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❝ Des robes et des glaces pour madame ❞
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Gérontophile
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Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Mer 14 Sep - 4:21
Le 6 septembre 2045

Les jours passent et se ressemblent, à la commission de la Trahison. C’est déjà la cinquième plainte du mois venant d’une certaine madame Fairfield que Salomé archive, ne retenant pas un long soupir. La même plainte, à propos de la même personne, déjà dûment enquêtée. À ce point, c’est de l’acharnement thérapeutique, et il y a déjà longtemps que la Commission a cessé de porter attention à Mme Fairfield et son voisin.

Heureusement, la fin de la journée est enfin là, et lorsque l’horloge sonne les coups libérateurs, la sorcière bondit à peu près de sa chaise, dans un mouvement miroir à celui de sa collègue Erica, qui en profite pour rompre le silence observé la majorité du temps pendant les heures de travail (c’est qu’il s’agit d’être exemplaire) : « Est-ce que tu viens au salon des organisations britanniques ? Il paraît qu’il y aura une reconstitution incroyable ! L’enthousiasme de la jeune femme pourrait être contagieux, pour quelqu’un au caractère moins calme. Oh, peut-être… peut-être si les filles y vont », répond lentement Salomé, alors qu’elle ramasse ses derniers effets avant de se diriger vers l’ascenseur qui les sortira du département de la Justice magique, situé sous terre. « Les filles » étant ses amies au sang pur et pas Erica qui, malgré sa sympathie et son efficacité au travail, reste une basique de rang 3. La réponse ne froisse pourtant pas la jeune sorcière, qui hausse une épaule compréhensive, sous un visage à la moue quelque peu envieuse. « Peut-être qu’on s’y croisera ? » Peut-être, oui. Elle ne veut pas lui donner de faux espoirs, ni lui faire miroiter qu’elle ferait autre chose que lui adresser une salutation polie, si elles en viennent à effectivement se croiser.
Elles passent la sécurité du Ministère en silence, habituées à la vérification faite de leur baguette, de leur sac et de leurs vêtements, de la suspicion. Il n’y a pas trop de prudence, dans un lieu d’une telle importance, et elle ne s’en est jamais formalisée. C’est le nécessaire.

L’entrée du Ministère débouche directement dans le quartier Mensio et Salomé s’apprête à donner les dernières salutations d’usage à sa collègue lorsque celle-ci lui plante subitement son coude dans les côtes, sans même la regarder, apparemment occupée à dévisager un homme posté non loin de l’entrée du Ministère de la Magie. Aïe, veut protester la Poufsouffle, mais elle s’interrompt dès la première lettre, reconnaissant rapidement qui est l’homme en question. Aussitôt, ses joues se colorent d’un léger rose, alors que sa collègue laisse échapper un gloussement amusé. « Il est venu te chercher ! C’est siiiiii charmant ! Ouais. » Oui, c’est en effet… charmant. Inattendu. Il ne doit pas vraiment être là pour elle, même si c’est elle qu’il regarde, qu’il salue discrètement au loin, qu’il semble attendre. Erica lui adresse un clin d’œil complice avant de transplaner, la laissant parcourir les derniers mètres jusqu’à Murphy O’Ryan. Ça lui semble si loin. Un regard autour d’elle, d’eux. Il y a tellement de gens, partout. Tout le monde les voit. Un peu guindée, un peu raide, elle arrive devant lui, serrant son sac à main contre elle, comme si elle se retrouvait devant un potentiel criminel. Puis, la voix rauque, hésitante, elle le salue enfin, esquissant un sourire maladroit : « Bonjour, Murphy. » Elle doit s’habituer. Ne plus l’appeler Monsieur O’Ryan, comme elle l’a toujours fait, le regarder dans les yeux, apprendre à ne plus esquiver sa présence, comme lorsqu'elle ne s’intéressait pas aux amitiés de ses parents. « Qu’est-ce que vous faites ici ? » Ne plus le vouvoyer, aussi, idéalement. C’est à travailler.
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Jeu 15 Sep - 22:09
Les commandes importantes seraient toutes honorées en temps et en heure, Murphy y avait veillé. Les potions prêtes attendaient sagement, alignée sur les étagères d'une armoire dont l'ouverture était magiquement protégée. Il avait déposé ses chaudrons et autres instruments dont il n'avait plus l'utilité immédiate dans la seule pièce de son atelier qui était accessible à des non-sorciers. Au vu du bruit, Matthew - il avait fini par retenir son nom, tout de même - devait déjà s'adonner à les récurer. Parfait. Il était exactement dans les temps.

