AccueilAccueil  Wikia  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Des scénarios en folie
Perche ton gros cerveau sur des talons hauts avec la petite sœur de Cassandra Zabini, Rhiannon Zabini Cool
Des scénarios en folie
Incarne un sorcier vaudou avec le frère aîné de Calypso Layibadé, Kayin Layibadé Twisted Evil
Des scénarios en folie
Viens refaire le portrait aux sorciers avec la grande sœur de Salazar Sabordage, Madison Phillips
Des scénarios en folie
Prouve que t'en as autant dans la cervelle que dans le portefeuille avec le petit frère d'Armel Zabini, Alix Lancaster Rolling Eyes
Magique boîte à idées
Tu n’as pas d’idées de perso ? Sache que nos membres en ont pour toi ! Consulte ce sujet

❝ The Wolf Whisperer - Alfija ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 181
Date d'inscription : 23/03/2018
Célébrité : Deepika Padukone
Crédits : likeanewday

Double compte : Nilhem Kark & Lux Salamander & Darwin Roy

Age : 36 ans
Sang : Basique de rang trois
Statut : Célibataire, avec des envies irrésistibles de saveurs latines.
Métier : Parfumeuse. Rêve d'Orient, sa boutique, a rouvert début juillet à Avalon. Ses poisons sont toujours disponibles à la livraison au marché noir.
Baguette : Bois de cèdre, 24 centimètres, Venin d'Acromentula
Epouvantard : Une cage. Simple. Efficace.
Dialogue : tan

The Wolf Whisperer - Alfija
ce message a été posté Jeu 26 Avr - 8:21



the wolf whisperer

alfie & hija



[1er avril 2047 - Port d'Avalon]

Lockwood ! La voix de la Sabordage claqua sur le port, faisant se retourner plusieurs moldus sur son passage. Les talons de ses chaussures claquaient sur les pavés en une cadence et une chorégraphie parfaitement étudiée. Sa robe de soie aux couleurs de sa deuxième mère patrie faisait tache au milieu des pavés et des bateaux amarrés. Autant dire que ce n’était pas dans cette tenue qu’Hija prenait habituellement la mer. Mais ce n’était pas le but de sa journée. Le but se trouvait à quelques pas d’elle, et était en train de déposer une caisse sur le sol. Alfie. Si elle n’avait pas manifesté la moindre animosité envers l’esclave d’Arsenia dans les premiers temps, peu friande d’éclats de voix pour rien, les choses avaient légèrement changé quelques années auparavant, quand les pas de la pirate et du moldu s’étaient croisés à Vivecime. Subtilement, leurs relations s’étaient légèrement tendues en public, progressivement, sans trop en faire, la parfumeuse se mettant à traiter son entourage non sorcier comme le reste de sa famille. En essayant de ne pas trop penser à ce que Farina dirait s’il la voyait. Il comprendrait, sans le moindre doute. Peut-être. Ce qui n’était pas le sujet. Cela arrangeait donc leurs affaires, quand la demoiselle avait besoin de le voir. Comme ce jour-là. Cela faisait plus de deux semaines qu’elle n’avait pas réussi à le croiser convenablement. Et impossible alors que connaître l’état d’avancement de leur « petit projet ». Viens ici. Maintenant ! La voix était ferme et froide, faisant murmurer quelques moldus qui lancèrent un regard de sympathie à l’esclave. S’ils savaient. Elle croisa les bras. Finalement, peut-être aurait-elle du se parer d’une autre tenue pour aller directement l’attraper par le col et le traîner dans cette ruelle qu’elle avait aperçue un peu plus haut en arrivant. Pour la théâtralité, on repasserait. Elle se contenta d’un regard noir avant de tourner les talons. Qu’il la suive.

