du coin… Cette phrase sonne encore bizarrement dans ma tête – je sais qu’Henry n’a pas la même marge de manœuvre avec son père. Lui qui a toujours pu faire ce qu’il voulait de sa vie tout en restant dans les clous n’arriverait peut-être pas à se sortir de nouvelles fiançailles. Je balaye – du moins j’essaye du mieux possible, consciente que la pensée viendra hanter mon sommeil ce soir – cette hypothèse de mon esprit pour lui faire une boutade et redonner un peu de légèreté à notre conversation, quelques instants. Mon cœur est plus léger face à cette réponse et je le laisse faire alors que je ferme les yeux une poignée de secondes et laisse un sourire s’étirer sur mon visage. Le surréalisme de cette situation qui, il faut bien être honnête, ne se déroulait que dans mes songes ne me choque plus. Pire, tout ceci me semble désormais normal bien trop vite. Est-ce le contre-effet de l’attente ? Ou alors d’une évidence qui ne nous sautait pas aux yeux ? A force de vouloir l’oublier ces derniers mois, j’avais fait en sorte d’également oublier pourquoi, quelque part, j’avais moi-même cru à cette évidence. Je reporte mon attention sur nos mains liées et reviens à un sujet plus terre à terre, liée au contexte politique actuel. L’attentat des terroristes n’était qu’il y a à peine quelques jours. Et si je m’en remettais doucement, je sais que d’autres ne voyaient pas encore le bout du tunnel. Je pense à Nilhem, sûrement dans un état lamentable à l’heure qu’il est – j’espère que cela ne durera pas. Je pense aux bruits de couloirs concernant ma famille paternelle, qui aurait grandement perdu des effectifs à cause de l’attentat. Je pense à Armel, que je dois passer voir dans pas longtemps d’ailleurs. Et puis, parmi toutes ces pensées, je pense aussi à ma mère, à cette guerre qu’elle a vécu de plein fouet en pleine adolescence. Elle qui s’en est sortie la tête haute, forgeant une bonne partie de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Des fiançailles ne seraient la priorité de personne à cette époque. Et pourtant, je ne peux que croire Henry lorsqu’il parle de sa famille. J’imagine Hector Avery échafauder des plans, ne sachant plus tellement à quoi m’attendre avec lui. Quant à Nicolas… « Je ne suis même pas étonnée, ton oncle est assez tordu pour n’en avoir rien à faire de la situation. Je le vois assez bien par moi-même tous les jours… » Même si Nicolas Avery ne s’occupe en aucun cas des fiançailles de son neveu détesté – et heureusement ! – je ne peux me demander comment il agirait s’il avait un propre enfant à marier. Enfant que je plains, peu importe qu’il soit réel ou fictif.
Je lâche la main d’Henry sans m’en rendre compte. Le sujet de la politique, mixé à celui de la famille du médicomage, plombe encore plus l’ambiance que précédemment. Une pensée me traverse alors l’esprit : qu’adviendrait-il de ma tête si mon chef apprend pour Henry et moi ? Il ne me lâcherait plus. Me ferait payer je ne sais quoi pour son propre plaisir. Il ne devait pas savoir. Mon cœur rate un battement rien que d’y penser alors qu’Henry me fait revenir sur Terre avec une simple question.  J’ouvre la bouche pour lui répondre avant de me rétracter, ne sachant pas quoi répondre. Je jette un œil à la montre à mon poignet gauche. Je lâche un soupir. « Pas longtemps, malheureusement. J’ai rendez-vous avec Oncle Theodore d’ici peu de temps. Pour mon check-up complet m’a-t-il dit. Pour rassurer Grand-Père. » Grand-Père qui aurait d’ailleurs pu faire le check-up lui-même, pensé-je. « Et je vais en entendre parler si j’arrive en retard. » Je lâche un rire bref. La question qui suit me prend cependant par surprise. Un dîner ? Chez lui ?  Moi qui ai eu peur que l’on aille trop vite à son goût, je me sens finalement bête. Peut-être, en fin de compte, est-il arrivé à la même conclusion que moi ? Que ce sentiment de normalité n’est pas uniquement ressenti de mon côté. Je reste muette quelques instants avant de laisser mon visage retrouver un sourire en coin et hoche la tête en guise de réponse. « Bien sûr. Un dîner chez toi me va. » A nouveau je me rapproche d’Henry, ne voulant pas encore laisser trop d’espace entre nous désormais, et me place à côté de lui. « Je ne suis pas certaine que les restaurants aient retrouvé une activité normale de toute façon… » Ma phrase sort dans un murmure triste. Simple constat post-attentat. Cet été, il a fallu plusieurs semaines pour que l’activité autour de la place redevienne à peu près normale – encore aujourd’hui, j’ai moi-même du mal de passer vers la place sans avoir des flashs d’une statue géante qui explose par mon sort. Sans avoir des souvenirs de tout ce que nous avions tous vécu. Seulement, cette fois, je ne me laisse pas abattre et rebondis sur cette histoire de dîner. « J’apporte le dessert si tu veux, comme ça tu n’auras pas à trop t’embêter à la fin de ton service. » Nouveau sourire, nouveau battement raté alors que je croise son regard. Je regarde alors une dernière fois ma montre et soupire, dépitée. « Si je ne pars pas bientôt, je risque d’en entendre parler plusieurs jours par plusieurs personnes. » Je ne me prive cependant pas pour l’embrasser une dernière fois en prenant mon temps. Quelques minutes de retard ne vont faire de mal à personne. Je veux encore profiter de notre petit secret quelques instants. Je me détache ensuite à contre-cœur. Je retiens un rire en me mordant la lèvre, avant d’essuyer une trace de rouge à lèvres sur sa joue avec mon doigt. « Désolée… » Je l’embrasse rapidement, réellement pour la dernière fois sur ce coup, et me dirige vers la porte de son bureau. « A ce soir, donc », dis-je sur un ton légèrement énigmatique, un sourire peut-être un peu trop béat sur mon visage. Cette consultation a été pleine de surprise, et surtout de nouvelles promesses.

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there's a ghost in the back of this room and i don't like it. i fall asleep with my covers pulled up and try to fight it. i gotta say it's hard to be brave when you're alone in the dark. i told myself that i wouldn't be scared, but i'm still having nightmares. (c) okinnel.
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Re: growing up has just begun (Henry)
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