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❝ Douces plumes ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers
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Double compte : Arsenia Sabordage

Age : 24 ans
Sang : Basique de rang 3
Statut : Célibataire
Métier : Employée à la commission d'examen des créatures dangereuses
Baguette : Bois d'aubépine, plume de harpie féroce, 29.5 cm, souple.
Epouvantard : Un serpent de feu : ça brûle, ça mord, ça étouffe...
Dialogue : seagreen

Fille d'Eireann Callaghan, célèbre fugitive décédée – L'espagnol est sa langue maternelle mais elle parle anglais avec un accent mi-irlandais, mi-britannique – A une cicatrice derrière l'oreille droite – Elle a horreur de la bièraubeurre – Partage sa vie avec Maca, une chouette hulotte achetée lors de son arrivée en Avalon
Douces plumes
ce message a été posté Ven 13 Avr - 11:35
Mars 2047


Le plat mijotait tranquillement sur son feu magique et deux verres, vides, trônaient fièrement sur la petite table d’appoint. Dès que son invitée arriverait, Kiara n’aurait qu’à sortir de sa réserve l’eau de vie de ses terres natales. Le canapé était jonché de couvertures, le froid mordant de l’hiver ne semblant pas vouloir laisser place au printemps qui tentait vainement de faire une percée.

Lyne allait bientôt arriver et Kiara voyait cette visite comme une bouffée d’air frais dans son quotidien stressant et bien trop sombre. Elle ne pouvait pas se rendre à Vivecime aussi souvent qu’elle le désirait, elle ne pouvait pas voir sa famille quand elle le souhaitait et sa solitude ne faisait que croitre de jour en jour. Lizzie avait été libérée mais son état était inquiétant. Elle repoussait chacun d’eux, Kiara un peu moins que les autres, sûrement parce qu’elles ne se connaissaient pas complètement, mais la Péruvienne était bouleversée après chacune de ses visites et ses nerfs menaçaient de lâcher chaque fois un peu plus. Elle n’avait rien vécu de traumatisant elle-même mais elle pouvait sentir toute la détresse de Lizzie avec une force incroyable. Elle respirait mal, le soir, dans son lit, elle suffoquait en se réveillant après d’horribles cauchemars aussi.

Kiara savait qu’elle prenait de gros risques en proposant son canapé aux Phénix de passage dans le coin mais cela faisait partie de ses engagements et de la maigre contribution qu’elle pouvait apporter à la cause. Puis Lyne était déjà venue plusieurs fois et elle appréciait sa compagnie. Un peu rude au départ, Lyne avait peu à peu laissé Kiara l’approcher. Elles n’étaient pas réellement amies, ne se connaissant sûrement pas assez pour se qualifier ainsi, mais elles s’appréciaient et commençaient à se faire mutuellement confiance. Enfin, c’était quelque chose de plus facile du côté de la Péruvienne, qui n’avait pas vécu tout ce que ses alliés britanniques avaient pu subir.
Son enfance à elle avait été douce, même en incluant la mort de sa mère dans l’équation. Elle avait subi les discriminations de sang mais uniquement dans le monde extérieur à son village natal. Elle avait vécu longtemps heureuse, presque insouciante. Le tragique, l’horreur, la peur étaient des notions qu’elle avait surtout acquises en débarquant ici pour lutter aux côtés de sa famille maternelle, aux côtés de ceux qui avaient connu cette mère dont elle voulait à tout prix se rapprocher.

Un bruit aux carreaux de sa fenêtre attira son attention. Maca voletait dehors, visiblement furieuse d’avoir dû transmettre du courrier en plein froid. Kiara se hâta d’aller ouvrir à sa petite chouette qui tendit la patte à laquelle un rouleau était accroché. Elle le détacha et caressa affectueusement Maca qui lui donna un coup de bec signifiant que l’heure était à la pitance en guise de récompense. « Ton auge est plein, Ô grande dame ! Et c’est tout frais ! » La chouette ne laissa même pas caressa une nouvelle fois et rejoignit le bar de la cuisine où trônait ses écuelles. Kiara déroula le parchemin où, sous son propre message, était apposée une réponse.

