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❝ D'or et de satin ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres
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D'or et de satin
ce message a été posté Lun 9 Avr - 14:48
9 avril 2047

Le Mangrove. Cela fait plusieurs années maintenant qu'Ajay fréquente l'établissement niché au cœur des quartiers londoniens. Il a même fini par devenir ce que l'on peut appeler un régulier et ne pense pas pouvoir se lasser un jour de cet havre d'exotisme et de félicité. Ici le plaisir sait revêtir tant de visages. Loin des réceptions guindées de la capitale il se réinvente nuit après nuit. Dans le secret des alcôves. Au milieu des salons où règne une agitation permanente. Festive et entêtante. Portée par les délicieuses créatures qui s'y meuvent, cajolent, rient et se déhanchent, et les musiciens faisant résonner entre les murs un jazz tout droit importé de la Nouvelle Orléans. Ajay apprécie particulièrement la passion avec laquelle le saxophoniste, un faune à l'air bienveillant, étreint son instrument. Comme s'ils ne faisaient qu'un. La chorégraphie de ses doigts dansant le long des clés accapare d'ailleurs soudain son attention et le tigre s'abandonne à la musique. Oubliant tout le reste l'espace d'une minute.

« Vous le trouvez plus mignon que moi ? Allons. Vous allez finir par me faire de la peine Mr Shafiq. »

La voix minaude à son oreille. Faussement blessée. Et la main qui se pose sur sa joue le force avec douceur à ramener son regard droit devant lui. Pour tomber nez à nez avec le sourire amusé d'Angel. Prostituée aux folles boucles rousses, dont les yeux couleur noisette semblent constamment pétiller de malice. D'un geste expert, elle fait glisser son doigt sur l'arrête de son nez et Ajay resserre alors un peu plus son bras autour de la jeune femme assise sur ses genoux. Angel est une de ses favorites. Ici. Au Mangrove. Cela le désolerait qu'elle se fasse de fausses idées. Et bien qu'il soit conscient de la boutade, le tigre n'hésite pas à rentrer dans son jeu.

« Tu n'as aucun risque à te faire. Son talent pour la musique a failli me faire considérer la chose mais en y regardant de plus près je crois que le faune a les jambes un peu trop poilues à mon goût. Tu disais ? »

Maintenant qu'il y pense il lui semble que la prostituée était en train de lui raconter quelque-chose avant qu'il ne se laisse distraire. Une histoire de dresseuse de serpents ayant fait sensation hier. Visiblement. Avant qu'un client imprudent et sans doute beaucoup trop alcoolisé se croit aussi capable qu'elle de faire danser les dangereux reptiles et qu'un médicomage, heureusement présent sur les lieux, doive prendre les choses en main. Oui. Le Mangrove était décidément plein de surprises !

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Re: D'or et de satin
ce message a été posté Jeu 21 Juin - 18:00
« Vous m’en direz tant. La chrétienté, ce n’est plus que c’était ». Et ce n’est pas pour me déplaire. Ma remarque dessine un léger sourire sur les lèvres de Dione. Pas longtemps, car ces dernières rechignent à rompre le rythme sensuel dictant les ébats des deux femmes. Leurs corps se confondent presque tant chacune semble avoir trouvé chez l’autre les fragrances d’une inhabituelle passion. Impossible pour quiconque de se douter que ma devineresse préférée, sous ses airs d’initiatrice insatiable, est en réalité issue d’un petit village empreint de traditions d’un autre temps, niché quelque part dans les hauts-plateaux Hellènes. Autant dire que j’apprécie le spectacle. Je me renverse sur les coussins moelleux du fauteuil alors qu’elle mordille la lèvre inférieure de sa compagne de la soirée, une prostituée dont j’ignore le nom.

