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❝ The night is dark and full of terrors ❞
 :: Royaume-Uni :: Ailleurs
Alice au pays des Merveilles
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The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Ven 10 Nov - 17:28
_ Are you, are you, coming to the tree ? They strung up a man they say who murdered three. Strange things did happen here. No stranger would it be if we met at midnight in the hanging tree.

Un à un, les flambeaux accrochés le long des murs s'embrasèrent devant la silhouette qui venait d'apparaître au bas de l'escalier, dévoilant un couloir étroit, froid et austère. Aucune fenêtre laissant entrapercevoir l'extérieur. Aucun tableau, aucune tapisserie ni autres fioritures pour en adoucir les contours. Juste une pierre nue, impersonnelle, semblable à tant d'autres endroits à travers le Royaume-Uni. Voire peut-être même le monde entier. Qui pouvait savoir ? Certainement pas Jane Callaghan ou aucun autre des déchets qui avaient fait l'erreur de la suivre dans sa stupide rébellion.

_ Are you, are you, coming to the tree ? Where dead man called out for his love to flee. Strange things did happen here. No stranger would it be if we met at midnight in the hanging tree.

Vivienne se sentait d'humeur guillerette. Elle avait le pas léger, presque bondissant, tandis qu'elle avançait en direction de l'unique porte visible à l'autre bout du couloir. Sa main traînait nonchalamment derrière elle, effleurant du bout des doigts l'humidité qui s'était condensée le long des murs. C'était devenu une routine. Chaque fois qu'elle descendait ici, elle lui chantait une nouvelle chanson. De cette voix aussi douce que le miel, comme celle d'une mère au chevet de son enfant, à l'heure du coucher. Il ne lui semblait pas avoir jamais chanté de berceuse à ses enfants pourtant. Une ou deux fois, peut-être, lorsque Absolam avait contracté l'hippogrippe quelques temps après son sixième anniversaire, mais elle n'en était plus très sûre et, de toute façon, cela n'avait pas la moindre espèce d'importance.

_ Are you, are you, coming to the tree ? Where I told you to run so we'd both be free. Strange things did happen here. No stranger would it be if we met at midnight in the hanging tree.

Arrivée devant la porte, la sorcière marqua une pause. Le temps de tirer sa baguette hors de son fourreau et de lancer un sort de désensibilisation olfactive autour d'elle. L'odeur de la pisse et de la merde ne l'avait jamais particulièrement attiré, voyez-vous, et le petit oiseau sur lequel elle était parvenue à mettre la main empestait aussi bien l'un que l'autre si elle ne prenait pas ses précautions. Avant de tirer le loquet de sa cage, Vivienne attrapa également un flambeau. Il n'y en avait pas à l'intérieur. Elle avait décidé que son petit oiseau serait un oiseau de nuit, plongé dans les ténèbres et le silence assourdissant de l'oubli jusqu'à ce qu'elle daigne venir lui rendre visite. Plusieurs jours pouvaient s'écouler de la sorte. Jamais à la même fréquence. Avait-elle fini par se lasser ? Mourrait-elle de faim ou de soif avant qu'elle ne revienne ? Encore une fois : qui pouvait savoir ? Vivienne s'étonnait parfois que la fille de Jane Callaghan ne soit pas encore devenue folle à lier. Mais cela finirait par venir. Aussi entêtée et farouche qu'elle était, la petite Phénix finirait par se briser.

_ Are you, are you, coming to the tree ? Wear a necklace of rope side by side with me. Strange things did happen here. No stranger would it be if we met at midnight in the hanging tree.

Si pitoyable. Le petit oiseau n'avait-il déjà plus assez de forces pour redresser la tête quand elle pénétrait dans sa cage ? Esquissant une moue de dégoût, Vivienne s'approcha doucement de la misérable silhouette enchaînée contre le mur, les bras en croix, à l'image de ce Christ que les moldus vénéraient idolâtrement. Elle s'accroupit alors devant elle et vint lui relever le menton du bout de sa baguette.

