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❝ Chabbat Chalom ❞
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Age : 44 ans.
Sang : Sang-pur.
Statut : Marié mais pas exclusif.
Métier : Ancien duelliste reconverti en esclavagiste depuis 2042.
Baguette : Ébène et poil d'ayala doré.
Dialogue : #803636
Chabbat Chalom
ce message a été posté Dim 10 Déc - 20:35
Ajay esquisse une grimace. Le pouce de sa main gauche le lance. Il ne se souvient même plus comment il s'est fait cette minuscule écorchure mais au lieu de cicatriser, elle gonfle, pulse douloureusement contre son ongle, et il s'étonne qu'une blessure aussi anodine puisse le faire souffrir à ce point. Il n'a pas cherché à la soigner pourtant. Un simple coup de baguette suffirait mais il ne parvient pas à s'y résoudre. Il ne sait pas pourquoi et a arrêté de se poser la question. Depuis les événements du trente-et-un octobre, le tigre se sent comme en apesanteur. Il est distrait. Parfois il décroche complètement et peine alors à suivre le fil des conversations les plus anecdotiques. Un calme plat et silencieux l'habite. Ce n'est pas désagréable mais quelque chose le gêne dans ces "absences" qui le prennent toujours par surprise.

Ça lui a à nouveau pris ce soir. Au beau milieu du dîner. Sa blessure s'est mise à le lancer et il s'est senti partir malgré lui. Les conversations se sont muées en un brouhaha indistinct et il a éprouvé l'absolue nécessité de se retrouver seul. Alors il s'est excusé. Il a quitté la table sous le regard concerné de Kali et celui plus étonné de ses enfants et a gagné le toit terrasse du riad. Les runes permettant de conserver une chaleur printanière dans le reste de la demeure ne sont pas actives ici. Il vient souvent y trouver refuge depuis quelques temps. L'air frais de la nuit qui fouette son visage lui fait du bien. Il aime poser ses mains contre le parapet et observer la ville en contrebas. Ce sera bientôt Noël. Les décorations installées pour l'occasion le long des rues égayent l'obscurité.

Il ne pense à rien de particulier. Se laisse porté par les sons qui montent jusqu'à lui. Shiva, la femelle du couple de tigres vivant sous son toit, est venue le rejoindre. Comme à son habitude. Elle s'est assise à ses côtés et il caresse machinalement le haut de son crâne. Sans ça il n'aurait probablement pas remarqué la silhouette qui s'aventure à son tour sur le toit. Aussi discrète qu'une ombre. Mais Shiva redresse les oreilles et attire l'attention de son maître sur elle. Sheherazade. Le repas doit être fini depuis un moment si elle est là. Ajay n'a pas vu le temps passer et s'apprête à demander ce qu'il en est à la moldue quand il la voit rajuster son châle sur sa tête puis tendre les mains devant elle. Paumes tournées vers le ciel. Quelque chose dans sa posture retient alors le sorcier de signaler sa présence. Et quand sa voix s'élève, psalmodiant des mots qu'il ne comprend pas mais qu'il assimile à de l'hébreu, il se fige tout de bon. Son intérêt piqué au vif.

Il ne sait pas si c'est lui, pourtant. Shiva. Ou tout simplement le sixième sens de son esclave qui finit par l'alerter mais la litanie s'arrête presque aussitôt tandis que Sheherazade tourne la tête et le démasque parmi les ténèbres. Son expression est indéchiffrable. Il ne parvient pas à savoir si elle est étonnée, honteuse, agacée ou apeurée qu'il l'ait surprise de la sorte. À moins qu'il ne s'agisse d'un savant mélange ou rien de tout cela. Il sait très bien ce qu'elle était en train de faire par contre. Elle n'est pas la première personne qu'il voit prier. Moldu ou sorcier confondus. Quoi que cela soit plus rare chez ces derniers.

« Je ne voulais pas t'interrompre. Je t'en prie : continue. »

C'était si beau. Sont les mots qu'il retient au bord de ses lèvres.
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
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Age : 28 ans
Sang : Moldu
Statut : Fiancée à Ghassan Ahmès.
Métier : Ancienne esclave des Shafiq, désormais fugitive.
Baguette : mi-cuite.
Epouvantard : Une porte ouverte où elle passerait et retomberait sur une pièce vide, avec devant une nouvelle porte ouverte, et encore une pièce vide, indéfiniment. Aucune véritable sortie.
Dialogue : #d4b165

Sheherazade parle Hébreu, Yiddish, Arabe et un peu anglais, elle prétend toute fois ne pas trop comprendre l'anglais ♕ Elle ne porte pas toujours de voile ou de foulard dans les cheveux, mais elle se sent mieux avec, surtout à l'extérieur, ce n'est plus tant pour sa religion qu'elle le fait mais par pudeur, habitude et confort. ♕ Elle est convaincue raconter des histoires comme personne et que son prénom lui correspond totalement. ♕ Elle est arrogante, sournoise, menteuse, fourbe, manipulatrice, caractérielle, boudeuse, sarcastique, cynique, vulgaire, inventive, créative, protectrice, lubrique, elle n'hésite pas à appuyer là où ça fait mal, ni à faire le sale travail pour être sûre que ce soit bien fait. ♕ C'est une vraie vipère.
Re: Chabbat Chalom
ce message a été posté Lun 11 Déc - 13:42



Shabbat Shalom

I hear you making all that noise about the world you want to see... And oh, I'm so annoyed, 'cause I just killed off what was left of the optimist in me. Just let me cry a little bit longer ; I ain't gon' smile if I don't want to. Hey, we all can't be like you.


