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❝ Fracture ❞
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Mulholland Drive
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Dialogue : #996699

Fracture
ce message a été posté Mer 24 Jan - 2:15
9 novembre 2046

Plus tôt ce jour-là (ou était-ce la nuit? Avec cette nouvelle coupure de la magie, le service de surveillance de la stabilité magique ne manquait pas de boulot, et Aveline ne comptait plus les heures supplémentaires.), la note de service était tombée comme un couperet sur son bureau. Un interrogatoire? Et puis quoi encore? Mais la raison de l’interrogatoire l’avait fait tomber des nues. Balkiss avait été dénoncée et elle était désormais une fugitive. Évidemment, elle n’en savait rien et elle n’avait aucune information supplémentaire à révéler aux brigadiers que ce qu’ils savaient déjà. Ébranlée, Aveline passa le reste de son quart de travail à cumuler erreur bête par dessus erreur stupide, au point où, excédé, son gestionnaire lui ordonna de rentrer se reposer pour éviter de nuire davantage au travail de ses collègues. Elle l’entendit marmonner en retournant à son bureau qu’on ne pouvait pas faire confiance à des impurs et qu’il n’y avait que des sang-purs qui pouvaient faire dignement le boulot. Aveline serra les poings en entendant cette remarque (chose qu’elle ne faisait jamais d’habitude, se contentant d’acquiescer), mais elle n’en fit rien. À quoi bon? Ce serait plus fatiguant qu’autre chose. Il était vrai que la qualité de son travail avait beaucoup décliné depuis la tour des Médias, mais de là à dire qu’on ne pouvait pas lui faire confiance… il y avait un gouffre. Déjà franchement irritée par son altercation avec les Brigadiers, elle ne pouvait pas se permettre de réagir, de crainte d’être soupçonnée d’être de mèche avec son irritante belle-soeur, ce qui serait vraiment un comble. Après tout ce qu’elle avait accompli pour le service, voilà qu’on lui ordonnait de quitter, comme si elle n’avait été qu’une enfant gênante ou la pire des nuisances.

En route vers la maison, elle arrêta s’acheter un paquet de cigarette, chose qu’elle ne faisait jamais, mais qu’elle avait commencé à faire depuis la Tour des médias. Elle s’était dit que si Altaïr fumait autant, c’était probablement parce que ça lui procurait une certaine détente, non? Et Isolt seule savait à quel point Aveline avait besoin de détente après l’horrible bataille qui lui faisait faire des cauchemars lors de ses rares moments de sommeil. Et puis elle n’avait pas à se soucier des impacts du tabac sur une éventuelle grossesse, ce n’était pas comme si elle allait tomber enceinte de sitôt.

Elle en était à sa troisième cigarette lorsqu’elle reconnut les pas caractéristiques de son époux.

« Quand avais-tu l’intention de m’en parler?» l’interrogea-t-elle de but en blanc en guise de bonsoir, d’un ton aussi calme que la tempête qui suivrait s’annonçait terrible. L’avis de recherche fraichement imprimé trônait fièrement sur la table, avec la meilleure photo de Balkiss qu’Aveline avait trouvé à remettre aux brigadiers. Ces mêmes brigadiers qui avaient cru bon la suivre ensuite pour l’escorter chez elle comme si c’était elle, la terroriste. De quoi être mortifiée de honte.

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Dans la peau de John Malkovich
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Dialogue : #576DA8

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Re: Fracture
ce message a été posté Mer 28 Fév - 21:20


