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Des scénarios en folie
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❝ Londonian dizi ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres
La Belle et la Bête
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Crédits : Kim d'amur

Double compte : Stanley SS Summers, Dagobert Sabordage, Henry Avery

Age : 37 ans
Sang : basique de rang 2
Statut : Veuve. Mais nage dans le Moldu.
Métier : Botaniste / pépiniériste
Baguette : Tremble et écaille de dragon, un peu rigide, 29,4 cm
Epouvantard : Une attaque de mandragores
Dialogue : darkturquoise

Londonian dizi
ce message a été posté Mar 10 Avr - 22:24
« On mélange tout et on voit ce que ca donne... »
10 avril 2047


Elle avait beau faire, elle était fatiguée. Malgré le temps, malgré les potions de sommeil, malgré Adem, elle dormait toujours mal - quand elle dormait. Elle en devenait irritable, perdait patience plus facilement... Et elle n'en voyait pas le bout. A qui aurait-elle pu confier son mal ? Les membres de l'Ordre - ou de l'Inquisition - avaient leurs propres démons, et il n'était pas question de consulter un quelconque spécialiste. Pas tant que l'Ordre ne tiendrait pas le gouvernement. Il ne lui semblait donc que qu'une seule solution : réussir. Et elle avait bien l'intention de donner de sa personne.

Pour l'occasion, Jane l'envoyait discuter avec la mafia iranienne de Londres. Rien que ca ! Adara ne pensait pas avoir le moindre talent de diplomate - sans compter qu'il ne s'agissait pas d'un gentil ambassadeur qu'il fallait baratiner ! Cependant, si Jane l'envoyait faire ce boulot, ce n'était sans doute pas pour rien... Elle lui faisait confiance, fallait croire...
L'autre question était de savoir comment contacter cette fameuse mafia. Le commerce des plantes ne donnait pas exactement le genre de réseau susceptible de négocier avec la pègre, encore moins celle de Londres. Mais elle imaginait que c'était là que son partenaire intervenait. Odin Sabordage... Sans doute un membre de la famille de son amie Arsenia... Un pirate, même civilisé, avait très probablement des contacts où il fallait comme il fallait.

Ils s'étaient donné rendez vous dans un lieu discret, un bar de la périphérie de Londres, le genre d'endroit très fréquenté, où les gens entraient et sortaient, parlaient fort sans prêter attention à ceux qui les entouraient. Un bon endroit pour comploter sans se faire remarquer.
" T'es sur de ton coup ? Comment on va trouver ton contact ? "

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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Mar 19 Juin - 23:27
Stratégie, calcul, manipulation. Des concepts avec lesquels je ne suis pas très à l’aise. C’est un secret de polichinelle : je ne suis pas un cérébral. Lorsque la situation le permet, je préfère largement recourir à la violence pour obtenir ce que je veux. Malheureusement, l’opération qui doit être menée ce soir fait appel à un tout autre registre de compétences. Traiter avec Al-Farsi ne sera pas facile, si tant est que l’on parvienne jusqu’à lui en un seul morceau. A mes côtés, Adara. « C’est lui qui nous trouve ». Bien que nous ne nous connaissions pas très bien, il est impératif que notre binôme soit fonctionnel. Pour que cela soit possible, l’honnêteté est de mise. « Quant à être sûr de mon coup… disons que j’ai barre sur lui. Sans entrer dans les détails, je possède certaines informations à même de le mettre extrêmement en danger. C’est un connard mais il n’est pas bête, je pense donc qu’on peut compter sur lui ce soir ». En quelques mots : conflit d’intérêt, contrebande, organisation concurrente. Largement de quoi finir ses jours au fond de la Tamise, les pieds dans le béton.

Le voilà qui arrive, justement. Méconnaissable car sous polynectar. Nikola Golovin n’est pas le genre d’individu à laisser quoi que ce soit au hasard. Je le reconnais au brassard rouge qu’il porte sur le bras, signe distinctif convenu en amont. « C’est lui. Par contre, c’est pas sa vraie tête ». Barbe fournie et crâne rasé, loin de son habituelle tignasse blonde. Comme prévu, il ne sourit pas et a même l’air carrément hostile. « Inutile de préciser à quel point j’apprécie le chantage, Sabordage ». Je hausse les épaules, peu enclin à mettre de l’huile sur le feu. Je lui montre Adara d’un signe de tête. « Ma coéquipière… Scarlett ». Le pseudonyme est évident mais, coutumier du fait, il ne tique pas.

Nous nous éloignons un peu du bar. Après s’être assuré de l’absence d’oreilles indiscrètes, il attaque enfin. « Que les choses soient claires : aucun geste brusque, mais en évidence et vous faites ce qu’on vous dit ». Aie. Le pluriel ne m’a pas échappé. Je regarde autour de moi. « C’est bon, dis à tes copains de sortir, on n’a pas l’intention de faire de vagues ». « Cela vaut mieux pour tout le monde, en effet. A ce propos, donnez-moi vos baguettes. On ne bougera pas d’ici avant ». « Que de méfiance, je suis vexé. Qu’est ce qui nous garantit que vous n’allez pas en profiter pour nous descendre plutôt que nous escorter ? ».  Protestation inutile, il était clair qu’on ne passerait pas outre ce désarmement. Golovin sourit. « Rien ». Je jette un regard inquiet à Adara avant de m’exécuter. « S’il m’arrive quoi que ce soit… ». Il me coupe. « Toi aussi ma belle. Tout de suite ». Pour une fois, je n’ai même pas Douloureuse sur moi. Trop difficile à dissimuler lors d’une fouille. A l’exception d’un dernier couteau dans ma chaussure, je suis totalement vulnérable. La soirée risque d’être longue.
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Jeu 21 Juin - 23:25
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Evidemment, c'est lui qui les trouvaient... Ca paraissait logique, en fait : s'il connait Odin, et qu'ils ont rendez vous... Il viendrait à eux comme un chat à sa gamelle... Il suffisait d'attendre....
" Je crois que je ne veux pas savoir de quel genre d'information il s'agit... " Elle en savait suffisamment sur les pirates pour savoir que tout n'était pas toujours très net...

L'homme arriva enfin, et visiblement mécontent d'avoir été invité par Odin. Adara pouvait comprendre, mais ils avaient un but précis, et les états d’âme d'un malfrat - présumé - n'était pas une raison suffisante pour renoncer, ou même juste reculer. Outre la conviction à peu près acquise que les Moldus n'étaient pas juste du bétail, Adara avait aussi compris où était désormais son intérêt, et celui de sa fille : elle avait tué la Kark, le Kark l'avait marquée de telle sorte que tous les Mangemorts de la Terre l'identifieraient sans hésiter et elle ne voulait pas se cacher indéfiniment pour vivre son histoire avec Adem. Autant de raisons qui transformaient son engagement en raison de vivre.
Bon cela dit, elle n'allait pas non plus faire la maligne : le contact d'Odin - un certain Golovin - n'en était pas à sa première danse et n'aurait sans doute pas de scrupule à les éliminer - ou à les livrer - s'il y gagnait.
Dans un élan de discrétion total, Adara coula un regard aigu à Odin en entendant le pseudonyme choisi. Heureusement que la Fuller était connue comme le loup blanc : il n'aurait plus manqué qu'on la prenne pour une prime ambulante...

