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❝ Et que gronde l'orage ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Et que gronde l'orage
ce message a été posté Dim 17 Juin - 9:50
11 Mai 2047

Le ciel était lourd, l’atmosphère pesante. Un orage ne tarderait pas à éclater pour se libérer de tout ce qu’il semblait retenir depuis si longtemps… Un moment que j’appréciais, que je savais savourer à sa juste valeur, lorsque le beau temps avait trop longtemps volé la vedette aux nuages et aux ambiances électriques. Le soleil se démenait pour percer à travers les nuages alors qu’il n’était pas loin de terminer sa course quotidienne, irradiant de couleurs majestueuses les formes arrondies prêtes à lâcher leur colère à tout instant. La brise était encore légère mais il était évident qu’elle se contentait de précéder lascivement les bourrasques qui accompagneraient bientôt le courroux du ciel. J’aimais ces instants où tout semblait suspendu, où chacun était sur le qui-vive, calme mais prêt à éclater au moindre écart de l’autre… Est-ce que cette ambiance me rappelait ces tendres moments de ma jeunesse où nous étions prêts à attaquer un navire ? Non, ce n’était pas tout à fait la même chose. Cela me rappelait plutôt les duels qui se préparaient sur la Vieille Barrique, ces instants où chacun retenait son souffle pour voir les deux Sabordage qui souhaitaient en découdre. Ces instants d’attente, sans ciller, où nous savions que les duels règleraient les problèmes mais toujours avec cet infime doute, ce sentiment que, peut-être, cette fois, cela ne suffirait pas. Heureusement, cela suffisait toujours.

C’était la missive d’Hija qui me mettait dans cet état second d’attente, de souffle retenu, mais aussi de cœur battant lentement, calme, prêt. J’avais pu sentir dans l’absence de rondeur de ses lettres, habituellement si gracieuses, dans l’impression profonde de la marque de sa plume sur le parchemin, que quelque chose n’allait pas. L’orage grondait, il menaçait de s’abattre sur moi et je n’avais aucune idée de ce que j’avais fait pour le provoquer. Je l’attendais sur le toit de l’entrepôt, ce havre de paix et de réflexion, assise sur le sofa, une bouteille de rhum à la main.
La journée avait été longue, lourde de travail, chargée comme le ciel au-dessus de ma tête. Mais ce n’était pas ce qui me plongeait dans un état sombre et sérieux ces derniers jours. Non, mon changement d’attitude était dû à deux choses : les marques de l’affrontement à Londres sur mon corps et la perte du Boutefeu.

Les brûlures d’un dragon aussi vieux et puissant que celui que nous avions affronté ne partaient pas en un coup de baguette. Les marques n’étaient quasiment plus visibles mais mes jambes étaient rouge vif, la peau y était fine, le picotement me semblait constant dans la journée. J’avais failli fondre dans ce trou, dans cette vieille bâtisse si importante aux yeux de ces cons de moldus. Plusieurs fois par jour, je devais appliquer un onguent qui sentait la chèvre, et la bouse de vache. J’aurais mille fois préféré que ça sente le poisson, ça au moins, je savais m’en accommoder.
Et puis il y avait mon bras, cette impression d’avoir toujours cette putain de flèche enfoncée dans la cher. Mais ça, ça n’était que dans ma tête. Une telle blessure avait été effacée en trois secondes chrono. Mon esprit, lui, n’était pas aussi efficace : ça m’avait fait la même chose avec les balles les fois d’avant… Et ça me donnait envie de prendre chaque moldu que je croisais pour lui arracher la gorge à mains nues, comme on le fait avec la poiscaille pour la tuer efficacement et rapidement. Mes blessures mes plus emmerdantes étaient toujours de leurs faits. Comment pouvait-on les laisser nous avoir aussi facilement ? J’en venais à me dire qu’il fallait que je me forme au combat, au vrai. Pas à celui de pirate, mais à celui de duelliste. Mes lacunes étaient bien trop grandes pour mon propre bien.

Ou peut-être serait-il temps de sortir mon sabre à la lame probablement émoussée depuis le temps que nous moisissions sur terre. Non, elle n’aurait pas bougé d’un poil, je le savais, sa manufacture était bien trop merveilleuse pour qu’elle ait subi les affres du temps. Mais la tenir en main, recommencer à la manier était une idée qui me trottait dans la tête depuis plusieurs mois déjà : serais-je cependant capable de l’enfoncer dans le bide d’un moldu et d’entendre le bruit qui irait avec ? De voir ses tripes en sortir en retirant ma lame sans gerber à mes pieds ? Pas sûr.

