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❝ MISSION | Going north ❞
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Tepu à Mangemort
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MISSION | Going north
ce message a été posté Ven 1 Déc - 18:19
L'écume du détroit des Orcades bouillonnait à gros bouillons contre la coque du frêle esquif de bois à bord duquel ils avaient embarqués. Moins de vingt kilomètres séparaient la côté écossaise de Mainland, l'île principale de l'archipel. Un voyage de plaisance, leur avait assuré le batelier qui les avait pris en charge, vous y serez rapidement, vous verrez ! Vivienne lui aurait bien fait avaler les rames de son foutu rafiot pour avoir osé proférer un tel mensonge, mais cela aurait nécessité qu'elle sorte les mains de ses poches pour pouvoir attraper sa baguette et elle n'était toujours pas parvenue à s'y résoudre. Elle était frigorifiée. L'après-midi était à peine avancée et, pourtant, on se serait déjà cru au crépuscule. Un épais brouillard gris était monté de la mer peu après leur départ, et cela faisait un moment maintenant qu'ils naviguaient à l'aveugle à travers cette interminable purée de pois. Sans parler de la pluie que le vent poussait à l'horizontal en rang serré... Vivienne serait surprise de ne pas attraper la mort même si, par miracle, elle survivait à cette horrible traversée. Heureusement, Maddox était là pour partager son calvaire et elle avait trouvé un semblant de réconfort en se serrant le plus près possible de lui.

La mission commençait mal. Ils n'étaient même pas encore arrivés à bon port que Vivienne se sentait déjà pousser des envies de meurtre à l'encontre des orcadiens. Non contents de vivre dans le trou du cul monde, ces pouilleux amateurs de harengs avaient décidés de faire des siennes depuis la mort de Mervyn Kark, refusant de payer leurs impôts et menaçant de faire sécession avec le gouvernement britannique. Un tel manque de loyauté laissait Vivienne abasourdie. N'avaient-ils donc aucun honneur pour déserter de la sorte à la première contrariété ? Si ça n'avait tenu qu'à elle, la sang-pur leur aurait envoyé toute la Brigade Magique. Elle aurait ordonné l'arrestation des leaders et, pourquoi pas, organisé deux ou trois exécution publiques pour l'exemple. Heureusement, ce n'était pas elle qui prenait les décisions. Dans le fond, elle comprenait que le Ministère ne puisse agir de la sorte d'ailleurs, ou l'importance qu'il y avait à préserver les apparences, mais cela aurait été tellement jouissif. Vivienne avait les arrivistes en horreur et les orcadiens lui apparaissaient comme les pires d'entre eux depuis qu'elle avait appris ce qu'ils tramaient.

La sorcière fut tirée de ses pensées par le batelier qui planta soudain ses rames dans l'eau pour ralentir l'embarcation. Avec ce brouillard, elle n'avait même pas remarqué que les falaises abruptes de Mainland avaient commencé à apparaître devant eux. L'accostage ne serait visiblement pas chose aisée. Les récifs pointaient hors de l'eau comme quelques crocs acérés à travers lesquels il valait mieux manœuvrer avec prudence et Vivienne sentit son étreinte se crisper autour du bras Maddox. C'est sans encombre pourtant qu'ils atteignirent enfin le ponton rejoignant la terre ferme. Mais personne ne les y attendait. La lumière diffuse de quelques lanternes se balançant dans le vent fut la seule à égayer

_ Ben dis donc, j'ai connu des accueils plus chaleureux ! Vous êtes sûrs qu'ils vous attendaient pour aujourd'hui vos loustics ? siffla le batelier après s'être donné la peine de débarquer leurs bagages.

_ Merci pour votre sollicitude mais nous ne nous sommes pas trompés de date, non.