Il savait déjà ce qu’il dirait en revenant, qu’il avait malmené une caisse d’un chargement précieux d’huiles essentielles de fleurs exotiques dont l’Indienne avait besoin pour une commande à un Sang Pur, et qu’il avait pris la soufflante du siècle. La dernière fois, c’était parce qu’il avait renversé des produits sur son étal en venant faire une livraison. Et il faudrait réfléchir à la suivante. Parce qu’il y aurait une suivante. Depuis la morsure d’Alfie, leur relation avait encore pris un tour différent. Non, pas celui-là, bande de petits meubles pervers. Hija avait rapidement compris que l’odorat de l’homme avait changé, pour s’affiner, s’intensifier. Et le lien s’était fait assez rapidement avec certains rituels d’orient, où certaines plantes étaient utilisées pour calmer les esprits. Il lui fallait juste trouver ce qui pouvait bien calmer un lycanthrope. Et elle y travaillait. Son dernier essai, sous forme de fiole qu’il pouvait garder sur lui et respirer quand le besoin s’en faisait sentir, inspirée des sels de ces dames des temps anciens, contenait principalement du romarin, purifiant bien connu, avec un extrait d’une essence en flacon qu’elle avait capturée dans une boucherie. Un peu de sauge, un brin de lavande … mais elle n’était pas certaine que c’ait été une bonne idée de mettre la viande et le sang autant en avant. Aussi avait-elle déjà une seconde création dans la poche. Mais elle voulait avant tout un retour de son « client » forcé, ou cobaye, on pouvait voir cela comme on voulait. Il y avait quelque chose de grisant dans ce challenge. Peut-être d’autres utilisations. Mais, et surtout … elle s’était attachée à Alfie, à sa façon. Aussi, quand elle se retourna pour lui faire face, dans la ruelle, après avoir lancé un charme pour se protéger des oreilles indiscrètes, elle commença par l’examiner des pieds à la tête et de la tête aux pieds : Comment tu te sens ? La deuxième question étant littéralement : ça sent comment ? Mais ce n’était pas exactement comme ça qu’elle le formulerait. Baissant sa baguette, elle désigna la poche du Moldu, qui était bombée : Est-ce que ça aide ? Ils n’avaient pas non plus tout l’après-midi pour discuter, une Sabordage ne prendrait pas une heure pour sermonner un moldu. Ou lui envoyer des Doloris à la figure.



(c) DΛNDELION

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Qui maîtrise les odeurs maîtrise le coeur des hommes
ANAPHORE
12 years a slave
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t242-alfie-lockwood http://filetdudiable.forumactif.org/t114-alfie-lockwood#251
Messages : 1372
Date d'inscription : 03/09/2016
Célébrité : Sebastian Stan
Crédits : Hela

Age : 36 ans
Sang : Moldu
Statut : Asservi
Dialogue : #336699
Nouvelle Inquisition. Moldu chez les Sabordage, mention porteur de caisses. Super Grognon. Exècre la Callaghan, hypocrite selon lui. Et qu'on ne lui parle pas des Kark, les Mangemorts c'est tous des pourris! Mordu à la Tour des médias par le garou Blackburn, il kiffe (non) et a depuis des pulsions de violence et pour la viande crue qui ne lui attirent pas que des amis.
Re: The Wolf Whisperer - Alfija
ce message a été posté Mar 14 Aoû - 21:58
Sérieux, c’était pas possible d’avoir un encroûté pareil. Alfie grogna, et répéta pour la quatrième, non cinquième fois en trois minutes « Non, cette caisse je te l’ai déjà dit tu la mets par terre, parce qu’elle contient des choses fragiles. C’est quoi qui rentre pas dans ta ptite tête là ? » souffla-t-il, plus pour lui-même que pour son coéquipier moldu qui peinait à reprendre le rythme ce matin. « Eh mais comment tu veux que je le sache, Alfie ? C’est pas comme s’il fallait de toute manière que je bouge celles-là pour mettre ça là, enfin réfléchis un peu ! » « Putain mais attends, t’es sérieux là ? » Les poings d’Alfie se serrèrent soudainement en deux poings crispés ; son champ de vision tournait rouge, et il se mordit les lèvres, luttant pour ne pas répliquer, quand un « Lockwood ! » retentissant fit son chemin dans son esprit. Ce ne fut qu’en voyant son camarade moldu se détourner qu’il comprit que c’était un sorcier, ou plus précisément une sorcière, qui venait de l’appeler comme on appelait son chien.