_ Waky, waky, little dove. Missed me already ?
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Métier : Fugitive assignée à résidence depuis qu'elle a été récupérée par les Phénix
Baguette : Bois de cornouiller, ongle de troll, 24,7 cm, rigide. Même qu'elle a un petit nom : « Poppy ».
Epouvantard : Le noir. Total et absolu.
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Fille de Jane Callaghan - Atteinte d'une forme légère de dyslexie, écrite mais aussi orale sous le coup d'une forte émotion - Adore tout ce qui fait BOUM - A la gueulante facile et jure comme un charretier - Fugitive rodée - Du fait de son héritage sorcier péruvien, possède une affinité particulière avec le feu - A désigné Vivienne McKay comme sa Némésis jusqu'à ce que la mort les sépare - Capturée par la «pute à Mangemorts» sus-citée lors de la mission de la Tour des Médias (event final 1), elle a coulé quelques mois obscurs dans divers cachots Mangemorts jusqu'en février 2047 (event 5), soit lorsque les rebelles sont venus la récupérer - Atteinte d'un syndrome de stress post-traumatique, elle reprend, lentement mais sûrement, ses esprits bien abîmés.
Re: The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Lun 13 Nov - 23:54
En captivité, tous vos sens se dérèglent. Nulle lumière pour vous permettre de capter le moindre contour, si bien qu'à force, vous finissez par vous demandez : suis-je devenue aveugle ? Pourrais-je retrouver la vue un jour ? De tous les bruits, le pire était certainement celui des rats grattant dans les cloisons. Enchaîné, vous vous demandiez : quand viendront-ils pour moi ? Lorsque le sommeil vous trouvait enfin, répit salvateur vous permettant d'échapper à vos seules pensées, vous vous trouviez soudain éveillé, avec l'impression que quelque chose vous grouillait sur le ventre. Mais en réalité, il ne s'agissait que de la faim. Heureusement, à mesure que le temps passait et que les forces physiques vous abandonnait, l'estomac finissait par cesser de gronder. Heureusement.

Le pire était certainement l'odeur. De sa propre crasse, morve, merde et pisse dans laquelle on vous laissait baigner. Mariner. Là encore, le sommeil se faisait traître. Chaque réveil était un assaut d'effluves toutes plus terribles les unes que les autres. C'était eux qui vous rappelaient où vous vous trouviez, ou plutôt, où vous n'étiez pas. Seule certitude, au demeurant. Ne pas être en sécurité. Ne pas être auprès des siens. Être ou ne pas, telle n'était pas la question. Etiez-vous seulement encore quelqu'un, même quelque chose, dans ce jus malodorant, avec votre esprit pour seul compagnon régulier ? Celui-là même qui vous jouait des tours, vous laisser entendre et renifler un environnement dont vous ne saviez rien. Ne pas savoir où vous vous trouviez. Ne pas savoir si vous sortiriez un tour de cette geôle dont vous imprégniez les murs de votre âme et de votre corps abîmés. Abîmes d'incertitudes, de peurs et d'inaction totale. L'impossibilité indéniable, horrifique, terrible, de faire, de comprendre, de savoir. Quoi que ce soit.

Are you, are you, coming to the tree ? They strung up a man they say who murdered three. Strange things did happen here. No stranger would it be if we met at midnight in the hanging tree.

Frémissement du poil se dressant sur leur échine. Elle chante, elle chante toujours. Quand elle lui fait grâce de sa présence, elle a chaque fois une petite comptine aux lèvres. Elle s'annonce à sa prisonnière, comme si elle soignait son entrée ou préparait son arrivée. Un goût de bile aux lèvres. Ah oui, le goût aussi ! Chaque morceau de nourriture, même rassis, explosait en bouche, réveillait vos papilles asséchées. Quant au vomi, il n'avait jamais paru si acide. Si malvenu, également. Parce que rendre le seul repas de la semaine, merde, ça faisait drôlement chier.

Waky, waky, little dove. Missed me already ? On lui redresse le menton, à ce qu'il reste de la O'Meara, la petite Phénix toute sèche dont, en apparence, il ne reste rien. « Sale pute. » A part le fiel. Voix rauque, dissonante. Comme cassée. Depuis quand n'a-t-elle pas parlé ? Elle veut cracher. Bof. Il faudrait de la salive, pour ça. « J'te crèverai. J'te ... Crèverai. » Elle inspire, soupire. C'est tellement fatigant, de parler. Et le feu qui lui brûle les yeux. Elle serre les paupières. Très fort. C'est douloureux. Tout est terriblement douloureux.

