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❝ L'appel du large ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres :: Habitations
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Statut : Célibataire - jamais connu les bras de qui que ce soit
Métier : Fugitive
Baguette : Bois d'aubépine ; pas toujours simple à manipuler. Plutôt rigide, vingt-six centimètres. Larme de licorne.
Epouvantard : Elle est enfermée dans une salle minuscule, elle étouffe
Dialogue : #3366cc

Fugitive depuis ses 12 ans, Phénix jusqu'au bout des ongles •• Née Mary-Kathleen Miller •• Fille de terroristes, aujourd'hui elle a "deux papas" (condamnés pour condamnés...) •• Douée en métamorphose et passée maitre dans l'art du vol sur balai •• Teigne émotive croisée bulldozer suicidaire, s'emballe (beaucoup) trop facilement •• Solitaire, immature, capricieuse, authentique et furieusement déterminée •• Du genre coincée et toujours vierge •• Elle a depuis peu une énorme vilaine cicatrice de Sectumsempra de l'épaule au nombril.
L'appel du large
ce message a été posté Mer 27 Juin - 10:08
« L'appel du large »


7 mai 2047 - L’allégresse du jour de la prise de Londres avait été de courte durée. Au fond de la poitrine, comme une lourde et désagréable boule de nostalgie mêlée au sentiment de ne pas être à sa place. De ne pas être chez elle. Lyne n’avait pas de chez elle. Ca avait été « chez elle » momentanément dans les cabanes de fortune, dans les endroits froids et humides. Pourtant combien de temps avait-elle rêvée d’un véritable lit ? D’un authentique toit, solide ?
Ca va passer, c’est normal, lui avait assuré son père. Ou pas.
Mais cela ne faisait que trois semaines à peine, aussi lui autorisait-elle le bénéfice du doute.

Ils avaient investi l’ancien appartement de Zakary, elle le considérant comme une ultime bouée de sauvetage, imposteur au milieu d’un monde qui n’était plus le sien depuis le jour où on lui avait fait comprendre qu’elle n’y était plus la bienvenue (fille de terroriste !).
Elle n’avait connu que celui-là, à Londres. A l’époque, Zakary lui avait aménagé en catastrophe la pièce qui lui servait de bureau : sa gamine n’était pas prévue au programme, et pris plus qu’au dépourvu, il avait eu le mérite de faire de son mieux. Le canapé était alors plutôt confortable, il lui avait vidé tout un placard et même déniché une petite table pour qu’elle s’y installe, « chez elle ». Elle avait neuf ans, pas plus pas moins, la première fois. Elle venait surtout les week-ends, ses parents n’ayant fait qu’un bref bout de chemin ensemble. C’était toujours les vacances, au grand damn de Lyra. Parce que Zak ne s’était jamais chargé de son éducation, ne lui demandait pas de se tenir droite à table, de se peigner « mieux que ça », de manger la bouche fermée, d’être polie et mignonne – Zak lui avait appris à voler, lui avait savamment enseigné toutes les insultes qu’on pouvait jeter à la figure d’un mauvais arbitre de Quidditch et lui avait fait goûter tous les bonbons que Lyra lui interdisait à l’époque (tu vas avoir les dents gâtées et mal au ventre, Katy !). Comme elle était fière, à l’époque, de découvrir qu’elle avait vraiment un papa ! Plus tard, elle lui avait vomi des dizaines d’insultes et de reproches. Pas à cette période-là de son existence.

Il n’y avait qu’ici, que ça aurait pu être chez elle. Tout au dernier étage de l’immeuble vieillissant, dans l’appartement immense et baigné de lumière, que Zakary avait entièrement refait à neuf - mais c’était il y a, quoi, trente ans ? Depuis, les peintures avaient été repensées. Son petit bureau avait été transformé en une véritable chambre d’enfant aux murs couleur jaune poussin. Les placards à bonbons avaient été vidés, de même que les réserves de whisky. Dans le cagibi, les coupes avaient disparu aussi. Brûlées, détruites, fondues, probablement : personne n’acclamerait un putain de terroriste, équipe nationale ou pas, coupe du monde brillamment remportée ou pas. Elle ne s’était pas non plus attendue à retrouver ni les centaines de tenues d’entrainement d’un Zakary à l’époque trop matérialiste, ni tous les balais, ni les tenues de rechange qu’Alden avait alors commencé à laisser au fond des placards.

