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❝ À jamais des nôtres ❞
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Alice Charley
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À jamais des nôtres
ce message a été posté Ven 18 Mai - 21:06

The world isn't split into good people and Death Eaters.

Alice dispose de la table avec soin. D’abord la nappe en tissu, puis les deux assiettes à chacune des extrémités, parallèles l’une à l’autre. Les coupes vont à droite, les ustensiles à gauche. Elle dépose d’abord la cuillère argentée, puis la fourchette et finit par le couteau retourné vers l’intérieur. Des bougies parfumées – magiques par leur longue espérance de vie – trônent au centre. Elles s’illumineront lorsque monsieur ou madame Kirke le voudront.

Elle verse du nectar de canneberge dans les coupes lorsqu’Aveline apparaît. Comme à chacune des apparitions de sa crainte maîtresse, les paupières d’Alice sursautent et elle fond vers la cuisine. La domestique a préparé du spaghetti : fait avec dédication, cuit dans le discernement des grands cuisiniers et accompagné d’une sauce tomate à la viande qu’elle a elle-même concoctée. Alice est multitâche ! Elle peut s’occuper des enfants, nettoyer, faire la cuisine, jardiner, occuper le rôle de camériste… Un vrai bijou de savoir-faire moldu qui comblera tous vos besoins ! Ah si je ne l’ai pas entendu ça… Parfois, je réentends cette rengaine inlassablement. Comme maintenant. Ça me rappelle à quel point je sais faire de choses… Et que je suis un objet, ça aussi. Qui devrait passer le balais jusqu'à que je me casse et que je me fasse remplacer. Mais ça... c'était avant. Avant l'espoir maigre d'un jour meilleur. Là je prends les assiettes. Il y en a que deux. Mayssan se sent mal. Je lui ai donné un peu de sirop pour qu’elle se sente mieux mais elle préfère s’abstenir de manger. La discussion s’est arrêtée nette. Le reste c’est pour les deux Kirke là… Quoi que mon intuition doute qu’Altaïr se présentera.

En de nombreuses circonstances, l’intuition d’Alice vise juste. Elle revient dans la salle à manger avec les plats dans chaque main. Elle baisse la tête pour Aveline, courbe l’échine et pose son repas devant elle. Puis, elle fait de même pour le siège vide. Le ménage Kirke peut se compter chanceux de se permettre le luxe que la blonde leur livre, étant donné la main mise terroriste sur la sphère financière. Pourtant, quelque chose souffle aux oreilles de l’Inquisitrice que son maître doit mieux vivre la chose que sa Mangemorte de femme.

Le silence règne durant cinq minutes. Cinq longues minutes d’attente pour le mari. Inutile d’avoir servi des sorciers toute sa vie pour comprendre que ça sentait la frustration. Qui dit frustration, dit crise. Qui dit crise, dit la moldue qui paiera. Pendant ce temps, le soleil se couche, laissant bientôt un Royaume-Uni exsangue dans la noirceur. Alice reste là, rencognée et en retrait, les yeux fixant ses pieds couverts de longs bas blancs. Par contre, le temps lui coule et monsieur n’est toujours pas là. Elle ose donc : « Voulez-vous quelque chose avant que je retourne aux cuisines, maîtresse ? » Ce qu’elle voudrait vraiment dire s’article plutôt ainsi : Je m’ennuie, ton mari ne reviendra pas avant quelques heures surement car tu es une grosse cocue dans tous les sens du terme, en plus d’être une femme détestable. J’aimerais m’en aller d’ici pour que je puisse enfin manger pleinement ce que je prépare et mettre des épices à mon compte. Tu as l’air d’une conne à t’asseoir là toute seule alors que… alors qu’il n’y a que nous deux… S’il te plaît ne te fâche pas contre moi.
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Aveline Auguste
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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Mer 25 Juil - 22:49
La journée avait été longue, mais fructueuse. Aveline avait enchaîné les calculs à un rythme soutenu, arrivant même à se sortir d'une fâcheuse impasse sur laquelle elle bûchait depuis près de deux semaines. Ce n'était qu'un minuscule caillou au complexe édifice qui permettrait un jour peut-être de décoder cet étrange arme qui permettait de détraquer la magie à des moments forts opportuns pour les terroristes. Mais évidemment, les calculs clés n'étaient pas laissés aux mains d'une basique rang 4. Un jour, peut-être, si elle manifestait suffisamment d'acharnement.

