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❝ Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre] ❞
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Arsouille assumée
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Métier : PIRATE ! Chef du personnel de la Compagnie Sabordage.
Baguette : Bois de cornouiller, ventricule de dragon, inflexible, 33 cm.
Epouvantard : Un Kelpy
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Mer 14 Sep - 20:48
11 septembre 2045 - vers 13 heures


« Beau lancer ! C’est digne de nos compétitions jeune fille ! N’hésitez surtout pas à mettre votre nom sur la liste pour nous rejoindre. » Le sexagénaire exagérait, c’était flagrant. Déjà, la gamine avait lancé son gnome sur six mètres, au plus, et, franchement, elle avait failli se ramasser en beauté. Ces pauvres enfants qui n’ont connu comme activités de plein air le Quidditch et, encore, en tant que spectateurs ! Cette pré-pubère qui devait encore sucer son pouce sur les bancs des stagiaires du Ministère avait au moins l’air d’être emballée. Sa silhouette si frêle méritait bien un peu de sport. « AAAAAAAAÏÏE ! Il m’a mordue ! » Ah bah ça ! C’était le risque. Forcément, la cage derrière ses mollets aussi épais que deux bébés botrucs anorexiques avait le malheur de laisser passer la mâchoire de ces sales bêtes. Forcément, patatras. Quel bonheur cette journée, mon rire se mêlait aux plaintes de la gamine, un pur bonheur ! « Mais ne restez pas à côté ! Ils vont continuer m’enfin ! » Le vieux sorcier attrapa la jeune fille par le coude et la parqua plus loin.

J’avais regardé encore deux novices et un expert jouer du biceps pour voir qui lancerait le plus loin avant de retrousser les manches de ma robe : hors de question de laisser un gnome donner un coup de dents sur un tissu d’une telle qualité !
Je crois bien que c’était la seule chose qui avait su susciter mon intérêt dans le monde des terrestres : l’évolution fulgurante des modes. J’avais aujourd’hui les moyens de me faire plaisir, à mon échelle, et je ne m’en privais pas. Et puis, merde, le lin lunaire, c’était pas donné ! Ils m’avaient saignée chez Class’pastoc alors qu’il n’y avait que les extrémités des manches qui étaient en lin, d’un argenté fabuleusement fabuleux. A mon image quoi. Juste ce qu’il faut de classe, une touche à peine, pour rappeler que malgré ce qu’on pouvait dire sur les Sabordage, on avait ce qu’il fallait là où il le fallait. Le reste de ma robe était en coton élastique bleu nuit, et des motifs en forme d’étoiles étaient brodés ça et là en fil lunaire sur la structure. Ma taille était marquée, le tissu était plus ample au niveau du buste, suggérant seulement l’ampleur fantastique de mes deux atouts jumeaux, et on voyait à peine le bout de mes chaussures en cuir. La robe de sorcier, tellement dépréciée alors que c’était une merveille de praticité !
Mes manches retroussées, je m’apprêtais à empoigner les pieds d’un gnome quand un sifflement disgracieux vint me chatouiller le tympan. « Attention, collines à parcourir en vue ! » Tout à fait mon grand, tout à fait ! Je me retournai et adressai au suicidaire mon sourire le plus niais. « Tant de poésie me fait frémir la toison ! La bonne blague. Recommence et c’est toi que je vise du gland. » Le sourire toujours aussi godiche, je me repositionnai sans même attendre sa réponse – trop la flemme et sans intérêt vu le niveau de création verbale – et attrapai pour de bon le gnome qui gigotait en tous sens. Un tour, deux tours, trois tours et pchiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiou bye bye le gnome, bon voyage ! Bon, quinze mètres, pas terrible. Rien à faire, ça m’avait rappelé mon hobby favoris quand on s’était installés dans la bicoque à Southampton, au jardin infesté de ces bestioles. J’aurais pu prétendre à un poste dans une équipe de Quidditch ! Si seulement j’avais su monter correctement sur un balai, ahah ! « Pas mal ma p’tite dame. Ça vous dit pas de nous rejoindre ? - Désolée, j’suis une dame occupée. Mais promis, si un jour je trouve un créneau, je viens ! » Fallait pas déconner non plus. C’était drôle, de lancer du gnome, mais j’avais mieux à foutre que d’en faire ma passion dans la vie !

Après avoir observé encore deux/trois manchots s’agiter dans toutes les directions, je poursuivis ma traversée des stands. Je ne cherchai pas à rejoindre une association de culs-serrés mais le divertissement, c’était sacré ! Je passai devant le SEUM, la bonne blague, ou encore le CreCr. Il y avait vraiment des gens qui se faisaient chier dans leur vie pour s’engager dans ces conneries. Allez, un petit tour au stand des fanas de pâtisseries était de mise, pour s’en mettre plein la panse : fallait pas se laisser mourir de faim ! Puis « les collines à parcourir », ça s’entretenait !

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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Jeu 15 Sep - 3:08


« UUUUUUUUGH Y a trop de mooooonde, j'en ai maaaaaaaaare ! Ils veulent pas rentrez chez eux ces blaireaux ?! » Cette réflexion exprimée à haute voix sans le moindre effort pour faire preuve de discrétion lui valut quelques regard outrés desdits blaireaux, mais elle ne répondit que d'un haussement d'épaule nonchalant et d'un regard provocateur. Accompagnée de son moldu de protection, Cassandra Zabini se sentait bien trop fraîche pour en avoir quoi que ce soit à faire de ce qu'elle disait. Qu'ils essayent de lui chercher la merde, qu'ils essayent ! Déambulant le long du Chemin de Traverse dans son petit top blanc, son perfecto en cuir d'hippogriffe, son pantalon noir et ses bottines à talons de 11 centimètres, la jeune sang-pur faisait de son mieux pour apprécier la balade, n'ayant pas souvent l'occasion de faire le voyage jusqu'à Londres, mais il était difficile pour elle de s'amuser. Oppressée par l'omniprésence de ces… sangsues, Cassie n'avait qu'une envie : balancer des avada en masse pour pouvoir profiter de la journée dans les meilleurs conditions possibles. Envie qui devrait rester inassouvie, malheureusement… Dès son arrivée au Chemin de Traverse, Tadhg à ses côtés, qui lui faisait office de garde du corps pour la journée afin qu'elle puisse se déplacer au milieu de la populace en toute sécurité, la Zabini s'était rendue vers le stand d'échecs version sorciers où elle avait fait quelques parties habilement gagnées ; Cassie était une excellente joueuse et battait désormais son oncle Hadrian à presque chaque partie, bien qu'elle ne l'ai encore jamais remporté contre sa mère qui était l'une des meilleures joueuses du pays, sans que personne ne sache vraiment comment c'était possible.

