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❝ Mon petit oiseau a pris sa volée... ❞
 :: Royaume-Uni :: Ailleurs :: Manoir de Sandrigham
Mohamed Allô
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Baguette : La seule à laquelle elle peut prétendre est une baguette de sourcier.
Epouvantard : Elle-même, tuant un autre moldu
Dialogue : #DC8E28

Non-binaire qui s'ignore (merci la religion !) ♰ Fanatique religieuse ♰ Fanatique de Durham ♰ Esclave de Wilfric Mulciber ♰ Petite-fille bâtarde de Wilfric Mulciber (sa mère est une cracmole) ♰ Combattante au Boutefeu Chinois ♰
Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Mer 20 Déc - 0:52


« Alleeeeeeeeeeeeez ! »

Non ? Vraiment pas ? Arquée sur ses jambes, Matt agrippa la poignée et tira une nouvelle fois en utilisant toute sa force. De la jointure de ses doigts aux bouts de ses épaules. chaque centimètre carré de ses bras souffrait le martyr. En vain. Parce que cette putain. De. Porte. Était. Une. Grosse. « Puuute ! »

La loi de l'attraction la propulsa en arrière lorsqu'elle relâcha furieusement la poignée et elle dû faire un numéro d'équilibre pour ne pas finir le cul par terre. Wow ! Alors là.... là c'était la merde. La grosse merde qui pue. Putain ! Qu'est-ce que Clyde avait foutu ?! Il était censé laisser la petite porte du jardin ouverte en permanence ! Enfin, en permanence quand elle était absente. Il avait bien remarqué qu'elle était pas revenue hier soir, non ?! Il avait vraiment intérêt à avoir une bonne excuse ! Parce que l'aider à sortir en douce c'était bien gentil mais si c'était pour la foutre dans la merde ensuite.... à moins que ce n'ait été son plan depuis le début ? Et s'il lui en voulait encore pour cet été ? Et s'il avait soudainement décidé de venger leurs collègues en la dénonçant ?  " P'tain mais tu vires complètement parano sale tarée ! " Il n'empêche qu'elle se sentit brusquement très pressée de passer par la grande porte.

Abandonnant l'entrée réservée aux serviteurs - et plus spécifiquement aux jardiniers - elle refit discrètement le tour de la maison pour se retrouver face au manoir Mulciber. Bon. Pas de stress. Elle n'avait rien fait de mal. Enfin rien de mal à part partir la veille de son jour de congé à midi et rentrer le lendemain matin de son jour de congé un peu après neuf heures. Juste quelques heures de rab avant et après quoi. Mais de un ils étaient pas censés le savoir - du moins pas si Clyde l'avait couverte comme prévu -, de deux plus personne ne faisait attention à elle depuis que le vioc n'était plus là et de trois, s'ils n'étaient pas encore en train de dormir ces gros cons étaient forcément occupés avec les derniers préparatifs de Noël. Ce qui ne l'avait jamais concernée. Les autres années, elle avait pour "simple" mission de répondre à tous les besoins de son maître, qui avait clairement autre chose à foutre que de chapeauter les détails de dernières minutes. Bref, aucune raison qu'on fasse appel à elle ou qu'on remarque son absence pas vrai ? Alors pourquoi est-ce qu'elle avait cette boule dans le ventre ? Et pourquoi est-ce que cette putain de porte était fermée ?

Bon allez, elle allait pas y passer la journée ! Tête basse, elle s'avança vers l'entrée des serviteurs qui menait directement dans le hall. La connasse grinça - évidemment ! - mais personne ne fit brusquement irruption devant elle. Ok. Première étape : check ! Maintenant, regagner discrètement la chambre des serviteurs avant qui que ce soit ne la surprenne. Et au piiiiire, elle pouvait juste être allée faire un tour matinal dehors pas vrai ? ....  Un vingt quatre décembre ? Bah oui hein, pourquoi pas après tout ! Elle tourna la tête à droite, à gauche puis se mit à tracer vers le couloir. Plus que deux mètres. Plus qu'un mètre. Plus que quelques pas. Et soudain, une silhouette dans son angle gauche. Merde merde merde ! Pitié que ce soit juste ce crétin d'Alvin levé beaucoup trop tôt. Mais malgré la pénombre dans laquelle la silhouette était plongée, le doute n'était pas permis. Qui que ce soit, ce n'était clairement pas un gamin. Et probablement pas un homme non plus... fuck.