Tout avait été changé, exception faite de l’affreux tableau à l’entrée. Elle n’avait toujours pas la moindre idée de ce que les couleurs criardes assemblées en un seul cadre pouvaient bien représenter.

Les habitants précédents étaient partis sans doute à toute vitesse, laissant la plupart des placards pleins. Et Lyne ne culpabilisait pas le moins du monde. C’était chez elle, ici. C’était peut-être les mêmes types qui avaient récupéré ses jouets d’enfant quand Zakary n’avait pris le temps d’emporter que son hippogriffe en peluche et son livre préféré. Ça n’était que juste retour des choses.
Voleurs !

A l’époque, ici, on respirait. C’était le souvenir qu’elle en avait gardé. Aujourd’hui ça n’était plus si franc. Les fenêtres grandes ouvertes, ça passait encore. Les nuits restaient agitées. Lyne dormait mal, ici plus qu’ailleurs, finalement. Elle avait récupéré le petit bureau, celui aux murs trop colorés. S’était réveillée mille fois en sursauts, la baguette toujours gentiment cachée sous sa taie d’oreiller.
Quelle était la probabilité pour qu’à nouveau Zakary, la gueule en sang, ne la réveille en catastrophe en pleine nuit pour lui annoncer que maman ne reviendrait pas ? Lyne ne pleurait plus comme une enfant depuis longtemps – mais le cauchemar était venu s’immiscer dans ses nuits agitées plus souvent qu’à son habitude.

C’était néanmoins un luxe, que de dormir dans un véritable lit. Dans des draps propres ! Ce matin encore, son dos l’avait remerciée pour le matelas douillet. Néanmoins, les précédents propriétaires n’avaient, hélas ! pas laissé de vêtements à sa taille, mais elle avait déniché un sweat de supporter de l’équipe d’Angleterre de Quidditch (comme quoi…) beaucoup trop grand pour elle. C’était parfait.
Ce matin, Alden était déjà parti, elle avait deviné son père s’éclipser sous sa forme animale par la fenêtre : de quoi offrir encore un moment de tranquillité, le temps d’avaler un simple thé sur la terrasse. Le temps de se préparer et de nouer ses cheveux en un chignon désorganisé, elle était dehors. Elle n’habitait leur ancien et nouvel appartement que la nuit, finalement, à l’instar d’Alden et Zakary ; qu’elle devinait ne tenir en place guère plus qu’elle.

Ca passerait, ils s’y habitueraient. Probablement.

L’angoisse de la nuit passée, les esprits en ordre, insensible depuis belle lurette au manque de sommeil, elle rejoint les rues, rayonnante quoi qu’un brin nerveuse.

Elle n’eut qu’un simple pâté d’immeubles à traverser avant de frapper à la porte qui l’intéressait. Les rues étaient encore désertes. Déjà parce qu’il était tôt (mais le Phénix était un oiseau matinal, pour qui avait vécu la vie de fugitif), ensuite et surtout parce que la population avait pris le large. Ca aussi, on pouvait se dire que ça s’améliorerait. Va savoir.

Elle prit une grande inspiration et frappa énergiquement à la porte. « Lizzie ? C’est moi ! » Elle n’avait pas la moindre idée de qui elle allait bien pouvoir trouver là-dedans : les connaissaient, ça allait encore être une colocation improvisée, un joyeux bazar. Jones peut-être, Jane ou Nero, probablement… Elle leur laissait volontiers tout ça. Aussi heureuse était-elle de les retrouver lorsqu’une occasion pas trop sinistre ou sanglante se présentait, pour le reste, Lyne était un oiseau solitaire.