Le dossier a été validé par le chef, demain on pourra s’accorder un rythme de croisière. Prépare les bottes, on ira faire un tour dans les réserves.
Simons


Soupirant de soulagement, Kiara glissa la note dans la poche de sa robe en soie de canagou. Elle allait pouvoir souffler un peu au bureau. Ils avaient passé des jours entiers sur ce rapport, s’arrachant les cheveux mais c’était enfin une histoire réglée. Et la perspective d’aller se salir auprès de quelques créatures le lendemain la réjouissait : elle commençait à sérieusement en avoir ras la fesse de la paperasse.  

« Miss Birú, il y a votre invitée devant la porte. » Kiara sursauta en attendant la voix du portrait. Elle ne s’y était toujours pas habituée, cadeau de sa tante. Ernest avait été le portrait de l’appartement des parents de Jane, puis de Jane et sa mère lorsqu’elles avaient vécu ensemble. Kiara restait toujours autant surprise de voir que le portrait avait « survécu » à bien des sorciers et des guerres. Ce cadeau lui avait réchauffé le cœur et elle se prenait souvent à converser avec le vieux Ernest pour grappiller des souvenirs de sa mère. « Merci Ernest ! » Elle se précipita vers la porte pour l’ouvrir. « Entre, entre. » Elle ne prononça pas le nom de Lyne dans le couloir même si le pallier était sûr : Kiara avait appris à douter de tout et tout le monde, non sans difficulté.

Une fois la porte refermée, elle se détendit. « Installe-toi, fais comme chez toi. » Elle alla récupérer la bouteille et la posa sur la table avant de lui faire subir un sort glaçant pour une température parfaite. « Le voyage s’est passé sans encombre ? » Avait-elle été suivie ? Avait-elle pu passer d’un point A à un point B sans y laisser des plumes ?

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Un papa une maman !
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Age : 34 ans
Sang : Basique, rang 2
Statut : Célibataire - jamais connu les bras de qui que ce soit
Métier : Fugitive
Baguette : Bois d'aubépine ; pas toujours simple à manipuler. Plutôt rigide, vingt-six centimètres. Larme de licorne.
Epouvantard : Elle est enfermée dans une salle minuscule, elle étouffe
Dialogue : #3366cc

Fugitive depuis ses 12 ans, Phénix jusqu'au bout des ongles •• Née Mary-Kathleen Miller •• Douée en métamorphose et passée maitre dans l'art du vol sur balai •• Teigne émotive croisée bulldozer suicidaire, s'emballe (beaucoup) trop facilement •• Solitaire, immature, capricieuse, authentique et furieusement déterminée •• Du genre coincée et toujours vierge •• Elle a depuis peu une énorme vilaine cicatrice de Sectumsempra de l'épaule au nombril.
Re: Douces plumes
ce message a été posté Lun 25 Juin - 22:12
« Si je me souviens d’Eireann Callaghan ?! » Combien d’années avaient-elles bien pu s’écouler depuis la dernière fois ? Dix ans, vingt ans ? Déjà, vraiment ? Cela faisait une éternité, et pourtant, Zakary Cooper n’eut pas besoin de la moindre piqûre de rappel. « Et comment ! Cette nana-là avait le plus beau postérieur de tout le pays ! » Un brin d’humour pour à peine dissimuler le chagrin toujours si glacial au fond de la poitrine, inconscience balayée des années plus tôt par un lourd silence. A peine. Il n’enchaina pas immédiatement, aussi Alden jugea qu’il était temps de lui balancer un bon coup de coude dans les côtes. Zakary, plongé seul dans la nostalgie d’une époque qui n’avait appartenu qu’à lui, revint aussitôt : « Hé ! Je ne dis pas que j’y avais goûté, je dis juste qu’Eireann était un vrai régal pour les yeux. En plus d’être un canon, et je ne parle pas seulement de ses fesses, elle était drôle, elle était habile, elle avait du caractère et elle était formidable avec les gamins. » Encore qu’à l’époque, eux-mêmes étaient des gamins. A peine plus âgés que leurs élèves de Poudlard. « On s’est suivis toutes nos années Poudlard. Elle a eu la mauvaise idée d’atterrir chez Poufsouffle, mais il n’empêche qu’elle jouait terriblement bien. Elle était poursuiveuse ; on s’est amusés un petit paquet de fois tous les deux… Enfin, elle était une sacré emmerdeuse, mais elle volait bien. » Il s’autorisa une pause rapide et enchaina sans avoir besoin de prendre le temps de se remémorer quoi que ce soit. « On s’est retrouvés en tant qu’enseignants, elle pour le cours de botanique. Elle a été une superbe alliée… Je veux dire, d’une part, on était pas beaucoup de Phénix au sein de Poudlard, tu imagines bien. Et d’autre part, surtout, elle avait une sacré descente de whisky pur feu. Dans un monde chiant à mourir parfois, c’était quelque chose de très, très important. » Un sourire, à la fois tendre et nostalgique. Il faillit ajouter un je crois que ta mère était un peu jalouse d’elle, mais s’abstint finalement. D’abord parce que Lyra avait la fâcheuse tendance d’être jalouse de tous les jolis brins de filles qui passaient de près ou de loin, ensuite parce que Lyne n’avait pas besoin d’entendre une critique quelconque sur la personne qu’elle avait aimé le plus au monde. Il n’ajouta pas non plus qu’elle lui manquait, comme toute la tripotée de ses copains disparus lui manquait. Zak ne geignait pas – jamais. Râlait tout haut, parlait beaucoup, mais pas à ce sujet-là. Les silences parlaient d’eux-mêmes. « Enfin ! » Il se redressa en prenant une grande inspiration rapide, pour finalement décrocher un véritable sourire : « Tu diras à Kiara que je serais sincèrement honoré de rencontrer la fille d’Eireann. Et que j’ai des dizaines d’anecdotes idiotes à lui raconter si elle en a envie. »

