AccueilAccueil  Wikia  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Des scénarios en folie
Incarne un capitaine pirate avec le scénario d'Arsenia Sabordage, Dagobert Sabordage ! pirat
Des scénarios en folie
Rebelle-toi conte l'esclavage avec le scénario de Sheherazade Raviya, Ghassan Amhès !
Des scénarios en folie
Exprime rage et douceur avec le scénario d'Agapanthe Kirke, Warrick Kirke !
Magique boîte à idées
Tu aimerais nous rejoindre mais tu n’as pas d’idées de perso ? Sache que nos membres en ont pour toi ! Consulte ce sujet
Des scénarios en folie
Vis ta vie de fugitif trublion avec le scénario de Vivienne McKay, Aaron Hopkins !

❝ Mon petit oiseau a pris sa volée... ❞
 :: Royaume-Uni :: Ailleurs
Mohamed Allô
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t705p25-mathilda-lovewell
Messages : 310
Date d'inscription : 09/02/2017
Célébrité : Erika Linder
Crédits : Hareton

Double compte : Altair Kirke & Zoltán Hunter

Age : 22 ans
Sang : Moldue
Statut : Célibataire
Métier : Domestique, c'est déjà pas mal
Baguette : La seule à laquelle elle peut prétendre est une baguette de sourcier.
Epouvantard : Elle-même, tuant un autre moldu
Dialogue : #DC8E28

Non-binaire qui s'ignore (merci la religion !) ♰ Fanatique religieuse ♰ Fanatique de Durham ♰ Esclave de Wilfric Mulciber ♰ Petite-fille bâtarde de Wilfric Mulciber (sa mère est une cracmole) ♰ Combattante au Boutefeu Chinois ♰
Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Mer 20 Déc - 0:52


« Alleeeeeeeeeeeeez ! »

Non ? Vraiment pas ? Arquée sur ses jambes, Matt agrippa la poignée et tira une nouvelle fois en utilisant toute sa force. De la jointure de ses doigts aux bouts de ses épaules. chaque centimètre carré de ses bras souffrait le martyr. En vain. Parce que cette putain. De. Porte. Était. Une. Grosse. « Puuute ! »

La loi de l'attraction la propulsa en arrière lorsqu'elle relâcha furieusement la poignée et elle dû faire un numéro d'équilibre pour ne pas finir le cul par terre. Wow ! Alors là.... là c'était la merde. La grosse merde qui pue. Putain ! Qu'est-ce que Clyde avait foutu ?! Il était censé laisser la petite porte du jardin ouverte en permanence ! Enfin, en permanence quand elle était absente. Il avait bien remarqué qu'elle était pas revenue hier soir, non ?! Il avait vraiment intérêt à avoir une bonne excuse ! Parce que l'aider à sortir en douce c'était bien gentil mais si c'était pour la foutre dans la merde ensuite.... à moins que ce n'ait été son plan depuis le début ? Et s'il lui en voulait encore pour cet été ? Et s'il avait soudainement décidé de venger leurs collègues en la dénonçant ?  " P'tain mais tu vires complètement parano sale tarée ! " Il n'empêche qu'elle se sentit brusquement très pressée de passer par la grande porte.

Abandonnant l'entrée réservée aux serviteurs - et plus spécifiquement aux jardiniers - elle refit discrètement le tour de la maison pour se retrouver face au manoir Mulciber. Bon. Pas de stress. Elle n'avait rien fait de mal. Enfin rien de mal à part partir la veille de son jour de congé à midi et rentrer le lendemain matin de son jour de congé un peu après neuf heures. Juste quelques heures de rab avant et après quoi. Mais de un ils étaient pas censés le savoir - du moins pas si Clyde l'avait couverte comme prévu -, de deux plus personne ne faisait attention à elle depuis que le vioc n'était plus là et de trois, s'ils n'étaient pas encore en train de dormir ces gros cons étaient forcément occupés avec les derniers préparatifs de Noël. Ce qui ne l'avait jamais concernée. Les autres années, elle avait pour "simple" mission de répondre à tous les besoins de son maître, qui avait clairement autre chose à foutre que de chapeauter les détails de dernières minutes. Bref, aucune raison qu'on fasse appel à elle ou qu'on remarque son absence pas vrai ? Alors pourquoi est-ce qu'elle avait cette boule dans le ventre ? Et pourquoi est-ce que cette putain de porte était fermée ?