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Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral. Cependant, Calliope lui a offerte une baguette d'un Phénix mort lors de la rescousse de Wilfric qu'elle garde depuis. Elle la sort rarement. 23 centimètres, bois de cerisier et crin de licorne, courbe et flexible.
Epouvantard : Elle-même
Dialogue : #00cc66 - Vert émeraude

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
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Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Mer 20 Déc - 17:26
« Mon petit oiseau a pris sa volée »
Matin du mal



Nuit de terreurs.

Sa baguette fumante devant le corps de toute sa famille qu'elle a tuée de son fait. Derrière elle se tient Jane Callaghan qui la félicite en injuriant sa pureté, toutes ses valeurs, avant que les terroristes se joignent à elle pour la griffer de leurs sales pattes impures. Elle crie, elle se meurt, elle…

Elle se réveille.

En sursaut, sa main attrape sa baguette posée sur sa table de chevet comme si sa Marque des Ténèbres lui chauffait le bras. Elle se lève, regarde de droite à gauche en pointant des ennemis imaginaires. Elle soupire.

Ce n’était qu’un mauvais rêve.

Elle retourne dormir. Son petit lit douillet la couvre de câlins, son pyjama de licornes rosés la tient bien au chaud. Theresa, femme le jour, gamine la nuit… ou bien gamine le jour, un peu. Elle tombe dans le sommeil en moins d’une minute. Pourtant, la torture commençait à peine.

L’été. Dans la cours arrière du manoir. Elle affronte le regard accusateur de Wilfric qui, dans le monde de ses pires cauchemars, lui envoie une dose massive de honte. Il disparaît tandis que Theresa tourne les talons vers le jardin. Aucune jolie fleur : qu’un amas végétal ressemblant à du bouilli, à du vomi de pétales. Des racines s’extirpent de cet amalgame pour attraper le petit bras de l’enfant Mulciber. Elle se débat, elle crie à l’aide, elle demande à son grand-père de la pardonner pour quelque chose qu’elle ignore. Elle demande pardon, elle répète que ce n’était qu’une erreur, qu’elle ne le ferait plus jamais. Personne ne vient. Du sang immonde, brun, coule de ses bras pâles. Le jardin devient alors un étang affreux où des sauvages exécutent des danses indécentes, où son sang coule et se répand comme s’il allait remplir un bassin. Du sang dégoûtant. Du sang repoussant. Du sang puant. Du sang de bourbe. Elle croit vomir alors qu’elle se fait happer par la plante, devenue un arbre carnivore puant la charogne et le corps de pendu. L’arbre infernal la gobe. Theresa tombe dans un vide couvert de visages atrophiés, riant ou souffrant le martyr. Elle crie, elle se meurt, elle…

Elle se réveille.

En sursaut, sa main attrape sa baguette posée sur sa table de chevet comme si sa Marque des Ténèbres lui chauffait le bras. Elle se lève, elle sent une impression de déjà-vu et regarde son horloge magique, enroulé par des bandes arc-en-ciel. Trois heures et demi du matin. Elle baille. Ça fait le quatrième cauchemars cette nuit et elle ignore pourquoi ça la suit cette nuit. Elle n'en peut plus. Elle décide de veiller. De toute manière, elle a congé. Elle parlera de ce problème à Lodrick quand il sera éveillé.

Elle tombe sur un paragraphe décrivant le fameux sortilège de Donum Doloris, ou communément appelé la Main du Bourreau. Sortilège trop difficile pour elle mais par curiosité, elle prend le temps de scruter les images. Sordide, malsain. Elle ferme son grimoire. D’un coup de baguette, elle l’envoie par terre comme s’il s’agissait d’une ordure.

Je ne devrais pas faire ça. Ça coûte cher mais… je ne sais pas trop ce qui me prend.

Elle pose sa tête contre son bureau et ferme tendrement les yeux. Alors qu’elle s’enfonce au pays des horreurs, elle relève sa tête, droite. Hors de question de retourner là-bas. Elle fait les cent pas dans sa petite chambre de princesse. Elle réfléchit à tout mais surtout à rien. La Mulciber active quelques-unes de ses vieilles pouliches magiques. Cinq jouets de couleur rose, mauve et jaune se mettent à trotter. Theresa essaie de se divertir.

Pathétique. Tu es pathétique.

Elle attrape sa pouliche préférée. C’est Poulichette, la première de sa collection. Elle aimerait se souvenir de bons moments passés avec elle mais… ça remonte à trop loin, son amnésie l’empêche d’en savoir plus. Enfin… pense-t-elle. Lorsqu’elle examine Poulichette, des fragments de souvenirs lui reviennent. D’un coup de baguette, elle incise le ventre de tissu et des aiguilles en sortent. Elle jette un coup d’œil à ces aiguilles.

Elles sont sales. C'est du...