Au bout de quelques minutes, Dione se retourne vers moi et c’est avec intérêt que je constate l’expression sans équivoque qui anime son regard. Elle s’installe à califourchon sur moi et m’embrasse à mon tour. L’autre fille se lève à son tour et s’installe à nos côtés, me laissant ainsi apercevoir quelques délicieuses perspectives. Je lui adresse un clin d’œil encourageant alors que mes mains caressent délicatement le corps d’une Dione dont les soupirs se font plus pressants. Peu farouche, la prostituée accède à mon souhait et fait mine de poser ses lèvres sur mon cou lorsque Dione la repousse sans ménagement. « C’était quoi, ça ? ». Je me décolle de la voyante pour la dévisager, clairement agacé. Le malaise est perceptible et la pute ne sait clairement pas où se mettre. Je ne lui accorde pas la moindre attention. « Tu regardes, mais tu ne touches pas. Je te rappelle que c’est uniquement par cette promesse que tu as pu m’amener ici ». Inspiration profonde, expiration lente. Ma colère gronde mais, cette dernière étant chez moi annonciatrice de violence, je me dois de la réprimer. Ce n’est ni le moment, ni l’endroit.

Je me dégage de Dione sans lui répondre avant de me pencher vers la prostituée. « Comment tu t’appelles ? ». « Lima, monsieur ». « Enchanté, Lima. Tu n’aurais pas dû assister à cette scène, je m'en excuse ». Je l’attire vers moi. Je prends possession de ses lèvres douces. J’hume son parfum délicat en embrassant l’orée de sa poitrine presque découverte. Mon regard reste cependant fixé sur la mine furieuse de Dione. Voilà ce qui arrive lorsque l’on essaie de m’enfermer de quelque façon que ce soit. Personne ne restreint ma liberté, absolument personne. « Ne vous avisez pas de me suivre ». Je quitte la pièce, laissant derrière moi une tension palpable et deux femmes qui ont sans doute beaucoup de choses à se dire.

Cette fille est totalement cinglée. Je n’ai jamais caché mon désintérêt pour les relations exclusives. Or, Dione se montre de plus en plus oppressante tant sa jalousie gagne en intensité à mesure que le temps passe. Cette nuit placée sous le signe du plaisir au Mangrove avait pourtant bien commencé. J’entre dans le salon diamétralement opposé, un peu au hasard. La vision est assez pittoresque : un faune saxophoniste joue du jazz alors que les pulsions les plus primaires sont assouvies autour de lui. Je commande un verre de rhum sans soft avant de reconnaître un autre habitué des lieux. Ajay. Bien accompagné, soit dit en passant. C’est donc chargé d’un deuxième verre que je le rejoins, non sans avoir volé un baiser à sa charmante accompagnatrice. Je m’installe en face de lui, l’air mutin.  « Toujours en train de pêcher, Shafiq, ne crains tu donc pas le ciel ? Angel, ravi de te trouver ici ». C'est ce que l'on appelle communément un agréable rebondissement.
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Age : Trente et un ans.
Sang : Basique de rang 3.
Statut : Libre de corps & d'esprit, légèrement amoureuse de sa personne.
Métier : Tatoueuse magique & co-propriétaire d'un bordel à Londres. Ses deux activités lui avaient été ravies par ces maudits piafs lors de la prise de la ville en avril 2047. Le Mangrove a cependant rouvert ses portes à Avalon en septembre.
Baguette : Bois d'ébène & venin d'Acromentula. 28,7cm, rigide & courbe.
Epouvantard : Son reflet lui présentant son visage défraichi, décrépi, vieilli, prêt à tomber en poussières.
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Troisième enfant de Baba Layibadé, originaire du bayou de Louisiane dont le patriarche & sa famille ont été bannis. Ω N'a que faire de cette histoire de hiérarchie du sang. Une lubie de « toubabs », d'occidentaux coincés. Ω Obsédée par la jeunesse, terrorisée à l'idée de perdre sa beauté, elle utilise la magie vaudou dans sa forme la plus vile pour des rituels sensés l'empêcher de vieillir physiquement. Ω Animagus ayant achevé son apprentissage, elle prend la forme d'une redoutable panthère noire. Ω Drama-queen des bas-fonds, elle n'aime rien de plus que sa personne - à part sa famille, peut-être. Ω Exilée à Avalon depuis la prise de Londres par l'Ordre du Phénix en avril 2047, elle a perdu ses deux gagne-pains dans la bataille & rêve de leur faire payer cet affront.
Re: D'or et de satin
ce message a été posté Lun 2 Juil - 2:29
« Où est Dolores ? » La voix de la maquerelle claque et résonne aux tympans de ses ouailles. Personne ne l'a vu ni entendu entrer dans l'une des anti-chambres du Mangrove, là où ses « employés » se préparent en prévision de leurs représentations aussi diverses que variées. Et aussitôt, l'atmosphère qui se voulait sereine pulse d'une tension nouvelle. Par sa simple présence, d'une seule question lourde d'accusations. « Couchée avec une terrible grippe, Madame Caly ... » ose enfin répliquer Johanne, douce moldue à la chevelure aussi flamboyante que son corset pourpre. Sa compagne de chambre. Les sourcils de la Layibadé se froncent. Mauvaise réponse. « Couchée ? Une ... grippe ? » Elle inspire. Expire. Maltraiter ses filles si tôt dans la soirée ne serait pas bon pour ses affaires. Kayin serait fâché. Elle n'a pas envie de fâcher son frère. Du moins, pas pour cette raison, pas maintenant. « OLAAAAAAAAAAAAAAAAF. » Un moustachu à la mine patibulaire, tout en ventre rebondi et courtes pattes apparaît aussitôt dans l'encadrement de la porte. « Donne une potion de soin à notre chère Dolores et sors-la moi du lit. Par tous les moyens. Mr Poukipik est là et il la demande. » Elle sent la peur exsuder par tous les pores de la peau peu couverte de Johanne. A cause de la sentence qui l'attend elle, mais pas seulement. Par tous les moyens Pauvre Dolores ... « OLAF. » interrompt-elle le videur aux yeux bovins avant qu'il ne file aussi vite que ses jambes courtaudes le lui permettent. « Peut-être pas par tous les moyens, finalement. Sois gentil. Un peu. » Le susnommé acquiesce et Johanne semble soulagé. Calypso lui adresse alors un sourire presque maternel. « Finis de te préparer, mon petit cœur. Ces messieurs ne le savent pas encore mais ils ne rêvent que de toi. » souffle-t-elle presque contre ses lèvres avant de lui asséner une claque sonore sur la fesse gauche. « Allez. » Son petit monde se remet en branle. Tourne rond. Elle y veille. Toujours.