Bon allez, elle allait pas y passer la journée ! Tête basse, elle s'avança vers l'entrée des serviteurs qui menait directement dans le hall. La connasse grinça - évidemment ! - mais personne ne fit brusquement irruption devant elle. Ok. Première étape : check ! Maintenant, regagner discrètement la chambre des serviteurs avant qui que ce soit ne la surprenne. Et au piiiiire, elle pouvait juste être allée faire un tour matinal dehors pas vrai ? ....  Un vingt quatre décembre ? Bah oui hein, pourquoi pas après tout ! Elle tourna la tête à droite, à gauche puis se mit à tracer vers le couloir. Plus que deux mètres. Plus qu'un mètre. Plus que quelques pas. Et soudain, une silhouette dans son angle gauche. Merde merde merde ! Pitié que ce soit juste ce crétin d'Alvin levé beaucoup trop tôt. Mais malgré la pénombre dans laquelle la silhouette était plongée, le doute n'était pas permis. Qui que ce soit, ce n'était clairement pas un gamin. Et probablement pas un homme non plus... fuck.
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Mervyn

Double compte : Alice Charley & Hélios C. Kark

Age : 19 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles
Métier : Stagiaire à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral.
Epouvantard : Elle-même
Dialogue : #00cc66 - Vert émeraude
Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Mer 20 Déc - 17:26
« Mon petit oiseau a pris sa volée »
Matin du mal



Nuit de terreurs.

Sa baguette fumante devant le corps de toute sa famille qu'elle a tuée de son fait. Derrière elle se tient Jane Callaghan qui la félicite en injuriant sa pureté, toutes ses valeurs, avant que les terroristes se joignent à elle pour la griffer de leurs sales pattes impures. Elle crie, elle se meurt, elle…

Elle se réveille.

En sursaut, sa main attrape sa baguette posée sur sa table de chevet comme si sa Marque des Ténèbres lui chauffait le bras. Elle se lève, regarde de droite à gauche en pointant des ennemis imaginaires. Elle soupire.

Ce n’était qu’un mauvais rêve.

Elle retourne dormir. Son petit lit douillet la couvre de câlins, son pyjama de licornes rosés la tient bien au chaud. Theresa, femme le jour, gamine la nuit… ou bien gamine le jour, un peu. Elle tombe dans le sommeil en moins d’une minute. Pourtant, la torture commençait à peine.

L’été. Dans la cours arrière du manoir. Elle affronte le regard accusateur de Wilfric qui, dans le monde de ses pires cauchemars, lui envoie une dose massive de honte. Il disparaît tandis que Theresa tourne les talons vers le jardin. Aucune jolie fleur : qu’un amas végétal ressemblant à du bouilli, à du vomi de pétales. Des racines s’extirpent de cet amalgame pour attraper le petit bras de l’enfant Mulciber. Elle se débat, elle crie à l’aide, elle demande à son grand-père de la pardonner pour quelque chose qu’elle ignore. Elle demande pardon, elle répète que ce n’était qu’une erreur, qu’elle ne le ferait plus jamais. Personne ne vient. Du sang immonde, brun, coule de ses bras pâles. Le jardin devient alors un étang affreux où des sauvages exécutent des danses indécentes, où son sang coule et se répand comme s’il allait remplir un bassin. Du sang dégoûtant. Du sang repoussant. Du sang puant. Du sang de bourbe. Elle croit vomir alors qu’elle se fait happer par la plante, devenue un arbre carnivore puant la charogne et le corps de pendu. L’arbre infernal la gobe. Theresa tombe dans un vide couvert de visages atrophiés, riant ou souffrant le martyr. Elle crie, elle se meurt, elle…

Elle se réveille.