Elle se retient de vomir. D’un sortilège prononcé, Poulichette vole en éclat et se consume. Elle désactive les autres et les rangent.

Tu devrais te débarrasser d’eux, tu n’es plus une enfant…

***

Elle déjeune à l’avance. Elle a cogné à la porte de Mathilda pour se faire servir en pensant qu’elle serait heureuse de faire quelque chose depuis l’enlèvement de son maître. Bon, il est très tôt mais un moldu, ça aime faire ce genre de trucs, non ? Ça met du piment dans leur vie routinière. Mais non, elle n’y était pas. Elle a ouvert la porte mais il n’y avait aucune Mathilda.

Mathilda est une traîtresse.

Elle finit son déjeuner qu’elle s’est faite toute seule comme une grande. Tandis qu’elle range l’assiette et le thé, elle pense à retourner du côté des moldus pour voir…

Non, Theresa, ne va pas faire ça dans ton état… Oui, j’irai.

***

C’est nulle autre que Theresa qui sort de la pénombre. Elle fixe l’esclave de ses yeux trop écartés pour être naturels. Ses petits doigts jouent avec sa baguette quand elle s’approche de la domestique. Surprise, confusion ? Que ressent-elle ? De la peur, peut-être ? L’albinos l'ignore.

- Bon matin, Mathilda. Tu reviens d’une petite promenade ?

Theresa, arrête. Laisse-la tranquille. C’est une petite moldue, déjà perturbée par l’enlèvement de grand-père, comme toi… Reviens à la raison.

- Une longue promenade en réalité, puisqu’on ne t’a pas vu ces derniers jours. C’est à se demander ce que tu fais de tes journées…

Eh bah oui, que peut bien faire une moldue de ses journées si ce n’est travailler ? Ces créatures ne vivent que pour ça, n’est-ce pas ?

- On te voit de moins en moins…

Avec tout ce que ça sous-entend. Theresa ne cligne pas des yeux.

 
Mohamed Allô
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Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Dim 14 Jan - 16:34

Il ne fallut que deux secondes à Mathilda pour repérer la baguette qui tournait entre les doigts de l'albinos. Ok.... ça sentait vraiment mauvais. Et pas seulement parce qu'on la menaçait implicitement. Plus que la baguette elle-même, c'était la personne au bout de la baguette qui l'inquiétait. Theresa Mulciber. Une sorcière aussi intrigante que flippante, à la fois douce, aimable et étrangement énigmatique. Si la plupart des moldus l'appréciaient, d'autres - comme Mathilda - lui trouvaient un je-ne-sais-quoi à la fois indéchiffrable et inquiétant. Bref, à son humble avis elle était en trois mois : une fille cheloue.
Mais qu'est-ce qu'elle foutait là putain ?! Elle n'était pas censée être debout à une heure aussi matinale ! Et encore moins dans cette pièce. Elle pouvait pas faire la grasse matinée comme tout le monde ? Ou au moins se réfugier à la bibliothèque pour lire un bouquin en attendant que les autres soient levé.e.s, histoire qu'elle-même puisse se faufiler discrètement jusqu'à sa chambre ? Parce que là, honnêtement.... elle voyait pas trop comment  se tirer du pétrin. Et Theresa n'avait pas l'air d'être dans un bon jour. Pas du tout même.

« Bonjour maîtresse. » rétorqua-t-elle tout de même en inclinant légèrement la tête, assez pour paraître humble mais sans perdre de vue la baguette tournoyante.

Elle rouvrit la bouche pour répondre à sa première question mais l'albinos la devança. Oh. Merde. Elle avait donc remarqué ? Les battements de son cœur s'intensifièrent et elle dut se mordre l'intérieur des joues pour ne rien laisser paraître ; ni serrage de poing, ni tremblements terrifiés ni perle de sueur. Pourtant, intérieurement, elle bouillonnait. Que répondre à ça ? A de telles accusations si.... justifiées ? La vérité, toute la vérité et rien que la vérité...

« Votre père m'a donné un jour de congé et je suis rentrée hier soir. »

.... enfin presque. Mais Theresa n'avait pas besoin de savoir qu'hier soir elle était en train de démolir la tronche de son grand-père à coup de pieds - " Cadeau de Noël en avance ! " avaient dit les sorciers avant de la faire rentrer dans sa cellule. Elle n'avait pas besoin de savoir non plus qu'elle l'aurait buté si le bouffeur de tacos qui traînait tout le temps avec Callaghan ne l'avait pas arrachée de là par la force. Non ;  tout ce que Theresa Mulciber devait croire c'était qu'elle était partie hier matin et revenu hier soir. Mais ça semblait un peu compliqué en l'état des choses....