Je portai le rhum à mes lèvres lorsque la silhouette d’Hija apparut, me sortant de ces pensées bien trop sérieuses à mon goût. Seulement, son regard ne m’invitait pas à la fête, loin de là. Je lui tendis la bouteille : « On dirait que tu en as besoin autant que moi, j’ai l’impression que tu as passé une sale journée. » Si seulement j’avais su…




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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Dim 17 Juin - 11:37



et que gronde l'orage

arsenia & hija



[11 mai 2047 - Avalon]

Elle avait prévu de prendre un peu de temps pour se calmer. Pour ne pas exploser en plein vol, pour ne pas se déchaîner comme les cieux. Mauvais calcul. Se donner vingt-quatre heures a juste donné à Hija le temps de ruminer encore plus. Ce n’est pourtant pas son genre. Elle parle un bon coup, et on passe à la suite, pas du genre à traîner quoi que ce soit plus que nécessaire. Seulement il existe une exception à cette règle, et c’est sa famille. Les Sabordage passent avant tout. Elle sait pertinemment que si un jour, par un des pires coups que le sort puisse leur faire, elle se retrouve en face d’un membre de son clan en mission pour les Phénix, elle ne pourra pas les attaquer. Parce que rien ne devrait se placer au-dessus de la famille. Et que la trahison est le pire outrage qu’un Sabordage puisse faire à un autre. Et celle d’Arsenia est sans doute la plus douloureuse de tous. Nul n’ignore le passé de la mère d’Hija, dans leur clan. Personne. Que tous ne le prennent pas autant au sérieux que ses enfants n’a rien d’étonnant ni de condamnable. Chacun ses batailles. Mais l’impliquer là-dedans, la mettre dans cette position … et au-delà de tout l’Essence … d’Inde, par-dessus le marché. Elle en aurait hurlé. Et c’est ce qu’elle va faire. Sa veste ne la quitte plus, malgré la moiteur annonçant l’orage. En rentrant à l’entrepôt, après avoir épuisé les pavés de ses pas rageurs, elle monte directement sur le toit où elle retrouve Arsenia. La vue de ses jambes brûlées ne fait qu’attiser le feu qui gronde en elle. Est-elle vraiment obligée de prendre toutes les décisions les plus stupides ? Ils seraient tous mieux en mer, loin de toutes ces conneries dont ils ne devraient même pas s’occuper. A faire ce qu’ils font de mieux. Piller. Raider. Brûler. Tuer.

Elle se plante devant elle, bottes aux pieds, bras croisés. Ses lèvres sont pincées. Le ciel noir au-dessus de sa tête correspond parfaitement à son humeur alors que ses longs cheveux se font chahuter par le vent. On dirait que tu en as besoin autant que moi, j’ai l’impression que tu as passé une sale journée. Sans doute une mauvaise idée. Mais elle prend la bouteille, et s’avale une bonne lampée de rhum. La seule chose encore authentique dans la Compagnie. Elle ne sait par où commencer et c’est la brûlure qui lui fait cracher, alors qu’elle enlève le goulot de sa bouche : Ouais. Et c’est ta faute. La boisson se fraye un chemin en elle. Elle a bu un peu plus tôt dans la journée, ce qui ne lui arrive que très rarement. Elle a besoin de toute sa tête pour composer et se réserve pour les soirées, d’ordinaires. Mais par là. Les liquides se mêlent et son cœur, déjà accéléré, part dans un sprint qui lui fait grincer. Shafiq ? Tu t’fous de ma gueule ? Ses doigts se resserrent autour de la bouteille alors qu’elle continue : Tu m’as d’mandé une Essence pour des « amis spéciaux » … pour Shafiq et SA PUTE DE KHAN ? La soupape de sécurité a sauté. D’un coup, à l’évocation seule de Kaly. Cette espèce de salope qui se pavane pendant que des gens meurrent de faim et se font traiter comme de la merde. Consciente qu’elles auront besoin du rhum, elle n’envoie pas la bouteille par-dessus bord, malgré l’urgence qui la prend, la portant de nouveau à ses lèvres alors que sa respiration se fait saccadée. Elle la pose par terre, pour ne pas risquer de la briser. J’peux savoir à quoi t’as pensé ? Enfin j’veux dire à part à sa bite ? TU PEUX PENSER AVEC AUTRE CHOSE QUE TA CHATTE OU LA TERRE T’AS RENDUE AUSSI CON QU’UN TROU DE CATIN ? C’est lâche. D’un coup d’un seul. Les traits d’Hija son crispés, alors qu’elle considère sa cousine, de haut. Comment a-t-elle pu lui faire ça ?

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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Dim 17 Juin - 12:14
Et l’orage éclata, m’éclaboussant de toute sa colère. Mais ce n’était pas celui du ciel qui venait de se déverser sur ma gueule, non, c’était celui qui bouillonnait à l’intérieur d’Hija. Un orage que j’avais légèrement vu venir dans sa missive mais dont je n’avais anticipé ni l’ampleur, ni l’origine. Et que je saisissais mal d’ailleurs. Genre, une scène, un drama à cause d’un flacon ? Ok ok, elle avait un passif avec des Shafiq mais ils étaient loin là-bas, de l’autre côté du globe, non ? C’est comme genre, avoir taquiné de la baguette un Nhakhuneuil et se retrouver à devoir rendre des comptes à ses cousins au trouze mille degré navigant à l’autre bout de la planète. Il fallait savoir que les pirates de la famille Nhakhuneuil ne se connaissaient même pas tous entre eux tellement ils s’étaient éparpillés dans les autres familles plus prestigieuses. Je savais qu’il y en avait dans nos branches aussi. Bref, Hija venait donc me faire chier pour un truc insignifiant à mes yeux.