_ Vous savez, j'dis ça j'dis rien, moi, ma p'tite dame, faut pas le prendre sur ce ton. Y a une petite auberge sympathique face au port. Vous f'rez peut-être bien d'y faire escale avant d'aller rencontrer vos pontes à Kirkwall. Les lits y sont moelleux et, avec ce temps, vaut mieux faire la route de jour.

Allons bon. Voilà que le roturier se permettait de leur donner des conseils. Il n'avait peut-être pas tord, cela dit. Vivienne n'aurait pas craché sur un peu de confort après la traversée qu'il venait de leur faire subir, même si elle doutait que le batelier ait les mêmes exigences qu'elle en terme d’accommodations. Elle lança alors un regard en coin à son vieil ami, comme pour lui demander ce qu'il en pensait.
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Re: MISSION | Going north
ce message a été posté Mer 6 Déc - 6:48
Franchement, tout ça sent mauvais.
Littéralement, surtout.

Maddox a été incapable, depuis le début de la traversée, de chasser l’expression de dégoût peinte sur ses traits. Vous parlez d’une façon de débuter l’année ! Venir se perdre dans un trou terreux et puant afin de venir faire le boulot du Ministère, trop occupé à gérer son propre merdier… une chance qu’il y a Vivienne et la possibilité d’user très librement de la diplomatie.

Il voit la fin de leur traversée infinie (en tous cas, c’est le sentiment qu’elle lui a laissé, dans l’humidité pesante et le brouillard angoissant) comme une véritable libération, mais il déchante bien vite en remarquant que le ponton est plus vide que la tête d’Alexianne (paix à son âme de niaise).
Pas un Fléreur, sur le quai.
Sales emmerdeurs d’Orcadiens.

Maddox grogne entre ses dents, alors qu’il aide Vivienne à mettre pied hors de l’embarcation et que le batelier s’occupe de leurs bagages. Réduits, ils ne comptent pas s’installer bien longtemps dans ce coin de bouseux. Le moins longtemps sera le mieux, même, et à voir comme on les accueille, il faut croire que c’est réciproque. Ils ne se sont pas trompés de jour, il en est bien certain, mais ces imbéciles réussissent à le mettre en doute. Un peu. Pas longtemps. Le temps de se ramener à la raison : les autres ont forcément tort, et lui jamais. « [...] Les lits y sont moelleux et, avec ce temps, vaut mieux faire la route de jour. » Un regard de biais avec sa meilleure amie, au moment où elle lui retourne le même coup d’oeil. Il a bien envie de snober les conseils de leur batelier, mais en vérité… il rêve d’un bon repas chaud, d’un lit confortable et d’un feu brûlant. Et de quelques verres de ce fameux whisky vanté par toutes les brochures touristiques dénichées sur les Orcades. Probablement la seule chose qui puisse l’inciter à réellement se rendre sur cette île, outre la mission : la picole. « Prendre un peu de repos ne nous fera pas de mal », acquiesce finalement le Serdaigle, avant de rapprocher son amie de lui, comme pour tenter de la protéger encore davantage du vent qui siffle autour d’eux. Il a déjà empilé son manteau sur ses épaules et lui a entouré d’autorité son foulard autour du cou, transformant Vivienne en petite statue de laine d’où seuls émergent ses grands yeux de biche. « Elle a un nom, cette auberge ? Le batelier se gratte le menton, le regard pensif. J’sais plus, mais y’a un phoque sur la devanture, vous pouvez pas la manquer. »
Un phoque.
Une fois rendu un peu plus loin sur le quai, pratiquement devant ce fameux port où ils sont supposés trouver l’habitation, le brun se rend compte qu’il aurait pu demander un peu plus de détails. Il n’y a que ça, des devantures de magasins et d’auberges avec des foutus phoques. Dessinés, gravés, sculptés, animés, empaillés, vivants : ils sont tous là, à les narguer, et Maddox fixe les créatures marines avec un air mauvais. L’une des devantures semble en meilleur état, plus accueillante, et il décide que c’est de celle-là dont leur parlait le batelier. Il espère avoir fait une bonne pioche.