Rejoignant sa chambre non sans avoir verrouiller les pièces qui devaient l'être, Murphy retira la robe de sorcier dont il s'accommodait toujours pour travailler. Il avait préparé tantôt une tenue adéquate à ses plans de la journée, sous le souvenirs des conseils de Kenny et, après une rapide toilette destinée à le débarrasser des derniers potentiels reflux d'une journée passée dans son atelier, se pressa de s'habiller. Activités ennuyeuses d'un homme qui venait de dépasser les cinquante ans. Vie ennuyeuse d'un homme qui venait de dépasser les cinquante ans...

Mais cela allait changer. Était déjà en train de changer. D'un geste rapide, Murphy se saisit de sa cape la plus légère et la passa autour de ses épaules, avant de sortir du manoir et de transplaner. Il n'a que quelques minutes avant que la situation ne commence à être réellement risquée, mais peut lui importe : il sait exactement ce qu'il veut. Et c'est d'un pas sûr de lui qu'il pénètre dans l'échoppe et adresse un mince sourire à la vendeuse qui vient aussitôt l'accueillir.

******

Comme il s'y attendait, Murphy n'est pas en retard lorsque sonne l'heure de la sortie du Ministère. Il ne peut empêcher un léger sourire de venir effleurer ses lèvres quand lui reviennent en mémoire ses propres sorties de ce lieux, les discussions avec ses collègues qui pouvaient s'éterniser autour d'une choppe de bièraubeurre ou Ian qui le rejoignait. Les temps où il avait encore besoin de faire semblant d'apprécier ces frivolités, ou tout ceci était normal pour lui. Ces temps jetés et piétinés par la guerre. Et même si la paix était revenue depuis maintenant de nombreuses années, rien n'était plus pareil. Pour le mieux, à n'en pas douter. Même s'il ressentait encore parfois quelques vagues sentiments de mélancolie face à ces instants perdus, oubliant sans doute la méfiance constante qui l'habitait alors à l'idée qu'on ne découvre son secret.

Mais ce n'était pas le moment de se perdre dans ses pensées. Ces années sont désormais bien loin et déjà, le présent se rapproche. Car déjà, il aperçoit au loin la personne qu'il a prit soin de venir attendre aujourd'hui, qui sort elle-même du quartier central au milieu d'une petite foule d'autres employés. Elle est accompagnée, vraisemblablement d'une collègue, ou d'une amie vu la familiarité dont cette personne semble faire preuve, et Murphy attend qu'elle le repère d'elle-même sans qu'il n'ait besoin de lui faire signe. Ce qui a tôt fait d'arriver, même s'il a une pensée compatissante pour ses côtes au vu du traitement que l'autre femme leur a fait connaître - collègue, il en est de plus en plus convaincu. Et il ne bouge toujours pas, alors qu'il la voit hésiter. Il se contente simplement d'un sourire engageant, bien conscient que cela ne viendra certainement pas à bout de sa réserve. Mais cela devrait lui éviter de se détourner ; après tout, elle a des manières, n'est-ce pas ?

« Salomé. » Il lui rend son salut d'un signe de tête, toujours avec le même sourire. « Je n'étais pas loin, et j'ai souhaité venir vous retrouver afin d'aller faire quelques boutiques, si vous le désirez. Enfin, sauf, bien sûr, si vous êtes occupée. » Air désolé parfaitement calculé, le voilà prêt à sacrifier cette fin d'après-midi de détente si elle souhaite l'évincer. Elle peut, après tout, trouver un prétexte, n'importe lequel, pour s'éclipser. Mais juste alors qu'elle ne prenne une décision qui, il le sait, si elle s'écoute, sera très certainement un refus, il dégage sa main gauche jusqu'alors dissimulée derrière sa cape pour en sortir un petit écrin noir qu'il lui tend. « Oh, oui, et je vous ai apporté ceci. »

Il se refuse à lui prendre la main, elle qui a l'ai accroché à son sac à main comme si sa vie en dépendait. Une fois de plus, l'idée n'est pas de l'effrayer plus qu'elle ne semble déjà l'être, même s'il est vrai que la situation a quelque chose de cocasse. Aussi Murphy se contente-t-il de lui présenter l'écrin dans sa paume ouverte, attendant qu'elle s'en saisisse pour découvrir le fin bracelet d'or qu'il renferme. Ce ne sera certainement pas son bijoux le plus luxueux, Murphy n'en a aucun doute. Mais c'est le premier véritable cadeau qu'il lui fait, et il espère qu'elle saura l'apprécier ; si ce n'est le présent, au moins le geste. Et, qui sait, avec un peu de chance, cela pourra peut-être dégeler un peu les sentiments de la jeune femme à son égard. Après tout, c'est ce qu'ils sont censés faire, non ? Apprendre à se connaître. Et quoi de mieux qu'un bijou pour détendre l'atmosphère ?
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Sam 17 Sep - 8:43
Le sourire de Murphy est paisible, immuable, bien plus détendu que le sien, alors qu’il explique la raison de la présence tout juste à la sortie du Ministère de la Magie : « Je n'étais pas loin, et j'ai souhaité venir vous retrouver afin d'aller faire quelques boutiques, si vous le désirez. Enfin, sauf, bien sûr, si vous êtes occupée. Non, ça me ferait plaisir », réussit-elle à articuler du même ton prudent et quelque peu circonspect. Elle est prise au dépourvu, mais l’idée ne lui déplaît pas. Ce ne sera certainement pas aussi amusant que de faire les magasins avec ses sœurs, ou avec ses amies, mais… pourquoi pas ? Puis, il a tout de même pris la peine de libérer la fin de son après-midi pour elle, ce n’est pas rien ! Refuser serait ingrat et susceptible de lui attirer le commentaire qu’elle ne fait aucun effort pour apprendre à connaître son fiancé, ce qui serait faux et de mauvaise foi.