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Re: The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Jeu 16 Nov - 22:42
Un sourire vint ourler ses lèvres de serpent. Son petit oiseau avait le réveil grognon, de toute évidence. Ce n'était pas la première fois que Vivienne en faisait le constat, mais elle aurait cru depuis le temps que ce vilain défaut aurait fini par lui passer. À croire qu'on ne revenait pas aussi aisément sur vingt-six ans de mauvaise éducation... Mais elle était patiente. Jusqu'à un certain point. Elle parviendrait bien à faire rentrer quelques notions de base dans ce crâne épais. Elle était prête à y mettre du sien s'il le fallait, et à user des méthodes les plus variées. Elle ne savait pas trop ce que la fille de Jane Callaghan escomptait de ces ridicules coups d'épée dans l'eau en plus. Croyait-elle la blesser ? Écorcher son honneur ou son ego ? Ce n'était que des mots. Vivienne supposait qu'elle se raccrochait désespéramment aux seules armes qui lui restaient, et des mots étaient bien tout ce qu'elle avait encore à sa disposition, mais même à ce petit jeu elle n'était pas très douée. La comparer à une catin, vraiment ? Était-ce donc là tout ce dont elle était capable ? Ça et lancer des menaces en l'air qui n'auraient pas effrayé un cracmol. Vivienne leva alors les mains au-dessus de ses épaules en signe de reddition et fit mine de frissonner d'horreur. Elle ne pu garder son sérieux très longtemps cela dit, et échappa aussitôt un petit rire charmant.

_ Sale pute. Ce n'est pas un très joli mot. Pourquoi dirais-tu une chose pareille, en plus ? Je ne me souviens pas avoir jamais fait payer un homme pour avoir le plaisir de partager mon lit. Certainement pas que tu ais été là pour pouvoir affirmer le contraire en tout cas.

Elle haussa les sourcils tout en écarquillant les yeux, l'air de dire : non mais ça va pas, non. Cette simple pensée était d'ailleurs plus effrayante que n'importe quelle promesse de mort proférée à son encontre. Comme pour lui rappeler son impuissance, Vivienne laissa alors courir son regard le long des chaînes entravant ses poignets, et la façon qu'elle eut de renâcler avec mépris fut peut-être plus insultante encore que si elle lui avait de nouveau rit au visage. Pauvre sotte, songea-t-elle tandis qu'elle se redressait. Lizzie était décidément longue à la comprenette. Elles avaient pourtant déjà eu une conversation plus ou moins similaire lors de l'une de leurs premières entrevues. Vivienne avait alors quitté son cachot à peine arrivée, avant même d'avoir eu le temps de lui donner à boire ou à manger. La laissant seule pendant encore deux jours. Quarante-huit heures. Deux mille huit cent quatre-vingt longues, très longues minutes dans le noir. Elle ne pouvait pas croire que cela représentait une expérience que son petit oiseau souhaitait revivre de si tôt. Mais peut-être se trompait-elle. Peut-être que Elizabeth O'Meara Callaghan appréciait cette vie rudimentaire qui lui donnait l'occasion de s'interroger sur le véritable sens de l'existence. Lentement, Vivienne retourna alors en direction de la porte, près de laquelle elle avait abandonné une besace en rentrant. Son contenu devait d'ailleurs commencer à faire planer une douce odeur sur la pièce.

_ Je t'avais apporté un petit quelque-chose, mais si ma compagnie te dérange je peux m'en aller.

C'était à elle de voir. Il suffisait de dire le mot magique.
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Re: The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Lun 18 Déc - 23:19
Ses yeux sont tout larmoyants à cause du feu que la McKay a apporté et qui éclaire sa cellule. Celui qui lui brûle les paupières et les fait cligner incessamment. La Phénix a l'impression que, tandis que les ombres se délitent, la réalité la rattrape. La sensation du fer des chaînes sur ses poignets, les courbatures dans ses muscles ... Sale pute. J'te crèverai. Elle ressasse cette ritournelle, sempiternelle, cependant, elle doit le reconnaître, Lizzie, plus les jours - semaines ? - passent, moins elle a de saveur. Comme si elle y croyait de moins en moins. Elle réalise avec effroi que l'espoir s'amenuise. Azkaban et ses horreurs dolohoviennes n'ont rien à envier à la brutalité de sa nouvelle maison. Et ce ne sont pas les coups. Car il y en a pas. La Mangemort ne la bat pas, en général. Elle a d'autres moyens, tellement plus nombreux et retors pour la faire plier, ployer. Jusqu'à ce qu'elle crie grâce.