L’intérieur de l’auberge est suffisant chaleureux pour le rassurer, et il dépose leurs bagages avec un air critique, mais pas déplû. Une dame aux cheveux gris, soigneusement ramenés en chignon strict, apparaît au bureau d’accueil et les salue dans un anglais fortement accentué. « Une chambre », demande-t-il bien simplement à l’aubergiste, qui fouille sous son comptoir afin de sortir les formulaires à remplir. Franchement, qui a besoin de deux lits pour coucher Vivienne et lui ? Ils dorment dans le même lit depuis l’adolescence, ça ne va certainement pas changer après tout ce temps ! Maddox s’empare des papiers et les parcourt rapidement du regard, sans pourtant les remplir. Les prix ne sont pas chiches, par Rowena. Loin de là. Ils ne doivent pas avoir masse de touristes non plus, à cette période moisie de l’année. Ou n’importe quand. « On pourrait envoyer une boule à neige remplie de harengs à Tequila. » Pourquoi pas dans une caisse remplie de vrais harengs, aussi ? Ça serait une très bonne blague, de très bon goût. Son atelier empestera le poisson pourri pendant des jours. Il note l’idée dans un coin de sa tête, pour un peu plus tard. Et une ou deux Beuglantes à ce prêteur et à ses conseillers… franchement, se tromper de journée comme ça… Y a-t-il un repas de compris, avec la chambre ?, s’interrompt-il subitement lui-même, levant ses yeux sombres sur la dame au chignon. Non, monsieur. Pas même le matin ? N-non, nous, nous n’offrons pas ce service. Vraiment ? Pourriez-vous me dire quelle auberge pourrait faire ça, alors ? Je veux dire, payer tous ces Gallions et ne même pas avoir un thé d’offert le matin… Viens, Vivi, on va ailleurs. Trop cher, pas assez de services. » Il a adopté le ton le plus hautain de sa gamme et a pratiquement jeté les formulaires sur le comptoir, comme si ceux-ci lui brûlaient les doigts. Il espère franchement réussir son coup de bluff, et dès qu’il entend la femme élever à nouveau la voix, il sait déjà avoir gagné : « On peut… on peut négocier pour un petit-déjeuner, dit-elle avec un peu de précipitation, ramassant les feuillets éparpillés. Pour les deux. Bien sûr. Je ne vais pas manger seul, il faut vraiment m’assurer que nous allons avoir ce petit-déjeuner tous les deux. Oui, oui. Parfait. Ajoutez ça au formulaire. » Pas de merci, pas de s’il vous plaît, qu’à peu près des ordres et une certaine satisfaction dès qu’il se retourne vers Vivienne. Un petit clin d’oeil. Le bon vieux charme Macnair. Ou enfin, le bon vieux chantage de Maddox. Un peu des deux.
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Re: MISSION | Going north
ce message a été posté Lun 18 Déc - 12:14
Vivienne n'avait pas décroché un mot, laissant à Maddox le soin de parlementer avec la tenancière des lieux. Malgré les nombreuses couches successives de vêtements empilés sur ses épaules, elle était transie de froid – ou du moins s'en était-elle convaincue – et mimait avec un talent de comédienne aguerrie des grelottements incontrôlables. Certains la regardaient faire avec un air un peu sceptique, autour, mais elle n'en avait que faire. L'avis d'une bande de loqueteux empestant la bière et le poisson ne l'intéressait guère. Tout ce à quoi elle aspirait, pour l'heure, était de pouvoir aller se prélasser devant un bon feu de cheminée, une tasse de thé entre les mains. Elle accueillit ainsi avec soulagement la fin des négociations entamées par Maddox. Quand son ami eut enfin récupéré la clé de leur chambre, elle le suivit volontiers dans les escaliers grimpant vers les étages. Il était encore tôt pour aller s'isoler entre quatre murs et, en même temps, elle n'avait aucun désir de se mêler à la faune locale ni de profiter de l'occasion pour faire du tourisme. Par le Lord, non merci ! Au moins la chambre semblait-elle suffisamment confortable. Rudimentaire, certes, mais correcte malgré tout.

