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❝ Douces plumes ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
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Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t930-kiara-callaghan
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Date d'inscription : 20/05/2017
Célébrité : Mélanie Bernier
Crédits : Willow ♥

Double compte : Arsenia Sabordage

Age : 24 ans
Sang : Basique de rang 3
Statut : Célibataire
Métier : Employée à la commission d'examen des créatures dangereuses
Baguette : Bois d'aubépine, plume de harpie féroce, 29.5 cm, souple.
Epouvantard : Un serpent de feu : ça brûle, ça mord, ça étouffe...
Dialogue : seagreen

Fille d'Eireann Callaghan, célèbre fugitive décédée – L'espagnol est sa langue maternelle mais elle parle anglais avec un accent mi-irlandais, mi-britannique – A une cicatrice derrière l'oreille droite – Elle a horreur de la bièraubeurre – Partage sa vie avec Maca, une chouette hulotte achetée lors de son arrivée en Avalon
Douces plumes
ce message a été posté Ven 13 Avr - 11:35
Mars 2047


Le plat mijotait tranquillement sur son feu magique et deux verres, vides, trônaient fièrement sur la petite table d’appoint. Dès que son invitée arriverait, Kiara n’aurait qu’à sortir de sa réserve l’eau de vie de ses terres natales. Le canapé était jonché de couvertures, le froid mordant de l’hiver ne semblant pas vouloir laisser place au printemps qui tentait vainement de faire une percée.

Lyne allait bientôt arriver et Kiara voyait cette visite comme une bouffée d’air frais dans son quotidien stressant et bien trop sombre. Elle ne pouvait pas se rendre à Vivecime aussi souvent qu’elle le désirait, elle ne pouvait pas voir sa famille quand elle le souhaitait et sa solitude ne faisait que croitre de jour en jour. Lizzie avait été libérée mais son état était inquiétant. Elle repoussait chacun d’eux, Kiara un peu moins que les autres, sûrement parce qu’elles ne se connaissaient pas complètement, mais la Péruvienne était bouleversée après chacune de ses visites et ses nerfs menaçaient de lâcher chaque fois un peu plus. Elle n’avait rien vécu de traumatisant elle-même mais elle pouvait sentir toute la détresse de Lizzie avec une force incroyable. Elle respirait mal, le soir, dans son lit, elle suffoquait en se réveillant après d’horribles cauchemars aussi.

Kiara savait qu’elle prenait de gros risques en proposant son canapé aux Phénix de passage dans le coin mais cela faisait partie de ses engagements et de la maigre contribution qu’elle pouvait apporter à la cause. Puis Lyne était déjà venue plusieurs fois et elle appréciait sa compagnie. Un peu rude au départ, Lyne avait peu à peu laissé Kiara l’approcher. Elles n’étaient pas réellement amies, ne se connaissant sûrement pas assez pour se qualifier ainsi, mais elles s’appréciaient et commençaient à se faire mutuellement confiance. Enfin, c’était quelque chose de plus facile du côté de la Péruvienne, qui n’avait pas vécu tout ce que ses alliés britanniques avaient pu subir.
Son enfance à elle avait été douce, même en incluant la mort de sa mère dans l’équation. Elle avait subi les discriminations de sang mais uniquement dans le monde extérieur à son village natal. Elle avait vécu longtemps heureuse, presque insouciante. Le tragique, l’horreur, la peur étaient des notions qu’elle avait surtout acquises en débarquant ici pour lutter aux côtés de sa famille maternelle, aux côtés de ceux qui avaient connu cette mère dont elle voulait à tout prix se rapprocher.

Un bruit aux carreaux de sa fenêtre attira son attention. Maca voletait dehors, visiblement furieuse d’avoir dû transmettre du courrier en plein froid. Kiara se hâta d’aller ouvrir à sa petite chouette qui tendit la patte à laquelle un rouleau était accroché. Elle le détacha et caressa affectueusement Maca qui lui donna un coup de bec signifiant que l’heure était à la pitance en guise de récompense. « Ton auge est plein, Ô grande dame ! Et c’est tout frais ! » La chouette ne laissa même pas caressa une nouvelle fois et rejoignit le bar de la cuisine où trônait ses écuelles. Kiara déroula le parchemin où, sous son propre message, était apposée une réponse.

Le dossier a été validé par le chef, demain on pourra s’accorder un rythme de croisière. Prépare les bottes, on ira faire un tour dans les réserves.
Simons


Soupirant de soulagement, Kiara glissa la note dans la poche de sa robe en soie de canagou. Elle allait pouvoir souffler un peu au bureau. Ils avaient passé des jours entiers sur ce rapport, s’arrachant les cheveux mais c’était enfin une histoire réglée. Et la perspective d’aller se salir auprès de quelques créatures le lendemain la réjouissait : elle commençait à sérieusement en avoir ras la fesse de la paperasse.  

« Miss Birú, il y a votre invitée devant la porte. » Kiara sursauta en attendant la voix du portrait. Elle ne s’y était toujours pas habituée, cadeau de sa tante. Ernest avait été le portrait de l’appartement des parents de Jane, puis de Jane et sa mère lorsqu’elles avaient vécu ensemble. Kiara restait toujours autant surprise de voir que le portrait avait « survécu » à bien des sorciers et des guerres. Ce cadeau lui avait réchauffé le cœur et elle se prenait souvent à converser avec le vieux Ernest pour grappiller des souvenirs de sa mère. « Merci Ernest ! » Elle se précipita vers la porte pour l’ouvrir. « Entre, entre. » Elle ne prononça pas le nom de Lyne dans le couloir même si le pallier était sûr : Kiara avait appris à douter de tout et tout le monde, non sans difficulté.

Une fois la porte refermée, elle se détendit. « Installe-toi, fais comme chez toi. » Elle alla récupérer la bouteille et la posa sur la table avant de lui faire subir un sort glaçant pour une température parfaite. « Le voyage s’est passé sans encombre ? » Avait-elle été suivie ? Avait-elle pu passer d’un point A à un point B sans y laisser des plumes ?

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