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ce message a été posté Mer 7 Mar - 23:19
Guettant par la fenêtre de la vieille bâtisse sombre et pleine de poussière que l'on avait investi pour l'occasion en tapotant du pied avec impatience, je poussais un énième soupir de frustration. « Ils foutent quoi ? Bientôt une heure qu'on attend comme des abrutis ! » Je n'étais pas particulièrement connue pour ma ponctualité, mais tout de même fallait pas déconner, il y avait un minimum de sérieux à avoir durant ce genre d'échange ! Déjà que cette affaire puait plus qu'Alfie un jour de canicule, fallait qu'ils nous fassent mariner. Chaque minute qui passait faisait monter mon appréhension. « Détends toi Sabordage, ils ont peut-être juste du mal à trouver l'adresse ? » « Oh la ferme Johnny ! C'est pas l'moment. » L'attitude affreusement détachée de notre partenaire qui était sereinement avachi sur sa chaise une cigarette en main était loin de calmer mon humeur. Johnny Saddler, c'était cet idiot qui nous avait entraîné dans ce plan foireux. Ça faisait un bout de temps que je le connaissais par le billet de son fils avec qui j'étais amie à Poudlard, il avait repris contact avec moi il y a quelques mois après avoir appris – Merlin savait comment – que je tentais de lancer mon affaire en indépendant. C'était un Londonnien pas loin de la cinquantaine qui était aussi peu honnête que sa tête d'escroc le laissait suggérer. Le genre de type qui avait le chic pour t'embarquer dans une histoire du genre "sans aucun risque avec argent facile à la clé". Tu parles, notre premier coup ensemble avait été un fiasco, j'avais emprunté de l'argent à des types pour acheter un stock d'antiquités volées qui en fin de compte s'était avérées être factices. Résultat : non seulement je me retrouvais avec des dettes que je ne pouvais pas rembourser sans toucher aux caisses de la famille, mais en plus j'avais salement perdu en crédibilité. Voilà ce que ça donnait, les plans Saddler. Si j'avais été quelqu'un de raisonnable jamais je n'aurais accepté de me mêler à ce coup là. Seulement voilà, je ne voyais pas d'autres moyens de rembourser mes dettes et je m'étais une nouvelle fois laissée embobiner par les belles paroles de Johnny  – puis entre nous, je n'avais pas su résister à l'appel du risque. Mais malgré tout, je le sentais vraiment pas, et je ne pouvais pas me permettre de perdre encore plus d'argent. Je ne faisais aucunement confiance à mon associé pour nous sortir de la mouise si ça tournait mal, c'était plutôt le genre à s'enfuir à l'autre bout du monde au moindre problème. Et pour ne rien arranger, les autorités s'étaient mises à surveiller la ville dernièrement, sûrement l'initiative d'un connard de basique 4 qui venait d'obtenir un poste haut placé et brûlait d'accomplir quelque chose pour prouver sa valeur au Ministère. J'avais besoin de quelqu'un de fiable avec moi, du genre qui ne te laissait pas en plan, qui ne se faisait pas marcher sur les pieds et surtout en qui je pouvais avoir toute confiance. Des prérequis aussi exigeants, seul les Sabordage pouvaient les remplir ! Mais je ne pouvais pas demander à n'importe qui, mes parents et ma tante n'étaient pas au courant de mes petites histoires, j'avais dans l'idée qu'ils me foutraient au feu pour les risques que je prenais. Non, il me fallait quelqu'un qui pouvait comprendre mon point de vue, qui était davantage conscient de la réalité, quelqu'un qui avait la tête sur les épaules...  comme vous l'aurez sûrement compris, Odin avait été un choix évident ! J'étais soulagée de le savoir à mes côtés dans cette histoire, ce n'était pas gagné d'avance vu la manière dont je lui avais vendu le truc, avec quelque chose se rapprochant de "Ça t'dirais une affaire au profit hypothétiquement substantiel avec un fort risque de nous foutre dans la merde jusqu'au cou ?"

