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❝ La différence entre fouiner... et fouiner ! ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres :: Commerces
Altèrophile
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La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Jeu 22 Sep - 14:48
Le tintement clair de la clochette résonna plusieurs secondes dans le magasin pour alerter le propriétaire de l'arrivée d'Altair. Parfait ! Cela signifiait donc qu'il n'avait pas besoin d'user de sa voix pour se manifester. Non pas qu'il manquât de politesse, bien au contraire, mais... la flemme. Oui, c'était ça. Juste la flemme. Et de toute façon il n'aimait pas crier de bon matin. Il garda donc le " Bonjour " sonore au fond de sa gorge et s'avança dans la prestigieuse boutique en attendant que son hôte se manifeste.

Il ne se donna pas la peine de se demander à quoi O'Ryan pouvait bien être occupé, à l'heure où il était censé attendre de pied ferme la visite d'un agent du ministère. Altair imaginait trop bien à quoi pouvait s'occuper un apothicaire dans son arrière boutique et il n'avait aucune envie que son esprit lui en projette les images. Il tenait à garder son petit déjeuner au fond de son estomac, merci bien ! Même si...  même si à vrai dire, une observation attentive des étagères qui l'entouraient pouvaient suffire à le tourmenter.

Il repéra du coin de l'oeil un amas de boîtes noires qu'il reconnu immédiatement. Et pour cause, sa propre mère était une grande adepte de ce tonifiant dont figurait parmis les nombreux ingrédients des yeux de corbeaux. Rien que d'y penser son estomac en frémissait d'horreur ! Il grimaça de dégoût et détacha rapidement son regard du rayon pour le laisser courir sur le reste de la boutique.

Une bouteille ambrée et étrangement lumineuse attira sa curiosité quelques mètres plus loin. Sur l'étiquette, un texte doré promettait la joie et la bonne humeur dès la première cuillèrée.... exactement ce qu'il faudrait à sa femme, pensa-t-il amèrement. Il tendit le bras pour en attraper une lorsque soudain son esprit remarqua un liquide clair dans une vitrine scellée. La bouteille, verdâtre, avait une forme qui rappelait le kappa.

« Merlin ! »

Oubliant femme et enfant, il se précipita devant la vitrine. Lors de son tour du monde, il avait eu l'extraordinaire chance d'observer des sorciers japonais chasser des kappas pour récupérer l'eau au-dessus leur crâne, réputée source de grande force magique. Mais il n'aurait jamais imaginé en trouver une fiole en Angleterre ! Enfin... pas dans une boutique du Chemin de Traverse en tout cas.

Tout à ses souvenirs et sa contemplation, il n'entendit pas le propriétaire arriver. Et quand finalement ce dernier fit connaître sa présence, Altair se contenta de le saluer vaguement d'un " Bonjour " rapide avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres :

« C'est bien ce que je pense ? »

Et sans vraiment attendre de réponse, il s'enfonça sur le chemin de la curiosité :

« Comment vous l'avez eu ? C'est quelqu'un d'ici qui vous fournit ou vous êtes allés au Japon directement ? C'est fantastique ! J'ai eu la chance de voir un un chasseur japonais la récupérer sur l'animal qu'il venait de capturer il y a quelques années, c'était une expérience inoubliable ! »

.... contrairement au motifi de sa visite officielle. Retournant à sa contemplation, il omit de décliner son identité.... qui n'aurait rien dit à O'Ryan de toute façon puisque ce n'était pas Altair qui était censé faire ce rapport à l'origine. Mais son collègue étant atteint d'éclabouille, c'est lui qui avait récupéré le dossier une heure plus tôt à peine. Bref que d'imprévus et de présentations à faire... même si elles semblaient loin, très loin de l'esprit du Kirke pour l'heure actuelle.


HS : Petit rappel au cas où, le Kappa c'est ça
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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Dim 25 Sep - 16:15

Murphy aurait pu largement contester cette idée de rendez-vous. Après tout, même si c'était pour le ministère, il avait été contacté par un illustre inconnu pour une histoire obscure de rapport sur les produits dangereux issus de l'importation à utiliser dans les potions... Quelque chose comme ça, il n'avait à vrai dire pas retenu l'exact intitulé qui, comme il s'en souvenait de ses propres années en tant que fonctionnaire, était bien souvent inutilement long et compliqué. L'administration, ou l'art de se compliquer l'existence ; il en savait quelque chose, après tout, il avait passé quelques années à s'ennuyer au bureau de la régie autonome des transports par cheminée - ou quelque chose comme ça, même le nom de son ancien bureau lui échappait désormais. Mais la curiosité avait fini par l'emporter sur l'agacement et Murphy avait griffonné sur un parchemin une réponse affirmative à la demande de rendez-vous. Et même s'il ne comprenait pas vraiment pourquoi Londres et non Avalon, qu'à cela ne tienne, il ne perdrait pas son temps. Il en profiterait simplement pour effectuer une inspection sur le bon fonctionnement de sa boutique de Londres ; elle était certes moins prestigieuse que celle de la splendide Avalon, mais elle était tout autant porteuse de sa bonne réputation. Et il convenait qu'il s'assure parfaitement de sa bonne tenue.
 