Putain de merde.
Il souffla, inspirer-expirer-inspirer-expirer comme le disait si bien Rose, et finit par se tourner en adoptant un air qui se voulait neutre. Peine perdue, ses veines cognaient encore à ses temps, et ses joues rougies par la colère trahissaient son état d’esprit.

Mais c’était Hija. La seule de la famille qui l’aidait ouvertement – bon, pas si ouvertement que ça, mais elle s’était mêlée de ses affaires. C’était bizarre, il l’avait toujours su, mais elle semblait s’être entiché de lui, et vouloir l’aider. C’était bien étrange, mais Tadhg avait dit que c’était pas une mauvaise chose quand Alfie avait vaguement grogné quelque incompréhension de la situation. La sorcière reprit d’une voix froide, bras croisés, visiblement en posture de supériorité. Alfie tenta de se faire plus petit, rentra sa tête dans ses épaules, et dit « Bien madame. » d’une voix dépourvue de toute animosité, avant de suivre Hija.

Il s’attendait à sa visite prochaine, se souvenait de l’excuse qu’il devrait sortir à ses collègues moldus, mais il ne s’attendait pas à être d’une telle humeur de chien quand elle débarquerait. Elle l’entraina dans une ruelle, insonorisa d’un sortilège leurs alentours et apposa un regard soudainement plus bienveillant sur le moldu.

Comment il se sentait ? Bof. Honnêtement, bof. Alfie voulut ouvrir la bouche, mais aucun son n’en sortit sinon un pff désabusé. Et, comme à chaque fois qu’ils se voyaient en douce, une question tournait dans sa tête sans qu’il puisse se dépatouiller avec ses pensées pour obtenir une réponse satisfaisante. Pourquoi elle faisait ça ?.  Oh il avait bien essayé un jour de lui poser la question… Mais la réponse avait été sibylline. Tout comme le mot sibyllin était incompréhensible pour lui.

« En vrai, c’est chaud de penser, juste penser vous voyez, à prendre la bouteille ici quand on s’énerve, vous voyez ? » Il tapota la poche intérieure de sa veste et secoua la tête.  « C’est bête et méchant mais quand je vois rouge, je pense pas à me calmer, je pense juste à cogner mes poings dans la gueule de l’autre. Alors vous voyez, c’est pas une petite fiole qui va changer les choses. Et puis… » Alfie fit une pause, sortit la fiole de la-dite poche pour l’ouvrir et sentir une ou deux fois à l’intérieur.
« Je vous suis très reconnaissant, de tout ça, même si je comprends pas trop pourquoi… Enfin je veux bien que vous soyez une Phénix et c’est tout à vot’ honneur vous savez.   » Il s’embrouillait. Les yeux rivés sur sa flasque qu’il triturait entre ses grosses mains, Alfie se bornait à ne pas croiser le regard de la sorcière en face de lui. « Pour être honnête ça sent vraiment vraiment le sang. C’est pas pour me déplaire – oh c’est moche de dire ça hein ? – mais on dirait que je suis un vampire. Un vampire à la Twilight. Sans les paillettes au soleil. »

Pourquoi fallait-il que les références pourries ressurgies du passé ressortent toujours au pire moment ?