Les amabilités passées, Golovin les entraînèrent dehors et réclama leurs baguettes. Et signifia clairement qu'il n'était pas venu seul. Adara se redressa en guettant elle aussi les alentours, mais ne remarqua rien. Par contre, elle fusilla Odin du regard : s'il LUI arrive quelque chose ?! Mais elle par contre, ils pouvaient la tuer ?! SYMPA ! Du coup, elle braqua un air tout aussi peu aimable sur Golovin. Lèvres serrées, elle sortit sa baguette et la tendit à Golovin.
" Et vous n'allez pas me dire non plus quand vous allez me la rendre ? " Oui, elle aussi pouvait la jouer solo. Na.
" Ca, ma belle, tu verras bien. Allez, on se bouge. Et vous inquiétez pas pour votre sécurité, on vous a à l'oeil... "
Pour une raison étrange, Adara ne se sentait pas des plus rassurées. Mais avaient-ils le choix ?

Golovin les fit marcher un petit moment, enfilant les ruelles en tout sens, dans le but évident de les perdre - sans doute s'il leur prenait l'envie saugrenue de revenir un jour s'en prendre au chef mafieux. En tout cas, pour ce qui concernait Adara, l'objectif était atteint : elle était incapable de retrouver le bar ou la sortie du quartier et de rentrer à Avalon...
Finalement, Golovin s'arrêta à une porte d'apparence anodine, gardée par un sorcier dont les origines iraniennes ne faisaient pas de doute : il portait une robe de sorcier traditionnelle d'Orient, moustache et barbe d'origine. Golovin et lui échangèrent quelques mots dans un baragouin incompréhensible pour Adara.
Finalement, le garde accepta ce que demandait Golovin, semblait-il : leur guide se recula, et l'Iranien sortit sa baguette, la posa sur le bois de la porte et dessina un caractère étranger - du perse, au hasard. Le caractère s'illumina et s'étendit à toute la porte. L'espace libre après son passage révéla les moulures évidemment iraniennes de la "vraie" porte.
Le sortilège ayant produit son effet, Golovin se tourna vers nos deux Phénix.
" Y'a intérêt à ce qu'on soit quitte après ca. " La négociation avait du être coûteuse pour leur guide... " Allez, on entre... "

La porte passée, Adara se crut transportée ailleurs. Comme si la porte avait été un Portoloin ou une cheminée.
Ils débouchèrent dans un hall lumineux, couvert de céramique bleue, de colonnades, de dorures, de plantes vertes, ouvrant sur ce qui ressemblait à un jardin intérieur où trônait une fontaine. Qui a dit que les mafieux vivaient comme des parias ? En tout cas, Adara ne s'était pas attendue à trouver un endroit aussi raffiné.
" Et maintenant ? "
" Nous allons discuter. " Adara se tourna vivement sur celui qui venait d'arriver et qui s'inclinait devant eux. " Je suis Nawid Zandi. Permettez moi de vous souhaitez la bienvenue. A qui ai-je l'honneur et qu'y a-t-il pour votre service ? " Droles de manières, pour des mafieux. Adara jeta un coup d'oeil à Odin. Ok, c'était vraiment une autre culture...
" Je me nomme A... Scarlett. Mon camarade et moi-même souhaitons rencontrer Salman Al Farsi. "
" Je crains que cela ne soit pas possible. "
" Mais... Pourquoi ? "
" Mon maitre est très occupé. Je ne puis le déranger sans une bonne raison. Mais vous pouvez m'exposer votre demande. Je verrai alors si elle est digne d'être présentée à Salman Al Farsi. "

Adara coula un regard à Odin, une nouvelle fois. Ils n'avaient pas vraiment prévu de négocier avec les sous-fifres, et Adara n'était pas pro dans l'art de menacer. Alors ils faisaient quoi maintenant ?


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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Lun 16 Juil - 19:28
Le circuit alambiqué que nous empruntons dans le dédale londonien a clairement pour but de nous désorienter. Précaution inutile en ce qui me concerne : ne me rendant à Londres qu’en cas de nécessité absolue, je ne suis pas assez familier de la capitale déchue pour constituer une menace à ce niveau. Cela étant, bien que je n’apprécie guère cette perte de temps, je m’exécute sans broncher. La mission qui nous incombe est suffisamment périlleuse. Pas besoin de la corser davantage pour une question de susceptibilité personnelle. De toute façon, nous ne sommes pas en position de déclencher le moindre esclandre. Désarmés, déphasés et en totale infériorité numérique, nous ne ferions probablement pas le poids. Un évident corollaire s’impose : indépendamment de la suite des événements, le succès de notre entreprise –ainsi que notre survie– repose sans doute sur notre capacité à inscrire les échanges dans un cadre pacifique. Tout un programme. Sélectionner un Sabordage, qui plus est le plus nerveux d’entre eux, pour une mission nécessitant de la tempérance s’apparente à une erreur de casting. Très mauvaise gestion du personnel de la part de la Callaghan, vraiment. Dommage qu’Arsenia appartienne au camp d’en face, tant elle aurait de choses à apprendre à la patronne de l’Ordre.

Nous finissions par être introduits dans une bâtisse dont la devanture modeste –pour ne pas dire délabrée– tranche nettement avec le faste de l’intérieur. Dorures, métaux précieux, colonnades, lustres et tutti quanti. Je me retourne discrètement vers Golovin. « Qu’est-ce que ça fait d’être le moins bien habillé de la bande ? C’est réservé aux Iraniens, les belles sapes ? ».  « La ferme, Sabordage ». A la réflexion, le costume traditionnel sophistiqué porté par le garde aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : si ces mecs-là ne sont pas des enfants de cœurs, ils n’en demeurent pas moins pleins aux as. Ce n’est certainement pas avec de l’argent que nous allons leur faire courber l’échine. De toute façon, pour connaître un tant soit peu les peuples du Moyen-Orient, leur fierté est telle qu’engager un rapport de soumission même intéressée avec autrui n’est en aucun cas envisageable. L’idée serait d’aboutir sur une forme de consensus win-win autour d’un pacte de non-agression ou, mieux, d’une alliance.

Mes élucubrations prennent fin lorsqu’un homme de haute stature nous interpelle. Je lève la tête pour constater que nous avons désormais affaire à un individu d’un tout autre calibre. Haute stature, port de tête presque militaire, présentation impeccable. Pas de doute possible, ce type fait partie de la ligne hiérarchique mafieuse, et pas en bas de la pyramide. Nawid Zandi. Je reste silencieux lorsqu’Adara lui explique qu’en débit de ses bonnes manières, nous savons qu’il est préférable de s’adresser au bon dieu plutôt qu’à ses saints. Sans surprise, il nous oppose une fin de non-recevoir courtoise mais néanmoins ferme. Les choses sérieuses commencent.

Je balaye rapidement le hall du regard. Zandi s’est pointé avec quatre hommes de mains, gardes du corps, sous-fifres, appelez ça comme vous le souhaitez. Sans surprise, à partir de maintenant, chacun de nos mots devra être soigneusement choisi. « Sauf votre respect, monsieur Zandi, je me permets d’insister. Si Salman Al-Farsi est présent, il est nécessaire que nous le rencontrions. Le contenu du message que nous portons n’est destiné qu’à lui. De la même façon que vous obéissez à votre maître, nous avons également des instructions. Au demeurant, nous pouvons vous assurer qu’il s’agit d’une importante communication. Vous n’aurez pas à regretter de nous introduire à votre maître ». Merci Freyja pour les notions de baratin. Ceci étant, cela fait bien longtemps que je ne me suis pas autant écœuré. L’exercice est contre nature, je déteste m’encombrer de ronds de jambes et de manières superflues. Plus que jamais, je ressemble à un putain de terrestre. Cette mission ne doit surtout pas s’éterniser.