Murphy s'est donc rendu à Londres, tôt le matin, afin d'assister à l'ouverture de la boutique. Il a assez confiance dans son choix de gérant pour ne pas intervenir de lui-même : cela ne l'empêche pas d'apprécier la façon dont les choses sont menées. Et puis il avait les produits à vérifier, les potions à contrôler... En bref, il avait largement de quoi s'occuper en attendant son rendez-vous avec l'employé du ministère. Et c'est à cela qu'il s'occupe, dénombrant les flacons de potion de la réserve, quand son gérant vient le trouver pour lui annoncer la venue d'un inconnu. Murphy fronce les sourcils, un instant, puisqu'après tout il n'est pas là pour gérer la clientèle potentielle, mais se décide tout de même à faire son apparition dans la partie de l'échoppe ouverte au public. Pour trouver un homme qui tient dans ses mains l'un des nombreux bocaux occupant les étagères de sa boutique. Un instant, Murphy se tend, se retient de laisser claquer sa langue en lui intimant de ne surtout pas le secouer. Il est près de se mordre la langue pour ne pas laisser échapper quelques mots de trop et se contente de répondre au salut de l'homme tout en le rejoignant en quelques enjambées rapides. Il est cependant rassurer car, malgré son enthousiasme quelque peu... expansif ? l'homme semble savoir de quoi il parle et n'est visiblement pas prêt de faire le moindre geste qui pourrait nuire à la bonne conservation de ses précieux ingrédients.

Mais l'homme, en plus d'être connaisseur, est probablement l'envoyé du Ministère - l'heure correspond en tout cas à son rendez-vous. Ce qui  explique que Murphy ne lui ait pas encore arraché purement et simplement le bocal des mains. Ce qui explique aussi qu'il le laisse terminer son petit monologue sans lui couper la parole d'un ton qui n'aurait rien eu de sympathique. « Je me les procure auprès d'un fournisseur qui a toute ma confiance. Je n'ai jamais eu la chance d'observer de telles créatures vivantes ; je ne suis même jamais allé dans leurs contrées. » Le plus exotique qu'il ait fait était l'île d'Assapor. Autrement dit, rien qui lui donne réellement envie de faire du tourisme dans ce genre de régions.

Mais, s'il ne se trompe pas, ils ne sont pas là pour discuter de ses éventuels périples, et encore moins de ceux de son interlocuteur. Aussi Murphy se permet-il de tendre une main vers son l'homme et de l'interpeller d'une voix ferme : « Mr Kirk, je présume ? Je suis Murphy O'Ryan, enchanté de vois rencontrer. » En soit, Murphy n'avait rien d'urgent à faire. Mais il n'était pas homme à aimer perdre son temps. Et puis s'il ne s'adressait pas à la bonne personne, autant qu'il le sache tout de suite. Qu'il puisse lui apprendre à ne pas se saisir de bocaux posés sur une étagère ou était clairement indiqué l'écritau "Ne pas toucher".
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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Jeu 29 Sep - 19:36


«  Je n'ai jamais eu la chance d'observer de telles créatures vivantes ; je ne suis même jamais allé dans leurs contrées. »

« Quel dommage. »

Pas de jugement, pas de reproche, juste un constat. Car il était effectivement dommage de ne jamais avoir croisé le regard des merveilleuses créatures qui fournissaient son échoppe... même si elles n'avaient pas eu leur mot à dire sur le sujet. Altair se remémora avec douleur les cris stridents du kappa furieux au moment de sa capture ; ses tympans s'en souvenait encore.... Il réalisa alors qu'il tenait dans sa main la petite bouteille en verre qui contenait le précieux liquide. Il ne se souvenait même pas de l'avoir prise ! .... mais ne se sentit pas gêné pour autant. Ok, il y avait un bel écriteau en lettres brillantes mais de un il était un passionné, de deux il l'avait traitée avec tout l'amour que l'on devait porter à de l'eau de crâne de singe (si, si, si !) et de trois.... il était un passionné. Voilà !

Il fit tout de même l'effort de la reposer sur le meuble avec une délicastesse presque exagérée. Il observa aussitôt une diminution du nombre de rides qui sillonnaient le visage du propriétaire. Soulagé ? Il ne devrait pas ; il lui en restait plusieurs au-dessus des sourcils et presque aucune au coin des lèvres. " Il fallait sourire plus souvent mon bon monsieur ! " avait envie de lui balancer Al'. Et arrêter de se coincer un nimbus dans le fondement quand des clients - adultes et bien fringués d'autant plus - touchaient aux articles. Mais ça n'aurait probablement pas été une très bonne manière entrée en matière et il tenait à garder son poste au Ministère. Il se contenta donc de serrer la main qu'il lui tendait et de lui offrir un sourire digne d'un vendeur d'assurance contre les morsures de loup-garous en plein jour. Mais en tant que sang-pur, il ne devait pas être habitué à moins que ça.