« Oh, oui, et je vous ai apporté ceci. » Sa curiosité est définitivement piquée, alors qu’elle descend les yeux sur l’écrin qu’il lui tend et qui ne risque pas de la mordre. Elle se décrispe assez pour prendre le boîtier entre ses mains et l’ouvrir, révélant un bracelet d’or qui fait mimer un oh silencieux à ses lèvres. Cette fois, la tension disparaît complètement de ses épaules et un sourire ravi, définitivement plus sincère, décore sa figure. Il a pris sa fin d’après-midi pour elle et même plus. Il a pris le temps de lui acheter un bijou. « Il est très joli… merci. » Il y a plus d’enthousiasme, dans sa voix chaude, et elle prend doucement la fine chaînette entre ses doigts, la lui tendant pour qu’il l’attache autour de son poignet gauche. La délicatesse du bijou sied à sa fine constitution et elle ne peut se retenir de l’admirer, quelques secondes, avant de refermer l’écrin vide et de le loger dans son sac à main.

Docte, elle se fend d'un petit commentaire lorsqu'elle relève les yeux sur lui, osant le regarder avec plus de franchise : « Vous êtes surprenant. »
C’est un compliment.

Son coup d’œil lui permet de voir le bras qu’il lui tend, avec une discrète galanterie, et Salomé glisse son bras sous le sien, le prenant avec timidité. En regardant encore une fois autour d’eux. Tous ces gens. Finalement, elle s’écarte, revenant sur sa décision, le rose de ses joues s’accentuant d’un ton. Il vaut mieux qu’ils marchent côte à côte, oui, ça lui fera moins étrange. Elle pourra toujours changer d'avis plus tard. « J’ai besoin d’une nouvelle robe pour le Salon des organisations britanniques. Ça ne vous embête pas de m’accompagner à la boutique Zabini ? » Elle a déjà un après-midi de prévu avec Ashley, Rowena et Scylla, pour convenablement vêtir Ashley lors de cet événement et d'un bal qui suivra, et éventuellement s’échanger quelques paires de chaussures et robes. L’occasion est trop belle, cela dit, et la sorcière doit bien occuper cette séance de magasinage impromptue. Puis, c’est chez Zabini : elle ne le traîne pas chez des pouilleux, mais bien chez la crème de la crème.
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Dim 18 Sep - 9:02
Sans se faire prier, Murphy se saisit de la fine chaine d'or pour l'attacher au poignet de sa promise. Et si ses doigts frôlent la peau douce de la sorcière c'est, bien entendu, totalement involontaire. Le sourire qui ourle ses lèvres s'accentuent un rien alors que naît dans sa poitrine le début d'un sentiment de victoire devant la réaction de la jeune femme. Visiblement, il a vu juste avec ce cadeau et Salomé, bien qu'ayant déjà accepté de l'accompagner un temps, semble presque désormais enthousiaste. Enfin, c'est peut-être là un peu exagéré, mais au moins a-t-elle cessé de paraître avancer au bord d'un précipice.

Et ce succès enhardit quelque peu Murphy qui, alors qu'il emboîte le pas à la jeune femme, se permet de lui offrir son bras. Le geste est assez discret cependant pour qu'une fois de plus, elle puisse se permettre de l'ignorer sans que cela ne paraisse impoli. Ce que, à sa grande surprise, cette fois-ci, elle ne fait pas. A croire que le bracelet a eu un bien meilleur impact encore que prévu. Mais Murphy ne fait aucun commentaire. Et encore moins quand, à peine quelques secondes après avoir pu sentir ce contact léger, ce poids à peine perceptible de la main de Salomé sur son bras, celui-ci ne se retire. Un bref coup d'œil en biais et Murphy est bien forcé de se rendre compte que le retrait est parfaitement volontaire et non pas le fruit d'un quelconque mouvement nécessitant absolument l'utilisation de ses deux mains.

