AccueilAccueil  Wikia  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Des scénarios en folie
Perche ton gros cerveau sur des talons hauts avec la petite sœur de Cassandra Zabini, Rhiannon Zabini Cool
Des scénarios en folie
Incarne un sorcier vaudou avec le frère aîné de Calypso Layibadé, Kayin Layibadé Twisted Evil
Des scénarios en folie
Viens refaire le portrait aux sorciers avec la grande sœur de Salazar Sabordage, Madison Phillips
Des scénarios en folie
Prouve que t'en as autant dans la cervelle que dans le portefeuille avec le petit frère d'Armel Zabini, Alix Lancaster Rolling Eyes
Magique boîte à idées
Tu n’as pas d’idées de perso ? Sache que nos membres en ont pour toi ! Consulte ce sujet

❝ Une belle histoire ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Une belle histoire
ce message a été posté Jeu 18 Jan - 18:08
« Une belle histoire »
Chevalier servant demandé


Noël arrive à grands pas. Plus vite que Theresa le pensait. Avec sa nouvelle vie d’adulte, les choses s’accélèrent. Boulot, études et… quête de vengeance. Elle revient du Ministère : la Commission a accepté de lui donner congé puisqu’elle a travaillé comme une forcenée depuis les derniers jours et qu’entre nous, qui refuserait ça à une Mulciber ? La culture du Ministère veut ça : bah oui c’est plus facile d’obtenir des congés quand on a le sang-pur que quand ses parents sont des Sang-de-Bourbe. Néanmoins, Theresa préfère croire que c’est à cause de ses efforts. Le Ministère juge avec parcimonie et justice… non ?  

Avant de retourner à Sandrigham, elle se perd un peu dans les courses du temps des fêtes. Les cadeaux… Un petit quelque chose pour sa copine de la Commission, Salomé, et… un livre sur les dernières merveilles en médicomagie pour Lodrick. Il doit avoir entendu parler de tout ce qui se trouvera dans le bouquin bien avant que ce soit mis sur papier mais ça fait toujours plaisir. En ce qui concerne ses frères, elle hésite toujours. Un nouveau balai… un livre ou seulement des friandises ? Pas si facile, cette histoire de cadeaux…

Theresa s’est d’ailleurs offert quelque chose. Ridicule en ce temps des fêtes me diriez-vous mais la tentation s’est jouée d’elle : Après Poudlard, comment s’affiner en Runes et rester à la page. L’albinos a une connaissance sommaire en la matière mais toutes ces jolies images l’ont charmé. Elle aime apprendre.

Son sac s’est rempli en une heure. Je suis une bonne personne, se rassure-t-elle en constatant que plus des trois quarts de ses achats étaient destiné aux autres. Loin d’être la seule à penser de cette manière, elle se prépare à quitter Avalon tout sourire. Elle pourra dire aux gens du manoir : j’ai fait mes achats de Noël ! et les garder secrets – surtout à ses frères – pour monter la curiosité. J’aurais dû aller à Serpentard dis donc ! Bien sûr. Grande enfant, mais pas si grande étant donné sa taille.

Des sorciers survolent l’allée passante en balais. Un peu maladroitement, en faisant des zigzags mais rien d’intéressant jusque-là… Serait-ce l’imagination de la Mulciber ou ils tombent en piquet sur… sur les passants ? Quatre mecs foncent à toute vitesse comme des Rafleurs mais l’un d’eux a la politesse de s’exclamer :

- Poussez-vous ! Ces trucs sont défectueux !

Le premier réflexe de Theresa consiste à sortir sa baguette pour Stupefix mais elle se ravise de s’exécuter. Ça pourrait être dangereux. Bien qu’une partie d’elle sourit à l’idée, l’adrénaline prend les commandes. Trop tard pour se mettre à couvert comme la plupart des passants : l’un d’eux fonce droit sur elle.

- Protego !

Le mec s’écrase contre son bouclier et rebondit sur celui-ci. Il tombe sur un stand de légumes ambulant et Theresa est elle-même déstabilisée par la déflagration. Son sac a volé vers l'arrière, avec une ribambelle d’objets qui s’en échappent. Elle tend sa baguette en leur direction pour essayer de les récupérer. Les autres aviateurs en herbe ont aussi descendus à toute vitesse dans l’allée sans atterrir en catastrophe. Sauf un… que Theresa ne l’a pas vu. Le dernier champion, s’il semble vouloir changer de cap, risque de s’écraser près de l’albinos… Ça va faire mal.
Eyes wide shut
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t1241-anastaz-hunter http://filetdudiable.forumactif.org/t1141-anastaz-hunter-trust-m
Messages : 168
Date d'inscription : 29/08/2017
Célébrité : Evan Peters
Crédits : Lord Ena

Double compte : Eoin Mckay/Wilfric Mulciber

Age : 20 ans
Sang : Officiellement Pur, en vrai sang-mêlé.
Statut : Coeur d'Artichaud - En couple (infidèle) avec Theresa Mulciber
Métier : Serial-Stagiaire - Actuellement en apprentissage chez Carrow Broomstick
Epouvantard : D'immondes Fantômes ricanants
Dialogue : #ffcc66

Re: Une belle histoire
ce message a été posté Sam 20 Jan - 21:18
Une belle histoire.
16 Décembre 2046


"Nasty, les réunions de grandes personnes m'attendent, on se revoit la semaine prochaine!"


"Ouai ouai, profites-en bien avant que je ne te pique ton poste, hencegő* !

Un geste obscène de ma part, une mimique faussement horrifiée de la sienne, et mon collègue disparaissait derrière l'un des épais murs de la boîte Carrow. Collègue ouai, puisque depuis presque deux semaines j'avais à nouveau un véritable job officiellement noté sur une paperasse quelque part, avec des horaires, des missions et quelques piécettes. Un peu par hasard comme la plupart de mes vadrouilles, mais je m'y sentais bien et j'étais près à jurer que cette fois-ci, ce serait le bon! Forcément! Je ne reviendrai pas sur Zoltán qui m'avait regardé d'un air blasé lorsque je le lui avais annoncé, ni sur la réplique cynique à laquelle j'avais eu droit. Butà*. Merci pour la confiance hein! Comment vouliez-vous faire avec une famille pareille! Tss

Quoi qu'il en soit, grâce à cette fameuse réunion dont j'étais exclu, un truc justement où mon binôme devait en partie faire le point sur mon extraordinaire personne, le monde s'offrait à moi. Largement de quoi profiter d'Avalon avant de rejoindre le manoir familial.

Sifflotant, mains bien enfoncées dans mes poches, j'avais erré dans les rues pavées de la ville, appréciant la douce ambiance de Noël qui y flottait. Bon ok, douce n'était pas forcément le terme adéquat. Vu l'heure, la fin de semaine, il y avait foule, les gens tâchaient de s'éviter en espérant ne pas marcher sur la chaussure trop grande d'un·e Sang-pur·e mal-luné·e, la musique retentissait à chaque coin de rue et sans parler des animations que chaque magasin semblait avoir voulu faire uniquement pour montrer qu'il pouvait faire plus moche, brillant et bruyant que le voisin.

Bref, c'était cool. Le genre d'ambiance parfaite pour s'occuper, se moquer et passer le temps agréablement. Les gens étaient teeeellement extraordinaires quand ils ne se savaient pas observés! Tenez, le gros là-bas avec sa cape mal-enchantée! Il me faisait vraiment penser à un Bourpiff, manquant à chaque pas de s'écrouler sur la sorcière qui l'accompagnait. Était-ce sa fille? Sa femme? Ou son amante? Une collègue amante alors, pour qu'il s'affiche ainsi en plein jour. Merde, je devais tellement la plaindre si un mec comme ça la pilonnait entre deux brèves volantes! Bouarf!

J'en étais à me ressortir cette image éminemment dégueu de la tête lorsque mon regard se posa un peu plus loin, sur une silhouette aussi petite que difficilement loupable. Blanc, blanc et encore blanc. Sauf ses fringues. Humm..où l'avais-je déja vue celle-là? Mangemorts. Croisée brièvement. C'était quoi son nom déja? Une Sang-pure mais après... Lófasz*!

"Mi a faszomat csinálsz..?"*

Brutalement interrompu dans mes pensées, la tête rentrée par réflexe dans mes épaules, je fronçais les sourcils en observant quatre clampins sillonner les airs en balais d'une manière que même moi j'aurais qualifié hautement problématique.

Autant dire que les gens qui marchaient tranquillement jusque là glapissaient sérieusement.

- Poussez-vous ! Ces trucs sont défectueux !

Ben tiens donc... J'aurais été curieux de savoir de quelle fucking marque ils étaient ces fichus balais! J'espérais pas Carrow, ce serait bien ma veine!

Je me contentais de descendre de mon muret vitesse grand V pour en éviter un, n'ayant nullement le temps de m’appesantir sur sa chute fracassante dans le buisson derrière, ni même de lui balancer un juron!

La petite blonde - ça se disait encore ça vu la couleur de ses tiffs? - allait royalement se faire rentrer dedans...

"Pousstoadla !"

La baguette pointée sur la jeune femme, mon sort fusa, la dégageant in extremis du passage du bolide en folie.

"Hey.. ça va? ...Quelle bande de geci par Merlin... Tu vas bien?"