Histoire de penser à autre chose, je me tournai pour ré-examiner la marchandise pour la centième fois. Quatre femelles moldues effarouchées et couvertes de crasse mais au joli minois, qui devaient avoir entre vingt et trente ans. On n'avait pas pris la peine de les attacher, ce n'était pas comme si d'aussi faibles créatures pouvaient quoi que ce soit contre trois sorciers alertes, et puis je crois qu'Odin les faisait flipper. Elles n'avaient pas prononcé un mot depuis que j'étais là, ce qui m'aurait tout à fait convenu si elles ne passaient pas leur temps à nous fixer avec un regard assassin. Elles pourraient nous être un peu plus reconnaissantes, si elles étaient tombées sur les mauvaises personnes elles seraient sûrement déjà mortes, on leur avait sans nul doute sauvé la vie ! D'après les dires de Johnny, elles étaient au service d'un péteux de sang-pur et s'étaient enfuies dans la nature. L'exécution de masse des serviteurs des Kark le mois dernier leur aura probablement donné des idées. Pas d'bol pour elles, elles avaient été retrouvées et capturées aux alentours de Londres. Les personnes qui les avaient attrapées avaient largement préféré en tirer profit sur le marché noir plutôt que d'espérer une éventuelle récompense de la part de leur propriétaire légitime. Johnny Saddler, qui semblait connaître tous les types pas nets de l'univers, y avait tout de suite vu l'occasion de les racheter pour les revendre au prix fort à un établissement clandestin qui vendait les services de moldus généralement acquis de manière douteuse à de riches sorciers et sorcières aux fantasmes déviants. Je ne concevais pas vraiment que l'on puisse vouloir faire des trucs certainement très glauques avec des moldus, mais c'était le genre de bien qui valait une blinde, alors si les pulsions contre nature de certains pouvaient remplir ma bourse, ça m'allait très bien. Johnny avait entreposé les quatre esclaves dans ce qu'il appelait "son abri anti-cons". Il s'agissait en fait d'un vieil hôtel miteux de l'Allée des Embrumes laissé à l'abandon après la disgrâce de l'ancienne capitale. Le Saddler s'était alors approprié le lieu pour planquer toute sortes de trucs. Ce n'était pas l'endroit le plus discret du monde, mais ça restait mieux que de traiter en pleine rue.

Le temps passa, et passa encore... quand enfin j'entrevis des silhouettes s'arrêter devant la porte. Mon rythme cardiaque s'accéléra tandis que mon regard passa du Saddler à mon cousin. « Les gars, j'crois qu'ils sont là ! Bon, surtout on reste calme ! S'ils commencent à négocier, à d'mander un échantillon gratuit ou j'sais pas quoi on les envoie bouler. Vous là, les greluches, foutez-vous vite en rang et tenez-vous droites... mais mieux que ça enfin ! La poitrine en avant, mettez vos nibards en valeur, allez on s'bouge ! » J'étais un peu trop sous pression pour être crédible en conseillant qui que ce soit de rester calme.

Johnny se leva en se frottant les mains pour aller ouvrir à nos invités. « Bien le bonjour  messieurs dames ! On vous attendait, entrez donc ! Je vous proposerais bien un thé mais hélas il n'y a rien de ce genre dans mon modeste établissement...  » Quatre personnes – trois hommes et une femme –  à la mine patibulaire entrèrent dans la pièce sans un mot. Tendue, je tâchais d'imiter la mine avenante du vieil escroc et les saluai d'un geste de la tête. « Si vous n'y voyez pas d'inconvénients, nous aimerions directement passer au vif du sujet et en finir au plus vite. »
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Age : 31 ans
Sang : Basique de rang 3
Statut : Incasable.
Métier : Pirate! Capitaine du Ragnarök.
Baguette : Chêne rouge, vingt-quatre centimètres, plume de Phénix. Ultra-rigide.
Epouvantard : Lui même les traits tirés, arborant le regard morne et la dégaine terne des terrestres, dompté par son époque.
Dialogue : #ffcccc

א Pas vraiment le genre de type que tu veux croiser en mer. Encore moins si tu croules sous les Galions.
א Peut-être le Phénix le moins investi de l'histoire.
א Présente une aversion manifeste et incontrôlable pour tous les individus masculins de plus de cinquante ans.
א Fuit après le coït plus vite qu'un sang-de-bourbe devant un pacificateur.
א Pirate non-alcoolique mais totalement addict aux paris et aux jeux d'argent.
א Aime prendre des risques, même -surtout- quand le jeu n'en vaut pas la chandelle.
א Ne se sépare jamais de Douloureuse, dague multiséculaire forgée par les gobelins. Sa lame est inaltérable.
א Permet aux criminels et fugitifs de tous bords de rejoindre/quitter l'Angleterre moyennant rémunération et Serment Inviolable.
א Possède divers tatouages dont un immense sur le plexus solaire.
א Superstitieux et sensible à l'ésotérisme, il accorde un crédit considérable aux prédictions de la Pythie du Ragnarök.
א Allergique à la magie noire.

אא

Re: Aucun risque qu'ils disaient
ce message a été posté Jeu 8 Mar - 12:44
Londres. Une décharge à ciel ouvert, et le mot est faible. Si je n’apprécie guère devoir faire le mariole sur le continent, me retrouver à déambuler dans les rues de cette ville est encore pire. L’air ambiant est lourd et poisseux, faisant parfaitement écho au ciel gris et aux vieilles bâtisses ternes qui se dressent de part et d’autre de l’Allée des Embrumes. Isilde. Elle a le sang chaud et l’aventure chevillée au corps. Elle ferait une putain de pirate si seulement elle choisissait cette voie. Un homme m’a dit un jour que les seuls bons pirates sont ceux qui embrassent cette vie de leur plein gré. Je suis de son avis. De toute façon, à vingt-et-un ans, elle a encore largement le temps de réévaluer son mode de vie.