« Avant cela j'ai été occupée par les préparatifs de Noël et ce matin j'ai.... ressentis le besoin de marcher pour mieux commencer cette journée si importante. On dit que la marche est hautement bénéfique pour la santé maîtresse. »

Oui, bon, d'accord, c'était moisi mais là tout de suite, avec la fatigue, c'était tout ce qu'elle trouvait à dire.  

« Avec votre permission, je vais retourner aux préparatifs maîtresse . »

Se barrer. Se barrer très très loin avant que ça ne tourne à l'orage. Elle fit une révérence et commença déjà à reculer. Seigneur Tout Puissant, pourvu qu'elle la laisse partir....

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Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Lun 15 Jan - 21:02
« Mon petit oiseau a pris sa volée »
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Theresa est moins courbée. Plus droite. Comme si une assurance avait poussé par miracle. Au lieu de ses habituels petits yeux dans les nuages, des yeux de chat guettent les moindres mouvements de la domestique. Quand elle baisse la tête, elle contient un ronronnement félin. Elle continue de jouer avec sa baguette comme s’il s’agissait de la queue d’un chat en pleine chasse.

- Votre père m’a donné un jour de congé et je suis rentrée hier soir.

Premier battement de paupières depuis leur conversation. L’image du père lui revient. Mortimer… Ses doigts ralentissent. Elle se calme. Un peu. Elle abandonne l’idée de glisser un sourire sardonique. Elle garde cette expression figée de méfiance. Arrête, tu dois lui faire peur. Elle baisse ses épaules.

Une explication qui charme la naïveté de Theresa. Une corde la ramène vers la gentille petite fille Mulciber. Studieuse, qui ne se couche pas trop tard et qui aime lire des bouquins de jeune fille… Souviens-toi de Poudlard. Elle n’avait pas attrapé les chenapans avec de la bonne volonté. Combien de fois s’est-on jouer d’elle ?

La marche est hautement bénéfique pour la santé maîtresse. Elle aimerait rire. Très fort. En d’autres circonstances, elle aurait acquiescé. Peut-être même aurait-elle répliqué un truc comme ça : mais c’est une très bonne initiative Mathilda ! Pas aujourd’hui. Là, elle écoute une sornette sans originalité. Une excuse passe-partout destinée à foncer dans le mur.

- Avec votre permission, je vais retourner aux préparatifs maîtresse.

Dès son premier pas de recul, les doigts de l’albinos se raidissent. La baguette arrête ses moulinets pour pointer, solide, le corps de la moldue. Il ne manque plus que le bras levé pour que la menace devienne encore plus claire…

- Permission refusée.

Tu restes ici toi. L'inquisitrice cachée peut se féliciter : elle a goûté au rare aplomb de la petite Mulciber. L’envie de lui lance un maléfice qui rendrait ses pieds lourds comme du béton lui frôle les doigts. Ou quelque chose de plus violent, peut-être ? Non, elle appartient à grand-père. Tu ne peux pas lui faire du mal, c’est sa moldue ! Il serait très en colère s’il apprenait… Elle soupire.

- Il faut qu’on parle, moldue.

Inspiration. Elle lève la tête, ce qui ne manque pas de comique lorsqu’on constate que Mathilda domine la petite albinos en taille et en muscle.

- Tu prends congé puis plus personne n’entend parler de toi. Tu… disparais. C’est ainsi depuis l’enlèvement de Wilfric, ton maître… D’ailleurs, tu me sembles bien pressée pour une moldue avec autant de temps libre…

Elle a remarqué ce pas un peu trop hâtif. Ta présence lui fait peur… Elle espère bien que c’est le cas. La peur, ça fait des miracles.

- Tu as une explication ou tu te la coules douce ? Parce que moi ce que je vois c’est une moldue qui se complaît un peu trop de la disparition de son maître ainsi… que d’une menace terroriste rampante. Ça va, pas trop mal les vacances ? À moins que tu fasses autre chose que nous ignorions…

Oui, que nous ignorions… De ce qu’elle en sait, personne au manoir ne semble savoir ce qu’elle fait exactement durant ces périodes d’absence. Même Lodrick n'en sait rien. Il faut dire que chaque occupant a un horaire chargé mais les soupçons eux, voyagent de murmures en murmures. Un poing au cœur, voilà ce qu’elle ressent. Il lui fallait bien ça pour dire tout haut ce qui se dit tout bas sur Mathilda. Avec un peu de prédation, certes mais sinon, où serait le plaisir ? Sans oublier cette pincée de mauvaise foi…
 
