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❝ Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ❞
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Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
ce message a été posté Jeu 9 Nov - 19:28
Aurait-elle pu se libérer ? Sortir de chez elle sans éveiller les soupçons de ses sorciers ? Venir discrètement sans être suivie ?

Nous sommes à deux jours de noël et Oliver ne s’est toujours pas réveillé. Au pied de son lit, il y a quelques jours de ça, Mary a confectionné une crèche avec une vieille pâte à modelé desséchée qu’elle a trouvé lors d’une mission de ravitaillement. Le résultat est peu probant, une oreille de l’âne s’est cassée et les yeux de Sainte Marie mère de Dieu sont de travers. Mais Mary y a mis du cœur. Depuis plusieurs jours, Mary se met au chevet d’Oliver, sert fort la main de son ami et fredonne des chants de noël.

Dans sa poche, une boîte. Dans la boîte, un petit jésus en pâte à modeler. Mary attend impatiemment la nuit du 24 au 25 pour déposer la figurine dans son berceau. Elle espère que le seigneur verra son geste et redonnera un souffle de vie à Oliver. Ce serait magnifique. Imaginez, ses paupières s’ouvrir à noël, Mary serait là, louant le seigneur et serrerait fort son ami dans ses bras. Dieu est bon et son amour est inconditionnel, il réveillera Oliver, elle en est sûre.

Mary était devant le lieu de rendez-vous emmitouflée dans un long manteau en peau de chevreuil qu’elle avait chassé elle-même. Tous s’étaient régalés de la chaire de l’animal que Mary avait fait mijoter pendant des heures avec une épaisse sauce aux mûres. Oliver s’était même resservi par deux fois et avait remercié le seigneur d’avoir mis une si bonne cuisinière sur sa route. Cela faisait deux hivers que Mary portait ce manteau et malgré des coutures grossières, il était encore en bon état.

Mary pousse la lourde porte de l’église, racle l’eau croupie du fond du bénitier espérant que ce soit de l’eau bénite et non de l’eau de pluie et fait un signe de croix. Elle sort une petite boîte d’allumettes, en craque une pour allumer un cierge et dépose dix pounds dans la corbeille de la quête, par principe. Elle traverse la nef, protégeant de sa main la flamme du cierge, de peur que le vent de l’éteigne, puis s’agenouille devant ce qu’il reste de l’autel. En silence, elle prie.

Mary avait trouvé cette ancienne église dans le parc national de Dartmoor. Nichée au cœur de la forêt, la bâtisse avait dû être belle en son temps. Aujourd’hui, il n’en reste que des ruines. Le plafond s’est écroulé et la nature y a repris ses droits. L’endroit est idéal pour rencontrer la jeune esclave. La proximité avec Avalon permettra à la jeune fille de venir sans trop de difficultés et Mary se dit que si l’église n’a pas été rasée, c’est surement que les sorciers n’y ont pas fait attention. L’endroit semble donc plutôt bien sécurisé. Mary se méfie tout de même des rafleurs qui ont attrapé plus d’un des leurs.

« Seigneur Jésus. Pardonne à Oliver sa fougue et sa colère. Tu es bon mon Dieu. Pardonne-moi aussi mon égoïsme. Je ne fais que pleurer depuis deux mois. Je ne m’occupe plus des autres. Je veux être digne de toi mon Dieu et je vais essayer de me reprendre en main. Je m’occuperais bien d’Oliver, mais je n’oublierais pas les autres. Pardonne-moi seigneur. »

Le vent s’engouffre dans l’église et éteint le cierge. Marie essuie une larme qui vient de rouler sur sa joue et craque une nouvelle allumette. La flamme danse à nouveau.

« Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du Mal.

Amen»


Il y a quelques mois, avant le drame, Oliver avait demandé à Mary de rencontrer Eleanor. La petite avait passé du temps avec eux à l’adolescence mais n’avait pas donné de signe de vie pendant un bon bout de temps. Elle s’était fait prendre, comme tant d’autres. Depuis quelques temps, elle a repris contact avec la nouvelle inquisition. Oliver se méfie. C’est pour ça qu’il a demandé à Mary de la rencontrer. Savoir ce qu’elle sait, ce qu’elle veut, ce en quoi elle croit et s’assurer qu’elle n’ait pas été pervertie par le malin. Oliver faisait confiance à Mary pour ce genre de choses. Elle est calme et attentive alors les gens se livrent facilement.
Depuis qu’il est arrivé ce qui est arrivé, Mary n’a pas eu la force. Elle ne se sentait pas dans l’état pour ce genre de rencontre et pour être honnête, son esprit était concentré sur autre chose. Mais elle s’est dit qu’il fallait le faire, pour Oliver. Alors elle a proposé le rendez-vous et espère que la gamine viendra. Peu importe. Mary est contente d’être dans la maison de Jésus, de pouvoir parler seule à seul avec notre sauveur. Ça fait du bien.