De quelques pas à moitiés courus, je m'étais rapproché de l'albinos, un grand sourire franc sur le visage avant de jeter quelques coups de baguette vers les objets qui avaient roulés sans même attendre sa réponse.

D'autres sorcier·e·s s'étaient déja rapproché des terroristes en herbe pour voir de quoi il retournait, pas la peine d'aller me coller à eux...même si je mourrais d'envie d'en savoir plus, voir leurs tronches, entendre leurs excuses et fouiner sur les fameux balais...

"Tu crois que c'était des balais de Carrow Broomstick? Ça serait fichtrement chiant pour le coup..Mais sacrément intéressant aussi."commentais-je pensif entre deux accios et sans vraiment regarder la jeune femme, trop intrigué par la situation. "Tiens." conclus-je enfin en lui tendant l'un des objets, me retournant à nouveau vers elle, tout sourire.

Elle était plutôt mignonne de près aussi. Sacrément blancs ses cils, c'était assez ouf! Le père Nicolas aussi était un albinos, mais pas vraiment du tout dans le même genre quoi.

--------------
hencegő = frimeur
Butà = idiot
Lófasz = l'équivalent de Bullshit mais qui signifie Horse d*ck
Mi a faszomat csinálsz = l'équivalent de "what the f*ck" en version hongroise mais qui touche une autre partie de l'anatomie masculine (la même que Lófasz..ouai les Hongrois ont un soucis avec ça T.T)
Geci = Crétins en pas poli du tout du tout...
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Une belle histoire
ce message a été posté Mer 24 Jan - 1:48
Un avertissement fracturé à ses oreilles sous adrénalines. Un sort la propulse à quelques centimètres de la collision avec le balai fraîchement sorti des succursales Carrow Broomstick. Pas que la Mulciber s’en ait rendu compte mais ça reste amusant de constater la vie dans ce qu’elle a de plus drôle : manquer d’aller à l’hôpital à cause des produits de son amie cheffe d’entreprise. Elle relève la tête vers un homme aux boucles d’or qui ne lui sont pas inconnus.

Quel homme chevaleresque, pense Theresa sans une once d’ironie. Par contre, à savoir ce que c’est un geci… À sa voix, elle peut deviner qu’il vient d’ailleurs. Elle ignore d’où – probablement d’Europe lui disent son intuition – mais qui sait, elle le saura peut-être bien assez vite. D’autant plus que… Oui, j’ai déjà vu son visage. Chez les mangemorts. Un nouveau… Ah je ne devrais pas dire ça, je suis même une nouvelle ! « Ah euh… Oui ça va ! Merci beaucoup. » Elle bafouille mais cet accident lui donne une bonne excuse. Elle ignore ces fils de dégénérés qui se sont écrasés. Ah certes, une part d’elle aimerait aller les voir, leur dire deux mots sur ce qui arrivent à ceux qui passent près d’entrer en collision avec une femme de son rang. Sa sang-pure lunatique l’invite à danser mais… c’est Noël. Joie, amour et gentillesse. De plus, cet inconnu attentionné lui donne foi en la bonté.

Les balais Carrow Broomstick ? Le visage d’Elizabeth surgit dans son esprit, ainsi que celui de son manoir familial. Elle repense à sa bonne amie, à son patronus sur ses genoux et le thé… Et Arthur. Dans sa chambre s’accumulent des lettres en provenance de Poudlard ainsi que du papier vierge. La correspondance va bon train. Les Prefets ont accepté de coopérer. Pour l’instant. Espérons qu’ils ne feront pas l’erreur de la négligence.

Bref, elle attrape les derniers rescapés de cette catastrophe par quelques accios silencieux. Néanmoins, les pièces finales viennent du blondinet. Elle lui envoie un sourire reconnaissant. Elle décèle son regard intrigué… par mon apparence, sans doute. Cils de nuage, peau de neige, cheveux en toile d’araignée et iris en pierre lunaire… La monochromie incarnée. « Vous êtes mon sauveur. Si j’avais été voyante, j’aurais acheté un cadeau pour vous aussi… Je me présente : Theresa Mulciber. » Derrière eux, l’un des pilotes de génie se fait donner une raclée verbale par le propriétaire du stand. Une humiliation qui satisfait la plèbe aux alentours. « Je crois vous avoir déjà vu en d’autres circonstances, me tromperais-je ? » Elle masse son bras gauche – bras du duel et de la Marque – dans un message subliminal. Déjà qu’il l’a sauvé et aidé, s’il défend en plus les bonnes valeurs… « Vous avez mentionné Carrow Broomstick… Seriez-vous un partenaire d’affaire ? » Parce que si c’était le cas, Theresa écrira une belle lettre de louanges pour ce gentleman à l’endroit d’Elizabeth. Même s’il est un employé… Il mérite bien ça !
Eyes wide shut
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t1241-anastaz-hunter http://filetdudiable.forumactif.org/t1141-anastaz-hunter-trust-m
Messages : 168
Date d'inscription : 29/08/2017
Célébrité : Evan Peters
Crédits : Lord Ena

Double compte : Eoin Mckay/Wilfric Mulciber

Age : 20 ans
Sang : Officiellement Pur, en vrai sang-mêlé.
Statut : Coeur d'Artichaud - En couple (infidèle) avec Theresa Mulciber
Métier : Serial-Stagiaire - Actuellement en apprentissage chez Carrow Broomstick
Epouvantard : D'immondes Fantômes ricanants
Dialogue : #ffcc66

Re: Une belle histoire
ce message a été posté Dim 4 Fév - 22:23
Une belle histoire.
16 Décembre 2046


"Si j'avais ainsi mentett, sauvé, une extralucide, qu'est-ce que cela ferait de moi?" répliquais-je d'un fin sourire accompagné d'un clin d'oeil, avant de me présenter à mon tour. "Anastáz Hunter, ravis d'avoir pu t'éviter le pire!"

Ouai, le pire carrément, ne faisons pas les choses à moitié hein! Vu la vitesse du balais... Je la préférais entière, avec sa peau d'albâtre et ses cils papillonnant. J'accompagnais ma présentation d'une rapide et ironique courbette, tout dans le jeu de ce sauveur extraordinaire et divin que j'étais.

Ainsi donc c'était une Mulciber? Je n'étais pas encore parfaitement au fait des castes du pays britannique, encore moins intéressé par la chose, mais il était plutôt difficile de passer à côté d'un nom comme ça. C'était un Mulciber le mec important que les terroristes avaient embarqué, non? Peut-être pas le meilleur sujet pour lancer la discussion à vrai dire.

"Ah! Heureusement qu'aucun de nous ne se fond dans le décors, sinon nous aurions pu largement passer à côté de ce point commun essentiel!" Mes boucles blondes passaient rarement inaperçues tout autant que ma personnalité, et cela ne m'étonnais pas qu'elle se soit souvenu de moi, même de loin. Et comme j'étais encore mieux de près...

Tout comme elle d'ailleurs. Je m'étais déja fait la réflexion de devoir l'approcher pour en savoir plus, son physique de poupée m'ayant clairement interloqué, mais l'occasion ne s'était pas présentée..jusque maintenant.

"Le destin fait parfois bien les choses..." murmurais-je tant pour moi qu'elle avant que mon regard ne se perde derrière la jeune sorcière, vers une scène en arrière plan qui s'y déroulait. Une passante non loin d'un des taré à balais s'exclamait à tord et à travers comme si on venait de l'égorger..

"Je..ouai. Enfin non. Attends, je reviens !"

Et la plantant là avec un grand sourire, j'enjambais son sac pour m'approcher de la nana aux couleurs aussi criardes que sa voix était insupportable. Non sans rapidement jeter un œil de plus près au balais. Effectivement du matos Carrow Broomstick. Zut. C'était bien ma veine. M'occuper un peu plus de la situation pourrait clairement me servir pour gagner en grade dans la boîte, mais en même temps.... J'avais un peu autre chose à faire et c'était pas mon taff à moi. Autant faire le minimum efficace. Je pris quelques instants pour prendre les noms du mec à balais - il nous donnerait ses magnifiques potes plus tard- et de la sorcière aux senteurs de parfum horrible. Non sans faire de grands sourires hypocrites à cette dernière afin qu'elle me trouve "adooOOrable" et n'ait pas trop l'idée de me tenir la jambe. Savoir qu'un Sang-pur lui donnait la carte de Carrow Broomstick et s'occuperait de transmettre sa situation devait presque autant la rassurer que mon air de beau gosse. Parfait. Autant profiter du bref silence instauré suite à ma courte prestation et l'excuse associée pour lui fausser compagnie.

"Aussi rapide que la lumière, tu vois?" Revenant en posant brièvement ma main sur son épaule en passant, avant de me remettre en face d'elle et de continuer, non sans surveiller l'autre sorcière parfumée du coin de l'oeil. "Tu as un peu de temps devant toi? Que dirais-tu de continuer à creuser cette rencontre que nous offre le destin devant une boisson chaude? Je connais un petit salon de thé très bien non loin...Et tu me rendra un fieffé service, je pense que la basique derrière hésites très fortement à me garder avec elle pour cette histoire de balais... Je lui ai dit que je ne pouvais malheureusement pas rester, puisque j'avais promis d'accompagner une très bonne amie..Toi."