Sur le chemin qui la conduit à la salle principale, la jeune femme réajuste la robe au décolleté plongeant - de face comme de dos - qui lui sert d'unique vêtement. Ses pieds nus tintent au rythme de sa chaîne de cheville ornée de breloques, lesquelles ressemblant à s'y méprendre à des ... Oui, de toute petites têtes réduites. Sont-elles vraies ? Très probablement, puisqu'il s'agit d'un cadeau de Baba Layibadé, père aussi adoré que détenteur de goûts sûrs en matière d'offrande. A peine a-t-elle pénétrée dans son antre de la débauche qu'elle est assaillie par la douceur capiteuse de la musique, des rires et autres bruits feutrés. Un nouveau sourire creuse ses joues brunes, ce dernier ne faisant que s'agrandir à la vue d'un duo pour le moins intéressant. Ajay Shafiq et Odin Sabordage. Parmi ses meilleurs clients et naturellement, les plus appréciés.

Telle la nymphe dont elle porte le nom, elle fend les lieux jusqu'à se glisser dans le dos du pirate, l'un de ses dreads venant chatouiller son oreille alors qu'elle est penchée sur lui. « Messieurs, quel plaisir de vous retrouver. » ronronne-t-elle à l'attention des deux hommes. De sa grâce féline, elle contourne le siège d'Odin et vient s'assoir à ses côtés. Angel a baissé le nez en signe de soumission et elle n'a pas besoin de le lui demander, pas plus que de la regarder, pour que la prostituée prenne congé sans se faire prier - quoi qu'elle se permet un mot envers Ajay, certainement une excuse polie. Inutile. Sa maquerelle la foudroie un instant du regard. Celui d'après, la flamme rieuse a supplanté sa colère naissante. « Je ne pensais pas vous voir en haut à cette heure. Kayin se ferait-il attendre au sous-sol ? Dois-je aller le secouer pour vous ? » interroge-t-elle ses deux interlocuteurs, ses traits ourlés d'une moue faussement mutine. Disons qu'elle imaginait ce binôme de joueurs profiter de bons gains auprès de son frère, puis remonter fêter leurs victoires - ou noyer leur défaite - dans les plaisirs de chair un peu plus tard. Cependant, le contraire n'est pas non plus pour lui déplaire.