Solitaire mais pourtant, elle avait pris le temps de récupérer sa baguette des mois plus tôt, la nettoyer de la moindre trace de sang, et veiller dessus comme s’il s’agissait soudain du plus précieux des objets qu’on lui ait jamais confié.
Une fois, elle était passée la voir, Lizzie. Sans sa baguette car il était beaucoup trop tôt. Squelettique, le visage marqué et creusé, elle avait été assommée à coups de potions de sommeil sans rêve. Lyne l’avait veillée un moment, bien-sûr impuissante au possible, ne laissant qu’un mot griffonné sur un vieux morceau de parchemin (« Je ne suis pas loin. Prends ton temps. », suivi d’une signature rapide). Elle lui avait laissé reprendre ses repères fondamentaux avant d’à nouveau s’inviter dans sa vie qui avait fini par ne tenir plus qu’à un fil. Maintenant, il était temps. Elle avait eu l’accord de Jane.

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Au bord de l'eau, un pigeon défunt : pour un oiseau mais quelle drôle de fin. Sur la plage échoue sans cesse, jeté par les vagues, échoue sans cesse ; là-bas. Le soleil perce l'oiseau gris, de ses raides et doux rayons comme des aiguilles. Une poupée vaudou. Feu! Chatterton

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Age : Vingt-sept ans
Sang : Basique #3
Statut : Liée à la vie à la mort à un nounours yankee (Sam Jones futur Callaghan)
Métier : Fugitive assignée à résidence depuis qu'elle a été récupérée par les Phénix
Baguette : Bois de cornouiller, ongle de troll, 24,7 cm, rigide. Même qu'elle a un petit nom : « Poppy ».
Epouvantard : Le noir. Total et absolu.
Dialogue : [color=#339999]

Fille de Jane Callaghan - Atteinte d'une forme légère de dyslexie, écrite mais aussi orale sous le coup d'une forte émotion - Adore tout ce qui fait BOUM - A la gueulante facile et jure comme un charretier - Fugitive rodée - Du fait de son héritage sorcier péruvien, possède une affinité particulière avec le feu - A désigné Vivienne McKay comme sa Némésis jusqu'à ce que la mort les sépare - Capturée par la «pute à Mangemorts» sus-citée lors de la mission de la Tour des Médias (event final 1), elle a coulé quelques mois obscurs dans divers cachots Mangemorts jusqu'en février 2047 (event 5), soit lorsque les rebelles sont venus la récupérer - Atteinte d'un syndrome de stress post-traumatique, elle reprend, lentement mais sûrement, ses esprits bien abîmés.
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Re: L'appel du large
ce message a été posté Mar 3 Juil - 2:17
L'appel du large
EXORDIUM.
Il y avait des murs en parfait état et un toit. Perplexe, la O'Meara avait fixé le plafond de leur nouvelle demeure pendant trente bonnes minutes. Pas de fuites, donc pas de sortilèges de réparation à invoquer à la va-vite. Pas de cafards, donc aucune chasse aux nuisibles à prévoir - les pires, à savoir les Mangemorts avaient eux-mêmes été boutés hors de Londres. Alors ... Qu'est-ce qu'elle était censée faire, au juste ? Sortir chercher à manger ? Et bien non, puisqu'ils avaient toute la nourriture nécessaire dans la cuisine. Quant à la sécurité ... Celle de la ville entière était assurée.

De toute façon, Jane Callaghan n'était pas très à l'aise avec le fait que sa fragile progéniture mette le nez dehors pour le moment. Prend d'abord tes marques et ensuite, nous aviserons avait gentiment décidé la Phénix en la lorgnant bizarrement. Il avait semblé à sa fille qu'elle l'aurait bien touché, ne serait-ce qu'une petite caresse dans les cheveux, toutefois, l'Irlandaise n'en avait rien fait. Elle était restée là, assise dans le fauteuil moelleux, penchée vers l'avant, à la fixer de son regard le plus doux. Hésitante. Jane l'était beaucoup depuis son sauvetage in extremis. Comme si elle ne savait plus ni par quel bout la prendre et encre moins quoi faire de la carcasse qu'ils avaient récupéré. Elle voyait bien qu'à mesure que les semaines s'égrainaient, Lizzie semblait revenir parmi les vivants - en témoignait son entrée fort remarquée à Sainte Mangouste ainsi que la nouvelle bosse sur le nez de Mindy -, pour autant, elle ne voulait pas crier victoire trop tôt. Aussi la brune était-elle assignée à résidence jusqu'à ce que l'on juge qu'elle ne représentait plus un danger pour la communauté. Ou pour elle-même.

Jane avait tenu à retourner dans son ancien appartement sur le Chemin de Traverse. Ce choix en avait laissé plus d'un perplexe. Qui donc voulait remuer la poussière d'un passé souvent mort et enterré, à l'image de la plupart de leurs proches ? Était-ce une façon de donner l'exemple, de montrer à ses alliés qu'il était temps de se réconcilier avec sa douleur ? Lorsque sa fille l'avait interrogé à ce sujet, la Callaghan avait tourné la tête vers la fenêtre et esquissé un vague sourire. Malgré tout, ça a toujours été chez moi avait-elle simplement répondu, l'esprit parti dans un monde que son unique enfant n'aurait jamais la chance de connaître.

Scarlett avait donc retrouvé sa chambre de jeune fille, arguant qu'à son image, elle n'avait pas pris une ride sinon un goût de chiottes en matière de déco. Ce à quoi son voisin de chambre, Nero, avait répliqué qu'elle ferait mieux de ne pas trop la ramener, quand on voyait ce qu'elle ramenait parfois dans son lit. Obbie, leur autre colocataire, cherchait toujours le rapport entre les deux. Preuve que Lizzie n'était pas encore redevenue elle-même, elle n'avait pas cherché à discuter la pièce qu'elle occuperait et s'était contentée de s'enfermer dans celle qu'on lui avait proposé les trois quarts du temps. Elle détestait cette claustration volontaire autant qu'elle la rassurait. Après des mois de cachot, puis des semaines d'espace exigu à Vivecime, elle rêvait à la fois de casser la fenêtre et de la barricader. Cette ambivalence la rongeait à petit feu.

Au moins avait-elle repris un peu de poids et de couleurs. Ses cheveux ne tombaient plus par poignées, son dos s'était légèrement redressé ... Quant à son regard, on était passé de deux billes mortes à une étincelle ténue mais vivace. Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre qu'elle fasse autre chose que darder sur les murs des prunelles peu intéressées. Car elle se trouvait dans l'ancienne antre de sa marraine, Eireann - Jane avait pensé que cela permettrait de pérenniser le dur travail de résurrection qu'elle avait entamé. Cependant, elle n'avait touché à rien, n'avait pas cherché sous la latte du plancher où sa mère affirmait que des souvenirs y étaient cachés. Rien. Elle ne faisait rien.

« Et non, c'est Obbie ! » avait-elle entendu son rouquin de père adoptif à la voix tonitruante s'exclamer, après que plusieurs coups aient fait trembler la porte d'entrée. « C'que t'es belle, ma petite ! Entre ! Lizzie compte les tâches sur les murs, tu lui feras une sacrée distraction ! » A tous les coups, le nouveau venu avait eu droit soit à une accolade virile, soit à un gros baiser sur la tête. Obbie quoi. Des pas se rapprochèrent et bientôt, Lyne apparut sur le seuil de la chambre. La Phénix cligna plusieurs fois des paupières, un peu bêtement. « Ly ... Lyne. » Encore maintenant, elle éprouvait des difficultés à faire la différence entre rêve et réalité. Il lui fallait un temps d'adaptation. Constatant qu'elle n'essayait pas de lui sauter à la gorge, voire même qu'elle semblait plutôt positivement surprise de cette visite impromptue, le bras-droit de l'Ordre en profita pour refiler le bébé : « J'ai deux-trois courses à faire. J'vous laisse les filles. » Sous-entendu : Surveille-la pendant que je vais prendre un peu l'air. On ne la laissait toujours pas seule. Il s'éclipsa. Lentement, Lizzie quitta sa position en tailleur sur le lit défait et osa un pas maladroit vers son amie. « Pourquoi t'es là ? » Sa voix avait résonné plus bourrue qu'elle ne l'aurait voulu, presque accusatrice. Ça aussi, elle avait encore du mal. A parler aux gens. « Mais c'est bien, hein. C'est bien. Je suis ... Contente. » Wouhou ! Lizzie O'Meara était contente. On progressait.

   

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Re: L'appel du large
ce message a été posté Dim 26 Aoû - 22:00
Lyne ne quitta Lizzie des yeux que le temps de voir lentement la porte se refermer après le passage d’Obbie, puis vint s’asseoir à l’angle du lit, respectant prudemment les distances de sécurité. Un bon mètre d’écart entre son amie brisée et elle, a priori un peu loin d’elle, pas de quoi la toucher en étendant bien loin les bras. Assise dans une posture néanmoins décontractée en apparence, prête à l’accueillir quand Lizzie se risquerait à réduire l’écart entre elles – si toutefois elle le souhaitait. Elle lui laissait le choix. Sur son visage, un sourire discret mais sincère, plus inquiet que soulagé, d’une douceur infinie, elle si maladroite et électrique d’ordinaire, quasiment maternel.

« Pour toi » La réponse fut spontanée mais nullement précipitée, sans tenir compte du ton bourru, des mots éraillés. Elle les devina arrachés à un cœur encore meurtri, fragile – Lizzie funambule sur un équilibre précaire. Mais Lyne avait confiance. Phénix, qui péniblement mais sûrement renaitrait de ses cendres (sous quelle forme ? abimée jusqu’où ?).  Funambule, certes, mais avec combien de mains prêtes à la rattraper au moindre pas dans le vide ? Et puis elle avait confiance en Jane ; elle qui lui avait donné le feu vert. Aussi passa-t-elle royalement outre la voix malhabile et le regard toujours aux aguets pour ne rien faire d’autre que laisser son propre sourire s’accentuer encore un peu. « Je suis venue pour toi. Tu m'as énormément manqué, et j'ai surtout quelque chose qui t’appartient. » D’un geste rapide, tout sauf habile dans l'art du sentimentalisme, elle replaça une mèche défaite par un baiser viril donné quelques temps plus tôt par Obbie et dénoua la petite sacoche en cuir usé qu’elle avait soigneusement tenu contre elle jusqu’à maintenant. Elle hésita un infime instant, à peine et inspira vite, fin prête à toute éventualité. Elle plaça entre elles la sacoche abimée (contrairement à Poppy ! Sur la baguette, elle avait veillé avec le plus grand soin) et l’invita à se mouvoir d’un simple coup de ses grands yeux bleus.

« Tiens, ouvre » Avait-elle enchainé, encore, bien qu’inconsciemment, nerveuse. Elle poursuivit, la voix soudain plus douce encore, un ton plus bas. « Tu me connais, j'aime pas vraiment faire durer le suspense. Je suis aussi mauvaise pour meubler les conversations que pour faire des devinettes. » Lizzie avait déjà reçu suffisamment de surprises ces derniers mois. Ca suffisait. Dans ses mains à elle, la baguette était morne et froide, mal-accueillante, avait tout sauf sa place. Le constat avait été rapide, ne serait-ce que le temps de la ramener pour la nettoyer jusqu’à faire disparaitre la moindre goutte de sang (et Lyne avait frotté, frotté, usé de sortilèges répétés, scandés de façon saccadée pour canaliser tout ce qui avait pu passer dans sa tête quand Lizzie avait été emmenée ; frotté, frotté, frotté).

« Elle t’a attendu sagement. » Sans écoper de la moindre égratignure. Contrairement à sa maitresse.

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Re: L'appel du large
ce message a été posté Dim 4 Nov - 17:42
L'appel du large
EXORDIUM.
Lyne avait été une partie essentielle de sa vie. A l'image d'autres, tel que Lloyd, elle avait grandi auprès de la fille de Zakary et Alden et avait nourri pour elle une affection presque aussi puissante que celle qui la liait à son petit frère. Depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvenait, elle avait toujours considéré que les liens du sang n'étaient rien en comparaison de ceux que l'on construisait avec les proches que l'on se choisissait - le plus souvent, dans l'épreuve. De fait, malgré ses manières encore maladroites et cette difficulté à défaire le nœud de ses émotions depuis le passage traumatique Mangemort, elle ne pouvait - et surtout, ne voulait - nier l'agréable chaleur qui l'animait à la vision de son amie dans ce qui constituait pour l'instant son monde. Quatre murs, quelques meubles, lit y compris. Celui sur lequel la Phénix alla s'assoir, à distance prudente - ce dont Lizzie lui fut gré, encore mal à l'aise avec les présences intruses non réclamées. « Pour toi » La réponse avait fusé, beaucoup moins contrôlée que l'attitude et bientôt appuyée d'une déclaration pour le moins touchante. Tout ceci eut le mérite d'arracher la crispation d'un sourire à la gamine Callaghan, bien qu'elle ne put s'empêcher de détourner le regard. La dernière démonstration d'affection qu'elle avait réussi à faire aboutir était un ersatz d'accolade maladroite - et faiblarde - à Nero, juste après la prise de Londres. Quand elle s'était, bêtement, échappée de Vivecime et avait atterri un peu par hasard à Sainte Mangouste où son étrange famille se trouvait. Si son frère aimait à lui rappeler cet épisode, il la faisait pour sa part ronchonner de malaise. Pas sûr qu'elle soit tentée de réitérer l'expérience.

Cependant, l'existence pouvait avoir ça de bon qu'elle était jalonnée de belles intentions. La brune en eut en aperçu alors que Lyne déposait entre elles une sacoche élimée. Objet qu'elle lorgna avec méfiance, force de l'habitude encore trop ancrée. En premier lieu, elle se rassit, quittant la sacoche des yeux afin d'en revenir à la Phénix. Elle hésitait visiblement, ses doigts entremêlés se tortillant légèrement entre eux. « Tiens, ouvre » « C'est quoi ? » demanda-t-elle, toujours aussi peu avenante. L'autre jeune femme avait-elle senti son malaise pour qu'elle reprenne ainsi, d'un ton invitant à la sérénité ? Lizzie se força à inspirer profondément, à s'enjoindre au calme. Vivienne aussi pouvait se montrer d'une grande douceur, lui chanter des chansons et l'appeler « ma colombe ». Pour mieux la blesser l'instant suivant. C'est pas elle, tu te souviens ? C'est une pute, la McKay. Une erreur de l'humanité. se rappela-t-elle à l'ordre. Un travail de tous les jours. Tout comme la confiance. A chaque interaction, elle luttait encore pour perdre les automatismes de sa captivité et retrouver ceux pleins d'amour qu'on essayait de lui offrir. De s'en nourrir. « C'est vrai. T'es nulle. » répliqua-t-elle sans aucune mauvaise intention. Il ne lui vint d'ailleurs pas à l'idée que ses paroles puissent être mal interprétées car déjà, sa curiosité supplanta le reste. Elle avança la main vers l'objet. La recula. Y retourna. Ouvrit la sacoche et laissa tomber son contenu dans sa paume libre. Tout à coup, quelque chose lui parut exploser dans son sternum. Sauf que la sensation n'avait rien de désagréable, bien au contraire. On aurait dit un assaut d’allégresse pure. « Elle t’a attendu sagement. » Sa baguette. Le bout de bois s'anima immédiatement au contact de la peau de sa propriétaire retrouvée, redevenant aussi chaud et doux que la première fois qu'elle l'avait eu en main. Réel pensa-t-elle. Oui, ça c'était vrai. Unique. Tellement agréable. Elle lâcha alors dans un soupir d'aise : « Poppy ... » pour mieux en revenir à la Cooper. Ses prunelles étaient agitées de mille étincelles de gratitude. Et d'amour. Surtout, d'amour. « Tu l'as trouvé. Et tu l'as gardé. » Ce qui signifiait, pour la Callaghan, bien plus que pour la plupart. Ça voulait dire qu'elle ne s'était pas résignée, qu'elle avait toujours espéré, ou cru, que celle qu'on leur avait enlevé reviendrait. Il lui fallut un moment pour réaliser que des larmes s'étaient accumulés sous ses paupières. Elle cligna des yeux, ces dernières roulant sur ses joues pour sa plus grande indifférence. Elle continuait de fixer son amie, un peu hébétée. « Je peux ... Te faire un câlin ? » De belles surprises. De toutes parts.

   

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Re: L'appel du large
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