« No ... Non ! » Grincement animal. Un geignement, même. Elle se déteste. Elle se fiche la nausée. Elle veut crever. « 'Pars pas. S'il te plaît. » Elle regrette, aussi, la brune. Elle n'aurait pas dû se laisser aller comme ça à son impétuosité coutumière. Surtout pas. Sa survie, elle repose entre les mains de cette folle qui l'a liée. Dichotomie de la vie et de la mort ; elle pense au suicide tout en rêvant au contenu de ce sac qui lui remplira sûrement le gosier, si elle se comporte bien. Il sent bon. Il respire les instants supplémentaires qu'elle gagnera, lesquels permettront à ce qu'il reste de sa carcasse de fonctionner. Elle imagine ce qu'il contient. Peut-être un peu de carrot-cake. Elle adore le carrot-cake. Elle voudrait aussi mordre dans une cuisse de chevreuil. S'enfiler un monceau de pommes de terres au four. La petites, là, celles dont la peau craque sous les dents. Les lèvres humides, elle se rend compte qu'elle s'est mise à baver. Elle s'en fout. Son estomac s'est réveillé, s'agite. Il hurle une faim qui n'a pas de nom : vivre, encore. Un instinct insatiable. Tellement ancré. « Désolée ... » Oh horreur ! Elle supplie, le ton de sa voix ne laisse aucune équivoque à ce sujet. Elle devrait en avoir honte. Après, peut-être. Pas maintenant, non. Elle a trop faim.

Et tellement peur, aussi. La convoitise n'est pas seul pêché à lui brûler les entrailles. Si sa geôlière s'en va, alors, elle sera à nouveau seule. Avec les rats, avec ses sombres pensées. Pour combien de temps ? Une seconde serait de toute façon de trop. A l'infamie de sa situation s'ajoute celle, encore - beaucoup - plus ignoble de la dépendance qu'elle est en train de nouer autour de son bourreau. Vivienne lui parle. Vivienne lui chante des chansons. Vivienne la nourrit. Sans elle, Lizzie O'Meara est persuadée qu'elle n'existe plus. Elle n'a plus qu'elle.

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Re: The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Ven 2 Mar - 22:07
Vivienne suspendit son geste, sa main s'arrêtant à mi-parcours tandis qu'elle se tendait déjà en direction du  flambeau accroché près de l'entrée. S'il te plaît. Trois petits mots de rien du tout qui signifiaient pourtant déjà tant dans la bouche de Lizzie O'Meara. Ils sonnaient comme une délicate mélopée ou un doux air de printemps. Celui que le chant d'un oiseau apportait pour annoncer la fin de l'hiver. Enfin. Enfin la fille de Jane Callaghan renonçait, s'abandonnait et se soumettait à sa volonté. Vivienne dut faire un effort considérable pour ne pas afficher trop ostensiblement son plaisir. Une lueur fauve ne put s'empêcher de venir faire pétiller son regard, avec toute la malice d'une vipère face à un jeune étourneau tombé du nid, mais elle parvint malgré tout à contenir son excitation soudaine derrière un sourire courtois, à peine plus concerné que si la Phénix venait de lui annoncer la météo du jour.

_ Tu vois bien que ce n'était pas si difficile.

Elle revint alors vers elle et s'accroupit à nouveau à sa hauteur. Elle avait amené la besace avec elle, qu'elle déposa délicatement devant sa captive avant d'en tirer une flasque au contenu orangé. Du jus de citrouille. Elle avait pensé que la petite colombe apprécierait, en cette période de fêtes. Dehors, dans le monde extérieur, les petits sorciers et petites sorcières d'Avalon s'apprêtaient à étrenner leurs cadeaux de Noël, et les adultes à digérer les frasques du réveillon, mais peu importait si elles prenaient de l'avance. Ici, le temps n'avait pas d'emprise. Il était une notion abstraite, inventée pour les vivants. Or Lizzie ne l'était déjà plus vraiment. Sa vie ne tenait qu'aux ténèbres environnantes, son existence entière réduite à de petits riens insignifiants. Elle n'était plus qu'un corps, un pantin de chair et de sang, puant et suintant, un esprit brisé, ou sur le point de l'être en tout cas. Personne ne résistait éternellement à la torture. Pour certains, c'étaient les coups qui les faisaient craquer, pour d'autres il fallait se montrer plus ingénieux. Mais tous, tous, finissaient par céder. C'était Wilfric Mulciber qui lui avait appris cela, dans le temps des guerres civiles. Penser au vieil homme n'était toutefois pas la meilleure idée si elle comptait amadouer Lizzie avec la carotte plutôt que le bâton, et Vivienne s'empressa de chasser le souvenir de son mentor tandis qu'elle tendait enfin le goulot tant convoité à sa captive.