Mary se retourne au bruit d’une branche qui craque derrière elle. Un rafleur ? Non, c’est la fille.

« C’est fou ce que tu as grandi… Tu es devenue toute belle. Une vraie jeune femme ! »
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Re: Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
ce message a été posté Dim 12 Nov - 17:06
Alors que la saison faisait que les jours se raccourcissaient,
tu avais plutôt l'impression inverse. Plus ça allait, plus les jours te semblaient longs et fastidieux. Aujourd'hui à deux jours de Noël, et depuis un peu plus d'une semaine déjà, tu te tuais à la tâche. Pour contenter ton maître. Tu le soutenais dans cette épreuve, dans ce rush de fête de fin d'année où il devait déborder d'imagination pour créer les plus belles tenues que les sorcières s'arracheraient pour la nuit de Noël, et celle du nouvel an. C'était difficile, mais surmontable. Quoi que. Tes journées étaient fatigantes, et tu avais le droit à que peu de répit. Si bien que ce soir, tu doutais d'être à l'heure pour ton rendez-vous secret. Mais, pour ne pas éveiller les soupçons, tu avais agis comme si de rien n'était, et il fallait dire que Armel était occupé à bien d'autres choses que de savoir ce que tu avais en tête.

Alors quand la soirée fut bien avancée, et que vous aviez fini de réajuster les tenues dans la boutique, pour enfin rentrer au manoir, tu remercier. En toute honnêteté, tu n'avais pas à te plaindre de ta famille "d'accueil". Car si c'était Echo qui, la première, t'avait acheté, tu avais vite compris que tu n'étais considérée que comme un meuble dans la famille, et qu'on ne te demanderait des choses que s'il y avait besoin, ou si par malheur tu oubliais ton devoir. Et maintenant que tu appartenais exclusivement à l'aîné de la famille, il était devenu rare qu'on te demande quoi que ce fut. Alors, comme il te remercias, tu imaginas rapidement qu'il n'aurait pas spécialement besoin de tes services ce soir là, et donc que tu pourrais filer en douce. C'était d'ailleurs une chose que tu n'appréciais pas. Tu avais la confiance d'Armel, et ça te faisais mal au coeur de le trahir ainsi. De toute façon, appartenir à la Nouvelle Inquisition était tout aussi une trahison, et bien plus grande encore de que filer en pleine nuit.

Tu avais alors attendu que le manoir soit plus ou moins endormi, et comme tu t'en doutais, on ne t'avait rien demandé. Tu pris soin de ne pas faire de bruit en quittant la demeure, vêtue du long manteau en fourrure qu'on t'avait donné pour la journée.  Tu avais même remonté la lourde capuche sur ta tête, avant de gagner les bois aussi vite que tu le pouvais. Tu espérais ne pas faire trop attendre Mary, cela t'embêterais beaucoup. Elle étais gentille, et aimante, tu voyais en elle une figure maternelle. Une figure que tu n'avais pas vu beaucoup de temps malheureusement.  Tu eus un pincement au coeur. Tu serras d'avantage ton manteau contre toi, alors que tu pressais le pas. Tu n'avais pas la moindre idée d'où pouvait se trouver ton lieu de rendez-vous, enfin, tu en avais une vague idée, mais ce n'était pas franchement précis. Et tu n'avais pas spécialement envie de te perdre dans les bois en pleine nuit, sachant que tu n'avais pas toute la nuit justement pour discuter. Tu avais quoi, une heure ou deux ?

Tu te mis à regarder le ciel, peut être espérais-tu apercevoir la lumière des étoiles pour te retrouver. Ton père t'avait appris ça quand tu étais gamine, c'était il y a bien longtemps et tu n'avais pas eut tellement l'occasion de mettre en pratique que tu avais appris. Un soupir, alors que tu marchais le nez en l'air pendant que le froid mordait tes oreilles et ton nez, tu manquas de te ramasser superbement à cause d'une branche. Tu l'as fit d'ailleurs craquer, de mécontentement, avant de te rendre compte que le point de rendez-vous s'était dressé devant toi. Tu souris, tu étais enfin arrivée. Tu te glissas alors entre les deux battants de la lourde porte, pour entrer finalement dans l'église en ruine. Et malgré ces ruines, elle n'en perdait pas sa superbe. Bien que ces lieux t'étaient quelque peu étrangers, tu devais bien avouer qu'ils étaient sublimes. Même à moitié détruits. Mary t'interpella, et tu baissas ton regard sur elle, alors qu'un sourire vint illuminer ton visage.

« Je suis désolée pour le retard Mary, j'espère ne pas vous avoir fait trop attendre. »  fis-tu, alors que dans un tic de langage tu la vouvoyais.