Je me tiens volontairement quelques pas en retrait d’Isilde, à mesure que nous avançons vers le point de rendez-vous. C’est son affaire, ses contacts et son associé. De ce que j’ai compris, c’est-à-dire pas grand-chose, l’histoire pue relativement la merde. Qu’il s’agisse de Saddler, de l’identité de leurs acheteurs ou du lieu où s’effectuera la transaction, aucun maillon de cette chaîne n’inspire confiance. La contrebande, quoi. De mon côté, je suis là pour éviter que ça parte en couille. Théoriquement. Dans les faits, je pense plutôt servir à ce qu’Isilde ne sorte pas perdante au terme de l’opération. Quitte à ce qu’il y ait un peu de grabuge.

Exploit non négligeable, le bâtiment dans lequel on se retrouve est encore moins bien branlé que les autres. Il s’agirait d’un ancien hôtel laissé à l’abandon. La pénombre ne suffit pas à dissimuler l’épaisse couche de poussière qui recouvre l’ensemble des surfaces planes en présence. Je souris intérieurement. Faudra que je pense à ramener Freyja dans ce taudis. Il ne lui faudrait sans doute pas trente secondes avant de mettre la zone en quarantaine et de lancer la procédure de décontamination.

Un peu plus loin dans la pièce se situe l’objet de l’échange. Quatre moldues, crasseuses au possible mais qui devraient rendre plutôt bien une fois lavées. J’ai l’impression qu’elles ont peur de moi. Or, bien que je conçoive que mon physique peut provoquer la crainte, j’estime être le cadet de leurs soucis. Mauvaise hiérarchisation des craintes. « Essayez de sourire un peu. Déjà que vous n’êtes pas très reluisantes. Un peu d’orgueil ! Vous ne vous rendez pas justice. Et par extension, vous perdez de votre valeur marchande. Donc je réitère : souriez ou vous le regretterez ». Elles ont toujours peur, mais un faible sourire maladroit éclaire désormais leur visage.  Les pauvres ne savent pas ce qui les attend. Par expérience, je dirais que selon la fantaisie des acheteurs potentiels, elles finiront esclaves, putes ou danseuses. Strip-teaseuses, j’entends. Ce qui n’a rien à voir avec la prostitution. Ces deux professions sont souvent amalgamées et je m’en offusque. Les danseuses sont souvent beaucoup plus jolies que les putes et elles ne couchent pas forcément. Et lorsqu’elles le font, elles prennent plus cher. Dans tous les sens du terme. Je digresse. Veuillez m’en excuser, c’est un sujet qui me tient à cœur.

L’échange d’Isilde et de Saddler retient mon attention. Malgré son calme apparent, ma cousine est indéniablement sous pression. Elle ne ressent certainement pas une once de peur –pas son genre– mais elle s’en voudrait beaucoup en cas d’échec. Scénario catastrophe qui ne se présentera pas, cela va sans dire. Je suis là pour m’en assurer. D’ailleurs, les choses sérieuses commencent. Après une dernière salve de recommandations d’Isilde, les clients font leur apparition.

Dire qu’ils ne sont pas beaux relève de l’euphémisme. Il s’agit sans conteste de l’un des pires assemblements de personnes qu’il m’ait été donné de voir. Pas un pour rattraper l’autre. Trois hommes, une femme. Cette dernière a l’air un peu moins bête que ses trois copains mais elle a également l’air moins à l’aise qu’eux. Je les observe en silence pendant qu’Isilde annonce son souhait de mettre fin au plus vite à cette entrevue. « Pas si vite. Nous aimerions examiner la marchandise et ainsi nous assurer que ces délicieuses jeunes femmes sont en bonne santé et aptes à accomplir les… la fonction… qui sera la leur ». L’expression arborée par ce gros porc ne laisse que peu de toutes quant à la nature de ladite fonction. Ce n’est cependant pas ce qui attire mon attention. A l’exception de celui qui vient de parler, l’ensemble du groupe ne cesse de jeter des regards supposément furtifs vers le grand escalier qui mène à l’étage. Tout en soupirant, j’avance de quelques pas pour me rapprocher d’eux. Ils ont préparé quelque chose en amont, c’est une certitude. C’est peut-être dangereux. Quoi qu’il en soit, leur comportement reste très amateur. Ils stressent. Or, des individus sous pression peuvent agir de façon très problématique. Putain, je déteste devoir peser le pour et le contre avant de prendre une décision. Après quelques secondes de réflexion supplémentaires, je finis par considérer qu’Isilde et moi sommes probablement aptes à endiguer d’éventuelles velléités offensives de leur part. Attaquons.

Je sors ma baguette sans me donner la peine d’expliquer ma démarche. « Hominum Revelio ». L’information obtenue via le sort ne me surprend guère. Cela étant, elle soulève d’autres interrogations. Je leur tourne le dos et m’approche d’Isilde. « Y’a des mecs à l’étage. Entre deux et quatre, je pense. On fait quoi ? ». Conformément à ma volonté de la laisser aux commandes des opérations, je la laisse décider de la suite des évènements. Ce qui ne m’empêchera pas de poser la question à dix mille Gallions. « Hé toi, le vieux. N’est-ce pas ta planque ? Tu as laissé les moldues à l’intérieur alors qu’aucun d’entre nous n’était présent. Tu avais donc la certitude que l’endroit était sécurisé ».Je m’interromps quelques instants pour observer la réaction de Saddler. Coupable ou pas, il se gère beaucoup mieux que les autres et ne laisse pas grand-chose transparaitre. Du haut de sa cinquantaine d’années, c’est un strict minimum. « De deux choses l’une : soit tu es très bête, ce que je ne pense pas, soit tu essaies de nous doubler et ces types sont tes complices ». Je retourne calmement me positionner aux côtés d’Isilde avant de sortir Douloureuse de mon pantalon. Au moins trois exclamations de terreur accueillent mon geste. Je souris de toutes mes dents, satisfait d’avoir obtenu l’effet escompté. « Bel ouvrage, hein ! Travail de gobelin ». C’est avec une dague de vingt-trois centimètres entre les mains que j’attends patiemment le motus operandi choisi par Isilde.

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Re: Aucun risque qu'ils disaient
ce message a été posté Dim 11 Mar - 21:36
Même pas cinq minutes qu'ils avaient débarqué que tout semblait déjà partir en couille ! J'avais écarquillé les yeux sans comprendre quand Odin avait commencé son manège, et je les avais encore davantage écarquillé quand j'avais écouté sa conclusion sur Saddler. Il avait créé la panique dans la pièce en sortant sa dague, les moldues paniquées n'en menaient pas large et les quatre têtes de con avaient sorti leurs baguettes avec empressement, seul Johnny était resté stoïque. Trois types descendirent pour se placer dans les escaliers baguette en main, sans doute attirés par le grabuge.

J'analysais la situation aussi vite que mon cerveau me le permettais. L'attitude des acheteurs était certes suspecte, et le fait que des gens soient présents à l'étage n'en parlons pas, mais de là à penser que Johnny voulait nous la mettre à l'envers ? Dire que j'avais confiance en lui était largement exagéré, je savais pertinemment quelle genre de pourriture il était. Mais tout de même ! Il me connaissait depuis que j'étais gosse et j'avais fait d'innombrables conneries avec Sean, son fils, il n'aurait quand même pas osé me faire un coup comme ça ! Et puis c'était quoi l'intérêt au juste ? Putain, on pouvait faire confiance à personne dans ce pays ? « Johnny, dis moi que t'as une explication pour ce bordel. » Même si ça me faisait mal de l'admettre, les indices ne trompaient pas, Odin avait raison sur un point : Johnny n'était pas bête. Mais je voulais l'entendre de sa bouche. On était sur du huit contre deux, un affrontement direct risquait de mal tourner pour nous, même si vu comme les potes de Johnny stressaient ils devaient pas être bien dégourdis avec leurs baguettes, c'était rien de plus qu'une bande de petits délinquants de Londres comme on en voyait un peu partout. Ils étaient assez hésitants à entreprendre quoi que ce soit avec Odin qui leur foutaient les miches. Je devais bien reconnaître qu'il savait s'y prendre pour faire flipper les gens, faudrait qu'il m'apprenne un jour. Quoiqu'il en soit, s'ils espéraient qu'on allait se laisser faire gentiment, ils l'auraient bien profond. J'avais encore emprunté une sacré somme pour aider Johnny à payer ces moldues, il était absolument hors de question de repartir les mains vides.   « Crois bien que tout cela me crève le coeur, ça se serait passé autrement si j'avais eu le choix. Mais tu vois, la situation est... très compliquée pour moi. Je me doute que vous devez être un poil frustrés, et que vous avez probablement envie de me faire la peau, mais dans votre intérêt, je vais vous demander de vous montrer coopératif. Ces types là ne sont pas bien doués, mais ils ont l'avantage du nombre. »   Saddler avait récité sa tirade dans le plus grand des calmes, avec son sourire hypocrite de marchand de tapis fiché aux lèvres. Dire que je fulminai serait un euphémisme. Je vivais mal la trahison, encore plus quand c'était pour des histoires de fric. Mon esprit s'enflammait et mon instinct me hurlait de fondre sur Johnny pour le rouer de coups. J'allais les mettre en pièce lui et son putain d'hôtel ! Je lançai un regard entendu à mon cousin puis pointai ma baguette vers le grand escalier en mauvais état sur lequel étaient campés les trois arrivistes, le temps des réflexions était révolu.

« Bombarda Maxima ! »

L'explosion assourdissante fit s'effondrer une partie du plafond au dessus des marches qui furent réduites en miettes, il en fut certainement de même pour les trois types qui étaient en dessous. Des fissures inquiétantes zébrèrent le reste du plafond qui tenait encore bon pour le moment. Les moldues paniquées hurlèrent, deux se mirent à terre, une essaya de s'enfuir tandis que la dernière eut l'extrême stupidité de sauter sur l'un des molosses de Johnny en hurlant. La confusion était totale, un de nos ennemis transplana dans la panique, la femme et son comparse restant essayaient de débarrasser leur pote de la moldue folle qui s'était agrippée à lui et l'assaillait à coup de griffes et de morsures. Quoiqu'il se passe à partir de maintenant il n'allait pas falloir traîner, j'espérais que Saddler n'avait pas menti quand il avait assuré  que le lieu avait été insonorisé par des enchantements, autrement le vacarme ne manquera pas d'alerter du monde. Mais plus grave que ça, je craignais fort que le premier étage nous tombe sur la gueule à tout moment.
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א Pas vraiment le genre de type que tu veux croiser en mer. Encore moins si tu croules sous les Galions.
א Peut-être le Phénix le moins investi de l'histoire.
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Re: Aucun risque qu'ils disaient
ce message a été posté Lun 2 Avr - 1:44
Trop de gens ont une mauvaise image de moi. Ils se figurent que, sous prétexte que j’exerce la violence comme principal moyen d’interaction avec autrui, je suis une machine à tuer sans émotions. Cette étiquette me colle à la peau et cela me gêne. Je ne prends aucun plaisir à voir la souffrance de mon prochain. C’est le combat que je recherche, plus encore que la domination ou la victoire. Dans le même ordre d’idées, tuer n’a jamais été une fin en soi. Quand je bute un mec, c’est généralement qu’il ne m’a pas laissé d’autres options. Ou que sa tête ne me revient vraiment pas. Johnny Saddler appartenait dès le départ à la seconde catégorie. J’entretiens en effet une aversion prononcée pour les vieux. C’est étrange, je sais, mais je me méfie d’eux. C’était déjà le cas avant les prédictions de Dione. Depuis, c’est encore pire.

Tout ça pour dire que l’idée d’exploser la gueule du vieux Saddler me plaisait d’entrée de jeu. Maintenant qu’il est clair qu’il a tenté –et tente toujours– de nous niquer, je n’ai pas besoin de vous faire un dessin pour que vous ayez une idée du type de pulsions qui m’animent. D’ailleurs, s’il avait essayé de nier, je n’aurais pas su me contrôler. Sa décision de jouer cartes sur table lui permet de bénéficier d’un sursis dont la durée dépend de la mansuétude d’Isilde. Un mot de sa part et je le décapite. Sans rire, je le fais. Douloureuse à la particularité d’être tout à fait insensible aux altérations physiques. Même le cours du temps ne l’affecte pas. Du coup, quand un mec m’a vraiment saoulé et que j’ai envie de marquer le coup, j’ai tendance à délaisser ma baguette. Quiconque ayant ôté une vie à l’arme blanche vous le dira, ce n’est pas la méthode la plus pratique.  Je jette un œil à la veste en cuir brun que je porte. Si je sépare sa tête de son corps, ça va gicler de partout. Or, même si je ne suis pas particulièrement coquet, je tiens beaucoup à ce vêtement. Cadeau de Freyja. Comme tous les présents offerts par ma chère sœur, cette veste doit valoir son pesant d’or. Non, définitivement, Saddler ne mérite pas que je souille ce cuir souple avec son sang vicié de vieux débris sans honneur.

Je me tourne vers Isilde et nos regards se croisent. L’éclat que je vois au fond de ses prunelles me plaît. Il est annonciateur de désastre. C’est sans surprise que constate qu’elle a décidé d’employer la manière forte. S’il n’est pas noir, le Bombarda Maxima n’est pas un sort anodin. C’est un véritable éboulement qu’Isilde a provoqué dans le bâtiment. Triste mort que celle des mecs au-dessus de l’escalier. Aucune chance qu’ils aient survécu à l’effondrement du plafond. Si Saint-Pierre existe et qu’il ne se fout pas de leur gueule en apprenant les modalités de leur décès, il méritera une seconde canonisation.

Comme souvent après une explosion, c’est le bordel intégral dans l’hôtel. Les moldues ont pété un câble mais elles ne représentent aucun danger. Je décide de les ignorer, de même que je ne m’appesantis pas outre mesure sur le transplanage d’un des complices de Saddler. S’il ne revient pas, un ennemi en moins. S’il revient, je le bute. Dans l’immédiat, il s’agit de parer au plus pressé. Le désordre ambiant ne me plaît pas. Je profite de la diversion crée par les moldues pour glisser la lame de Douloureuse sur le cou de la seule femme du groupe. De mon bras libre, je la relève et la ramène vers moi. Je recule de quelques pas de sorte à avoir une vue d’ensemble de la situation. Je les regarde tous un par un. « On repassera pour la galanterie, j’en ai conscience ». « Howard aide moi je t’en supplie ! ». « Il galère déjà à se défaire d’une meuf sans pouvoirs magiques. Tu crois vraiment qu’il peut me prendre ? C’est vexant ». D’une façon ou d’une autre, j’ai dû piquer l’orgueil du mec puisqu’il parvient enfin à repousser son assaillante en la stupefixant. « On applaudit tous bien fort Howard ! » Baguette à la main, il se dirige vers moi. Evidemment, il ne peut pas tirer sans prendre le risque de toucher sa copine. « Ne te fiche pas de moi ! Je ne sais pas pour qui tu te prends, mais si tu touches ne serait-ce qu’à un seul de ses cheveux je t.. ». « Incarcerem ». Trop lent, trop bavard, pas assez dynamique. Le contenu exact de sa menace restera un mystère. Une multitude de cordes viennent s’enrouler autour de lui pour l’immobiliser. Il chute lourdement sur le sol. « P…pitié, ne…ne le tuez pas… Nous n’avons pas eu le choix. Johnny… Johnny en sait beaucoup sur nous… Il a menacé de tout raconter aux autorités si nous ne l’aidions pas…  ». « Trop triste. A quel moment tu t'es dit que ton histoire à la con allait me faire oublier que vous avez essayé de nous baiser la gueule ? ». «C’était… c’était censé être notre dernier coup. Il nous a promis la moitié de ce que nous allions vous voler et nous avions dans l’idée de disparaître avec cet argent, juste tous les deux… ». Cette fois, c’est à mon tour d’écarquiller les yeux. « C’est ton mec ? Alors là, tu m’en bouches un coin. Sans rire ».  Je ne pense pas qu’elle ment. Elle est trop terrifiée pour mettre au point un mensonge aussi élaboré sans temps de préparation. J’adresse un sourire moqueur au dernier complice de Saddler, le deuxième mec. L’échec de la tentative de son pote l’a visiblement dissuadé de tenter quoi que ce soit. « Et toi tu tiens la chandelle ?  » Pour le moment, il me tient surtout en joue avec sa baguette, mais tant que j’aurai la meuf en otage, je ne risque rien. Ils ont l’avantage du nombre mais nous sommes plus aguerris. Je ne quitte pas mon opposant des yeux lorsque je m’adresse à Isilde. « Qu’est-ce que tu décides ? Je pense que tu peux t’asseoir sur ta transaction ». « On payera la somme qu’il faut si vous nous laissez partir ! Gardez les moldues si vous voulez ! ». Je resserre mon étreinte et appuie légèrement le dos de la lame sur la peau diaphane de son cou. « La ferme. Celui qui a intérêt à l’ouvrir, en revanche, c’est votre copain Johnny. Soit il nous trouve une jolie solution à ce merdier, soit je lui arrache la tête ».

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Re: Aucun risque qu'ils disaient
ce message a été posté Dim 8 Avr - 20:14
De quasi-désespérée, la situation venait de tourner à notre avantage en à peine quelques secondes, le Lord devait veiller sur nous. Maître des événements, Odin parvenait à maintenir son otage avec sa dague tout en conservant l'usage de sa baguette. Je devais bien admettre que j'avais grandement sous-estimé l'utilité des armes blanches – j'en voudrais bien une moi aussi tiens. La meuf se chiait dessus, prise au piège de la poigne ferme de mon cousin, le dénommé Howard gigotait vainement pour essayer de se libérer et le dernier mec pointait sa baguette sans grande assurance en cherchant à croiser le regard de Johnny comme s'il espérait que ce dernier trouve une solution miracle à la merde noire dans laquelle ils s'étaient enfoncés. Quant à moi, je menaçais le Saddler de ma baguette. L'espace d'une seconde je crus le voir perdre sa contenance quand Odin proféra son avertissement, mais il se réarma si vite de son insupportable sourire que je n'aurais pu jurer de rien.

« Allons, calmez-vous mes amis, il y a beaucoup trop de tension par ici. Nous sommes tous humains, je suis sûr que l'on peut trouver une issue à tout ceci sans user de la violence.   » « Il aurait p'têt fallu y penser avant tu crois pas ? » Rétorquai-je en soufflant avec mépris. « Vous êtes contrariés bien sûr, je le comprends tout à fait. Il semble maintenant évident que ce petit piège n'était pas la plus brillante des idées, mais ce qui est fait est fait. Nous devrions nous tourner vers l'avenir plutôt que de nous appesantir sur le passé, si frais soit-il ! » C'était quand même dingue la propension de ce type à essayer de te retourner le cerveau en toute circonstance. Là tout de suite, j'avais une méchante envie de le saigner à mort. Mais avant tout je ne souhaitais pas repartir les mains vide, alors j'évitais toute action contre-productive pour le moment. Et puis c'était nous qui menions la danse maintenant, ça ne coûtait rien d'écouter ses suggestions. « De toute évidence, nous ne ressortirons pas gagnant de cette affaire, mais j'apprécierais de pouvoir limiter la casse, rester en vie serait déjà un bon début. Voilà ce que je vous propose : il y a un coffre scellé dans la pièce à côté, il faut prononcer le bon mot de passe pour l'ouvrir, si quelqu'un tente de forcer l'ouverture, le coffre explose et tout ce qu'il contient est détruit. A l'intérieur il y a tout un tas d'objets qui ne vous intéresseront pas, mais aussi une somme conséquente de gallions. Bien plus que ce que vous auriez retiré de la transaction. Je suis prêt à vous céder cet argent si vous me laissez tranquille. Je souhaiterai également conserver les trois moldues restantes, j'en ai plus besoin que vous ne vous l'imaginez, et elles seront plus une contrainte qu'autre chose pour vous. Oh, et vous pouvez faire ce que vous voulez de mes acolytes. J'aime bien ces petits, mais mieux vaut eux que moi, hein ? »

La fille glapit à cette dernière remarque, et le dernier complice encore libre de ses mouvements, celui avec une tête de homard, pâlit violemment en ouvrant à moitié la bouche, ce qui lui donnait un air particulièrement stupide. Décidément ce connard vendrait père et mère pour s'en tirer. J'étais partagée sur la conduite à tenir. Il était quand même pas chié de réclamer les moldues pour son compte au vu de sa situation. Avec tout ce qu'il venait de se passer je devenais à moitié parano. Si ça se trouve son histoire de pognon c'était encore un piège qu'il nous tendait. Un détraqueur apprivoisé pourrait sortir du coffre que j'en serais à peine étonnée. D'un autre côté, s'il y avait vraiment autant d'argent qu'il le disait ce serait quand même con de passer à côté. Pour ce qui était du sort des esclaves, ça passait un peu au second plan dans mon esprit, même si on trouvait une planque pour elles, sans les contacts de Saddler les revendre serait plus délicat, et s'il souhaitait à ce point les récupérer, il y avait certainement une raison. Il n'était pas inconcevable de penser qu'il les avait promises – peut-être même vendues par avance – à des personnes rancunières. Ça pourrait même nous retomber sur la gueule plus tard si on refusait de les lui laisser. Mais j'étais quand même tentée de les garder, juste pour le plaisir de l'entuber à mon tour. Et je ne serais pas contre lui péter quelques os après avoir récupéré son argent aussi, ça ce serait vraiment jouissif. En parlant des esclaves, les deux qui ne s'étaient pas enfuies étaient venues s'agenouiller en chialant comme des madeleines auprès du corps inconscient de leur compagne.

Incertaine, je jetai un coup d’œil interrogateur à Odin.  « Comment tu l'sens ? On lui fait ouvrir son foutu coffre ? » Dans tous les cas, je ne comptais pas laisser Johnny s'en tirer indemne, j'étais bien trop furax, et l'affront était trop grand.
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
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Célébrité : Conor McGregor
Crédits : Schizophrenic

Age : 31 ans
Sang : Basique de rang 3
Statut : Incasable.
Métier : Pirate! Capitaine du Ragnarök.
Baguette : Chêne rouge, vingt-quatre centimètres, plume de Phénix. Ultra-rigide.
Epouvantard : Lui même les traits tirés, arborant le regard morne et la dégaine terne des terrestres, dompté par son époque.
Dialogue : #ffcccc

א Pas vraiment le genre de type que tu veux croiser en mer. Encore moins si tu croules sous les Galions.
א Peut-être le Phénix le moins investi de l'histoire.
א Présente une aversion manifeste et incontrôlable pour tous les individus masculins de plus de cinquante ans.
א Fuit après le coït plus vite qu'un sang-de-bourbe devant un pacificateur.
א Pirate non-alcoolique mais totalement addict aux paris et aux jeux d'argent.
א Aime prendre des risques, même -surtout- quand le jeu n'en vaut pas la chandelle.
א Ne se sépare jamais de Douloureuse, dague multiséculaire forgée par les gobelins. Sa lame est inaltérable.
א Permet aux criminels et fugitifs de tous bords de rejoindre/quitter l'Angleterre moyennant rémunération et Serment Inviolable.
א Possède divers tatouages dont un immense sur le plexus solaire.
א Superstitieux et sensible à l'ésotérisme, il accorde un crédit considérable aux prédictions de la Pythie du Ragnarök.
א Allergique à la magie noire.

