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❝ MISSION | Au nom du sang ❞
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Branlomane végétatif
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MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Jeu 1 Fév - 9:37
Une pluie battante s'abattait sur les campagnes du sud anglais depuis quelques jours. Les caniveaux avaient pris des allures de petits torrents dans les villes, et les champs celles de barbotières boueuses. Tout suintait la flotte : les vêtements que tu tentais de faire sécher après un nettoyage rudimentaire à la rivière, le bois que tu passais vingt bonnes minutes à allumer, tout ça pour qu'il te crache une fumée dégueulasse à la gueule deux secondes à peine après que tu te sois écrié eurêka. La vie de fugitif dans toute sa splendeur. Les hivers étaient rudes, toujours, et celui-ci ne dérogeait pas à la règle. Est-ce que je me plaignais pour autant ? Pas à voix haute en tout cas, mais, là, adossé contre un arbre à la lisière de la forêt qui jouxtait Avalon, perché en haut d'une colline, j'avais du mal à m'empêcher d'éprouver une pointe de ressentiment à l'égard de tous les planqués qui avaient la chance d'avoir un toit au-dessus de leur tête et un bon feu de cheminée auprès duquel se réchauffer.

J'attendais deux d'entre elles justement. Une certaine Sheherazade, et Alice bien sûr. Douce Alice. Si c'est moi qui avait insisté pour que cette dernière soit de la partie, afin de me rendre compte de ce qu'elle valait sur le terrain, la première était à l'origine de ma présence, en revanche. Je ne l'avais jamais rencontré, n'avais même jamais entendu son nom avant la semaine dernière, mais c'est elle qui avait transmis les informations desquelles avait découlé notre mission. Sheherazade servait en tant qu'esclave au sein de la demeure d'Ajay Shafiq, fils cadet du grand Ganesh Shafiq en personne, le magnat de l'esclavagisme au Royaume-Uni. Grâce à une conversation surprise entre ses maîtres, la Nouvelle Inquisition avait ainsi eu vent des agissements de Reuben McDermott, un de leurs employés. Un homme charmant, vraiment, dont les méthodes expéditives en terme de dressage avaient déjà coûté la vie à plusieurs jeunes moldus visiblement. J'avais passé ces derniers jours à l'observer, de loin. Le type menait une vie relativement tranquille en vérité. C'était un vieux garçon. Il vivait avec sa vieille mère, dans une maison de ferme située à deux ou trois kilomètres seulement d'Avalon, et passait le plus clair de son temps libre à picoler ou à beugler sur les molosses attachés dans la cour. Son train-train quotidien était réglé comme sur du papier à musique. Pas ou peu d'amis ; personne n'était venu leur rendre visite ces derniers jours en tout cas.

À part les chiens qui risquaient de compromettre une approche discrète, je ne voyais pas de raison majeure d'échouer. Ce soir, la Nouvelle Inquisition ferait de Reuben McDermott un exemple.
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Ven 2 Fév - 2:50
Un exemple. Un exemple de ce qui arrive lorsqu’on s’en prend aux moldus. Une vengeance. Les nuages pleurent depuis quelques jours déjà comme s’ils anticipaient le drame.

Faute d’organisation et de ressources la concernant, Alice a dû se trouver une arme avec les moyens du bord. Sous son imperméable se cache un couteau de cuisine. Il est certain qu’il existe mieux mais… si ça peut couper de la viande, ça peut couper une gorge, pense-t-elle de sa voix de monstre. Elle ignore quel sentiment l’habite. Agité et calme, déterminé et apeuré, en colère et concentré… L’ange et l’animal se disputent sa conscience. En réalité, elle ignore même comment elle réagira le moment venu. Laissera-t-elle les autres faire le sale boulot ? Laissera-t-elle des enfants orphelins ? Ou ceux-ci viendront-ils creuser sa tombe ? Cette situation lui rappelle cette dernière fois avec ce sorcier d’Exander. Sauf que cette fois, elle devait sauver une vie, pas en enlever une. Tu as échoué. Tu es responsable de sa mort. Tout est de ta faute. Par ton incompétence… Est-ce cette mission est une si bonne chose ? Lorsqu’il y aura la révolution, on pourrait le juger et… Non, c’est la guerre. Ils n’ont pas attendu les tribunaux, eux… Mais les ordres ne sont pas clairs, puis Olivier est toujours dans le coma et les Phénix… Attend tu vas vraiment commencer à attendre l’approbation des Phénix ? Reprends-toi ! Si son imperméable arbore des couleurs foncés, elle utilise sa fameuse capuche rouge du petit chaperon. Niveau discrétion, il y a mieux mais une tâche de sang se confondra à merveille dans le tissu… Tu es dégoûtante, Alice… Non, voyons, c’est scientifique !

Elle approche le lieu de rendez-vous. Pas la première fois qu’elle rejoint des Inquisiteurs dans les bois. Cependant… ce déluge gâte le repérage. Elle réussit néanmoins à discerner une silhouette louche auprès d’un arbre déchu. Elle croise le regard d’Isaïe – Saïe pour les vrais – et lance un sourire de connivence, bien que teinté du tourment d’un premier meurtre. Non, ce ne sera pas comme à la Tour des Médias : de mémoire elle n’a tué personne et s’est défendue. Bon… un peu d’attaques aussi mais pour les tenir en respect. Là, il s’agissait d’entrer dans une maison – pour changer dis donc – et d'assassiner de sang-froid avec préméditation. Ce n'est pas comme à la Tour des médias... je ne saurais dire pourquoi mais ce n'est pas pareil. « Au rapport. », dit-elle en souriant, mi-taquine et mi-nerveuse. Une manière parmi tant d’autres de demander un état de la situation. « Tu as un plan ? » Au vu de la catastrophe de son expérience chez les Moody, elle préfère se fier à un tiers. D’autant plus qu’Isaïe semble… adapté à cette mission. À l'aise.
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Lun 19 Mar - 16:43
Une silhouette encapuchonnée finit par apparaître à travers le rideau de pluie, escaladant la colline à pas pressés. Il y avait peu de chance pour qu'il s'agisse d'un promeneur du dimanche étant donné l'heure et la météo, mais j'avais tout de même discrètement glissé la main sur la crosse de mon flingue par précaution, avant de reconnaître Alice. La petite semblait nerveuse. Ses yeux avaient du mal à rester tranquilles dans leurs orbites, mais cela ne l'empêcha pas d'esquisser un sourire en arrivant à ma hauteur, auquel je répondis volontiers. Je l'aimais bien cette gamine, dans le fond. C'était une battante. Il lui restait encore beaucoup à apprendre, ça ne faisait aucun doute, mais elle possédait déjà la seule qualité qui importait vraiment en ce bas monde. L'instinct de survie. Et ce n'était pas rien.