« En personne. », confirma-t-il à la présemption de son identité. « Merci de m'accueillir, c'est très généreux. » En fait pas vraiment ; ce n'était qu'une demi-heure de son temps, autrement dit une goutte d'eau pour un sang-pur qui, comme tous les autres, passait probablement la journée à flâner pendant que quelques basiques géraient son affaire mais c'était plus poli dit comme ça. « D'autant plus que vous devez avoir d'autres potions sur le feu. »

.... mais si elle était drôle ! Si, si, si ! .... non ? Vraiment pas ? Bon, tant pis.

« Votre participation sera très appréciée par le Ministère. », enchaîna-t-il comme si de rien n'était. « Evidemment, nous n'avons nulle intention de vous poser des questions gênantes ou intrusives. Nous aurions juste besoin de votre expérience et de votre opinion sur l'utilisation et l'approvisionnement de certains ingrédients. Vous savez... »

Il passa innoncemment la langue sur ses lèvres, comme s'il s'apprêtait à se lancer dans un long discours.

« .... pour le rapport sur la circulation et le contrôle des ingrédients utilisés dans la fabrication de potions et de filtres classés de 1 à 10 sur l'échelle de risques. »

Son visage ne trahit aucun amusement mais il apprécia secrètement l'expression de son interlocuteur. Comme à chaque fois. Il fallait bien s'amuser un peu ! .... ou au moins essayer, dans un boulot aussi chiant que celui-là.

« Ca ne devrait prendre qu'un petit moment. », conclut-il.

Et maintenant ? Et maintant il attendait que monsieur veuille bien l'inviter à passer dans une autre pièce - de préférence avec une table et un fauteuil confortable - pour discuter à l'abri des oreilles indiscrètes. Altair n'était évidemment pas assez fou pour faire la suggestion lui-même. Sa boutique = ses initiatives. Et puis surtout, aussi cruelle que soit la triste vérité... il n'était qu'un basique 4. Sans quoi il ne serait pas coincé là, dans sa robe de travail trop sombre et trop classique, à essayer de faire sourire et collaborer un sang-pur qui était probablement très sympathique mais dont il n'avait franchement pas grand chose à foutre. Tout ce qu'il espérait, c'était qu'il réponde à ses questions fissas pour qu'il puisse arrêter de sourire comme un mangemort devant la réincarnation de Voldemort et rentrer retrouvement sa merveilleuse petite chérie avant le déjeuner. Pleaaaase ?

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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Ven 30 Sep - 16:57
Imperméable à l'humour latent et tellement mauvais qui transpirait des propos de son visiteur, Murphy se contenta d'un haussement de sourcil sceptique. Il se permis cependant de se détendre un rien quand le bocal retrouva enfin ses semblables sur les étagères. Plus à l'abri très certainement qu'entre les mains de cet excité. La poignet de main fut brève, sans chaleur spécifique. Il n'avait aucune raison de s'attarder après tout, comme l'avait si bien signaler son hôte. Surtout si c'était pour que ses oreilles subissent un caquetage incessant - il avait déjà Heather et Kenny pour ça, merci bien. L'irritation commençait déjà à prendre le pas sur la curiosité au bout de quelques minutes à peine et ce n'était pas très bon signe. Cependant, il n'était certainement pas très bien vu de signifier dès les premiers instants qu'on ne voulait finalement plus d'un tel entretien. Même si l'interlocuteur en question n'était vraisemblablement que Basique ; il restait un envoyé du Ministère, et Murphy tenait presque plus que tout à rester en bon therme avec le Ministère. Aussi crut-il bon de répondre à la pseudo plaisanterie de son interlocuteur, esquissant un sourire poli : « Ne vous en faites pas pour cela, j'ai pris soin de libérer tout le temps qu'il sera nécessaire à vos questions. »

Et au moment même où il prononce ces mots, Murphy se demande s'il a bien fait de les choisir ainsi. Kirke ne risque-t-il pas de prendre cela comme une invitation à rester plus que de raison ? Mais ils sont prononcés et Murphy ne peut malheureusement pas les rattraper ni les reformuler. Aussi se contente-t-il de conserver son sourire poli alors qu'il fait signe à son hôte. « Suivez-moi, nous allons passer dans mon bureau. » D'un signe, il fait signe à l'homme de le suivre. Son pas est vif et il ne marque aucune hésitation ;  tout sauf laisser à l'urluberlu l'occasion d'être distrait par l'un des nombreux autres bocaux ou ingrédients ornant ses murs. Et Murphy finit rapidement par pousser une des deux portes situées derrière le comptoir. En fait de "son bureau", la petite pièce sert plus souvent à son gestionnaire qu'à lui-même. Il n'empêche que, malgré sa taille relativement exiguë, elle a l'avantage de contenir un bureau et deux fauteuils confortables de part et d'autre. Et Murphy a prit soin de demander à son gérant de débarrasser tous les dossiers de comptabilité et autre qui pouvaient encombrer le meuble. Et le Maître de potions s'installe dans son fauteuil, non sans avoir fait signe à Kirke de prendre place en face de lui. « Vous prendrez bien quelque chose à boire ? » D'un geste rapide de baguette, Murphy laisse un petit meuble contenant verre, tasse, théière enchantée, bouteille de bièraubeurre et whisky Pur-Feu Blackburn apparaître. Après tout, ce n'est pas parce que son hôte lui apparaît comme quelque peu désagréable qu'il ne peut pas repondre aux règles élémentaires de la politesse.