La réponse ne fuse pas immédiatement, Zandi se contenant de nous fixer alternativement, Adara et moi. « Nous sommes désarmés et ne représentons aucune men… ». Il ne me laisse pas terminer. « Je regrette mais je ne peux pas accéder à votre requête. Je vous prie de m’excuser mais on m’attend ailleurs. Ces messieurs vous raccompagneront à la sortie ». Ce fils de pute tourne déjà les talons. Je serre les poings pour me contenir avant de me rendre compte que ce geste pourrait être très mal interprété. Mon regard passe d’Adara à Golovin alors que les gardes du corps de Zandi s’apprêtent à nous foutre dehors. J’attrape Niko par la nuque pour rapprocher sa tête de la mienne. « Je te balance à la seconde où mon pied touche les pavés de la rue ». Je le relâche aussitôt avant de mettre un bon mètre entre lui et moi. J’ai beau avoir parlé suffisamment bas pour n’être entendu que de lui, je ne tiens pas à ce que mon geste soit assimilé à une intention belliqueuse. J’adresse un dernier regard équivoque à mon décevant contact. Je ne suis pas une pute, il est évident que je ne le balancerai pas, d’autant que cela lui coûterait probablement la vie.

Mon coup de pression semble néanmoins fonctionner puisqu’il se précipite désormais à poursuite de Nawid. Il le rattrape en quelques foulées et, d’une main sur l’épaule, il lui enjoint de se retourner. Les gardes se désintéressent immédiatement d’Adara et moi pour rejoindre leur maître. « Monsieur, écoutez-moi. Je n’ai beau être qu’un exécutant, cela fait longtemps que je travaille pour les Iraniens. Votre père connaissait le mien, je ne vous ai jamais déçu. J’ai fait mes preuves. Je connais le garçon, on peut lui faire confiance. Ces deux-là ne sont pas des amateurs et je pense que nous devrions leur laisser la possibilité de rencontrer le Maître ». Alertés par la hardiesse de Nikola, deux des quatre hommes de mains le ceinturent déjà. Visiblement, le contact physique est très mal passé. Si l’ambiance n’a évidemment jamais été détendue, je sens dans l’air les vibrations d’une tension nouvelle. Je comprends soudain que la présente situation répond à des codes que nous ne maîtrisons pas.

Zandi reste néanmoins très calme. Aucun signe extérieur d’agacement. Il s’agit peut-être d’un masque, mais son sang-froid reste un indicateur plutôt positif. Il se décale de quelques pas vers la droite de sorte à nous placer dans son champ de vision. « C’est entendu. Devant un tel plaidoyer, il est difficile de ne pas vous accorder à minima le bénéfice du doute. Vous pouvez donc me suivre… une dernière chose néanmoins… ». Je sens mes muscles se détendre. Un échec aussi prématuré m’aurait mis en rogne au vu de l’énergie mis en œuvre pour arriver à nos fins. C’est une première étape de franchie. J’adresse un sourire à Adara. Pas longtemps. « سولیمن، از شر او خلاص شوید ». Les notions d’arabe dont je dispose par le biais de mes pérégrinations me permettent de comprendre l’ordre donné par Nawid Zandi.

Quelques secondes d’avance qui me laissent à peine le temps d’écarquiller les yeux lorsque l’un des gorilles de Zandi sort son cimeterre de son fourreau.

Le geste est trop vif pour que qui que ce soit n’aie le temps de réagir. Nikola Golovin, slave d’origine et britannique de nationalité n’a sans doute même pas senti le vent du boulet. Déjà, la lame perse dessine une arabesque pourpre sur le cou de mon contact. Le flot de liquide carmin n’épargne aucun des sbires, mais Zandi a eu le réflexe de reculer de plusieurs pas. Le malheureux s’écroule au sol dans un fracas sonore alors qu’une mare macabre s’étend peu à peu autour de lui.
La mort ne me décontenance plus depuis bien longtemps, mais la gratuité soudaine de celle-ci me rend mutique. Indifférent à la scène qui vient d’avoir lieu sous ses yeux, Zandi reprend comme si de rien était. « Il est formellement interdit à ceux qui travaillent pour nous d’introduire des tiers dans ce bâtiment s’ils n’ont pas d’ordre allant dans ce sens. De nous toucher également. Maintenant, veuillez me suivre, je vous prie ».
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Jeu 19 Juil - 0:02
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Entendant le langage fleuri d'Odin, elle lui avait jeté un coup d'oeil surpris. C'était bien la dernière chose qu'elle avait imaginée. Ainsi, il était capable de se comporter en mec civilisé ? Comme quoi, tout arrive... Cela dit, ca n'avait pas servi à grand chose, ils étaient toujours à la porte. Même pire, car finalement, plutôt que de discuter avec eux, Zandi fait demi-tour.
Commençant à s'affoler, Adara ouvrit la bouche dans l'espoir de le fléchir, mais Odin réagit plus vite - sans doute plus habitué à traiter avec la pègre. Dans un mouvement rapide, il glissa quelques mots à leur contact. Adara n'en avait rien entendu, mais visiblement, ca avait eu pour effet que Golovin se mit en branle pour séduire Zandi.
La botaniste n'était pas familière avec les us et coutumes des mafias, mais lorsqu'elle vit Golovin enlacer Zandi et la réaction immédiate des gardes, elle-même se raidit. Si ca ne sentait pas le soufre, on en n'était pas loin. Elle se rapprocha instinctivement du Sabordage : il avait sans doute plus de ressources qu'elle si les choses tournaient en leur défaveur. La situation leur échappait clairement - si elle avait jamais été en leur maîtrise.

Pourtant, loin de protester, Zandi se rendit aux arguments de Golovin. Adara échangea un regard soulagé avec Odin : ils n'avaient pas échoué avant même de commencer, c'était déjà un bon début. Mais le sourire du Sabordage se figea en entendant Zandi prononcer quelques mots dans ce qu'Adara supposa être de l'iranien. La botaniste fronça les sourcils et tourna vivement la tete en entendant le cimeterre sortir du fourreau. Juste à temps pour voir la lame trancher la gorge de Golovin, et recevoir quelques gouttes de sang sur la joue. Le temps d'un clignement de paupières.
Adara, le souffle un peu court, porta la main à son visage et la retira effectivement tachée de sang. Elle avait bien sentit. Elle baissa les yeux : son haut était légèrement taché aussi. Elle sentit son coeur s'accélérer. Dans pas longtemps, elle va paniquer...
Mais ni Odin, ni Zandi, ni d'ailleurs personne ne semblait perturbé par ce qui venait d'arriver. Il fallait qu'elle se reprenne, et vite : Zandi les invitait à le suivre, ce n'était pas le moment de défaillir. Au prix d'un effort de volonté intense, elle leur emboîta le pas, en se demandant pourquoi il avait changé d'avis, et comment ils allaient s'en sortir. Trois gardes les encadraient. Aucune chance d'en réchapper si finalement il les conduisait à l’échafaud. D'un autre côté, s'il avait voulu les tuer, il aurait aussi bien pu se servir d'eux comme plat de resistance et dessert, après le hors-d'oeuvre de Golovin...