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Dialogue : #803636
Re: D'or et de satin
ce message a été posté Mar 17 Juil - 13:39
Angel rit. Rejetant sa tête en arrière pour dévoiler la courbe d'une gorge offerte et infiniment tentatrice. Elle transpire le désir. Le moindre de ses gestes, le moindre de ses sourires, est comme une caresse. Une promesse à bien d'autres délices. Un mot suffirait pour s'en emparer. Un regard. Et Ajay sait qu'il n'aurait plus qu'à s'y noyer. C'est ce dont Angel cherche à le convaincre en tout cas. Elle l'apprécie. Comme n'importe quelle prostituée apprécie le client qui ne l'a encore jamais brutalisée et Ajay comprend cela. Le respecte. Il n'imagine pas une seule seconde qu'aucune fille ici ait un métier facile. Mais il n'est pas venu pour ça ce soir. Il l'a dit à Angel avant qu'elle ne vienne glisser ses bras autour de son cou. Elle l'a entendu. Et si elle décide malgré tout de jouer ce jeu là avec lui alors il ne va pas s'en plaindre ni cracher sur l'attention qu'elle lui porte. La nuit est encore jeune. Qui sait. Peut-être finira-t-il par se laisser séduire. Ou pas.

En attendant le tigre profite. S'amuse des rocambolesques histoires de bordel qu'Angel a toujours à raconter tandis qu'elle joue avec les pans de sa tunique et pianote du bout des doigts sur son torse à moitié nu. Autant dire qu'il passe déjà un agréable moment avant que ne surgisse une silhouette inattendue dans son champ de vision. Un peu surpris par ce grand dadais venant embrasser sa compagne du soir à pleine bouche, Ajay se fend rapidement d'un large sourire en reconnaissant l'importun.

« Odin Sabordage ! Vieux forban ! Es-tu donc si désespéré qu'il te faille voler un baiser à la catin de ton voisin pour espérer toucher une femme de la soirée ? »

L'apostrophe-t-il en riant de bon cœur. La fausse compassion feinte par Angel à l'égard de ce prétendu pirate en mal d'amour l'amusant de plus belle. Personne n'est dupe pourtant. Mais Odin n'a pas volé qu'il lui rentre un peu dans les plumes et s'enfonce de lui-même en faisant planer une quelconque menace divine au-dessus de leur tête. Ajay hausse alors un sourcil.

« Je ne te connaissais pas aussi superstitieux. Cela fait un moment que nos routes ne s'étaient pas croisées mais je ne pensais pas que cela suffirait à faire de toi un représentant de la brigade des mœurs. Te serais-tu converti à je ne sais quelle religion moldue au cours d'un tes voyages ? Trinquons mon ami. Cela te remettra peut-être les idées en place ! »

Mais les deux compères ont à peine le temps d'entrechoquer leurs verres. Alors qu'ils s'apprêtent à boire, Ajay aperçoit Calypso se glisser dans le dos de son ami, un sourire amusé venant faire tressaillir la commissure de ses lèvres avant qu'elle ne vienne lui chatouiller l'oreille à l'aide d'une de ses dreadlocks. Féline. Comme à son habitude. Sublime aussi. Surtout. Et Ajay n'a pas l'impression de perdre au change lorsque sa présence semble faire fuir la belle Angel. Il l'avait prévenu après tout.

« Ah. Voilà une vision qui pourrait me convaincre des bontés du ciel ! Pauvre Angel. Comment pourrait-elle rivaliser ? Fait-il mine de demander à son ami avant de lever son verre en direction de la tenancière des lieux. Calypso. Le plaisir est partagé. »