Il n'attend que la réponse pour faire venir à lui ce qui conviendra - du thé, il pourrait presque le parier, après tout employé du Ministère en service et autres joyeusetés, même si lui aurait largement préféré un bon whisky pour supporter ce qu'il suppose qui va suivre - mais poursuit néanmoins : « C'est un plaisir pour moi de pouvoir m'entretenir avec quelqu'un qui, je suppose, connait parfaitement son sujet. Je vous écoute donc, qu'attendez-vous de moi pour votre rapport ? » A l'intitulé barbare, cela va sans dire. Et même si l'homme a déjà évoqué le sujet, Murphy aimerait bien connaître le contenu de ces questions soit-disant non intrusive. Qu'ils en viennent donc au vif du sujet.
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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Mer 19 Oct - 12:46
Altair suivit docilement l’apothicaire qui le devançait d’un pas pressé, probablement pour se donner l’air d’un sorcier énergique, actif et extrêmement occupé. C’en était presque convainquant… mais il y avait longtemps qu’il avait apprit à se méfier de ceux qui semblaient crouler sous le travail. Surtout les sang-purs. Dans un monde où tout n’était qu’apparence, ceux qui en montraient le plus étaient souvent ceux qui en faisaient le moins. Evidemment, quelques exceptions échappaient à cette règle mais il doutait que cet homme en fasse partie. Simple intuition basée sur…. sur pas grand-chose en fait mais tant pis. Son air, son ton et la manière dont il le pressait ne lui plaisait pas. Pour autant, il savait rester professionnel.

Il se força à ne pas s’arrêter au milieu du couloir pour admirer  chaque bocal niché dans les alcôves du mur mais il laissa toutefois échapper un « Fascinant. » assez audible pour son hôte. Ce qui aurait normalement dû lui décrocher un sourire fier, comme tout bon sang-pur anglais qui se flatte de sa collection et ne rêve que de compliments. Mais Al ne perçut pas le moindre mouvement de lèvres. Eh bien ! Si même les flatteries n’avaient aucun effet sur son humeur, il devait être sacrément difficile de faire sourire – d’un véritable sourire – ce corniaud. Et soudain, sans trop savoir d’où ça lui venait, il décida que ce serait son défi du jour, histoire de pimenter un peu son ennuyante journée.

Et c’était partit ! Il s’installa sur le siège qu’il lui présentait puis s’intéressa aux boissons proposées.

« Je suis contraint d’accepter cet excellent thé… », avoua-t-il avec un sourire faussement désolé  « … mais je suis navré de ne pas pouvoir honorer le talent des Blackburn. Peut-être pourriez-vous lui faire honneur à ma place ? »

Il attendit sans frémir la réaction à ce qui pourrait être perçu par certains comme une incitation à boire ou pire, un ordre. Les sang-purs pouvaient être tellement susceptibles pour pas grand-chose ! Mais le jeu en valait le cognard… ou pour être plus exact, l’ennui en valait le cognard. Il sortit son attaché case en cuir noir et l’ouvrit en prenant un ton professionnel.

« Bien. L’objectif est d’avoir une idée globale des ingrédients dangereux que vous utilisez, c'est-à-dire tout ceux classés entre 1 et 3 dans l’échelle de risque. », précisa-t-il avant de réaliser que son interlocuteur risquait à nouveau de mal prendre cette explication.  « Comme vous le savez déjà, bien sûr. », ajouta-t-il avec un sourire flatteur. C’est bon, ça passait mieux là ? « Nous aimerions aussi nous faire une idée du type de fournisseurs aux quels vous avez recours ; de quelle nationalité sont-ils, quelles sont les origines de leurs produits, quel est leur statut… »

Il laissa volontairement sa phrase en suspens. Il devinait que Sir O’Ryan était bien assez intelligent pour comprendre où il voulait en venir. Personne n'arriverait à lui faire croire que les apothicaires anglais ne se fournissaient pas auprès de groupes pas très légaux....