Nawid Zandi les escorta à travers la somptueuse installation de l'organisation. Ou en tout cas, la résidence de fonction, le QG, appelez ca comme vous voulez, de Salman Al Farsi. Ils auraient aussi bien pu être en Iran, tant le batiment, extérieurement tout ce qu'il y avait de plus britannique, donnait l'impression d'être un palais oriental.
Arrivés devant une porte dorée - du vrai ? -, Nawid s'arrêta.
" Mon maitre se trouve là. Vous introduire à lui sans plus d'éléments que votre bonne foi est extrêmement inhabituel. Je prends cette liberté parce que votre... ami... s'est montré extrêmement téméraire pour vous obtenir cette faveur. Cette témérité parle pour vous, en partie. "
" Nous vous remercions de cette confiance... "
" Ne me remerciez pas encore. Vous êtes aussi très téméraires en vous présentant ici avec votre seul prénom et Nikola Golovin pour porter votre message. Vous avez vu le prix de la témérité, sous ce toit. Aussi, avant de passer cette porte, je vous suggère de soigneusement réfléchir : votre message peut encore m'être confié, et vous pourriez être libres de repartir. Si vous passez cette porte, il n'y aura pas de retour. " Adara déglutit et coula un nouveau regard inquiet à Odin. Ils pourraient se contenter de l'homme de main et rentrer. Mais il leur fallait une réponse. Ils ne pouvaient pas rentrer sans un accord. Jane les avaient mandatés pour cela. Avec une pensée pour Eclipse et Adem - qu'elle ne reverrait peut être jamais si l'entrevue se passait mal - Adara acquiesca.
" Nous vous remercions une nouvelle fois, pour votre sollicitude. Mais ceux qui nous envoient ont besoin que nous revenions avec des réponses. Je crains que seul Salman Al Farsi ne soit en mesure de nous répondre rapidement. Mais je ne doute pas que vous le conseillerez sagement. " Zandi se fendit d'un sourire amusé.
" Alors que mes sages conseils ne compromettent pas votre mission. Quels sont vos noms ? " Odin et Adara lui répondirent, et il ouvrit la porte.

La pièce était relativement vaste. C'était un beau salon oriental, où de nombreux coussins invitaient au repos, où les plantes flattaient l'oeil aux endroits les plus appropriés. Tout inspirait le calme et le repos.Un homme élégant au maintien altier tronait sur un fauteuil d'or, entouré de deux femmes. L'une, semblant d'une douceur sans égale, avait les mains sur les épaules, l'autre, nettement plus farouche, lui tendait des documents qu'il signait ou lisait.
" Odin Sabordage et Adara Dragenvann, mon maitre. Ce sont des émissaires venus vous porter un message. "" Des émissaires dis-tu ? " Al Farsi leur lança un regard aigu. " Voici des émissaires sans cadeau, venus uniquement pour parlementer ? Et qui portent le sang dans ma demeure ? " Ajouta-t-il en avisant les traces de sang sur le vêtement d'Adara.
" Ceci est de mon fait uniquement. Il s'agissait de punir correctement celui qui devait être puni. "
" Oh... " Al Farsi se renfonca dans son siège et joignit les mains. " Mon second a-t-il été correct dans son accueil ? "
" Très correct. " Répondit Adara. Et comme le silence durait un peu trop, elle crut utile d'ajouter : " Si on mesure le maitre à ceux qui le servent, alors vous devez avoir de nombreuses qualités. " Al Farsi eut un sourire amusé.
" Je n'ai pas saisi le nom de la personne que vous représentiez. "
" Parce que nous ne l'avons pas encore mentionné. Ceux qui nous envoient tiennent autant à ce que vous entendiez leur message qu'à la discrétion de cette entreprise. "
" Je vois... " Il claqua des doigts de la main gauche, et les deux femmes quittèrent la pièce, ainsi que leur escorte. Seul Zandi resta, quelques pas devant Al Farsi, la main sur son cimeterre. " Vous avez mon attention. " Au sourire d'Al Farsi, Adara aurait juré qu'ils n'étaient en vie que parce que le chef de la mafia iranienne trouvait leur présence divertissante, mais qu'il n'hésiterait pas à les éliminer au moindre mot ou geste de travers. Adara se dit donc qu'il pouvait être une bonne idée de se couvrir un peu.
" Nous avons été envoyés par Jane Callaghan, pour parler au nom de l'Ordre du Phénix. "Le sourire d'Al Farsi changea de teinte. Il n'avait plus l'air amusé, mais plus attentif. La partie pouvait commencer.


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couleur Al Farsi : darkorange

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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Mar 24 Juil - 17:07
Le mode de vie nomade qui est le mien est un excellent professeur en matière de détachement et d’imperméabilité sentimentale. Lorsque votre entourage et vos proches sont susceptibles d’être totalement renouvelés du jour au lendemain, vous apprenez rapidement à vous concentrer sur l’essentiel : la famille, bien entendu, et les quelques amis dignes de votre engagement émotionnel. Autant dire que Nikola Golovin n’appartenait à aucune de ces deux catégories, loin s’en faut. Je l’ai rencontré dans des circonstances peu engageantes et, s’il nous est déjà arrivé de vaguement plaisanter, la méfiance mutuelle de rigueur dans le milieu de la contrebande ne s’est jamais effritée. Pourtant, je ne peux m’empêcher de ressentir une forme de culpabilité. Ce mec s’est fait trancher la gorge à cause de moi, il n’a aucune autre analyse possible. Je l’ai poussé à la faute dans l’objectif de satisfaire mon intérêt personnel. Si j’avais su qu’il se ferait buter dans le processus… Pas certain que cela aurait changé grand-chose au scénario. Il était nécessaire qu’un membre de l’organisation nous introduise dans les hautes sphères de cette dernière. C’est tombé sur lui. Cela étant, je le pensais suffisamment familier des rouages de la mafia iranienne que pour ne pas commettre ce genre d’impairs.

Je tique un peu lorsqu’Adara balance nos deux identités à Nawid Zandi. Derrière son élocution maîtrisée et ses manières raffinées se cache un tueur à sang-froid, capable de faire égorger un homme avec le plus grand calme. Je connais bien ce genre de types. Les Terriens accordent tellement d’importance à leur rang social, à leur fonction ainsi qu’à ce qu’ils représentent. Zandi a sans doute une haute estime de lui-même, et il n’a pas apprécié qu’un individu de rang inférieur ne tente de lui forcer la main. Il s’est senti heurté dans ses prérogatives, c’est-à-dire dans son égo. J’ai enlevé beaucoup de vies au cours de la mienne, mais rarement de sang-froid et jamais pour une raison aussi immonde. Il me répugne totalement.

La pièce dans laquelle Zandi nous fait entrer est encore plus fastueuse que les autres. Si l’endroit n’est ni bling-bling, ni tape à l’œil, il semble toutefois avoir été étudié pour impressionner le manant. Au fond de la pièce, entouré de deux jeunes femmes qui n’auraient pas fait tâche au Mangrove, Salman Al-Farsi en personne. Même sans le connaître, l’autorité suprême qui émane de lui ne laisse pas de doute quant à sa position de maître incontesté de la mafia iranienne à Londres. Zandi lui-même semble avoir perdu de sa superbe, moins à l’aise pour rouler des mécaniques une fois en présence de son unique supérieur. Si cela rend ce dernier éminemment plus sympathique à mes yeux, je n’apprécie pas la flatterie que lui adresse Adara. Très correct, oui, si l’on excepte le bain de sang et le cadavre à l’entrée. Même s’il s’agit vraisemblablement d’un calcul, d’une tentative de séduction nécessaire, je déteste avoir l’impression de faire de la lèche. Or, c’est exactement ce que nous sommes en train de faire, et au vu de l’expression adoptée par Al-Farsi, il est train de s’en délecter.