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Re: D'or et de satin
ce message a été posté Mer 25 Juil - 14:23
Un petit sourire éclaire mon visage lorsqu’Ajay me suspecte de conversion croyante. L’occasion est trop belle, le bon mot trop évident. « A vrai dire, je suis moins à propos de religion que de religieuses…  enfin, je ne t’apprends rien ». Pas besoin de clin d’œil ni d’allusions plus précises pour savoir que l’on parle bien de la même chose ; le libertin connaît aussi bien que moi les vertus du pêché sacerdotal. L’emploi de termes relatifs au sacré au beau milieu du Mangrove mérite bien quelques oxymores. Nos verres s’entrechoquent tandis qu’Angel continue de susurrer à l’oreille d’Ajay. La professionnelle est au top de sa forme, quoique je la soupçonne d’apprécier son client plus que de raison. Je suis bien placé pour savoir qu’au-delà du tempérament libertaire que nous partageons, mon aîné se caractérise par le profond respect qu’il accorde à toutes les femmes. D’ailleurs, une idée en entraînant une autre, mon esprit réalise soudain qu’il est capital que Dione et Ajay ne se croisent pas. Disons que la Pythie l’apprécie beaucoup, pour rester dans la suggestion. Or, la dernière chose dont j’ai besoin est qu’elle se sente en confiance pour me tenir la jambe toute la soirée. Je garde toujours en mémoire son cinéma de tout à l’heure et ma colère est loin d’être redescendue. Je passe donc les cinq minutes suivantes à guetter l’entrée du salon, prêt à détaler au premier cécryphale aperçu.

C’est pourtant à mon insu qu’une jeune femme aux longues tresses africaines et à la démarche animale, sensuelle, se glisse à mes côtés avant de nous saluer. « Calypso. Voilà une soirée qui monte définitivement en puissance ». Je la détaille quelques secondes du regard, presque aspiré par le magnétisme venu d’ailleurs qui émane de la Layibadé. « Joli choix de robe… ». Angel s’éloigne d’ailleurs précipitamment, sans doute frileuse d’exercer sous le contrôle direct de sa patronne. A moins qu’elle ait tout simplement compris qu’il était imprudent d’essayer de lui disputer l’affiche. Quoi qu’il en soit, Ajay se voit désormais délesté de sa Galatée. « C’est malin, tu as fait fuir la favorite de monsieur. Est-ce une façon de traiter la petite clientèle ? ». Je constate sans surprise que l’arrivée de Calypso n’est pas passée inaperçue. Un bon nombre de curieux nous guette à intervalles réguliers, cherchant sans doute matière à scandale ou, à minima, à cancan. Même dans un lieu aussi singulier que le Mangrove, certains Terrestres restent fidèles à eux-mêmes.