Il savait. Depuis l'instant où Balkiss avait fondu en larmes sous ses yeux, depuis la minute où il avait décidé de rester à Pré-au-Lard plutôt que de s'enfuir avec elle, depuis la seconde où il avait franchit la porte de ce qui était désormais sa prison autant que sa maison, Altair savait. Le moment fatidique de la confrontation se dessinait à l'horizon, menaçant, imposant, masquant tout ce qui pouvait exister après, tel un gigantesque mur de briques infranchissable. Et pourtant, il allait falloir le passer, ce mur. L'escalader. Ou le détruire peut-être. Mais rester planté devant, la bouche grande ouverte avec l'air con d'un sorcier terrifié prêt à lâcher sa baguette... ça ne lui ressemblait pas. Ou plutôt : ça ne lui ressemblait plus. Il était le frère aîné d'une fugitive. Le maître d'une moldue révolutionnaire. Un homme empêtré dans le secret. Et un Phénix lui-même accessoirement... S'il n'était pas capable de se débarrasser tout seul des menaces liées à sa nouvelle allégeance, il ne lui restait plus qu'à faire ses valises et à aller se planquer dans les jupons de Jane Callaghan. Ce qui, bien sûr, ne servirait strictement à personne, en plus de le condamner à ne jamais revoir Mayssan. Et de rompre la promesse qu'il avait faite à Balkiss. Al' s'était formellement engagé à vivre pour deux. A profiter d'Avalon, de Pré-au-Lard, de son lit confortable, de ses repas chauds, des bras de sa fille et de tout ce qu'une existence à peu près normale avait à offrir pendant encore de longues années. Cela dit, il n'était plus très sûr qu'on puisse vraiment qualifier son existence de "normale". Les ragots et les conversations surprises entre deux portes lui avaient appris que les problèmes de couple n'avaient rien d'extraordinaire, bien au contraire, mais y avait-il une seule famille semblable à la leur ? Existait-il en Angleterre un autre " terroriste " vivant sous le même toit qu'une mangemorte ? Si oui, il aurait bien aimé le rencontrer. Peut-être pourrait-il lui expliquer comment il était désormais censé vivre avec la sorcière qu'il avait juré d'aimer, de chérir et de protéger jusqu'à la mort.

De cette promesse, il ne restait aujourd'hui plus qu'un vague souvenir auquel il s'accrochait de plus en plus difficilement. Une routine chargée d'habitudes, de réflexes et de bonnes intentions passées et depuis longtemps délavées. Un quotidien on ne peut plus fade auquel ils auraient tous les deux pu survivre sans tout le reste. Sans Balkiss. Sans Mervyn Kark. Sans les mangemorts. Sans les Phénix. Sans lui. Sans elle.... Merlin, ça n'avait plus aucun sens. Rien n'avait plus aucun sens. Et pourtant il fallait en trouver un coûte que coûte. Il devait bien y avoir un sens pour franchir ce mur et le dépasser.... pour se parler comme deux adultes matures et responsables. Oui, il y avait bien un moyen.... mais il ne lui plaisait pas du tout.

Il aurait pu rentrer la tête dans les épaules et jurer qu'il ne savait pas, qu'il était aussi choqué qu'elle, qu'il était tombé des nues lorsque les brigadiers l'avaient interrogé ce matin et qu'il ne comprenait toujours pas comment c'était possible. Il aurait pu simuler la surprise, le chagrin, la déception et clamer haut et fort qu'il se sentait trahit pour trouver du réconfort dans les bras de sa femme. Au lieu de ça, il s'entendit répondre d'un ton froid :

« C'est ma soeur. »

Et bam le mur ! En pleine face. Pas d'esquive, pas d'approche prudente, pas de faux semblant.  Ou à peine....

« Même si j'avais été au courant, même si je m'étais douté de quoique ce soit avant que les Brigadiers ne viennent m'interroger quelques heures avant toi.... » Mytho ! « ... tu penses vraiment que je t'en aurais parlé ? Pour quoi ? Pour que tu coures la dénoncer aux tiens sans même me laisser une chance de la voir ? »

Est-ce qu'il la méjugeait ? Peut-être. Peut-être pas. La vérité, c'était qu'il espérait ne jamais le savoir. Ne jamais découvrir jusqu'où l'entraînerait sa dévotion pour les idéaux du Lord et de feu Mervyn Kark. L'ignorance était en l’occurrence une bénédiction... pour elle comme pour lui. En cet instant, il aurait tout donné pour retourner à l'heureuse époque où il se contentait de s'inquiéter en attendant qu'elle rentre, sans se douter une seule seconde de ses activités annexes. D'ailleurs, il était particulièrement ironique que les rôles soient à présent inversés. Ce soir, c'était elle l'ignorante, accrochée à sa cigarette comme lui à sa pipe. Une nouveauté qui ne lui plût pas vraiment mais qui, en l’occurrence, lui arracha un sourire moqueur. Un sourire mauvais.

« Cachotteries, clopes, secrets... bienvenue dans mon monde. »

Et l'orage éclata.


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Dialogue : #996699

Re: Fracture
ce message a été posté Mar 13 Mar - 3:48
L'entrée en matière de son mari l'estomaqua. Oui Balkiss était sa soeur, et alors? Cela changeait-il vraiment quelque chose? Si sa propre soeur s'était avérée être Phénix, Aveline l'aurait dénoncée. Bon. Sa soeur n'était qu'une pimbêche qui avait eu l'heur de se complaire aux exigences familiales de suivre la tradition vaudoue à la lettre. Ce n'était pas tout à fait la même situation entre Altaïr et Balkiss. Mais la suite la frappa droit au coeur.