C’est presque avec soulagement que j’entends ma coéquipière énoncer le réel objectif de notre visite. Les choses sérieuses commencent et ce n’est pas trop tôt. « Des émissaires mandatés par l’Ordre du Phénix. En d’autres termes, d’authentiques terroristes s’invitant dans nos locaux. Votre ami n’a pas volé son châtiment ». S’il ne bouge pas d’un iota, la main solidement ancrée sur le pommeau de son arme, Zandi a troqué ses airs affables pour une hostilité affichée. Mes yeux sont plantés dans les siens. Il ne m’impressionne pas le moins du monde, mais encore une fois, nous ne sommes pas en mesure de remporter le moindre affrontement. Ce n’est de surcroît pas notre objectif. Al-Farsi préfère garder le silence, nous enjoignant sans doute à poursuivre notre plaidoyer. Je décide de prendre la main. « Monsieur Al-Farsi, vous n’êtes pas sans savoir que nous entretenons des rapports plutôt… tendus avec les autorités. Ministère, pacificateurs, police et surtout mangemorts font partie des adversaires auxquels notre organisation est régulièrement confrontée ». Je me rends compte que le fait de ne pas regarder Al-Farsi dans les yeux pourrait être interprété comme un manque de respect. Mais Zandi ne détournant pas le regard, il est strictement hors de question que je cède. Je me suis montré prudent depuis le début de l’opération, mais il y a des choses avec lesquelles je ne transige pas. C’est donc en pleine pistolétade avec le second que je m’adresse au maître. « D’une certaine manière, cela fait le jeu de votre structure. Nous partageons les mêmes adversaires, à ceci près que l’Ordre du Phénix est sans conteste leur cible principale. Une immense partie de leurs ressources sont dirigées contre nous, ce qui vous permet de bénéficier d’un écran non négligeable pour mener à bien l’ensemble de vos activités ». « Êtes-vous en train d’assimiler la mafia iranienne à une organisation de seconds couteaux ? ». C’est encore une fois Zandi qui me coupe la parole. Il cherche clairement la merde, même si le ton de sa voix reste posé. Je ne dois pas perdre mon calme. « Pas le moins du monde. Le contrôle que vous exercez sur votre territoire force le respect, et le code d’honneur avec lequel vous opérez est selon moi une marque de grandeur ». Autant pour le mien, d’honneur. Cela étant, mon expression reste aussi ferme que mon regard, toujours dirigé vers la même cible. « Je suis simplement en train de vous faire remarquer que nous sommes des alliés naturels. Si nous venons à perdre cette guerre, c’est à vous qu’ils s’en prendront. Le Ministère ne veut aucun contre-pouvoir au Royaume-Uni, aucune organisation susceptible de discuter sa suprématie, même sur une partie restreinte du territoire ». « Venez-en au fait, monsieur Sabordage. Et regardez-moi. Je ne le répéterai pas ». « J’y viens, justement, monsieur. Vous avez une emprise certaine sur une partie de cette ville. De notre côté, nous portons beaucoup d’intérêt à Londres. Si vous acceptez de ne pas faire barrage à nos entreprises, si vous fermez les yeux et que vous permettez les allées et venues de nos membres dans votre zone, nous vous promettons que vous ferez partie des premiers bénéficiaires d’une éventuelle victoire de notre part. De surcroît, nous possédons un réseau différent du votre, ce qui peut nous permettre de vous rendre certains services. Vous l’aurez compris, c’est d’un pacte de non-agression, voire d’une alliance dont nous sommes en train de vous parler ». Si j’ai très clairement obéi à la première injonction de Salman Al-Farsi, la deuxième n’a pas été satisfaite. Jamais je ne m’écraserai devant la petite merde qui se tient entre nous. D’ailleurs, autant mettre les choses au clair immédiatement. « J’aimerais être en mesure de le faire, monsieur, mais votre bras droit me fusille du regard depuis plus de cinq minutes. Je n’ai pas pour habitude de céder dans ce type de configuration. Je vous prie toutefois de ne pas y voir un manque de respect, vous savez désormais la haute estime que j’ai de vous ». Ni une, ni deux, voilà que Nawid Zandi sort le cimeterre de son fourreau.
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Mer 25 Juil - 21:59
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10 avril 2047
Etre arrivés vivants devant Al Farzi était déjà une petite victoire. Adara avait bien compris que passé un certain stade, il fallait jouer carte sur table.

Mais peut être pas trop...
De plus en plus stressée, Adara avait suivi l'échange entre Odin et Zandi. A quoi jouait le Sabordage ?! Ils étaient ici en opération séduction, pas à jouer à qui avait la plus grosse ! Adara n'avait aucune envie d'être exécutée parce qu'un pirate trop tête brulée avait eu envie de montrer qu'il avait en plus un ego plus gros que ceux qu'ils étaient venus voir !
A chaque fin de phrase, la botaniste avait tenté d'en placer une, un doigt levé ou la bouche ouverte, mais ni Odin, ni Zandi n'avait l'air pret à descendre de ses ergots. Et Al Farsi restait concentré sur le combat de coq.
Cependant, arriva le point où le dirigeant iranien semblait commencer à perdre patience, et Odin était de son côté déterminé à continuer sa confrontation avec Zandi. Et ce qui devait arriver arriva : Zandi sortit son jouet. Enfin son jouet... On parlait quand même d'une lame passablement impressionnante vue d'encore plus près et qui avait par ailleurs occis leur contact un peu plus tôt.
Elle leva les mains afin de stopper les ardeurs des deux mâles en pic de testostérone.

" Ca suffit ! " Et, dans un élan d'inconscience, elle se plaça légèrement devant Odin, interceptant le regard de Zandi de son air le plus autoritaire - et invoquant Merlin pour que son coeur ne lache pas de terreur avant. En l'état actuel, un verre ne lui aurait pas déplu. Elle eut une pensée pour sa camarade de beuverie, Arsenia, mais il aurait fallu lui expliquer pourquoi elle était tendue. Leurs allégeances respectives ne permettaient pas à la botaniste de faire étalage de ses activités clandestines. Bon, au moins avait-elle Tadhg pour ce genre d'occasions... En attendant, il faudrait faire sans...

Bref, ce n'était pas le propos. Il fallait désamorcer la situation avant que ca ne devienne trop n'importe quoi. Elle se tourna vers Al Farsi, ignorant royalement Zandi et prit son air le plus sérieux.
" Monsieur Al Farsi, nous ne sommes pas là pour... ce genre d'échange. "
Al Farsi n'avait pas l'air particulièrement amène.
" En ce cas, pourquoi prendre cette direction ? Il me semble que vous avez vu ce que coutait le manque de respect, sous mon toit... " Adara eut un frisson dans le dos en y repensant.
" En effet. Je suis certaine que mon compagnon n'a pas voulu se montrer offensant. "
Al Farsi haussa un sourcil qui signifiait clairement qu'il en doutait.
" Et si nos intentions vous laissent sceptiques, je vous rappelle humblement que nous sommes des envoyés directs de Jane Callaghan. " Bon, il allait falloir se faire violence... Elle carra les épaules et s'apprêtait à se lancer. Menacer les gens... Voila une nouvelle corde à son arc...
" Si nous venons vous demander de nous laisser opérer sans interférer en échange de faveurs lorsque nous aurons atteint nos objectifs, je me permets aussi de vous informer que notre absence serait forcément remarquée. " Allez Adara... C'est maintenant qu'il faut le faire.... " L'Ordre du Phénix sait aussi appliquer ses sanctions lorsqu'elles se révèlent nécessaires. " Et avec plus d'assurance qu'elle n'en ressentait, elle coula un regard aigu à Zandi, pour la première fois qu'elle avait repris la parole. Juste le temps de le voir crisper la main sur son cimeterre. Merde, elle ne l'avait pas impressionné le moins du monde... Ou plutôt, si. Mais pas dans le bon sens... Adara déglutit difficilement et présenta mentalement ses excuses à Odin pour le cas où il se ferait tuer le premier.
Al Farsi, de son côté, se fendit d'un sourire froid.
" Je crois qu'en dirigeante avisée, Jane Callaghan n'a pas tout misé sur vous, et encore moins sur votre réussite. Je crois aussi qu'elle est consciente que nos intérêts ne sont pas les votres. Le gouvernement périclite, tout le monde le sait. c'est une période où nos commerces et nos industries peuvent fonctionner le mieux. L'ordre ne sied guère à nos opérations. Mais le chaos... Voila qui nous est profitable. Quel intérêt aurions nous à vous aider ? " Al Farsi joignit les mains devant lui et les considéra un instant après sa question rhétorique, avant de conclure : " Envoyer un pirate sans honneur et une... femme... pour négocier avec nous ? Non, je crois que vous n'avez que peu d'importance... C'est presque même une insulte... " Zandi se permit un sourire carnassier et s'apprêta à lever son cimeterre.