Terminais-je d'un petit sourire malicieux, ayant baissé la voix sur la fin de ma diatribe dans le ton de la confidence. J'avais improvisé cette excuse pour Bourbiac, la sorcière basique à peine touchée par le fou du balais, autant essayer de mettre la chose en pratique, non?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Une belle histoire
ce message a été posté Mer 7 Fév - 22:33
Aussi rapide que la lumière… Ça amuse Theresa. Bien sûr que sa vitesse reste moindre à celle de la lumière. De plus, l’albinos l’a trouvé plutôt lent mais elle le pardonne. « Ah certes oui. » Les battements de ses cils s’accélèrent, sans intention aucune. Vraiment. Les joies du corps humain.  

Puis il… il m’invite ? Moi ? Ça doit bien faire depuis… bah depuis jamais qu’un garçon l’invite (si l’on exclue la famille) et de la sorte. Mortimer l’a toujours tenu à l’écart de ce genre de beau mâle qui donne des invitations aux filles mais… son papa n’est pas là. Ce serait très impoli de refuser, d’autant plus que c’est un Sang-pur qui offre du thé ! Qui m’a sauvé ! Il ne peut être une mauvaise personne, pas vrai ? Fière de s’être soi-même persuadée, elle accueille avec bienveillance la proposition du Hunter. « Moi, une très bonne amie, déjà ? » Le plus innocemment du monde, elle prend l’expression au mot et trouve ça extraordinaire qu’un quelqu’un la traite pareille à une amie aussi vite. Elle qui peut se montrer si timide parfois… Le plaisir de se sentir doué avec les gens lui caressent le cœur. « Eh bien j’accepte. Comment pourrais-je refuser à un… » À un quoi ? « À un gentleman ! » Elle manque d’ajouter Sang-pur mais elle s’arrête à temps. Il pourrait me trouver snob. Je ne veux pas qu’il pense du mal de moi alors que tout va si bien !

***

« Alors… dis-moi d’où vient cet accent ? Je veux dire… tu parles très bien anglais mais je suis curieuse. » Elle sirote son thé noir Sang d’Dragon : un classique de Chine selon la serveuse. « J’ai rarement vu d’autres pays alors… » Alors je bois des spécialités étrangères... enfin la serveuse sert du thé, elle doit s'y connaître ! C’est peu dire : elle trouve l’Écosse et l’Irlande exotiques. Ces destinations forment ses uniques expériences de voyage. Si elle allait en Amérique du Sud… déjà sa pauvre peau prendrait chère mais ses pauvres repères se retrouveraient plus embrouillés que les pensées d’un homme ivre. « D’ailleurs… que fais-tu en terres anglaises ? Visites-tu la famille éloignée pour Noël ? » Trop de questions Theresa, tu poses beaucoup trop de questions ! Tu dois faire bonne impression… Mais pourquoi ? Parce que c’est un intéressant jeune homme de sang-pur ! Faire des liens… Oui, c’est ça, faire des liens. Ne le fais pas fuir, je sais que tu en es capable, maladroite.
Eyes wide shut
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t1241-anastaz-hunter http://filetdudiable.forumactif.org/t1141-anastaz-hunter-trust-m
Messages : 168
Date d'inscription : 29/08/2017
Célébrité : Evan Peters
Crédits : Lord Ena

Double compte : Eoin Mckay/Wilfric Mulciber

Age : 20 ans
Sang : Officiellement Pur, en vrai sang-mêlé.
Statut : Coeur d'Artichaud - En couple (infidèle) avec Theresa Mulciber
Métier : Serial-Stagiaire - Actuellement en apprentissage chez Carrow Broomstick
Epouvantard : D'immondes Fantômes ricanants
Dialogue : #ffcc66

Re: Une belle histoire
ce message a été posté Mar 6 Mar - 17:52
Une belle histoire.
16 Décembre 2046


Voir les joues trop blanches de la Mulciber se colorer aussi vivement à ma demande manqua de me faire éclater de rire. Tout comme son commentaire sur l'excuse de l'amitié que j'avais mis en avant. Elle était sérieuse? Fronçant vaguement les sourcils, j'en déduisais rapidement que oui. Pouah, elle ne devait pas être beaucoup sortie de son cocon celle-là! Du genre naïf, elle se posait là!

"Et bien..Nous avons déjà tant en commun: notre amour pour la justice, notre beauté, notre sang, cet incident et cette rue..Des amitiés se sont forgées pour moins que ça, non?" Commentais-je avec assurance et un brin d'amusement, validant son acceptation d'un nouveau clin d’œil satisfait. Cool.

--------------

Je me serais mal vu emmener la jolie Theresa dans un bar, aussi classe puisse t-il être. Elle aurait semblé tellement hors de son élément que je crois que ça m'aurait même gêné moi...Là..dans cette ambiance doucereuse, elle semblait à sa place. Même si elle attirait malgré tout les regards. Était-ce dû à son physique atypique où à son nom? Je n'étais pas vraiment au fait de ce genre de chose, mais j'aurais eu du mal à passer à côté de celui de sa famille. Je croyais même que P'pa avait bossé par le passé pour un Mulciber. Enfin il avait grandit ici, il en avait forcément côtoyé plein, des sang-pur anglais.

"Ah ah! Je pourrais peut-être te laisser deviner? Es-tu du genre curieuse?"

Les jeux, c'était toujours quelque chose de sympa pour rapprocher les gens, et j'aimais toujours me rapprocher des gens. Après, il était toujours temps de voir quoi en faire. Quelques échanges un peu timide de sa part, quelques indices ou grands sourires de la mienne, je nommais enfin ma Hongrie natale, et ma ville-mère Budapest, la qualifiant comme toujours de perle du Danube.

"Souvent les étrangers connaissent surtout le dragon qui est originaire de mon pays. Ouai, le Magyar à pointes. Qui signifie tout simplement le Hongrois à pointes d'ailleurs. Autant te dire qu'il ne porte pas ce nom chez nous, sinon beaucoup trop de bestioles et de gens correspondraient à cette description.."

Ce truc m'avait franchement fait rire la première fois que je l'avais entendu, c'était tellement..con quoi. Je crois qu'avec Zol' on avait passé bien une semaine à jouer là dessus, entre traiter tout ce qu'on pouvait "hongrois à pointes" ou transposer tout et n'importe quoi en fonction de son origine et du premier truc qui nous passait par la tête. P'pa et M'man nous avait rapidement détesté...Ou presque.

"Visiter de la famille pour Noël et rejoindre les Mangemorts dans la foulée aurait été un peu expéditif hein." Naïve et pas ultra futée malgré son joli sourire et ses joues rouges? Dommage tiens. "Nop, l'explication est un peu plus compliquée que ça, et à la fois très simple en fait."

Et entre deux gorgées de mon chocolat chaud à l'orange et au Brandy, j'entrepris de lui expliquer la raison de ma venue. De notre venue. Que les parents étaient anglais, mais qu'ils avaient élu domicile, avec l'oncle Aquila, en Hongrie depuis bieeeeen des années. Et qu'on avait juste eu envie de venir voir un peu la terre de nos ancêtres puisque c'était aussi la notre. Enfin surtout Zoltán qui n'avait plus réussit à se sortir cette idée de la tête. Et qui était aussi devenue la mienne ensuite. L'aventure, la nouveauté, c'étaient là des muses plus qu'envoûtantes et malgré les terroristes, je ne regrettais rien! Je n'aurais pas été ici sinon, ça aurait été bête, non?

Parler et plus encore parler de moi, de ma vie, de mes occupations, ne me dérangeais pas le moins du monde même si je tâchais de ne pas trop monopoliser la conversation. J'étais pas là pour faire un show à la Zoltán, juste pour passer un bon moment avec une jolie fille et une boisson agréable.

"Humm..je présume que j'ai gagné une moustache? J'ai l'air plus viril avec? T'aimes les mecs à moustaches?"

Ayant observé son regard se porter plusieurs fois vers ma tasse aux volutes brunes et oranges puis vers mes lèvres pour s'en détourner d'une moue gênée trop mignonne, j'avais aisément fais le lien entre les deux et la mousse qui devait recouvrir le haut de mes lèvres. Sans pouvoir m'empêcher de m'amuser autant de la superbe et ridicule moustache que ça devait me faire, que de la réaction de la sorcière. Le tout dans un ton léger qui ne cachait nullement mon ironie.

M'essuyant, j'enroulais ma main autour de la tasse pour la tendre vers elle.

"Tu veux goûter? J'ai dans l'idée que c'est pas le genre de choses que tu bois souvent...Mais c'est très doux et vraiment bon! Megígérem*!"

Perso, partager un verre ou un truc à manger ne m'avait jamais gêné le moins du monde et puis outre le fait que j'avais bien envie de partager avec elle, j'étais plutôt sûr que la moustache lui irait parfaitement bien aussi. Même si j'étais certain qu'avec ses manières, elle serait capable de réussir à boire sans qu'une seule trace ne se dépose sur sa peau immaculée.

En fait, il fallait que je sache. Je prenais secrètement les paris.

--------------
Megígérem*! = Promis!
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Une belle histoire
ce message a été posté Mar 13 Mar - 1:56
D’Hongrie, alors.