Tandis que Maddox se chargeait d'allumer un feu, Vivienne s'éclipsa dans la salle de bain afin de faire couler un bon bain. Un soupire de contentement caressa ses lèvres quand elle se laissa glisser à l'intérieur, et c’est avec la souplesse d’un chat s’extirpant d’un long sommeil qu’elle étira son dos jusqu’à ce que sa nuque vienne reposer contre le rebord de la baignoire. Difficile de dire combien de temps elle resta là. L'eau était devenue tiède, presque froide, lorsqu'elle finit par s'en extirper, se rhabiller, puis par repasser dans la chambre. Elle se sentait incroyablement détendue, en tout cas, mais un simple regard en direction de Maddox suffit à lui faire froncer les sourcils. Quelque-chose n'allait pas. Le Macnair était assis dans un large fauteuil, tenant à la main un parchemin qu'il lui tendit plus sèchement qu'il n'aurait certainement voulu. D'abord un peu étonnée par son attitude, le visage de Vivienne ne tarda pourtant pas à prendre le même air pincé que lui à mesure qu'elle parcourait les lignes de la courte missive.

Ramsay Muirhead, Prêteur des Orcades, vous informe par la présente que votre présence est réquisitionnée lors du Conseil des Anciens qui se tiendra demain, à l'Hôtel de Ville de Kirkwall, à neuf heures précises. Aucun retard ne sera toléré. Bien à vous.

Vivienne releva un regard coi en direction de son ami. Abasourdie. Si jamais le moindre doute persistait, il était dorénavant clair que l'accueil inexistant qu'ils avaient reçu en mettant les pieds sur l'île était un acte délibéré, et non une bête erreur de calendrier. Les orcadiens savaient. Ils avaient tout simplement fait le choix de leur faire sentir qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Mais plus que leur manque de manières, c'était le ton péremptoire de leur missive qui laissait à la sang-pur un arrière goût désagréable.

_ Ces sauvages ne manquent décidément pas d'air ! Nous convoquer ! Nous !

Comme s'ils étaient à leur service ! Comme s'ils pouvaient se permettre de les siffler comme de vulgaires limiers ! Dans son emportement, Vivienne marcha furieusement jusqu'à la cheminée, où elle jeta le parchemin dans un geste aussi grandiloquent qu'inutile. Cela eut pourtant au moins le mérite d'apaiser un minimum sa colère, et quand elle reprit la parole, ce fut d'une voix plus calme. Bien qu'il était évident qu'elle faisait un effort pour se maîtriser.

_ Ils le font exprès. Ils cherchent à nous provoquer, sûrement dans le but de pouvoir nous rejeter la faute si jamais les négociations tournent mal par la suite. Eleanor fait la même chose. Elle a l'art et la manière de présenter les choses de telle façon que je ne peux que m'agacer et, après, elle court se plaindre à son père que je n'ai pas eu la patience de l'écouter jusqu'au bout ! C'est la b.a-ba de la mauvaise foi. Il ne faut absolument pas rentrer dans leur jeu, conclue-t-elle en évitant bien de se regarder le nombril quand elle parlait de mauvaise foi.
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Re: MISSION | Going north
ce message a été posté Dim 31 Déc - 5:31
Maddox avait réussi à se retenir de déranger Vivienne pendant son bain, accordant à sa meilleure amie un moment bienvenu de repos et de détente. Un exploit, pour un homme tel que lui, dans des circonstances telles que celles-ci, annoncées par une lettre qu’il s’est retenu de toutes ses forces de brûler. Ou de renvoyer en une missive d’insultes impulsives, qui aurait été peu utile à la réussite de leur mission. Il a rongé son frein, de la réception de la lettre à la sortie de la salle de de bain de son amie, assis tout près du foyer. Élaborant en silence des centaines de morts diverses, pour ces paysans d’Orcadiens, afin de garder son calme. Et à voir l’expression de Vivienne… il a eu bien raison, de se sentir insulté par cette missive. « Ces sauvages ne manquent décidément pas d'air ! Nous convoquer ! Nous ! »

