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❝ A cuppa tea? - James ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres :: Habitations
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A cuppa tea? - James
ce message a été posté Dim 6 Mai - 23:56




A cuppa tea?
(début mai 2047)


On toque. Victoria, vive comme un écureuil qui aurait entendu une branche craquer, se redresse. Scroutt, quelle heure est-il ?! Question inutile. Certainement dix-sept heures, comme convenu. Elle n’a pas vu le temps passer, étant occupée à imposer un semblant d’ordre à sa nouvelle… Demeure. « Sa nouvelle demeure », comme ça sonne étrange. Même si ça fait bien trois jours qu’elle se le répète. Trois jours où elle a essayé de faire sens à son nouveau quotidien, et surtout, d’y mettre de l’ordre. Mais trois jours n’ont pas suffi, et maintenant, elle regrette amèrement avoir invité James à prendre le thé. Elle aurait dû convier l’autre James – pas le royal, mais son meilleur ami. Elle n’aurait pas eu autant honte de lui ouvrir sa porte et de le faire entrer dans son « appartement », encore sens dessus dessous.
D’où lui était venue cette idée stupide déjà ? Elle ne sait plus, mais elle aimerait bien faire un bond dans le passé pour interrompre le moment où elle a écrit au Windsor. Arrête tout, c’est une très mauvaise idée ! Une très, très mauvaise idée ! Mais trop tard. Elle est maintenant piégée, avec sa très, très mauvaise idée.

Elle ouvre la porte et découvre, comme prévu, James Windsor. Oh hey there. Je t’en prie, entre… … Dans mon bordel. Elle a honte, comme elle a honte. Il y a encore quelques photos de l’ancienne famille qui vivait dans « sa nouvelle demeure » qui trônent çà et là, ce qui est clairement gênant. Mais en bonne hôtesse, il lui faut prétendre que tout va bien dans le meilleur des mondes. Que ta demeure brûle, que ta demeure coule, ou que ta demeure s’envole, tu dois garder ta contenance, ma fille, et ta dignité, lui répétait sa mère. Tu te dois de faire honneur à ta famille et à tes hôtes. Toute catastrophe est évitable, et dans le cas échéant, gérable.
Je suis navrée, je n’ai pas encore fini de faire le tri et de m’installer, comme tu peux le constater. Ann Fawley aurait fait claquer sa langue de désapprobation. Mais la réalité est là, devant leur nez, et il est préférable de ne pas la nier du point de vue de Victoria : la famille précédente a quitté cet appartement – les Poulaindor si elle ne se trompe pas – en ne prenant que le nécessaire. Ce qui tombe bien car il  y a une grande bibliothèque qui contient plus de livres qu'il n'y a de place – raison pour laquelle elle a choisi cet appartement et non un autre, après en avoir visité plusieurs. La large collection de thés qu’elle a débusqué a achevé de la convaincre. Voilà, c’est de là que lui vient cette satanée idée ! Ah, si seulement !

La médicomage a tout de même pensé à préparer la table à manger, qui se trouve dans une alcôve vitrée qui donne sur la rue et où elle invite James à s’installer. Deux tasses en porcelaines, surmontées de passe-thés remplis d’Earl Grey – à juste dose, toutefois, elle est britannique, tout de même ! – se trouvent à côté d’une assiette de scones frais, d’un beurrier et d’un pot à confiture. A part cela, rien, dans cet appartement, ne lui ressemble. Les Poulaindor semblent avoir mené une vie très rangée et très ordonnée… Dans la cuisine. En jetant un coup d’œil aux chambres, à ladite bibliothèque ou à la salle de bain, on comprend rapidement que seule la cuisine était leur sanctuaire sacré, tandis que le reste était des annexes négligées.
Avec un semblant d’assurance, Victoria verse l’eau chaude qui se teinte immédiatement en traversant les passe-thés. Du lait et du sucre ? Faites qu’il refuse le sucre, faites qu’il refuse le sucre… Mais un thé avec du lait sans sucre est improbable… Faites qu’il refuse le sucre… Elle a complétement oublié d’en prendre lorsqu’elle a fait ses emplettes, et ignore totalement s’il y en a dans « sa nouvelle demeure ». Mais le doux sourire qui ourle ses lèvres, qui aurait rendu fière sa mère, ne laisse absolument pas transparaître cette inquiétude. Comment vas-tu ?
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Sang : royal mais rouge et surtout moldu
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Métier : ingénieur refoulé, fugitif révolté, père exaspéré - il a cependant mis en pratique son diplôme d'ingénieur en aidant avec l'électricité et se recycle professeur d'escrime à l'occasion
Baguette : avec de la confiture aux fruits rouges, accompagnée d'un thé, s'il vous plaît
Epouvantard : sa famille capturée et décimée devant ses yeux
Dialogue : steelblue