_ Shhh, doucement, petite colombe. Ne sois pas si pressée ou tu risquerais d'avaler de travers. Se serait dommage de t'étouffer maintenant.

Prise d'un soudain élan de compassion, la sang-pur leva la main pour venir caresser les cheveux poisseux de la pitoyable créature face à elle. Elle aurait presque pu avoir de la peine pour elle, en vérité. Après tout, Lizzie n'avait pas choisi de mener cette vie de hors-la-loi. Elle s'était simplement imposée à elle par la force des choses. C'était sa mère, Jane Callaghan, qu'il fallait blâmer pour cela. Si égoïste qu'elle avait entraîné sa propre fille dans les méandres de sa vaine folie.

_ Quel gâchis, soupira alors Vivienne. Tu aurais pourtant pu avoir une vie si différente. Tellement plus radieuse et facile. Je ne dis pas que notre monde est parfait, loin de là je supposes même, mais est-il vraiment si terrible pour que vous vous échiniez à faire couler toujours plus de sang que nécessaire ? Tu n'es pas si mal née pourtant. Basique de rang 3, si je ne m'abuse ? Songes-y. Combien de vies épargnées si l'Ordre du Phénix avait accepté son sort après la fin des guerres civiles ? Cela m'attristes vraiment, quand j'y pense. Tous ces destins et ces jeunesses brisés... Et au nom de quoi ? D'un monde plus juste ? Un petit rire passa ses lèvres, dont elle n'eut même pas à forcer ou à simuler la mélancolie passagère. Ce monde n'existe pas. C'est une chimère. Une jolie fable faite pour endormir les enfants. Le nôtre n'a jamais été juste. Ni aujourd'hui, ni hier, ni demain. Peu importe de quoi demain sera fait. Mais notre système, lui, assure un certain ordre, et cet ordre prévient le chaos. Il empêche plus d'orphelins de devenir orphelins, plus de parents d'avoir à enterrer un enfant ou plus de frère de pleurer une sœur. S'il est juste ? Non, mais il fonctionne. Si seulement tu pouvais voir cela, petite colombe...
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Re: The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Ven 11 Mai - 2:05
Le liquide orangé lui coule sur le menton, s'engouline dans sa gorge sèche et soulève quelques hauts-le-cœur qu'elle se force à réprimer. Ce goût sucré, ces effluves de légume pressés ... Même avant, avant le noir et avant Vivienne, il n'y en avait pas souvent. Trop rare, trop précieux. Réservé aux enfants, le peu de fois où ils parvenaient à en dégoter. Et Lizzie n'était plus une enfant. Alors, elle avait double raison d'apprécier la délicatesse du geste. Au point d'avoir déjà oublié l'éclair de joie pernicieux dans les prunelles de sa geôlière. La pute. La garce. Tu te souviens, Lizzie ? C'est une raclure et apparemment, une sacrée psychopathe. Tu te souviens ? Hey, Lizzie, y a quelqu'un ? Au cachot, le petit criquet consciencieux sur son épaule. Probablement que les Mangemorts l'avaient bâillonné en même temps que son hôte. Etait-ce à Azkaban ? Un coup du Dolohov, qui lui avait saboté le crâne avant de larguer le paquet chez McKay ? Ou bien était-ce depuis ... Depuis Vivienne. Depuis les chansons. Depuis que ses dernières plumes s'écrasaient avec fracas sur les rivages de sa détresse. Aucune idée. Elle s'en fiche. Elle a faim. Et c'est le sang-pure qui la nourrit, à défaut de la laver. C'est elle qui chasse les ténèbres et les rats.