Parce qu'il avait raison. Oui, elle aurait sans doute fait exactement comme il venait de le décrire. Mais avec un tel dégoût dans sa voix. Il vomissait ces paroles avec un mépris si profond... Comme si dénoncer Balkiss était un geste ignoble. Comme si Aveline était un être abject. Depuis quand était-elle devenue cet être immonde aux yeux de son époux? Cette réalisation la déplut. Mais entre la colère d'être confrontée à cette bouleversante vérité et la tristesse de découvrir que même leur solide amitié s'étiolait... Aveline resta interdite, préférant aspirer longuement sur sa cigarette. Puis elle expira par le nez presque aussi longuement. Inspirer. Expirer. Elle posa le mégot dans le cendrier en cristal, celui qui jusqu'à récemment, ne servait que lorsqu'ils recevaient des invités fumeurs. Peut-être ne recevraient-ils plus du tout d'invités.

Elle aurait voulu trouver la force en elle pour supporter son mari dans le dur moment qu'il traversait. Les brigadiers n'avaient pas dû être tendres envers le frère d'un terroriste fugitive. Elle aurait voulu trouver cette empathie en elle pour compatir.

Elle ne trouva que la sécheresse d'un coeur qui ne cherchait qu'à aimer et qui n'enlaçait que le vide. Instinctivement, sa main se porta à son ventre que la vie fuyait depuis trop longtemps, comme s'il s'était agi du plus inhospitalier des déserts. Si elle ne trouvait pas un moyen de désamorcer cette bombe maintenant, Mayssan resterait sans doute fille unique. Et le nom des Kirke ne se transmettrait guère. Peut-être était-ce écrit. Peut-être était-ce là le prix de renoncer à ses racines. Peut-être Aveline déciderait-elle de renouer avec la matrilinéarité des Auguste. Si le nom des Kirke était entaché, éclaboussé par le scandale de détenir en ses rangs une terroriste fugitive... Le nom Auguste lui... Et puis Mayssan Auguste, ça sonnait bien. Si la situation dégénérait, Mayssan pourrait toujours aller séjourner à New York, en sécurité.

« Il y a des secrets innocents qui ne regardent que toi. Mais d'autres qui éclaboussent toute notre famille. Qui nous mettent en danger. Balkiss nous met en danger, moi, toi, Mayssan. Et je ne parle pas d'une dénonciation. Tôt ou tard, ça aurait fini par arriver. » Elle aurait dénoncé. Mais elle ne pouvait le dire comme ça, à voix haute. Ça aurait voulu dire que Altair avait raison, qu'Aveline était devenu un être immonde qui ne méritait plus le respect. « Un voisin un peu trop zélé. Un collègue de travail. Peut-être même Alice, qui sait. » Alice, sa si parfaite camériste. Vite. Il fallait noyer cette image dans un flot de paroles. « Ou... comment s'appelle-t-elle, cette voisine fouineuse? Elle n'a rien d'autres à faire de ses journées que d'espionner le voisinage. Le moindre détail suspect, elle l'aurait noté dans son horrible carnet. Elle n'a rien d'autres à faire de ses journées, elle ne travaille pas... Sa vie me rendrait neurasthénique en dix secondes.» Dans son état actuel, peu de choses ne la rendait pas neurasthénique. Mais... où voulait-elle en venir avec tout ça, déjà? Elle avait perdu le fil de ses pensées. Elle devenait horriblement distraite ces derniers jours. « Tu peux faire tout ce que tu veux avec tes amantes, je te demande juste de ne pas nous mettre en danger en fricotant avec des terroristes. » Oui, ses amantes. Aveline savait sans savoir. En cherchant son regard fuyant, en l'entendant entrer à des heures impossibles, en reniflant le parfum d'une autre, en observant les lèvres de son époux soudainement une teinte plus rouge que d'ordinaire, comme s'il avait embrassé des lèvres colorées de carmin. Elle avait toujours préféré ne jamais le confronter à ce sujet. Après tout, c'était son jardin secret. C'était peut-être même ce qui avait permis à leur couple ("couple") de perdurer aussi longtemps, de louvoyer sur la mer tempétueuse de leur amour inexistant, en évitant toujours avec davantage de difficultés un naufrage imminent.