Mais si le sentiment de victoire est quelque peu refroidit, Murphy ne peut nier l'amusement qui l'étreint de voir ses joues se teinter ainsi de rouge alors que la gêne s'empare de nouveau d'elle. C'est peut-être une défaite, ou en tout cas, le recul d'une victoire, mais il sait qu'elle ne sera que temporaire. Et s'il affiche pendant quelques secondes une légère expression déçue, en espérant bien qu'elle la voit, il retrouve bien vite ce sourire teinté d'une certaine douceur dont il espère bien qu'il finira par avoir raison des réticences de Salomé. «A la boutique Zabini ? Très bien, nous pouvons commencer par là, nous devrions y trouver votre bonheur. » Et sans tergiverser plus en avant, il prend naturellement le chemin pouvant les mener à la célèbre boutique, d'un pas cependant mesurer. Après tout, ils ont tout leur temps, n'est-ce pas ? Et il ne compte pas s'arrêter à une seule boutique de vêtements, si Salomé accepte de le suivre plus longtemps - mais quelle jeune femme refuserait d'être couverte de présents ?

«Vous m'avez dit vous rendre au Salon des Organisations Britanniques ? Que comptez-vous voir, là bas ? » Lui-même a déjà prévu, bien sûr, d'y passer la journée avec Ian et Heather, et vraisemblablement Caem. L'idée de lui proposée de les accompagner a immédiatement germé dans son esprit ; après tout, ce serait là l'occasion rêvé de pouvoir enfin la présenter à ses amis, qui ne cessent de lui rebattre les oreilles avec leur différence d'âge - importante, certes, mais quand comprendront-ils que leurs arguments ne l'arrêteront pas ? -. Pourtant, Murphy n'en fait rien. Mener la conversation sur le terrain de ses activités est une façon plus subtile de se renseigner sur ses goût que de ne lui faire vivre un véritable interrogatoire. Plus subtile, et certainement bien plus agréable pour eux deux, cela va sans dire.

Il comptait bien, cependant, finir par lui signaler qu'il comptait s'y rendre aussi. Et attendre. Attendre de voir si, d'elle-même, elle lui proposerait un rendez-vous ou si, une fois de plus et en prenant le risque de se montrer cavalier, il ne devrait le faire lui-même. Et si la deuxième option semble la plus plausible, il garde malgré tout espoir qu'elle ne finisse par faire un réel pas vers lui en offrant d'elle-même cette rencontre. Même s'il ne comptait bien sûr par lui dire qu'il n'y serait pas seul.
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Sam 22 Oct - 7:53
La déception de Murphy ne lui échappe pas, mais elle ne lui redonne pas son bras pour autant, alors qu’il accepte sans broncher de l’accompagner s’acheter une tenue : « A la boutique Zabini ? Très bien, nous pouvons commencer par là, nous devrions y trouver votre bonheur. » Commencer par là ? Elle hausse un sourcil interrogateur, mais la question ne passe pas ses lèvres. Elle ne compte pas s’attarder plus que nécessaire, alors, pourquoi commencer par là ? Elle n’a cela dit pas le temps d’aborder le sujet qu’ils se mettent en route. Salomé s’empresse alors de suivre le pas, à une distance raisonnable de son fiancé, dont elle observe le profil à la dérobée. En tentant de ne pas le fixer, ni de sembler insistante.

« Vous m'avez dit vous rendre au Salon des Organisations Britanniques ? Que comptez-vous voir, là bas ? » Les talons de ses souliers claquent sur les pavés, parfois un peu inégaux. Peut-être devrait-elle prendre son bras pour être certaine de garder l’équilibre ? Elle n’est pas née avec la grâce Zabini, bien qu’elle soit loin d’être un petit canard maladroit, et ce serait éviter un possible malheur. « Oh, peut-être m’inscrire à une ou deux organisations… Scylla – Kark – n’arrête pas de nous répéter que sa tante compte sur nous pour rejoindre l’Union des Sang-pures Actives, qu’elles ont besoin de nouveau sang, mais… ça ne m’intéresse pas vraiment. » Probablement que toutes ses amies vont y entrer, mais l’idée d’organiser des bals et des dîners de charité la laisse plutôt indifférente, en témoigne son haussement d’épaules à la seule mention de l’union. Calliope est bien gentille et très impliquée, et elle doit avouer qu’elle est un modèle à suivre d’épouse, mais ça ne la rejoint pas vraiment. Peut-être plus tard ? Peut-être que le goût d’organiser des brunchs et d’apprendre à coordonner serviettes de table et rideaux s’acquière en vieillissant, en extension du plaisir à assortir robes et chaussures ?
Salomé repousse ses cheveux derrière son épaule et ajoute une précision à sa réponse, précision qui, elle le sait, n’échappera pas à Murphy : « C’est dommage qu’il n’y ait pas de club pour les potionnistes amateurs. Il existe certes une société dédiée aux potionnistes et elle sait que le O’Ryan est en membre, mais elle n’a certainement pas le titre de maître qui justifie son entrée en son sein, ni mille Gallions à y investir. Pas pour le moment. La Très Extraordinaire Société des Potionnistes n’a jamais pensé à se doter d’une aile junior ? Ça aiderait à la repeupler. »

Une idée comme une autre. Il est même libre de se l’approprier et de la soumettre à la société, si cela lui chante : elle n’est pas ambitieuse, ni en recherche de reconnaissance, après tout. Elle est une jeune femme bien ordinaire, rien de plus. L’avis de Murphy l’intéresse sincèrement, cela dit. C’est un effort, ça, non ?
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Mar 8 Nov - 8:28
Parfois, Murphy est particulièrement satisfait de lui-même quand le sourire qu'il a vissé sur ses lèvres comme en cet instant ne se transforme pas en rictus moqueur, alors pourtant que la situation est assez cocasse. Il s'agirait de ne pas vexer Salomé alors même que la jeune femme lui semble presque se débattre entre ses escarpins et les pavés inégaux. Il ne lui tend pas son bras pour autant, peu enclin à subir un nouveau refus ; et puis il est bien décidé à ne pas la traiter comme une enfant, surtout pas, même si son amusement est teinté d'une pointe d'attendrissement. Et c'est cette même décision qui l'empêche de lui signaler qu'il connait bien Scylla et ce depuis son enfance, et pour cause. Il ne voit la fille d'Esmé qu'en tant que telle, comme une enfant qu'il a vu grandir et qui a toujours été dans son esprit principalement une amie de Caem. C'est forcément différent avec Salomé et il ne compte pas vraiment lui faire plus peur qu'elle ne semble déjà avoir en évoquant avec elle ces quelques souvenirs. Aussi trouve-t-il largement plus judicieux de ne répondre qu'à l'évocation de l'association. « Calliope en sera certainement un peu déçue, mais elle ne vous forcerait sans doute pas la main. Et vous avez tout le temps ppur vois vous créer le réseau de contact qu'une telle association peut vous fournir. »

Visiblement, l'aspect mondain n'est pour le moment pas dans les priorités de la jeune femme. Ce que Murphy peut comprendre, lui-même ne s'y intéresse que peu même s'il s'efforce de répondre à quelques invitations qui lui arrive de recevoir. Celles où Ian se rend, en règle général même si ce n'est pas une absolue nécessité. Et Salomé a très certainement entendu ce type de discours sur l'importance du développement de bonnes relations des dizaines de fois ; qu'à cela ne tienne, une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Et Salomé n'en comprend pas encore forcément l'importance, mais la construction d'un réseau peut se révéler d'une importance primordiale selon les circonstances.

Cependant, le sujet est tout aussitôt oublié pour Murphy alors que Salomé change d'elle-même de sujet. « C’est dommage qu’il n’y ait pas de club pour les potionnistes amateurs. La Très Extraordinaire Société des Potionnistes n’a jamais pensé à se doter d’une aile junior ? Ça aiderait à la repeupler. ». Il sait par Daniel que Salomé était doué dans cette matière à Poudlard, mais il ne pensait pas qu'elle serait encore intéressée aujourd'hui par le sujet. Et le regard qu'il tourne vers la jeune femme porte une nouvelle lueure appréciatrice. « [color=#0066ff]Je ne savais pas qu'une telle société trouverait gré à vos yeux. [/color ] » Ses mots sont emprunt de ce soudain respect qu'elle a fait naître en lui. Il ne sait si la motivation de la jeune femme est réelle ou si elle ne l'a évoqué que pour l'amener à parler d'un sujet qu'elle sait qui aura ses faveurs - l'empêchant par là-même de l'interroger plus encore ; que ce soit l'un ou l'autre, ou peut-être un savant mélange des deux, elle a très certainement marqué un nouveau point dans l'estime que lui porte le maître de potions.

Mais le sourire de Murphy se transforme en rictus alors que son regard se porte de nouveau sur la rue. Il n'a pas spécialement envie qu'elle voit le mépris qui déforme désormais ses traits, même s'il ne le camoufle pas dans sa voix. « Malheureusement la Très Extraordinaire Société des Ptionnistes n'a plus de son prestige d'antan que le nom. Les membres qui la composent ne portent que rarement le titre de maître à bon escient. Cela ressemble plus à l'association que Calliope gère d'une main de maître ; elle permet de se faire quelques contacts, mais n'a plus de réelle utilité en ce qui concerne la pratique même de l'art des potions. » Et c'est, à ses yeux, une réelle perte en la matière. Il sait que du temps de son père, l'association était alors très sélect dans le choix de ses membres et qu'on pouvait se fier au rang attribué à chacun. Un temps où, d'ailleurs, le nom des O'Ryan n'avait pas été entaché des frasques de ses cousins et où leur place au sein de cette société n'était pas discutable.

Bien sûr, au jour d'aujourd'hui, ses propres talents en tant que tel sont reconnus par ses pairs ; il n'y a cependant plus le prestige d'avant et la société en question est à l'image du nom des O'Ryan un vestige du passé que certains tentent de continuer à faire survivre. « Je doute qu'une aile junior vous soit d'une quelconque utilité ;  cependant, si le sujet vous intéresse, je pourrai vous présenter quelques jeunes gens qui pratiquent également les potions en amateur.  » Car il en existe bien quelques uns encore aujourd'hui, des sorciers et sorcières prometteurs qui ont même parfois vider leur bourse pour intégrer la Société - et qui, pour certains, doivent en être bien déçus. Et même s'il n'est pas dans les préoccupations de Murphy de s'intéresser plus que cela à la nouvelle génération, force est de constater qu'il a retenu quelques noms prometteurs. À commencer bien sûr par son fils. « Caem, par exemple, montre certaines aptitudes extrêmement prometteuses en la matière. Vous continuez donc vous-même de pratiquer ? » Ce qui est le cas de Caem, toujours, mais pas assez régulièrement aux yeux de son père. Cependant, découvrir que Salomé pourrait elle-même voir les potions comme autre chose qu'un passe-temps rébarbatif et inutile ne serait vraiment pas pour déplaire à Murphy O'Ryan.
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Sam 4 Mar - 9:17
« Je ne savais pas qu'une telle société trouverait gré à vos yeux. » Elle hoche légèrement la tête, heureuse de détourner le sujet vers quelque chose de plus consensuel entre eux. Vers autre chose que ces mondanités que Murphy lui-même semble lui vanter, malgré son désintérêt avoué. La déception de tout le monde sorcier face à cela est suffisante, elle n’a pas besoin de celle de son fiancé.

Par contre, elle se fait plus que curieuse lorsque la voix de l’homme se durcit, lorsqu’il évoque cette société de potionnistes qui apparemment ne brille plus de son prestige d’antan. Oh, fait sa bouche, silencieuse, alors qu’elle comprend mieux ce mépris qui se lit jusque sur ses traits. Cette déception, même, qu’elle se précise intérieurement ; celle d’un homme qui a vu quelque chose de grand devenir quelque chose de ridicule, travesti, une mascarade de la grandeur et de la gloire. Il suffirait pourtant d’un nouveau souffle pour redonner à la Société un peu de ses dorures, mais Salomé n’ose pas défendre ce qui lui apparaissait plutôt brillant. On ne l’a certainement pas élevée à protester trop fort, à donner son avis à tort et à travers, à contredire ses aînés encore plus, alors elle enterre ce qui lui semble être une bonne idée. « Je doute qu'une aile junior vous soit d'une quelconque utilité ;  cependant, si le sujet vous intéresse, je pourrai vous présenter quelques jeunes gens qui pratiquent également les potions en amateur. Caem, par exemple, montre certaines aptitudes extrêmement prometteuses en la matière. Vous continuez donc vous-même de pratiquer ? »
Quelques pavés inégaux la font ralentir et doucement, elle glisse son bras sous celui de Murphy, afin de s’assurer un nouvel équilibre. Le tout sans se soucier de jouer avec le feu et la glace, le chaud et le froid, en l’espace de quelques minutes. « Je ne suis probablement pas au niveau de Caem, qui a eu la chance d’avoir un maître à portée de main », répond d’abord posément la sorcière, les yeux fixés sur le sol afin de ne pas trébucher. « Je pratique dans mes temps libres. Je fournis la maison en potions d’entretien, mes amies et mes sœurs en diverses lotions capillaires. Rien de très… palpitant, mais ça me permet de garder la main. C’est un art complexe, peut-être trop pour qu’on puisse vraiment le voir comme un moment de détente justement, mais il demande tant de concentration qu’il me permet à tous les coups d’oublier tout ce qui peut me préoccuper. » Ce qu’elle éprouve en confectionnant une potion n’est en rien comparable à ce qu’elle ressent lorsqu’elle chante. Rien ne peut atteindre ce sentiment de plénitude, de liberté, d’accomplissement, qu’est celui du chant, mais l’art des potions est probablement ce qui s’en rapproche le plus. Son visage paisible s’est discrètement allumé et son regard sombre se coule, de biais, sur l’homme. Toujours pour mesurer sa réaction. Pour appréhender celui qui deviendra son époux.
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Mar 4 Avr - 14:05
Murphy n'a pas l'habitude qu'on le touche sans qu'il n'y soit préparé ; ou, mieux encore, qu'il soit l'instigateur de ce contact. Alexianne le pouvait, bien entendu, mais sa défunte épouse avait bien vite compris qu'il n'était pas à l'aise avec les contacts imprévus et ne les forçait jamais. Ian non plus n'en était que très rarement l'instigateur sans s'être assurée tout d'abord qu'il avait bien le consentement de Murphy - et ce, même quand le contact n'avait pas de but intime. Il n'y avait que Heather, au fond, qui n'avait pas toujours prit soin de s'assurer qu'elle ne le dérangeait pas pour lui prendre le bras, ou même parfois le prendre dans ses bras ; mais, heureusement, avec l'âge, son amie s'était-elle très largement calmée.

Alors, forcément, son premier réflexe quand Salomé se raccroche à lui, il faut bien l'avouer, c'est de retirer son bras. Ou plutôt, c'est dans les quelques premières secondes de se figer, muscles tendus. Juste quelques instants, le temps de comprendre ce qui lui vaut ainsi l'invasion de son espace vital. Et, seulement ensuite, l'envie de retirer son bras, donc. Ça ne dure que quelques secondes et, bien sûr, il n'en fait rien, mais c'est pourtant bien là sa première envie, son premier sentiment. Après tout, la jeune femme ne lui a-t-elle pas retirer quelques minutes à peine auparavant la main qu'elle lui avait offert ? Et la voilà qui revient comme si de rien n'était ce qu'elle lui a pourtant elle-même refusé. Et de même que Murphy retient son bras en place, compensant naturellement l'inégalité des pavés pour qu'elle ne risque de perdre l'équilibre à cause d'une quelconque irrégularité, il ravale la remarque pleine de mordant qui menace de glisser de ses lèvres. Il ne serait pas très avisé de vexer Salomé maintenant, alors même qu'elle esquisse vers lui un pas dont elle ne semble même pas avoir conscience. Un point pour lui.

Le geste de Salomé l'a cependant tellement prit par surprise qu'il met un temps plus long que ne le voudrait les conventions sociales à lui répondre, pesant ses mots. "Caem reste encore très scolaire, mais j'ose espérer qu'il perdra ces habitudes avec le temps. Il a un réel talent qu'il serait dommage de gâcher." Le ton est même un peu plus sec qu'auparavant, mais cet aspect un peu bourru n'est pas dirigé vers elle, uniquement vers son fils. Car si Caem n'a pas dérogé de ce qu'il attendait de lui en obtenant la note optimale à son ASPIC de potion, Murphy espère qu'il n'arrêtera pas ici ses efforts et continuera à chercher à se perfectionner. Qu'il ne se reposera pas sur ce bref instant de gloire comme tant d'autres qui, malgré des débuts prometteurs, finissent par devenir des potionnistes plus que moyens faute d'avoir entretenu leur habileté. Caem a tellement tendance à l'oisiveté qu'il pourrait facilement se laisser dériver vers de tels défauts ; heureusement, Murphy est aussi là pour l'en empêcher. "Il manque dans sa pratique une certaine dose de créativité qui ferait de lui un excellent potionniste. Je suis certain que vous n'avez pas ce défaut." Le ton s'est manifestement radoucit et, si la flatterie est bel et bien présente, elle n'en contient pas moins une réelle part de sincérité.

Et c'est avec une toute aussi réelle bienveillance qu'il écoute ces explications, presque des justifications, sur sa pratique actuelle des potions. Qui mériterait presque sa condescendance si quiconque d'autre s'aventurait à lui faire de telles révélations ; des lotions pour les cheveux pour ne pas perdre la main, vraiment ? Mais il ne s'agit pas de n'importe qui. Il s'agit de Salomé. Et l'élan d'affection qu'il ressent à son égard l'empêche d'objecter une quelconque moquerie - ça, et le fait que ce serait très certainement le meilleur moyen pour vexer Salomé et réduire à néant tous ses efforts de rapprochement. "Il m'arrive de m'enfermer dans mon laboratoire des heures durant, à tel point que j'en ai parfois oublié de manger." La phrase est sortie spontanément - trop - lui qui s'efforce d'avoir pourtant toujours un parfait contrôle sur ses mots. Mais la notion de détente en potion est loin de lui être étrangère. S'enfermer dans son laboratoire. Mesurer, couper, broyer. Mélanger, chauffer, refroidir. Potions ou filtrrs si complexes, si dangereux même parfois que la moindre erreur pourrait coûter la vie. A celui qui la consomme ou même à un potionniste aguerri. Se concentrer. Plutôt que de sortir. De parler à Ian ou à quiconque. D'affronter, par exemple, le regard d'un enfant de trois ans dont la mère ne reviendra pas.

Un clignement de paupières, un battement de coeur douloureux, et la pensée est rangée tout au fond de son esprit. Elle est des plus inopportune et il n'a absolument aucune envie de s'y arrêter. "Mais peu importe. Sachez, très chère, que si vous désirez un jour réaliser des potions plus complexes, la porte de mon laboratoire vous est grande ouverte, que je sois présent ou non. Et que je vous apporterez avec plaisir une quelconque aide si vous en avez le besoin." Qui sait. Cette approche pourrait peut-être enfin concaincre Salomé de faire un pas vers lui. Et l'inviter même s'il n'est pas présent n'est pas vraiment une prise de risque ; il doute fortement que la jeune femme, si jamais elle se décide un jour, ne vienne en dehors de ses heures de présence. En grande partie parce qu'il passe dans son laboratoire la majorité du temps, sans doute. Et si jamais elle se présente quand il n'est pas là , tous les ingrédients dangereux ou les préparations sensibles sont mis sous protection magique ; elle ne risquerait rien et, surtout, ne pourrait nuire à son travail. Une proposition qui ne l'engage pas vraiment, donc. Mais qui, une fois de plus, laisse le souaffle dans le camp de Salomé. Et Murphy ne peut qu'espérer que cette énième graine plantée portera ses fruits.
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Re: Des robes et des glaces pour madame
ce message a été posté Dim 9 Avr - 16:39
À la fois dur et doux dans son ton, le Murphy. Dur pour son fils, la chair de sa chair, son seul héritier, tendre pour celle qui bientôt unira sa vie à la sienne. Dans moins d’un an. « Caem reste encore très scolaire, mais j'ose espérer qu'il perdra ces habitudes avec le temps. Il a un réel talent qu'il serait dommage de gâcher. Il manque dans sa pratique une certaine dose de créativité qui ferait de lui un excellent potionniste. Je suis certain que vous n'avez pas ce défaut. » C’est gentil, mais… Salomé craint bien que ce compliment ne puisse absolument pas s’appliquer, qu’importe sa gentillesse. Au contraire, même, car si Caem reste apparemment très scolaire, elle est plutôt très… soporifique, oui, dans ses réalisations. Elle appréhende plutôt ce que ses mots sauront réveiller chez le potionniste. Il aurait bien toutes les raisons de la mépriser de se contenter de quelques potions amusantes, rigolotes, pratiques, et rien qui puisse figurer au tableau d’honneur de la Société. Ou même qui soit digne de mention. Ma Salomé nous fait chaque dimanche un plein chaudron de Felix Felicis, pourrait dire son père au Ministère, avec fierté, si elle se donnait la peine d’investir plus de temps dans ce loisir, mais son précieux temps, Salomé le met ailleurs. Dans le chant, dans le temps avec ses amies, dans les robes et les souliers. Peut-être qu’à vivre avec un potionniste, cela changera ?
Quoique. Jézabel est bien mariée à un spécimen de cette race, bien que radicalement différent de Murphy, et elle n’a probablement pas retouché à ses manuels de potions depuis Poudlard.

La Poufsouffle guette donc ces traces de mépris, de dédain, de hauteur, sur le visage de son fiancé, et elle croit bien en repérer un brin, dans sa première réaction, automatique : « Il m'arrive de m'enfermer dans mon laboratoire des heures durant, à tel point que j'en ai parfois oublié de manger. » Son expression attentive devient un peu plus défensive, ses sourcils se haussant dans son visage. oh, très bien, si monsieur O’Ryan est ainsi, si sérieux... Elle renifle un peu, se préparant à répliquer, rétorquer, mais il est plus rapide qu’elle à désamorcer ses propres dires : « Mais peu importe. Sachez, très chère, que si vous désirez un jour réaliser des potions plus complexes, la porte de mon laboratoire vous est grande ouverte, que je sois présent ou non. Et que je vous apporterai avec plaisir une quelconque aide si vous en avez le besoin. » … oh. Elle se voit coupée, surprise, par cette proposition inattendie. Prendra-t-elle l’offre ? Salomé ne sait pas du tout si un jour, elle aura l’audace d’entrer chez Murphy O’Ryan afin d’utiliser son laboratoire, les mille instruments et ingrédients qui s’y cachent, mais elle apprécie qu’il lui fasse l’offre. Qu’il la gratifie ainsi d’une confiance suffisante pour lui ouvrir la porte de cette antre où il passe des heures sans dormir, sans manger, concentré sur l’art si subtil des potions. « Je vous remercie, Murphy, c’est très généreux », répond-elle alors avec un certain entrain. Autant de par la proposition que parce qu’ils arrivent enfin à la boutique Zabini. Dans la vitrine, les mannequins sans tête tournent et tournoient, envoient de fictifs baisers à la future acheteuse qu’elle est, et elle reste, comme toujours, quelques secondes admiratives devant les si jolies robes.

Elle entre la première dans la boutique, où elle est accueillie par une vendeuse pépiante et pétillante. « Savez-vous comment vous serez habillé, lors du Salon ? Je ne voudrais pas détonner à vos côtés, si nous venons à nous y rejoindre », demande-t-elle à Murphy sans porter une seconde d’attention à la jeune femme. Montrer de l’initiative. Qu’elle est prévoyante. Qu’elle pourrait même vouloir l’y voir.
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