Elle aussi, qui l'empêche de se faire hara-kiri à coup de jus de citrouille. La bouteille s'écarte et la Phénix grimace. Gémit, même. La honte l'étouffe moins qu'elle aurait souhaité que la boisson le fasse. Pourtant, lentement, elle sent que les glucides font leur oeuvre. Coup de fouet dans ses veines, sont estomac assimilant au travers de son sang les précieuses calories. Quel gâchis que s'exprime alors l'autre radine, avant d'y aller de son petit discours moralisateur. Dommage, elle passe après Varian. Niveau soupe, il fut son meilleur cuisinier, une bonne mise en jambes avant les sévices McKay. Quand son père s'occupait de son corps malingre, l'engeance, elle, se chargeait d'assaillir son esprit. Sauf qu'avec lui, elle avait davantage l'impression d'un pied d'égalité. Un gamin qui faisait joujou avec son premier cobaye. Là, la Mangemort s'attaque à sa maman. A cette existence qu'elle lui a donné. Avant, la brune aurait ri. Aujourd'hui, elle renifle, ravale la morve qui lui pend tout le temps au nez - parmi autres excréments aussi ragoutants. Elle imagine aussi, à son grand dam. Ses fantasmes infantiles se réveillent. Avoir une maison, aller à l'école, sortir à la taverne du coin avec les copains sans avoir à craindre les contrôles des Pacificateurs ou pire, un assaut des Rafleurs. Ce qu'elle n'a jamais eu. N'aura sans doute jamais. Si Jane avait accepté de courber l'échine, si James et elle s'étaient rendus au Grand Pardon, alors ... Alors, elle ne serait pas là. Elle ne souffrirait pas comme ça. NON. Arrête. C'est comme ça qu'ils gagnent. A chaque fois. Elle s'ébroue, cherche les prunelles sombre de son interlocutrice et lâche : « J'risque pas de voir grand-chose, depuis le temps que vous me laissez dans le noir. Va falloir trouver mieux pour me faire virer ma cutis. » Un sourire qui fend ses lèvres bleuies et craquelées. Reste de cet humour si ancré en elle, difficile à défaire, compliqué à gâcher. « Je sais c'que c'est, le chaos. Je l'ai vu. J'avais dix ans. Et à Aberfan. Et à la Tour des Médias. Et partout dans le monde depuis que j'ai trois ans. A cause de vous. Les armes, on les a prises à cause de vous, putains de Mangemorts. Manges-merde, ouais ! C'est nous qu'on traite de vermine alors que c'est vous qui grossissez sur le dos des autres ! » Plus qu'une tirade, ça ressemble à une expectoration. Sa voix se fêle entre deux toux, sortie de l'outre-tombe de sa cage thoracique. Les maigres forces que le liquide lui a donné, elle les puise pour éructer au visage si lisse de son bourreau. Mais le mal est fait. Le doute a percé. Dans ses yeux, la lueur vacillante des armes que l'on peine à brandir, dont la finesse de la lame s'amenuise. La guerre serait-elle presque finie ?

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Re: The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Mar 12 Juin - 17:27
Sa tête bascula légèrement vers l'arrière et un rire léger, presque enfantin, s'échappa de la gorge de la sang-pur. Était-ce vraiment ce qu'elle croyait ? Qu'elle cherchait à lui faire virer sa cuti, comme elle disait ? Non. Il aurait fallu intervenir plus tôt pour cela, avant que l'éducation de sa dégénérée de mère ne cause des dégâts aujourd'hui probablement irréversibles. Elizabeth O'Meara Callaghan était une cause perdue. Vivienne ne se faisait guère d'illusions là-dessus. Le but de tout cela, des chaînes à ses poignets, du cachot miteux au fond duquel elle croupissait et de ces visites impromptues, du jus de citrouille voire même du pain d'épices ou de la brioche qu'elle lui portait parfois, n'avait jamais été de la convaincre. Mais de semer le doute, d'ouvrir une brèche dans sa sale petite caboche afin d'y distiller une idée toute simple ; que peut-être, peut-être, la vie qu'elle avait mené jusque là n'était pas celle qu'elle aurait du avoir. On l'avait sacrifiée. Sa mère et l'idéal qu'elle défendait lui avaient volé sa jeunesse, l'avaient dépouillé du droit fondamental à vivre une existence ordinaire, où elle n'aurait pas eu à connaître ni la faim, ni la peur, ni le désespoir. Aussi absurde cette idée lui semblait-elle, plus jamais elle ne la quitterait. Elle serait toujours là, dans un repli de son subconscient, se tortillant dans sa cervelle comme un vers dans un cadavre. Un sourire étira alors les lèvres de la sorcière. Sa petite colombe pouvait bien pépier autant qu'elle le désirait, elle savait qu'elle avait touché un point sensible. Elle avait vu la lueur songeuse passer dans son regard avant qu'elle ne se ressaisisse. Mais Vivienne avait déjà entendu assez d'âneries sortir de sa bouche depuis qu'on l'avait confiée à ses bons soins. Sa grossièreté ne l'amusait plus, si tant est qu'elle l'ait jamais amusé, et elle esquissa alors un geste sec de sa baguette, une fine estafilade apparaissant aussitôt sous l'œil droit de sa captive.