En sursaut, sa main attrape sa baguette posée sur sa table de chevet comme si sa Marque des Ténèbres lui chauffait le bras. Elle se lève, elle sent une impression de déjà-vu et regarde son horloge magique, enroulé par des bandes arc-en-ciel. Trois heures et demi du matin. Elle baille. Ça fait le quatrième cauchemars cette nuit et elle ignore pourquoi ça la suit cette nuit. Elle n'en peut plus. Elle décide de veiller. De toute manière, elle a congé. Elle parlera de ce problème à Lodrick quand il sera éveillé.

Elle tombe sur un paragraphe décrivant le fameux sortilège de Donum Doloris, ou communément appelé la Main du Bourreau. Sortilège trop difficile pour elle mais par curiosité, elle prend le temps de scruter les images. Sordide, malsain. Elle ferme son grimoire. D’un coup de baguette, elle l’envoie par terre comme s’il s’agissait d’une ordure.

Je ne devrais pas faire ça. Ça coûte cher mais… je ne sais pas trop ce qui me prend.

Elle pose sa tête contre son bureau et ferme tendrement les yeux. Alors qu’elle s’enfonce au pays des horreurs, elle relève sa tête, droite. Hors de question de retourner là-bas. Elle fait les cent pas dans sa petite chambre de princesse. Elle réfléchit à tout mais surtout à rien. La Mulciber active quelques-unes de ses vieilles pouliches magiques. Cinq jouets de couleur rose, mauve et jaune se mettent à trotter. Theresa essaie de se divertir.

Pathétique. Tu es pathétique.

Elle attrape sa pouliche préférée. C’est Poulichette, la première de sa collection. Elle aimerait se souvenir de bons moments passés avec elle mais… ça remonte à trop loin, son amnésie l’empêche d’en savoir plus. Enfin… pense-t-elle. Lorsqu’elle examine Poulichette, des fragments de souvenirs lui reviennent. D’un coup de baguette, elle incise le ventre de tissu et des aiguilles en sortent. Elle jette un coup d’œil à ces aiguilles.

Elles sont sales. C'est du...

Elle se retient de vomir. D’un sortilège prononcé, Poulichette vole en éclat et se consume. Elle désactive les autres et les rangent.

Tu devrais te débarrasser d’eux, tu n’es plus une enfant…

***

Elle déjeune à l’avance. Elle a cogné à la porte de Mathilda pour se faire servir en pensant qu’elle serait heureuse de faire quelque chose depuis l’enlèvement de son maître. Bon, il est très tôt mais un moldu, ça aime faire ce genre de trucs, non ? Ça met du piment dans leur vie routinière. Mais non, elle n’y était pas. Elle a ouvert la porte mais il n’y avait aucune Mathilda.

Mathilda est une traîtresse.

Elle finit son déjeuner qu’elle s’est faite toute seule comme une grande. Tandis qu’elle range l’assiette et le thé, elle pense à retourner du côté des moldus pour voir…

Non, Theresa, ne va pas faire ça dans ton état… Oui, j’irai.

***

C’est nulle autre que Theresa qui sort de la pénombre. Elle fixe l’esclave de ses yeux trop écartés pour être naturels. Ses petits doigts jouent avec sa baguette quand elle s’approche de la domestique. Surprise, confusion ? Que ressent-elle ? De la peur, peut-être ? L’albinos l'ignore.

- Bon matin, Mathilda. Tu reviens d’une petite promenade ?

Theresa, arrête. Laisse-la tranquille. C’est une petite moldue, déjà perturbée par l’enlèvement de grand-père, comme toi… Reviens à la raison.

- Une longue promenade en réalité, puisqu’on ne t’a pas vu ces derniers jours. C’est à se demander ce que tu fais de tes journées…

Eh bah oui, que peut bien faire une moldue de ses journées si ce n’est travailler ? Ces créatures ne vivent que pour ça, n’est-ce pas ?

- On te voit de moins en moins…

Avec tout ce que ça sous-entend. Theresa ne cligne pas des yeux.