« Evidemment, Monsieur Travers n’a nulle intention d’interférer dans vos affaires. » Il espéra que la mention de son supérieur au sang-pur suffise à le rassurer. « Nous espérons seulement comprendre pour proposer une loi plus juste et plus appropriée à nos chers concitoyens. » … contrairement aux autres nations qui allaient se faire bouffer comme des agneaux par des sombrals affamés. Pas de chance. Il s’efforça de ravaler son cynisme et son sourire forcé par la même occasion. Même s’il doutait que l’apothicaire l’ait perçu comme ça. Quel anglais ne serait-pas ravi que son pays profite de sa position au sein de la confédération internationale ? Aucun patriote et Altair en était un. Du moins devait-il l’être en apparence.
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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Lun 21 Nov - 8:46
Le bon point que remporte son interlocuteur est celui d'entrer enfin dans le vif du sujet. Pas de flatteries inutiles et ennuyantes qui leur feraient à tous deux perdre plus de temps encore. Les politesses d'usages ont rapidement étaient expédiées et ils peuvent enfin passer aux choses sérieuses. Et pendant que Mr Kirke expose les tenants et aboutissants du rapport qu'il se doit de fournir, Murphy agite sa baguette devant la théière afin que les plantes infusent ; non sans avoir refusé poliment la proposition de son hôte de se servir à lui-même un verre de Whyski « Il n'est pas heure ou je puisse apprécier seul un tel verre, aussi excellent soit-il, je vous accompagnerai donc pour un thé. » Nul doute, d'ailleurs, que Ian lui aurait à ces mots jeté un regard noir et protesté avec véhémence qu'il n'y avait pas d'heure pour le Whyski distillé par sa famille, et que Murphy lui aurait répondu de sa plus belle indifférence. Mais, de toute façon, Ian n'est pas là, et même si un verre ne lui aurait pas fait grand mal, Murphy préfère malgré tout être certain de garder les idées claires. Car après tout, il ne sait quel esprit retors peut bien se cacher sous l'apparence de gentil idiot que lui présente son vis-à-vis.

D'ailleurs, les recoins de la bouche de Murphy se crispent légèrement et l'espace d'un instant, il se demande ce que pourrait en penser Mr Kirke si jamais il en venait à le remarquer. Peut-être y verrait-il de la tension ? L'aveu silencieux de quelques pratiques répréhensibles ? Comme si le-dit Sir Travers brandit comme un étendard de bonne foi et à travers lui le Ministère que tous deux représentent allaient simplement le laisser vaquer tranquillement à ses occupations s'il évoquait quelques secrets inavouables. Ce n'est très certainement pas le genre de l'Institution et, si ce Travers est moitié moins mauvais que ne l'était sa très vraisemblable parente, Murphy n'a absolument aucune envie qu'il n'apprenne un jour par un quelconque moyen qu'il ai pu commettre ne serait-ce qu'une fois dans sa vie la moindre effraction. N'allez cependant pas vous méprendre, Murphy a, Morgane lui en soit témoin, adoré Hayley. Ça ne l'en rend pas moins, et même loin de là, ultra conscient de la dangerosité de la sorcière. Et tout autant de ce que peut faire le Ministère.

Donc, non. Même s'il avait la moindre confidence à faire sur des activités d'ordre illégales, il ne les ferait certainement pas à un employé du Ministère, de Travers. Non. Et la légère crispation au coin de ses lèvres n'est due qu'à sa très forte envie de retenir son sourire de se transformer en une expression moqueuse aux dépends de cet homme. Qui visiblement semble croire que c'est avec ce genre de discours qu'il peut déclencher la moindre confession. Décidément, Murphy est tenté de le ranger dans la catégories des gentils idiots. Car ce genre de technique ne marche sur personne, n'est-ce pas ? Et certainement pas sur un homme aguerri de plus de cinquante ans qui a connu lors de la guerre des manipulateurs bien plus doués.

Cependant Murphy ne peut se contenter de ricanner intérieurement sur les questions qui lui sont posées. Les deux gérants de ses boutiques lui ont par avance préparé une liste de toutes les substances utilisées au sein des deux échoppes, auxquelles Murphy n'a qu'à peine besoin de jeter un regard - il les connait déjà. Aussi se contente-t-il de faire glisser vers l'homme les deux parchemins avec un sourire toujours aussi vide de chaleur. « Voilà la liste des produits utilisés régulièrement par mes gérants. Bien entendu, ils sont parfois amenés à se procurer d'autres produits lors de demandes atypiques. Mais vous pourrez constater que les produits de type 2 et encore plus de type 1 sont rares, ici. Bien qu'ils soient aptes à les manipuler, je préfère m'occuper moi-même des potions les plus délicates dans mon atelier. » Petit tableau brossé à la va-vite de leur façon de fonctionner qui éclairera peut-être un peu plus l'employé, en plus de l'extrait du registre qu'il vient de lui confier - mais qu'il compte bien récupérer, hors de question de laisser ceci entre n'importe quelles mains. « Quant à mes fournisseurs, je crains qu'il ne vous faille être plus précis. Je fais appelle à toute sorte de personne, du chasseur à l'éleveur, cela dépend évidemment des besoins du moment. Il m'arrive également de me fournir chez de grosses firmes tout comme chez de petits indépendants dont la qualité n'est bien souvent pas à remettre en cause. La seule chose que je puisse vous dire, je pense, est effectivement la difficulté rencontrée parfois à l'obtention d'un permis d'importation qui peut, même si les règlementations sont toutes respectées, s'avérer compliqué à obtenir... » Et encore lui-même se sait-il privilégié puisque en tant que Sang-Pur officiel - Merlin, cela l'amuserait toujours - ses démarches étaient bien souvent facilités. Il n'osait imaginer ce que des Basiques pouvaient vivre auprès de l'administration et il n'en avait d'ailleurs pas vraiment envie, mais cela ne devait certainement pas être facile tous les jours.