Tu avanças doucement vers elle, les bras timidement tendus, avant de l'embrasser. Tu avais besoin d'une étreinte, et ces temps-ci, tu imaginais que elle aussi en avait besoin quelque part. Tu t'écartas alors gentiment, avant de regarder une fois de plus autour de toi. Tu n'en revenais pas que ce lieux ait gardé autant de charme avec la destruction et la nature qui reprenait le dessus. D'un côté tu y voyais une lueur d'espoir, la nature qui reprenait ses droit sur le contre-nature. Et alors que ton regard se reposait sur Mary, ton visage s'adoucit, montra une pointe d'inquiétude.

« Tout vas bien ? » demandas-tu.

Tu penchas la tête sur le côté, tu la sentais préoccupée, troublée. Peut-être allait-elle t'en parler, cependant si elle ne le souhaitait pas, tu respecterais. Tu avais connaissance de la relation qu'elle avait avec Durham, et tu te doutait que la condition actuel de cet homme pouvait la toucher, bien plus qu'elle ne te touchait, toi. Tu ne le connaissais pas personnellement, et tu ne partageais pas tous ses idéaux, mais tu respectais ce qu'il avait fait, ce qu'il voulait faire.  
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Re: Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
ce message a été posté Jeu 23 Nov - 19:38
Un câlin, ça fait toujours du bien un câlin. Si sa pudeur en tant normal lui aurait dit de ne pas prendre n’importe qui dans ses bras, Mary enlaça volontiers la jeune fille. L’absence d’Oliver a créé un vide dans son cœur et même s’ils n’étaient pas du genre à se sauter dans les bras à tout bout de champs, c’est agréable de sentir l’étreinte amicale d’une des siennes.

« Ne t’en fait pas pour le retard. Je sais que c’est compliqué pour vous autre. Ne t’inquiète pas pour moi, personne ne m’attend. »


Mary ne répond volontairement pas au « Tout vas bien ? » d’Eleanor. Elle fait mine de n’avoir rien entendu (les avantages de l’âge). Bien évidemment que tout ne va pas bien. Bien sûre que Mary a envie de hurler, de fusiller l’ordure qui a fait du mal à Oliver, de serrer dans ses bras ses propres enfants au lieu d’une gamine qu’elle connait à peine, d’arrêter de pleurer les morts, de ne plus angoisser dès qu’un des siens part en mission. Non, tout ne va pas bien, mais Mary ne va pas s’en plaindre, elle n’est pas là pour ça.

D’un signe, Mary demande à Eleanor de prendre place sur un banc d’église avant de s’assoir à côté d’elle.

« Comment vas-tu, depuis toutes ces années ? Ça nous a fait quelque chose avec Oliver quand on a appris que tu t’étais fait prendre. Ça nous pend au nez à tous. Il y en a juste qui ont du bol. On s’est vraiment inquiété de voir que tu ne revenais pas. Pourquoi tu n’es pas revenue ? Pourquoi autant de temps ? »

Mary se tait quelques instants et regarde la jeune fille.

« Excuse-moi d’être aussi directe, mais je sais qu’on n’a très peu de temps. Je n’ai pas envie de t’accabler, loin de là. Je sais que c’est difficile pour vous. J’en connais tellement qui souffrent chez les sorciers. Mais je comprends pas pourquoi tu nous a pas donné de nouvelles, pourquoi être restée si longtemps absente ? J’ai eu peur, je te croyais morte. Qu’est-ce qu’ils t’ont fait ? Comment peuvent-ils endormir la rage qui sommeille en vous-autres, les jeunes ? J’ai jamais été une grande révolutionnaire quand j’étais jeune. Même le Brexit, j’avais pas d’avis. Mais ça, je ne peux pas laisser passer, c’est trop grave, c’est trop dangereux. On peut pas laisser faire. Ça ne peut plus durer. Alors pourquoi ? Pourquoi on n’est qu’une poignée à se battre. »

Mary ne pouvait s’empêcher de penser que s’ils avaient été plus nombreux, il ne serait pas arrivé de malheur à Oliver, que chacune de leurs actions ne se seraient pas transformées immanquablement en boucherie.

Quand elle travaillait encore, il y avait eu une grève générale à l’usine de poulet. Ils voulaient délocaliser en Asie parce que soi-disant que les ouvriers anglais coutaient trop cher. Et bien Mary avait suivi le mouvement, ils avaient dû se serrer la ceinture ce mois-ci parce que Thomas était le leader des grévistes, mais ils l’avaient fait. Les enfants avaient fait des belles banderoles pour les manifestations. Ils n’avaient pas gagné parce qu’il y a eu plein de licenciements cette année, mais ils se sont battus. Là, c’est pareil. C’est même pire. Alors que des jeunes se laissent faire, ça la déçoit.

Un silence s’installe.

« Excuse-moi. Je ne devrais pas dire des choses comme ça. Je sais que c’est dur pour vous. »
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Re: Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
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