_ Content de te revoir en un seul morceau, gamine, la saluais-je à mon tour, sincère, avant de laisser échapper un petit rire en l'entendant rentrer dans le vif sujet sans plus de préambule. Bien. La petite n'était pas venue pour enfiler des perles, visiblement. Toujours aussi directe, à ce que je vois. J'aurais préféré attendre notre amie commune avant de rentrer dans les détails, mais puisque tu sembles si pressée ! Notre gars n'est pas un philanthrope, clairement. J'ai passé les trois derniers jours à observer la ferme où il vit. Le bon point, c'est que l'endroit est isolé. Il y a peu de chance pour que l'on ait une visite surprise, même si ça fait un peu de grabuge. Le mauvais point... c'est qu'il ne vit pas seul. Il faudra aussi s'occuper de sa vieille, de ses deux molosses et de son esclave. Pour cette dernière, ça ne devrait pas être un soucis cela dit. La pauvre est rachitique, et dans un sale état de ce que j'ai pu voir. On ne peut jamais prévoir, bien sûr, mais peut-être qu'elle ne s'interposera pas si elle comprend qu'on est venu faire la peau à son gros porc de maître.

L'esprit humain fonctionnait parfois d'une drôle de manière quand il était poussé dans ses derniers retranchements. J'avais déjà vu ça par le passé, avant le projet Filet du Diable. Des prisonniers éprouvant de l'empathie pour leur tortionnaire, des femmes battues défendant bec et ongles les maris qui levaient pourtant la main sur elles. Le monde était pavé de contradictions. C'était vrai hier et cela l'était toujours aujourd'hui. Nous verrions bien. Peut-être qu'en plus d'accomplir notre mission nous pourrions également en profiter pour arracher une jeune femme à son sort. Dans le cas contraire... Je n'aurais aucun scrupule à faire ce qui devrait être fait. Je me retins toutefois d'en faire part à Alice. Elle n'en était pas à sa première mission pour le compte de la Nouvelle Inquisition, mais je savais ce que c'était de recevoir son premier ordre d'exécution. Cela serait déjà assez difficile comme ça, même s'il s'agissait d'un sorcier de la pire espèce et d'une vieille femme qui ne valait probablement pas mieux. Ce n'était pas la peine d'en rajouter avec ce genre de considération. Je pouvais en assumer seul la charge mentale supplémentaire.

Nous continuâmes pendant un temps à échanger sur McDermott et la façon dont nous allions nous y prendre pour les maîtriser, lui et le reste de la maisonnée. Les chiens étaient ceux qui m'inquiétaient le plus. Vu l'heure, il y a avait de bonnes chances pour la maison dorme, mais nous pouvions très vite perdre cet avantage si les clébards se mettaient à aboyer. Le plus simple aurait été de les tuer avant qu'ils n'aient le temps de flairer notre présence, mais difficile de viser d'aussi loin par une nuit couverte. La discrétion serait encore notre meilleure alliée. Repérer les chiens et s'introduire dans la maison par le côté opposé. C'est la conclusion à laquelle nous finîmes par arriver alors que nous attendions toujours Sheherazade.

_ Qu'est-ce qu'elle fout, putain... On ne va pas l'attendre toute la nuit ! finis-je par maugréer avant de prendre une décision. J'imagine qu'elle n'a pas réussi à s'éclipser de chez ses maîtres. Tant pis. J'ai l'impression que ça ne sera que toi et moi, gamine.
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Mar 20 Mar - 23:13
La mère, l’esclave (rachitique, ce qui touche les cordes sensibles d’Alice la domestique) et les chiens… Ça lui rappelle les Moodys. Sans parler de la ferme. Un match revanche, une nouvelle invasion à domicile… Comme quoi on peut savoir comment s'occuper des résidents d’une maison ou les tuer. Une pensée qui lui glace le sang et anime son esprit de vengeance. Émotions contradictoires quand tu nous tiens… Elle déglutit à mesure qu’Isaïe lui décrit le foyer et hoche la tête quelquefois. Tu ne te doutais pas que tu allais tuer toute une maison avec cet homme la première fois que tu l’as rencontré… La vie est pleine de surprises morbides. Je ne me doutais pas non plus que des diables à baguette viendraient pour nous détruire, tous. Quelle vie…

Shoshanna traîne. Beaucoup trop. Alice s’inquiète : le Ciel lui aurait-il tombé sur la tête de son amie ? Des pacificateurs l’auraient-ils pris pour une fuyarde puis sommairement exécutés ? Toutes sortes de scénarios horribles se déroulent dans son esprit… Elle comptait sur elle pour le soutien moral. Isaïe la rassure mais Shoshanne lui donne envie de se battre. Elle est son amie. Elle sait comment transmettre la flamme du combat… Il faudra faire sans Alice. Vous ne pouvez plus attendre comme ça, ni annuler la mission. C’est maintenant ou jamais. Toi et lui. Deux moldus contre deux sorciers, une… autre moldue – que Dieu ait pitié d’elle et de nous – et de deux molosses… Je déteste les chiens. Ça ne me gênera pas de leur trancher leur gorge criarde. « Nous serons deux, alors. » Comme dans le temps…

Isaïe et Alice avancent à pas mesuré pareil aux loups qui chassent. Ils guettent le duo de chiens non-attachés… Ces sales bêtes jouissent probablement de plus de liberté que leur domestique. Logique : sur une ferme avec personne aux alentours, pas besoin de garder ses chiens en laisse, la nuit… Puis s’ils peuvent s’amuser dans les bois aux alentours, qui leur en empêcheront ? L'entrée principale jouit d'une petite toiture leur permettant de les garder au sec en plus d'un paillasson.

Le duo des inquisiteurs doivent faire un détour : passer par la porte de derrière, dans un silence de mort. L’un des clébards – un berger allemand – dort contre la porte principale à l’abri de la pluie tandis que le Dobermann se laisse mouiller en reniflant une piste quelconque près de cette même porte. D’un animal, d’un chien sauvage ou des Inquisiteurs… ou doit-il encore déterminer la nature de sa piste ? Rien n’est moins sûr, si ce n'est le goût des McDermott pour les canidés allemands. Dans le doute, Alice et Isaïe prennent les devants pour s’écarter de l’avant de la ferme le plus possible. Les pieds d’Alice s’enfoncent dans la boue et autant ça fera crier d’indignation sa maitresse, autant elle reste convaincue que ça lui permettra de masquer en partie son odeur. Quant à la semelle… Elle ose croire qu’elle n’est pas la seule moldue à porter cette humble paire pour esclave. Bref : ils réussissent à joindre l’arrière de la ferme où un cimetière de potager git. Ils préparent déjà le terrain pour le printemps. Ils peuvent voir la silhouette d’une misérable serre à quelques mètres d’eux. De leur point de vue, ils ont une vue sur ce qui ressemble à un salon de par une fenêtre où – bien sûr – il n’y a personne. Alice murmure : « Tu penses que le hall d’entrée est directement connecté au salon ? Dans ce cas notre infiltration pourrait alerter les chiens… » La pluie l’empêche de voir plus loin et la blonde n’ose pas regarder de plus près sans l’initiative d’Isaïe.  

Dés quand tu nous tiens:
 
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Mar 20 Mar - 23:13
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Mer 28 Mar - 17:53
Les chiens n'étaient pas attachés. Constat qui me fit claquer de la langue avec un agacement certain. Ce n'était pas très grave cela dit. Ils étaient tous les deux postés à l'entrée de la demeure, ce qui nous laissait la possibilité de les contourner en passant par derrière. Avec le crachin qui tombait depuis le début de la soirée, c'était jouable. Je retins tout de même Alice alors que cette dernière commençait déjà à se mettre en action. C'était bien brave de sa part de partir comme ça, la fleur au fusil, mais je préférais l'équiper d'autre chose que du simple couteau de cuisine qu'elle se trimballait à bout de bras. Face à son regard interrogateur, je fis alors glisser mon sac de mon dos et en sortis un flingue que je lui tendis. Pas de silencieux pour elle, malheureusement. Si j'avais toujours deux ou trois bouteilles vides sur moi, je n'avais pas réussi à mettre la main sur un ruban adhésif assez costaud pour assembler le tout. Et hors de question que je lui refile le mien. Tant pis. Si l'on se démerdait bien, il y avait moyen d'éviter d'avoir à tirer des coups de feu inutiles. Ou je m'en chargerais.