***
La nuit était déjà tombée depuis un moment, puisque Lyne profitait toujours du moment où les braves citoyens étaient rentrés au chaud chez eux, alors que le froid mordait encore trop fort pour encourager qui que ce soit à se promener dans les rues. Le voyage était toujours assez long, à coups de transplanages répétés et d’un bon morceau de trajet sur son vieux mais précieux nimbus.

Il n’avait plus neigé depuis quelques semaines déjà, mais la pluie de mars qui tombait finement lui avait congelé le bout du nez. Emmitoufflée dans une longue cape noire, le visage pourtant fourré dans une épaisse écharpe bleu-nuit, elle n’était qu’une brave fille parmi ceux qu’elle avait pu croiser, pressés de rentrer au chaud, potentiellement au coin d’un feu de cheminée. Personne ne l’avait suivie, elle n’avait probablement interpellé personne. Lyne marchait vite mais pas trop, silencieusement sans dissimuler son visage à l’excès. C’était un art qu’elle connaissait.

Un dernier coup d’œil rapide à gauche et à droite, à droite puis à gauche, la porte s’ouvrit. Elle s’empressa de se faufiler jusqu’à l’entrée. « Bonsoir Ernest » lança-t-elle distraitement en passant tout droit devant le portrait ; se promettant de s’offrir un tableau avec lequel converser si toutefois un jour elle avait l’opportunité d’avoir un véritable « chez elle ». C’était un concept qu’elle adorait, à des années lumières des passes-temps qu’elle ait jamais pu s’accorder.  Elle abandonna son vieux Nimbus – celui avec les initiales de Zakary toujours gravées bien qu’usées – et sa cape dans l’entrée. A Kiara, elle décrocha un immense sourire. « Pas de problème, personne ne m’a remarquée. » Elle se retint d’ajouter qu’elle espérait que cela dure encore un peu : avec les temps qui couraient… Finalement, elle s’abstint. Plus tard, les pensées pessimistes. Comme elle serait malheureuse le jour où elle n’aurait plus le loisir de sortir se promener tête nue parmi le commun des mortels !