À son arrivée à la maison, ce soir-là, tout était silencieux. Mayssan malade et Altaïr absent, seul le crépitement du feu dans la cheminée meublait le silence. Puis, l'horloge sonna sept coups. Simultanément, le son de cloche annonçant le début du dîner retentit. Alice était d'une ponctualité exemplaire.

Son mari par contre...

Agacée, au bout de cinq longues minutes à fixer la place vide d'Altaïr, Aveline finit par prendre sa fourchette. Normalement, ça aurait été le signe pour Alice de retourner en cuisine. Mais pas cette fois.

Aveline se racla la gorge avant de laisser sortir cet ordre étrange : « Alice, assieds-toi. Mange avec moi. » Son ton ne laissait pas de place à la négociation ou aux protestations. Alice devait s'asseoir et c'est tout.

De un, on allait certainement pas laisser gaspiller de la nourriture, alors qu'il fallait se serrer la ceinture à cause de ces foutus terroristes. De deux, elle avait quelque chose à demander à sa camériste. Et Aveline jugeait qu'Alice serait plus encline à accepter sa proposition si elle la traitait un peu plus comme une égale.

Quand Alice fut assise et Aveline eut pris une bouchée de pâtes (al dente et parfaitement assaisonnée), la sorcière reprit la parole.

« Nos... hmm... invités sont-ils bien installés? »

Ces invités n'étaient nulle autre que d'ex Londoniens ayant fui l'ancienne capitale britannique. Une famille de Sang-de-bourbe au mieux fidèles au régime karkien, au pire suffisamment effrayés pour refuser de vivre sous le joug de terroristes. Ils avaient deux enfants basiques rang 1 qui étudiaient à Poudlard. Aveline ne les avait pas encore rencontrés. Les Kirke avaient dû réaménager la maison à la hâte en érigeant un mur pour créer des appartement pour la famille londonienne. Car en ces temps troublés, l'union faisait la force. Et c'était une preuve de plus de son dévouement à la cause mangemort. Elle espérait juste que ce n'était pas ses nouveaux pensionnaires qui avaient rendu malade sa petite Mayssan. Qui sait dans quelle condition insalubre cette famille avait vécu avant de se retrouver à Pré-au-Lard?

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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Mar 31 Juil - 17:44
Quoi ?

Alice cache à peine sa surprise. Elle connait ce ton impérieux : toute protestation serait vaine et balayée d’un revers de la main. Elle prend place sur le siège d’Altaïr, ce qui lui semble inapproprié à plusieurs niveaux. Aveline laisse couler. Va-t-elle… encore faire… je veux dire… Est-ce que ça va recommencer ? Peu importe la raison, madame Kirke a demandé à ce qu’elle mange. Elle s’exécute et savoure son propre plat : elle assaisonne à la perfection.

Qu’on se le dise, Alice cuisine bien.

La deuxième demande lui semble plus anodine. Elle avale sa bouchée. Les Chapman ont investis la maison il y a peu. Ils vivent dans des appartements construits à la hâte. Des structures fonctionnelles mais étroites. Elle n’a entendue aucune plainte : peut-être leur ancienne demeure ne comportait pas plus d’espace. Ce qui l’étonne, c’est leur choix de quitter Londres… en même temps, leurs enfants demeuraient à Poudlard.