- - - - - - - - - - - - - - - - - -

LITTLE WHITE LIES ▬ You can stand on the edge shouting out that you're ready to change ready to change ; you can say what you want, you won't jump, you're not ready to change | ©️ Vent Parisien



avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 181
Date d'inscription : 23/03/2018
Célébrité : Deepika Padukone
Crédits : likeanewday

Double compte : Nilhem Kark & Lux Salamander & Darwin Roy

Age : 36 ans
Sang : Basique de rang trois
Statut : Célibataire, avec des envies irrésistibles de saveurs latines.
Métier : Parfumeuse. Rêve d'Orient, sa boutique, a rouvert début juillet à Avalon. Ses poisons sont toujours disponibles à la livraison au marché noir.
Baguette : Bois de cèdre, 24 centimètres, Venin d'Acromentula
Epouvantard : Une cage. Simple. Efficace.
Dialogue : tan

Re: The Wolf Whisperer - Alfija
ce message a été posté Sam 8 Sep - 12:14



the wolf whisperer

alfie & hija



[1er avril 2047 - Port d'Avalon]

Le soupir désabusé du moldu envoie le sourcil de la sorcière haut sur son front, alors que ses lèvres esquissent une moue déçue. A ce point ? Evidemment qu’il s’agit d’un exercice nouveau pour elle et qu’elle ne s’attendait pas à réussir du premier coup, mais elle aurait pensé avoir un tout petit peu plus de succès. Au temps pour son ego, qui n’a pas vraiment sa place pour l’heure. Elle se contente donc de plisser les yeux à ses explications, notamment du format. Il est vrai que ça n’a sans doute rien de naturel, mais son état non plus ne l’est pas. Et l’influence des odeurs sur l’émotion, sur les sentiments, n’a rien non plus de simple pour quiconque n’y est pas habitué. Elle-même est encore novice dans ce domaine précis, de l’apaisement de pulsions meurtrières. Donc l’application n’est pas idéale. Et même l’odeur, apparemment. Un geste de la main répond à sa question qui revient. Pourquoi. Et l’Ordre. Ce n’est pas le sujet et elle ne trouve pas franchement que ce soit admirable ou quoi que ce soit, elle ne préfère donc pas s’étendre sur ce point. Ce qui l’intéresse, c’est la partie olfactive. « Pour être honnête ça sent vraiment vraiment le sang. C’est pas pour me déplaire – oh c’est moche de dire ça hein ? – mais on dirait que je suis un vampire. Un vampire à la Twilight. Sans les paillettes au soleil. » « Twilight ? » La sorcière fronce les sourcils sans comprendre. De la culture moldue, sans la moindre doute, à laquelle elle n’a pas été exposée – et pourtant, elle en a eu un aperçu au cours de pillage, quelques livres étant tombés entre leurs mains.

Son carnet apparaît rapidement, qu’elle ouvre d’un mouvement du poignet pour examiner la formule de la composition que tient Alfie. « J’suis désolée que ça n’ait pas marché. Mais on avance. » Elle a anticipé cette histoire de sang, mais peut-être pas autant qu’elle aurait du. Calant son crayon entre les doigts tenant ses notes, elle extirpe une nouvelle fiole de la poche intérieure de sa veste, sans perdre de temps et la tend à Alfie, avant de reporter son attention sur cette formule améliorée. « J’ai diminué l’odeur de sang dans celle-ci. Dis-moi ce que tu en penses. Il faudra peut-être juste la supprimer entièrement, si ça ne fait que t’énerver encore plus. » Mais elle a pensé que ça aurait pu le calmer, dans la bonne proportion. Plusieurs inscriptions rejoignent les premières, des rééquilibrages de dosages qu’elle effectuera rapidement, selon les commentaires de son « client » assez inhabituel. Parce contre pour le reste … ses yeux remontent vers lui et vers les fioles qu’il tient en main. « Pour l’application, j’ai faux. Ok, c’est pas un problème, y a d’autres solutions. » Se grattant l’arrête du nez avec son crayon, elle continue : « J’peux l’incorporer dans un parfum, tu n’auras qu’à sprayer le matin. » Elle a déjà essayer de lui en faire porter pour raisons esthétiques, sans succès, mais si c’est un but utilitaire, elle y parviendra peut-être enfin. « Et sinon dans du savon. Ça va être plus compliqué à doser mais au moins tu l’auras à même la peau. Ou en produit pour rasage. Peut-être. Enfin un truc utile et plus proche de toi. » Elle réfléchit à haute voix, dans son exercice créatif, et continue à prendre des notes en demandant : « T’en penses quoi ? »