« C’est toujours aussi beau, chez toi. Merci encore de bien vouloir de moi. » s’émerveilla-t-elle sincèrement sans attendre l’autorisation de la Phénix pour s’asseoir sur le canapé. Il n’en fallait pas beaucoup pour lui mettre des étoiles dans les yeux : rien qu’un petit nid. Un vrai petit nid. « J’avais hâte de te retrouver, j’ai des choses à te raconter : mon père n’a pas arrêté de me parler de me parler de ta mère depuis que je lui ai demandé s’il l’avait connue. »

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Au bord de l'eau, un pigeon défunt : pour un oiseau mais quelle drôle de fin. Sur la plage échoue sans cesse, jeté par les vagues, échoue sans cesse ; là-bas. A présent l'orage dort sous la grève, tout gorgé d'eau le sable se lève ; puisse l'oiseau foudroyé dans le creux de mes pas reposer viens là. Le soleil perce l'oiseau gris, de ses raides et doux rayons comme des aiguilles. Une poupée vaudou. Le soleil perce l'oiseau gris, de ses raides et doux rayons comme des aiguilles. Feu! Chatterton

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Re: Douces plumes
ce message a été posté Aujourd'hui à 19:29
La fatigue de Kiara fut presque entièrement balayée par le grand sourire de Lyne et son entrain. C’était la solitude de cette vie qui pesait le plus sur les frêles épaules de la Péruvienne, elle qui avait toujours été entourée. Ses terres lui manquaient, sa vie paisible aussi et elle devait sans cesse se battre contre ses pensées les plus sombres pour se rappeler pourquoi elle était là.

Prenant place à côté de Lyne, elle fit voler verres et bouteille jusqu’à la petite table basse tandis qu’elle sentait un nœud se dénouer entre ses omoplates. La détente commençait malgré un petit pincement au cœur à l’évocation de sa mère et des souvenirs du père de la brunette. « Je prends chaque fois un peu plus conscience du fait qu’elle était d’ici, que sa vie était vraiment ici. » Et c’était étrangement peu agréable comme sensation, Kiara prenait conscience chaque jour davantage du fait qu’Eireann n’avait jamais réellement été chez elle à Mara alors que c’était là-bas qu’elle avait tenté d’y construire son propre foyer. La Callaghan n’avait jamais réussi à abandonner sa mère patrie et Kiara avait parfois l’impression de n’avoir été qu’une parenthèse dans la vie de sa mère quand chaque personne qui l’avait connue ici la décrivait avec moults détails et anecdotes. « J’ai des souvenirs d’elle mais rien de bien… clair. J’ai surtout le souvenir d’une mère allant et venant. J’imaginais qu’elle travaillait loin, qu’elle devait se délester de ses responsabilités pour s’accorder les moments heureux avec nous. Je n’avais pas totalement tort, au fond, même si je n’avais pas conscience de ce qu’elle accomplissait ici. » Mais cette sensation que les responsabilités dont elle devait se délester la concernaient plutôt elle que la situation politique ici ne quittait pas ses tripes. Au fond d’elle, Kiara se demandait si sa mère avait vraiment été… une mère.

« Alors, il t’a raconté quoi ? Ils se sont connus où ? Comment ? Combien de temps ? » Parler parler parler pour ne plus avoir à réfléchir… Et noyer la pauvre Lyne sous des tas de questions. « Aaaah désolée pour le flot de questions, tiens ; prends un verre, liqueur de raisins péruviens, tu m’en diras des nouvelles. Normalement, l’humidité avalonienne parait moins saisissante avec ça. » Et Kiara en avait testé des combines pour affronter le climat du coin, si différent de son village. L’humidité, elle connaissait. Mais l’humidité de l’océan fouettant les côtes et se répercutant un pu dans les terres, ça, c’était nouveau.

Avalant une gorgée, elle laissa la chaleur pénétrer ses membres et son âme. Cette chaleur familière, qui lui rappelait la maison, les siens et tout ce qu’elle avait laissé derrière elle. Pour la cause, la cause de sa famille d’ici. Pour la bonne cause. Sentant probablement le trouble de sa maîtresse, Maca laissa sa pitance de côté et vola jusqu’à Kiara pour se poser sur ses genoux et lui donner d’affectueux coups de bec afin d’obtenir quelques caresses.

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Re: Douces plumes
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