Une fois satisfaite de ses victoires, Cassandra avait décidé de faire le tour des autres activités, en attendant la reconstitution historique de 16h qui s'annonçait assez distrayante. Ils passèrent devant l'association du Tricot C'est Rigolo mais, bizarrement, Tadhg ne semblait pas intéressé. Après avoir jeté un rapide coup d'oeil à sa montre, la Zabini se dit qu'il serait peut-être temps de nourrir son moldu ; personnellement, elle ne mangeait jamais la journée mais sûrement que les moldus, de part leur constitution fragile, avaient besoin de plus de sustentation. Ils se dirigèrent vers le stand de pâtisseries et commencèrent à faire la queue. « Qu'est-ce qui te fait envie, Tadgh ? » demanda-t-elle en observant le menu au dessus du stand. Même s'il voulait faire le fier et ne rien manger, Cassandra était prête à la forcer, étant persuadée que son père lui ferait un scandale si elle abîmait son jouet préféré. Des éclats de rire un peu plus loin la firent se retourner alors qu'ils faisaient toujours la queue. Le stand de lancer de gnomes... Cassie fit une grimace. « Je hais les gnomes. Je fais un blocage sur tout ce qui a ressemble de près ou de loin à une pomme de terre. Quand j'étais gamine, ma mère m'avait fait croire que le Lord était mort en s'étouffant avec une patate et du coup je hurlais rien qu'en voyant des frites tellement ça m'avait traumatisée. Même aujourd'hui je peux toujours pas. » dit-elle en riant légèrement. Elle était consciente du ridicule de son blocage mais il était impossible d'outrepasser les traumatismes de l'enfance. En particulier maintenant qu'elle savait combien de calories ce genre de féculents pouvait renfermer...
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Jeu 15 Sep - 13:10
Complètement chtarbés. Ils étaient complètement chtarbés ces sorciers. Après les échanges de cartes avec des grenouilles et les combats de boules baveuses, voilà que les magiciens avaient créer un collectif pour lancer des gnomes. Du moins c'est comme ça qu'ils les appelaient. Hasssan-Khan aurait bien privilégié le terme d'endive sur pattes, même de merdouille à emporter, mais non. Ces petites créatures étaient répugnantes mais quand même ... Est-ce que NOUS les humains on lançait des êtres vivants comme ça, sans raison, juste pour le fun ? La réponse est bien évidemment ... OUI. /FAIL/ Bon finalement Bashir s'était un peu emporté. Les humains avaient fait bien pire avec les nains. Il espérait que les sorciers n'auraient pas la fâcheuse tendance de continuer le processus en lançant des esclaves moldus.

Hassan s'accouda à une barrière, curieux, et regarda la performance d'une sorcière à la chevelure de feu. Quinze mètres, annonça le gros sorcier qui animait le stand. Voir voler ce petit être dégoûtant n'était ma foi pas si déplaisant que ça. Le physicien s'y serait bien essayé, mais il avait autre chose à faire que s'amuser à balancer des nains de jardin. Non, lui ce qu'il voulait c'était de prendre un sorcier, propriétaire de moldus de préférence, le mettre dans un canon, allumer la mèche et BOUM. Direction le Jahannam.

Le spectacle devenant assez vite lassant, Hassan-Khan décida de continuer son petit tour de cette grande fête foraine pour sorciers, avant de se diriger vers la représentation théâtrale de 16h. Apparamment il n'y avait pas que lui qui trouvait que le lancer de gnomes était une activité risible. Une grande plante noire grimaçait en direction du stand des athlètes. A voir sa tête, celle-là avait du se faire mordre le bout du doigt par un gnome étant petite. C'était sans doute pour ça qu'elle était accompagnée d'un grand homme costaud à ses côtés. Moldu ou sorcier, Khan ne savait guère. La seule chose dont il était sûre c'est qu'il ne fallait probablement pas aller lui chercher des Noises ou des Mornilles.

Continuant son petit bonhomme de chemin, Bashir (ou Babash pour les intimes) se retrouva dans une partie du Chemin de Traverse assez cocasse. Les Moldus eux aussi avaient leurs associations. Il y avait du tricot, mais aussi un groupe attablé autour de plusieurs tables. Il semblait s'échanger des cartes. Mais pas n'importe quelles cartes ... OH WAIT !!!

" CARAPUUUUUUUUUCE ! "

Le son était sorti de sa bouche comme par magie. Il faut dire que cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait plus vu de cartes comme celle-là. Sa bouche avait bougé avant même d'interroger son esprit. Hassan, qui avait du coup attiré l'attention, se décida à se mêler au groupe, pour voir ce qu'ils avaient à proposer. Les vieilles cartes Panini de sportifs se mêlaient aux cartes à jouer de l'époque. Bashir trouva même une carte de Abdel Pewesh, médaillé d'or olympique pakistanais en judo lors des JO de Tokyo de 2020. Néanmoins les personnes de cette association lui faisaient un peu penser à ces étudiants membres d'un club d'échec, ou de cinéma comptantpourien. A peine avait-il tenté de poser la main sur la carte en question que ....

" ATTATION mon ami. C'est une pièce unique. On touche avec les yeux. "

" Tsss. Je vais te la faire manger ta carte, tu m'en diras des nouvelles. "

Ne laissant pas le temps de répondre à son compère, Hassan-Khan lui tourna le dos pour se diriger du côté d'étranges individus, qui s'amusaient à lancer des bouts de bois sur d'autres bouts de bois. Notre pakistanais ne connaissait que trop bien ce jeu, le Mölkky. C'était l'une des rares activités sportives autorisées pour les Moldus qu'ils étaient. Cela aurait le mérite de se bouger un peu avant le simulacre préparé par cette Compagnie Mirage.
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Jeu 15 Sep - 21:35


« Papa ! Papa ! Papaaaaa ! S'teu plaît je peux essayer ? S'teu plaîîîîît ! »

Je laisse glisser mon regard sur le groupe de personnes que Mayssan pointe du doigt en sautillant frénétiquement sur place. Le Mölkky ? Sérieusement ? Je baisse les yeux sur sa frimousse brune dans l'intention de pousser un soupir mécontent... mais je n'y arrive pas. Je sens malgré moi un sourire amusé fleurir sur mon visage. Enfin, malgré moi.... disons que j'ai dû lui faire trois remontrances depuis qu'elle est née. Dont deux parce que sa mère me l'avait demandé.
Sauf que cette fois-ci, je ne peux vraiment pas lui céder, à mon plus grand regret. Prenant mon sourire pour une faiblesse, Mayssan esquisse sa plus belle moue en répétant sa supplication.

« Non. », coupe brusquement ma chère épouse. « On ne se mélange pas avec ces gens là. »

Evidemment, elle a raison. Mais j'aurais préféré le dire moi-même, sur un autre ton.

« C'est à moi qu'elle posait la question. »

« Evidemment, tu lui passes toujours tout ! »

J'hausse nonchalemment les épaules. Outre le fait que je n'ai pas envie de me disputer avec ma femme en public, je n'ai surtout pas envie de gâcher la journée de mon enfant. Alors sans demander l'avis de Madame, je me penche, la hisse sur mes épaules et m'éloigne vers le stand de lancer de gnome.

