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❝ Merlin aussi aimait la discrétion des grottes ❞
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Ven 23 Sep - 23:57
20 septembre 2045

Mon sac était prêt, mes cheveux relevés en un chignon bien serré pour ne pas être enquiquinée par des mèches sauvages une fois les contrées venteuses atteintes, et je n’attendais plus que mon compagnon de voyage. « Tu leur diras bien qu’on va devoir espacer les commandes. » Me répéter mille fois les mêmes choses, le passe-temps préféré de mon frère. « T’inquiète Dag, j’suis pas novice non plus. J’crois bien qu’ils ont plus vu ma tronche que la tienne ces dernières années, Monsieur étant trop occupé par ses activités publiques. - Il n’y a rien de public dans ce qu’on fait Arsy. - Mais te montrer sur les traversées est nécessaires. » Alors que moi, je n’avais besoin que de poser mon cul régulièrement sur une chaise dans les bureaux de l’entreprise. Le sourire de Dag confirma enfin qu’il avait compris que je n’avais qu’une seule envie, le taquiner. Encore et toujours. Le rôle de la petite sœur chiante ne m’avait jamais quittée parce que je l’avais toujours adoré. Il avait juste muté quoi, j’avais grandi, les piques aussi. Et encore, elles étaient bien mignonnes mes attaques. « Et du coup, tu attends quoi ? - Que tu énumères la liste des marchandises pour te confirmer que tout est là. » La main sur mon sac, je souriais. Je n’allais tout de même pas lui dire que j’attendais l’heure de mon rendez-vous avec Altair Kirke. Pas besoin de lui dire maintenant que j’emportais un autre bagage avec moi. Il le saurait à mon retour, quand il serait trop tard. « Les sécrétions, les algues et les écailles séchées sont là. Tout est bon. »

Le commerce maritime était sympa, très prenant, et rapportait suffisamment. Mais, dès le départ, le vieux Claudicus avait été clair : il était hors de question de tirer un trait sur notre nature profonde, pour mon plus grand plaisir. Du coup, on marchandait pas mal sur le marché noir et j’étais la mieux placée pour le job : je savais jouer mon rôle à la perfection. Les clients de Tintagel avaient un goût prononcé pour la dope faite maison. Après tout, il n’y avait rien de mal à vendre des écailles douteuses si elles n’avaient rien de dangereux : en quoi le fait de les associer à d’autres ingrédients pour en faire une substance illicite était notre problème, hein ? Est-ce qu’un vendeur de baguette était responsable du meurtre d’un taré ? Non. J’avais la conscience tranquille. Puis leur truc là, ce qu’ils fabriquaient, c’était pas terrible. J’avais déjà essayé et je n’avais pas du tout aimé. Je préférais quelque chose de plus soft. Nos ventes n’étaient pas très légales mais elles n’étaient pas susceptibles de nous envoyer à Azkaban. Enfin, pas tant qu’on utilisait notre flotte pour alimenter le marché britannique en ressources diverses et variées. Les joies d’un gouvernement qui fonctionnait au profit : tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et tout le monde était content.

Tintagel était à 15 km à peine de Port-Isaac, et pas bien plus loin d’Avalon, mais ça restait un petit bled sorcier à l’écart : on y trouvait surtout des bouseux. Apparemment, Tintagel avait connu son âge d’or touristique jusqu’à la moitié du XXième siècle : des tas de sorciers s’y rendaient pour essayer de retrouver l’essence de Merlin dans sa grotte, sous le château qui avait vu naître le célèbre Roi Arthur. Puis les bouseux en avaient eu marre – le commerce de produits dérivés ne devaient pas être suffisamment florissant surtout – et avaient tout fait pour faire fuir les touristes. La tradition à Tintagel était de faire peur aux gens en faisant croire qu’on était fou. En réalité, ils l’étaient tous un peu, certains à cause de leur vie recluse là-bas, d’autres, comme mes clients, à cause de la poudre qu’ils fabriquaient. Personnellement, j’étais persuadée que l’un d’entre eux avait trouvé un truc chouette dans la grotte de Merlin, ou autour, et qu’il avait eu peur qu’une autre personne mette la main dessus. C’était pour cela que j’embarquais Altair pour ce périple : ça mettrait un peu de piment dans son canaux-boulot-dodo. C’était l’anniversaire d’un des vieux du village, ils allaient tous faire la fête dans leur pub miteux et Yvan me proposerait de rester pour boire un coup. Je connaissais trop bien mes clients. On pourrait squatter sans se faire emmerder.