(c) DΛNDELION

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Qui maîtrise les odeurs maîtrise le coeur des hommes
ANAPHORE
12 years a slave
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t242-alfie-lockwood http://filetdudiable.forumactif.org/t114-alfie-lockwood#251
Messages : 1372
Date d'inscription : 03/09/2016
Célébrité : Sebastian Stan
Crédits : Hela

Age : 36 ans
Sang : Moldu
Statut : Asservi
Dialogue : #336699
Nouvelle Inquisition. Moldu chez les Sabordage, mention porteur de caisses. Super Grognon. Exècre la Callaghan, hypocrite selon lui. Et qu'on ne lui parle pas des Kark, les Mangemorts c'est tous des pourris! Mordu à la Tour des médias par le garou Blackburn, il kiffe (non) et a depuis des pulsions de violence et pour la viande crue qui ne lui attirent pas que des amis.
Re: The Wolf Whisperer - Alfija
ce message a été posté Dim 4 Nov - 12:05
Et voilà qu’elle répétait ce qu’il venait de dire. Oui, Twilight. Il avait bien dit twilight, et elle le prononçait de la meilleure manière qui soit : comme s’il s’agissait d’un ovni. Parce qu’en soit il s’agissait bel et bien d’un ovni populaire du début du 21ème siècle, mais Alfie n’allait pas commencer à parler de ça maintenant. Alors ils secoua rapidement la tête, comme pour dire non mais laissez tombez vraiment vous voulez pas savoir - et puis vos vampires à vous sont bien plus réalistes et flippants et vous serez encore en train de critiquer la culture moldue. Bref.

Il observa la sorcière devant lui sortir carnet et fiole et lui expliquer rapidement ce qu’elle avait fait. Il allait l’interrompre, mais elle ne lui laissa pas le temps de parler. Il ne put qu’attraper les fioles qu’elle lui tendait. Les yeux toujours fixés sur son carnet, la sorcière ne le regardait pas. Encore une fois, il se sentait un peu… comme un sujet d’expérience. C’était un poil agaçant. Il serra ses lèvres et ne dit rien. Comme d’habitude, il attendait. Patiemment. Plus ou moins. Attendant, comme tout bon moldu, que la gente sorcière daigne lui accorder un peu d’attention. Et chaque seconde qui passait semblait être un poil plus tendue que la précédente, il sentait à nouveau cette boule au creux de son ventre qui grossissait.

A cet instant, Hija Sabordage releva la tête pour la regarder. Cependant elle ne parut pas s’étonner outre mesure de son trouble, juste lui lancer quelques trucs concernant l’application ? L’application de quoi ? Alfie resta stoïque jusqu’à ce qu’il comprenne qu’elle parlait de parfum. Il grogna et leva les yeux au ciel. Du parfum, tiens donc. Alors oui il avait conscience qu’il était dehors toute la journée, mais clairement le parfum ça changerait rien. En trois minutes ça serait recouvert par l’odeur rance de la sueur et de poussière humide et salée, celle-là même qu’on retrouvait partout sur les docks de la famille.  « Un truc utilisé tous les jours ? Dans le rasage ? Vous voulez dire un truc suffisamment fort pour survivre à toutes les odeurs qu’on a en permanence sur les docks ? Vous v’nez pas assez souvent hein, ça schlingue quand même sur les navires et dans les entrepôts Miss. » Quoi. Elle lui avait demandé son avis. Son T’en penses quoi il était clair, non ? Elle voulait son avis éclairé sur la question. Et Alfie était pas du genre à tourner autour du pot pendant trois mille ans, ça lui prenait la tête et lui demandait trop de réflexion de comprendre ce que les autres avaient dans la tête, il n’aimait pas ça non plus. Ca l’énervait, d'ailleurs. Encore un truc de plus qui l’énervait. A la différence que là, ça l’avait toujours énervé, dès le plus jeune âge. Les gens qui utilisaient des mots compliqués pour rien, ceux qui le prenait clairement pour un con parce qu’il avait des facilités manuelles et des difficultés intellectuelles. Et puis pourquoi les gens n’étaient jamais francs et directs quand ils parlaient, hein ? Ca serait autrement plus simple à gérer. Ca et puis qu’ils arrêtent de parler pour ne rien dire. Ca aussi, ça l’énervait.