Mohamed Allô
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Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Ven 19 Jan - 12:16
Mathilda s'immobilisa avant même que l'albinos n'ait entrouvert les lèvres. Le mouvement de poignet avait instantanément aimanté son regard à la menaçante baguette, dont l'orientation était on ne pouvait plus explicite.
Permission refusée. Bien. Bien, bien, bien. Surtout, ne pas s'énerver. Garder la tête froide. Au pire, qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui faire à part lui infliger un doloris bien minable en comparaison de ceux de son grand-père ? Et de la joie qu'elle avait éprouvé à lui fracasser la gueule la nuit précédente. Rien ne saurait effacer ce délicieux souvenir. Pas même la douleur. Si c'était le prix à payer, elle était prête à encaisser. Un simple petit doloris pour avoir osé sortir sans demander la permission.... mais s'agissait-il bien de ça ?

Elle releva la tête en fronçant imperceptiblement des sourcils. Parler ?

« Oui maîtresse. »

Mais parler de quoi ? De la liberté qu'elle avait prise ? De son jour de congé ? Du journal d'entrée et de sortie des moldus qu'elle n'avait bêtement pas rempli dans sa hâte ? Et depuis quand est-ce que cette gamine parlait comme ça ? La douce et lunaire Theresa Mulciber, soudainement autoritaire... quelque chose clochait. Par mesure de sécurité, Mathilda inclina encore un peu plus la tête face à la sorcière qui ne lui atteignait pas le menton. Et la suite lui donna raison puisque ses yeux s'écarquillèrent secrètement en entendant la réquisition qu'on portait contre elle. Merde, merde, MERDE !

Évidemment, il avait fallut que quelqu'un se rende compte de ses absences à répétitions. Elle se doutait que ça finirait par arriver... même si elle avait en fait gardé l'espoir un peu fou que les descendants de Mulciber soient plus cons et plus naïfs que leur ancêtre. Peine perdue ! Et voilà qu'on lui demandait de s'expliquer. Mais quelle explication ? Quelle salade allait-elle bien pouvoir servir cette fois ? " Ok Matt, réfléchis. " Et vite de préférence. Ne pas trop traîner, ne pas la laisser penser qu'elle inventait. Il lui fallait un truc à la fois crédible et adapté à une sang-pure. " Allez Matt ! " Sang-pure, sang-pure, vanité, caresses dans le sens du poil, aimant la misère... " ALLEZ ! Le premier truc qui te passe par la tête PUTAIN ! "

« Je... je comprends votre défiance maîtresse et je vous demande pardon si j'ai suscité votre déception ou quelques inquiétudes à mon égard. » Non, j'espère que t'en as cauchemardé toute la nuit connasse ! « Jamais je ne pourrais me réjouir de la disparition de mon maître. En réalité... en réalité, la vérité est tout autre. C'est que, maîtresse, j'ai l'âme en peine à chaque fois que je m'introduis dans une pièce et constate son absence. » Ouai c'était bien ça, avec la voix bieeeeeen larmoyante et les mains qui tremblent. Mais il manquait le petit plus, le bonus, l'assurance tout risque, la cerise sur le gâteau quoi ! « Et il y a aussi que ... je me sens responsable. Grâce à mon maître j'ai appris à me battre et je n'ai même pas eu l'occasion de le remercier en le protégeant. Sans magie, j'aurais pu lui venir en aide. » Ou plutôt lui crever les yeux ouai ! « Voilà pourquoi il m'est... très difficile de me tenir là, sans lui et d'affronter votre regard. Je vous demande pardon maîtresse. » conclue-t-elle en se courbant en deux.

Un peu excessif vous dites ? Pas pour les sang-purs. D'expérience, Mathilda savait qu'ils aimaient ce genre de démonstration de puissance. Quant au risque encouru par son discours et son aveu de responsabilité... elle aimait croire qu'il était bien moindre que le danger qu'elle courrait si Theresa venait à la soupçonner de soutenir les révolutionnaires. Qu'on la dolorise, la prive de nourriture pendant deux jours ou lui donne toutes les corvées de ménage de la maison si ça leur chantait. Tout plutôt que de poursuivre ce périlleux entretien....

