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❝ Coucou, café? ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les sept quartiers
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
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Date d'inscription : 11/05/2018
Célébrité : Tati Gabrielle
Crédits : Marie

Age : 18 ans
Sang : Basique rang 3
Statut : Célibataire
Baguette : Laurier, coeur en plume d'oiseau tonnerre, plutôt courte, flexible
Epouvantard : Un énorme trou, sombre au fond invisible, qui l'aspire lentement, sans qu'elle puisse s'échapper
Dialogue : [color=#993300]
Coucou, café?
ce message a été posté Dim 3 Juin - 14:26
La maison du cousin de Papa. Bien que nous y soyons depuis un moment déjà, je ne peux m’empêcher de m’y sentir mal à l’aise. Les différentes plantes tropicales qui devraient me rappeler mélancoliquement la boutique, me font penser à tout ce qui a été perdu avec un peu d’amertude.  Je veux aller de l’avant, me dire « allez, tout se reconstruira », mais, je ne peux m’empêcher de douter. Est-il trop tôt pour que j’y arrive ? Étrangement, toute cette situation me donne aussi l’impression que, quelque part, je deviens plus forte. Je me dois d’être plus forte pour tout le monde. Je ne suis pas puissante, mais je dois être forte. La morosité ne nous fera pas aller plus loin, n’est-ce pas ?

Caressant doucement Pirate, je laissais mes doigts se noyer dans la rivière de longs poils beiges. Un léger ronronnement commença à remplir l’air tandis que son œil me regardait avec un air à peu près contenté. Qu’est-ce que je pourrai faire pour tenter d’avancer un peu ? Mes yeux se dirigèrent vers mes expériences. Bien que cela me tente, je sais que il y d’autres choses plus importantes à faire. Même si tout le monde serait heureux si je réussissai à trouver la bonne formule, je sais que je n’y arriverai ni aujourd’hui ni demain. Il me faut plus de temps. Mais, il y a d’autres choses tellement plus courtes que je peux faire.

Me laissant glisser hors du lit, la main quittant l’épais pelage, je commença à filer entre mes différentes affaires. Je sais par quoi commencer. Je pris un peu de café et commença à le moudre avec fermeté. Le bruit du pilon résonnait doucement. Une fois qu’il n’y eut plus qu’une poudre noire, je pris quelques feuilles de menthe séchée que j’émiettais sur le café avant de remélanger et d’ajouter quelques fèves de cacao qui furent moulues à leur tour. Même si la menthe adoucira un peu le café, il sera assez amère avec le cacao et le café. Je commença à faire chauffer un peu d’eau sur un feu de potion… et réalisa que je n’avais aucune tasse. Fouillant ma chambre, je ne trouva qu’une tasse ébréchée et sale, oubliée depuis je ne sais combien de temps. Mais elle est rigolote avec sa forme éléphantesque. Je partis donc en prendre une dans la cuisine dans la cuisine et revint en trottant en espérant que l’eau n’a pas eu le temps de trop bouillir. Ce ne fut pas le cas, je récupérais donc l’eau et, après avoir ajouté un petit peu de sucre dans le café moulu, je mis le tout à infuser. Rapidement, une odeur cafféinée remplissa la pièce et j’enlevai le mélange de café moulu, menthe et cacao quand ce fut prêt. Je me rendis une nouvelle fois dans la cuisine ajouter un peu de crème sur le dessus et partie vers la chambre de Marie.