_ Je t'ai déjà dit de surveiller ton langage, siffla-t-elle en guise d'avertissement. Je n'aime pas avoir à me répéter. En outre, tu n'y gagnes rien à part décrédibiliser tes propos et, si tu veux tout savoir, cela te rend particulièrement laide. Tu vaux mieux que ça, non, petite colombe ? Netoissa !

Si Lizzie associa cette dernière interjection à un ordre incongru, le pop sonore qui retentit dans la pièce la détrompa bien vite. Un elfe de maison venait en effet de faire son apparition, ses oreilles tombantes traînant littéralement par terre tandis qu'il s'inclinait avec respect devant sa propriétaire.

_ La maîtresse a fait appel à Netoissa ? Comment Netoissa peut-il venir en aide à la maîtresse, ô maîtresse ?

_ Épargne-moi tes simagrées et ramène-moi un bol d'eau chaude ainsi qu'une serviette. Maintenant, le pressa la sorcière en agitant la main, comme pour chasser un enfant. Quand il eut disparu, elle tourna alors un regard amusé du côté de Lizzie, à la limite de la complicité. La loyauté de ces petites créatures m'étonnera toujours. Je ne comprends pas que certains aient pu leur préférer des moldus !

Dans sa bouche, cela semblait vraiment une drôle d'idée, effectivement. Mais Vivienne ne s'attarda pas sur le sujet et prit appui sur ses genoux pour se redresser, remportant la besace et son contenu près de la porte d'entrée. En attendant le retour de l'elfe de maison, elle se mit à jouer avec sa baguette, la faisant tournicoter entre ses doigts tandis que son regard se perdait quelque part en direction du plafond.