Tant d’exotisme ! D’autant plus qu’elle connaît le fameux dragon, le Magyar à pointes. « As-tu déjà vu un Magyar à pointes ? », demande-t-elle alors, avide d’anecdotes à ce sujet. Néanmoins, la conversation débouche sur le pourquoi du comment, ce qui marche aussi. Une histoire ordinaire qu’elle écoute avec attention mais pas autant qu’à propos de cette histoire de moustache. Éternelle gamine, Theresa glousse à la pitrerie du Hunter sans répondre à sa question. Lorsqu’elle lui propose de goûter, l’albinos hésite. Déjà que traîner avec un garçon lui étant étranger il y a moins d’une heure de ça compose son aventure ultra palpitante et rebelle de sa journée, maintenant boire de sa tasse ? Elle scrute la porcelaine avant de se décider. Puisque cela a l’air délicieux et qu’il me le propose… pourquoi refuser ? Plus maniérée qu’une cuillère d’argent, elle sirote la tasse sans qu’aucune moustache se dessine sur sa peau blanche. Une prouesse tout à son honneur, néanmoins elle reprend une sirotée et cette fois elle laisse une mousse se poser sous son petit nez. Que tu es folle aujourd’hui, Theresa ! « Ah non, tu m’as refilé ta moustache ! » La petite qui s’essaie à l’humour… il fallait bien le charme de ce mystérieux gentleman pour ça.

***

Partie 2 : Au manoir Wakehurst

En tout bien et surtout en tout honneur, elle rend visite à Anastaz. Il fréquente l’un l’autre dans l’amitié la plus adéquate (bien sûr) depuis un moment. Theresa le voyait de moins en moins souvent, donc elle a insisté par hibou pour le revoir. En vouloir plus de sa présence apaisante. Un peu moins de lourdeur pour cette tête trop pleine de cauchemars et de visions à glacer le sang des reptiles.

Elle a cuisiné une vingtaine de biscuits aux pépites de chocolat : il s’agit des meilleurs du manoir Sandrigham. À la fois pour son très cher ami mais également pour sa famille qui pourra apprécier – dû moins l’espère-t-elle – le goût raffiné de l’amour pétri. Elle porte une robe beige enveloppée d’une cape noire et d’un capuchon pour contrer le froid anglais. Toutefois, elle a réussi à glisser une ou deux violettes dans sa coiffure et quelques-unes enroulées le long de son panier. Un ciel clair et une météo clémente a accompagné sa venue. Comme dirait le Dieu d’Anastaz : il veille sur les gens de bien et leur montre la voie. Ou un truc du genre.

Elle appuie sur la sonnette magique au pied de l’ancestral manoir de Wakehurst. Cogner aurait servi à rien : ses petites mains provoqueraient le son de quelques gouttes d’eau qui tombent. Aussitôt, un elfe de maison – mais qu’il est mignon ! – ouvre les portes, l’air hagard. « Que veut mademoiselle ? » « Theresa Mulciber… j’ai rendez-vous avec Anastaz Hunter. » « Ah oui… Suivez-moi. » L’elfe guide l’invitée le long d’un couloir bordé d’antiquités vieillottes et surprenantes. Le décor fait honneur à la réputation familiale. Puis, elle entre à l’intérieur d’un salon convenable. Là, l’elfe invoque un plateau gorgé de thé d’un claquement de doigt et le pose près de Theresa. « Maître Hunter viendra à vous dans un instant. » Et il disparaît.

Une minute, deux minutes, trois minutes… cinq minutes ? Elle fixe l’horloge de manufacture ancienne couverte de belles dorures et de quelques runes d’un autre âge. Aussi fascinant cela puisse-t-il être, elle est venue pour tout d’autres raisons que de dévisager des artefacts du passé. Qu’est-ce qui peut lui prendre autant de temps… Ah tu dois t’inquiéter pour rien, ça doit être une affaire quelconque… Et s’il m’avait oublié ? Non, il ne ferait pas ça… il est bien trop servant et respectueux des femmes pour agir de la sorte !

Le blondinet arrive. Finalement. Elle se retourne, tout sourire avant de passer au vermeille. Il… Il est torse nu. Et ses cheveux sont trempé. Son cœur s’arrête en bonne puritaine et détourne le regard, dévisageant ses petits pieds enveloppés de ses chaussures blanches de jeune fille. « Mais… Anastaz ! », dit-elle à défaut de parler d’indécence. « Habille-toi ! Voyons… ce n’est pas… » ... approprié. Elle s’étonne qu’elle puisse encore parler suite à ça. Ou qu’elle ne transplane pas dans la pièce d’à côté.
Eyes wide shut
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t1241-anastaz-hunter http://filetdudiable.forumactif.org/t1141-anastaz-hunter-trust-m
Messages : 168
Date d'inscription : 29/08/2017
Célébrité : Evan Peters
Crédits : Lord Ena

Double compte : Eoin Mckay/Wilfric Mulciber

Age : 20 ans
Sang : Officiellement Pur, en vrai sang-mêlé.
Statut : Coeur d'Artichaud - En couple (infidèle) avec Theresa Mulciber
Métier : Serial-Stagiaire - Actuellement en apprentissage chez Carrow Broomstick
Epouvantard : D'immondes Fantômes ricanants
Dialogue : #ffcc66

Re: Une belle histoire
ce message a été posté Jeu 15 Mar - 21:23
Une belle histoire.
12 janvier 2047


"Maître Anas.."

"Chut, je suis occupé, et pressé."

"Mais je dois v.."

"Non, silence. Serais-tu dur d'oreille?"

A peine sortie de la douche, l'elfe des grand-parents m'était tombé dessus, ouvrant sa grande bouche pleine de vide. Mais j'étais pressé moi! Je n'avais pas le temps d'écouter ses récriminations quelles qu'elles soient. Surement encore un truc que j'avais zappé de faire pour grand-mère.

Le silence dura quelques secondes, l'elfe se plantant dans la chambre sans rien dire, m'observant juste. Roulant des yeux, je soupirais. Ces fichues bestioles étaient insupportables.

"Vas-y, parle. Et après disparais."

"Oui Maître Anastáz. La jeune Maîtresse Mulciber est arrivée et.."

"Ah..Lofasz*! Je suis en retard à ce point là?"

"La jeune Maîtresse Mulciber avait huit minutes d'avance."

"Avait?"

"Vous n'étiez pas disponible à ce moment-là."

Ah oui. La douche. Dieu merci, Cafoutch n'avait pas le zèle aussi profondément gravé. Le voir apparaître dans la salle d'eau m'aurait tué à coup sur et je grimaçais alors que l'image s’immisçait dans mon esprit bien malgré moi. Brr..

M'enquerrant rapidement auprès de la créature du temps total écoulé depuis son arrivé, je jurais. Faire attendre une femme n'était pas une mauvaise chose en soit mais..Peut-être pas trop quand même, non? Surtout vu celle-là..Enfin son éducation. Je savais clairement qu'elle kiffait ma façon d'être qui devait bien la changer de ses petites habitudes coincées, mais mieux valait ne pas pousser le bouchon trop loin. Ce serait dommage qu'elle se barre en pensait que je me fichais d'elle ou un truc comme ça dont les femmes avaient parfois le secret.

Je savais exactement comme joindre l'utile à l'agréable.

Sous le regard apathique de l'elfe familial, je quittais la chambre, serviette blanche serrée sur mes hanches et les cheveux encore humides pour me diriger vers le petit salon des invités.

"D'solé pour le retard, mais ton chevalier servant favoris est là!"

Tonnais-je en arrivant dans la pièce, appréciant pleinement la scène: Theresa aussi jolie que la plus belle des poupées se retourner vers moi, sourire aux lèvres et...son petit nez se froncer, ses joues si pâles se colorer et son regard s'accrocher à mon torse quelques secondes de trop avant de s'en détourner.

Je ne pu m'empêcher de rire, sans moqueries. Je crois que je tombais sérieusement sous le charme de la donzelle un peu plus à chaque fois que je la voyais.

"Je ne voulais pas te faire attendre plus longtemps, ce n'est pas très gentleman vois-tu. Alors j'ai préféré sacrifier ma pudeur pour te faire honneur au plus vite! Tu ne m'en veux pas trop?"

Pour le retard? Ou pour ma tenue? En réalité, je n'avais absolument pas honte, pour aucun des deux, bien au contraire. J'étais ravi de vérifier l'effet que je lui faisait..Et puis j'étais sûr qu'ainsi, elle ne pourrait s'empêcher de penser un peu plus à moi. Peupler ses rêves avidement. Froisser les draps de son lit la nuit. Les rendre humides et laisser ce mélange de gène éducative et de désir dévorant mordiller sa lèvre d'impatience. Voir davantage...

Fermant les yeux brièvement, je me forçais à penser à autre chose...Ce genre d'images n'avaient pas exactement le bon effet sur moi non plus..Et autant ma petite mise en scène était plaisante, autant je préférais tout de même éviter de trop lui montrer ma joie de la voir.

"Je vais vite passer un truc et je reviens rapidement, promis!"

Disparaissant à nouveau dans le couloir, j'en revenais une poignée de minutes plus tard, enfin décemment habillé. Un truc léger d'intérieur, un mélange de soie indienne et de coton aux couleurs mêlant safran, ivoire et noir. Et qui pouvait aisément laisser apparaître la peau pâle de mon torse suivant mes mouvements. Juste ce qu'il fallait. Et ouai, c'était volontaire, évidemment.