Donc ouais, elle lui demandait son avis, visiblement attendait un truc précis et puissant et euh… Il haussa les épaules. Après tout, qu’est-ce qu’il en savait? Pour se donner une contenance et ne pas entâcher son image de moldu, il ouvrit l’une des fioles et respira l’odeur âcre du sang qui s’en dégageait. Il prit une longue inspiration et souffla - soupirant presque - d’un air vaincu. Sincèrement il en savait rien. C’est pas que c’était pas ça. C’est pas qu’il aimait pas ça hein.
« Y’a un truc qui sent bon là-d’dans... » murmura-t-il, presque plus pour lui-même que pour la sorcière. Un truc fort, une odeur épicée qui pourrait prendre à la gorge si elle était trop forte, mais qui là arrivait au second voire troisième plan. Mais Alfie aurait bien été incapable de l’expliquer, et dans un sens espérait que la jeune femme ne lui en demande pas plus. Alors il poursuivit  « Le sang c’est pas moi que ça gêne. C’est juste… Vous parliez de savon ou de parfum tout à l’heure, vous voyez quelqu’un sortir de la douche avec une odeur pareille ? » Il se tût un moment, le temps que ce qu’il voulait dire prenne forme dans son esprit. « Quand t’es propre tu pues pas comme le mec à la fin de 300, c’lui qu’est couvert de sang, quoi. »

- - - - - - - - - - - - - - - - - -

LITTLE WHITE LIES ▬ You can stand on the edge shouting out that you're ready to change ready to change ; you can say what you want, you won't jump, you're not ready to change | ©️ Vent Parisien



avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 181
Date d'inscription : 23/03/2018
Célébrité : Deepika Padukone
Crédits : likeanewday

Double compte : Nilhem Kark & Lux Salamander & Darwin Roy

Age : 36 ans
Sang : Basique de rang trois
Statut : Célibataire, avec des envies irrésistibles de saveurs latines.
Métier : Parfumeuse. Rêve d'Orient, sa boutique, a rouvert début juillet à Avalon. Ses poisons sont toujours disponibles à la livraison au marché noir.
Baguette : Bois de cèdre, 24 centimètres, Venin d'Acromentula
Epouvantard : Une cage. Simple. Efficace.
Dialogue : tan

Re: The Wolf Whisperer - Alfija
ce message a été posté Mar 6 Nov - 20:26



the wolf whisperer

alfie & hija



[1er avril 2047 - Port d'Avalon]

Même si elle n’en fait pas cas, l’agacement d’Alfie n’a pas échappé à la Parfumeuse qui pourtant, n’en fait pas cas. Elle a eu des clients chiants, parce qu’il n’y a pas d’autres mots, ce n’est pas ce qui va l’impressionner. Et sa nouvelle condition peut expliquer aussi ces sautes d’humeur, c’est justement pour ça qu’elle est là. Elle part donc avec une patience qu’elle n’a pas souvent – qu’on ne lui retrouve que quand elle crée, pour tout dire – et c’est à noter. Mais, spoiler alert, cela ne va sans doute pas durer. Parce qu’il commet une erreur, oh, si grossière quelques secondes après qu’elle lui ait demandé son avis – oui, parce que c’est quand même le premier concerné par la question. « Un truc utilisé tous les jours ? Dans le rasage ? Vous voulez dire un truc suffisamment fort pour survivre à toutes les odeurs qu’on a en permanence sur les docks ? Vous v’nez pas assez souvent hein, ça schlingue quand même sur les navires et dans les entrepôts Miss. » Les sourcils de la pirate se froncent et le stylo tapote son carnet avec ce qui ressemble à un poil d’agressivité. Il sous-entend quoi, exactement ? Qu’elle ne sait pas ce que ça sent, sur un bateau ? Il veut vraiment qu’il lui raconte ses anecdotes de voyage où elle a balancé un homme par-dessus bord avec un savon tellement, justement, ça sentait ? Passant la langue sur ses dents, tentant de contenir l’énervement montant – ne pas toucher à la corde sensible lui rappelant que ça fait effectivement quelques temps qu’elle n’a pas fréquenté un équipage après des semaines en mer – elle attend la suite. Quelque chose de constructif et qu’elle ne saurait pas déjà, par exemple.