Bien, maintenant que le cadre était posé, peut être que Kirke allait se mettre à poser des questions plus précises - et intéressantes ? Il l'espérait en tout cas car jusqu'à maintenant tout cela était loin d'être très intéressant.
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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Mar 31 Jan - 16:18
Merlin ! Un sang-pur qui se plaignait de ne pas avoir assez de passe-droits ! Il aurait décidément tout vu et tout entendu. Malgré tous ses efforts, Altair ne put retenir un petit rire incrédule et moqueur.

« Toutes mes excuses. Je trouve seulement ça...  ridiculement inadmissible. » , mentit-il avec son sourire le plus hypocrite. « Qu’une personne de votre importance puisse rencontrer des difficultés pour obtenir un permis d’importation, c’est intolérable ! »

Ok, peut-être qu’il faisait un peu trop dans le dramatique...  ou peut-être pas. Après tout, les Sang-purs aimaient ce genre de léchage de bottes grandiloquent, non ?

« Je ne manquerai pas d’en référer à mon supérieur dès mon retour au Ministère. »

Même s’il doutait que cela change grand-chose. Travers était réputé incorruptible et il ne se souvenait pas l’avoir entendu parler d’O’Ryan comme d’un ami à qui il était prêt à accorder quelques faveurs. D’ailleurs, le potionniste n’avait pas réagit non plus à la mention de son supérieur. A peine l’ombre d’un sourire forcé (les seuls qu’il maîtrisait apparemment). Pour Altair, cela pouvait aussi bien signifier de l’indifférence qu’une animosité bien cachée. Et malheureusement, la vie avait voulu qu’il soit un Serdaigle un peu trop curieux :

« Au regard de vos rapports, je ne doute pas qu’il fasse le nécessaire pour vous dans les meilleurs délais. »

Sa raison lui souffla aussitôt – à juste titre – qu’il avait tort de jouer au jeu dangereux du bluff et des devinettes avec un homme dont il ne connaissait rien. Dans d’autres circonstances, il aurait d’ailleurs écouté sa conscience et se serait efforcé de maîtriser sa langue. Sauf qu’il n’était pas dans d’autres circonstances ; il était là, assis dans un bureau sombre en face d’un sorcier tout aussi lugubre, submergé par l’ennui et la curiosité. Et à dire vrai, cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas autant amusé pendant son temps de travail. Que cela plaise ou non à son interlocuteur.

Il attrapa la liste qu’il lui tendait et l’ausculta d’un air expert en buvant une gorgée de thé. Il reconnut les noms latins de la plupart des ingrédients mais, comme prévu, il n’y avait nulle trace de ceux de ses fournisseurs. Parfait, ce serait plus drôle comme ça !

«  Merci pour cette liste très impressionnante.  » , le flatta-t-il en lui offrant un nouveau sourire niais. «  Pour ce qui est des fournisseurs, nous sommes intéressés par tous à vrai dire. Mais je ne doute pas que vous aillez un registre officiel avec une liste tout aussi complète que celle-ci. » , conclut-il en montrant la liste d’ingrédients à Murphy avec le même rictus qu’un peu plus tôt.

Sous le coup de l’amusement il plongea machinalement la main dans la poche intérieure de sa cape pour en sortir sa pipe en forme de dragon. Ce n’est que lorsqu’il cala son objet fétiche entre ses lèvres qu’il croisa le regard de Murphy O’Ryan. Oups ?

«  Toutes mes excuses.  »  dit-il, sincèrement cette fois-ci. «  C’est une vieille habitude que j’ai depuis… enfin bref, je ne l’allumerai pas sans votre permission. »

Et il doutait fortement l’obtenir. Mais tant pis, la présence de son dragon au coin de la bouche l’apaisait.... et lui donnait du courage pour entrer dans le vif du sujet, puisque c’était visiblement ce que voulait O’Ryan .

«  Mais pour revenir à nos hypogriffes et être plus précis... avez-vous connaissance de la Bande à Barney ? Ou encore de Jovanovic ? »  

La réponse était indubitable : tous les commerçants connaissaient ces grands noms du marché noir. Tout comme celui des Sabordage d'ailleurs mais il se trouvait qu'Arsenia faisait heureusement partie de ses connaissances personnelles... Il savait qu'il risquait de susciter la colère du sang-pur, à sous-entendre qu'il faisait peut être affaire avec eux, mais il comptait sur sa langue et sa maîtrise du léchage de bottes pour le tirer du danger... encore une fois.
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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Jeu 20 Avr - 8:10
Une seconde, Murphy se demande si celui qu'il prend depuis les premières minutes de leur rencontre pour un gentil idiot n'est pas en réalité plus dangereux que ce qu'il l'avait pensé. Oh, pas pour ses petits secrets, si tant est qu'il en est, mais pour sa sécurité physique, voire mentale. Car à le voir ainsi évoluer, bouger, et même parler, malgré une élocution claire et à peu près censée à défaut d'être réellement intelligente, Murphy ne peut s'empêcher de se demander si l'homme n'est pas simplement défoncé. L'impression est renforcée, peut-être même inconsciemment induite par la pipe travaillée que Kirke - car c'est bien là son nom, n'est-ce pas ? - vient de sortir de ses affaires et se porter à ses lèvres. En s'excusant après coup de son impolitesse - au moins prend-il soin de s'excuser, Murphy suppose qu'il peut s'en estimer déjà satisfait.