"Bonjour Theresa, je suis ravi de te voir, comment vas-tu?"

L’apostrophais-je exagérément avec un grand sourire, clairement moqueur. Puisqu'elle m'avait renvoyé m'habiller avant de pouvoir la saluer réellement, j'en profitais pour m'en amuser un peu, non?

"Bienvenue a Wakehurst! Nous irons saluer Grand-Mère tout à l'heure si tu veux bien, sinon elle va m'en parler pendant des semaines..."

Depuis qu'on était là avec Zol' et Cass' fallait dire qu'on avait quand même essuyé quelques savons de sa part. De quoi "nous cadrer et nous aider à nous souvenir de la définition du mot politesse et respect" d'après elle. Rien de moins tss.

"En attendant.." Un fin sourire mystérieux sur le visage, je m'approchais de l'albinos et lui tendit un petit paquet relativement plat, au papier couleur café clair et au ruban noir très professionnel. "Hum..Pour toi. Une sorte de cadeau de Noël en retard?"

Bon en fait, j'avais le palpitant étrangement bruyant alors que c'était franchement surfait. Je lui filais juste un petit cadeau! Pour le plaisir d'offrir! Et de définitivement la faire tomber sous mon charme bien sur. Et pourtant alors qu'elle en délaçait le ruban, je sentis parfaitement le rouge me monter aux joues. Heureusement que ni Zoltán ni Cássandre n'étaient là tiens..

"Un petit marque-page qui m'a fait penser à toi." commentais-je avec un fin sourire, laissant ma gêne s'y mêler naturellement. Bah, si ça ne la faisait pas craquer ça..Autant en profiter. "Un artiste itinérant lorsque je revenais du boulot. Il avait une sacrée parlotte aussi d'ailleurs." Mais ce n'était pas le sujet. Je désignais l'objet entre ses doigts fins."Il est un peu spécial d'ailleurs hé hé." M'éloignant j'attrapais le premier livre à portée "Patafiolantes expériences", et le lui tendait, ouvert au hasard pour l'inviter à y glisser l'accessoire. Un clin d'oeil et je refermais le grimoire.

"Et maintenant, murmures mon prénom, tu vas voir.."

Par Merlin, ses joues poudrées de rouge et sa mimique étaient tellement choues! Tout comme son sourire si..elle..lorsque l'objet répondit à mon prénom soufflé entre ses lèvres en teintant l'ouvrage d'une légère aura coloré et d'un petit tintement discret mais perceptible.

"Je te rassure, ça ne marche que si tu es dans la même pièce que le marque-page. Je ne voudrais pas te mettre en fâcheuse situation !"

Enfin pas ce genre de fâcheuse situation...Si vous voyez ce que je veux dire.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Une belle histoire
ce message a été posté Ven 23 Mar - 0:36
Il s’est empressé pour venir la voir… Theresa lui laisse le bénéfice du doute. Une réalité qu’elle préfère croire : il vaut mieux que son prince servant soit maladroit que déplacé. Une nuance à laquelle elle tient. Ses minuscules doigts crispent sa robe alors qu’elle continue d’éviter le torse nu du Hunter. Comme si son père pouvait l’observer, sortir d’un placard et la prendre en pleine indécence. Non, reste droite Theresa ! Pas de regards inappropriés… et si ça le gênerait plus que moi ? Cependant, il semble si à l'aise alors que ça devrait le gêner... « Je te pardonne tout si tu reviens vêtu ! » Sans le savoir, ce coquin d’Anastaz a gagné son pardon par la faute.

Tandis qu’il disparaît, l’albinos expire avec profondeur. Elle s’écrase contre le sofa en regardant le plafond, en essayant de comprendre cet étrange évènement. Elle ricane avec la puissance d’un cri de souris, mi-nerveuse et mi… amusée ? Il ne s’agissait que d’une mauvaise blague voyons ! Tu as toujours été une grand-mère Theresa… allons à quoi pensais-tu ? Si ça se trouve, c’est normal en Hongrie… Les gens d’ailleurs peuvent être si différents. Alors, elle attend, un peu nerveuse à cause du choc. Lorsqu’Anastaz revient tout habillé, elle expire, soulagée. Elle passe à côté de ce chandail moulant devenu très acceptable maintenant qu’elle le compare à la peau nue. « Je… je vais bien oui ! Ça me ferait plaisir de rencontrer ta grand-mère. » Problème : elle ignore de quoi lui parler et sa timidité préférerait qu’elle reste à l’écart d’une nouvelle rencontre. Dans sa zone de confort. Mais elle se pliera à la politesse : vaut mieux se bouger que de passer pour une mal-élevée.

La Mulciber s’apprête à présenter son panier de pâtisserie tandis que son hôte lui donne… un cadeau ? Mais… quelle attention ! Je ne suis pas digne de ça je… c’est vraiment pour moi ? « Tu n’aurais pas dû… », murmure-t-elle comme à Noël. Elle déballe avec délicatesse le présent, enlevant le nœud de ses doigts graciles en provoquant le moins de déchirures possibles. Elle déballe lentement : une manière de savourer. Elle finit par découvrir le marque-page et son cœur bondit. Il sait que j’aime les livres ! En même temps… il a bien vu tous ceux que j’avais acheté lors des courses de Noël… Il se souvient, donc ! Il observe comme il a su répondre à ma détresse ! C’est un gentil garçon, Anastaz… je suis bien chanceuse de le connaître. Elle reste sans voix, ignorant quoi répondre. Rien de négatif bien sûr mais entre positif et remerciement… Theresa s’égare. Le Hongrois lui demande de dire son prénom : elle rougit de plus bel. Impossible de s’enfermer dans sa pudeur en pareil cas mais elle prend le parti du bien : « Anastaz… » Le marque-page s’illumine, tintille… Que c’est mignon ! « C’est si attentionné de ta part ! Je le garderai précieusement. Tu es une personne surprenante ! Merci. » Pas difficile de le penser lorsqu’il se présentait à moitié nu… Une chose autrefois inconcevable dans le petit monde étriqué et conservateur de cette tête blanche avant l’âge. « Moi aussi j’ai apporté quelque chose… Ce n’est pas aussi génial que ton cadeau mais c’est bon… C’est des biscuits aux brisures de chocolat. Je les aie faits moi-même. Ta grand-mère pourrait les apprécier mais j’espère que tu les aimeras aussi. Je mets beaucoup d’efforts quand je cuisine, tu sais. » Sans le savoir, elle lui faisait les grands yeux pour un avis approbateur sur sa cuisine. N’importe quoi qui lui plairait. Personne n’a osé cracher sur sa nourriture de sa vie mais elle garde des complexes dont sa nature labyrinthique seule cultive les secrets. « Si tu me voyais plus souvent, je pourrais te faire des muffins… » Un reproche tendre inexistant. Davantage un incitatif qu’autre chose. Petit sourire, battement de cils.
Eyes wide shut
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t1241-anastaz-hunter http://filetdudiable.forumactif.org/t1141-anastaz-hunter-trust-m
Messages : 168
Date d'inscription : 29/08/2017
Célébrité : Evan Peters
Crédits : Lord Ena

Double compte : Eoin Mckay/Wilfric Mulciber

Age : 20 ans
Sang : Officiellement Pur, en vrai sang-mêlé.
Statut : Coeur d'Artichaud - En couple (infidèle) avec Theresa Mulciber
Métier : Serial-Stagiaire - Actuellement en apprentissage chez Carrow Broomstick
Epouvantard : D'immondes Fantômes ricanants
Dialogue : #ffcc66

Re: Une belle histoire
ce message a été posté Dim 27 Mai - 17:33
Une belle histoire.
12 janvier 2047


Est-ce que je vous ai déja dit que j'étais sous le charme?

Theresa était teeeeeellement craquante! Et le pire était qu'elle n'en avait probablement aucune idée, ce qui la rendait encore plus sexy soit-dit en passant.

"C'est juste une sang-pure à la con comme les autres, elle voudra même pas que tu l'encanaille, bùta! Plutôt essayer de me convertir, tu aura plus de chance que lui faire écarter les cuisses tu sais..." m'avait balancé Zoltán quelques jours auparavant, fêtrit dans sa mauvais foie et jalousie alors que je devais justement passer du temps avec elle.

En soit, il n'avait bien sûr pas entièrement tort, Theresa faisait clairement partie de ces sorcières à l'éducation trop stricte pour lui faire correctement connaître les plaisirs de l'amour au moindre papillon dans l'estomac -et plus bas- mais elles étaient aussi très nombreuses à céder, en toute discrétion. Et souvent bieeeeen plus passionnées dans leurs ébats enfin libérés que d'autres filles plus faciles. Une sorte de défi. Une promesse succulente enrobée dans un papier haut de gamme au glaçage parfait. Mais pas que.

"Tu sais que je t'aime vraiment beaucoup? Je suis sur que nous étions prédestiné à nous rencontrer."

Mon sourire était aussi doux que charmeur à ces mots, appréciant plus encore les fleurs roses qui colorèrent ses joues si pâles. La Mulciber était un véritable petit joyau qui ne demandait qu'à briller. Entre mes bras tant qu'à faire.

"Et je ne dis pas juste ça parce que tu m'as ramené des muffins, promis!" complétais-je d'un sourire taquin.