« On va essayer autre chose de beaucoup mieux, tu va voir ! »

J'essaie de gratter discrètement quelques places en me faufilant entre les gens attroupés devant le stand. Est-ce que ça aiderait si j'annonçais à voix haute que ma fille est sang-pure ? Mon épouse tenterait sûrement le coup mais elle est restée en arrière, probablement pour ne pas se mélanger à la plèbe en sueur. Pauvre bichette ! ... à défaut d'utiliser un autre mot moins poli qui commence par la même lettre.
Heureusement ma petite princesse n'a pas besoin de sa présence pour lancer des gnomes. Ou pour profiter de ses privilèges. Je m'éclaircis la gorge pour faire entendre, l'air de rien, que mon enfant a un statut plus élevé - juste au cas où ça marcherait vraiment - quand soudain une conversation attire notre attention. Je tourne la tête vers la jeune femme à la peau colorée qui rigole de sa propre crédulité. Et je me retiens difficilement de l'imiter.... Lord Voldemort ! Je crois que c'est l'explication la plus débile que j'ai entendu depuis des semaines ! Et pourtant, Merlin sait ce qu'est capable d'inventer Mayssan !

D'ailleurs, la jeune fille semble également avoir son avis sur la question. Mais ça, je m'en rends compte trop tard :

« Elle est pas très gentille ta maman. »

Scroutt ! Toute trace d'amusement s'évapore aussitôt de mon visage.

« Et comment t'as pu croire ça ? »

Je repose immédiatement la coupable par terre dans l'intention de la dissimuler derrière mes jambes. Je n'ai aucune idée de l'identité de la personne en face de moi ou de son statut mais, de un on n'est jamais trop prudent, de deux je n'ai pas l'intention que Mayssan se fasse remarquer inutilement par qui que ce soit.

« Toutes mes excuses, elle a parfois la langue un peu pendue. »

« En plus c'est trop bon les frites ! » , lance la petite demoiselle de derrière mes jambes comme pour confirmer mes propos.

Je tente un sourire désolé. Du coin de l'oeil, j'aperçois ma femme qui s'approche pour rajouter son grain de sel. Manquait plus qu'elle tiens ! Mais bon, peut être qu'elle elle saura faire le bon sourire.  A moins qu'elle ne la connaisse ? Allez savoir avec tous ces cercles, ces galas et ces relations de bonne société coincée du cul aux quelles elle participe....

Eric Zemmour
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Ven 16 Sep - 22:34
« UUUUUUUUGH Y a trop de mooooonde, j'en ai maaaaaaaaare ! Ils veulent pas rentrez chez eux ces blaireaux ?! » La remarque lancée haut et fort sur le Chemin de Traverse attira le regard des badauds, et Tadhg se retint de ne pas lever les yeux au ciel. Cassandra Zabini, classe et discrète en toute circonstance. Et en même temps, quelque part, il préférait ça que l'hypocrisie dont il était témoin la plupart du temps. Cassandra avait le mérite d'être directe, et ça, on ne pouvait pas en dire autant de tous les autres mangemorts, encore moins de tous les autres sang-purs, drapés tous autant qu'ils étaient dans leur Paraître constant. Tadhg ne fit aucun commentaire, gardant le silence comme il le faisait bien souvent en compagnie de ses maîtres. Tadhg était de mauvaise humeur. En soi, cela ne changeait pas beaucoup de d'habitude, mais c'était encore pire lors de ce type d'occasions. Et il détestait jouer les gardes du corps. D'ailleurs il n'avait jamais compris la logique des Zabini de lui donner ce rôle. Il était moldu et, en tant que tel, il n'était qu'un moins que rien inférieur qui devrait être reconnaissant qu'on daigne lui donner un toit et de la bouffe en échange de sa mise en esclavage, et pourtant, on lui confiait la mission de protéger la progéniture. A la place de Cassandra, il se sentirait vexé. Déjà c'était ridicule, et de plus, il ne voyait pas très bien ce qu'il pouvait faire si des tarés décidaient de faire chier Cassandra ou de lui envoyer de jolis petits éclairs de couleurs. (après réflexion, ils attendaient sans doute de lui qu'il se contente de prendre les sorts destinés à la sang pure pour la protéger, comme un vulgaire airbag). Tadhg était aussi de mauvaise humeur, car ils se trouvaient à Londres, et il savait que, de la ville dont il se souvenait, il ne restait plus que des ruines. Il peinait à croire que cela faisait déjà quinze ans que tout avait été détruit.

Il avait cru mourir d'ennui alors que la Zabini jouait aux échecs (aux échecs quoi, s'il y avait bien un truc éternel, c'était bien l'ennui que ça lui procurait) et avait espéré que sa maîtresse se fasse effectivement attaquer sans succès avant qu'elle n'en ai assez et ne décide de poursuivre leur marche sur le chemin de Traverse, les guidant jusqu'au stand de pâtisseries. « Qu'est-ce qui te fait envie, Tadgh ? » tabasser du mangemort, le dénommé se retint de dire avant de hausser les épaules et de répondre machinalement. « ça ira, rien pour moi je vous remercie madame Zabini. » Il n'allait certainement pas manger un en-cas sucré comme s'il était en train de faire une promenade de santé.

Son attention fut elle aussi attirée par le stand de lancer de gnomes – il n'y avait que des sorciers pour avoir des idées aussi tordues – quelques mètres plus loin. La Zabini partit alors sur un monologue sur un épisode tragique de son enfance, impliquant Voldemort et une pomme de terre. Tadhg doit réprimer un rictus moqueur au dernier moment, mais la gamine à leurs côtés n'a pas sa retenue et ne se gêne pas pour donner son avis, et Tadhg la bénit intérieurement. « Vous m'en voyez navré… La solution serait de manger de la purée. Bien moins de risques. » répondit-il avec un sérieux olympien sans pouvoir s'en empêcher. Toute cette discussion était follement intéressante, il avait hâte d'entendre la réaction de sa maîtresse.
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Dim 18 Sep - 18:47


Le rire de Cassandra fut interrompu par une voix fluette qui ne semblait pas comprendre comment on pouvait être assez bête pour croire à ces âneries. Du haut de son 1,80m sans compter les talons hauts, la Zabini posa son regard sur la propriétaire de cette voix, qui ne lui arrivait qu'à mi-cuisse une fois que son père l'ait posée au sol. L'intervention inattendue de la gamine la surprit mais Cassie n'en montra rien ; son sourire s'élargit et ses yeux se plissèrent alors que le père de la petite tentait de la dissimuler derrière ses jambes. « Tu sais... » dit-elle à l'attention de l'enfant. « On croit beaucoup de choses quand on est enfant. On peut croire, par exemple, que ce n'est pas impoli d'écouter et d'interrompre les conversations des autres. Ou bien de tutoyer une grande personne quand on ne la connaît pas. Et pourtant, on se trompe, parce que c'est très impoli. Et, un petit conseil : les frites, ça fait grossir... » Elle détourna ensuite son attention vers le père, à qui elle adressa un sourire charmant. « Elle est adorable. Quel âge a-t-elle ? » Cassie n'en avait strictement rien à foutre de l'âge que la gamine pouvait avoir, mais corriger l'éducation d'une gosse sans même regarder les parents ce n'était pas correct ; et Cassandra Zabini avait beau être une grosse morue, elle était tout de même bien éduquée… Contrairement à cette chipie.