En sentant, voilà, par exemple. « Y’a un truc qui sent bon là-d’dans... » Ils avancent. Ou disons qu’ils ne reculent pas. Sans lui demander de détailler son propos, n’ayant pas vraiment envie de débattre d’odeurs de pont indéfiniment, la jeune femme fait voleter quelques pages de son carnet pour identifier ce qu’il y a de différent entre les deux formulations, puisqu’il semble découvrir cette odeur en particulier. Et elle trouve sans mal. « Le safran … intéressant. » Plus un souffle, pour elle-même, alors qu’elle ajoute des notes dans la marge. Elle l’a ajouté sans être convaincue, jugeant que le côté animal de l’épice pouvait peut-être apporter une bestialité rassurante. Et elle a donc vu juste. « Le sang c’est pas moi que ça gêne. C’est juste… Vous parliez de savon ou de parfum tout à l’heure, vous voyez quelqu’un sortir de la douche avec une odeur pareille ? » C’est cette fois un claquement de langue agacé qui lui répond. Il la prend vraiment pour une truffe, en fait ? (Pun intended). Quand t’es propre tu pues pas comme le mec à la fin de 300, c’lui qu’est couvert de sang, quoi. » Le carnet se referme d’un mouvement du poignet. Ok, elle n’est pas venue là pour servir de punching ball à un loup-garou visiblement mal luné. Elle a autre chose à faire de ses journées, merci bien. « Déjà, j’comprends pas un mot de c’que tu m’racontes. » 300 ? Twilight ? Et puis quoi, les bijoux de la Castafolle ? Ou quoi que ce soit, d’ailleurs ? Elle ne l’accable pas de termes techniques obscurs, s’il pouvait lui rendre la pareille, ils avanceraient sans doute. « Ensuite, j’m’y connais un peu en odeurs. Un peu. » Un euphémisme, comme qui dirait. « On dirait pas comme ça, j’sais, mais les ponts dégueus, ça me connaît. Et les hommes qui sortent de la douche aussi. » Même si c’est sans doute une autre histoire. « Ton nez capte beaucoup plus d’odeurs que n’importe lequel des autres moldus et sorciers t’entourant. Moi y comprise. Dans le mélange, y a pas tant de sang que ça. J’vais donc le supprimer, tout simplement. » Ses yeux se plissent, cependant, elle n’en a pas fini. « Ou pas. Si tu n’veux pas de mon aide, tu peux simplement le dire. » C’est monté vite ? Il vaut mieux ne pas chatouiller un Sabordage, et Alfie est sans doute bien placé pour le savoir. « T’es pas mon esclave, Alfie Lockwood. J’t’ai proposé de l’aide. Si t’en veux pas, tu m’le dis. Y aura pas d’sanction. Mais j’arrête de t’faire perdre ton temps et d’perdre le mien au passage. » Au moins, comme ça, c’est clair.



(c) DΛNDELION

- - - - - - - - - - - - - - - - - -
Qui maîtrise les odeurs maîtrise le coeur des hommes
ANAPHORE
Contenu sponsorisé
Re: The Wolf Whisperer - Alfija
ce message a été posté
 :: Royaume-Uni :: Avalon