Le cerveau d'Adara moulina alors à pleine turbine. Ca ne pouvait pas finir comme ca. Ils n'allaient pas mourir là, sur le marbre d'un mafieux, laisser Eclipse seule au monde, et Adem, et ... Elle ne savait pas trop si et à qui Odin pouvait tenir, mais elle imaginait qu'il devait sans doute avoir des gens qu'il voulait voir grandir et vieillir avant de trépasser. Ou en tout cas, espéré ne pas être sommairement exécuté - même pour la Cause.
Mais comment faire pour qu'Al Farsi les prenne au sérieux ? Qu'avait-il dit au sujet du gouvernement ? Evidemment le Ministère tournait mal avec sa direction bicéphale. Les héritiers Kark faisaient illusion, mais en coulisse, les dissensions causaient des difficultés. Tout cela était du à... Adara déglutit une nouvelle fois. Seules les morts d'Elena et Mervyn avaient réussi à fragiliser le gouvernement. Et elle en était une des premières responsables. L'Ordre tout entier était au courant et savait comment la reconnaître. Il fallait espérer que la rumeur était sortie des rangs des Phénix. Et au pire des cas, sa tête était de toute façon mise à prix. Ils étaient morts de toute façon, grace à la délicatesse d'Odin, alors autant tenter le tout pour le tout.
Elle leva le menton et braqua sur Al Farsi un regard dur.

" Vous ne devriez pas sous-estimer vos hotes. Ni la sagacité de celle qui les envoie. " Et d'un geste qui se voulait plein de panache, elle dévoila son avant-bras. Du fait de la présence d'Odin et - surtout - de la nervosité qui l'habitait, le tatouage enchanté dévoilait entièrement le TRAITRE gravé dans sa chair par Mervyn Kark en personne, l'encadrant de deux Phénix en opposition, resplendissants dans leurs teintes rouges et or. Elle avait fait raviver le sortilège récemment, et les couleurs ondulaient, donnant l'impression qu'ils étaient parcourus de flammes. Ce bras était celui-la même qui avait planté un éclat de verre dans le coeur d'Elena Kark.
Les regards d'Al Farsi et de Zandi se braquèrent sur elle - son bras - puis revinrent à Adara.
" Nous savons que Mervyn Kark a lancé ce sortilège sur un Phénix lors de l'attaque de la place de l'Ascension. Ca ne prouve que votre allégeance à l'Ordre du Phénix. "
Merde. L'info n'est pas remontée jusqu'à eux.
" C'est aussi moi qui a tué Elena Kark. "
" Vous ? " Al Farsi eut un rire moqueur et sceptique.
" De mes mains. " Confirma Adara, s'efforcant de se donner l'air féroce et capable de recommencer à l'instant si le coeur lui en disait. Inutile de préciser que l'assassinat d'Elena Kark avait été un coup de bol, qu'elle avait perpétré dans un état second...
" Ceci justifie-t-il le choix des émissaires et vous informe-t-il sur l'importance accordé à cet entretien par Jane Callaghan ? "

"Adara retint son souffle.
Ca passe ou ca casse.


C'est la rumeur qui court... court... qui nous rend serviiiice:
 

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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Mer 25 Juil - 21:59
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Dim 29 Juil - 3:16
Au-delà de cette mission dont le succès m’importe sans doute moins qu’Adara, ce sont désormais nos vies qui se balancent au bout d’un fil tendu par le bon vouloir de Salman Al-Farsi. Un pirate sans honneur ? Mes poings sont tellement serrés que leurs jointures blanchissent à vue d’œil. Même sans baguette, je sais que je suis en mesure de buter au moins l’un d’entre eux avant de me faire descendre par les gardes. Ces types ne sont que des criminels à l’égo surdéveloppé. Les valeurs derrières lesquelles ils se cachent ne servent qu’à conforter leur position de force. Si je craignais dans un premier temps que la situation dérape, je n’en ai plus grand-chose à faire. J’ai beau laisser Adara tenter d’aplanir les angles, je ne quitte toujours pas Zandi des yeux. Allez, ramène-toi. Essaie de me trancher la gorge, au lieu d’ordonner à tes hommes de le faire comme le lâche que tu es. Alors que je suis censé garder mon calme, c’est le moment que mon cerveau choisit pour me montrer la mosaïque des multiples façons possibles de mettre un terme à l’existence de ce guignol. Al-Farsi ne vaut pas mieux, soit dit en passant. J’inspire profondément. Ce n’est pas la première fois que je me retrouve en infériorité numérique et matérielle. D’expérience, je sais qu’il y a toujours au moins une solution à un problème. Sans baguette et sans Douloureuse, je ne peux qu’espérer emporter l’un d’entre eux dans la mort. Autant dire que cette issue n’est envisageable qu’en dernier recours, histoire de quitter ce monde dans un dernier coup d’éclat. Non, il doit nécessairement y avoir une autre solution. Un scénario dans lequel nous resterions en vie, à défaut d’obtenir gain de cause dans la négociation. Merde. Je commence à comprendre que malgré ma bonne volonté, buter Nawid Zandi dès aujourd’hui risque d’être compliqué.

La marque de Kark. Un as dans la manche d’Adara, littéralement. Au cours d’une négociation classique, avec des interlocuteurs lucides et informés, l’impact de cette révélation aurait sans doute été immédiat. Le meurtre d’Elena Kark, pute de Mervyn et accessoirement maîtresse incontestée de la propagande mangemorte, est un atout de poids tant il atteste de la légitimité de ma coéquipière. Cela étant, ces gros beaufs d’Iraniens ne lui en accordent pas le crédit. Le rire méprisant dont il la gratifie met une nouvelle fois mes nerfs à rude épreuve. Ces deux-là font définitivement partie des êtres les plus abjects qu’il m’ait été donné l’occasion de rencontrer. Il plisse les yeux avant de poursuivre. « Vos allégations sont difficilement vérifiables. Plutôt commode dans votre position » . « Elle dit vrai. N’importe quel témoin présent ce jour-là pourra vous le confirmer. Au demeurant, la nouvelle a déjà beaucoup circulé. La femme qui vous fait face a supprimé l’une des cinq personnes les plus puissantes du Royaume-Uni. Nous ne sommes pas des amateurs, encore moins des menteurs. Quant à la notion d’honneur que vous évoquez, sachez que c’est une valeur chère à l’Ordre du Phénix. Nous sommes des alliés fidèles dont l’ardeur au combat n’a jamais failli au cours des dernières décennies, y compris dans les périodes les plus sombres ».