Le salon se remplit d’ailleurs à vue d’œil, comme si chacun s’était fait passer le mot. Combien de temps avant que mes deux charmantes compagnes de tout à l’heure ne franchissent également le pas ? Je profite de la remarque de Calypso pour tenter une retraite stratégique. « Superbe inspiration, cela fait quelques temps que je ne vous ai pas dépouillé. Ajay, qu’en dis-tu ? N’est-ce pas le moment de se refaire une santé ? ». Aucune chance de croiser Dione au sous-sol, la belle Hellène étant tout à fait réfractaire aux jeux de hasard. Je me tourne vers Calypso. « Te joindrais-tu à nous ? ». Peu désireux de me passer de la compagnie de la belle métisse, je ressens toutefois l’envie irrépressible d’engager de l’argent. Mes mauvaises habitudes frappent à la porte. N’ayant jamais particulièrement brillé en ce qui s’agit de les tempérer, ce n’est qu’une question de temps avant que je n’y cède dans les grandes largeurs. Si la revente au détail d’une cargaison de poudre de lutin saisie par l’équipage au détour d’un abordage m’a certes permis de dégager un joli magot, je n’avais pas prévu de le claquer aussi rapidement. D’un autre côté, cela fait quelques semaines que je me tiens remarquablement. Quel mal y’a-t-il à se faire du bien ?
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Re: D'or et de satin
ce message a été posté Mar 16 Oct - 17:18
Dire que l'accueil lui fait plaisir serait un doux euphémisme. Il l'enchante, plutôt. La Layibadé, autant qu'être complimentée - et les deux hommes n'ont rien à s'envier à ce petit jeu, que ce soit par les mots ou via des regards appréciateurs - adore être le centre de l'attention. Tâche peu ardue au Mangrove dans la mesure où les employées ont été dressées pour s'effacer en son absence, ainsi qu'en témoigne le départ précipité d'Angel, celui-là même que le Sabordage commente avec malice. « Je ne qualifierais pas Ajay de petite clientèle. Bien au contraire. » répond-elle sur le même ton tandis qu'elle se laisse choir gracieusement aux côtés d'Odin, lançant un regard lourd de sous-entendus au Shafiq. L'endroit se prête absolument à dépasser les limites. Déjà qu'elle en possède peu, la défier de la sorte est presque aberrant. Le sujet dérivant de son fait vers les autres activités toutes aussi appréciées du Mangrove. A la proposition du pirate, ses lèvres esquissent une moue boudeuse. « Kayin n'aime pas trop me voir en bas ... » explique-t-elle son changement d'humeur tout en entortillant l'une de ses dreads autour de son index indolent. Elle distrait les joueurs paraît-il. Et lui aussi, bien que les raisons soient toutes autres. Son frère ne peut s'empêcher d'avoir un oeil sur elle dès qu'ils se retrouvent à proximité, réflexe aussi bienheureux en temps normal qu'il peut lui être préjudiciable lorsqu'il travaille. « ... Mais je suis certaine qu'il s'en remettra. » énonce-t-elle finalement d'un ton enjoué. C'est plus fort qu'elle. La perspective de déstabiliser Kayin lui est trop agréable pour son propre bien. Elle aime voir ses mâchoires se contracter d'exaspération alors que ses prunelles sont incapables de se départir de leur tendresse. Sans compter la scène qu'il ne manquera pas de lui faire, une fois les portes closes. Vilaine fille. «Ajay, qu'en penses... » « ODIN CA SUFFIT. JE VEUX RENTRER. » Surprise d'être aussi grossièrement interrompue par une voix inconnue, la jeune femme relève la tête vers l'intruse. Pas l'une de ses filles - le contraire l'aurait mise dans une rage noire, de toute façon. Les regards convergent désormais vers la pythie au visage rougi par la colère, les yeux plissés par le dégoût certain que lui inspire cet endroit. Elle ose une œillade mauvaise vers Calypso, laquelle lui renvoie son plus beau sourire pernicieux. Le Sabordage est déjà debout, lui aussi furieux. Une dispute éclate à voix plus ou moins basses. En tout cas, suffisamment forte pour perturber l'ambiance lubrique de l'endroit. La Layibadé avise les vigiles discrètement postés près du bar. Ce simple échange de regard suffit à les faire intervenir, les deux hommes venant encadrer le petit couple en crise. « 'Vaut mieux que vous régliez ça dehors, m'ssieur-dame. » Odin semble chercher l'aide de la maquerelle. Qu'elle lui refuse d'un haussement d'épaules. « Tu connais les règles, très cher. » Pas d'échauffourées physiques, ni verbales. Jamais. Sous aucun prétexte, légitime ou non. Seule la violence commandée est tolérée. De fait, après de rapides salutations, le pirate et sa furie sont bien obligés de se laisser escorter. La scène dissipée, l'attention de chacun s'en retourne à ses propres affaires et celle de la sorcière, sur le sang-pur en face d'elle. « Je disais donc : qu'en penses-tu ? Je serais curieuse de connaître tes talents aux jeux d'argent. Si tu es aussi habile qu'en négociations. » reprend-elle, aussi peu perturbée par la scène précédente qu'on puisse l'être. Intéressée, plutôt. Toujours extrêmement intéressée par la nouveauté.

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Re: D'or et de satin
ce message a été posté Mer 7 Nov - 15:26
Le sourire au bord des lèvres, Ajay se recule dans le renfoncement de son siège pour mieux observer le badinage de ses deux compères. Il ne sait pas quelle distraction il était venu trouver en passant les portes du Mangrove ce soir. Une intuition avait guidé ses pas et fidèle à sa nature aventureuse il n'avait pas cherché à aller à son encontre. L'établissement des Layibadé ne l'a jamais déçu dans sa capacité à surprendre il faut dire. Mais la présence de Calypso et Odin à sa table finit de le persuader qu'il a été bien inspiré. Après les dissensions qui avaient agité le pays ces derniers mois, chacun d'entre eux avait besoin de se changer les idées. De prendre du bon temps. Et Ajay n'imagine pas de meilleure façon d'honorer ce contrat.