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Re: Fracture
ce message a été posté Ven 1 Juin - 14:54
Un reniflement méprisant lui échappa à la mention d'Alice. Oh oui, Alice ! Parlons-en tiens ! Comment Ava réagirait-elle si elle apprenait que sa précieuse camériste, en plus d'être une terroriste moldue, était l'une des raisons pour laquelle il avait récemment changé d'allégeance ? Hein ?! La domestique ne survivrait sûrement pas à cette révélation. Ce qui voulait dire qu'il devait - encore une fois - la protéger ; jouer au maître méprisant, cette espèce d'ordure lavée du cerveau qu'il détestait interpréter mais qui défendait mieux que quiconque les intérêts des deux terroristes planqués dans cette maison.

« Qui croirait une moldue ? » railla-t-il froidement.

En réponse, Aveline renchérit avec la voisine d'en face ; une vieille folle. Un argument qu'il pourrait balayer aussi facilement que celui de leur domestique. Aussi facilement que tous ceux qu'elle s'apprêtait à lui lancer à la figure. Altair s'était préparé à toutes les attaques et à tous les coups bas en rentrant dans la pièce et cette fois-ci, il aurait réponse à tout. Il ne se laisserait pas convaincre par sa mangemorte de femme que sa sœur était une criminelle et lui un imbécile heureux. Il défendrait leur honneur chèrement et rien, non rien ne pourrait le faire taire ! Absolument rien.... sauf peut-être l'évocation de ses amantes.

Sous l'effet de la surprise, Altair resta un long moment silencieux, ébahit, à court de mots. Ses amantes ? ... ses amantes ?

« De.... »  

Non.

« Qu.... »  

Non plus.

« Je n.... »  

Il referma brutalement la bouche. Pinça les lèvres. Inspira longuement. Et finit par croiser nerveusement les bras. Alors ça.... ça il ne s'y attendait pas. Mais elle ne pouvait pas l'attaquer sur ce front-là ! Elle n'en n'avait pas le droit ! C'était bas, très bas. Et ça n'avait aucun rapport avec Balkiss ! Et puis d'abord, depuis quand était-elle au courant ? Pourquoi n'avait-elle rien dit ? Le faisait-elle suivre ? Non, non, non ! Si c'était le cas, elle serait aussi au courant pour Vivecime et ses activités annexes. Or elle ne l'était pas. Elle ne pouvait pas l'être. Avait-il été si peu discret alors ? Que savait-elle exactement ? Que s'imaginait-elle ? Le pire apparemment....

« Je ne fricote pas avec des terroristes ! »  

" Pas encore... "
souffla une voix dans son cerveau. Il décroisa puis recroisa les bras en se sentant rougir. Comme un gosse de cinq prit la main dans le pot à chocogrenouilles. Sauf qu'il n'avait pas cinq ans et que la honte se disputait le devant de la scène avec la culpabilité. Les mots d'Aveline avaient clairement formulé ce qu'il était ; ce qu'il savait qu'il était depuis des années : un mari infidèle. Un menteur. Un faible. Un lâche. Un parjure au serment qu'iels avaient passé le jour de leur mariage. Dans une union destructrice, honte et culpabilité donnèrent naissance à la colère.
Altair n'avait jamais été homme à hausser le ton mais son courroux vibrait avec puissance dans l'intonation de sa voix, dans la prononciation exagérée de chaque syllabe et dans son visage déformé par l'émotion.

« Venant de la femme qui m'a caché pendant des mois qu'elle était au service des mangemorts, je prends ça pour une mauvaise blague. »  

Al contourna le fauteuil derrière lequel il était resté planté jusqu'à là pour se rapprocher de sa femme. Probablement pour mieux asséner le prochain coup....

« Des amantes ? Oui j'en ai eu. Mais elles n'ont pas la moindre importance. Non ; pas d'importance du tout à côté de ce que ton engagement politique » - son index fusa vers la poitrine d'Aveline - « implique pour notre famille. »

Qu'on remette un peu les pendules à l'heure. Et tiens, puisqu'il y était.... " Ne le dis pas, ne le dis pas, ne le dis pas ! " supplia vainement sa conscience.

« D'ailleurs je n'aurais pas besoin de ces amantes si tu faisais ce qu'il fallait pour que notre mariage ressemble à un mariage normal. »

Il l'avait dit. Ah le con ! Nul doute qu'il regretterait plus tard ces paroles dignes du pire macho sexiste qu'il n'était pas, quand la honte et la culpabilité installeraient à nouveau leur nid au fond de son cerveau. Mais pour l'heure, c'était la colère qui dominait et la colère contrôlait jusqu'au moindre de ses mots.

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Re: Fracture
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