Contre toute attente, je me surprends à penser chacun des mots que j’utilise. La cause défendue par l’Ordre m’indiffère, mais je ne peux que reconnaître l’abnégation des hommes et des femmes qui le constituent. Cette fois, je n’ai pas besoin de me forcer pour ignorer Zandi et m’adresser directement au patron de la mafia. « De notre part, vous obtiendrez toujours le respect et la déférence qui vous est due ». Même si vous ne méritez ni l’un, ni l’autre. « En revanche, nous ne poserons jamais le genou à terre. Personne ne nous soumet, pas même vous, pas même lorsque nous sommes désarmés et vulnérables. Votre second roule des mécaniques parce qu’il est armé et qu’il sait que je ne le suis pas. Pourtant, vous aurez remarqué que je ne ressens aucune crainte. Pas la moindre. Où situez-vous l’honneur là-dedans ? ». Pour la première fois depuis le début de l’entrevue, je sens que mes paroles portent. Dans quelle mesure ? Je l’ignore. De son côté, Zandi semble également lutter pour ne pas perdre le contrôle. L’impassibilité de façade qu’il arborait il y a quelques minutes à peine s’est totalement volatilisée. En m’en prenant à son honneur, je sais que j’ai fait mouche. C’est Al-Farsi qui, une nouvelle fois, brise le silence. « Dans un monde où n’importe qui est prêt à raconter n’importe quoi dans le but d’arriver à ses fins, nous n’accordons que peu de crédit aux mots. Nous sommes des hommes d’action. Seuls les actes font sens à nos yeux. Vous ne nous craignez pas ? Très bien. Prouvez-le » . Il suspend son raisonnement quelques secondes de sorte à ménager le suspens. Peine perdue, je vois tout à fait où il veut en venir. Et je suis prêt. Le couteau dans ma chaussure ne me servira pas à grand-chose face à une telle lame. Il faudra faire sans. « Nawid, veux-tu bien… » . C’est dans un état de concentration totale que je laisse le numéro deux de la mafia iranienne venir à moi, cimeterre à la main, la rage au ventre.
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Dim 29 Juil - 3:16
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Dim 29 Juil - 14:17
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Ca aurait pu marcher. Vraiment. Adara y a cru. Mais évidemment, quelques palabres n'allaient pas impressionner un vieux de la vieille de la mafia, n'est-ce pas ? La mise en doute de sa parole frustra grandement Adara. Evidemment, elle n'avait pas de preuve de ce qu'elle avançait. Les témoins qu'elle pourrait produire pour attester qu'elle avait bien saigné la Kark à mort étaient soit des Phénix - et donc forcément partisans - soit des Mangemorts - qui la tueraient avant de témoigner de quoi que ce soit pour la tirer d'un mauvais pas.
Elle avait la preuve qu'elle était bien place de l'Ascension. Elle n'en avait aucune du meurtre qu'elle avait perpétré. A part ses souvenirs. Mais même si Al Farsi ou Zandi étaient Legilimens, Adara aurait préféré mourir que de laisser qui que se soit fouiller sa tête une nouvelle fois.
Mais la question ne se posait pas, visiblement.

Odin tenta d'appuyer ses dires, et Adara lui jeta un coup d'oeil surpris. Elle ne s'était pas attendue à un discours aussi enflammé de la part du Sabordage. Pourtant, il n'exagérait pas vraiment. A part le volet portant sur la mort d'Elena Kark de sa main, elle ne pensait aucunement être concernée par les qualificatifs élogieux utilisés par Odin, mais le reste était vrai.
Elle revint à Al Farsi, cherchant à savoir si le petit speech d'Odin faisait mouche.
Elle eu l'impression que oui. Pendant un instant, elle se dit qu'ils avaient réussi.
Pendant un instant seulement.

Etait-ce parce qu'effectivement, Al Farsi voulait une preuve de leur engagement sans faille ou juste parce qu'il voulait se divertir un peu, toujours est-il qu'il invita son sous-fifre à aller au bout de son geste en attaquant Odin.

" Attendez ! " Lacha-t-elle, en vain.
Effarée, elle vit Zandi lever son cimeterre encore plus impressionnant vu d'aussi près, et attaquer Odin. Désarmé, le Sabordage bloqua la lame avec ce qu'il avait sous la main, c'est à dire ladite main. Qui, évidemment, se mit à saigner. Zandi se fendit d'un sourire féroce.

Aussitôt, tout - enfin beaucoup de choses - revinrent en tête à Adara, et en premier lieu, le dernier Halloween, passé dans la Tour des Médias. Le sang. Le sourire carnassier. Un autre regard sadique. Une autre envie de faire souffrir, de briser.
Et la même réaction de défense de la part de la botaniste. Le même besoin de se défendre. Le même besoin d'effacer cette satisfaction. Et le même geste.
Après tout, c'avait été efficace contre la Kark, et Zandi était très occupé par Odin. L'Iranien leva une nouvelle fois son cimeterre, dégageant tout un espace pour frapper. Avec une nouvelle fugitive pensée reconnaissante à @Isaac K. Exander qui lui avait appris ce mouvement, elle attrapa Zandi par un bras et lui asséna un superbe coup de genou dans le ventre, à même de lui faire rendre son houmous. Sauf qu'il avait des abdos en béton armé - bien plus fermes que ce de cette truie d'Elena Kark. Du coup, au lieu d'être absolument terrassé par cette attaque, Zandi eut juste un peu le souffle coupé avant de lui jeter un regard surpris : visiblement, il avait oublié qu'Odin n'était pas le seul Phénix présent dans les appartements privés d'Al Farsi.
Cela dit, sa surprise fut de courte durée et il riposta aussitôt d'un violent direct dans la mâchoire d'Adara. Le temps que le geste la cueille, notre botaniste eu le temps d'une fugitive pensée d'engueulade pour Isaac qui ne lui avait pas appris ce qu'il fallait faire quand la première attaque avait lamentablement échoué. Et puis le poing de Zandi la toucha, et elle partit en arrière, heurtant le sol avec violence. A deux doigts de la perte de connaissance, elle s'efforçait de garder les yeux ouverts. Incidemment, c'était Al Farsi qui était dans son champ de vision. Dans une étrange apparition toute retournée - Adara le voyait à l'envers - elle s'efforcait de comprendre ce qu'elle voyait : un Al Farsi qui regardait Zandi et Odin continuer à se battre.
Adara tenta de se relever : il fallait qu'elle aide Odin.

Quand elle aurait fini de voir 36 bulbolux...


Fight's over:
 

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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Dim 29 Juil - 14:17
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Dim 29 Juil - 18:00
Le grognement de rage que je laisse échapper n’est qu’un strict minimum au vu de la douleur lancinante qui se propage dans tout mon corps. Rendons à César ce qui lui appartient : la célérité avec laquelle la lame perse s’est abattue sur moi n’est atteignable qu’au prix de nombreuses années d’entraînement, je ne le sais que trop bien. Zandi n’est pas un guignol absolu, c’est désormais un fait établi. La plaie béante ouverte par le cimeterre traverse ma main gauche de part en part. Si j’arrive  la bouger, je ne pense pas être capable de manipuler une arme. Encore moins une baguette. Cela étant, je suis droitier. Le sacrifice de ce membre n’est donc pas rédhibitoire. Un flot de sang ininterrompu coule doucement le long de mon bras et sur le sol de l’antre d’Al-Farsi. Bien que cela ne soit pas le moment pour de telles considérations, l’idée que mon sang d’individu sans honneur macule le repère de ce type n’est pas pour me déplaire. Cela étant, j’ai beaucoup trop mal pour m’autoriser la moindre satisfaction. « Tu ne l’emporteras pas au paradis… ». « Je ne suis pas certain que vous soyez en mesure de proférer la moindre menace, monsieur Sabordage ». Pauvre type. Il ne semble pas faire de distinction entre les petites frappes avec lesquelles il a l’habitude de traiter et un authentique pirate estampillé Sabordage. Nous sommes autrement plus dangereux, et malgré le handicap notable que représente une main dans un tel état, malgré l’infériorité numérique, malgré mon désarmement, je compte bien le lui prouver.