Il lève alors son verre à la proposition du pirate. Cela fait déjà quelques temps qu'il n'a plus exercé son jeu de cartes. La perspective ne lui déplaît pas et la participation de Calypso confirmée le tigre s'apprête à quitter le confort de son fauteuil. Quand un rugissement le stoppe net dans son élan. Dione. Mais le visage si plaisant qu'a connu Ajay lors de ses escapades vénitiennes est méconnaissable. Telle une gorgone au regard de braise, la belle hellène fend furieusement la foule des convives pour venir jeter une chape de plomb autour de la tablée. La dispute qui éclate alors avec son amant attirant dans le même temps l'attention des curieux ainsi que de la sécurité. Qui ne tarde pas à intervenir et à éconduire le couple tapageur.

« Et moi qui pensais ma tigresse redoutable ! Pauvre Odin. La soirée ne s'annonce pas aussi agréable pour lui que prévu. »

« Je disais donc : qu'en penses-tu ? Je serais curieuse de connaître tes talents aux jeux d'argent. Si tu es aussi habile qu'en négociations. »

Un sourire badin retrouve rapidement le chemin des lèvres du tigre. Que l'indifférence crasse de la maquerelle face aux déboires de leur ami amuse follement.

« Ma chère. Ne dit-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres ? Si l'absence de notre ami signifie que j'obtiens l'exclusivité de ta compagnie je ne vais pas m'en plaindre. Et j'accepte volontiers de satisfaire ta curiosité. »

Se disant, il finit de se mettre debout et offre alors son bras à la jeune femme. Accompagné par l'un de ces sourires enjôleurs dont il a le secret et qui a fait sa réputation auprès de la gente féminine. Calypso est loin d'être une fleur délicate qui se pâmera pour si peu cependant. Ajay en a parfaitement conscience et ne lui en tient pas rigueur. Au contraire. La sensualité sauvage qui émane de la Layibadé est ce qu'il apprécie le plus chez elle. Avec son insolence d'enfant gâtée. Mais qu'il soit damné s'il passe à côté de l'opportunité de parader à son bras !

C'est ensembles qu'ils font ainsi irruption dans les sous-sols du Mangrove. L'ambiance y est différente qu'à l'étage. Les lumières y sont moins crues. Les couleurs moins agressives et affriolantes. Mais elle n'est pas dénuée de charmes pour autant. La musique qui plane ici est celle du tintinnabulement des jetons mêlé aux annonces des croupiers. Des grondements tantôt déçus ou victorieux des joueurs qui s'affairent autour des table de jeux et des conversations échangées à voix basse au comptoir du bar. Le tout saupoudré d'une agitation fébrile propre au lieux où se jouent de grosses sommes d'argent.

« Nous y sommes. L'antre de ton frère ! Que serons nous alors en ce territoire hostile ? Des adversaires ou des alliés ? Mais en parlant du loup je crois que j'en aperçois justement la queue. »

Prévient-il avant que la maquerelle n'ait eu le temps de lui répondre. Et effectivement. En digne souverain de son royaume Kayin Layibadé a déjà repéré l'intrusion des nouveaux arrivants et marche dans leur direction. Un sourire sur son visage malgré la lueur sombre – agacée ? – qui couve dans son regard.

« Ajay ! Quelle bonne surprise ! Je croyais que tu avais oublié le chemin jusqu'à nous ! Le salue l'homme d'une franche poignée de main à laquelle le tigre répond sans hésiter. Content de voir que ce n'est pas le cas. »

« Et tirer un trait sur les délices que vous offrez ici ? Comment le pourrais-je ?! »

« Je vois que tu sais toujours aussi bien t'entourer en tout cas. Constate-t-il en glissant un regard du côté de sa sœur. Mais prend garde à celle-ci l'ami ! Je ne suis pas sûr que tu n'y laisses pas des plumes ! »

« J'aime vivre dangereusement. Tu le sais bien. »

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My heart knows no shame
So many times it happens too fast. You trade your passion for glory. Don't lose your grip on the dreams of the past. You must fight to keep them alive. And fight you will.

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Re: D'or et de satin
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