fils cadet de feu Edward de Wessex, dernier fils d'Elizabeth II • marié depuis 2028 à son amour d'adolescent à cause d'une grossesse surprise, il est aujourd'hui père de deux enfants : Nathaniel et Amelia (qui ont neuf ans d'écart) • ingénieur en systèmes embarqués, il n'a pourtant jamais reçu son diplôme - ses derniers partiels auraient dû se dérouler en mai 2030 ; cela ne l'empêche cependant pas à utiliser ses compétences et sa débrouillardise pour faciliter le quotidien de tous depuis ses premiers moments de fugitif • pratique l'escrime depuis tout jeune et a continué de s'entraîner le mieux qu'il pouvait lors de sa vie de fugitif pour ne pas perdre en agilité et surtout pour se défouler • a d'ailleurs appris plusieurs techniques d'espionnage (en camouflage et auto-défense) grâce aux agents du MI6 les accompagnant depuis 2030 - mais pas au point de faire de lui un espion professionnel • engagé avec la Nouvelle Inquisition depuis qu'Oliver les a retrouvés en 2036, il n'est pourtant pas vraiment fan du prêtre. et encore moins de Jane depuis leur mise sous tutelle forcée • in fine, son allégeance ira toujours à sa famille, dont il s'est nettement rapproché depuis seize ans, et à ses proches
Re: A cuppa tea? - James
ce message a été posté Ven 25 Mai - 0:08
« a cuppa tea? »
Victoria & James




Une invitation à prendre le thé. Si James est incapable de se souvenir du pourquoi du comment de cette invitation à déguster du thé dans le « nouvel appartement londonien » de Victoria, il sait qu’il a accepté avec plaisir, répondant presque immédiatement à la missive par écrit, lui donnant ainsi l’occasion d’expérimenter l’envoi du courrier via hibou.
Mais ça, c’était bien avant qu’il se retrouve, complètement nerveux, face au miroir de « sa nouvelle chambre à coucher ». Lunettes ? Pas de lunettes ? Doit-il porter l’une des rares chemises qui lui restent ? Doit-il emprunter un des quelques habits du placard qui sont à sa taille ? Est-ce qu’arriver en jean ne la choquera pas ? Ses iris bleutés par le soleil qui éclaire la pièce, croisent leurs reflets. « Bon sang, tout ceci est ridicule ! », s’agace-t-il alors que James se détourne de sa copie qui se moque de lui. « Oh et toi, ne commence pas ! » La menace ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd et le reflet magique laisse place au reflet normal du Windsor, non sans un dernier sourire mutin et une pose voulant faussement dire « ce n’est pas moi, je n’ai rien fait ! ». Il lui a fallu plusieurs coups d’essais (et frayeurs) pour réussir à apprivoiser le tout un minimum, grâce à son sens de l’observation. Selon ses expériences, James a compris une chose : le reflet utilise l’un des traits dominants de la personne en face de lui – le miroir se comportant donc comme un scanner de personnalité – et agit comme la personne veut qu’un autre agisse avec soi. Amelia a ainsi trouvé un partenaire de jeu dans ce miroir. Wendy, une conseillère. Quant à James, il y a trouvé un farceur. Quelqu’un qui veut lui faire quelques blagues pour le faire réagir et lui remonter le moral. Car s’il le cache bien aux yeux de tous, James a été affecté par le refus de Nathaniel de s’installer avec eux. Fait qui l’a lui-même surpris. A force, et derrière cette colère qu’il éprouve toujours envers son aîné, James s’est alors pensé immunisé contre toute nouvelle action blessante de Nathaniel. A tort, évidemment.
Chassant les pensées négatives de son esprit, le Windsor contemple à nouveau son reflet immobile. Il se vêt alors sur un coup de tête en adoptant un style décontracté – une chemise et un de ses rares jeans sombres encore en état – et décide de porter ses lunettes. Il jette un coup d’œil à sa montre. Toujours dans les temps, tant mieux.

James quitte l’appartement vide – Wendy et la petite étant en vadrouille chez Louise – et parcoure les rues du quartier de Westminster, à la fois si familières et si étrangères. Les mains dans les poches, James arpente les trottoirs jusqu’à la « frontière » en shootant quelques pierres, comme le petit garçon qu’il n’est plus. La frontière. La fameuse frontière de cristaux d’enesis séparant le côté des non-sorciers avec celui des sorciers. Ce signe de tension entre les « alliés », que James franchit dans une indifférence feinte. Lui le « moldu » comme ils disent, va prendre le thé avec une sorcière après tout. Il est donc à des années-lumière de vouloir penser à la symbolique derrière cette frontière, tandis qu’il avance jusqu’à chez Victoria. Alors qu’il a failli se perdre – situation durant laquelle il regrette amèrement son portable et son GPS – James réussit cependant à être pile à l’heure devant la porte de la McKay. Il époussète ses vêtements avant de toquer à la porte. Quelques instants plus tard, Victoria l’accueille avec un sourire. En miroir, James répond avec le même sourire et un « Bonjour ». Il pénètre dans le nouvel appartement de Victoria et observe. Des photos des anciens propriétaires traînent encore dans les cadres mais James n’en tient pas rigueur. Il n’a rien à redire là-dessus. Après tout, ce n’est pas comme si lui ou sa femme avaient eu le temps de réellement faire perdre leur identité à « leur » appartement pour mieux se l’approprier. « Il n’y a pas de mal », répond-il avec un sourire en coin, « il faut encore du temps pour s’ajuster à tout… ça. » James désigne la pièce d’une main. Victoria aussi était fugitive jusqu’à maintenant – et depuis plus longtemps que lui et sa famille, s’il a bien compris. Ce doit être pire pour la sorcière de se retrouver « chez elle en sécurité » que pour eux. Et pourtant, James est loin de s’y être habitué. Lui qui avait déjà quelques difficultés à s’acclimater à Vivecime… « Je ne peux décemment pas te lancer la pierre, ce n’est pas forcément mieux chez nous. » Le Windsor lâche un rire, comme pour détendre l’atmosphère. Il ne veut pas que leur discussion autour d’un thé commence avec un malaise qui n’a pas lieu d’être.

Tout en continuant d’observer les lieux, James suit Victoria jusqu’à la salle à manger. « Oh, c’est joli. » Admiratif, il ne peut s’empêcher de le faire savoir en voyant l’alcôve vitrée où se trouve la table. Les anciens propriétaires avaient bon goût, pense-t-il. Poli, il s’installe qu’au moment où Victoria l’invite à le faire. A nouveau, ses yeux observent et enregistrent tout. La porcelaine de la tasse, les scones frais et appétissant qui font légèrement gargouiller son ventre, l’Earl Grey dont l’odeur semble le rajeunir. Depuis combien de temps ne s’est-il pas posé de la sorte pour un simple thé à l’anglaise ? Très longtemps. Trop longtemps. « J’ai l’impression d’avoir perdu quelques années face à tout cela. Et oui, s’il te plait. », répond-il à la question de son hôte. Ils sont là pour boire un thé typiquement britannique, non ? James se fait étrangement la remarque qu’en fin de compte, sorcier ou non, cette tradition britannique s’impose à tout le monde. Décidément. « Ça va. Ça ira, plutôt. J’admets avoir encore du mal à réaliser et à m’acclimater. Me savoir de retour à Londres me procure une sensation… Bizarre. Bref, ça passera. » Un nouveau sourire s'étire sur son visage. Volontairement, James omet  de parler de son fils, ou de tout autre sujet compliqué. Il vient à peine d’arriver, pas la peine d’entamer une discussion sur du négatif. « Et toi, comment vas-tu ? » Sa question est sincère. Car si lui a dû mal à s’habituer, cela doit être pire pour Victoria. Du moins, il suppose. Encore.

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Re: A cuppa tea? - James
ce message a été posté Mar 19 Juin - 20:44
La réponse indulgente de James la rassure et la libère de l’angoisse qui lui pesait dessus – pas entièrement ceci dit, car une partie d’elle craint qu’il ne s’agisse, au fond, que de simples politesses de base. Il est tout de même issu d’une famille royale, qui doit certainement avoir des exigences en termes d’étiquette et de savoir-vivre aussi hautes que toute famille sang-pur qui se respecte. Bien sûr, Victoria voudrait croire que le Windsor est sincère, mais l’éducation d’Ann Fawley est profondément ancrée en elle. Que ce soit un manque de contrôle sur son foyer, une flagrante absence d’organisation ou une « simple » faute de goût, tu te dois de complimenter la maîtresse de maison, Victoria. Je ne peux décidément pas te lancer la pierre, ce n’est pas forcément mieux chez nous. Il rit, elle lui répond de la même manière. Victoria voudrait lui en demander plus, mais ne souhaite pas se montrer présomptueuse. Elle ne le connaît pas encore très bien, et ne voudrait pas le vexer avec un excès de curiosité. Une chose qu’elle retient, en tout cas, c’est qu’elle aurait fait une terrible maîtresse de maison. Heureusement que sa mère n’est pas là pour voir à quel point son éducation a failli. Oh, c’est joli. Là, toutefois, son commentaire impromptu lui fait sincèrement plaisir. Elle lui répond avec un remerciement et un sourire timide – la médicomage n’est pas véritablement habituée à recevoir des compliments.
James a l’air un peu désarçonné face à ce qui a été préparé. J’ai l’impression d’avoir perdu quelques années face à cela… En aurait-elle trop fait ? Moi aussi ! La première gorgée de thé est toujours la plus précieuse… C’était en novembre dernier, quand Donan lui a offert du thé pour son anniversaire. Comment avait-elle pu oublier ce délice ? Et, plus encore : comment avait-elle pu se passer de ce délice pendant tant d’années ? …Et oui, s’il te plaît. Elle se fige pendant une micro seconde, avant de se reprendre et de répondre avec un sourire qui aurait rendu sa mère absolument fière de son vilain petit canard. Le sucre est là, je vais aller chercher le lait… Elle se lève, impassible, laissant James seul à table. Ah, si seulement tu avais un elfe de maison, Victoria, tu ne serais pas dans une telle situation ! Victoria grogne intérieurement. Voilà qu’Avaleen s’invite à leur tea party. Il ne manquait plus que ça ! … Ou un moldu ! Elle était censée être définitivement morte quand le masque a fondu à Sainte-Mangouste… Mais un souvenir ne s’efface pas, et ressurgit quand ça lui sied. Malgré toutes les fois où elle a regretté sa sœur, il s’agit clairement d’un aspect de sa personnalité qui ne lui manque pas. Elle entend encore très bien son rire moqueur, qui est bien loin de celui bienveillant de son hôte... Qu’elle est en train d’oublier ! Scroutt ! Elle ouvre les placards, tandis que James répond à son interrogation quant à son bien-être avec un semblant de légèreté. Ça va. Ça ira, plutôt. Elle ouvre un placard. Rien. J’admets avoir encore du mal à réaliser à m’acclimater. Elle tente en hochant la tête en murmurant un « hm » qui s’apparente à un « n’est-ce pas ? » qu’elle n’a pas le temps de prononcer. Toujours rien. Est-ce que c’est une simple impression, ou elle commence à transpirer de stress ? Me savoir de retour à Londres me procure une sensation… Bizarre. Autre placard, toujours rien. Pourquoi cherche-t-elle, en réalité ? Si le lait se trouve autre part que dans le placard frais, il sera rance et donc inutilisable. Pourtant, elle continue sa quête. Bref, ça passera. Dernier placard, désespérément rien. Et toi, comment vas-tu ? Elle se fige à nouveau, mais cette fois plus longtemps qu’elle n’aurait dû. Elle se tourne vers son invité, une moue gênée peinte sur son visage. Je suis… Confuse. Enfin, je vais bien, je veux dire, mais je suis confuse parce que je… Je n’ai pas de lait. Je suis affreusement désolée. Elle se rassoit. Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas fait… Ça, elle désigne la table en qui les sépare, où le thé fume doucement. Je m’y suis très mal préparée… Elle lâche un soupir défait. A bien y penser, je ne l’ai jamais fait. Ma mère aurait voulu… Pff, je ne te raconte même pas à quel point ça lui aurait plu que j’aie la vie de femme au foyer parfaite avec le tea time parfait mais… Clairement, ce n’était pas pour moi ! Ce n’est pas pour ça qu’elle a quitté la demeure conjugale, bien sûr, mais tenir ce rôle est une des choses qu’elle n’a pas regretté après être partie.
Réalisant toutefois qu’elle est en train de morfondre sur sa situation, alors que James n’est certainement pas venu pour cela, Victoria se ressaisit. C’est mieux ainsi, Victoria. Sans cela, je vais bien. Comme toi, j’ai du mal à me faire à mon nouveau quotidien… Je suis tellement habituée à la légèreté de la toile d’une tente… Je t’avoue avoir du mal à me faire à ces murs en pierre. Et pourtant, je ne suis pas de nature claustrophobe… Mais comme tu l’as si bien dit, ça passera !
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Re: A cuppa tea? - James
ce message a été posté Mar 21 Aoû - 13:50
« a cuppa tea? »
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La première gorgée de thé. Rien que l’action d’en parler avec Victoria lui fait l’effet d’une madeleine de Proust. James se revoit à cinq ou six ans, dans ce salon bien trop doré à son goût, assis face à il ne sait désormais plus quelle cousine. Les deux seuls visages clairs sont ceux de sa soeur, toujours prête à le réprimander à cet âge, et la gouvernante, là pour leur apprendre les bonnes manières. Il fait exprès de ne pas se tenir droit, tout en se demandant ce qu’il fait là. Est-ce déjà l’heure du dîner ? Non, il est bien trop tôt pour dîner. Alors que la gouvernante lui passe une soufflante, une autre arrive avec le thé. Et la leçon commence. Leçon numéro un : il faut tenir la tasse de cette manière - et oui, le petit doigt que l’on garde en l’air pendant que l’on boit est donc un mythe. Leçon numéro deux : les ingrédients indispensables pour préparer un thé parfait. Plusieurs leçons s’étaient enchaînées ce jour-là, mais James serait bien incapable de toutes les citer désormais.

Depuis ce jour jusqu’à cette période d’horreurs qui bouleversa la vie de tant d’êtres non-sorciers, en particulier pendant ses années à l’université où beaucoup avaient délaissé le thé pour du café, James avait toujours respecté ce tea time typiquement anglais. Après tout, c’était à ses yeux l’une de ces rares traditions qu’il avait toujours souhaité voir perdurer, et un bon moyen pour son meilleur ami de se moquer de lui également. Mais les tea times étaient devenus des denrées rares pour des fugitifs comme lui. Il y avait bien quelques pauses cherchant à y ressembler, avec des pseudos feuilles de thé que certains agents réussirent à trouver, mais rien ne ressemblait à celui en face de lui. Est-ce que cette gorgée de thé, après autant de temps sans vrai thé, serait la plus précieuse ? Peut-être. Dans tous les cas, elle le transporte déjà dans les contrées lointaines de sa mémoire alors qu’il infuse encore un peu devant lui. En parallèle, son coeur se serre bien plus vite qu’il ne l’aurait imaginé mais James n’en montre rien. Il garde un sourire poli sur son visage. On ne se met pas à dos l’hôte, James ! La voix de sa mère, ou du moins celle qu’il a conféré à sa mère depuis toutes ces années, retentit dans son esprit. Elle aussi l’avait réprimandé sur sa posture, s’il se souvient bien.

Le Windsor sort alors de ses pensées alors que Victoria se lève pour aller chercher sucre et lait, comme proposé. A nouveau, James se retrouve seul à table tout en répondant aux questions de la sorcière. Il avoue à demi-mots que tout ne tourne pas rond dans sa vie sans pour autant l’embêter avec des détails et alimente la discussion en lui retournant la question. James fronce cependant légèrement des yeux lorsque Victoria lui fait face, une moue sur son visage. N’aurait-il pas dû lui demander comment elle allait ? Non, c’est tout autre chose. Quelque chose qui, soyons honnête, aurait également mis sa femme dans l’embarras si elle avait été la maîtresse de maison à la place de Victoria. Et surtout quelque chose qui le fait sourire. James écoute la sorcière sans l’interrompre, hochant doucement la tête lorsqu’elle désigne la table et le thé, dans un mélange de bienveillance et de taquinerie légère. « Ne t’en fais pas, je suis certain que même sans lait, ce thé sera très bon. » Il se redresse contre le dossier de la chaise avant de continuer. « Et promis, je ne me moque pas. Ta réaction m’a simplement rappelé ma femme, qui aurait réagi de manière tout à fait similaire dans ce genre de situation. » Petit rire. « Venant d’une famille noble, tout en étant l’aînée de sa famille, sa mère - et la mienne bien plus tard - lui a tout autant mis la pression pour être la femme parfaite. Mais Wendy n’a jamais Ô grand jamais été faite pour être femme au foyer, pour servir le thé convenablement ou s’occuper des enfants toute la journée. Elle deviendrait folle à n’avoir rien à faire de ses dix doigts ! » Il expire longuement, à la fois satisfait et mélancolique de repenser à sa mère, entre autres. « Tout ça pour dire que je pense que tu t’entendrais bien avec ma femme. Et que ce thé avec simplement du sucre me convient déjà très bien. » James saisit alors la cuillère et commence à touiller. Il observe les murs autour de lui, prenant note de la réponse de Victoria. « Cela fait longtemps que tu es… en fuite ? » Il hésite, ne sachant trop comment aborder le sujet, mais ne détourne pas son regard. Après tout, il ne connaît pas son histoire, tout comme Victoria ne doit pas connaître réellement la sienne. Ce n’est pas le sujet dont on parle à n’importe qui, encore moins à une sorcière enrôlée chez les Phénix.

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Re: A cuppa tea? - James
ce message a été posté Ven 14 Sep - 18:50
Quel soulagement quand James lui indique que sa femme non plus n’est pas faite pour ce genre de « cérémonie » ! Parce qu’il n’y a pas d’autre mot : l’heure du thé est une véritable cérémonie, un rituel qui rassemble tous les britanniques, peu importe leur sang, peu importe leur rang. Venant d’une famille noble, tout en étant l’aînée de sa famille, sa mère – et la mienne bien plus tard – lui a tout autant mis la pression pour être la femme parfaite. Mais Wendy n’a jamais Ô grand jamais été faite pour être femme au foyer, pour servir le thé convenablement ou s’occuper des enfants toute la journée. Elle deviendrait folle à n’avoir rien à faire de ses dix doigts ! Victoria ne peut que se reconnaître dans ce discours. Elle-même s’est occupée jusqu’à qu’elle ne tombe enceinte, exerçant en tant que médicomage. Devoir rester à la maison et côtoyer les membres de la famille de Nicolas, leurs proches et tout le petit monde sang-pur à la tarte à la crème l’aurait rendue littéralement malade. Elle aurait voulu retourner à Sainte-Mangouste après la naissance de Donan, mais la crainte de voir son mari s’en approcher l’a retenue cloîtrée. Tout ça pour dire que je pense que tu t’entendrais bien avec ma femme. Et que ce thé avec simplement du sucre me convient déjà très bien. Eh bien, la prochaine fois, je penserai à l’inviter avec plaisir ! Bien qu’elle n’en dise mot, par pudeur, elle espère que James – et surtout, Wendy – ne la tiennent pas en rigueur pour cette fois-ci : Victoria n’y a tout simplement pas pensé. Tout a été fait dans la précipitation, alors qu’elle aurait dû se poser un instant, prendre du recul, faire des listes de choses à faire, les exécuter l’une après l’autre, puis, enfin, songer à inviter quelqu’un dans sa nouvelle demeure. Au fond, cette précipitation n’est-elle pas due au fait qu’elle veuille simplement se débarrasser de l’angoisse et de la solitude qui commençaient à s’immiscer ? Alors qu’elle y est pourtant habituée, ces deux sentiments ont eu un goût étrange entre quatre murs. Ils sont bien plus forts, bien plus sonores, et bien plus écrasants. Elle ne semble avoir nulle part pour s’échapper, et la proximité de toutes ces personnes qui se sont installées à Londres ne font que renforcer cette impression. Alors elle a agi impulsivement, pour essayer de les faire taire, au moins un instant.

Cela fait longtemps que tu es… en fuite ? Elle sourit puis porte la tasse à ses lèvres, comme pour se donner la force d’affronter le passé. La question la plonge immédiatement dans ces premiers jours, ces premières semaines, ces premiers mois de peur, de stress et d’anxiété. De désespoir, face à la méfiance et au dégoût de celles et ceux qu’elle avait décidé de rejoindre. D’isolement aussi, face au rejet, voire à l’hostilité, de certain.e.s. D’autant plus qu’avec un bambin sur les bras, elle n’avait aucune occasion de se prouver, outre les moments où elle pouvait prodiguer des soins… Cette époque douloureuse, où le temps d’acceptation et d’intégration a été terriblement long l’a amenée à se remettre en question et à douter de sa décision maintes fois. Puis, au final, elle est restée. Ça fait un quart de siècle… Par Merlin, ça fait bizarre de dire ça tout haut ! Elle avale une nouvelle gorgée de thé, pour essayer de se ressaisir. Ça n’a pas toujours été facile, surtout avec un bébé dans les bras, mais… Je suis encore là ! Elle lâche un soupir amusé, qui n’est pourtant pas enjoué. Quand un sujet de conversation ne te plaît pas, change-le, lui souffle la voix de sa mère à son oreille. Je suppose que tu as « quelques » années de fuite derrière toi, toi aussi ? Sans vouloir dire par-là qu’il a l’air âgé… Il a l’air d’être « à l’aise » dans son statut de fugitif – si on peut véritablement l’être. Si tu me permets de te poser cette question… Comment est-ce qu’on survit, quand on est un moldu ? Elle en a déjà discuté quelques fois avec Cecil, mais c’est un sujet qui pique toujours sa curiosité. Comment survivre, sans magie ? Elle s’est déjà sentie entièrement dépossédée lors de l’attaque de la Tour des Médias, lorsque ces satanés Inqui… Lorsque les Inquisiteurs ont coupé leurs flux magiques – elle ne peut imaginer sa vie entière sans ce qui fait intrinsèquement partie d’elle.

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Age : trente-neuf ans
Sang : royal mais rouge et surtout moldu
Statut : marié, deux enfants
Métier : ingénieur refoulé, fugitif révolté, père exaspéré - il a cependant mis en pratique son diplôme d'ingénieur en aidant avec l'électricité et se recycle professeur d'escrime à l'occasion
Baguette : avec de la confiture aux fruits rouges, accompagnée d'un thé, s'il vous plaît
Epouvantard : sa famille capturée et décimée devant ses yeux
Dialogue : steelblue

fils cadet de feu Edward de Wessex, dernier fils d'Elizabeth II • marié depuis 2028 à son amour d'adolescent à cause d'une grossesse surprise, il est aujourd'hui père de deux enfants : Nathaniel et Amelia (qui ont neuf ans d'écart) • ingénieur en systèmes embarqués, il n'a pourtant jamais reçu son diplôme - ses derniers partiels auraient dû se dérouler en mai 2030 ; cela ne l'empêche cependant pas à utiliser ses compétences et sa débrouillardise pour faciliter le quotidien de tous depuis ses premiers moments de fugitif • pratique l'escrime depuis tout jeune et a continué de s'entraîner le mieux qu'il pouvait lors de sa vie de fugitif pour ne pas perdre en agilité et surtout pour se défouler • a d'ailleurs appris plusieurs techniques d'espionnage (en camouflage et auto-défense) grâce aux agents du MI6 les accompagnant depuis 2030 - mais pas au point de faire de lui un espion professionnel • engagé avec la Nouvelle Inquisition depuis qu'Oliver les a retrouvés en 2036, il n'est pourtant pas vraiment fan du prêtre. et encore moins de Jane depuis leur mise sous tutelle forcée • in fine, son allégeance ira toujours à sa famille, dont il s'est nettement rapproché depuis seize ans, et à ses proches
Re: A cuppa tea? - James
ce message a été posté Jeu 15 Nov - 22:29
« a cuppa tea? »
Victoria & James




« Je lui en toucherai un mot pour la prochaine fois, alors. » Le sourire du Windsor s’élargit, signe que ses paroles sont sincères. Contrairement à Victoria, ses pensées sont loin d’être focalisées sur le manque de lait dans leur thé. L’erreur est humaine, tout comme l’oubli. Encore plus dans leur situation. Tous deux fugitifs de longue date, de retour dans une société qu’ils ne reconnaissent pas. Une question se pose alors au Windsor : seraient-ils, elle comme lui, capables de revivre comme avant ? Chacun d’un côté de la barrière, à reprendre le cours de cette vie qu’ils auraient dû avoir ? Serait-il capable de mettre réellement à profit son titre d’ingénieur ? Le pourrait-il, même ? Le poids d’être un Windsor tombera après tout à nouveau sur ses épaules. De manière différente avec un poids différent, certes, mais il sera tout aussi présent. Et puis… Toute cette réflexion se base sur le principe qu’ils repartiront chacun de leur côté, en oubliant tout le reste. En faisant oublier aux non-sorciers que les sorciers et la magie existent. En faisant oublier presque vingt années d’histoire, chose irréalisable désormais.

James enchaîne, s’intéresse un peu plus à la sorcière qui l’a invité chez elle. La question semble simple, facilement retournable étant donné sa propre situation, alors que le sujet sous-jacent l’est beaucoup moins. Pourtant, ce n’est pas une question que lui, ou n’importe qui d’autre, pose tous les jours ou à tout le monde. Quand il y réfléchit, cela est même une question qu’il ne pose jamais. Car James n’a pas forcément lié beaucoup d’amitié (ou créé des affinités) avec des fugitifs comme lui et sa famille. Instinctivement, il pense à Alice, asservie. Il pense aussi à Adem, asservi jusqu’à il y a quelques mois. D’autres noms lui viennent à l’esprit et il sait que jamais il ne leur poserait une telle question. Rares sont ceux étant fugitifs depuis aussi longtemps que les Windsor. Et il n’est jamais venu à l’idée à quelqu’un de leur demander depuis combien de temps ils sont en fuite.
James sirote son thé - loin d’être mauvais sans lait, il se note dans un coin de son esprit de lui faire part de son expérience plus tard, pour qu’elle ne culpabilise pas plus que nécessaire - en écoutant la réponse de Victoria. Réponse qui le décontenance.

Vingt-cinq ans.
Vingt-cinq années à être en fuite.
Ainsi Victoria est en fuite depuis bien avant la mise en place du projet Filet du Diable.
Mais pourquoi ?

Le Windsor garde cependant ses interrogations de côté pour la laisser parler. Lorsqu’elle mentionne une fuite avec un bébé dans les bras, il ne peut s’empêcher de sourire tristement pour lui-même, la tête baissée vers sa tasse désormais à moitié remplie. Lui aussi avait dû fuir avec un tout petit, et ensuite avec un bébé et un pré-adolescent. Lui aussi est encore là, assis en face d’elle dans une maison leur donnant ce faux-semblant de paix, à se demander une nouvelle fois s’il va réussir à s’habituer à tout cela. James évite de laisser ses pensées le mener une nouvelle fois à Nathaniel. L’époque où il n’était qu’un enfant est désormais lointaine. « Vingt-cinq ans. » Le constat le perturbe alors qu’il retrouve le fil de la conversation. Il y a vingt-cinq ans, James était bien loin de se douter de ce qui allait lui - leur - arriver. Il n’était encore qu’un adolescent à cette époque, vivant sa vie d’enfant appartenant à la famille royale sans pour autant en être l’héritier. Il y a vingt-cinq ans, James avait d’autres préoccupations. « J’étais bien loin de me douter que la magie était réelle, il y a vingt-cinq ans », avoue-t-il sans honte. Ses lèvres s’étirent en un sourire en coin légèrement teinté de tristesse alors que Victoria lui retourne la question. « Cela fait quelques années en effet. Pas le quart de siècle mais dix-sept ans déjà. Avec un bébé de deux ans sous le bras, d’ailleurs. » James croise le regard de Victoria avant de continuer, terminant son thé d’une traite - il ne restait plus grand chose de toute façon. « Nous étions les premiers visés par le projet Filet du Diable, à cause de la symbolique de la royauté. Mais ça… Nous l’apprîmes bien plus tard. » Lorsque Durham les retrouva, il mit un point d’honneur à tout leur expliquer, complétant ainsi les maigres informations qu’avaient les agents du MI6 et feu son propre père. Le projet Filet du Diable, ses différentes phases de déploiement. En somme, tout ce qu’ils avaient manqué dû à leur fuite.
Victoria s’aventure alors sur un autre terrain - terrain qui est propre à la curiosité sorcière face à un non-sorcier. En réponse, James ne peut s’empêcher de rire légèrement. « Pardon, ta question n’est pourtant pas drôle mais je ne sais pas si je suis le plus à même de répondre en réalité. Je faisais partie des privilégiés alors même ma fuite et ma survie ont été facilitées, quelque part. » James hausse légèrement des épaules, se replace correctement sur sa chaise et continue. « Nous devons, ma famille et moi, une bonne partie de notre survie grâce à des agents de MI6. Des espions qui sont, entre autres, entraînés à protéger et à survivre dans des conditions difficiles. Ils nous ont aidé à nous adapter à tout ça. Quant à comment s’adapter, et bien, on nous a appris à utiliser toutes les ressources que la nature peut nous proposer. » Il rit doucement. « On apprend à faire du feu en utilisant du bois ou des pierres, à reconnaître fruits comestibles ou à récupérer la sève des arbres. Ça ne tombe pas du ciel comme pour vous avec un simple sort mais on découvre que la nature offre bien plus que ce que l’on peut croire. Et toi, comment as-tu survécu en tant que sorcière ? Et depuis autant de temps ? » Sa curiosité fait alors surface. Jamais James n’a eu l’occasion de discuter avec une fugitive sorcière. Et s’il se doute que sa survie a dû être facilitée grâce à la magie, il est incapable de savoir à quel point. Ou s’il a tort, d’ailleurs.

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Re: A cuppa tea? - James
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