 
Mohamed Allô
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t705p25-mathilda-lovewell
Messages : 310
Date d'inscription : 09/02/2017
Célébrité : Erika Linder
Crédits : Hareton

Double compte : Altair Kirke & Zoltán Hunter

Age : 22 ans
Sang : Moldue
Statut : Célibataire
Métier : Domestique, c'est déjà pas mal
Baguette : La seule à laquelle elle peut prétendre est une baguette de sourcier.
Epouvantard : Elle-même, tuant un autre moldu
Dialogue : #DC8E28

Non-binaire qui s'ignore (merci la religion !) ♰ Fanatique religieuse ♰ Fanatique de Durham ♰ Esclave de Wilfric Mulciber ♰ Petite-fille bâtarde de Wilfric Mulciber (sa mère est une cracmole) ♰ Combattante au Boutefeu Chinois ♰
Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Dim 14 Jan - 16:34

Il ne fallut que deux secondes à Mathilda pour repérer la baguette qui tournait entre les doigts de l'albinos. Ok.... ça sentait vraiment mauvais. Et pas seulement parce qu'on la menaçait implicitement. Plus que la baguette elle-même, c'était la personne au bout de la baguette qui l'inquiétait. Theresa Mulciber. Une sorcière aussi intrigante que flippante, à la fois douce, aimable et étrangement énigmatique. Si la plupart des moldus l'appréciaient, d'autres - comme Mathilda - lui trouvaient un je-ne-sais-quoi à la fois indéchiffrable et inquiétant. Bref, à son humble avis elle était en trois mois : une fille cheloue.
Mais qu'est-ce qu'elle foutait là putain ?! Elle n'était pas censée être debout à une heure aussi matinale ! Et encore moins dans cette pièce. Elle pouvait pas faire la grasse matinée comme tout le monde ? Ou au moins se réfugier à la bibliothèque pour lire un bouquin en attendant que les autres soient levé.e.s, histoire qu'elle-même puisse se faufiler discrètement jusqu'à sa chambre ? Parce que là, honnêtement.... elle voyait pas trop comment  se tirer du pétrin. Et Theresa n'avait pas l'air d'être dans un bon jour. Pas du tout même.

« Bonjour maîtresse. » rétorqua-t-elle tout de même en inclinant légèrement la tête, assez pour paraître humble mais sans perdre de vue la baguette tournoyante.

Elle rouvrit la bouche pour répondre à sa première question mais l'albinos la devança. Oh. Merde. Elle avait donc remarqué ? Les battements de son cœur s'intensifièrent et elle dut se mordre l'intérieur des joues pour ne rien laisser paraître ; ni serrage de poing, ni tremblements terrifiés ni perle de sueur. Pourtant, intérieurement, elle bouillonnait. Que répondre à ça ? A de telles accusations si.... justifiées ? La vérité, toute la vérité et rien que la vérité...

« Votre père m'a donné un jour de congé et je suis rentrée hier soir. »

.... enfin presque. Mais Theresa n'avait pas besoin de savoir qu'hier soir elle était en train de démolir la tronche de son grand-père à coup de pieds - " Cadeau de Noël en avance ! " avaient dit les sorciers avant de la faire rentrer dans sa cellule. Elle n'avait pas besoin de savoir non plus qu'elle l'aurait buté si le bouffeur de tacos qui traînait tout le temps avec Callaghan ne l'avait pas arrachée de là par la force. Non ;  tout ce que Theresa Mulciber devait croire c'était qu'elle était partie hier matin et revenu hier soir. Mais ça semblait un peu compliqué en l'état des choses....

« Avant cela j'ai été occupée par les préparatifs de Noël et ce matin j'ai.... ressentis le besoin de marcher pour mieux commencer cette journée si importante. On dit que la marche est hautement bénéfique pour la santé maîtresse. »

Oui, bon, d'accord, c'était moisi mais là tout de suite, avec la fatigue, c'était tout ce qu'elle trouvait à dire.  