Le Ministère est vicieux, Alice. S’ils étaient restés, le gouvernement aurait gardé leurs enfants. Ils auraient tout perdu… Tu peux comprendre ça. De toute manière, ça ne te concerne pas. J’espère seulement qu’ils ne deviendront pas des épines dans le pied de mes activités… « La famille Chapman s’est bien installée. J’ai pu les rencontrer lors de leur emménagement. Ils n’ont formulé aucun reproche. Ils vous transmettent leurs plus sincères remerciements pour votre générosité. » Alice espère que non seulement ils se mêleront de ses affaires, mais qu’en plus ils se débrouillent tout seul. « Je leur ai expliqué les règles de vie, comme convenu. M. Chapman a perdu son travail avec la prise de Londres mais il m’a assuré qu’il pourrait retrouver une occupation d’ici quelques semaines. » Elle sait qu’elle doit poser cette question mais elle la craint : ça pourrait sauver autant que faucher son temps. « Dois-je me mettre à leur disposition s’ils ont besoin de moi, maitresse ? » Elle refuse de nettoyer leurs appartements par plaisir. Ou de nourrir plus de bouches par… gentillesse ? Par pitié, qu’ils s’occupent d’eux-mêmes sans moi. Des Sang-de-Bourbe qui utilisent des moldus comme esclave… ce serait le comble de l’ironie et de la traitrise. Je ne me fais pas d’illusions : beaucoup détestent l’humanité. Ils se croient supérieurs à nous car eux auraient été choisis par la magie… Ces gens me dégoutent. Elle attend le jugement final de sa digne et honorable maitresse.  
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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Mar 14 Aoû - 5:14
La sorcière écoutait d'un air approbateur les nouvelles de l'aménagement des Chapman. Ils étaient bien installés? À la bonne heure! Elle ne voulait plus en entendre parler. À la question d'Alice, Aveline renifla de dédain. C'était une blague, n'est-ce pas?

« Ha! Évidemment que non. Tu as suffisamment à faire pour ne pas avoir à consacrer du temps à nos... invités. »

Si elle pouvait éviter de prononcer leur nom, c'était tant mieux. Pourtant, elle n'avait aucun mal à prononcer le nom de sa camériste, une moldue. Mais Alice n'était pas les Chapman. Alice avait fait la preuve de son dévouement et de sa servitude. Alice était digne de servir le régime karkien et de maintenir l'hémocratie en place, seul régime viable en ce bas monde.

Puis, Aveline déposa sa fourchette, le couvert s'entrechoquant délicatement avec la porcelaine de l'assiette. Baissant alors les yeux, elle s'attarda à lisser plus que nécessaire sa serviette sur ses cuisses, ses doigts suivant avec intérêt la couture. Elle prit une profonde inspiration avant de relever la tête.

« Alice, ta présence à mes côtés m'est indispensable et ton travail est remarquable. »

La moldue était sans aucun doute le meilleur investissement qu'elle n'avait jamais réalisé.

« Je crois qu'il est temps de passer aux choses sérieuses. »

Elle prit une pause, soudain distraite par le souvenir du soir de l'attentat terroriste qui avait coûté la vie à Mervyn Kark, où Alice avait démontré une telle douceur et une telle bienveillance que Aveline avait été touchée en plein coeur. Ce soir-là, quelque chose avait basculé. Ce soir-là, à ses yeux, Alice était devenue plus qu'une simple camériste. Ce soir-là, elle était devenue son égale. Et ce fut d'égale à égale qu'elle s'adressa à Alice.

« Alice, les attentats terroristes et les attaques surprises ne vont pas en diminuant. Tu es probablement tout aussi au courant que moi de ce qui se dit en ville. Le ministère fait tout ce qu'il peut, mais ce n'est pas suffisant. Alice, j'aimerais te présenter à quelqu'un à qui je voue une profonde admiration. » Elle prit une pause, le coeur battant, avant d'ajouter : [b]« Si tu le veux bien... » Il était temps de grossir les effectifs des Mangemorts. Et qui de mieux qu'une Moldue pour soutenir le régime en infiltrant la résistance moldue...? Ce plan était si parfait qu'Aveline se voyait déjà couverte d'éloges. Sa fille serait promise à l'un des enfants Kark. Mayssan serait la nouvelle Calliope Kark... Pour peindre ce chef d'oeuvre, il ne manquait plus que le coup de pinceau d'Alice...

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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Mar 21 Aoû - 22:14
Le soulagement traverse la moindre parcelle de son corps. Vous ne croyez pas si bien dire, madame. Elle hoche la tête sans ajouter le moindre commentaire. Alice continue de manger à bouchées retenues les pâtes en tentant d’anticiper la prochaine bizarrerie de sa maîtresse. Plus les secondes passent, plus cette situation lui semble insoutenable. Pourtant, elle soutient et conserve son air flegmatique. Elle évite les yeux d’Aveline, mange avec tant de délicatesse pour qu’un minimum de son ne sorte de sa bouche… Tout pour se faire petite alors qu’elle est assise à la même table que sa maîtresse.  

Qu’est-ce qu’elle entend ? Des compliments ? Avec son invitation à dîner… Qu’est-ce qu’elle me veut. Quelque chose ne tourne pas rond en ce moment… Elle veut me demander quelque chose. C’est certain. Pourquoi me parlerait-elle de la sorte sinon ? Revient-elle d’un coup à la tête comme l’autre fois ou… « J’offre le meilleur de moi-même. », se contente-t-elle de répondre en maintenant son expression tranquille. Son rythme cardiaque accélère : doit-elle blâmer cette situation stressante ou cette liqueur de gentillesse que vient de lui offrir Aveline ?

Sa bouche s’entrouvre l’espace d’un instant. Son cœur s’arrête comme atteint d’une attaque. Respire Alice, respire… par pitié respire. Elle reprend son souffle ainsi que son activité cardiaque. Les globes oculaires de la domestique bougent avec davantage de célérité. Enfuis-toi, c’est la seule solution… Non… Tu sais de quoi il s’agit. Tu sais ce qu’elle veut. C’est sûr que c’est ça. T’imagine… ce que tu pourrais en faire ? Oh j’ai si peur, tellement peur et si je dois… Non, respire, oui comme ça. « Mais... mais qui donc mérite votre admiration ? » Elle sait que les gens que cette femme adore se composent beaucoup de… Kark. « Me… me proposez-vous de rejoindre les rangs ? » Aucune ambiguïté sur quel rang elle parle. Inutile de jouer la comédie pour exprimer l’incertitude et le choc que lui martèle cette proposition. Alice – la vraie – perd autant son souffle que son rôle de parfaite camériste. « Si votre jugement me croit… digne, je veux dire… Je ferais tout en mon pouvoir pour protéger notre maison. Toutes les maisons. Nous ne pouvons pas les laisser tout détruire. » Tiens ton rôle Alice. Viens-en au fait. Contrôle. Contrôle. Contrôle. NON. Je ne peux pas devenir une Mangemorte. Impossible. Hors de question. Refus. Refus. Non, Alice, contrôle, sois intelligente. Non. Refus. « Maîtresse… Je ne sais pas. Comment une moldue comme moi pourrait vous aider ? Je suis faible face à la puissance de la magie… et les terroristes manipulent surement une magie pervertie. Ils utilisent leurs moldus comme des hordes de chien… Et je ne sais pas me battre. » Si, elle sait, un peu. Mais ça, Aveline l’ignore. Les grands yeux de la moldue attendent la réponse de la noble sorcière qui domine son existence.
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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Ven 14 Déc - 21:23
Aveline glissa sa main dans sa poche pour effleurer le carré de tissu soigneusement plié et orné des lettres C et K. Elle chérissait ce mouchoir autant que sa baguette, car elle avait su se montrer digne de l'insigne honneur d'en devenir la propriétaire.

« Une dame exceptionnelle. Une héroïne de guerre. Un modèle pour les sorcières.» Son regard brillait d'admiration. «Calliope Kark. »

Et Alice poursuivait, prononçant la demande sacrée. Perspicace Alice. Elle avait deviné sans même qu'Aveline n'ait eu besoin d'en dire davantage. Oh par Isolt! C'était comme si sa prière silencieuse avait été entendue! Alice semblait ouverte à l'idée! Cette perspective enchanta Aveline davantage qu'elle ne se l'était imaginée. Comme si quelque part, la sorcière eut craint que sa camériste osa refuser un tel honneur.

Ahh modeste Alice. Elle ignorait donc tout de l'avantage indéniable qu'elle représentait dans cette guerre impitoyable.

« Ma chère Alice... » sourit-elle avec un ton étrange dans la voix. Un ton qu'elle n'employait pratiquement jamais avec sa camériste. Il y avait... une douceur... une affection qu'elle ne chercha point à masquer. Peut-être qu'elle avait employé ce ton sans même y faire attention. Comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Comme si cette secrète affection était une vérité plus sincère que la parole même de Lord Voldemort en personne, que Merlin ait son âme. « Ta modestie est ta force et ta candeur est la seule arme dont tu as besoin. Mais si ça peut te rassurer, nous pouvons t'armer de potions et d'artéfacts pour te défendre. Et tu n'es pas seule. Je serai à tes côtés pour te soutenir. » Pas comme cet ingrat d'Altaïr qui l'avait rendue cocue et qui avait osé lui cracher au visage en demandant le divorce. Or, les gens de la haute société ne divorçaient pas. Avait-on déjà vu un Kark divorcer? Certainement pas! «Et je te montrerai ce que tu as besoin d'apprendre, fais-moi confiance. » « La seule chose que tu as à faire, c'est tendre l'oreille lorsque tu fréquentes tes lieux de loisirs. Et de m'en parler. Pour la gloire de notre société et pour le plus grand bien. » Une espionne chez les Moldus! Mais quelle brillante idée. Elle serait couverte d'éloges de la part de Calliope. Et si Alice savait se montrer digne de cette tâche, d'autres suivront et toutes deux grimperaient les échelons, main dans la main.

« Alors? Me feras-tu l'honneur d'être mes yeux et mes oreilles » Elle avait adopté le même ton qu'un prétendant éperdument amoureux prendrait pour demander sa promise en mariage.

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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Ven 14 Déc - 23:02
Alice aurait voulu mourir au nom de Calliope Kark.

La Calliope Kark. La fourchelangue. La fille de Mervyn Kark.

Rien qu’à la regarder dans les yeux elle sentirait chacun de ses artères exploser. Elle voudrait se transformer en courant d’air, là tout de suite. Intouchable. Invisible. Or, Alice est composée de chair, de muscle, de gras et d’un système nerveux capable de recevoir les pires souffrances.

Et pourtant, le nom même de Calliope demeure une petite araignée au plafond à côté de… ça. Ma chère Alice. Alice connaît la peur. Il s’agit d’une émotion très familière. Presque en symbiose avec son être. Les monstres, ses propres actions, son cœur empli de haine et la haine des autres… Elle croyait avoir tout vu.

Elle est tétanisée. Aveline peut croire qu’il s’agit de l’effet que cet honneur crée en sa pauvre, toute modeste, camériste… Alors qu’en réalité se cache une angoisse agonisante. Elle déglutit. Chaque intonation de la voix de sa maîtresse lui parcourt l’épiderme pareil à un long couteau… une lame chaude, qui la ferait supplier. Pire qu’une souffrance physique… une griffure amoureuse.

Je serai à tes côtés.
Fais-moi confiance.


Ces mots appartiennent à un autre monde. Abbey lui dirait ça. N’importe qui… sauf Aveline. Et voilà qu’elle… Non, elle n’arrive plus à blêmir davantage. À ce point, sa peau chercherait à devenir transparente.

Pire que les monstres. Pire que la mort. Pire que les Mangemorts.

Alice comprend chacun des mots pris individuellement. En revanche, elle comprend la vraie proposition, celle cachée derrière cette voix de velours, ces yeux suppliants, cette tendresse doucereuse, cette chaleur qui papillonne en son ventre…

Aveline sifflote un chant d’amour. Et elle aime ça. Elle n’y peut rien. Non, ce n’est pas vrai. Tu as tort Alice. Tu as passé trop de temps avec elle… tu t’imagines des histoires. Ça ne peut pas être ça. Arrête. Ça suffit. Pourquoi es-tu ici ? Cours Alice, va-t’en, loin ! Très loin ! Sauve ton âme ! Fuis pauvre folle ! Va, plus loin jusqu’à que de cette diablesse tu n’entendes que les cris de son dernier souffle.

Me ferais-tu l’honneur ?


Sa lèvre inférieure tremble. « Oui, je le veux. Je pourrais même être votre bras armé, votre bouclier, votre… » Les mots te manquent parce que tu as peur. Peur d’elle, peur de ce que tu ressens dans le bas de ton ventre… cette envie de lui sauter au cou, de la couvrir de baisées en la remerciant de cet instant d’amour. Après toute cette privation. Toute cette sévérité. Toutes ses méchancetés. Tu voudrais aller à ses pieds, lui demander pardon pour toutes tes traîtrises et lui jurer fidélité pour la vie. Tu es Alice, sa moldue, sa camériste… Elle a besoin de toi. Tu as besoin d’elle. Ne comprends-tu pas ?

Un sanglot unique coule le long de son œil gauche. « Pardonnez-moi… je n’aurais jamais cru qu’une petite chose comme moi pourrait obtenir votre confiance. Je suis émue. » Le génie d’Alice : vivre l’émotion dans le mensonge. Néanmoins, sans s’en rendre compte, elle s’est rapprochée.

Quelque chose de refoulé veut Aveline. Sa tendresse, sa voix… son odeur, sa chaleur… Altaïr n’est pas là.

Altaïr n’est pas là.

Nous sommes seules.

Non, Alice. Dieu te regarde.


La moldue s’est arrêtée à temps de commettre une erreur. Cet avortement ressemble désormais à une servante emportée par la grâce… prête à se baisser devant sa maîtresse, à baiser ses pieds. « Je… je serai digne. Je vous le jure ! »
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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Mar 1 Jan - 7:31
À peine le oui je le veux d'Alice avait franchi ses lèvres d'une voix teintée d'une émotion sincère, Aveline s'était levée, touchée en plein coeur. Et Alice qui renchérissait. Ces mots étaient comme la pluie bienfaitrice après la sécheresse qu'avait traversée son coeur meurtri et délaissé. Après la cuisante douleur de l'abandon, elle pouvait aspirer à un peu moins de solitude : sa camériste serait à ses côtés, dans la vie comme chez les Mangemorts. Pas comme cet inconscient d'Altaïr.

Aveline sortit de sa poche sa baguette de cyprès. Les flammes du chandelier faisaient teinter le nacre d'une douce lumière dansante. Elle la fit tournoyer d'un geste précis, presque amoureusement. La pointe de sa baguette traçait exactement la circonférence d'un des doigts d'Alice. Un anneau aux couleurs chatoyantes se matérialisait lentement, alors qu'Aveline s'avançait vers sa camériste. Puis, Aveline tendit sa main et l'anneau s'y échoua, ni brûlant, ni glacial. Elle le porta à ses lèvres et y déposa un doux baiser.

« Cet anneau scellera ton serment. Dès que j'aurai besoin de tes services concernant notre engagement politique, tu le sauras par le biais de cet anneau. »

Aveline pris la main gauche d'Alice. Au contact de la peau marquée par le dur labeur, Aveline sentit un long frisson lui parcourir la colonne et une chaleur lui chatouiller le bas-ventre. Tant de solennité dans ce moment! Était-ce ainsi que le prétendant se sentait quand il demandait la main de sa promise? C'était le même genre d'engagement sincère qu'elles prenaient l'une envers l'autre. D'un point de vue purement intellectuel, évidemment.

Vraiment?

Quelle était donc cette étrange sensation, comme si elle était en plein déni de quelque chose d'important? Comme si elle cachait à elle-même une part essentielle de son identité? Mais la sensation était disparue aussi vite et sournoisement qu'elle était apparue, comme le courant d'air polaire qui s'engouffrait quand une porte s'ouvrait et se refermait aussitôt en plein coeur de l'hiver.

Aveline glissa l'anneau à l'annulaire gauche d'Alice. Il lui seyait à ravir et il était si fin qu'il se fondait contre la chair pâle de la No-Maj. Puis, elle lui lâcha la main. Avant de serrer sa camériste dans ses bras, émue aux larmes par tant de loyauté, transportée par une sincère gratitude.

« Merci. Merci d'être à mes côtés. »

Car, au-delà du contrat qui les unissait, Aveline sentait que c'était un lien d'une toute autre nature qui s'était tissé entre elles. Sans ce lien, Alice aurait très bien pu déserter, comme tous ces No-Majs. Et pourtant, elle était là, dans ses bras, l'odeur de ses cheveux emplissant ses narines... Par Isolt... cette odeur... quel parfum exquis...!

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À jamais des nôtres 137926AvelineTransppte
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Alice Charley
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Sang : Moldu
Statut : En couple avec Aveline Auguste, dont elle est follement amoureuse
Métier : Fugitive, terroriste, prêcheuse de la bonne parole
Epouvantard : Aveline mourant sous ses yeux
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Re: À jamais des nôtres
ce message a été posté Jeu 3 Jan - 1:57
Le diable prend toutes sortes de forme. L’une lui semble évidente au creux de la magie. L’une lui apparaît embrouillée, comme sa propre foi, sa fidélité. Pour accomplir son devoir, la voilà en train de sceller une alliance qu’elle sait qu’elle devra un jour briser d’une main crispée, sans doute armée d’un couteau effilé.

La première pensée d’Alice dès qu’Aveline embrasse l’anneau : peu importe ce qu’elle fera, il n’y aura rien de pur. Sa lèvre inférieure chancelle un brin, désarçonnée par cette affection ô désirée ; cachée jusqu’aux plus noirs tréfonds de son âme.

Cet anneau. L’alliance. Le mariage. Elle voudrait vomir : d’amour, de peur, de dégoût, de haine, tous ces sentiments qui se joignent dans une orgie de contradictions. Une fois de plus, sa maîtresse lui prend la main. Des chocs électriques parcourent le long des veines de la moldue. L’Inquisitrice se mord la lèvre.

Elle s’arrête. Elle finirait par saigner.

Alice se laisse câliner. Plus que ça, elle enlace à son tour sa maîtresse de ses bras travaillant. Elle goûte son dos, encore. Ses narines prennent le parfum d’Aveline avec avidité. Elle veut tellement qu’elle voudrait en mourir. Plus précisément ; cette sensation impure qui la traverse lui donne envie de mourir.

Alice, espionne sournoise, moldue fourbe, amoureuse vénéneuse.

Ce moment dure une éternité ; ou le croit-elle. À ce point, plus personne ne s’en préoccupe dans cette pièce. Elle entend les remerciements. Soupire. Elle aime trop ça, qu’elle lui dise merci. « Ne me remerciez pas. », murmures-t-elle d'une voix étranglée. Ne me remercie pas, je vais tout détruire. Tout. Si tu ne découvres pas la vérité, je vais te tuer, Aveline. Je vais te tuer parce que tu m’ensorcelles. Et je ne t’aiderai pas à savoir. Jamais. J’ai une mission. J’ai un devoir. Un appel. Si tu deviens mon pion, je vais t’utiliser Aveline, ne le sais-tu pas ? Je n’ai pas le choix. Et quel pion… Un pion dans lequel on aime se fondre dedans. Ah, quelle magie noire ! Quelle hérésie ! Je te déteste.

Je t’aime.
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Re: À jamais des nôtres
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