La pensée d'avoir à faire avec un junkie notoire est cependant repoussée assez rapidement au profit de l'idée qui revient en force d'une certaine stupidité latente, et Murphy se contente d'un signe de main pour lui faire comprendre qu'il peut, s'il le désire, allumer l'objet de son envie. Ce n'est pas comme si le Maître de potions n'avait pas l'habitude d'être entouré de fumées de toute sorte même si personne dans son entourage ne s'adonne à ce genre de pratiques et s'il ne pouvait pas, de plus, lancer rapidement un sortilège de ventilation efficace qui supprimerait aussitôt toute odeur désagréable. Qu'il fume si cela peut l'aider à se concentrer. Et si surtout cela peut faire avancer les choses, rendre enfin intéressante cette discussion ou y mettre plus rapidement un terme. Car Murphy, actuellement, s'ennuie. Et il estime que quitte à s'ennuyer, il pourrait tout aussi bien le faire chez lui que coincé ici avec cet envoyé du Ministère. Mais, malheureusement, il est toujours trop tard pour annuler et l'homme n'a pour le moment rien dit qui justifie qu'il le mette à la porte ; autant donc continuer pour en finir au plus vite ou pour aboutir à quelque chose d'autre.

Mais, à vrai dire, les propos de Kirke le déstabilisent. Pas assez pour qu'il ne fasse que tiquer légèrement, mais assez pour que les interrogations n'aient de cesse de l'assaillir. Définitivement, Murphy a du mal à comprendre ce qu'il veut. À saisir où il veut en venir avec ses flatteries mal préparées, avec son ton faussement amical, presque complice. Car malgré l'opinion assez basse qu'il se forge de l'homme, il ne peut simplement pas croire que celui-ci pense vraiment obtenir quoi que ce soit en parlant ainsi. C'est impossible. Et pourtant, le voilà qui tente de lui faire croire aux faveurs d'un Travers, comme s'ils étaient les meilleurs amis du monde. Il avait d'ailleurs balayer cette suggestions d'un bref geste de la main, se retenant à grand peine de la qualifier de ridicule, et se contentant d'un "Et bien, je lui ferai signe si j'en ai besoin. Ça n'a jamais été le cas jusqu'à maintenant, mais qui sait ce que l'avenir nous réserve ?" Tout en sachant pertinnement que ce ne serait pas le cas. Le ton caustique employé avait d'ailleurs bien dû le faire comprendre au gratte-papier devant lui - si tant est qu'il puisse comprendre quoi que ce soit. Murphy était là pour répondre à une enquête visant visiblement à améliorer la situation générale, pas à servir ses propres intérêts qui n'allaient pas si mal, merci bien.

Et voilà donc que maintenant, après lui avoir suggéré des passes-droits illusoires et inutiles, après avoir sorti sans consentement aucun de sa part cette affreuse pipe, le voilà désormais qui réclamait une autre liste complète de ses fournisseurs et qui l'accusait presque de friquoter avec le marché noir. Vraiment ? Tout ceci était réellement en train de se passer dans sa boutique, dans son bureau ?

Le souffle qui échappe à Murphy est le premier signe d'agacement qu'il laisse échapper, qui se marie parfaitement avec le ton sec qu'il utilise juste après : "Malheureusement, je ne possède pas ce genre de liste, non. J'ai bien quelques fournisseurs préférentiels, maisje vais principalement où les besoins du commerce me portent. Il arrive à certains de ne plus avoir les produits demandés, ou d'une qualité moindre ; c'est, contrairement à ce que beaucoup pensent, un métier où il faut pouvoir faire preuve d'adaptation." Il avale sa salive, une gorgée de thé un brin trop chaud qui a fini d'infuser et qu'il vient de servir tout en parlant, et précise malgré tout, d'une voix quelque peu radoucit, mais qui n'en reste pas moins ferme : "Dans les limites de la légalité, bien entendu. J'ai déjà entendu ces noms, en effet. Mais je n'ai pas de commerce avec ce genre de personnes. Même les produits les plus rares peuvent se trouver chez d'honnêtes sorciers si l'on est prêt à y mettre le prix et à patienter le tempd nécessaire pour trouver la meilleure qualité. Je ne vois pas l'intérêt d'aller m'acoquiner avec de tels manandrins dont l'absence de moral et de contrôle pourrait nuire à mes potions, en plus de participer à un trafic illégal."

Il espérait que cette fois, les mots étaient assez clairs. Que son interlocuteur cesserait de croire que son ton sympathique pourrait lui attirer quelques confidences. De croire que Murphy serait assez stupide pour parler d'activités établies sous le manteaut justement parce que le Ministère les condamnait. Bien sûr, contrairement à ce qu'il venait d'affirmer, cela lui arrivait d'avoir à traiter avec ce genre de personnes - ceux cités, ou d'autres. Mais il avait apprit à mentir tant esg si bien que son expression n'en laissait rien paraître. L'autre pourrait bien s'en apercevoir s'il était affublé du don de legilimancie ; mais s'il parvenait à tromper ainsi Murphy quant à ses capacités, ce n'était, par le Lord, pas de ses potentielles petites entorses aux législations qu'il pourrait éventuellement lui cacher que Murphy devait avoir peur.