Mais c'était un sacré bonus non? Et une passion commune de plus, une! Sans oublier de parler du pouvoir fortement érotique à la fois de la pâtisserie en elle-même et de l'art de la cuisiner. Un détail que bien trop de sorcier perchés sur leurs habitudes moisies avaient tendance à oublier. Pas moi.

Et puisque ses délicieux petits gâteaux furent finis bien trop rapidement, j'en profitais pour lui proposer mes propres services d'ancien chef - ou presque- et d'envahir la cuisine avec elle.

Choisir une recette ne fut pas difficile. Laisser l'elfe - parfait petit meuble invisible- réunir tout ce dont nous allions avoir besoin fut rapide. Tergiverser sur les modifications que je voulais rajouter nous prit un peu plus de temps. La jeune Mulciber devait avoir l'habitude de suivre docilement et sagement les règles, la cuisine ne devait pas y faire exception...

"Aies confiance, je sais ce que je fais. Ca n'en sera que meilleur, plus original et unique! Ou alors tu aura le droit de me donner un gage." De préférence indécent d'ailleurs. J'en aurais presque foiré la recette exprès, une petite hésitation avant de reprendre le droit chemin.

Et si les pâtisseries ne furent finalement pas aussi parfaitement réussies que ça, le moment passé avec la poufsouffle par contre était une franche réussite! Et pas uniquement parce que j'en avais profiter encore une fois pour la faire tomber sous mon charme -ça c'était évident et naturel-, ni parce que j'étais parvenu à lui faire goûter le mélange de chocolat sur mon doigt, non juste parce que ça avait été vraiment cool. Et que j'étais moi-même piégé, avec grand plaisir.

J'étais d'ailleurs certain que malgré ses airs un peu naïfs, la petite Sang-pur le savait pertinemment..Et en jouait aussi. On ne tendait pas à son tour son doigt plein de confiture pour qu'un jeune homme le lèche sans aucune arrière pensée! Impossible! Ses joues rouges et sa gène prouvaient clairement qu'elle le savait!

Et tant mieux.

Me mordillant la lèvre tandis que les gâteaux refroidissaient, j'hésitais. Croisait son regard interrogateur et souriait par réflexe. Je ferais mieux de me taire et patienter non? Créer l'ambiance romantique qu'il fallait et..

D'un pas je me rapprochais d'elle, la surplombant avec un sourire un peu plus hésitant que je l'aurais souhaité et attrapait sa main. Appréciant le contact de sa peau contre la mienne.

"Je ne mentais pas..Tu es vraiment précieuse à mes yeux..Et..à mon cœur. M'aurais-tu jeté un charme pour que je fonde sous le tien?"

Voila, l'humour au moins, ça rassurait. Avec un fond de romantisme assez comique pour ne pas vaciller dans le moisi tout en plaisant aux filles.
Et maintenant que j'étais lancé...

Me raclant la gorge, je continuais.

"Ce que j'essaie de te dire..C'est que.. Tu aimes autant que moi les moments que nous partageons non? Le contact de ma main dans la tienne. Le timbre de ma voix et les boucles de mes cheveux. Mon sourire.."

Ma main avait doucement lâché la sienne pour toucher ses cheveux et les caresser, descendre sur la peau si douce de son visage.

"Sors avec moi Theresa."

Elle allait forcément dire oui, n'est-ce pas? Elle était au moins autant accro à moi que moi à elle. Je devais probablement être le premier mec qui se tenait physiquement si proche d'elle, qui faisait tant rougir ses joues et réveillait les feux de sa féminité. Elle ne pourrait dire non. J'avais largement assez œuvré pour ça jusque maintenant.

Pour enfin goûter au moelleux de ses lèvres aux couleurs si improbables. A l'humidité de sa bouche..Et bien davantage par la suite.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Une belle histoire
ce message a été posté Dim 27 Mai - 22:51
Ah, il m’aime beaucoup ! Il m’aime beaucoup… Ah voilà qui est très très bien ! Theresa affiche une mine satisfaite lorsqu’Anastaz mange ses pâtisseries. Tout va en son sens pour l’instant. La situation demeure en son contrôle.

L’idée de la cuisine lui plaît. Il s’agit d’un domaine où elle sait briller, même si elle a forgé ses talents à force d’autodidactie. Sa mère ne lui a rien appris et les mâles Mulciber ne cuisinent pas. Il s’agirait d’une chose inconcevable. Malgré tout, l’albinos s’opposait quelques temps aux idées du Hunter car elle suit les règles. Pourquoi rajouter davantage d’un tel ingrédient ? Le gâteau tombera en morceaux, le goût deviendrait… déséquilibré. Les recettes toutes faites existent pour une raison, non ? Elle fronce les sourcils, s’oppose avec tranquillité mais finit par céder – à cause des beaux yeux de son compagnon, entres autres. « Tu ne pourras pas dire que je ne t’ai pas prévenu ! », dit-elle sur le ton de l’abandon.

Cuisiner avec un garçon fait partie de ses nouvelles expériences du jour. La Mulciber se sent courageuse, un peu folle et digne d’une femme haute par les conventions qu’elle dépasse – mais pas trop quand même, hein. En fait, ce que j’aime bien avec lui, c’est que je me sens plus libre qu’à la maison. Ça me fait peur, un peu, mais j’apprécie. Ah quelle dose de sensations fortes aujourd’hui ! Si mes parents savaient… La crise ! Elle lèche le doigt chocolaté du Hunter, mi-consciente de la frivolité de la chose, mi-ignorante du jeu sensuel derrière. Dans le doute, elle laisse son compagnon lécher son doigt en se disant que de toute manière, personne ne les voit. Puis ce n’est qu’un doigt ! Voyons… Ça ne veut rien dire, un doigt… Candide Theresa.

Tandis que les gâteaux refroidissent, elle attend. Elle n’attend rien du blondinet – contrairement à ce qu’il pourrait le penser – puisque le déroulement de cette visite va au-delà de toutes ses attentes. En fait, elle imagine mal qu’il puisse y avoir plus mais elle se trompe. Elle se rend compte de son erreur lorsque le Hongrois s’approche et lui attrape la main. Là, pas d’ambiguïté.

Elle glousse une seconde, avant que ses yeux s’écarquillent comme jamais. Son inconscient joueur va plus vite que sa raison : alors son cœur bat à la chamade. Elle dirait que des rhinocéros martèleraient sa cage thoracique, pendant que des lucioles s’agiteraient dans une fête d’enfer en son ventre. Des sentiments… Des sentiments que j’adore lorsqu’ils sont mêlés à… à… À l’inavouable ignominie de son esprit pervers. Pour taire sa propre voix intérieure, elle répond : « Je n’aurais jamais fait ça ! » Incapable de rebondir avec tact, ses mains moites parlent cependant d’elles-mêmes.

Les montagnes russes continuent. Alors qu’il continue, des mots tentent avec violence de s’échapper de ses lèvres mais sans succès. Trop de stress, trop d’émotions viennent se percuter dans des fracas mentaux interminables. Theresa croirait que cet instant dure une éternité, car si peu habituée à ce genre de choses elle se perds dans les réactions de son propre corps. « Mais… mais… oui bien sûr ! », enchaîne-t-elle pour lui faire comprendre qu’elle aime son sourire. Je ne voudrais pas qu’il pense que je pense le contraire ! Non, non, bien sûr que non… Je ne voudrais pas… ah non je ne voudrais pas et… oui le contact de la main, cette main que je devrais lâcher mais que je ne lâche pas… Je m’en sens incapable, serait-ce donc lui qui m’ait jeté un sort ?

Sors avec moi Theresa. Elle voudrait s’évanouir pour ne pas avoir à confronter ce moment. Sa raison la fouette de dire non. Tout son endoctrinement lui crie d’arrêter tout, de fuir cette situation immorale. Elle lui murmure le mariage, l’alliance, la descendance… Mais le cœur balaie la raison d’une gifle titanesque. L’albinos se met alors sur la pointe des pieds et – dans un geste qui échappe à sa conscience – lui saute presque dessus. « Oui, oui oui oui ! » C’est elle qui initie le baiser. Son impulsion dépasse son incompétence en la matière : il en devient plus fougueux, passionnel et… spécial. Une charge déchaînée d’une énergie contenue depuis des années qui se déverse désormais comme les rapides d’une rivière. Sur le bout de ses pieds, elle croirait flotter. Les lucioles de ses veines éclatent, décapitées par la puissance du moment pour que leur lumière coule de partout dans son corps.