Je me sentais à la fois excitée et nerveuse tandis que j’approchais. Est-ce qu’elle allait aimer le café ? Est-ce qu’il allait être pas terrible ? J’ai toujours eu l’impression qu’il était pas mal, mais j’ai toujours été mon seul cobaye pour le café. (Et Pirate, une fois, mais c’est une histoire à laquelle je préfère ne pas penser.)  Pas après pas, je me sentis approcher de la porte et finalement, je frappais trois petits coups, attendant l’ouverture de la porte, ou une réponse, avec docilité. Tiens, je me demande, qu’est-ce qui a fait agir Marie en premier, l’odeur de café ou les coups à la porte ? J'ai presque l'impression de vibrer en attendant. Mais je dois être à peu près calme, si je veux être capable de poser ma question si mon offrande est appréciée.
Tabasco dans ton gumbo
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Crédits : Dandelion

Age : 27 ans
Sang : Basique rang 3
Statut : En harmonie avec elle-même (oui oui)
Métier : Employée du pôle recherches d'Azkaban
Baguette : 22,5 centimètres, bois de cyprès, ventricule de dragon, flexible et légèrement tordue (un peu comme elle)
Epouvantard : Elle, dévorée vivante par un anaconda
Dialogue : #006633

Elle te juge en silence ♦️ Tu finiras maudit avant de pouvoir la toucher ♦️ Passion morbide pour les moldus, mais elle se soigne ♦️ Écolo convaincue ♦️ La famille avant la faction ♦️ Un peu fêlée mais très sympa ♦️ Pureté du sang ? Qu'est-ce que c'est que ce truc ? ♦️ Torture des gens au nom de la science ♦️ Fait exploser des trucs contre son gré ♦️ Se marier et avoir des enfants, c'est pour les faibles
Re: Coucou, café?
ce message a été posté Mar 3 Juil - 11:41
« Coucou, café ? » 

Entre


Marie n’avait pas dormi ; elle n’y était pas parvenu, peu importe le nombre de fois où elle s’était retournée dans son lit en attente du sommeil qui n’était finalement jamais venu. Faute d’avoir pu fermer les yeux, elle s’était contentée de faire les cent pas dans son semblant de chambre en ruminant de sombres pensées qu’elle aurait préféré ne jamais avoir. Et bien que la fatigue musculaire avait fini par l’empêcher de continuer, son cerveau ne l’avait toujours pas autorisé à fermer les yeux une bonne fois pour toute. C’était comme si ses propres pensées la forçaient à se maintenir éveillée, comme si sa propre conscience avait peur de s’endormir pour revoir les images de l’après-midi où la vie des habitants de Londres avait basculé. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’y repenser en boucle, encore, et encore. Voir Calypso blessée. Voir les terroristes s’en prendre à eux. Les habitants des souterrains, les rochers voler partout dans le tunnel, l’abomination de Dolohov qui avait à la fois fasciné et terrorisé Marie. Toutes ces images, tous ces sons, elle n’arrivait pas à se les retirer de la tête. Et quand elle n’avait pas des flashs incessants, elle les revoyait dans ses rêves. Quoi qu’elle fasse, ces souvenirs-là refusaient de la laisser en paix.

Et si il était arrivé quoi que ce soit à Calypso, ni son père ni Kayin ne lui aurait pardonné, elle le savait. Il l’aurait peut-être blâmé. Ces deux certitudes lui faisaient sans doute plus de mal que de bien. Peut-être même qu’elle s’en était persuadé, comme tout le reste, ne parvenant plus à avoir de pensées rationnelles parmi toute la culpabilité qu’elle ressentait. Après tout, elle était désormais la seule à toujours avoir un travail. Elle se sentait coupable de toujours pouvoir travailler avec que sa famille avait tout perdu. La maison. La boutique. Le Mangrove. Et elle jouissait toujours de la possibilité de retourner à Azkaban pour mener des recherches qui, au final, ne servait à rien dans cette guerre stupide. Elle ne serait jamais aussi brillante que Dolohov. Elle ne fabriquerait jamais de virus mortel pour vaincre définitivement les moldus. Elle s’imaginait impuissante dans toute cette folle histoire, sans savoir qui de sa logique ou de ses pensées avaient le plus raison. Quoi qu’il en soit, elle était à la fois épuisée moralement et physiquement, et elle n’avait pas dormi. Rien de très glorieux. Elle qui comparait Calypso à une drama queen …

Il ne lui fallut pas longtemps avant de renifler l’odeur du café par dessus le parfum étranger qui régnait dans la chambre qu’elle occupait. Son lit n’était pas défait, les maigres affaires qu’elle possédait encore était entassées dans un coin sans avoir été touchées. Tout ce qu’elle avait fait avait été de consoler les autres sans prendre soin de s’occuper d’elle même. Comment prétendre réconforter sa propre famille si elle était incapable de se reprendre en main ? Un soupir s’échappa de ses lèvres lorsqu’elle entendit les pas légers de ce qu’elle reconnut comme étant Yewande montant l’escalier. Elle compta trois secondes avant que le grincement du parquet de s’arrête devant sa porte. Un sourire tordit sa bouche. Quelle adorable attention de sa petite sœur. Elle non plus ne devait pas aller très bien, avec tout ce qu’ils avaient vécu … Et elle trouvait quand même l’énergie de lui apporter du café.

- Entre.

Mais sa voix était étranglée, plus qu’elle ne l’aurait voulu. Elle n’était pas comme Calypso : elle était bien trop fière pour montrer sa souffrance. Elle se contentait de ruminer en silence dans sa chambre en espérant que personne ne se doute de rien. Sa famille avait trop de soucis pour devoir en plus s’occuper de son cas. Mais quand le doux visage de sa sœur cadette apparu dans l’encadrement de la porte, Marie ne sut pas cacher toutes les émotions qui lui traversait l’esprit. Son sourire était là, pas l’envie qui aurait du l’accompagner. Et Yewande était trop perspicace pour se laisser berner par le rictus de façade que Marie pouvait bien lui offrir. Ses yeux se posèrent sur la tasse de café, et elle ressentit une tendresse pure pour la gentillesse de sa sœur.

- C’est … Pour moi ?

Peut-être que la cadeau fut la chose de trop, peut-être juste l’émotion, mais quoi qu’il en soit, la voix de Marie se brisa et un sanglot lui déchira la gorge. La honte d’éclater devant sa sœur la fit se détourner aussitôt, cachant son visage loin du regard curieux de sa sœur. Elle ne voulait pas pleurer, pas encore. Mais quelle idiote, reprend-toi un peu !

- Oh non, pardon, je sais pas ce qui me prend.

Justement, si. Elle savait ce qu’elle avait, mais la volonté d’être forte l’empêchait de dire ce qu’elle pensait réellement. Mais c’était Yewande, pas Baba. Elle n’avait pas besoin de paraître ce qu’elle n’était pas devant sa cadette. Elle n’avait pas la nécessité de mentir et de réprimer ses larmes. C’était juste … Si dur à encaisser. La culpabilité, la colère, la tristesse, la nouvelle perte de leur foyer. Toutes ces choses qui faisaient qu’elle ne parvenait pas à se détacher des pensées qui ne devraient pas être.

- Ils nous ont tout prit, Wanda. La maison, votre travail à Papa et toi. Le Mangrove et tout ce qu’ont construit Kayin et Calypso.

Elle se tut un instant. D’une main, elle essuya les larmes qui dégoulinaient lentement sur ses joues brûlantes, puis elle calma sa tristesse pour se souvenir de la bouffée de colère qui l’avait animé en comprenant que Londres leur avait été dérobée.

- Mwen rayi yo ...
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Epouvantard : Un énorme trou, sombre au fond invisible, qui l'aspire lentement, sans qu'elle puisse s'échapper
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Re: Coucou, café?
ce message a été posté Ven 13 Juil - 15:13
« - Entre. »

Étranglée. Voici la seule manière dont je peux décrire la voix de Marie quand elle répondit. J’eus vaguement l’impression de prendre une douche froide, très froide. Ce n’est pas souvent que Marie craque. Mais, là, rien qu’à la façon dont elle parlait, je sentis que elle n’en pouvait plus. Grande sœur, pourquoi est-ce que tu ne peux pas parler des soucis avant de t’effondrer ? On est là pour ça. Tu le sais bien en plus, vu que tu passe une bonne partie du temps à réconforter tout le monde.

Prenant une bonne inspiration, je poussais la porte. La vision de la chambre me troubla. Le lit n’était pas défait, le manque de plis dessus me donnait l’impression qu’elle n’avait pas dû faire tellement plus que s’assoir dessus. Et encore. Elle avait donc passé une nuit sans le moindre repos. Ses affaires étaient dans un coin, intouchées. Si elle n’était pas actuellement dans la chambre, j’aurai pu croire qu’elle n’y était même pas entrée. Entrant lentement dans la chambre après avoir passé avec hésitation ma tête, je vis que Marie me faisait un sourire… vide. Je me mise à regarder avec curiosité son visage, tentant de trouver ce qui n’allait pas exactement, beaucoup de choses mais lesquels ? Ses yeux baissèrent sur la tasse que je tenais et elle se mise à parler. Sa voix se brisa et je me sentais perdue. Comment puis-je aider si elle ne dit rien ?

« - C’est … Pour moi ? »

Elle détournait son regard, cachant son visage. J’ai envie de hurler, bien sûr que c’est pour toi grande sœur, tu pense que c’est pour qui ? Les fantômes inexistants ? Ton lit ? Mais je sais qu’elle est pas en état de rire de mon mauvais sarcasme, alors je le retins, cherchant désespérant dans sa figure sombre ce que je pouvais faire.

« - Oh non, pardon, je sais pas ce qui me prend. »

Oh si, tu le sais, mais est-ce que tu veux tellement être forte que tu refuses de me le montrer ? Ce n’est pas la première fois que je te vois mal, et ce n’est probablement pas la dernière, tu sais ? La vie n’est pas tellement plus que passer son temps à tomber et remonter. Un peu comme sur un balais. S’il te plait Mi’, dis-moi ce qui ne va pas… Dis moi ce qui te retient de récupérer ne serait-ce qu’une ou deux heures de sommeil, ce qui t’agite à ce point. Peut-être que si je dis que j’ai fais un cauchemar et que je veux me reposer avec elle, je réussirais à la faire dormir un peu cette nuit ? Ça marchait quand j’étais petite… Peut-être que je peux même convaincre quelques autres de venir avec nous ? Bon, le lit sera un peu petit mais bon… Quelques couvertures par terre et ça marche aussi, non ?

« - Ils nous ont tout prit, Wanda. La maison, votre travail à Papa et toi. Le Mangrove et tout ce qu’ont construit Kayin et Calypso. »

Colère, culpabilité. Mi’, ce n’est pas ta faute tout ça, et personne n’aurait même juste le droit de t’en vouloir pour ça, ou pour le fait que tu es toujours ton travail. Car c’est ça aussi, hein ? Mais, qu’est-ce que je peux dire ? Elle a raison. Ils nous ont prit notre maison et nos travails, tout ce qu’avait fait Caly’ et Kay’… Même si j’ai pu récupérer la plupart de mes recherches, une partie a été détruite. Tant de choses l’ont été. Son bras se souleva, elle essuie ses larmes sans doute ? Non, ne te referme pas Mi’ ! Et, sa voix emplit de colère me fit me stopper un instant de respirer…

« - Mwen rayi yo ... »

’’Je les hais’’ ou est-ce ’’je les déteste’’ ? J'ai beaucoup plus de mal que les autres là-dessus. Il y a plein de raisons pour cela, mais il y a une chose plus importante que d'y penser, agir. Mais comment ? Qu’est-ce que je peux faire ? Je n’ai pas le temps de vraiment penser, sinon, elle risque de ’’reprendre le contrôle’’ et là, pour la faire parler, ce sera dur. Prenant mon courage à deux mains, j’attrapa le bras de Mi’, doucement, pour pas la surprendre, et tira un peu pour la faire me regarder dans les yeux.

« Mi’… Ils ont peut-être fait s’effondrer une partie de ce qu’on a fait mais… Abandonner ou se laisser tomber dans la tristesse, ce serait un peu les faire gagner, non ? »

Tout se reconstruira… C’était ce que j’ai pensé avant de faire ce café, non ? Je sentis une sorte de chaleur monter en moi. Je ne laisserai pas tomber. Je vais aller de l’avant. Même si je dois me casser la figure encore plusieurs fois pour cela, il faut avancer. Même si ça fait mal de se rappeler tout ce qui a été perdu, les ’’et si...’’ ne nous avanceront à rien là.

« Ils me font peur. Les phénix, l’inquisition. Même le gouvernement. J’ai peur qu’ils nous fassent du mal. Enfin, plus de mal devrais-je dire. Mais, je refuse qu’on abandonne nos futurs et nos rêves pour ça. On peut refaire la boutique. Caly’ et Kay’ peuvent refaire ce qu’ils ont fait encore plus beau et plus grand ! C’est comme quand on apprend à se servir d’un balais. Au départ, on se casse la figure. Et même une fois qu’on est habitué, on tombe et retombe. Mais, à chaque chute, on apprend et on devient meilleur. »

Je le sais bien qu’on tombe toujours sur un balais, j’ai jamais voulu remonter après l’échec de mon premier cour. Mais ce n’est pas une raison. Et, pour que je fasse une métaphore avec un balais, il faut VRAIMENT que le sujet soit sérieux, et Mi’ le sait bien. Tout comme il faut que je sois soit très nerveuse, soit très confortable pour me laisser aller de nouveau aux surnoms que j’utilisais petite. Je reprise, mes pauses de réflexions ne doivent pas durer plus de quelques secondes, sinon, Mi’ risque de répondre et je veux dire la plus possible avant. Il faudrait aussi que j'arrête de parler avec mes mains, je suis sûre que ça hurle au monde que je tente de dire le plus possible en le moins de temps possible.

« Et, la perte de mon travail à la boutique ? Même si je l’aimais beaucoup, je ne compte pas laisser tomber pour autant. Déjà, depuis quelques temps, je me suis demandée si je ne voulais pas… essayer autre chose. Le dit pas à Baba, mais, j’aimerai bien ouvrir un café éventuellement. Ou qu’on ouvre un café dans la boutique, diversifier les activités, c’est toujours bon, non ? »

Je fis un petit rire, pour essayer de cacher ma nervosité par rapport à ça. Au moins, je l’ai dis. Maintenant, qu’est-ce que je peux lui dire d’autres ? Je sais, je paris qu’elle se sent coupable de ce qu’il s’est passé, qu’elle pense qu’elle n’est pas assez bonne. Et, il faut bien que je lui rappelle encore qu’elle peut me parler de ce qu’il y a.

« Mi’. Rien de ce qu’il s’est passé quand on a fuit Londres n’était de ta faute. Que ce soit directement ou non. Et tu es assez. Ne te dis pas que tu es pas assez bonne ou la moindre de ces bêtises. Tu es ma super grande sœur qui pense aux autres avant elle. Celle qui réconforte tout le monde alors qu’elle aussi a besoin d’être réconfortée. Tu as le droit de craquer aussi. Tu as même plus le droit que moi en un sens. Tu as vu beaucoup plus que moi. Tu as vécu beaucoup plus. Et je veux t’aider à remonter la pente et avancer si c’est trop dur.  »

Abandonnant la tasse sur le meuble le plus proche, j’enlassais Mi’. Je sentais les larmes me monter aux yeux et je blotissais mon visage dans le dos de ma grande sœur. Et je marmonnais dans son dos de manière à peine perceptible par elle.

« S’il te plait, tu as besoin de nous toi aussi… Non ? »
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Re: Coucou, café?
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