La Serpentard parle pour lui et lorsqu’elle jette le parchemin au feu, il est aussi satisfait que si c’était lui qui l’avait fait. Parlez d’une empathie totale avec un être ! « Ils le font exprès. Ils cherchent à nous provoquer, sûrement dans le but de pouvoir nous rejeter la faute si jamais les négociations tournent mal par la suite. Eleanor fait la même chose. Elle a l'art et la manière de présenter les choses de telle façon que je ne peux que m'agacer et, après, elle court se plaindre à son père que je n'ai pas eu la patience de l'écouter jusqu'au bout ! C'est la b.a-ba de la mauvaise foi. Il ne faut absolument pas rentrer dans leur jeu. » Il la connaît bien, la Eleanor aux yeux de biche hérités de sa mère, et il la voit tout à fait appliquer cette stratégie. Une petite rusée, que celle-là, et bien que Vivienne n’ait pas envers elle une affection tout à fait constante, lui ne peut pas retenir une bouffée secrète d’affection pour la jeune femme. Elle ira loin. Tant que ce n’est pas pour leur mettre des bâtons dans les roues, à eux, et surtout pas à sa mère. « Je veux bien être irréprochable, mais si leur objectif est de nous tourner en bourrique, je ne sais pas si je pourrai être patient bien longtemps », répond Maddox avec amertume. Il présente très bien, et il a appris à être aimable, pendant quelques temps. Si on ne l’asticote pas, si on ne se révèle pas un complet idiot, si on ne l’embête pas, surtout. Ce qui arrive toujours bien rapidement, vu l’imbécilité moyenne du sorcier moyen.

Maddox fait lever, d’un coup de baguette, le verre de gin tonic préparé à l’intention de sa meilleure amie. Puis, un second pour lui. Il y a longtemps qu’il réfléchit mieux avec de l’alcool. La première gorgée déjà l’éclaire, dissipe quelques nuages jetés sur son humeur déjà désastreuse. « Nous irons les rencontrer, à l’heure, et nous aurons nos réponses, à propos de cette… rébellion par le défaut de paiement. » Roulement d’yeux. Au moins l’Ordre du Phénix et cette prétendue Nouvelle Inquisition ont le mérite de faire des actions qui peuvent réellement être qualifiées de révolte. Et de révoltantes. Là, ne pas payer ses impôts… c’est surtout joindre l’injure à l’insulte, et espérer que le Ministère oublie d’avoir les dents longues. Ou un problème de mémoire suffisant pour oublier leur existence. Bouseux puants. Troisième mouvement du poignet et sa valise s’ouvre, faisant voler à lui des parchemins parcourus de l’écriture élégante de leur cheffe de faction. « J’ai apporté les informations données par Calliope et Arutha, à propos du Prêteur des Orcades. Il ne s’est pas présenté aux deux dernières assemblées semestrielles convoquées par le Ministère. Il est dans le tort et il le sait, et tous ses prétendus Anciens aussi. Pour le reste, les informations qui viennent de la communauté sont parcellaires et insipides. La dernière fois qu’ils ont refusé de payer des taxes remonte à 2022. » Sous Lucy Metelli, garce Américaine dont il ne veut même pas prononcer le nom. Il y a toutefois quelque chose d’intéressant, à savoir qu’ils ont un antécédent de défaut de paiement qui concorde tout justement avec un changement de gouvernement plutôt… marquant.
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Re: MISSION | Going north
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