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Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Ven 19 Jan - 21:02
« Mon petit oiseau a pris sa volée »
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Une âme en peine. Theresa lève un sourcil. Elle voudrait répliquer que ça reste un débat à savoir si les moldus possèdent une âme. Qu’est-ce qui peut bien avoir de spirituel en ces choses dépourvues de magie ? Néanmoins… elle s’arrête, retenue par un brin d’humanité qui l’interdit de penser de la sorte. Une main sur son épaule, une Theresa gentille qui supplie d’arrêter ce carnage psychologique. Mais il est trop tard. Beaucoup trop tard. Son démon est sorti et il compte bien s’amuser. Puis… qu’est-ce que ça lui fait du bien d’avoir une inférieure. Donner des ordres, avoir ce… contrôle presque divin sur un autre être. Jouissif, tout simplement jouissif. Amère conséquence de toutes ces années où on l’a mené par la baguette, d’une autorité paternelle injuste. Ironie de l’histoire : c’est une moldue qui ne l’a a priori rien fait qui en paie les frais. Le monde est si injuste…

Elle la laisse s’expliquer. Sans y penser, elle continue ses moulinets avec sa baguette. Ceux-ci s’accélèrent lorsqu’elle entend des paroles agréables à son ego maléfique et ralentit lorsque c’est plus… controversé. Elle fronce les sourcils. Je me sens responsable… Malgré le ton mélodramatique qu’elle cerne bien, cette explication… fait sens à ses oreilles. En particularité à la douce princesse retenue. Après tout, elle non plus n’a pas réussie à protéger Wilfric. Était-elle là à la Tour des médias ? Non. À l’époque, elle s’intéressait autant à la politique qu’aujourd’hui au pointage du dernier match de Quidditch : bref l’intérêt quasi-nul. Aucun engagement envers la société, que sa petite vie de jeune fille. Honte, poing tactique et maîtrisé comme ses coups au Boutefeu.

- Relève la tête, Mathilda.

Un répit, une courte respiration avant que le round deux commence. Certains chats fonctionnent ainsi durant la chasse : ils laissent leur proie s’échapper de leurs griffes. Ils leur donnent l’espoir avant de les briser.

- Une faute admise est à moitié pardonnée.

Et… elle sourit. Le visage de la lunaire Theresa revient. Un peu embarrassée, un peu enchantée de discuter avec une moldue qui, comme nous le savons tous, sont pareils à des enfants en bas âge. On pourrait croire qu’elle lui donne finalement congé jusqu’à qu’elle prononce un mot presque imperceptible… Entomorphis.

- Aimes-tu… les araignées ? Je les trouve fascinantes !

Bon, une araignée n’est pas exactement un insecte. Toutefois, la création du sortilège date de si longtemps que le créateur n’a pas établi la différence. En conséquence, les arachnides peuvent aussi être invoquer. Et quel arachnide… une mygale dragonne, surnommée la mygale Goliath ou de Leblond par les moldus. Poilue, gigantesque… Si grosse qu’elle occupe toute la surface crânienne de la pauvre domestique. Ses pattes tâtent ses cheveux, sa peau… Elle se prépare à descendre le long de son corps. Évidemment, la mygale dragon n’a que la taille pour elle et n’est pas dangereuse pour l’homme : puis le sortilège rend la bestiole inoffensive mais ça… la sorcière est certaine que Mathilda l’ignore. Où serait le plaisir, sinon ?

- La mygale dragonne. Plus grande représentante de sa famille. Mangeuse d’oiseaux et de petits mammifères… Sais-tu pourquoi les araignées ont des poils ? Certains sont urticants mais… leur principale fonction est sensorielle. Grâce à celles-ci, elles peuvent sentir les vibrations provoquées par leur proie… On raconte que les plus sensibles peuvent même repérer les battements d’aile d’une mouche.

La mygale continue d’explorer chaque pore de la peau de la moldue. Theresa sourit, se délectant à l’idée de sentir la peur de la domestique de la même manière que la mygale sente chaque crispation de son corps grâce à ses fins poils… Pourtant, on aurait dit la petite Mulciber de tous les jours qui récitent ses bouquins. Comme d’habitude. Un doloris ? C’est pour ceux qui manquent d’originalité… La douleur ne suffit pas forcément à faire parler les gens. J’ignore pourquoi mais j’ai l’impression que grand-père serait d’accord. Si on se demande qui tient le plus de Wilfric dans cette famille…

- Je ne manquerai pas d’informer Lodrick sur tes… nobles sentiments. Cependant… tu ne m’as toujours pas dit ce que tu faisais durant tes absences. Hélas, éviter le manoir est une chose mais tu dois bien avoir un endroit préféré ? Quelqu’un à qui parler au village peut-être ? Je suis impatiente de t’écouter…

On verra si tu racontes des sornettes. Si elle évoque ne serait-ce qu’une information douteuse ou invraisemblable… Son Dieu seul sait ce qui lui arrivera. L’albinos trépigne d’impatience tandis que sa mygale chérie agite ses mandibules au visage de la domestique. Elle lui dit bonjour… que c’est mignon.  