Voir Altair me ravissait : il était la seule personne qui me comprenait sans avoir à partager mon sang. Lui aussi il connaissait la liberté, lui aussi il savait à quel point c’était aliénant de devoir vivre une vie rangée pour s’en sortir socialement. On était dans le même cas : rien ne nous empêchait, légalement, à tout plaquer pour vivre d’aventures et de délits. Mais nous avions une famille sur terre, une famille qu’on ne pouvait quitter. Et encore, lui c’était bien pire : il avait une femme et une gosse ! Enchaîné jusqu’au bout. Quelle putain de chance j’avais eu de ne pas me faire mettre un chiard dans la brioche par Jarold.
Je serrai les fesses, retins ma respiration et transplanai juste avant le grand canal circulaire d’Avalon. Notre point de rendez-vous. Je détestais toujours autant transplaner. Une fois, une seule fois. Désartibulée, humiliée, terrifiée. Ce n’était rien de grave et, pourtant, j’avais détestais ça. Un psychomage aurait sûrement trouvé judicieux de transposer ça à mon impression constante d’être tiraillée entre l’envie de reprendre la mer et celle de rester sur terre avec mes proches. Vouloir être à deux endroits en sachant que je serais déchirée en deux dans tous les cas. Psychomagie de comptoir ouais, c’était bon pour les lectrices de Sorcière Hebdo.

Enfin, il arriva. « Pas trop tôt Kirke ! T’as au moins trois minutes de retard. J’ai failli partir sans toi. » Trois minutes de plus pour faire passer mon tournis transplanaire n’auraient pas été de refus. « Du coup, t’as réussi à te libérer pour la nuit ou on a un couvre-feu ? » Parce que la soirée risquait bien de durer jusqu’au petit matin avec les poivrots de Tintagel, j’en savais quelque chose.

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Re: Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Sam 24 Sep - 17:49

La main d'Altair s'immobilisa en plein mouvement, juste au-dessus de la poignée. Qu'est ce qu'il lui avait sortit comme excuse déjà ? Un dîner entre collègues ? Ou peut être une soirée entre anciens de Poudlard ? ... Bah ! Quelle importance ça avait ? Elle ne s'en rappelait probablement déjà plus elle non plus. Enfin, en admettant qu'elle l'ait entendu... ce qui n'était franchement pas certain.

Mme Kirke était dans l'un de ces soirs morose où tout semblait lui passer au-dessus de la tête. Pas de mauvaise humeur, pas triste, pas mécontente... juste apathique. Comme un pantin sans âme. C'était d'ailleurs ce qui l'avait convaincu d'accepter l'invitation d'Arsenia. Aussi alléchante qu'elle soit... la proposition, pas Arsenia... quoique....  enfin bref, aussi tentante que soit cette excursion nocturne, sa conscience l'avait longuement fait hésiter.
Sa famille n'avait rien d'exemplaire et elle était très loin du havre de paix et de bonne humeur représenté dans certaines publicités sorcières du dimanche matin. Mais c'était sa famille et il lui arrivait parfois de s'en vouloir ; certains jours il culpabilisait de ne pas assez lui parler, de ne rien faire pour la comprendre, pour la sortir de sa morosité... Et puis d'autres fois.... il n'en avait rien à foutre !

Comme aujourd'hui. Non mais voilà, scroutt à la fin ! Quand il lui avait annoncé qu'il partait elle avait tout juste hoché la tête, avec un regard vide. Il avait alors décidé qu'il préférait culpabiliser trois minutes et vingt quatre secondes demain matin que de passer une nouvelle nuit en compagnie de sa femme le zombie. Une bonne douche et une gosse endormie avec une histoire plus tard, il était finalement prêt à prendre la poudre de cheminette.... enfin, façon de parler.

Altair transplana sitôt la porte de chez lui claquée et arriva à quelques mètres seulement de Miss Sabordage. Un sourire satisfait illumina son visage tandis qu'il s'approchait d'elle. A la fois pour son transplanage réussit et quasi parfait (il fallait bien savoir s'envoyer des fleurs de temps en temps !) que pour le simple plaisir de se retrouver ici, avec elle. Il aimait cette odeur et cette petite brise qui lui donnait presque l'impression d'être sur le point de repartir loin, très loin de ce pays. Comme lorsqu'il avait prit le bateau à Singapour... ou à Izmir. Alors si en plus on ajoutait au tableau une belle rousse aussi éprise d'exotisme que lui.... et un peu chieuse sur les bords avec ça. Ce qui lui allait parfaitement !