« Avec votre permission, je vais retourner aux préparatifs maîtresse . »

Se barrer. Se barrer très très loin avant que ça ne tourne à l'orage. Elle fit une révérence et commença déjà à reculer. Seigneur Tout Puissant, pourvu qu'elle la laisse partir....
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 57
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Mervyn

Double compte : Alice Charley & Hélios C. Kark

Age : 19 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles
Métier : Stagiaire à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral.
Epouvantard : Elle-même
Dialogue : #00cc66 - Vert émeraude
Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Hier à 21:02
« Mon petit oiseau a pris sa volée »
Matin du mal



Theresa est moins courbée. Plus droite. Comme si une assurance avait poussé par miracle. Au lieu de ses habituels petits yeux dans les nuages, des yeux de chat guettent les moindres mouvements de la domestique. Quand elle baisse la tête, elle contient un ronronnement félin. Elle continue de jouer avec sa baguette comme s’il s’agissait de la queue d’un chat en pleine chasse.

- Votre père m’a donné un jour de congé et je suis rentrée hier soir.

Premier battement de paupières depuis leur conversation. L’image du père lui revient. Mortimer… Ses doigts ralentissent. Elle se calme. Un peu. Elle abandonne l’idée de glisser un sourire sardonique. Elle garde cette expression figée de méfiance. Arrête, tu dois lui faire peur. Elle baisse ses épaules.

Une explication qui charme la naïveté de Theresa. Une corde la ramène vers la gentille petite fille Mulciber. Studieuse, qui ne se couche pas trop tard et qui aime lire des bouquins de jeune fille… Souviens-toi de Poudlard. Elle n’avait pas attrapé les chenapans avec de la bonne volonté. Combien de fois s’est-on jouer d’elle ?

La marche est hautement bénéfique pour la santé maîtresse. Elle aimerait rire. Très fort. En d’autres circonstances, elle aurait acquiescé. Peut-être même aurait-elle répliqué un truc comme ça : mais c’est une très bonne initiative Mathilda ! Pas aujourd’hui. Là, elle écoute une sornette sans originalité. Une excuse passe-partout destinée à foncer dans le mur.

- Avec votre permission, je vais retourner aux préparatifs maîtresse.

Dès son premier pas de recul, les doigts de l’albinos se raidissent. La baguette arrête ses moulinets pour pointer, solide, le corps de la moldue. Il ne manque plus que le bras levé pour que la menace devienne encore plus claire…

- Permission refusée.

Tu restes ici toi. L'inquisitrice cachée peut se féliciter : elle a goûté au rare aplomb de la petite Mulciber. L’envie de lui lance un maléfice qui rendrait ses pieds lourds comme du béton lui frôle les doigts. Ou quelque chose de plus violent, peut-être ? Non, elle appartient à grand-père. Tu ne peux pas lui faire du mal, c’est sa moldue ! Il serait très en colère s’il apprenait… Elle soupire.

- Il faut qu’on parle, moldue.

Inspiration. Elle lève la tête, ce qui ne manque pas de comique lorsqu’on constate que Mathilda domine la petite albinos en taille et en muscle.

- Tu prends congé puis plus personne n’entend parler de toi. Tu… disparais. C’est ainsi depuis l’enlèvement de Wilfric, ton maître… D’ailleurs, tu me sembles bien pressée pour une moldue avec autant de temps libre…

Elle a remarqué ce pas un peu trop hâtif. Ta présence lui fait peur… Elle espère bien que c’est le cas. La peur, ça fait des miracles.

- Tu as une explication ou tu te la coules douce ? Parce que moi ce que je vois c’est une moldue qui se complaît un peu trop de la disparition de son maître ainsi… que d’une menace terroriste rampante. Ça va, pas trop mal les vacances ? À moins que tu fasses autre chose que nous ignorions…

Oui, que nous ignorions… De ce qu’elle en sait, personne au manoir ne semble savoir ce qu’elle fait exactement durant ces périodes d’absence. Même Lodrick n'en sait rien. Il faut dire que chaque occupant a un horaire chargé mais les soupçons eux, voyagent de murmures en murmures. Un poing au cœur, voilà ce qu’elle ressent. Il lui fallait bien ça pour dire tout haut ce qui se dit tout bas sur Mathilda. Avec un peu de prédation, certes mais sinon, où serait le plaisir ? Sans oublier cette pincée de mauvaise foi…
 
Contenu sponsorisé
Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté
 :: Royaume-Uni :: Ailleurs