« Suivant ! Ah ! » Cassandra se retourna vers la femme qui tenait le stand de pâtisseries et jeta à nouveau un coup d'oeil sur la carte. « Il faut que tu manges quelque chose, Tadhg : ton assurance ne couvre pas l'hypoglycémie. Juste un griffon au chocolat s'il vous plait. Merci ! » Juste comme ça, le sujet était clos pour Cassandra. Elle lui avait dit de manger, il mangerait. Et si elle lui disait de faire du voguing au milieu du Chemin de Traverse, la seule question à laquelle elle s'attendait était : plutôt Old Way ou Ballroom Style ? « T'es quand même bizarre Tadhg. A ta place je tirerai beaucoup plus avantage d'avoir tout d'offert pour moi. Damian adore qu'on lui achète des choses mais toi, si on ne te force pas, tu dis toujours non à tout. On pourrait t'offrir beaucoup de choses qui te plaisent, tu sais ? » Elle ne comprenait pas vraiment la réticence de son moldu à se laisser traiter correctement. De ce qu'elle avait compris, son ancienne famille avait été particulièrement rude avec lui alors que les Zabini l'avaient accueilli avec beaucoup de douceur et de respect, du moins autant qu'il était possible d'en avoir pour un moldu. Et pourtant, Tadhg n'était pas aussi reconnaissant envers eux que Damian, chose qui laissait Cassandra Zabini on-ne-pouvait plus perplexe.
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Lun 19 Sep - 20:37
_ Vraiment, je t'assures, il n'y aucun problème. Tu es là depuis des heures ! Prends le temps d'en profiter toi aussi.

Calliope Kark frôlait l'exaspération. Malgré le ton léger de la conversation et le sourire engageant qu'elle se força à hisser aux bords de ses lèvres, elle perdait patience, c'était évident. La seule personne à qui cela semblait avoir échappé n'était malheureusement autre que celle à qui le message était destiné... Hermétique aux signaux qu'on tentait de lui envoyer, pourtant très clairs, Vivienne fit mine d'hésiter. Elle se mordit inconsciemment la lèvre inférieure. Ses grands yeux noirs scannèrent la foule alentour et ses doigts se mirent à pianoter nerveusement sur les prospectus qu'elle tenait entre les mains ; de jolis cartons de couleur crème où une élégante écriture penchée dessinée à l'encre pourpre invitait monsieur et madame tout le monde à venir participer à un grand gala de charité devant avoir lieu d'ici une semaine.

_ Mais, il faut bien que l'on...
_ Ne t'inquiète pas, on a quasiment écoulé toutes les invitations préparées pour l'occasion et la journée est loin d'être finie !

L'argument sembla la convaincre. Devant l'insistance de son interlocutrice, Vivienne se sentit alors rendre les armes. Les muscles de son dos se détendirent et elle esquissa un petit sourire presque navré tandis qu'elle tendait son lot de prospectus à la présidente de l'Union des Sang-Pur Actives. C'était elle qui avait raison, bien sûr. Vivienne était arrivée tôt ce matin, pour aider à mettre sur pied le stand de l'association, et n'avait pas pris une minute de répit depuis. Elle n'avait cessé de s'affairer à droite à gauche, son trop-plein d'énergie et son enthousiasme débordant finissant par donner le tournis à quiconque avait le malheur de pénétrer dans son périmètre d'action. Un certain soulagement se lut alors sur le visage des autres membres de l'Union lorsque la McKay rassembla ses affaires et leur tira sa révérence. Elles ne furent pas les seules, cela dit ! Vivienne avait à peine fait vingt mètres le long du Chemin de Traverse quand elle se retourna pour s'assurer qu'aucune de ses paires ne pouvait la voir et laissa échapper un profond soupire. Si elle devait être tout à fait honnête, il fallait bien reconnaître que tout ce cirque avait commencé à lui peser sur le système il y a déjà bien deux bonnes heures de ça ! Elle avait beau se donner du mal, c'était encore parfois un calvaire pour elle de se glisser dans les bottes de la sang-pur exemplaire, de prétendre qu'elle accordait la moindre importance à tout ce fatras. Mais elle n'avait plus l'excuse de l'adolescence, ni celle de la guerre. Son désir d'appartenance avait fini par prendre le dessus sur sa nature profonde, et elle avait parfois du mal à reconnaître la femme qu'elle était devenue en regardant son reflet dans le miroir.

Vivienne secoua la tête de droite à gauche et s'ébroua comme un chien pour chasser la sensation désagréable qui venait de lui chatouiller les cervicales. Elle ne voulait pas penser à cela. Ce n'était ni le lieu, ni le moment. Elle ne s'autorisait à s’apitoyer sur son sort et le triste tour qu'avait pris sa vie qu'à l'abri des regards, en compagnie d'une bouteille de gin et de tonic. Certainement pas au beau milieu du Chemin de Traverse ! Le prêteur de Londres avait eu la délicate attention d'organiser ce salon des associations pour briser la monotonie de son existence et elle avait bien l'intention d'en profiter ! Forte de sa résolution, Vivienne lança sur les alentours un regard perçant et manqua de s'étrangler avec le petit cri perçant qui s'échappa de sa bouche lorsqu'elle aperçut la silhouette d'Arsenia Rowle se tenant près du stand de lancé de Gobelins.

_ ARSENIAAAAAAAAAAA !!!

Un sourire éblouissant aux bords des lèvres, Vivienne leva le bras le plus haut possible au-dessus de la foule et agita frénétiquement la main dans la direction de la grande rousse. Malgré son mètre soixante, elle n'eut aucun mal à se frayer un chemin jusqu'à elle.