Nous échangeons un regard et, immédiatement, Zandi retire la lame de ma chair, m’arrachant un nouveau râle de douleur. Et de frustration, aussi. J’avais dans l’idée de l’attirer vers moi en me servant du cimeterre pour amener le combat au corps-à-corps et ainsi reprendre l’avantage. A mi-distance, sans autre arme blanche que le couteau que je n’aurais pas le temps de sortir de ma chaussure, je n’ai aucun moyen de l’atteindre sans me mettre de nouveau en danger. Bras droit en position de garde, je presse ma main ensanglantée contre mon torse, histoire de perdre le moins de sang possible. Je lui balance un coup de pied sauté mais je l’effleure à peine, tant il garde efficacement ses distances. Je suis bien trop désavantagé pour espérer remporter ce duel sans erreur de sa part. Et visiblement, il ne semble pas disposé à en commettre.

Jusqu’à ce qu’un élément perturbateur ne vienne rabattre les cartes. Je sens le mouvement d’Adara plus que je ne le vois. « Non ! ». Je ne sais pas si elle coutumière de ce type de bastons, mais visiblement elle n’a pas froid aux yeux. Elle n’a pas eu Kark sur un coup de bol. Pas seulement. Néanmoins, le coup de genou qu’elle porte à Zandi manque un peu de puissance, et ce genre d’acte manqué se paye cash lorsque l’on choisit d’aller au corps-à-corps. Si l’iranien semble décontenancé durant quelques secondes, cela ne l’empêche pas de répliquer. Je pense un instant à voler au secours d’Adara, mais dans quel but ? Même si je pourrais sans doute lui porter un coup, le cimeterre m’embrocherait sans problème. Je profite du fait que les deux mafieux soient distraits par l’intervention de la jeune femme pour faire glisser le couteau hors de ma chaussure et le planquer dans ma manche. Mouvement répété des centaines de fois jusqu’à ce qu’il soit fluide.

Pendant ce temps, l’uppercut d’Al-Farsi ne manque pas sa cible et Adara choit lourdement sur le sol. Si elle doit probablement apercevoir quelques étoiles, je sais que ce genre de coup paraît souvent plus dévastateur qu’il ne l’est réellement. Et puis, elle en a vu d’autre. Non, j’ai bien mieux à faire dans l’immédiat que de m’occuper de l’état de ma coéquipière. Dans le but de sauver nos vies à tous les deux. Ce gros porc a baissé sa garde le temps de lever la main sur elle, certainement rassuré par son cimeterre et par le fait que je sois si vulnérable. Je fonds littéralement sur lui, couteau dans la manche de ma veste, prêt à frapper là où cela fait mal.  

Cette fois, je n’ai pas manqué ma cible. S’il a vainement tenté de m’ouvrir l’épaule, j’avais l’avantage d’arriver lancé. Esquiver la lame fut un jeu d’enfant, et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’enfonce le couteau à l’arrière de l’articulation de son genou. Le cri de douleur qu’il pousse sonne comme la plus belle des mélodies. Bien décidé à enchaîner, je lui fauche les jambes de sorte à ce qu’il chute lourdement sur le sol. Je récupère le cimeterre avant de me désintéresser du sort de Zandi, désarmé et dont les mouvements seront nettement plus laborieux désormais, pour m'approcher Adara. « Pas trop souffert ? Tu m’as rendu un fier service, là. Merci ». Je passe ma main autour de son épaule pour la relever tant bien que mal.

Serieux c'est pas drôle là:
 
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Dim 29 Juil - 18:00
Le membre 'Odin Sabordage' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Lancer de dé ' :
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Re: Londonian dizi
ce message a été posté Jeu 2 Aoû - 23:21
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10 avril 2047


Bon, il était où le haut, où le bas ?
Péniblement, Adara tenta de se ressaisir, alors qu'elle entendait la lutte continuer. Elle n'avait pas vraiment idée de ce qu'il se passait, et à dire vrai, elle n'était même pas consciente que Zandi s'était dit qu'elle ferait une victime intéressante.
Par contre, elle entendit fort bien le cri de douleur que Zandi, tout stoïque qu'il puisse paraitre, glapit. Ce cri réveilla suffisamment de mauvais souvenirs pour qu'elle se redressât aussitôt, d'un coup bien plus alerte - avec un vertige, tout de même, mais à peu pret apte à se défendre.
Pourtant, le spectacle lui apprit que Odin avait réussi à neutraliser le lieutenant d'Al Farsi. Elle avait du mal à en croire ses yeux : l'Iranien était au sol et se tenait le genou, une main agrippée à quelque chose qu'elle n'identifiait pas et ne semblait plus s'intéresser à eux. Du tout. Encore secouée, elle laissa Odin la relever. D'ailleurs, une nausée la prit - commotion ? - et elle s'accrocha à lui pour ne pas vaciller. Ni vomir.
" Ah ? Ca a servi à quelque chose ? Parce que j'ai surtout eu l'impression d'y laisser ma rotule et... "
" Vous ne manquez pas d'aplomb... " Lança Al Farsi. Adara l'avait un peu oublié finalement. Les coups à la tête, ca marque.
" Je dirais que c'est une réaction normale lorsqu'on est menacés de mort... "
" Je dois le reconnaitre... Vous avez cependant rendu mon second quelque peu inutile... " Al Farsi coula un regard à Zandi. " D'aucun pourrait décider de voir cela comme un affront... "
Adara se raidit. S'il le voulait, il pouvait les faire tuer d'un claquement de doigt. Que Zandi soit hors circuit ne rendait pas la dizaine de gardes qu'ils avaient pu croiser inexistants.
" Mais je sais aussi être bon joueur. Vos actes font honneur à ceux que vous représentez. Je suis prêt à vous croire capable de ce que vous avancez... " Poursuivit-il en braquant son regard sur Adara. " Encore que je soupçonne que des circonstances particulières vous ont rendu la tâche plus facile qu'elle n'aurait du l'être. " Les lèvres d'Adara se crispèrent dans un rictus indéchiffrable tant elle se retenait de rétorquer vertement. De son point de vue, la mort d'Elena Kark et les "circonstances particulières" qui y ont présidé n'avaient rien eu de facile. Mais il lui semblait particulièrement mal venu de contredire Al Farsi, alors que ce dernier semblait disposé à les entendre. Ce dernier se tourna vers Odin.
" Quant à vous... Vous avez peut être plus d'honneur que ce que l'on peut attendre d'un pirate... " Al Farsi joignit les mains et les considéra un instant. " Vous êtes venus à moi pour une entente qui engage la confiance et l'honneur de chacun. Vous avez fait la preuve de votre valeur, et vous avez parlé honnêtement : vous avez offert vos noms comme gage de confiance, et je dirais que cette seule offrande aurait pu suffire. Ce que j'ai vu me convainc de votre capacité à mener votre lutte à bien. Vous aurez ce que vous demandez. Mes hommes n’interféreront pas avec vos activités, j'attends la même chose de vos sympathisants. Je consens à accéder à quelques requêtes selon les besoins de votre organisation, mais je choisirai lesquelles accepter. Quant à nos requêtes lorsque vous aurez atteint vos objectifs... Je saurai rappeler à Mme Callaghan que nous avons fait montre de bonne volonté. "

Adara relâcha un peu la tension. Ils avaient vraiment réussi ? Elle eut un doute lorsque Al Farsi leva une baguette étonnamment courte - à peine plus longue que son doigt - et envoya un signal qui fit rappliquer deux gardes.
" Ils vous escorteront jusqu'à un point où vous devriez retrouver votre chemin aisément. "
" Nous vous remercions de votre accueil. Traiter avec vous est un... plaisir... " Le regard et le sourire d'Al Farsi lui apprit qu'il avait bien compris l'ironie de sa conclusion. " J'espère que M Zandi ne souffrira pas trop de ce que ses arguments n'ont pas porté... " Zandi lui jeta un regard noir, mais Al Farsi se fendit d'un rire amusé.
" Ne vous inquiétez pas pour M Zandi et ses compétences en négociation. Elles se soignent mieux que l'ego... "

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Re: Londonian dizi
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