 


Photos d'araignées Goliath : Arachnophobe s'abstenir et une autre, pour comparer
Mohamed Allô
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Baguette : La seule à laquelle elle peut prétendre est une baguette de sourcier.
Epouvantard : Elle-même, tuant un autre moldu
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Non-binaire qui s'ignore (merci la religion !) ♰ Fanatique religieuse ♰ Fanatique de Durham ♰ Esclave de Wilfric Mulciber ♰ Petite-fille bâtarde de Wilfric Mulciber (sa mère est une cracmole) ♰ Combattante au Boutefeu Chinois ♰
Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Mer 7 Mar - 19:17
Elle avait osé oublier. Cette peur-là.... son cerveau l'avait mise aux oubliettes. Effacée. Négligée. Enfermée dans un trou sans fond dont elle n'était jamais censée ressortir. Ce n'était pas la peur qu'elle éprouvait sur le champs de bataille. Pas celle qui la prenait à la gorge en mission ou lorsqu'iels attaquaient des points stratégiques d'Angleterre. Ce n'était pas la peur mêlée de fureur qui l'animait lorsque, l'arme à la main, elle se trouvait face à un adversaire. Non. Ca n'avait rien à voir. Elle n'avait pas d'armes, pas de portes de sortie, pas d'échappatoire, rien. Juste cette bonne vieille terreur. La peur avec un grand P. La Peur dans tout ce qu'elle avait de plus pur. L’Épouvante. L'Effroi. Cette émotion qui comprimait les poumons, emprisonnait chaque muscle et aspirait goulûment tout l'oxygène alentour pour paralyser sa victime impuissante. Livrée à elle-même. Condamnée à écouter les battements de son cœur pendant que ses dernières cellules grises s'enfonçaient dans un sommeil empoisonné.

Cette peur-là, elle l'avait déjà rencontrée. Oh oui... elles s'étaient heurtées tellement de fois les premiers jours suivant son arrivée au manoir Mulciber. Petite Mathilda était alors si maladroite, si naïve, si conne. Les maléfices de Wilfric Mulciber lui avaient apprit à connaître la peur. A la redouter. A la fuir. Baisser la tête, faire de son mieux, ne pas trop parler, ne pas faire de bruit, ne pas faire d'erreurs... Petite Mathilda avait apprit. Jusqu'au jour où les punitions étaient devenus de simple doloris. Juste une douleur atroce et insupportable qui la faisait souffrir pendant quelques heures. Mais pas d'épouvante, pas d'effroi, pas de cauchemars pendant plusieurs semaines.... c'était terminé. Bel et bien terminé. Wilfric savait qu'elle était désormais une moldue obéissante, soumise, loyale. Wilfric savait .... mais ce n'était pas Wilfric.

Matt s'entendit pousser un gémissement tremblant. Pas même un hurlement ; elle n'en avait pas la force. Pas le courage. Il avait foutu le camp depuis longtemps, emportant avec lui sa voix et sa dignité. Elle n'était plus qu'un chiffon de chaire et de sang frissonnant, les yeux levés vers le crâne, la bouche ouverte dans un cri muet jusqu'à ce qu'un mouvement de l'araignée ne la persuade de pincer les lèvres. Les pincer à s'en faire mal. Mais surtout ne pas la laisser... quoi ? Poser ses pattes sur son visage ? Il était trop tard pour ça. Beaucoup trop tard. Elle aurait dû réfléchir. Cogiter. Penser. Trouver un moyen d'éviter cette situation... et d'en sortir. Empêtrée dans sa terreur, elle n'avait pas écouté un traître mot de ce qu'avait dit Theresa. Comme avant. Comme lorsqu'elle n'était qu'une adolescente idiote sous la coupe de Wilfric Mulciber. Ses yeux s’humidifièrent. Pitié pas ça ! Tout sauf ça. Elle n'était plus... elle n'était plus cette Mathilda là.
Une cellule grise se ranima. Theresa parlait encore. De quoi ? D'endroit. Endroit préféré. Quelqu'un. Au village. Ca n'avait aucun sens. Aucun sens du tout ! Mais elle était impatiente. Impatiente de l'écouter. Impatiente. Elle allait s'énerver. Et l'araignée.... " Parles ! Parles maintenant ! "

« Ce.... »

Elle referma précipitamment la bouche en sentant l'araignée se déplacer dans ses cheveux. Il fallait pourtant qu'elle l'ouvre pour se sortir de là. Qu'elle parle pour dire... pour dire... quelqu'un. Dans un endroit. C'était si simple. Si évident. Theresa ne l'avait pas cru. Elle voulait simplement qu'elle lui parle du village. Des gens. De qui elle avait vu et des personnes auxquelles elle avait parlé. L'aranéide se déplaça une nouvelle fois sur sa tête. Si seulement elle avait eu une arme... mais elle n'avait pas d'arme. Rien d'autre que sa langue, ses lèvres et les quelques neurones qui reprenaient du service.

« Le village.... je... j'ai vu... » Elle déglutit en essayant de reprendre le contrôle de ses muscles tremblants. Elle avait vu « .... quelqu'un... j'ai vu... » Celui qui lui servait régulièrement d'excuse dans ces cas là. « A... » NON ! Pas Adem ! Pas Adem ! Fugitif ! Il était devenu fugitif ! Un hors-la-loi. Un nom à ne plus jamais prononcer comme le lui avait heureusement rappelé son instinct de survie à la dernière seconde. Mais alors qui ? Qui ?! Tadhg ? Ca n'irait pas non plus. Comme si tous les moldus du Boutefeu... BOUTEFEU ! « Alfie ! Lockwood. Sabordage. » Sabordage ! OUI ! Elle tenait le bon bout. « Sabordage. » répéta-t-elle d'une voix larmoyante. « Votre grand-père m'a interdit de le fréquenter... le domestique Sabordage. Mauvaise graine.... » Enfin une vérité. Pouvait-elle faire la différence ? L'entendre ? La croire ? « Il ne voulait pas mais... c'est un ami. J'avais besoin de lui parler, maintenant, avec tout ce qui arrive, de... lui parler. Pitié. »

Pitié Seigneur. Pitié Marie. Pitié noble Jésus ! Que le ciel entendent ses prières et inspirent un peu de clémence dans le cœur du monstre qui lui faisait face. Pitié ! Sinon... elle ne donnait pas cher de son corps.

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THESE VIOLENT
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Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
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Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
ce message a été posté Jeu 8 Mar - 15:52
« Mon petit oiseau a pris sa volée »
Matin du mal



N’y a-t-il pas un sentiment plus beau que la peur ? Elle donne envie de rire quand elle se dessine sur le visage des autres et puis ça permet de se jouer de ceux qui en sont la victime. Oui, la peur… Aie peur petite moldue. Tu as bien raison. Devant cette terreur sourde et muette de Mathilda, Theresa affiche un sourire satisfait. Fière de son sadisme. Elle se dit que grand-père serait fier de sa capacité à briser les gens… Certes il s’agit d’une faible moldue mais tout de même.

Elle sifflote à son aveu. Comme ça, ça fréquente des garçons. Des moldus de Sabordage, en plus. De sa main disponible, la Mulciber claque des doigts et l’araignée disparaît. Elle libère sa proie, pour l’instant. Assez de torture psychologique : si le besoin revient, elle utilisera d’autres stratagèmes. Ne jamais tout dévoiler au premier rendez-vous. Néanmoins… la correction continue. À un niveau moindre certes mais la moldue doit comprendre quelques petites choses. « Si Wilfric t'interdit de voir ce moldu, tu lui obéis, un point c’est tout. Je peux sentir sa mauvaise influence par la faute que tu as commise… Mais je suis juste et toi, tu es faible. Je te laisse, pour cette fois. Tu peux disposer mais avant… » D’un moulinet du poignet, elle lance un sortilège muet de crache-limace sur Mathilda. Les limaces dégoûtantes (pourtant mignonnes de par leur gras et leurs yeux allongés) se déversent le long de la bouche salie de la domestique. Une manière comme une autre de passer un savon. « Nettoie ça. Quand tu en auras terminé avec ça, reprend ta routine. Et n’oublie pas : nous gardons un œil sur toi. N’abuse pas de notre générosité. » Ce nous dont elle se réfère, c’est les Mulciber. Généreux n’est pas le mot qui vient à ceux qui connaissent cette famille mais pour Theresa, elle devrait se mettre à genoux devant leur bonté. Après tout, ne vient-elle pas de l’épargner un douloureux sortilège de la douleur ? Puis, elle lui a appris des choses sur les araignées ! Que de gentillesse, vraiment, ça l’étouffe.

Theresa tourne les talons en sifflotant gaiement. Plus aux anges, elle sautillerait. Que ça fait du bien de trouver une victime ! De souffler un bon coup son venin sur quelqu’un… Donner des ordres, être enfin craints et respectés, d’avoir du délicieux pouvoir… Puis réaliser qu’on a été peut-être un peu trop loin. Qu’on s’est laissé emporté à de bas instincts. À des choses noires. Regretter, un tout petit peu. Sentir les griffes de la culpabilité lui frôler la peau. Même pour une moldue.

Enfant perdue.

 
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Re: Mon petit oiseau a pris sa volée...
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