_ Arseniaaa, quelle surprise ! Je suis tellement contente de vous croiser, vous n'avez pas idée ! J'ai réussi à m'échapper de l'Union et je commençais à avoir peur qu'il n'y ait personne de fréquentable dans les environs, mais me voilà sauvée !
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► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Jeu 22 Sep - 18:04
La dalle. J’avais grave la dalle. Enfin, j’avais envie de manger sans avoir réellement faim. Bizarre mais c’était l’attrait du stand aussi : des couleurs, des odeurs, des textures… Chaque pâtisserie me criait de l’acheter « Mange-moi mange-moi ! Regarde comme je suis bourrée de sucre ! De quoi te faire virer bourrique et sauter partout illico ! – Mais non, mange-MOI ! J’suis bien meilleure ! Regarde cette confiture qui dégouline à chaque secousse qui m’agite ! C’est du délire, l’explosion de tes papilles garanties ! » J’avais Il y avait ceux qui murmuraient à l’oreille de créatures cheloues et, il y avait moi, qui entendais les gâteaux piailler. Dans ma tête juste, okay, mais tout de même, c’était un don ! J’étais sûre de pouvoir le faire breveter au Ministère. C’est à ça que ça devait servir, parfois, le Département des Mystères : s’assurer que tous les dons les plus inutiles au monde soient recensés et gratifiés à leur juste valeur, non ? Mais finalement, je n’irais pas au Ministère : des fois qu’on préfère m’enfermer à la Clinique. Merci mais non merci.

La queue était interminable. Ce que certains pouvaient être chiants. C’était pas bien compliqué dans la vie : quand une hésitation pointait le bout de son nez, il suffisait de tout prendre ! C’était pas bien cher en plus, même les débilos de la famille de mon défunt mari avaient de quoi se payer leur tranche, fallait pas déconner. Allez quoi, faites vite, c’est mon tour ! J’hésitais aussi, c’était bien pour cela que j’avais décidé de me prendre un bon panier garni : brioche sauteuse, griffon au chocolat, secoue-génoise à la confiture de myrtilles, croassant au beurre (fallait le faire, un croissant qui gueule comme une grenouille) et ces petits trucs là, qui flottaient au-dessus du plat avaient l’air d’être faits en nuage, littéralement. Merci Morgane d’avoir permis au monde d’exceller dans l’art de la cuisine avec une baguette !

ENFIN ! Mon tour arrivait, j’étais sur le point de toucher la Sainte-Baguette, plus que deux gueux devant moi. Puis… ARSENIAAAAAAAAAAA !!! Misère. Je retins ma respiration, comme si ce simple fait aurait pu me faire disparaître d’un coup. Parce que j’oubliais que j’étais capable de transplaner. Mais je détestais ça, transplaner. Je savais le faire, plus ou moins, mais ça me secouer les tripes à chaque fois. Depuis le jour où j’avais vomis mon ragoût de poiscaille sur les pieds de Père, j’avais toujours l’impression de sentir à nouveau ce doux fumé dès que je transplanais. La joie, la pure, la vraie. Faire diversion, se jeter sous le stand et être cachée par la nappe à froufrous… Trop tard. Vivienne McKay était là. C’était fou ce qu’elle était rapide en plus la bougresse.
J’étais mesquine. Elle était contente de me voir. Son minois tout mignon semblait sincère et elle me qualifiait même de « fréquentable ». Il y avait vraiment un truc qui clochait chez elle. Elle avait l’horlogerie qui déconnait, les aiguilles tournaient dans tous les sens et n’indiquaient jamais une heure temporellement possible. J’imaginais parfois le bruit ignoble d’un coucou incessant dans sa tête. Mais elle m’estimait. Et elle était tout de même intéressante. Au fond, je l’aimais bien. Vivienne était la seule sang-pure qui s’adressait normalement à moi depuis toujours. C’était juste qu’elle me filait les j’tons parfois. Entre deux phrases sur son envie de découvrir comment lancer un sort capable de l’envoyer illico sur la lune, elle glissait le contenu d’un rêve où elle se voyait faire des colliers avec les boyaux de ses domestiques… Et j’exagérais à peine ! Elle était tordue. Tordue rigolote, parfois, mais tordue flippante le plus souvent.

Je n’avais jamais cherché à la froisser parce qu’elle ne m’avait jamais poussée à le faire, contrairement à d’autres personnes de son espèce. Mais je n’essayais pas non plus d’établir une vraie relation avec elle, même si, aussi étrange que cela pouvait paraître, elle m’envoyait des signaux disant « sois ma copine et faisons-nous des tresses ad vitam aeternam ». Enfin, j’avais cette impression. Et ce n’était pas tant être son amie qui me faisait peur mais plutôt ce que cela impliquerait si j’en venais à ne plus vouloir l’être après… J’avais la désagréable sensation qu’elle serait prête à m’empailler ou à m’enfermer dans une fiole pour m’avoir à ses côtés à jamais tout en me faisant payer le prix d’une trahison. Je faisais vachement gaffe pour ne pas avoir à en arriver là. J’étais peut-être parano mais toute personne ayant déjà croisé Vivienne McKay ne pouvait qu’approuver ma prudence. « Vivienne, le plaisir est partagé. Votre dévouement est noble mais, tout de même, rester des heures à un stand où l’on vous demande de sourire… Une petite douceur pour remettre l’ordre du monde en place ? » Au moins, l’avantage, c’était que je pouvais me moquer – un peu – des greluches qui occupaient la majorité des places de l’Union en la présence de McKay. « Qu’est-ce qui vous ferait plaisir Madame ? - Deux éléments de chaque. Je suis là pour tout goûter. » Puis je pouvais toujours refiler les restes aux moldus qui trainaient dans le coin si c’était affreusement ignoble ou si mon estomac demandait grâce. « Avez-vous trouvé de nouvelles activités potentielles ? » Membre de l’Union, certes, mais grande habituée du Boutefeu, Vivienne McKay était aussi le parfait exemple du grand écart social : faire bonne figure d’un côté et fréquenter des lieux discrets pour un peu d’excitation. Les joies des visages à deux facettes dans ce monde d’être et de paraître.

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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Mar 27 Sep - 13:31
Le sourire ourlant déjà ses lèvres s’agrandit un peu plus encore en entendant Arsenia se moquer gentiment de l'Union. C'était une des raisons pour lesquelles elle appréciait tant la compagnie de la Sabordage. Son franc parler. Elle n'avait pas peur de dire les choses comme elle les voyait malgré ce que la société bien pensante pouvait en penser et Vivienne l'admirait assez pour cela, elle qui consentait si aisément au jeu des faux-semblants. Par commodité, parce que c'était ce qu'on attendait d'elle, mais aussi – surtout – avec le désir inavoué, presque honteux, que cela finirait un jour par lui valoir la considération de ses paires. Elle n'était pas dupe. Dans le fond, Vivienne avait parfaitement conscience du regard que les gens posaient sur elle et de ce qu'il se chuchotait sur son passage. Qu'elle était psychologiquement instable, si ce n'est folle à lier. Elle savait très bien tout cela. Elle refusait simplement de l'admettre, préférant encore l'indulgence d'un mensonge à la vérité. C'était moins douloureux ainsi. Si le sourire de Vivienne finit par se figer puis par lui glisser lentement des lèvres, cela n'avait donc rien à voir avec le léger vent de panique qui avait agité les pensées d'Arsenia et aurait pu se lire sur son visage en la voyant approcher. La sang-pur sembla plutôt mal à l'aise lorsque cette dernière lui proposa de se joindre à elle pour découvrir les plaisirs gustatifs du stand devant lequel elles se tenaient. Son regard balaya rapidement l'étal du pâtissier, comme si les babas-au-rhum, griffons au chocolat et autres douceurs étalées sous ses yeux cachaient en vérité quelques dangereux artefacts appelant à la plus grande prudence, et elle dut alors faire un effort pour que la moue qui lui tordit la bouche ressemble plus à une excuse qu'à une grimace.