_ Je ne doute pas que tu ais eu ta part de frayeurs quand ta famille et toi deviez fuir la Brigade Magique. Comme je le disais, le système n'est pas parfait. Il est violent, oui. Mais, un petit rire passa à nouveau ses lèvres, au moins ais-je la décence de le reconnaître. Aberfan, Westray, les attentats consécutifs sur Avalon... Ces chaos-là, ma petite colombe, ce n'est pas nous qui en sommes responsables. Ce n'est pas nous qui les avons provoqué les premiers. Si tu veux que l'on te prenne au sérieux, encore faut-il assumer la conséquence de tes actes plutôt que de les rejeter sur quelqu'un d'autre. Le plus gros des violences est mort avec la fin de la guerre et du projet Filet du Diable. Mais c'est bien vous qui les avait réveillé cette dernière année. Je ne dis pas qu'il s'agit d'un bien ou d'un mal – à titre personnel j'avoue trouver toute cette agitation follement vivifiante. C'est un fait, tout simplement.
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Age : Vingt-sept ans
Sang : Basique #3
Statut : Liée à la vie à la mort à un nounours yankee (Sam Jones futur Callaghan)
Métier : Fugitive assignée à résidence depuis qu'elle a été récupérée par les Phénix
Baguette : Bois de cornouiller, ongle de troll, 24,7 cm, rigide. Même qu'elle a un petit nom : « Poppy ».
Epouvantard : Le noir. Total et absolu.
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Fille de Jane Callaghan - Atteinte d'une forme légère de dyslexie, écrite mais aussi orale sous le coup d'une forte émotion - Adore tout ce qui fait BOUM - A la gueulante facile et jure comme un charretier - Fugitive rodée - Du fait de son héritage sorcier péruvien, possède une affinité particulière avec le feu - A désigné Vivienne McKay comme sa Némésis jusqu'à ce que la mort les sépare - Capturée par la «pute à Mangemorts» sus-citée lors de la mission de la Tour des Médias (event final 1), elle a coulé quelques mois obscurs dans divers cachots Mangemorts jusqu'en février 2047 (event 5), soit lorsque les rebelles sont venus la récupérer - Atteinte d'un syndrome de stress post-traumatique, elle reprend, lentement mais sûrement, ses esprits bien abîmés.
Re: The night is dark and full of terrors
ce message a été posté Dim 4 Nov - 16:01
La Callaghan se serait presque surprise à réfléchir. Presque. Pour ça, il aurait fallu que le rire pépiant de la McKay ne lui vrille pas les tympans et qu'une vive douleur au visage ne la détourne pas de ces pensées traîtresses. Là, sous son œil, elle sent le liquide chaud s'écouler de sa nouvelle blessure. Parce qu'elle a râlé avec cette délicatesse qui la caractérise, Vivienne l'a punie. Logique. Un peu trop. Elle s'habitue, on dirait. A se faire violenter physiquement et psychiquement. Elle sait qu'à chaque mot qu'elle prononce, elle se rapproche un peu plus de la mort. Mais pourtant, elle refuse toujours de lâcher prise. Il y a toujours un sursaut, quelque part, qui l'oblige à parler, à défendre l’œuvre de ses pairs. Elle aussi est endoctrinée, bien que ce soit d'une autre manière que celle des bouffeurs de morts. Elle croit en l'équité. Elle pense qu'un monde meilleur, plus juste, est possible. Même si, pour ce faire, il faut parfois faire des sacrifices, user d'armes peu enviables. Quoi que dise la vieille. Même si ça la rend « laide » et ses discours, peu crédibles. « Humf. » C'est la seule interjection qui ressort de cet « échange » à double-sens biaisé, avant que l'elfe de maison n'apparaisse. La bestiole n'a pas un regard pour la captive. Supposons qu'avec les McKay pour maîtres, elle n'en est pas à sa première scène d'horreur. La première fois, Lizzie a essayé, sottement, de lui demander de l'aide. S'étant heurtée à son expression indifférente, elle n'a pas réitéré la tentative. Elle n'y croit plus. Elle ne pense pas qu'on viendra l'aider, maintenant. La loyauté de ces petites créatures m'étonnera toujours. Je ne comprends pas que certains aient pu leur préférer des moldus ! Un air de connivence, une mine désabusée de la part de la Phénix pour toute réplique. Rêve-t-elle ou sa tortionnaire s'essaie-t-elle à l'humour ? Quelle conne. La Mangemort se redresse, récupère sa besace, son jus de citrouille et s'éloigne. Double conne. Sa victime, toujours aussi assoiffée, continue de loucher sur l'outre totalement hors de sa portée. Si elle a été surprise, un instant plus tôt, par l'injonction de Vivienne avant de se rappeler qu'il s'agissait du nom de sa créature domestique, elle ne se fait aucune illusion quant au fait qu'elle pourrait atteindre le Graal en bouteille. Pour autant, elle ne le lâche pas des yeux. Sait-on jamais que la garce changerait d'avis et que ... Qu'est-ce qu'elle vient de dire ? Toute à son utopique ambition, la jeune femme a bien failli manquer les paroles de son interlocutrice. Interloquée, la O'Meara s'agite. « T'aimes ... ça ? » Les attaques. Les combats. Les poings dans la gueule et les avadas qui volent pendant que les murs s'effondrent. Le sang dans la boue. Les cadavres sur les dalles. Qui peut apprécier une chose pareille ? Qui à part une sombre folle probablement dénuée d'âme et de raison ? « T'es encore plus pétée que c'que je croyais. » Contre toute logique, elle n'est même pas sûre que ce soit l'insulter que de l'affirmer. Ça aussi, c'est un fait, comme dit l'autre. Son bourreau est flippante. Terrifiante d'inhumanité. Qu'elle retire du plaisir aux affrontements d'une guerre ne devrait pas l'étonner. Malgré tout, Elizabeth O'Meara n'a pas tout perdu de sa naïveté. « Tu sais c'qu'on dit : le chaos naît du chaos, on récolte c'qu'on sème, tout ça, tout ça. » Un ricanement. Et une quinte de toux en prime, bien sûr. Elle est bien plus drôle que la putain Mangemort, pas de doute. Ça pourrait être assimilées à des élucubrations de vieux philosophe, ou d'ivrogne de la taverne du coin, si la situation ne les rendait pas si à propos. Voilà pourquoi elle rit. Un peu. Rire, c'est fatigant. Et puis, au fond, elle a un peu raison la vilaine. Juste un peu. Stop, chut, arrête de réfléchir. D'ailleurs, elle se renfrogne aussitôt. « Qu'est-ce que j'fous là, Vivienne ? Si tu veux pas devenir ma nouvelle maman, alors quoi ? Vous avez dû comprendre tout seul comme des grands que j'étais pas le haut du panier. J'vous sers à rien. » La suicidaire nouvelle génération Callaghan.

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Re: The night is dark and full of terrors
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