Elle finit par retirer ses lèvres. Elle comprend alors que ses bras sont enlacés contre son amoureux, j’ai un amoureux par le Lord j’ai un petit-copain. Elle garde son emprise mais sa mine illuminée par l’amour est regagnée par le doute. « Mais que va dire mon père et… on ne peut tout de même pas… Je veux dire… » Se marier, là tout de suite, comme ça, se le promettre dans une cuisine avec des gâteaux qui n’ont même pas été cuisinés dans les règles de l’art ! Pour l’esprit étroit de la Mulciber, petit-copain tourne vite au fiancé, le fiancé au mari. Cependant, son intuition lui dit bien que ça se passera autrement. Ces deux entités contradictoires créent la dissonance. Elle s’en remet alors à son blondinet. « Enfin… tu sais… qu’est-ce qu’on fait lorsqu’on est… amoureux ? On… on s’embrasse dans les cuisines ? » Elle dit ça sans ironie aucune. Theresa se mord la lèvre inférieure et ses doigts s’agrippent avec amour – mais d’un amour brutal – comme les serres d’un rapace. Elle veut sentir sa peau. Ses muscles. Ses nerfs. Tout. Plus elle a cet être humain dans ses bras, plus le désir de possession grandit avec sa jumelle, le désir d’être possédé. « Tu es le premier que j’ai embrassé. Et tu es le premier qui m’a embrassé. », roucoule-t-elle. Et quoi qu’en dise les bonnes vieilles règles, j’ai adoré ça.
Eyes wide shut
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t1241-anastaz-hunter http://filetdudiable.forumactif.org/t1141-anastaz-hunter-trust-m
Messages : 168
Date d'inscription : 29/08/2017
Célébrité : Evan Peters
Crédits : Lord Ena

Double compte : Eoin Mckay/Wilfric Mulciber

Age : 20 ans
Sang : Officiellement Pur, en vrai sang-mêlé.
Statut : Coeur d'Artichaud - En couple (infidèle) avec Theresa Mulciber
Métier : Serial-Stagiaire - Actuellement en apprentissage chez Carrow Broomstick
Epouvantard : D'immondes Fantômes ricanants
Dialogue : #ffcc66

Re: Une belle histoire
ce message a été posté Jeu 13 Sep - 20:30
Une belle histoire.

12 janvier 2047

"Chut ne t'inquiètes pas..." Je lui avais doucement soufflé ces mots sur un ton suave et rassurant, me retenant d'en sourire franchement. Cela aurait été dommage qu'elle pense que je puisse me moquer d'elle et s'en vexer. Je préférais le rouge de ses joues enflammées par un mélange peu subtile de désir et de gène que celui de la colère et de l'égo.

Évidemment que j'allais la guider, lui laisser le temps tout en la poussant doucement à s'avancer sur la pente de ses désirs... Et des miens. Puisque la sentir contre moi, aussi fébrile et tendue était une douce torture qui était loin de me laisser indifférent évidemment. Même elle dans sa naïve virginité devait s'en rendre compte. Et je ne parlais pas uniquement de mon souffle devenu plus court après un nouveau baiser.

"Impossible de te résister..Tu m'embrases au point de me faire fondre..Nous ferons tout ce que tu voudra..Et en digne chevalier-servant que je suis, je te guiderai, ma mie"

Ce qui vu son regard en cet instant, les images et envie qui lui traversaient l'esprit ne devaient pas juste être de s'occuper de faire des gâteaux...

Est-il utile de préciser que le reste de cette journée, même avec le passage obligatoire de Grand-mère fut des plus...agréable? La timidité avait beau retenir les gestes de ma dulcinée, nous n'échangeâmes pas que des mots et j'étais sûr d'hanter plus encore ses prochaines nuits esseulées.




début mars 2047


La journée avait été rude, comme la plupart depuis les derniers évènements. Mon bras avait beau s'être remit de cette soirée, même moi j'avais eu du mal à reprendre du poil de la bête, à agir normalement. Savoir et voir sont bien deux choses différentes et j'en avais clairement prit la pleine mesure à ce moment là. Zol' avait faillit y passer. Comment de simples être sans magie pouvaient oser lever ainsi la main sur nous? Leurs supérieurs? Et ces parias au sang impur, ces fous, pouvaient ainsi se lier à eux? Le diable et ses démons seuls pouvaient expliquer telle infamie, à susurrer aux oreilles des faibles, volant leurs âmes, les retournant contre leurs frères et l'ordre naturel.

Zol' aurait pu crever.

Moi de même.

Et tant d'autres.

Le fuckink Kark en chef était mort complètement. Sans parler du reste.

Ça aurait retourné n'importe qui.

J'avais d'abord laissé tombé le taff. Qu'est-ce que j'en avais à foutre de perdre mon temps là dedans pour un truc que j'allais probablement arrêter dans quelques semaines? A quoi bon se faire chier alors que l'important n'était pas là? Que tout me paraissait vague et inutile?

Mais c'est exactement ce qu'attendait le Malin.  Qu'on baisse les bras, qu'on abandonne pour lui faciliter le terrain, que la peur nous paralyse pour laisser ses ouilles démoniaques entraîner l'Apocalypse. Ses marionnettes pathétiques..

Plus que jamais les mots du Père Nicholas m'était revenus, me donnant force et volonté. Je n'était pas faible, je pouvais tourner la peur et le doute en force. Je n'étais pas n'importe qui, je ne devais pas me complaire dans mon coin à ruminer de sombres idées, stériles, inutiles.

Reprendre ma vie, en profiter puisque c'était là ce que m'offrait le Seigneur, tout en pensant à la guerre sainte en cours.

J'avais repris le travail, d'abord avec réticence, puis avec impatience. Rester enfermé chez les Viocs' ou s'oublier dans les soirées underground ne faisait pas tout. Je les aimais bien mes collègues, et les voir encore plus perdus que moi était gratifiant en fait. En plus du simple fait d'apprécier ce que je faisais. Parler, imaginer, convaincre les gens était un véritable défi à chaque fois, une nouvelle aventures où les badauds qui ne se savaient pas encore clients étaient les ennemis à abattre, à convaincre, à corrompre. A coup de sourire, d'humour, de drague borderline et bien sûr d'arguments imparables.

Theresa avait eu raison de m'encourager à y retourner. Même si je ne l'avais pas beaucoup vue depuis le retour de son fameux Grand-père, sa présence m'avait suffit à relever la tête. Elle savait avoir les mots justes. Et son contact savait me faire oublier tout le reste... Surtout qu'elle s'enhardissait la gueuse! Pour mon plus grand plaisir!

Cette image en manqua d'ailleurs pas d'afficher un grand sourire adéquat sur mes lèvres, balayant rien qu'à elle les désagréments de la journée au siège Carrow. Avec un peu de chance, la prochaine fois.. Je gagnerai encore mon pari avec Zoltàn héhé.

"Theresa?"

Papillonnant un instant des paupières à la silhouette nacrée qui se tenait postée un peu plus loin des lourdes portes du bâtiment, je la rejoignais rapidement franchement heureux de la voir.

"Qu'est-ce que tu fais ici? Tu avais à faire dans le coin? Dire que je pensais justement à toi...Si ce n'est pas un signe du Destin!"

Et sans lui laisser le temps, je l’étreignais, humant son parfum, appréciant sa chaleur, froissant un peu sa tenue au passage. Et fronçant les sourcils en la sentant si stoïque dans mes bras.

"Ne t'inquiètes pas des gens autour, au pire, il sauront juste que je suis follement amoureux de toi, n'est-ce pas?" commentais-je, persuadé que c'était cela qui l'avait gêné. Même si ce n'était pas la première fois que je la serrais ainsi contre moi dans un lieu public pourtant..

Ah ces petites sang-pures, quel travail!
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Une belle histoire
ce message a été posté Sam 22 Sep - 19:45
Anastaz.

Anastaz. Elle entend beaucoup de choses à son propos. Rien de flatteur, au contraire. À chaque fois, elle ignore les mauvaises langues du haut de sa tour en ivoire noire en comptant ses pétales.

L’amour rend aveugle. Néanmoins, il y ait une voix qu’elle ne pouvait pas remettre en question, ni ignorer ni mettre en sourdine. Celle de son grand-père, le patriarche.

Bien sûr qu’il savait. Rien ne peut lui échapper. Il n’est pas assez bien pour toi, il te décevra, ce n’est qu’une phase puérile… Sans doute, mais Theresa veut croire. Elle veut croire en cet amour car il fait partie de ces belles choses qui la retiennent de tomber dans la noirceur frigide une fois de plus.

Sans qu’elle s’en rende compte, un doute muet s’est niché dans ses pensées. Et si son beau blondinet n’était pas celui qu’il prétendait ?

Bien sûr que non.

Mais peut-être que si. N’a-t-elle pas plusieurs faces également ?

Theresa se donne tout le mérite d’avoir incité Anastaz à reprendre son travail. Un peu d’encouragement pendant que le fil des évènements joue contre son camp suffit. Toutefois, elle en veut plus. Elle veut savoir. Ainsi, la génétique montre ses plus belles facettes alors qu’elle se rend digne de son grand-père en espionnant son amoureux.

Elle connaît Elizabeth Carrow : trouver l’horaire du Hunter s’est déroulé sans problèmes. La Mulciber planifie de le rendre visite à tout hasard, sans crier gare : la suite s’écrira d’elle-même.

***

Elle l’aperçoit à l’extérieur du bâtiment du Carrow Broomstick. Elle demeure l’espace d’un instant en silence, l’observant de loin comme si elle s’attendait à quelque chose. Mais rien. Une absence rassurante qui la soulage. Décidément, Theresa a plus hérité de son grand-père qu’on voudrait le croire.

Dès que son blondinet se rend compte de sa présence, elle se tient mine de rien en écarquillant les yeux en sa direction. Ses pupilles se dilatent et son rythme cardiaque accélère tandis qu’il s’approche à toute vitesse. Il y a de ces moments où elle se rappelle que toute cette histoire est folle et que son petit cœur en prend beaucoup avec ce fougueux gentleman.