_ Oh, c'est très gentil de votre part mais, non merci, ça ira. J'ai déjà avalé quelque-chose tout à l'heure, mentit-elle sans grande conviction.

Cela faisait un moment maintenant que Vivienne ne mangeait plus grand-chose. Elle n'avait jamais été une grosse mangeuse étant donné son gabarit de crevette, mais cela avait pris des proportions inquiétantes dernièrement. Si Amadeus n'était pas constamment sur son dos pour s'assurer du contraire, elle était parfois capable de ne rien avaler de la journée, s'étonnant par la suite de se sentir faible et fatiguée. Elle frôlait la maigreur. Les gens n'osaient rien dire mais cela se voyait. Arsenia était d'une autre trempe cela dit. Elle ne fit pas cas de sa tentative pour se défiler, commandant assez de pâtisseries pour nourrir un régiment sous l’œil d'une Vivienne bouche-bée qui se contenta d'esquisser un sourire timide lorsqu'elle lui tendit un fondant du chaudron débordant de crème chantilly. Après tout... pourquoi pas. Cela aurait été impoli de sa part de refuser maintenant qu'elle avait délesté sa bourse de quelques mornilles. Vivienne plongea alors prudemment un doigt dans la crème de son gâteau, toute réticence désertant les traits de son visage dès lors qu'elle le porta à sa bouche. Hm, c'est délicieux ! s'exclama-t-elle avec ravissement. Les deux femmes remontaient désormais lentement le Chemin de Traverse, leur regard s'attardant de façon aléatoire sur les stands bordant l'avenue des deux côtés. L'événement avait attiré beaucoup de monde et rendait la circulation difficile, mais la conversation les divertissait de ce désagrément.

_ Je n'ai pas encore eu le temps de faire le tour des festivités mais je n'ai pas vu grand-chose d'intéressant encore, non. Vous avez remarqué le nombre d'associations concernant les moldus ? L'Association Visant à Aider les Domestiques à Apprendre à se Détendre ? Sérieusement ?! Elle renâcla avec dédain, sa main libre chassant l'air devant elle comme elle aurait chassé une mauvaise odeur. C'est absurde. Je ne vois pas pourquoi ce serait à nous de nous préoccuper de leur bien-être ou de leur petit confort. On leur laisse déjà le droit de respirer, non ? Ce n'est pas suffisant peut-être ? Au moins les elfes de maison n'ont pas besoin qu'on leur tienne la main.

Vivienne n'avait rien à dire en ce qui concernait le château des McKay, où quelques moldus avaient été introduit en tant que serviteurs, mais elle avait catégoriquement refusé l'idée de remplacer les domestiques de leur demeure à Avalon par des êtres dénués de magie. Les elfes de maison avaient beau être des créatures disgracieuses, ils avaient au moins le mérite d'appartenir à leur monde. En comparaison, les moldus n'étaient que des bons à rien. Vivienne ne leur trouvait vraiment qu'une seule utilité : celle de servir de divertissement. Il y avait quelque-chose de fascinant en effet à les regarder se battre à mains nues ou à tenter de sauver leur misérable vies quand la supériorité des sorciers les écrasait sous l'évidence.

_ Vous saviez que le dernier moldu que j'ai amené au Boutefeu est mort ? Il n'a pas survécu aux blessures de son dernier combat. Moi qui pensais que celui-ci irait plus loin que les autres... Je dois trouver un nouveau combattant maintenant ! soupira-t-elle avec ennui.
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Lun 17 Oct - 18:02
J’étais là, à déambuler publiquement avec Vivienne McKay et tout se passait bien. Etrange. Les dernières fois où je l’avais croisée n’avaient rien de mondain : les soirées spéciales du Boutefeu mélangeaient toutes sortes de sorciers et moldus. Et même que les moldus y tenaient le rôle principal ! Bon, c’était aussi le moins enviable mais tout de même, le Boutefeu n’avait strictement rien à voir avec ce qu’il se passait aujourd’hui. Certes ce n’était pas un événement mondain mais les différentes classes sorcières étaient bien visibles, il était évident que la femme en robe de satin onirique était de sang-pur alors que le type en robe sombre, limite de camouflage, devait être au plus basique de rang 2.

Pendant que des sorciers vantaient les mérites des elfes de maison à qui voulait les entendre sur le stand du SEUM, Vivienne aborda le sujet d’AVADAD… Je dus le faire violence pour ne pas faire une grimace. Nous n’avions pas tout à fait la même vision des choses… Vivienne McKay se servait de ses moldus en les faisant combattre à mort pour son propre plaisir là où je m’évertuais à forcer le mien à sourire quand je m’adressais mignonnement à lui… Alfie devait sûrement penser que mourir vite était une fin plus douce que de devoir sourire, vu comme il tenait à son air constipé en toute occasion mais là n’était pas la question. Son avis n’avait aucune importance, au moins, il vivait, mangeait, dormait et pouvait même s’amuser… Ouais. Vivienne et moi, concernant les moldus, c’était un peu comme un chat et un rat quoi. Et j’étais le rat, évidemment : ma réponse allait devoir être subtile si je ne voulais pas l’offusquer. Et me faire bouffer. Ah. Ah.

« Peut-être devriez-vous revoir les limites des combats que vous jouez. Beaucoup préfèrent s’arrêter au simple K.O. afin de s’assurer de pouvoir rafistoler leurs moldus assez vite. Tant que vous trouverez des adversaires acceptant de faire se battre à mort leurs moldus, ça ira, mais la pénurie qu’ils annoncent dans La Gazette depuis l’an dernier risque de réduire le nombre de volontaire drastiquement. J’ai déjà trois clients qui ont demandé à changer de catégorie la semaine dernière, vous savez ? » Suggérer à Vivienne de revoir son plaisir à la baisse, le pari de tous les dangers. Mais je devais avouer que voir moins de morts lors des combats me soulageait : les autres moldus avaient moins peur et prenaient parfois du plaisir à se dire qu’ils ne pratiquaient qu’un sport et ne jouaient pas forcément leur vie… Bon il était vrai que… « Voir un être se battre pour sauver sa peau est clairement différent et a son intérêt, je vous l’accorde, mais peut-être faudrait-il attendre que la nouvelle génération d’esclaves ait atteint l’âge adulte. » J’espérais simplement qu’elle ne me ramènerait jamais un môme à un combat. Il y avait des limites : les gamins apeurés ne plaisaient pas au public. Et ils me plaisaient encore moins : si si, il y avait un cœur dans ma carcasse, je pouvais le certifier !

« Après, pour le confort des esclaves… Clairement, je comprends que le Ministère s’y emploie, c’est nécessaire. On peut dire ce qu’on veut, leur laisser la vie à beau être le plus beau cadeau qu’on pouvait leur faire… Un esclave épanoui et heureux de travailler est plus efficace qu’un esclave dépressif, vous pouvez me croire… Après, tout dépend de l’usage qu’on en fait. Les nôtres fournissent un travail physique : il vaut mieux qu’ils soient bien nourris et en bonne santé pour que l’investissement porte ses fruits. » Mais pourquoi est-ce que je m’embarquais là-dedans ? Autant me faire graver sur le front Activiste des adorateurs de moldus. Alors que ce n’était pas le cas. Mais j’avais commencé à parler et je n’arrivais pas à m’arrêter. Changer de sujet, vite, vite, vite… Vivienne McKay était la seule sorcière de sang-pur qui me portait un réel intérêt, et dont la présence n’avait rien de réellement déplaisante… Autant ne rien saborder… Aaaaah que j’étais drôle ! « Cela étant dit, j’aurais bien rejoint un club de veuves et fières de l’être mais la plupart des veuves de ce pays sont vieilles… Bien trop vieilles pour que je m’y fasse des amies. A croire que les maris sont devenus fort résistants ! » Au moins, Vivienne était la seule personne de sa classe avec qui je pouvais parler joyeusement de mon veuvage. Et c’était ce que j’aimais le plus.

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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Ven 11 Nov - 0:11
Le discours de Cassandra devait honnêtement être traumatisant, pour la gamine qui se cachait derrière son père. La Zabini avait le don de sortir des monologues glaçants avec un grand sourire hypocrite éclairant son visage de poupée barbie. Tadhg voyait rarement autre chose que de la superficialité, chez la sang pure. En tout cas, en public. Mais après, il voyait rarement autre chose que de la superficialité chez les sang-purs en général. C'était comme s'ils agissaient constamment en fonction d'autre chose, jamais instinctivement. Ils devaient toujours tout contrôler. La plupart, en tout cas. Il plaignait presque le pauvre papa qui devait désormais faire la conversation avec la Zabini. Ce n'était pas un cadeau et il en savait quelque chose.

La discussion tourna cependant rapidement court alors que Cassandra se retournait rapidement vers le stand de pâtisseries pour y faire son choix. Il prit de mauvaise grâce le griffon en chocolat et le considéra un instant. Honnêtement, il tirait la tronche mais c'est vrai que ça faisait un moment qu'il n'avait pas mangé, mais l'idée lui était insupportable devant la sang-pure qui ne se posait apparemment de toute façon plus de question. Après tout elle avait décidé qu'il allait manger, et ses paroles faisaient office de lois. Gardant la friandise en main sans y faire attention, il lève le regard vers sa maîtresse qui continue de déblatérer. Oh oui, Damian. Damian était parfait. Damian était le moldu le plus exceptionnel du monde si on écoutait Cassandra. Damian par-ci, Damian par-là. Damian il ne se plaint pas. Damian il est content de ce qu'on lui donne, tu devrais être t'estimer heureux, toi aussi. Tadhg ça lui donnerait surtout doucereusement envie de rire, si seulement la situation du-dît Damian ne le touchait pas autant. Damian, le pur produit de propagande de Kark. Damian qui avait intériorisé ce discours à gerber des médias sorciers sur les moldus. Damian qui en fait, était heureux, pire, comblé même, d'avoir la chance de servir une famille aussi magnanime que les Zabini. Il n'avait jamais vu un moldu mettre ses maîtres sur un piédestal comme Damian le faisait. « Damian dit toujours oui, j'équilibre comme ça. » dit-il en se renfrognant. « Puis honnêtement ? C'est un peu un lèche-bottes si vous voulez mon avis. Avec tout le respect que je vous dois » Elle ne le voulait pas mais tant pis. Damian ne savait pas ce qu'il faisait. Damian était simplement perdu. Il fallait qu'il réalise sa situation, et pour cela Tadhg voulait l'aider. Mais ce n'était pas évident. Déjà parce que Damian était insupportable avec lui, et aussi parce qu'il le balancerait sans y réfléchir à deux fois aux Zabinis s'il se décidait à lui tenir des discours un peu trop rebelles. Un sourire sarcastique se dessina sur ses lèvres. Il savait que c'était pas vraiment poli mais parfois il ne pouvait s'en empêcher en entendant parler Cassandra. Il n'avait jamais vraiment réussi à comprendre si elle le considérait comme un animal de compagnie ou tout simplement comme un enfant de cinq ans ; et à vrai dire il ne savait pas quelle option était la pire. « Peut être que je ne veux rien parce que ma situation me plaît assez comme ça. » expliqua-t-il sans conviction, las, désireux de passer à autre chose – de quitter cet endroit nauséabond. Mais ce n'était que le début de l'après-midi…
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Mar 15 Nov - 15:39
C'était un peu étrange de déambuler ainsi tranquillement le long d'un Chemin de Traverse qui semblait avoir retrouvé toute sa joyeuse effervescence d'antan. Vivienne ne pouvait s'empêcher de repenser au temps où elle avait vécu ici, où elle avait aimé arpenter ces rues qu'elle connaissait alors par cœur et flâner de boutiques en boutique à la recherche d'un ingrédient de potion, d'un grimoire ou de la dernière robe tendance devant venir agrémenter sa collection. Cela faisait des années qu'elle n'avait plus remis les pieds à Londres –  depuis la fin de la guerre même, si elle ne se méprenait pas – et elle se sentait porter par un doux sentiment de nostalgie tandis qu'elle laissait ses vieux souvenirs refaire surface. Elle ne prêtait ainsi qu'une oreille distraite à la conversation. En d'autres circonstances, dans l'intimité d'un salon où les distractions auraient été moins nombreuses, peut-être qu'elle se serait insurgée contre le discours trop indulgent que lui tenait Arsenia. Aujourd'hui cependant, elle ne broncha pas plus que cela. Un léger pli de contrariété vint froisser l'espace entre ses deux yeux et donner une expression pincée à son joli visage de poupée, mais elle ne se lança pas dans une de ces diatribes passionnées dont elle avait le secret et qui pouvaient vite vous donner le tournis. Elle parvint même à garder un ton égal, à peine sermonneur, lorsqu'elle se décida enfin à rebondir.

_ Je pense que vous êtes trop charitable envers ces créatures là. Votre générosité de cœur est tout à votre honneur, mais vous devriez prendre garde à ce qu'elle ne vous joue pas de mauvais tours. Merlin seul sait ce qu'il peut bien se tramer dans ces crânes épais ! Vous vous souvenez, cet été, cette histoire effrayante qui était parue dans la Gazette ?

Vivienne attrapa alors soudain le bras de son amie et jeta un rapide coup d’œil par-dessus ses deux épaules avant de baisser d'un ton, comme si elle craignait que quelqu'un – qui ? – ne tende l'oreille à leur conversation.

_ Un moldu, pourtant traité dans les meilleures conditions, qui avait sauvagement poignardé son maître au beau milieu de la nuit avant d'être maîtrisé par la femme de ce pauvre malheureux... Ce genre de fait-divers est à vous faire frémir, je vous assure, et plus courant que ce que l'on aimerait bien croire. Je ne dis pas que vous risquez quoi que ce soit, Voldemort vous en préserve, non, mais vous ne devriez pas perdre de vue la véritable nature de ces sauvages. Vos moldus ont bien de la chance de vous avoir en tout cas ! conclue-t-elle en se redressant, le timbre à nouveau chantant et claironnant.

Au final, Vivienne ne s'inquiétait pas véritablement pour Arsenia. Tout comme elle, elle avait participé au projet Filet de Diable et savait donc bien de quoi les moldus étaient capables. Elle avait néanmoins peut-être raison lorsqu'elle lui conseillait de ralentir le rythme au Boutefeu. Même Vivienne avait pu se rendre compte qu'il devenait plus difficile ces derniers temps de trouver un combattant digne de ce nom sur les étals à esclaves. La pénurie était bien réelle, et elle se promit de songer à revoir ses désirs à la baisse lorsqu'elle n'aurait rien de mieux à faire. Pour le moment, elle passait relativement un bon moment et n'était pas disposée à s'encombrer l'esprit avec de pareilles futilités. C'est avec ravissement qu'elle accueillit ainsi le changement de sujet, ne résistant pas à l'envie de lever les yeux au ciel et de pousser un profond soupire lorsque la Sabordage mentionna le thème des maris.

_ À croire que les maris sont devenus fort résistants !
_ À qui le dites-vous ! Le mien passe son temps sur les estrades de duels à entraîner ses jeunes hippogriffes. C'est à peine si l'on se croise plus de deux heures par jour ces temps-ci. J'ai beau lui faire remarquer qu'il n'a plus trente ans, ça ne l'empêche pas de continuer à caracoler le bec au vent. Si vous voulez mon avis, ma pauvre amie, le mariage a été inventé par des hommes dans le seul but de briser nos illusions, à nous les femmes, et d'étouffer dans l’œuf nos désirs d'indépendance. Vous avez au moins la chance de vous en être tirée ! Parfois je me dis que j'aurais mieux faire de me casser une jambe le jour où j'ai accepté de dire oui, s'amusa-t-elle avec une pointe d'amertume pourtant très nette.
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Re: Salon Annuel des Organisations Britanniques ★ Au fil des stands [Libre]
ce message a été posté Mar 28 Fév - 18:55
Je ne pouvais qu’aller dans le même sens que la McKay. Clairement, cet andouille de Jarold n’avait cherché qu’à me dresser dès le début de notre mariage : être une bonne épouse, me montrer dans les réceptions mondaines, faire des courbettes à en avoir le vertige… Aaah je me souvenais encore de ce doux moment où je lui avais fermé la boîte à connerie qu’il appelait sa « bouche » d’un bon coup de baguette lorsqu’il avait eu le malheur d’insinuer que la Compagnie Sabordage était un trou à rat et n’avait pas besoin de moi pour sombrer. Sombre veracrasse qui avait oublié si facilement que c’était l’argent de la Compagnie qu’il était venu mendier en m’épousant. J’étais bien mieux sans lui. Depuis sa mort, je revivais. Un peu. La vraie vie aurait été de reprendre le large, évidemment.

« Ceci dit, un mari qui ne vous colle pas de trop près doit avoir ses avantages : j’avais énormément de mal à me débarrasser du mien pour m’adonner à mes petites activités quotidiennes. » J’avais eu une période où mon jeu favoris avait été de transplaner au milieu d’une conversation en lançant du « Au fait, je rentrerai dans trois jours ». Tout ce qu’il avait détesté jusqu’à sa mort. Je n’avais pas fait que m’ennuyer finalement, j’avais appris à développer tout un tas de stratagème pour lui pourrir l’existence, autant que ce mariage avait pourri la mienne. Je lui devais au moins ça : Jarold m’avait permis une gymnastique cognitive quotidienne.

En détournant mes yeux de Vivienne, je lâchais dans un presque murmure : « Je crois que c’est toute cette société qui veut faire de nous des êtres dépendants. Comme si seules les grandes têtes politiques féminines avaient le droit d’avoir une réelle opinion ou même, une vie. » Après tout, à part les femmes de la trempe de Wilhelmina Kark-Salamander, qui pouvait affirmer être considérée comme une citoyenne en dehors de son mariage ? Wokééé j’allais loin, trop loin. Mais c’était aussi parce que je n’étais que de sang basique. Et de rang quatre. Autrement dit, l’incarnation de l’être dont la seule utilité est le vagin pour purifier le sang de la famille. Foutue société du sang à la con. Enfin, pour mon cas perso quoi. Oui mais je savais bien que, plus le temps passait, moins j’adhérais à cette idée de pureté du sang. Qu’on choisisse de faire parader les longues lignées, okay, ça ne me posait pas de problèmes parce que j’avais la chance de ne pas être concernée. Mais qu’on me fasse croire que mes neveux valaient moins que moi car leur rang était moins élevé ? Non, j’avais la preuve vivante que non.
J’acceptais tout de même de concevoir qu’il fallait que ce soit ce que la population croit pour la garder dans le droit chemin. Et comme chez les Sabordage on avait bien compris que le sang pur était plus un fardeau qu’autre chose, l’ordre des choses pouvait rester tel qu’il l’était. Chez nous, ça n’était pas cette partie de la ligne directive du gouvernement qui nous intéressait.

La populace semblait apprécier le divertissement du jour. Encore une fois, le Ministre avait trouvé le moyen de rassurer ses brebis en faisant toujours plus beau, toujours plus grand. « Entre nous, si un jour vous souhaitez vous assurer que votre mari n’ait pas la forme suffisante pour aller jouer de la baguette avec ses disciples, je pourrai vous trouver de quoi déclencher quelques symptômes grippaux sans conséquences. » J’allais lui proposer un poison pour devenir veuve mais ç’eut potentiellement était de mauvais goût. « D’ici là, que diriez-vous de faire un tour sur un de nos navires un jour prochain ? Ce ne sont pas les grandes caravelles dont vous avez l’habitude mais ils peuvent réserver surprises et divertissement. » Je ne savais pas trop ce qui venait de me passer par la tête. Cette femme me mettait souvent mal à l’aise, était réputée folle à lier et, pourtant, je lui proposais de venir chez nous. Mais je sentais que c’était le genre de chose qui pouvait lui plaire, parce que distrayante.

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