Je soupirai en répondant : « Ce truc date de l’an dernier Hija. » Mais dans ma grande sagesse que j’entretenais depuis quelques mois, j’avais appris à composer avec les sentiments des autres membres de ma famille. C’était assez nouveau pour moi de réfléchir avant de gueuler plus fort que les autres mais ça s’était avéré utile et, surtout, fonctionnel. Donc pas de cri. Pas de regard outré face aux accusations et au manque de respect pour ma dragée surprise tant prisée qui donnait des frissons à plus d’une personne, sur terre comme sur mer. J’allais la bichonner cette petite pour la laver de l’affront qui venait de lui être fait, dès ce soir, c’était promis, entre elle et moi.

« Si tu pensais un peu plus avec ton fond de cale tu serais peut-être plus détendue, tu sais ? » J’avais dit quoi déjà ? Réfléchir avant de l’ouvrir ? Raté. « C’est quoi le problème exactement ? Les Shafiq se multiplient autant que les Nhalhunneuil et ceux qui sont ici sont vraiment… » Naaah j’allais quand même pas dire cool. Très mauvaise idée. « Enfin. Désolée si je t’ai rappelé de mauvais souvenirs mais ton Essence leur a vraiment plu, ce dont je n’avais pas douté d’ailleurs. » Qui dans ce monde pouvait dénigrer le travail fabuleux d’Hija ? En la regardant dans les yeux, je compris. Je compris que je devais juste ne rien dire. Si elle avait pu me tuer d’un regard, j’aurais déjà été en train de flotter avec les âmes de tous ces Sabordage disparus. Par les couilles de Barbe Rousse, c’était quoi le problème ?

Le problème, c’était que quel que soit ce qu’allait me dire Hija, j’étais dans la merde. Je le sentais. Je le sentais parce que les Sabordage passaient toujours en premier, parce que la famille était ce qu’il y avait de plus important au moment, avant même le rhum. Et que j’étais amoureuse de Kali et Ajay. J’étais complètement prise dans l’étau de la passion pour ce qu’ils formaient ensemble, je me délectais des moments que nous passions à trois, je me sentais apaisée à leur contact, vivante sous leurs caresses, vibrante rien qu’au son de leurs voix réunies. La relation que j’avais nouée avec eux était ce qui m’avait permis ces derniers mois de tenir. De ne pas prendre un navire et m’enfuir loin de ce monde. Ils avaient su apaiser ma soif de liberté en m’offrant une liberté toute autre. Je savais que ce n’était qu’un écran de fumée, une sorte de pansement appliqué sur une plaie purulente mais il retardait l’échéance. Et si je devais arracher ce pansement pour Hija, j’avais bien peur de voir l’infection se répandre si loin que seule l’amputation de ma vie sur terre saurait me sauver de la déchéance mentale. « Explique-moi le problème. Et laisse mon vagin en dehors de ça, sit u le blesses trop il va s’assécher et ma vie n’aura plus de sens. » La boutade ne fonctionnerait pas, je le sentais.

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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Dim 17 Juin - 14:35



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arsenia & hija



[11 mai 2047 - Avalon]

Hija tremble. Et quand on arrive à la faire sortir de ses gonds, il vaut mieux se mettre à l’abri. Les rôles sont inversés mais l’étrangeté de la scène ne parvient pas à la faire s’arrêter. Arsenia et elle se connaissent depuis toujours. Et il leur est déjà arrivé d’en venir aux mains. Mais généralement, l’Indienne est la plus calme des deux. Elle ne crie pas. Elle laisse ça aux autres. Mais là, là elle n’y arrive pas. Il est des choses importantes pour un Sabordage. Les autres S, déjà, mais également les valeurs. Valeurs toutes relatives, me direz-vous, mais valeurs quand même. Et Shafiq equals shit en est une à laquelle Hija a toujours énormément tenu. Surtout ceux venant directement de son pays. Ceux qui ont sans doute croisé sa mère sans même lui accorder un regard, comme la merde qu’ils pensaient qu’ils étaient. Eux. Les sans visage. Les impurs. Et qu’elle puisse s’associer à des gens pareils … c’est son problème. Mais elle n’avait pas le droit de la traîner là-dedans. Ses doigts agités de soubresauts, elle récupère la bouteille pour en reboire une lampée … et manque de s’étouffer en entendant son excuse : Ouais, tu t’en es pas vantée, j’viens juste de l’apprendre. Sinon elle lui serait tombée sur le poil bien plus tôt. La bouteille partit sur la table, entre elles deux. Elle allait se mettre à faire les cent pas si elle ne se calmait pas. Elle aurait préféré qu’Arsenia se lève et lui réponde sur le même ton. Pas qu’elle se la joue posée et moralisatrice. Se mordant la joue pour ne pas répondre elle attend. Elle attend qu’elle explose, qu’elle lui dise un truc valable qui la ferait redescendre. Mais rien ne vient. Pas la même la fugace pensée d’un certain Colombien que lui envoie la pique de sa cousine ne parvient à la calmer. On s’occupe très bien d’mon fond de cale, merci d’t’en inquiéter. Un reniflement méprisant : Sauf que moi ça m’l’aisse mon cerveau en place. Sa dernière tentative de plaisanterie tombe à l’eau alors qu’elle finit par cracher, littéralement, au sol : Franchement si arrêter d’te faire ramoner t’rend des neurones, ce s’ra ptet pas un mal.

Son parler est plus haché que d’ordinaire. Un poing sur la hanche, l’index sur ses lèvres pour tenter de se calmer et de rassembler ses esprits, elle essaye, vraiment, deux secondes, de mettre de l’ordre dans ses idées. Comment ose-t-elle … ? Mais il y a un point important. Un dont elle ne se rend absolument pas compte. Et qui a mis le feu aux poudres, pour elle. Ce ne sont PAS juste des millièmes cousins de mes couilles comme les Nhalhunneuil. Sa voix vibre. C’est peine perdue, et le rhum ingéré n’a pas aidé. Cette grosse traînée de Kalyani, le prénom lui écorche les lèvres comme des lames de rasoir lui emplissant la bouche : cette PUTAIN EST LEUR HÉRITIÈRE. Un grondement s’échappe de la gorge d’Hija alors qu’elle crache, de nouveau, de rage. Son index se tend vers Arsenia : Cette Khan se pavanait dans les rues où ma mère crevait de faim. Se goinfrait dans un palais surplombant la cité où elle se faisait violer à couilles rabattues. Et tout le monde s’en foutait. Parce qu’elle n’était rien, ni personne. Parce que ces crevures laissaient les gens faire ce qu’ils voulaient, dans la région, à cette sous-caste, à ce rebut de l’humanité que constituaient ces fourmis qu’ils ne voyaient pas, qu’ils se contentaient d’écraser. Alors si tu vois toujours pas le problème, d’imaginer cette salope en train de se faire lécher en se perdant dans MON œuvre, MON bout de ce pays … c’qu’t’es encore plus atteinte que j’le croyais ! La bouteille, encore. Encore une fois. Il en reste, pour l’instant. Elle en fera venir d’un Accio si besoin. C’est son premier orage depuis bien longtemps. Elle a besoin de carburant.


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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Dim 24 Juin - 13:15
Non mais ça allait oui ? Est-ce qu’il était possible de laisser ma vie sexuelle de côté ? S’il y avait un truc que je savais gérer à la perfection c’était bien ça en plus. Hija, elle était mauvaise là, limite ça puait la jalousie son histoire. Je ne me risquai cependant pas à lui proposer d’aller faire un tour chez Ajay et Kali pour se détendre les ovaires en laissant frémir sa dragée sous leurs caresses divines… Ce serait mal venu et, même moi, j’étais capable de m’en rendre compte.

Et ça aurait été même pire que ça, en fait, avec les insultes qui se déversèrent le long des dents acérées d’Hija… Elle détestait tellement Kali que c’en était presque douloureux pour moi de prendre conscience de l’ampleur de cette haine. La connaissait-elle personnellement ? Ou était-ce seulement parce qu’elle était de cette famille, famille proche, qui avait laissé la mère de ma chère cousine en baver ?
C’était au-delà de ce que je pouvais comprendre, toucher du doigt, je le sentais. Je ne pouvais me figurer totalement ce qu’il se passait dans la tête d’Hija et, surtout, dans ses tripes. C’était une haine viscérale, une haine quasiment communicative. Si je ne m’étais laissé aller qu’à écouter sa haine, elle serait devenue mienne. Si je n’avais pas cherché à rationaliser l’intensité des émotions qui crépitaient autour de nous, j’aurais même pu prendre ma baguette pour aller moi-même tuer l’objet du dégoût d’Hija…
C’était bien trop intense pour rester supportable. Et l’air chargé d’électricité, de colère des cieux n’était pas là pour arranger les choses.

Je commençais à bien connaître Kali et elle n’avait rien de la connasse égoïste que décrivait Hija. Elle était généreuse, entière, passionnée. Mais je connaissais la Kali des bains sensuels et des draps froissés, je ne connaissais pas la bâtarde de cette famille de gros crevards finalement.
Et qui étais-je pour aller contre Hija ? Que savais-je de ce que sa mère avait vécu ? De ce qu’elle avait enduré ?

Si je n’avais aucun droit de remettre en question l’origine de la colère de ma cousine, je pouvais cependant lui rappeler deux trois bases qu’elle avait l’air d’avoir oubliées. « Wokay. Là, je le vois le problème et j’suis désolée, d’accord ? » C’était sincère, vraiment, je n’avais même pas levé les yeux au ciel, j’étais vraiment désolée de l’avoir mis dans un état pareil. C’était pas vraiment drôle. Une autre personne, ça m’aurait sûrement éclatée, mais pas Hija. Puis je n’avais pas envie de recevoir un cadeau empoisonné au passage pour trahison. « Par contre, tu ne peux pas me reprocher d’avoir fait ça volontairement, en toute connaissance de cause. Et ce serait sympa de ne pas oublier que, si j’avais su, jamais je ne t’aurais fait ça. » J’étais peut-être une connasse mais pas avec ma famille, c’était la règle numéro un, cette règle qui avait fait toutes les bases de notre famille.
Et c’était finalement ce qui nous différenciait des culs-terreux : eux, ils se tiraient dans les pattes entre eux, sans remords. Des tarés. Des ingrats, tout ça. Nous, on était soudés, toujours là les uns pour les autres, même entre cousins si éloignés qu’on ne s’était rencontrés que trois ou quatre fois dans nos vies. Le nom Sabordage, le sang pirate qui coulait dans nos veines… Étaient depuis toujours la priorité.

« Maintenant, c’est fait. J’suis désolée mais j’peux pas aller les voir et leur dire que ma cousine les détestant, j’vais reprendre le cadeau… Des mois après. » Là, j’offris un sourire compatissant à Hija. Ce qui était fait bah… était fait. « Tu veux que je fasse quoi pour rattraper ça ? » Le prix ne serait pas élevé quand même : Kali ne savait sûrement pas que Hija était la fille d’une intouchable, ça datait de l’automne et il y aurait peut-être même prescription. « Elle te fera jamais rien, j’veux dire, elle vit sa vie, tu vis la tienne, vous ne serez sûrement jamais amenées à vous croiser… Et ce sera pas par mon intermédiaire, promis. » Aaaah. Toutes ces soirées de débauches auxquelles je ne pourrais plus jamais convier Hija….

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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Mer 4 Juil - 7:04



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arsenia & hija



[11 mai 2047 - Avalon]

Elle s’est mise à faire les cent pas, ne supportant plus son inaction. Comme elle est visiblement la seule à péter les plombs, elle garde la bouteille, la faisant habilement jouer entre ses doigts. L’alcool n’aide pas, contrairement à ce qu’on peut vous raconter, et ce qu’elle disait elle-même de temps en temps. Au contraire. Ses yeux étaient chargés de nuages pendant que, sur le fond de sa rétine, repassaient les images des marques que portaient le corps de sa mère. L’étincelle au fond de ses prunelles quand elle lui avait demandé ce qui lui était arrivé. Le récit de certains épisodes par son propre père, qui en avait versé une larme, la seule qu’elle ait jamais vu couler sur son visage. Ce qu’on fait aux siens, ce qu’on leur a fait et qu’on leur fera, on le lui fait subir. C’est comme ça. Les Sabordage sont une sorte de grand organisme fonctionnant à l’unisson. Elle a pu ressentir la douleur d’Odin quand ils se sont retrouvés face à la Kark. Elle brisera les doigts du premier qui sera assez fou pour poser la main sur Isilde (enfin, s’il en reste à casser une fois que la jeune pirate se sera occupée de lui). Le clan avant le reste, même si les orientations politiques diffèrent. Même si elle a envie de les écorcher, juste au bon endroit, pour leur retirer cette foutue marque. Ils sont son sang. Le vent dans ses voiles. Et il n’est rien qui puisse changer cela. Pas même ce qu’elle faisait pleuvoir sur Arsenia. Malgré tout, malgré cet élan belliqueux … elle reste sa cousine ; ce qui la fait se stopper quand elle lui présente ses excuses. Et choisir de boire pour s’occuper la bouche quand elle lui expose qu’elle ne savait rien. Elle aurait pu répondre un milliard de choses. Qu’elle aurait du savoir. Mieux se renseigner avant d’écarter les cuisses. Et d’autres gentillesses du même acabit. Mais elle se tait. Ça suffit. Elle lui a présenté des excuses. Ça n’atténue en rien le feu qui continue de la dévorer. Mais cela l’endigue au moins pour un instant. Son absence de réponse en est une. Et sa cousine doit le savoir. Si elle ne l’assassine pas de nouveau, c’est que ce point ne sera plus discuté, malgré les démangeaisons de ses terminaisons nerveuses lui demandant de repartir à l’assaut.

Ses dents grincent à l’évocation de l’essence en bouteille. L’alcool aidant, elle laisse échapper un : Non. Mais les flacons se brisent si facilement … Prête à voir une de ses créations, de ses précieuses œuvres disparaître pour toujours plutôt que de la laisser à leur service. Ce n’est pas peu dire sur l’état de nerfs dans lequel cela met la demoiselle. Elle qui pourtant considère chaque fragrance comme une extension d’elle-même … justement. Autant qu’elle disparaisse plutôt qu’être enchaînée à eux … comme elle. Son offre de compensation la fait reposer la bouteille. Elle sait ce qu’elle veut. Mais elle n’était pas prête pour la suite. Qui lui arrache un rire mauvais, faisant dangereusement tomber le rhum avant qu’il ne se stabilise. Elle se relève, rassemblant ses cheveux derrière sa tête : C’est là qu’est l’problème, justement. J’vais être amenée à la voir, à les voir souvent. L’alcool a fait son œuvre alors qu’un nouveau rire la secoue, nerveux. Fatigué, aussi. Le poids de la décision qu’elle a eu à prendre est lourd à porter. Et encore une fois, Arsenia en est responsable. Pas entièrement, chuchote sa conscience qu’elle fait taire d’une bourrade mentale. Sans elle, elle ne se serait pas retrouvée dans cette position, le couteau sous la gorge. Elle n’aurait pas accepté. L’aurait sans doute regretté. Mais elle pourrait mieux respirer. Des mois après, tu t’es quand même r’trouvée à babiller sur mes problèmes à ton mac. Il l’a écrit. Elle ne voit pas pourquoi il aurait menti. Un sourire mauvais sur les lèvres, elle ferme les yeux, deux secondes, pour se temporiser. Il m’a acheté une boutique. Les mots résonnent autour d’elle alors qu’un nouvel éclat secoue sa poitrine. C’est ridicule. Ajay Shafiq est le propriétaire légal de ma nouvelle échoppe. Techniquement, leur arrangement prévoit que le lieu soit à elle. Mais le temps qu’elle ne lui aura pas remboursé intégralement, pour elle, c’est du pareil au même. Elle lui doit quelque chose. Et le côtoyer lui arrachera probablement sa santé mentale. Parce qu’il y a une pointe de respect et de compréhension dans ce qu’il peut lui inspirer. Et ça, c’est insupportable. J’te préviens que si t’attends un merci, tu peux te gratter la dragée. Liée par contrat à un Shafiq. Comme … une esclave ? Non, eux non même pas droit à cet honneur. Ses dents grincent. Alors qu’elle rouvre les yeux pour contempler Arsenia. Et là ? Autre chose à dire ?


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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Sam 11 Aoû - 20:35
Elle était folle ma parole. Hija était folle. Même l’ampleur de ma boulette ne méritait pas un tel déchaînement de colère et de vulgarité. Et pourtant, Sariette m’en soit témoin, j’aimais la vulgarité et laisser exploser ma colère, ce que j’appelais plutôt mon trop-plein d’émotions cognant à la porte de ma bouche pour venir s’étaler avec grâce sur la gueule de mes problèmes. Mais là, là ! Je sentais que j’allais perdre mon élan de femme mignonne qui se repentait pour laisser sa cousine expulser sa propre grâce. Là, elle commençait à me briser les ovaires en appuyant son discours de gueuse de petites piques qui insinuaient que j’étais à la solde de Shafiq et, surtout, esclave de mon cul. « ton mac ». Elle était folle. C’était les autres qui se faisaient réduire en esclavage par mon doux fessier proportionné à la perfection, en harmonie harmonieusement harmonieuse avec le reste de mes courbes. « Monts et vallées de merveilles » avait dit une fois une victime de mon charme à la langue mielleuse. Je l’aimais Hija mais elle me les brisait sévère.

Et puis, avec quelques fractions de secondes de retard, ses dernières paroles firent briller une lumière dans ma tête. Les mots « boutique » et « propriétaire » résonnèrent dans ma tête pour venir se coller à la lumière qui activait mes fonctions cérébrales. « Attends. » Un sourcil arqué, un mouvement de main désinvolte, une moue exprimant à quel point je ne comprenais pas bien où était le problème… « Que je comprenne bien. Tu viens me péter un scandale aussi violent que l’orage qui va bientôt nous péter à la gueule parce qu’Ajay Shafiq t’as acheté quatre murs ? » Ma tête pivota légèrement tout en s’inclinant, preuve de l’insolence avec laquelle je trouvais la situation burlesque. Genre, on lui payait une boutique alors qu’elle se plaignait d’avoir perdu la sienne, on lui permettait de faire mumuse avec ses parfums et elle venait me faire chier parce que, par le plus grand des hasards, son bienfaiteur partageait officieusement sa vie avec une femme dont la famille avait jadis brimé sa mère en plus de me faire du bien de temps en temps ? D’accord, c’était peut-être un peu tendu comme situation, un peu trop porteur de souvenirs pas trop funky mais… Genre en quoi est-ce que je méritais de me faire laminer de la sorte ? « Et n’essaie pas de me transpercer du regard, la foudre va bientôt nous tomber sur le coin du nez, ça sera suffisant, pas besoin que tu te fasses violence pour ça. »

Oui oui, j’étais désolée de la boulette. Oui oui, la prochaine fois je ferais en sorte de fermer ma si grande bouche bien mal utilisée. Mais elle avait sa boutique, elle avait aussi le droit de dire non. Et, surtout, elle me gavait en me réduisant à un vide-couilles tout ça parce qu’elle avait les boules de sa vie en découvrant que le monde était petit chez les culs-terreux aussi. La lumière transperça le ciel avec vigueur alors que le tonnerre se précipitait pour gronder à sa suite. L’orage allait bien finir par exploser ici. « Je suis désolée de cette situation dont j’imagine mal la portée émotive qu’elle a sur toi parce que je n’ai pas vécu tout ça, mais, franchement, c’est trop tard. Tu peux refuser, non ? Personne ne sera choqué de voir une pirate dire non à un sang-pur. » J’étais mauvaise en apaisement de situation ou bien j’étais mauvaise ? Je savais que j’aurais dû la boucler et dire oui oui Hija, tu as raison, je suis une pauvre merde et ma tête est si faiiiible face à ma chatte en chaleur mais merde, j’avais déjà joué cette carte dès le départ et, comme le ciel, je m’étais aussi chargée en électricité. Une goutte de pluie tomba sur la main que je venais de reposer sur ma hanche. Boum.

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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Sam 8 Sep - 10:14



et que gronde l'orage

arsenia & hija



[11 mai 2047 - Avalon]

Ne plus boire. Premier pas. Qu’elle va regretter. Parce que le temps, déjà gâté, ne fait qu’empirer. Et que visiblement, les bonnes résolutions d’Arsenia de rester placide commencent à s’effriter. Enfin. Si cela la réjouit ? Oui. Vous avez déjà essayé, vous, de vous engueuler avec un mur ? Spoiler alert : ça n’a rien de très excitant. Ni réjouissant. Surtout quand le mur en question est connu pour être plutôt causant, d’ordinaire. Les bras croisés, elle la foudroie effectivement du regard alors qu’elle répète le fond du problème. Il ne manquerait plus qu’elle se mette à rire et le tableau serait parfait. « Ajay Shafiq t’a acheté quatre murs. » Dit comme ça, c’est encore pire. Une cage, quatre murs, et le sentiment de claustrophobie la prend aux tripes, même sur ce toit, même avec les éléments se déchaînant autour d’elles, comme sur le pont d’un navire. Il lui faut respirer pour ne pas succomber à la panique, à l’envie de hurler, de tout casser. Elle déteste ça. Elle déteste la vie terrestre. Elle déteste cette société de merde. Et elle déteste ce que sa famille devient. Mais pire que tout, elle déteste ce qu’elle devient. Obligée de se cacher, obligée de jouer selon leurs règles pour voler sous les radars, obligée de voir Joaquim en secret parce qu’il est né de parents moldus, de ne pas étriper les Shafiq-Khan sur le champ et même de leur sourire, d’entrer dans leur sphère, toutes ces conneries qu’elle vomit, qu’elle abhorre. Que diraient ses parents, que dirait son frère s’ils la voyaient ? Comment Arsenia, avec laquelle elle a grandi, peut-elle seulement se complaire dans cet environnement, en adopter les codes et, pire encore, être prête à mourir pour les défendre ? Alors oui, ça va au-delà de ce « simple » contrat. Ça va au-delà de « juste » cet affront qu’elle lui a fait sans le vouloir. C’est la totalité, le problème. C’est ce monde, le problème.

« Je suis désolée de cette situation dont j’imagine mal la portée émotive qu’elle a sur toi parce que je n’ai pas vécu tout ça, mais, franchement, c’est trop tard. Tu peux refuser, non ? Personne ne sera choqué de voir une pirate dire non à un sang-pur. » Elle s’est perdue dans ses pensées, sans doute pour s’éloigner du sentiment de culpabilité qui ne manque pas de l’étreindre. Elle aurait pu dire non. Elle ne l’a pas fait, clairement. Parce qu’elle était aux abois. Clairement aussi. Mais plutôt se taper un Khan que de l’avouer. Enfin … Figure de style, dirons-nous. Et ce n’est certainement pas ce qu’elle va dire à Arsenia. Non. Parce que ça va plus loin, même si ça a été beaucoup plus insidieux et certainement pas aussi fort que l’envie qu’elle a eu en voyant l’endroit. Décroisant les bras, elle s’avance vers elle, pas impressionnée pour deux sous par sa pose, bien au contraire. De l’essence sur le feu qui crépite encore joliment et ne sera pas du tout douché par l’averse qui commence, doucement, mais dont l’intensité semble croître progressivement. Elle a trop bu et elle est trop énervée pour s’arrêter à ce détail. « Non. Parce que j’ai un plan. » Evidemment, qu’elle en a un, et sa cousine la connaît suffisamment pour savoir qu’elle ne bluffe pas. Les yeux dans les siens, elle s’arrête quand il n’y a que la table basse entre elles deux. « Et ça t’implique … puisque tu voulais savoir comment te rattraper. » Ses mots, un peu plus tôt, ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde. Et détruire l’essence en bouteille ne sera pas suffisante pour réparer ce qu’elle a fait, sans le savoir, d’accord, mais qu’elle a tout de même fait. « La Khan a hérité du pendentif familial. » Une merveille d’or, de saphirs et d’émeraudes, qu’elle lui a vu au cou lors d’une soirée au Mangrove. Au-delà de la magnificence évidente de l’objet, ne pouvant que plaire à la pie voleuse qu’est notoirement Hija, le symbole est des plus forts. « Et tu vas m’aider à m’en emparer. » Simple. Efficace. Et sans concessions. Ce qui implique évidemment de ne pas se mettre le Shafiq à dos. De jouer la comédie quelques temps. Même après le larcin. Et pour Arsenia de continuer ses parties de jambes en l’air. De toutes les manières, ce n’est pas comme si elle avait proposé d’arrêter. Même en connaissance de cause. « Pour le reste … on règlera ça sur la Vieille Barrique. » Une provocation officielle en duel. Pour laver l’affront. Exploser en bonne et due forme. Et régler ça une fois pour toutes.


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Re: Et que gronde l'orage
ce message a été posté Lun 10 Sep - 16:12
« Par le chicot… » solitaire de la Vieille Barrique. Il n’était pas nécessaire d’aller plus loin dans cette phrase, Hija connaissait la suite. Et elle était folle. Folle de rage mais surtout, folle tout court. Sa cleptomanie allait me pourrir la vie cette fois. Plus jeunes, c’était drôle de l’assister dans son besoin de dérober, de mentir, de tromper. Mensongeries et billevesées avaient été nos plus belles alliées au cœur de l’adolescence, quand nous nous plaisions à jouer des tours à quiconque avait le malheur de croiser notre route, souvent accompagnées de Flavia. Mais là, nous étions adultes et cela n’avait plus rien d’un jeu : ça aurait pu l’être s’il ne s’était pas agi d’une vengeance personnelle et si elle ne me forçait pas ainsi la main. Garce. Cousine en bois. Et pourri, le bois.

« T’es tarée Hija. » La pluie s’intensifiée mais je ne manquais rien du regard qu’elle continuait à me lancer, à quelques centimètres de moi. Je n’avais pas peur d’elle, nous ne nous craignions pas. Mais je redoutais son éclatement, ses conséquences et, surtout, la folie qui s’emparait d’elle. « Tu sombres dans un folie vengeresse sans nom et tu ne t’en rends même pas compte. » Elle me faisait peur, pour elle.

Bon, et aussi pour moi. Parce que le coup du duel sur la Vieille Barrique, ça sentait le moisi. Gamines, on s’était souvent affrontés les uns les autres pour déconner, créant de fausses disputes à régler. Une fois, une seule fois j’avais dû affronter un cousin en vrai duel parce qu’il n’avait pas apprécié que je dise par accident à l’une de ses meufs qu’elle était la numéro trois de sa liste du moment. Comment aurais-je pu savoir qu’elles pensaient toutes être exclusives à l’époque alors que nous le connaissions comme volage et incapable d’exclusivité ?
Comme la belle avait choisi de brûler le stock de rhum du cousin, j’avais dû apaiser sa colère en me faisant lamentablement éclater au cours du duel. Ma baguette avait fini dans ses mains et moi… par-dessus bord. Un coup très bas. Depuis, j’avais toujours fait en sorte d’esquiver tellement j’étais nulle en duel. Foutue Hija.

Oui, foutue elle parce que je ne pouvais refuser ni le duel, ni l’aide au larcin. Conscience familiale de mon cul. « Compte pas sur moi pour te rendre la tâche facile ou voler ce truc moi-même, j’te préviens. » Parce que j’avais aussi ma conscience sentimentale. Je me sentais incapable de dépouiller moi-même Kali. Ma douce Kali qui n’avait rien à voir avec le tableau que dressait Hija de sa famille. Enfin, elle était une tigresse, une protectrice, un vrai fauve qui était impossible à dompter et qui savait s’adoucir pour qui le méritait à ses yeux.

Laissant ruisseler l’eau sur mon visage sans même chercher à nous protéger d’un sort, je ne l’avais pas lâchée du regard. Je la détestais autant que je l’aimais. Ses conneries allaient me pourrir la vie et peut-être même m’empêcher de dormir cette nuit. Cleptomane folle à lier. « Et tu fais chier avec la Vieille Barrique putain. J’ai passé l’âge de prendre des bains. » Parce que malgré mes récentes séances d’entrainement forcées avec les mangemorts, je n’étais toujours pas la meilleure des Sabordage avec ma baguette. Heureusement que je m’en sortais bien au sabre.

Je repris la bouteille, en bus une dernière gorgée avant de tendre le fond à Hija, pour sceller ce pacte qui me foutait les boules. Elle me l’avait mise à l’envers et j’étais coincée. Foutue famille de pirates si fiers et relous que nous étions.

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Re: Et que gronde l'orage
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