Elle se laisse étreindre malgré le fait que ça se passe en public et que sa tenue en ressortira froissée. « Ah pour faire quelque chose je ne sais plus… mais moi aussi je pensais à toi ! » Elle reconnaît son blondinet, à lui parler du Destin… Un vocabulaire qu’une minorité de gens utilise : à savoir ceux qui aiment la divination. Toutefois, elle connaît assez son amoureux pour savoir que lui et la divination…. Ah ses manières, sa philosophie… Il est si spécial ! Je m’inquiète des gens autour un peu… Néanmoins, il ne s’agit pas de ma plus grande inquiétude. Non, pas de ma plus grande inquiétude. « Les gens autour… ils ne sont pas ma plus grande préoccupation. », avoue-t-elle engloutie par la tendresse de son aimé. « Je suis contente que tu sois de retour au Carrow Broomstick ! Le travail c’est la santé. Notre société a besoin de toi plus que jamais. » Réitération. Elle tourne autour du pot. « N’aurais-tu pas un peu de temps à me consacrer malgré tout... Je ne voudrais pas manquer cette occasion et ne plus te voir avant… avant longtemps. » Travail, pression familiale, dormir, pratique, autres péripéties… Pas si facile la vie de jouvencelle ces temps-ci. « Je veux te parler… » Quelques mots qui suffisent à créer un monde de soucis réels ou imaginés. Pauvre Hunter.

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Chibis par Eoin:
 
Eyes wide shut
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t1241-anastaz-hunter http://filetdudiable.forumactif.org/t1141-anastaz-hunter-trust-m
Messages : 168
Date d'inscription : 29/08/2017
Célébrité : Evan Peters
Crédits : Lord Ena

Double compte : Eoin Mckay/Wilfric Mulciber

Age : 20 ans
Sang : Officiellement Pur, en vrai sang-mêlé.
Statut : Coeur d'Artichaud - En couple (infidèle) avec Theresa Mulciber
Métier : Serial-Stagiaire - Actuellement en apprentissage chez Carrow Broomstick
Epouvantard : D'immondes Fantômes ricanants
Dialogue : #ffcc66

Re: Une belle histoire
ce message a été posté Dim 21 Oct - 19:32
Une belle histoire.

Mars 2047

"Ne plus me voir avant longtemps? Qu'est-ce que tu racontes?"

Lui demandais-je, interloqué. Allait-elle quelque part? Ou..pire? Sa famille l'envoyait se marier à l'autre bout de l'Europe avec quelqu'un d'enfin digne d'elle d'après leurs traditions de vieux de merde? De suite j'imaginais le pire. Et voyais finalement sa retenue comme un langage corporel indiquant son malaise de devoir m'annoncer qu'elle me quittait pour cet étranger ténébreux qui ne parlerait même pas anglais. Et qui la traiterait mal forcément.

"Je..oui.." bégayais-je comme toute réponse à sa question. "J'ai toujours du temps pour toi!" complétais-je avec un semblant de sourire nerveux espérant donner le change.

N'était-ce pas là exactement les mots que l'ont disait dans ce genre de situation? M'annoncer la nouvelle entre deux tasses de thé? Pour se débarrasser de l'amourette de jeunesse sympa mais gênante? Alors que je ne l'avais même pas tronchée !? Que j'avais été si patient, si compréhensif, me contentant de préliminaires qui bien que très intéressants, ne faisait pas tout. Lofasz.

Pourtant je lui avais pris la main par réflexe autant que comme bouée de sauvetage, pour quelques pas silencieux dans une direction aléatoire cherchant la meilleure chose à dire, à faire. Avant que je ne me rendre compte que je lui serrai la main un peu trop fort, lâchant un désolé aussi navré que brouillon, sans oser la regarder en face. Lui demandant si elle voulait parler
dans un coin tranquille dehors, ou aller boire quelque chose quelque part plus tôt. Le ton amère à l'idée de ce qui l'emmenait réellement ce soir.

Mais c'était bien cela non? Elle m'aimait trop pour me l'annoncer par hibou, d'où le face-à-face, mais était bien trop liée à l'étiquette pour en parler en pleine rue et..

"Et merde quoi."

Je m'arrêtais brusquement, me passait une main dans les cheveux. La langue sur les lèvres. Me retenant de caresser sa joue qui me paraissait encore plus blanche que d'habitude. Ah que j'aimais le contraste de couleur de nos deux peaux l'une contre l'autre.

"Quoi que t'aies à me dire, dis-le moi maintenant, je n'ai pas trop envie d'attendre d'être bien installé pour me prendre une mauvaise nouvelle en fait.."

Parce qu'il était hors de question que ce soit elle qui mène la danse. Et qu'il fallait que je sache rapidement si je pouvais faire quelque chose pour la récupérer. La convaincre de s'enfuir avec moi en Hongrie peut-être? J'étais sur que P'pa accepterait de nous cacher, même s'il serait bien sûr mort de rire. Mais il le ferait. Sa position nous serait d'ailleurs bien utile.

Je ne baisserai pas les bras sans rien tenter. Sans tout tenter même. Famille Mulciber derrière ou pas. M'sieur le Grand-père grognon relou ou non. C'était nos vies, pas les siennes. Et son poste de haut-fonctionnaire n'y changerait rien. Il serait Ministre ou Merlin en personne, ce serait la même!
Ce serait juste un peu plus compliqué c'était tout. Rien d'insurmontable pour quelqu'un comme moi.

Parce que Theresa était la femme de ma vie, et rien ni personne ne pourrait faire quoi que ce soit contre ça.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 174
Date d'inscription : 08/11/2017
Célébrité : Nastya Zhidkova
Crédits : Chicken Smoothie

Double compte : Alice Charley, Hélios C. Kark & Esther Baron

Age : 20 ans
Sang : Sang-pur
Statut : En attente de fiançailles mais en couple (fidèle) avec Anastaz Hunter
Métier : Employée à la Commission de la Trahison
Baguette : 28 centimètres en bois d’aubépine avec pour cœur un crin de sombral, droite et rigide.
Epouvantard : Son double maléfique.
Dialogue : Theresa : #00cc66 Theresa bis : #9068ff

Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Une belle histoire
ce message a été posté Mar 6 Nov - 22:10
Sa nervosité lui devient manifeste. Il lui prend la main – trop forte pour ses petits doigts – avant de la relâcher. Elle a pu sentir l’anxiété électrique traverser sa propre peau. Tu vois bien Theresa que c’est le signe qu’il t’aime, sinon il n’aurait pas l’air autant dévasté… Malgré tout, je n’aime pas le voir dans cet état et s’il continue, il me rendra nerveuse, fatalement !

Et merde quoi. Elle déteste l’entendre utiliser ce vocabulaire grossier. « Anastaz… », dit-elle en tentant de le calmer. Il demeure probable que cela produise l’effet inverse. Plus elle avance, plus elle se met à douter. Doit-elle vraiment avoir cette conversation ? Oui. Mais non. Peu importe, elle en a trop insinué pour revenir en arrière… La réaction de son aimé le prouve.

Elle continue de marcher dans une direction aléatoire. S’il ne voulait pas s’installer dans le confort… Au moins, l’activité lui permettra de gagner du temps. Elle doit trouver ses mots. Jongler avec les sensibilités de son blondinet… mais surtout les siennes.

Car Theresa a ses raisons d’avoir sa sensibilité malmenée. « Écoute… tu sais que je t’aime, n’est-ce pas ? » Après tout, je lui ai donné mon premier baiser et il s’agit de la plus grande marque de cet amour là que j’ai offert à quiconque ! Je suis certain qu’il sait l’apprécier… mes belles lettres. Oui, il doit bien comprendre que je l’aime. Ça devrait lui sembler évident ! « C'est que… j’entends dire des choses sur toi. Et c’est moins facile de t’aimer… Non, ne t’énerve pas. Tu sais que je ne crois pas tous ce qu'ils disent, je ne suis pas comme ça ! », finit-elle en se défendant d’une idée qu’elle a elle-même émise. Pauvre Mulciber. « Il n’y a pas que ça… Il y a Wilfric. Il ne voit pas notre relation d’un bon œil. » Elle se sent obligé de développer. « Il ne croit pas que tu puisses être un bon parti… ni un ami. C'est mon grand-père... notre référence à nous, les Mulciber. Son avis m'importe... Je n’ai pas le choix de l’écouter, tu comprends ? » Qu’elle puisse aller contre la volonté du patriarche… Elle en a déjà des frissons. « Je ne veux pas le compromettre... je ne me le pardonnerais jamais. Mais tu es mon Anastaz... C'est difficile. » L’albinos inspire, gardant un silence latent des plus pesant. Au risque de se contredire, en dépit de toute prudence, elle va lâcher la bombe. Le nœud de ses soucis et de son cœur. Plus fort que le regard inquisiteur de l'ancêtre. Plus terrible que les cauchemars qui hantent ses nuits rouges. « C’est vrai, ce qu’on raconte à ton sujet ? » Elle pourrait en avoir la lèvre qui tremble. Cependant, Theresa ne pleure jamais. Si ses yeux ne saignent pas, d’autres choses peuvent saigner en elle… et chez quiconque en travers de son chemin.

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Chibis par Eoin:
 
Contenu sponsorisé
Re: Une belle histoire
ce message a été posté
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers