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❝ [Litha] L'enfer est pavé de bonnes intentions ❞
 :: Royaume-Uni :: Pré-au-Lard
Hunger Games : la révolte
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Célébrité : Freya Mavor
Crédits : Whorecrux

Double compte : Theresa Mulciber & Hélios Kark

Age : 23 ans
Sang : Moldu
Statut : C'est compliqué
Métier : Domestique (propriété des Kirke).
Epouvantard : Son petit-frère qui revient d'entre les morts, la jugeant.
Dialogue : #ffcc99

Espionne de la NI, devenue astucieuse par la force des choses - Développe une relation ambigüe avec sa maîtresse - Déteste les chiens - Se cache derrière une identité de servante gentille et servile - Adepte du déni et autres refoulements freudiens
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[Litha] L'enfer est pavé de bonnes intentions
ce message a été posté Mer 11 Juil - 23:12
Le cercle des bonnes femmes de Pré-au-lard ont cru bon de convaincre les maîtres de presque tous les esclaves de la ville de les faire participer à la célébration de la magie. En compagnie d’un groupe – majoritairement composé de femmes – Alice a travaillé toute la sainte matinée à ériger des structures. Mettre une décoration par-ci, une décoration par là… Faire semblant de s’amuser à glorifier la magie.

Si seulement ça finissait là.

Il fallait un sacrifice. Quelque chose. N’importe quoi. Pour prouver à tous qu’ils sont de bons moldus soumis à l’écrasante loi suprême de la magie dont ils embrassent le pied conquérant.

Problème, Alice – ainsi que la vingtaine d’esclaves avec qui elle peinture des clôtures en des couleurs extravagantes – ne possède rien. Ou pas grand-chose. Ou refuse de livrer le peu de biens matériels pour les caprices de vieilles femmes paranoïaques centenaires. D’ailleurs, l’une d’entre elle passe. Tout le monde au garde-à-vous. Droit. Elle les toise, leur demande de préparer le bois pour les feux du soir. Les esclaves se mettent en route et elle leur demande de chanter Le triste petit canard. Dès que la vieille ridée devient hors-de-vue, tous les moldus arrêtent de prononcer ces paroles humiliantes. La conversation tourne rapidement à ce qu’ils devront brûler. Erika a convaincu sa maîtresse de lui donner une vieille poupée de chiffon sur laquelle son bébé a vomi hier. Toujours mieux que rien.

Alice a demandé quelque chose à Aveline mais celle-ci l’a ignoré. Pour Altaïr… elle l’a raté. Rien dans les poches, rien dans ses bas… Elle ignore encore quoi jeter dans les flammes païennes. Saint-Jean ou pas, elle préférait fêter la Litha à Londres. Avec la Nouvelle Inquisition et quelques Phénix tolérables. Danser sous un air irlandais, peut-être.

Mais non. Je reste coincée ici comme une idiote à traîner avec… bah les autres. On n’a pas grand-chose à se dire. On n’ose pas trop se plaindre de ce qui nous tracasse alors on raconte des superficialités. Ashley m’énerve mais ça c’est normal. Au fond je l’aime bien mais… Voilà, elle est énervante.

Le groupe continue son ouvrage sous l’indifférence totale des gens qui fêtent. La sueur perle sur leur front, ils ont soif mais ce n’est qu’à la tombée du soleil que quelqu’un daigne de leur apporter à boire. De l’eau avec quelques citrons coupés en rondelles dedans. Pas de glace. La tiédeur coule sur les langues des esclaves mais ils s’en fichent : tant qu’ils peuvent s’abreuver autrement qu’en tendant la main à des rivières éloignées.

Une quinzaine de minutes plus tard, une autre aïeule à la crinière blanchâtre mais à l’allure plus sympathique arrive avec un grand panier de pain brun et des pommes. Elle allume un feu pour les moldus – un peu à l’écart des célébrations sorcières – et demande que chacun effectue son sacrifice.

Erika laisse sa poupée se consumer dans les flammes. Ashley lance une brioche à la cannelle. Certains jettent des bonbons, d'autres des pièces de vêtement...

Quand vient le tour d’Alice, elle propose que l’ancêtre coupe ses cheveux jusqu’aux épaules. Une fois fait, elle empoigne ses longues mèches de cheveux blonds et les mets au feu.

***

Le couteau. Le sang. Ton grand-père. Fou, il est devenu fou. Il tue. Tu le vois tuer. Du sang partout. Ton petit-frère. Il mourra. Non, je refuse. Je le sauve. Je cours avec lui vers les bois noirs. On lui a échappé. Trop vieux. Nous survivons. Nous survivons à tous. Les sorciers nous sauvent. Félicité, ils nous sauvent ! Je baise leurs pieds. Je déteste les humains qui ont voulu me tuer moi et mon petit-frère. Nous devenons des domestiques. Nous sommes gentils et bien élevés. Ça va, je le quitte. Je sais qu’il est en vie. Tout va bien. Il rejoindra une bonne famille sorcière qui le traitera bien.

Je poursuis ma vie. Oui, ma vie de domestique. Je travaille bien. On m’insulte. Je suis triste. Mais je suis contente. J’ai sauvé la vie de quelqu’un. Je rencontre Aveline. Je deviens sa camériste. Les terroristes attaquent. Elle est perturbée. Je lui offre mon aide. Je baise ses pieds. Je la suis pour protéger la Tour des Médias. Il y a Mervyn. Elena. Ils me font peur. Et… Agapanthe. Grosse truie. J’ai si peur. C’est le chaos. Je voudrais mourir. J’ai peur alors je saute sur une terroriste. Elle est belle. Dans une autre vie, je l’appellerais Savannah. Je la poignarde dans l’action. Elle meurt. Les terrifiants Kark meurent. Des terroristes. Je repars avec Aveline.

Mon petit-frère devient fugitif. Je ne comprends plus. Je me sens si seule. Très seule. Je pleure. Aveline aussi se sent seule. Son mariage va mal. On se rapproche. Je touche sa peau douce et délicate. Je ferme les yeux. Mes yeux se rouvrent dans son lit. Je suis nue et elle aussi. Je combats ma solitude en me perdant dans son cou. Ce que nous faisons est mal ô très mal mais ce que j’aime ce mal… Je ferais des choses monstrueuses pour son parfum. Je pêche et je pêche encore et encore et…

***

L’Inquisitrice rouvre les yeux, la mâchoire serrée. Elle a la chair de poule. Elle tient avec difficulté sur ses deux jambes. Ce n’est pas réel. Ce n’était pas réel… On t’a joué un tour. Quelque chose t’a joué un tour. C’est ce feu… Ce crépitement infernal qui me donne des visions de l’enfer. Et pourtant… cet enfer a commencé par un acte de bravoure. Par la bonne chose à faire. Comment est-ce… Non, n’écoute pas ce que cette diablerie a à te dire. Elle te ment. Elle te trompe… Sans doute… Peut-être… Je ne sais plus.
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