De son passé, Sheherazade avait oublié beaucoup de choses. Le temps avait fait que. Elle berçait surtout son monde d'illusions, des mots qu'elle employait à certaines personnes, de pures inventions pour faire semblant qu'au fond d'elle, elle était toujours la petite fille d'Israël, la petite fille de Nazareth Illit qui courait dans les marchés, volant une datte par-ci, une orange sanguine par-là. C'était presque faux. Le temps faisait son oeuvre. Mais s'il y avait une chose qu'elle n'avait jamais oublié, c'était bien les prières. Elle avait peu d'amis de sa confession, aucun aussi à cran qu'elle sur leur préceptes en tout cas. Il n'y avait peut-être encore qu'elle pour espérer fêter Chabbat. Mais on était vendredi soir et les étoiles étaient sorties, timides. Elle ne pouvait pas cesser de travailler mais elle pouvait toujours prier, remercier le ciel. Elle ne pouvait être là à l'heure initiale car son travail ne le lui permettait pas, mais elle était là, c'était ce qui comptait, non ? Elle était là chaque semaine.

Plus jeune, dans son orgueil, ses prières étaient des supplices. Sauvez-nous. Aidez-nous. Les années lui avaient fait comprendre que la foi ne fonctionnait pas ainsi. Alors ses suppliques étaient devenus des remerciements. Merci de me donner le courage de continuer chaque jour, merci pour ce nouveau jour, cette nouvelle semaine. Puis elle avait commencé à prier aussi pour les membres de la famille Shafiq. Ils n'étaient pas sa famille mais elle n'avait plus de famille. Elle priait pour qu'ils ouvrent les yeux, que le chemin s'éclaire sous leur yeux, celui de la vérité, de la réalité, de la rédemption. Elle avait l'impression que cela arrivait, peu à peu. Son rapprochement avec la maîtresse de maison était plutôt significatif, pour elle. Kalindra était différente des autres. Et peut-être que si on cherchait bien, Ajay Shafiq avait un bon fond. Mais ils restaient des sorciers et elle avait peu d'espoir pour eux, mais un peu quand même. Ce n'était qu'avec les années qu'elle avait compris que la pauvreté ce n'était pas manqué d'argent mais ne pas avoir la foi. La foi grandissait les hommes et les femmes.

Alors elle avait fait ce qu'elle avait à faire. Elle avait mis son châle sur les cheveux, ce n'était guère toutes les femmes juives qui en portaient, mais elle avait imité sa mère en le faisant, et sa mère avant elle. La pudeur, disaient-elles, entre autres. Et ce n'était pas son fiancé qui allait lui interdire de le porter, bien au contraire, bien qu'il s'agisse pour lui d'une autre religion. Elle ne le portait pas toujours mais il faisait frais ce soir et comme elle comptait rester là quelque heures...

Elle ne pouvait fêter le jour du repos comme elle l'aurait du, alors elle improvisait généralement pour remercier dieu pour cette semaine écoulée. Pour alléger son coeur et sa conscience lorsqu'elle était à bout de vers et de chants, pour se remémorer les années perdues, lointaines. Avait-elle un autre choix que l'improvisation désormais ?

C'était un instant unique entre elle et dieu. Mais elle entendait un peu de bruits. Ou sentit des yeux posés sur elle. Elle aurait pu choisir de s'en moquer, mais le tigre qu'elle voyait la faisait grimacer. Pas qu'elle détestait les animaux mais qu'elle avait toujours l'impression que ces tigres allaient lui sauter à la gorge. Elle était perplexe, ne savait quoi penser de la présence du maître des lieux alors qu'elle pensait être seule face à dieu. Elle notait intérieurement que la prochaine fois, elle prierait par la fenêtre, pour être sûre qu'à ce moment, elle serait seule, à défaut de pouvoir être avec sa famille. Famille qu'elle aurait aimé agrandir par ailleurs. Elle balayait vite ces idées pour finalement baisser le regard. Il l'invitait à continuer mais elle ne savait quoi dire.

Il n'y avait que devant dieu qu'elle ployait réellement le genou. Il n'y avait que dieu qu'elle craignait, en quelque sortes. Etait-ce cela qu'il jugeait ? Elle ne saurait dire, il n'y avait pas eu d'animosité dans la voix du Shafiq. Curiosité, peut-être. Les moldus étaient des bêtes de foire, elle l'avait intégré. Elle inspirait profondément en se relevant et frottant ses genoux un peu salis. Elle reprendrait peut-être plus tard, être observée dans un tel moment la mettait profondément mal à l'aise, elle qui pourtant n'était pas pudique - son voile n'était qu'une illusion, un leurre auquel elle-même avait fini par croire.