_ Au cas ou, soufflais-je en lui lançant un clin d’œil complice.

Telles des ombres silencieuses parmi celles de la nuit, nous nous glissâmes dans le dos de la maison. Côté salon, visiblement. Un peu optimiste, j'essayais la porte donnant sur le potager, mais la poignée refusa de céder. Il allait falloir trouver un autre moyen de pénétrer à l'intérieur, le plus simple étant encore de briser le carreau d'une fenêtre. Même si cela ferait un peu de grabuge, c'était toujours mieux que de défoncer la porte à coup de savates. Trop long. Trop bruyant. Le bris de verre alerterait peut-être les McDermott, mais d'ici à ce qu'ils émergent et qu'ils leur prennent l'idée d'aller jeter un œil, Alice et moi aurions largement eu le temps de nous faufiler à l'intérieur pour les prendre par surprise. C'était un risque à prendre.

_ Ne t'inquiète pas pour ça. Je vais casser ce carreau. Dès que c'est fait, tu glisses la main à l'intérieur, tu ouvres la fenêtre, tu entres et tu te planques contre le mur, près de la porte qui donne sur le salon. Je me charge du clébard et de faire diversion. Ok ?

Je posais la main sur son épaule et la serrais brièvement. Je n'étais pas forcément le mec le plus pédagogue du monde, mais je savais ce que je faisais. Cette mission, c'était ce pour quoi on m'avait dressé depuis l'âge de dix-huit ans. Je n'en étais pas à mon premier rodéo. Je retirais alors mon manteau et l'enroulais à la va-vite autour de mon bras, pour me protéger des éclats de verre et étouffer un minimum le son de l'impact. Un dernier regard en direction d'Alice, histoire de m'assurer qu'elle se tenait prête, et j'envoyais un bon coup de coude en travers de la fenêtre. Je lui laissais aussitôt le champ libre. Armant mon flingue au bout de mon bras, je collais une balle en pleine tête du berger allemand qui ne tarda pas à débouler à l'angle de la maison. La curiosité était une pute, parfois. Le pauvre avait à peine eu le temps de montrer les crocs. J'attendis ensuite quelques secondes de plus, au cas où son copain rappliquait également, mais rien.

De son côté, Alice était parvenue à pénétrer à l'intérieur. Je lui emboîtais alors le pas et tendais l'oreille dès que mes pieds eurent heurter le sol. Au-dessus de nos têtes, le parquet venait d'émettre un grincement suspect, rapidement suivi par une voix empâtée qui interrogea : « Ma' ? C'est toi ? ». Reuben McDermott avait le sommeil léger, semblait-il. Très bien. Je donnais alors un léger coup dans une table basse, avant de faire rapidement signe à Alice de rester où elle était. J'espérais qu'elle comprendrait ce que j'avais en tête. McDermott réveillé, la meilleure marche à suivre maintenant était de l'attirer jusqu'ici. Il comprendrait l'effraction dès qu'il aurait posé les yeux sur moi, bien sûr, mais son cerveau mettrait quelques secondes à suspecter un second intrus. C'était ce laps de temps dont disposerait Alice pour agir. Les dés étaient jetés.
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Ven 30 Mar - 2:52
Elle prend le fusil sans se poser de questions. Ça la rassure, en réalité. Une arme pouvant rivaliser avec la baguette lui donne moins l’impression de partir en commando suicide… Et tout ce qui maximise ses chances de survie relaxe ses nerfs hérissés.

Alice hoche la tête au plan d’Isaïe. Elle le regarde aller avant de lentement s’avancer vers la fenêtre. Elle enfonce son bras avec méthode, jusqu’à qu’elle atteigne un solide froid et métallique. Ses doigts s’empoignent dessus tandis qu’elle jette un coup vers Isaïe. Il a braqué son arme vers une ombre à quatre pattes. L’inquisitrice ouvre la porte et la silhouette n’est plus qu’une masse gisante plus loin. Tant mieux pour toi, sale cabot… Qu’on ne te revoit plus. L’amour pour l’espèce canine est réelle…

Elle pénètre l’antichambre en se collant au mur comme souhaité par son partenaire. Je voudrais changer de couleur pour me camoufler… comme ces reptiles, les caméléons. Être discrète. Ou pouvoir me transformer en courant d’air. Ah si seulement j’avais pu… Elle déglutit alors qu’elle tient avec fermeté son arme à feu contre elle. Alice sait où Isaïe veut en venir : elle devra attaquer quelqu’un par surprise, très probablement. Ou se cacher : ça revient au même dans le sens où l’anticipation la tue autant que la crainte d’être découverte. Le grincement vient aiguiser sa crainte comme des patins effilés : ce sera le moment de vie ou de mort. Ou plutôt de la vie des victimes ou de la leur. Une nouvelle fois, la voilà à miser son existence dans cette guerre mais cette fois… derrière les murs de civils, à les prendre par surprise. Devrais-je m’en réjouir ? N’est-ce pas ce que j’ai toujours voulu pour une vengeance ? Puisqu'ils le méritent... Mais... En tout cas, ses doutes se taisent tandis que McDermott descend les escaliers. Toujours insouciant de ce qui l’attend : suspectant davantage un animal, la moldue – ce qui doit revenir à peu près au même pour lui – ou encore sa môman.

Il entre en robe de chambre rouge vin et grommelle quelques paroles acides mais décontenancées. Il sort sa baguette. Cependant, l’ombre joue contre lui alors que la blonde se fond sur son crâne. Elle lui assène un violant coup de crosse comme elle sait les faire depuis la Tour des médias. Il tombe inanimé au sol sous le choc. Sans aucune considération pour son pou, Alice attrape la baguette de McDermott et la casse. Une faible lueur se dégage du bois avant de s’éteindre à jamais. Ça fait du bien nom de Dieu… D’enfin éclater ces saletés de fouet en bois. En ce qui a trait à Reuben, il semble toujours en vie mais sa respiration se fait difficile. On a fait trop de bruit maintenant… En effet, une chute de gaillard plus en gras qu’en muscle a provoqué un éclat.

Le chien commence à grogner puis aboyer. Des lumières magicotechnologiques s’allument le long des corridors tandis qu’une porte s’ouvre sans douceur. Le duo entend une vieille femme pester en des termes cryptiques, mélangeant gros mots inoffensifs, interrogations et un accent campagnard. Cela dit, ils discernent nettement son propre aboie à ce qu’elle considère comme sa troisième chienne : « Dominique ! », dit-elle en actionnant une petite cloche. Elle utilise une cloche, comme Aveline… Vieille peau, tu vas voir ce que j’en ferai de ta cloche, hérésie… Toutefois, elle ne peut se cacher ses doigts qui tremblent désormais. Ça va aller Alice… ils ne savent encore rien. Ils doivent penser qu’il a eu un bête accident. Ou que quelque chose ne tourne pas rond. N’importe quoi mais pas des Inquisiteurs venus chercher vengeance… Il nous reste encore un peu de surprise. Je crois. Peut-être. J’espère.

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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Ven 30 Mar - 2:52
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Sam 31 Mar - 15:19
Nos regards se croisèrent. Lui, en robe de chambre et charentaises, la baguette nonchalamment sortie, un porte bougie éclairant ses pas tandis qu'il pénétrait dans le salon, et moi, le corps tendu, prêt à esquiver l'attaque qui risquait de m'arriver en pleine poire. Mais McDermott eut à peine eu le temps de paraître surpris. Vive comme l'éclair, Alice jaillit de l'ombre et asséna un violent coup de crosse à l'arrière du crâne de l'esclavagiste, qui s'effondra au sol dans un bruit mât. « Joli, » appréciais-je alors à voix basse, avant que des aboiements furieux ne s'élèvent depuis le jardin. Le deuxième berger allemand avait visiblement fini par s'éveiller et par flairer l'embrouille en train de se dérouler à l'intérieur, son tintamarre ne tardant pas à éveiller toute la maison. Les couloirs s'illuminèrent alors comme par magie, rapidement suivi par les imprécations virulentes de McDermott mère. À ce stade, c'était tant pis pour la discrétion. Il fallait agir, et vite. J'enjoignais tout de même Alice à trouver de quoi ligoter notre lascar avant de m'élancer vers le hall, où je trouvais l'escalier grimpant à l'étage. J'eus à peine le temps de poser mon pied sur la première marche qu'un cri de stupeur s'éleva néanmoins dans mon dos. Ni une ni deux, je fis alors volte-face et braquais mon flingue droit entre les deux yeux d'une gamine. Elle devait être à peine plus âgée qu'Alice mais se tenait déjà comme une grand-mère, le dos courbé, la tête rentrée dans les épaules. Elle avait plaqué les deux mains contre sa bouche et semblait absolument terrorisée, l'expression de son visage parvenant pourtant à prendre une teinte deux fois plus livide encore lorsque la voix de sa maîtresse s'éleva à nouveau au-dessus de nous.

_ Dominique ? Dominique ! Espèce de sale petite tire-au-flanc. Tu vas voir ce que tu vas voir. Faire un ramdam pareil au beau milieu de la nuit ! Peuh ! Reuben !

Je posais un doigt sur mes lèvres et secouais doucement la tête de droite à gauche, incitant la moldue au silence. Pour l'instant, la menace de mon arme était suffisante, mais les pas de McDermott mère se rapprochaient dangereusement. Bientôt, elle ne tarderait pas à atteindre le haut de l'escalier et à découvrir la scène qui se jouait en contre-bas. Au dernier moment, je changeais alors de cible, mais un détail me fit hésiter à presser la détente lorsque la silhouette de la sorcière apparut. La vieille était aveugle. Elle tenait sa baguette fermement serrée dans sa main, mais ses yeux fixaient un point incertain devant elle, la tête inclinée dans un angle étrange comme si elle se guidait uniquement à l'oreille. C'était idiot. Je n'avais jamais eu le moindre scrupule à tuer quiconque se tenant sur mon chemin lors d'une mission, et je doutais que cette vieille peau incarnât l'innocence immaculée de toute façon, mais j'eus une seconde d'indécision. C'est tout ce qu'il fallut à la moldue pour se précipiter en avant et s'agripper à mon bras avec la force du désespoir.

_ Fuyez, maîtresse !

Une détonation partie, étouffée par le silencieux, et la balle alla se ficher dans le mur. S'il restait encore une once d'hésitation dans l'esprit de McDermott mère, le doute n'était plus permis : sa maison était sous le feu d'une attaque. La vieille arma alors sa baguette et envoya un sort en direction du raffut. Vu l'étroitesse de l'escalier, elle n'avait pas besoin d'y voir clair pour faire mouche, et je fus alors violemment projeté contre la porte d'entrée en même temps que la domestique. Putain...



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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Sam 31 Mar - 18:57
L’avantage d’attaquer une ferme : on trouve de tout pour ligoter, attaquer et tuer. Alice ouvre des armoires avec empressement jusqu’à qu’elle trouve une corde solide. Elle prend les bras épais de McDermott et attache les mains grâce à un dur nœud. Le nœud est attaché sous adrénaline : il serre si fort que bientôt le sang arrêtera de circuler là. Pendant ce temps, elle n’a que la voix de McDermott mère pour seule musique.

Dès qu’elle entend ce : Fuyez maîtresse ! de la servitude absolue, Alice a compris qu’il fallait agir. Et vite. Elle enlève le cran de sûreté de son arme en prenant une grande inspiration. Elle reconnaît ce ton de voix car il pourrait être le sien : la servilité absurde, le zèle gratuit, cet attachement… contre-nature et malsain qui la pousserait à suivre Aveline jusqu’aux entrailles de l’enfer. C’est d’ailleurs déjà un peu le cas. Elle connaît ce sentiment. En vouloir à cette petite reviendrait à s’en vouloir à soi-même : et elle s’en veut. L’inquisitrice serre les dents et décide et passe directement du salon au hall, l’arme braquée. Elle regarde de gauche à droite, follement inspiré par les mauvaises surprises de chez les Moody. Puis, une détonation magique retentit. Elle voit Isaïe et ce qu’elle présume être Dominique s’écraser contre la porte d’entrée. Charley peut entendre le chien qui gratte contre cette même porte en aboyant jusqu’au fond de ses boyaux, prêt à sauter sur leur cou. À sauver sa maîtresse.

« Un voleur ! Raclure de gnome… venir voler une pauvre ferme ! Z’allez voir ce que vous fera Rebeu… » La vieille aveugle lève sa baguette vers le haut, réunissant quelques ficelles magiques couleur azur venant s’entourer autour de celle-ci. Elle prépare un sort. Isaïe… Non ! Je… je ne peux pas le laisser comme ça ! Cependant, Alice arrive plus rapidement et avec le bruit d’une souris, elle se place entre les moldus et la sorcière. Elle n’a pas le temps de s’étonner de son courage tandis qu’elle vise la tête de la femme. Aussi débutante, hésitante et névrosée que puisse être la petite, elle tire sans égard pour son handicap. Persuadée par toutes ces images de cadavre pourrissant les villages fantômes dans lesquels elle errait, elle juge la situation comme une question de vie ou de mort. Elle tire une balle dans la gorge, puis une deuxième dans la tête et une troisième qui se perd dans les marches. Le corps de McDermott mère perd l’équilibre et tombe pareil à un sac de patates. Sauf que ce sac-là pisse le sang, la graisse cérébrale et les morceaux de crâne et de cheveux. J’ai… j’ai fait ça… Non… Non. Ses doigts tremblent puis se raidissent. Oui, tu l’as fait. Tu n’as pas de temps de penser au passé. Ni même au futur. Vis le présent. La mission n’est pas terminée. Pour Durham. Pour la Nouvelle Inquisition. Pour Dieu. Pour l’humanité. Pour tous ceux que tu as sauvé et vengé en la tuant.

Alice se tourne vers Isaïe et Dominique, le regard froid comme l’Arctique. Ses yeux de glace percent les iris noisette de la rachitique. Elle pointe son arme vers elle le temps que son partenaire se distance un peu d’elle. Puis elle le baisse. « Ne me tuez pas par pitié... » « C’est fini, Dominique. » La terreur est peinte sur son visage crispé. Elle doit avoir deux ans de plus qu'elle et pourtant... elle a l'air d'en avoir trente. Ses doigts tremblent plus que les siens et c’est un miracle qu’elle ne s’écroule pas avec des jambes ayant atteint ce niveau d’instabilité.« Nous sommes le glaive de la revanche moldue. Tu dois nous connaître sous le nom de terroriste mais nous sommes en réalité les combattants de la liberté. Nous rendons coup pour coup ce que les sorciers nous ont fait. Oeil pour oeil, dent pour dent. » Une fois les présentations faites... « Deux choix s’offrent à toi. Soit tu nous laisses faire et tu acceptes de nous suivre. Dans tel cas tu vivras une vie difficile mais libre. La Nouvelle Inquisition t’ouvrira ses bras et tu te battras à nos côtés. Tu auras vengeance, famille, une vie… et à manger. » Elle marque une pause. « Soit tu rejoins ton maître dans le salon. Il respire toujours et il pourra transplaner avec toi. Tu resteras une moldue affamée, faible et battue. Tu courberas l’échine jusqu’à qu’elle se casse et là, tu finiras dans un trou boueux avec une pile d’anonyme. » Soupire. « Nous ne voulons pas ta mort si c’est ce que tu crois. Je suis moi-même une domestique. Maintenant choisis avant qu’on le fasse pour toi. » Tu mens Alice. Tu mens comme tu n’as jamais menti. Tu n’as jamais été aussi machiavélique de toute ta vie mais tu sais qu’il s’agit du meilleur moyen pour s’assurer de sa loyauté. Lui donner le choix, tout simplement. Si elle réfléchit, elle verra ta ruse mais elle est trop apeurée pour y penser. Qu’elle choisisse notre camp maintenant et on sera assuré de sa loyauté. Qu’elle retourne voir son maître… Que Dieu lui pardonne.

Elle s'écroule dans un recoin en pleurant. Dominique hoche la tête. « Je veux partir d'ici... Je n'en peux plus... Ne me faites pas de mal... » Elle murmure une suite de propos, pas tous cohérents mais allant généralement dans ce sens-ci : elle ne leur opposera plus résistance. « Tu as fait le bon choix. » Dieu existe. Il pardonnera son hésitation puisqu'elle choisit la bonne voie, au final... Regard de connivence avec Isaïe. L'enfer de McDermott... commence.

Retournement de situation:
 
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Sam 31 Mar - 18:57
Le membre 'Alice Charley' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Lancer de dé ' :
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Sam 31 Mar - 21:29
Un sifflement du diable faisait vrombir mes tympans à toute berzingue. Tirer trois coups de feu dans un espace aussi réduit aurait du être interdit par le bon sens, mais je me retins de faire le moindre commentaire. Après tout, c'était de ma faute si la gamine n'avait pas de silencieux, et elle venait probablement de me sauver la mise. Ce n'était pas le moment de se montrer mesquin. Je profitais alors de l'instant de flottement qui suivit pour me dépêtrer de Dominique – que la mort brutale de sa maîtresse avait laissée dans un état de stupeur quasi catatonique – et fus ainsi de retour sur mes deux jambes pour écouter le petit discours d'Alice. Le glaive de la revanche moldue. Les combattants de la liberté. C'est qu'elle n'y allait pas de main morte, dis donc ! Tout de suite les grands mots ! Ça m'aurait certainement fait marrer d'entendre un tel ramassis de conneries en d'autres circonstances, mais, encore une fois, ce n'était ni le lieu ni l'heure, et je me contentais de lever discrètement les yeux au ciel. Dominique acceptait de coopérer. C'était tout ce qui importait, au final. Je fis alors signe à Alice de me suivre. Il était temps de s'occuper de McDermott. Et si la perspective du carnage à venir l'inquiétât d'une quelconque manière, la gamine sut dissimuler son trouble à merveille.

_ Il... Il est... mort ?

Dominique pénétra dans le salon au moment où nous lâchâmes la carcasse inerte du sorcier sur un large siège de salon muni d'accoudoirs. La petite s'était visiblement quelque peu remise de ses émotions. Elle tenait toujours ses bras serrés contre elle comme pour se protéger d'une menace invisible, mais ses jambes, elles, avaient cessé de trembler.

_ Pas encore, non, répondis-je sur un ton affreusement laconique, tandis que je déliais les liens de Reuben McDermott pour l'accrocher au fauteuil à la place. Je finis tout de même par me rendre compte que cela méritait certainement plus d'explications et consentis à relever les yeux sur la moldue. Tu dois comprendre une chose. Nous ne sommes pas venus ici pour cambrioler l'endroit ni même te libérer. Ce dernier point c'est cadeau, un bonus que l'on s’octroie, mais c'est pour lui  que nous sommes là à la base. La Nouvelle Inquisition a décidé de punir les esclavagistes, et McDermott travaille pour les plus emblématiques d'entre eux. Il servira d'exemple. Que les Shafiq et n'importe quel autre sorcier sachent à quoi ils s'exposent dorénavant.

Je n'avais peut-être pas la ferveur d'Alice, mais ça ferait l'affaire. Dominique sembla comprendre où je voulais en venir, en tout cas, à en juger la façon dont elle se mit à se masser nerveusement le poignet. On aurait dit une petite souris ne sachant pas quoi faire de sa peau, mais elle ne s'interposerait pas. En quelques enjambées, je fis alors l'aller-retour jusqu'à la cuisine, d'où je revins avec un verre d'eau que je jetais à la face de McDermott. La réaction ne se fit pas attendre. Le sorcier s'ébroua comme un gros chien qu'on aurait réveillé en plein milieu de sa sieste. Il se débattit même un instant contre ses liens en voyant Alice et moi face à lui – Dominique étant restée dans son dos, collée contre le mur – mais dut vite se rendre à l'évidence. Il était fait comme un rat. Et le morceau de tissu enfoncé dans sa bouche l'empêchait d’émettre autre-chose que des borborygmes inintelligibles.

_ Bon retour parmi nous. Enfin... si je puis dire. rectifiais-je avec un haussement de sourcils éloquent. Je dois avouer que je n'ai jamais pris de plaisir particulier à torturer qui que ce soit inutilement mais, toi, McDermott, tu as vraiment été un vilain garçon.

Lentement, je me tournais vers la table basse sur laquelle j'avais préalablement déroulé une pochette en tissu contenant tout un assortiment de pinces, scalpels, aiguilles, et autres joyeusetés du genre. J'avais conscience de m'apprêter à dévoiler à Alice une facette de ma personne qu'elle ne connaissait pas encore, mais quelque-chose me disait qu'elle était en mesure de l'encaisser. Il y avait chez cette gamine une rage qui ne demandait qu'à exploser. La même qui avait brûlé mes veines pendant de si longues années du temps de mon enfance, mon adolescence, et certainement plus encore. Attrapant une longue aiguille à tricoter, je me tournais alors vers elle.

_ Besoin d'une démonstration ?
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Lun 2 Avr - 18:21
McDermott est condamné sur son siège. Une chaise électrique du pauvre et… sans électricité, si l’on omet les influx nerveux de la souffrance. Alice le fixe – presque sans cligner des yeux – dès qu’il s’est réveillé grâce au verre d’eau. Elle sourit dès qu’Isaïe parle du vilain garçon. Puis, elle lui crache au visage. « J’aurais bien apporté la tête de ta mère mais il n’en reste plus grand-chose. » Alice est passé à l’Alice sombre depuis son meurtre. Une espèce de pilotage automatique adaptée à la fois à la survie et à la crise morale que provoquerait une réflexion trop poussée. Là… elle reste dans le présent. Elle s’enivre du nectar de la toute puissance pour la première fois de sa vie. Il s’agit de la première fois qu’elle se situe dans une demeure où elle peut faire ce qu’elle veut. Absolument tout. Je pourrais faire ce qui me chante. Tout détruire, voler, piller… Ce n’est pas comme entrer dans une maison vide de vivants quand lorsque j’étais petite. C’est… différent.

Isaïe dévoile tous ses instruments. Charley le laisse faire : à son habitude, son partenaire semble savoir ce qu’il fait. Elle observe uniquement. Peut-être que cela me sera utile pour plus tard… On ne sait jamais. Il prend l’aiguille à tricoter et lui demande si elle a besoin d’une démonstration. Sur le moment, la petite ignore où il veut en venir avec cette aiguille : va-t-il le poignarder tout de suite ou lui arracher un œil ? Elle hoche la tête.

L’aiguille passe entre le doigt et l’ongle. Les cordes vocales de McDermott hurlent au supplice, toujours étouffées par ce chiffon dont ses dents mordent toutes les surfaces. Des larmes commencent à couler le long de sa joue – déjà qu’il avait les yeux rouges depuis cette histoire avec sa mère. Même Alice – qui n’est pas dernière en désir de vengeance et en atrocité – grimace. Au deuxième doigt gauche, elle détourne le regard en demandant : « Où as-tu appris ça ? » Curiosité morbide frelatée. Quand Isaïe lui propose finalement d’essayer, Alice fait non de la tête. « Avant, je veux faire quelque chose. Je reviens. » Elle jette un regard à Dominique, pour vérifier si elle ne veut pas la rejoindre. Visiblement non. Ça me donnera le temps de… de digérer tout ça. De m’y accoutumer. Parce que là… c’est… beaucoup d’un coup. Différent de comment je m'imaginais la chose. Éclater une tête c’est une chose, faire ça c’est… horripilant. J’ignore pourquoi mais ça me donne la chair de poule juste à y penser. Être sur ce siège, avoir cette aiguille dans mes…

Elle retourne vers l’escalier où gît sa première victime. Le rouge se mêle au jaune de la graisse dans une bouillasse immonde. Alice évite malgré tout d’y mettre les pieds. Trop de taches couvrent ses vêtements, déjà. L’inquisitrice se penche vers la main tendue et raide de ce qui était Autumn McDermott pour y prendre sa baguette. La raideur cadavérique rend l’exercice difficile mais elle finit par l’extirper pendant que les sanglots de McDermott fils réussissent à l’atteindre jusqu’ici. Au lieu de la casser, elle plonge la baguette dans le sang adipeux. Elle l’enlève et commence à écrire sur le mur : Shafiq, vous êtes les prochains. L’heure du jugement approche. Avec des bonhommes pendus et des têtes coupées. Le message est… clair je crois. Oui, plus que clair. Les corps parleront d’eux-mêmes, mais l’état de la maison… Il murmure. Par la suite, la domestique vengeresse détruit la baguette, la jette dans le bourbier sanguinolent et pénètre par la cuisine. De là, elle voit une belle collection de porcelaine. Pas du genre qu’on utilise mais plutôt du genre qu’on transmet. À ses enfants, à sa famille… Un bien qui sauve de la faillite si vendue. L’équivalent d’une assurance du capital. Surement pas la plus belle du pays mais assez minutieuse et vieille pour valoir gros.

Elle sourit.
Elle ouvre les portes de l’armoire vitrée.
Elle pousse le meuble de ses deux bras.
Ça tombe au sol.
Fracas.

Alice se pointe au salon de suite, la mine embarrassée. « Ce n’est rien. J’admirais la porcelaine. » Rire nerveux. Elle constate alors que Dominique est face à son ancien maître. Elle se tient près d’Isaïe qui continue son art sur la main droite tandis que McDermott poursuit sa descente en enfer. La torture, ce n’est pas que la douleur. Il y a l’humiliation, les symboles, la destruction à petit feu… Incluant toutes les extensions matérielles de sa personne. Alice essaie de décrypter l’expression mystérieuse de Dominique. Elle a tout regardé, à la fois fascinée, effrayée et dégoûtée. Peut-être a-t-elle confronté son maître durant son absence mais ça, Alice ne saurait le dire.
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Ven 6 Avr - 11:18
Un sourire à peine perceptible vint toucher mes lèvres alors qu'Alice acceptait la démonstration. Tuer une grand-mère dans le feu de l'action était une chose, infliger des souffrances aussi insoutenables qu'arbitraires à un être ligoté à une chaise en était une autre. Je comprenais parfaitement ses réticences. Malgré la haine qu'elle nourrissait à l'égard des sorciers, il lui faudrait encore un peu de temps pour accepter d'embrasser le monstre qui sommeillait en chacun de nous. L'inverse aurait été surprenant, voire inquiétant quant à son équilibre mental. Je me tournais alors à nouveau du côté de McDermott, dont le regard affolé continuait pourtant de brûler avec hargne. Même acculé, même réduit à l'état de sac de viande sur l'étal du boucher, il pensait encore être le maître. Il avait peur, oui, mais redressa fièrement le menton tandis que je me penchais au-dessus de lui, écrasant fermement sa main contre l'accoudoir afin de la stabiliser.

_ Les nerfs les plus sensibles de notre corps se situent juste ici, expliquais-je en venant appuyer légèrement la pointe de mon aiguille au bout de son index. C'est pour ça que même en acupuncture on ne place jamais d'aiguille à cet endroit, car si l'on stimule la moindre terminaison nerveuse parmi les millier qui existent, cela suffi à provoquer une douleur insupportable. Alors avec une aiguille de cette taille, glissée profondément sous l'ongle... L'impression d'avoir de l'acide dans les veines devient un concept saisissant de réalisme. Mais ne t'inquiète pas. En cas de douleur extrême, notre corps a tendance à  ralentir ses fonctions ; l'activité cérébrale décroit, le rythme cardiaque ralentit, jusqu'à ce qu'éventuellement on ne sente plus rien de la douleur. C'est une des merveilles de la physiologie humaine. Même si, bien sûr, cela prend un certain temps. Surtout chez un gaillard comme toi, hein ?

Énoncer à voix haute les tourments que d'aucun s'apprêtait à endurer faisait partie de la torture. En plus de participer à éduquer les deux gamines. Toutes les deux avaient le regard braqué sur l'aiguille, leur visage affichant une expression paradoxale, partagée entre l'appréhension et la curiosité. Elles semblaient retenir leur souffle, au contraire de McDermott dont la respiration s'était sensiblement accélérée. L'idiot. Il allait empirer les choses. Mais il était temps de passer à la vitesse supérieure. Sans plus tergiverser, j'enfonçais alors l'aiguille de 2mm de diamètre d'un coup sec sur toute la longueur de l'index du sorcier, qui se mit aussitôt à gémir comme un diable tandis que son corps tout entier était pris de soubresauts incontrôlables. La technique n'était peut-être pas très impressionnante en soit, moins que lorsque l'on arrachait un ongle ou infligeait de profondes entailles au couteau par exemple, mais elle était beaucoup plus effective. À tel point qu'Alice finit par détourner les yeux du calvaire vécu par McDermott.

_ Où as-tu appris ça ?

_ J'ai été à l'université de médecine.

Et dressé par le Mossad, me gardais-je de préciser. Déjà car Alice ne comprendrait pas de quoi je parlais, mais surtout parce que cela n'avait pas la moindre importance, au final. Je lui proposais alors d'essayer mais la petite déclina à nouveau l'invitation et, bientôt, elle disparut du côté du hall afin de trouver une occupation qui lui conviendrait mieux. C'était sans doute pour le mieux, d'ailleurs. Dominique, en revanche, ne pouvait détacher les yeux de la silhouette tremblante de son maître. Elle semblait toujours un peu hallucinée par tout ce qui se passait, mais une lueur fauve s'était allumée au fond de son regard. Ses pupilles étaient étrangement dilatées et je m'étonnais de la voir s'approcher à pas de souris. Quand elle finit par rentrer dans le champ de vision de McDermott, ce dernier écarquilla alors les yeux avant de donner une violente impulsion contre les liens qui le retenaient ; comme s'il pensait encore être en mesure de châtier son esclave. J'admirais la combativité dont il faisait preuve mais, décidément, ce mec était lent à la comprenette. Tandis que Dominique bondissait vers l'arrière, apeurée par ce regain d'énergie et le regard mortel décoché par son maître, je donnais alors une simple petite tape au bout de l'aiguille, afin d'envoyer une nouvelle décharge de douleur à travers le corps du sorcier. Qu'il n'aille pas croire être au bout de ses peines. Son calvaire ne faisait que commencer et je comptais bien le lui prouver.

Cinq doigts plus tard, la leçon avait fini par rentrer. McDermott n'était plus qu'un corps humide de pisse et de larmes, les yeux révulsés, le teint blafard. Dominique, quant à elle, était revenue se coller derrière moi pour ne rien perdre du spectacle, et quand Alice revint enfin au salon après avoir saccagé la cuisine, je sentis sa main se poser sur la mienne et attraper doucement l'aiguille que je tenais. Je haussais un sourcil mais la laissa faire, observant son visage. Elle hésitait. Je pouvais presque voir les rouages de son cerveau turbiner à plein régime, se débattre contre les années de soumission et d'abus qu'elle avait subi. C'était un véritable combat, à la fois contre elle-même et ce qu'on lui avait mis dans la tête, et je levais alors sèchement la main pour faire taire le rire nerveux d'Alice. Elle ne devait pas interrompre ce moment. C'était là que tout se jouait, que Dominique s'apprêtait à faire le choix entre sa délivrance ou la servitude. Quelques secondes s'écoulèrent encore ainsi, chacun de nous semblant se demander de quoi la suite serait faite, quand Dominique prit finalement une grande inspiration avant de se mettre à hurler de rage. Elle n'utilisa jamais l'aiguille, en revanche, la laissant tomber au sol pour attraper le lourd bibelot posé nonchalamment sur la table basse et l'abattre de toutes ses forces sur la tête de McDermott. Encore. Et encore. Et encore. Et encore...
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Sam 7 Avr - 19:05
Une explosion de violence. Une rage incommensurable prend Dominique qui massacre ce corps déjà meurtri. Jusqu’à son dernier souffle et le sien puisque sa respiration est devenue haletante suite à sa crise. Alice est restée muette, le regard coupé entre les yeux d’Isaïe et les actes de l’ancienne esclave. Tant de colère… Elle sera utile à la cause, j’en suis sûre. Quand elle crie, je ressens un peu du mien dans le sien. Sauf que c’est un hurlement muet pour ma part, je crois bien. Mais avec tout ce qui s’est passé, j’ai assez puisé en moi. Je ne pourrais pas faire ça. L'affranchie casse un troisième bibelot contre la tête de McDermott, plus inerte qu’une pierre. Dès qu’elle se repose contre un mur, la respiration forte et les muscles en effervescence, Alice se risque à approcher le cadavre et prendre son pou. « Il est mort. », conclut la domestique d’un ton neutre. On aurait pu le faire souffrir davantage. Mais c’est fini maintenant. Fini. Il faut passer à autre chose. Traîner trop longtemps à le faire souffrir aurait été une perte de temps. Le message sera compris. Et on a sauvé une âme, une vie. Et si pour cela il fallait sacrifier la vie de deux êtres corrompus… Soit, ça valait la peine.

Elle observe ensuite Isaïe qui prépare quelques instruments tranchants. Il les essaie sur le cou du cadavre torturé. Elle comprend où son partenaire veut en venir et elle lui tend son couteau de cuisine : « Crois-moi, ça coupe bien la viande et c’est de bonne facture. » De meilleure facture que ce que les fugitifs traînent, très probablement. Elle concocte les plats préférés d’Aveline avec ça et prend toujours soin de le laisser loin de Mayssan. Pour sa sécurité. Se souvenir de sa vie normale lui donne à soupirer de mélancolie. Que dirait Aveline si elle savait… Non mais tu ne vas pas la laisser te traîner après ça ? Comme si rien ne s’était passé… Non ? Alice sent l’envie de rejoindre sa maîtresse. Lui donner le meilleur service pour compenser le vice qu’elle a eu durant cette mission.

Tandis que son partenaire découpe la gorge, Charley capture l’attention de Dominique. « Suis-moi. On doit s’occuper du chien dehors. » Son visage est plus blême depuis notre intervention et malgré la délivrance… elle semble toujours autant perturbée. La sortir, même sous la pluie, pourrait lui faire du bien. Un bien mince mais… si elle peut respirer autre chose que le cadavre d’intérieur. En fait, j’ai moi-même envie d’air pur. Dominique suit Alice jusqu’à l’extérieur. La pluie s’est calmée mais les gouttes continuent à s’abattre sur leurs têtes de meurtrières. Elles avancent de quelques mètres vers la porte d’entrée et le chien arrive déjà au galop, les crocs affamés. L’Inquisitrice tire une balle entre les deux yeux du cabot qui s’effondre sur le gazon mouillé. Les deux filles fixent l’animal mort cinq secondes avant que Dominique brise le silence : « Où vais-je aller maintenant ? » Alice range son arme. « Il t’amènera dans une cachette, en lieu sûr. Cependant, le Ministère fouillera les environs dès qu'il sera au courant alors il se peut que tu doives les fuir. » « Et toi ? » La blonde se terre momentanément dans le silence, emprisonnée par ses propres doutes. « Désolé… » « Non ça va. Je vais seulement… retourner à la vie normale. » Elles rebroussent chemin. Avant qu’elles rentrent à l’intérieur, Dominique l’accoste avec une dernière question. « Qu’auriez-vous fait si… tu sais, si j’avais refusé. » Elle lui demande, le visage grave. Une question stupide sans doute mais l’acquisition d’une loyauté requiert de nombreuses étapes. Cela en fait partie. « C’est la guerre. Ce l’est depuis qu’ils ont commencé. » Ils sont les sorciers. Le commencement, lui, est le Filet du Diable. Ses yeux transpercent les siens. Elle doit être plus vieille que moi. Elle doit comprendre. Quand il n’y a que combat pour la vie, destruction et horreur… On ne fait jamais le bon choix. C’est pour ça qu’il faut s’accrocher à une cause, un idéal. Pour que cela mène à quelque chose. Vers le mieux. « Nous ne sommes pas venu pour te libérer mais si tu veux mon avis… C’est la plus grande réussite de notre mission. Plus que la mort de tes maîtres. » Dominique demeure silencieuse et se contente de suivre Alice à l’intérieur. De là, elles peuvent constater la disparition de la tête de McDermott de sur ses épaules.
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Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Dim 8 Avr - 13:28
Heureusement que Dominique arrêta de frapper uniquement à la tête et étendit sa rage à l'ensemble du corps de McDermott ou il aurait fini par ne plus rien en rester... Ça restait salement moche à voir, cela dit. Le bonhomme était devenu méconnaissable. Même sa vieille mère aurait été incapable de reconnaître la bouillie informe qui lui servait dorénavant de visage. Quant à Alice, elle aurait pu s'épargner de confirmer une évidence. No shit, Sherlock. Ça, pour être mort, le type était bel et bien mort ! Plutôt deux fois qu'une, même, mais je ne risquais pas de verser une seule larme sur son sort. Tôt ou tard, on finissait toujours par récolter ce que l'on semait. Mon tour viendrait également, je ne me faisais pas d'illusions, mais en attendant il s'agissait de terminer ce pour quoi l'on était venu. La mort de McDermott se devait d'être spectaculaire si l'on souhaitait qu'elle fasse la une des faits divers. Alice avait déjà commencé à mettre en scène les lieux du crime et j'avais ma petite idée pour lui apporter la touche finale. J'acceptais ainsi le couteau de cuisine qu'elle me tendit quand elle comprit où je voulais en venir. Ça ferait l'affaire, effectivement. Avant de m'atteler à la découpe, je haussais pourtant un sourcil à l'intention des deux jeunes femmes.

_ Vous ne voulez pas voir ça, croyez-moi. Allez faire un tour, je vous rejoins.

Trancher une tête n'était pas une partie de plaisir et elles en avaient assez vu pour cette nuit. J'attendis alors qu'elles aient quitté les lieux pour me mettre à l'ouvrage. Cinq minutes plus tard, la tête sanguinolente de McDermott pendait au bout de mon bras et je prenais la direction du hall, arrivant dans l'entrée au moment où Alice et Dominique faisaient mine de revenir à l'intérieur.

_ On s'arrache, les prévins-je alors en leur faisant signe de faire demi-tour. J'aurais du te passer mon flingue pour descendre le clébard. La maison est peut-être isolée mais, ce genre de bruit, ça porte.

On ne pouvait jamais savoir. Quelqu'un aurait pu l'entendre et avoir dans l'idée de venir fureter dans les parages. Mieux valait être prudent. Nous avions encore quelques heures devant nous avant que le soleil ne se lève et je préférais avoir mis le maximum de distance entre le carnage et moi d'ici là. Surtout si je devais traîner Dominique dans mon sillage jusqu'à ce que l'on dégote une planque sûre. La gamine ne tarderait pas à ressentir le contre coup de l'adrénaline et aurait besoin de souffler. La route jusqu'à Vivecime promettait d'être longue... Avant de nous mettre en chemin, je plantais alors la tête de McDermott sur un piquet de clôture, à la vue de n'importe quel curieux passant par là, mais surtout des journalistes qui ne tarderaient pas à rappliquer dès que la Brigade Magique aurait commencé à investiguer. S'ils n'avaient pas de quoi faire la une de leurs journaux avec ça !
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Epouvantard : Son petit-frère qui revient d'entre les morts, la jugeant.
Dialogue : #ffcc99

Espionne de la NI, devenue astucieuse par la force des choses - Développe une relation ambigüe avec sa maîtresse - Déteste les chiens - Se cache derrière une identité de servante gentille et servile - Adepte du déni et autres refoulements freudiens
Re: MISSION | Au nom du sang
ce message a été posté Dim 8 Avr - 20:02
Dès que la tête de McDermott atterrit sur le pique, Alice comprend que la mission est terminée. Enfin, se dit-elle en dépit de son malin plaisir au pillage. Quoi qu’en disaient ses émotions durant l’acte, désormais l’Inquisitrice est fatiguée. Lasse. Aucune humeur ne vient la galvaniser de son premier meurtre, ni de cette torture vengeresse dont elle a été complice et participante. En fait, elle ignore si elle doit se sentir bien, épanouie dans sa quête d’émancipation, honteuse d’avoir fait ça à des êtres humains – et même pas pour se défendre à la base – ou si tout cela dépendait de Celui qui est aux Cieux. En tout cas, là, elle ne sent rien. Qu’un immense creux. Je dois avoir faim. Je n’ai pas mangé depuis des heures.

Au bout de quelques minutes de marche, Alice dit ses au revoir à Isaïe et Dominique. Elle rend l’arme à feu. Elle doit revenir à ce qu’elle appelait la vie normale. En compagnie d’Aveline, Altaïr et Mayssan… S’ils savaient, plus jamais il ne me laisserait approcher de leur fille. Se battre pour faire tomber une tour de propagande reste une chose mais s’infiltrer chez des gens – même des saletés d’esclavagiste – et les massacrer de la sorte… Que doit-elle en penser ? Qu’est-ce que ses amis en penseraient ? La Nouvelle Inquisition sera ravie, sans doute. Sans doute ils seraient satisfaits. Je suis une héroïne après tout. Une combattante pour la liberté et la dignité des moldus. Si ce n’était pas moi qui l’aurait fait, quelqu’un d’autre aurait appuyé sur la gâchette. Enfoncer les aiguilles, pour Isaïe. Nous ne sommes que des parts infimes de quelque chose de plus grand, au fond. Ce n’est pas de ma faute : Dieu a voulu que je survive à l’apocalypse et maintenant Il veut que je tue. Pour nous tous. Pour la revanche. Je suis sa Parole. J’ai fait ce qu’il fallait. Oui. Bien sûr. Comme tu as dit à Dominique, c’est la guerre. Et à la guerre, tout est permis. Ce n’est pas avec de la gentillesse et en suivant leurs règles qu’on gagnera. Évidemment. Oui. Tu as bien fait Alice. Tout à fait. Non n’écoute pas cette voix. Celle qui te remémore cette vieille ombre au couteau sanguinolent. Celui qui a égorgé les tiens. Non. Pas bien. Tu n’es pas comme lui. Toi tu as tué pour le bien. C’est tout. Voilà. Fin de la discussion.

Alice s’arrête près d’un étang sauvage. Elle trempe ses vêtements salis par le sang et utilise un détergent magique. L’odeur et les taches disparaissent très vite. Charley demeure habile pour le nettoyage : après tout il s’agit d’un de ses nombreux devoirs de domestique. Heureusement, elle a pris assez de produit pour tout effacer. Par la suite, elle continue sa route sous la pluie.

Fin de la mission
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Re: MISSION | Au nom du sang
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