Et sans vraiment pouvoir s'en empêcher, Murphy ne peut s'empêcher d'ajouter, alors que le coin de ses lèvres se relèvent dans une parodie de sourire : "Je serai malgré tout curieux de connaître le nombre de mes confrères qui n'ont pas assez de patience pour avoir recours à ce genre de pratiques. " Ou, surtout, le nombre d'entre eux assez stupides pour aller l'avouer à un envoyé du Ministère.
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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
ce message a été posté Mar 13 Juin - 13:40
Ainsi donc se terminait leur maigre échange. Dommage.... Altair avait sentit la fin approcher mais il avait quand même eu l'espoir de lui arracher quelques dernières informations avant de se voir claquer la porte au nez. Il avait même fait l'effort de ne pas allumer sa pipe ! Bien que le maître potionniste lui en ai donné l'autorisation, Al' s'était figuré - à tort visiblement - qu'il obtiendrait un peu plus facilement ses confidences en faisant preuve de retenue et de respect. En plus du fait que la simple présence de la pipe au coin de sa bouche suffisait à le détendre, allumée ou pas. Il devait probablement passer pour un fou à l'utiliser de la sorte mais au point où il en était... Le sang-pur avait déjà l'air de le prendre pour une nuisance saugrenue alors un peu plus ou un peu moins... Tant pis, il n'en saurait pas plus sur ses relations avec Travers et n'arriverait pas à le faire sourire. Pas cette fois en tout cas. Il avait bluffé avec trop d'aplomb et il avait perdu, c'était le jeu. Au moins cela avait-il eu le don de bien l'amuser ; Merlin savait qu'il avait besoin de distraction dans sa journée de travail chiante à en crever. Heureusement, O'Ryan ne réaliserait jamais quel service il lui avait rendu !

Ce fut donc avec un sourire sincère qu'il rétorqua cette fois-ci :

« Bien sûr, je comprends. Je n'ai donc plus de questions à vous poser. Merci pour vos réponses et vos précieuses minutes. »

Une pointe d'ironie transpira de sa dernière phrase mais le sourire d'Altair la contrebalança. Il rangea pipe, plume et parchemin en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire mais le sang-pur reprit la parole avant qu'il n'ait le temps de se lever.

« Je serai malgré tout curieux de connaître le nombre de mes confrères qui n'ont pas assez de patience pour avoir recours à ce genre de pratiques. »

Cette fois-ci, ce fut un véritable rire qui s'échappa des lèvres du Kirke. Il devait reconnaître que celle-là, il ne s'y attendait pas du tout ! Il n'aurait jamais imaginé qu'O'Ryan aurait eu l'aplomb de revenir sur cette question. Surtout après la réponse effrontément mensongère qu'il lui avait servit ! Altair n'avait pas insisté, sentant bien qu'il n'aurait pas d'autres informations, mais pas une seconde il ne l'avait cru. Ils passaient tous par ces revendeurs un jour ou l'autre, qu'ils l'admettent à demi-mots ou pas du tout. Murphy O'Ryan faisait clairement parti de la deuxième catégorie mais Al' avait déjà rencontré des sorciers plus loquaces. Et contrairement à son interlocuteur, il était prêt à partager son expérience.

« Toutes mes excuses, je ne voulais pas paraître insolent. Comme vous vous en doutez sûrement aucun potionniste n'a affirmé avoir recours à ces pratiques. Toutefois, certains m'ont confié qu'ils avaient entendu parler des services que ces personnes là proposaient et regrettaient qu'il n'y ait pas une alternative légale à ce marché. Et voyez-vous, c'est l'objet de notre dossier. Quelle meilleure manière de court-cicuiter ce commerce frauduleux qu'en créant des lois avantageuses pour nos concitoyens ? Grâce au Lord il y a peu de choses que la confédération internationale puisse nous refuser. »

Ou en tout cas refuser à la nation du Sacro-saint Mervyn Kark. Amen.

« Nous allons donc faire notre possible pour nous inspirer de... certaines idées... et nous vous tiendrons rapidement au courant des nouveaux accords que nous aurons réussis à obtenir. Sur ce je me dois de prendre congé, j'ai un rendez-vous à honorer avec Monsieur McKay. »

Raison pour laquelle il avait voulu faire cet entretien sur le Chemin de Traverse d'ailleurs. Il n'avait que quelques rues à traverser pour retrouver Eoin et aller déjeuner en sa compagnie.

« Vous le connaissez sans doute ? », ne put-il s'empêcher de lancer en guise de dernière pique. « Encore merci pour votre temps et ... à bientôt peut-être ? »

Ok, ok, c'est bon, il arrêtait. Il s'était assez amusé pour ce matin.

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Re: La différence entre fouiner... et fouiner !
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