J'ai fini...

Ce qui était faux mais cela valait mieux. Peut-être aurait-elle du s'en moquer et continuer à prier, ne pas rompre cela. Tant pis. Elle était déjà dérangée et ces instants ne se partageaient qu'avec la famille, elle ne voulait pas être une bête de foire dans un tel moment, elle y était trop attachée pour passer outre. Alors autant éviter la casse directement, songeait-elle. Elle replaçait un peu le châle sur ses cheveux en ayant l'impression qu'il tombait en arrière et se raclait doucement la gorge. Elle réfléchissait à ses mots. Elle avait horreur de cette langue, l'anglais.

Vous allez bien, monsieur ?

Ou comment changer de sujets. Pas qu'elle avait envie de lever le petit doigt pour lui apporter quelque chose, mais juste changer de sujet. Et dans le fond, peut-être s'en inquiétait-elle un peu, elle ne saurait dire, son orgueil étouffant la poussait à dire que non, son comportement à l'égard du Shafiq et et de quelque Khan - Kalinda et Heden pour ne citer qu'eux - montrait l'inverse.

Elle ne se souvenait pas avoir reparler à Ajay directement depuis qu'il était revenu avec sa famille suite aux grands événements de la tour. Pas de souvenir qu'il se soit adressé à elle, plutôt. Kalinda l'avait fait, elles avaient beaucoup parler. Elle ne savait pas ce que Kalinda lui trouvait pour lui parler autant, un exutoire, peut-être. Elle en profitait juste. Des moments ainsi étaient rares.

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Dialogue : #803636
Re: Chabbat Chalom
ce message a été posté Mar 23 Jan - 17:20
Il n'y avait pas de piège. Pas d'entourloupe dans son invitation. Pourtant Sheherazade la décline respectueusement. Elle se relève. Frotte ses genoux. Ajuste ses jupons. Et Ajay sent poindre une ride sur son front. Il voudrait pouvoir lui dire qu'elle se méprend, qu'elle n'a pas besoin de prétexter quoi que ce soit, mais il s'oblige une fois de plus au silence. Avant que les mots ne trahissent la pensée. Il est le maître et elle est l'esclave. Ni l'un ni l'autre ne peut se permettre de l'oublier. Quitte à se mentir. Parfois. Comme maintenant. Quand elle lui dit avoir fini et qu'il prétend y croire. Hochant la tête en guise de bénédiction. Il aurait aimé pourtant se laisser bercer encore un moment par sa voix grave. La musique à la fois étrange et apaisante de ces mots qui ne chantent pas comme les siens. Mais il lui concède son droit à la pudeur. L'un des rares qu'il lui reste après tout.

Sheherazade n'est pas née dans la servitude. Il le sait. Contrairement aux plus jeunes esclaves de la maison, elle a eut le temps de courir, libre, à travers les rues ou les champs de son enfance. Sous un soleil plein de promesses. Il ne peut qu'imaginer la violence et la froideur des chaînes s'étant un jour refermées sur elle. Lui-même n'aurait-il pas tout donné, tout tenté, pour s'en affranchir si leurs rôles avaient été inversés ? Sans aucun doute. Il serait mort avant de l'accepter. C'est la différence majeure qui existe entre sorciers et moldus selon lui – magie mise à part. La volonté. Les moldus se sont pliés à leur sort. Certains se battent encore. Ils l'ont prouvé. Mais ne représentent-ils pas une minorité en comparaison de tout ceux ayant embrassé leur condition ? Sheherazade n'est pas différente. Malgré ses désobéissances passées elle a plié. Sinon elle ne serait pas là. Elle se cacherait dans les bois. Vivrait de braconnage. Les fugitifs, eux, ont tout abandonné pour avoir le droit de dire non et Ajay respecte leur combat dans une certaine mesure. Leur courage tout du moins.

Il s'est encore laissé distraire par le fil de ses pensées. À en juger par le regard patient mais insistant de l'esclave il comprend cependant qu'une question a du être posée et lui fait signe de répéter. Comment se sent-il ? Le tigre soupire. Si c'est pour lui servir de telles banalités il préfère encore qu'elle se contente de prendre congé. Il ne sait pas pourquoi il se sent soudain de mauvaise humeur mais il sait que Sheherazade n'y est pour rien en vérité et tente alors de gommer la sombre expression de son visage.

« Bien. Je supposes. Tu transmettra le message aux cuisiniers que je n'ai pas boudé le repas parce que je ne l'aurais pas à trouver à mon goût. Je ne voudrais pas qu'ils se méprennent. »

Ces esclaves pouvaient se montrer si sensibles quand ils pensaient avoir mal fait leur travail.

« Et toi ? Demanda-t-il brusquement. Cela fait plus d'un an que tu es ici maintenant. Après tes déboires chez les Mulciber. Dirais-tu que tu as fini par trouver ta place ? »
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Re: Chabbat Chalom
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