אא

Re: Aucun risque qu'ils disaient
ce message a été posté Ven 22 Juin - 18:50
Tout bien réfléchi, le bordel n’est pas si total que ça. La moldue manquante n’ira sans doute pas bien loin, et les trois autres ont été bien trop effrayées par la démonstration de force d’Isilde pour oser entreprendre quoi que ce soit. La situation des trafiquants n’est pas plus enviable. Malgré leur supériorité numérique, nos adversaires sont divisés et, reconnaissons-le, assez amateurs. Douloureuse caresse dangereusement la carotide de mon otage, son mec est hors-jeu et leur pote a clairement l’air de se demander ce qu’il fout ici. Seul le vieux Saddler surnage un peu de par sa roublardise. « Ben tiens. Tu doutes vraiment de rien, vieil homme. Et si on décidait plutôt de te briser méthodiquement les os jusqu’à ce que mort s’en suive ? ». Bien que le rapport de force se soit assez nettement renversé en notre faveur, il serait prématuré de crier victoire. Saddler a essayé de nous doubler et, par expérience, je sais que ce genre de type ne subit jamais totalement une situation. Il est tout à fait possible que sa proposition ne soit en réalité qu’un moyen de reprendre l’ascendant. Très concrètement, il n’est pas en si mauvaise posture que ça. En plus d’être le seul membre de l’assemblée à connaître les motivations exactes de tous les autres, il possède également l’avantage du terrain. Enfin, personne d’autre que lui ne sait ce que contient ce fameux coffre. Si ce dernier a été protégé par des sorts de défense, il lui suffirait de nous donner un mauvais mot de passe pour s’assurer que l’on passe un sale quart d’heure. Dans le même ordre d’idée, même si Isilde et moi le contraignons à l’ouvrir lui-même, rien ne nous garantit que le contenu même du coffre ne soit pas de nature à nous causer du tort. Il s’agit donc de la jouer fine.

Je souris à Isilde. « J’espère que le jeu en vaut la chandelle. Je ne te cache pas que saigner l’ancêtre à blanc ne me déplairait pas…  Mais qu’il en soit ainsi ». Je resserre mon étreinte sur la jeune femme, rendue mutique par le caractère critique de sa situation. « Hé toi là, le chandelier. Tu vas te rendre utile ». Il me tient toujours en joue avec sa baguette, mais en pure perte. Son air hébété disparaît quelque peu lorsque je m’adresse à lui. « Donne ta baguette à la rouquine. Maintenant ». Pour appuyer mon propos, je presse légèrement la pointe de Douloureuse sur le cou de la malheureuse. « Non… s’il vous plait ». Un fin filet de sang se met à couler, ce qui décide son comparse à obtempérer. Maintenant qu’il est désarmé, je peux d’autant plus facilement me servir de lui. « C’est bien, on avance dans le bon sens. Maintenant, Saddler, espèce de petite merde, tu vas nous dire exactement où se trouve ce fameux coffre et surtout nous expliquer comment l’ouvrir sans risque ». « Allons, ne soyez pas si agressifs. Ne sommes-nous pas en train de trouver un terrain d’entente ? La malle se trouve dans la pièce de derrière, cachée à l’intérieur d’une trappe située à trois pas de la cheminée. Mangrove est le mot de passe ». Nos regards se croisent et je comprends qu’on pense bien au même établissement. Je réprime un sourire. S’il s’en sort vivant, qu’il ne s’avise pas de croiser ma route au bordel. Je me tourne vers la dernière crapule fonctionnelle. « T’as entendu, champion ? C’est toi qui va y aller, ouvrir le coffre et revenir avec ». Je m’accorde un léger temps de réflexion, essayant de parer à toute éventualité. Je me rapproche de ma cousine. « Accompagne-le, au cas où il tenterait quelque chose de stupide. Sans baguette, il ne représente pas une grande menace. Lance juste un anti-transplanage avant, histoire qu’il ne se barre pas avec l’éventuel magot. De mon côté, je reste avec eux… ».

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Re: Aucun risque qu'ils disaient
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