« Et quarante trois secondes. », commenta-t-il d'un ton taquin en regardant sa montre. « Ce qui se rapproche plus des quatre minutes que des trois en fait. »

Il laissa retomber son bras et ce côté faussement Serdaigle dont il aimait parfois jouer à outrance, quitte à faire crisser quelques dents.

« Pourquoi ? On a un timing à respecter ? Tu nous as concocté un programme pour toute la nuit ?  »

C'était quitte ou double ; s'ils ne finissaient pas dans une soirée singulière - pitié pas de combat de moldus ! - ils se retrouveraient probablement assis face à la mer, au bord d'une falaise, avec chacun une bonne bouteille en main et des récits d'exploits à l'autre bout du monde à se racontrer jusqu'à l'aurore.

« Je reprends mon service à 11h.  », annonça-t-il en guise de réponse.

Eh ouai, y en a qui bossaient le samedi matin !

« Alors... je te suis. »


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Re: Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Lun 3 Oct - 14:59
Libre comme l’air jusqu’au matin, parfait. On allait pouvoir s’immiscer tranquillement dans la vie du bled paumé et récolter des informations sur les légendes qui entouraient les lieux, de quoi frémir et se mettre à rêver d’aventures. C’était un pan de ma vie de pirates des mers qui me manquait : la chasse à la magie différente. Je n’avais pas réellement connu les expéditions familiales du genre, les affaires Sabordage étant principalement concentrées autour du commerce quand j’étais jeune. Mais je savais que du temps de mon père, pas mal de temps avait été usé à la recherche de trésors farfelus et oubliés. Une vie que j’aurais aimé connaître. Peut-être qu’un jour, j’irais rejoindre nos cousins toujours nomades pour vivre d’autre chose, pour me nourrir uniquement d’aventures et de promesses d’excitation quotidienne. « Alors c’est parti mon cher ami. Que cette folle nuit nous apporte suffisamment d’exaltation pour tenir un peu plus longtemps dans ce monde étriqué ! »
Moment de blanc. Parce que bon, partir, c’était bien, mais j’avais besoin de concentration. Parce que le transplanage, voilà voilà. Et d’escorte en plus… Je l’avais déjà fait, mais une fois seulement, et j’avais cru mourir. Mon neveu aussi d’ailleurs. Pourtant, nous étions arrivés en un seul morceau. De toute façon, qui ne tentait rien n’avait rien. « Heureusement pour toi, Kirke, on ne va pas bien loin. J’espère que ton estomac n’est pas plein parce que ça va secouer. J’suis pas très délicate en transplanant. » Sans même lui laisser le temps de protester, j’attrapai son bras et pouf, Destination, détermination, décision.

Je dus m’asseoir par terre deux longues minutes pour remettre mes idées en place. Transplaner comme ça, c’était horrible. Nous étions au bord de la falaise qui faisait face au bras rocheux sur lequel se dressaient les ruines du château de Tintagel. L’air frais marin me faisait du bien et séchait les gouttes de sueurs qui s’étaient emparées de ma nuque. « J’suis désolée Kirke, mais voilà, je m’en sors mieux quand je peux tournoyer sur moi-même. » Les techniques de débutant étaient les miennes. Quand je devais passer au niveau supérieur, mes tripes s’en remettaient difficilement. « J’vais te laisser ici deux petites minutes le temps de trouver mon pote : ils sont un peu rustres ici et si je débarque illico avec toi, il risque de ne pas être très mignon. » En vrai, je voulais me débarrasser de ma cargaison en comité restreint pour ne pas qu’Altair devienne un témoin. Je me levai et fis trois tours sur moi-même avant de réussir à transplaner à nouveau.

Je revins exactement seize minutes plus tard. Yvan nous attendait au pub. J’avais eu le temps de lui filer son colis, de le voir tout bien compter et me payer. Je l’aimais bien ce gueux, il avait compris quand je lui avais parlé des commandes à espacer, un client intelligent. Enfin, à son niveau. Altair était toujours là, visiblement content d’être en plein nature, face à la mer Celtique. « C’est agréable, n’est-ce pas ? » La brise marine, le fracas des flots contre la roche, le soleil se couchant à l’horizon et l’odeur d’iode qui inondait l’air… Tout ce que j’aimais. « Un jour, je t’emmènerai avec moi pour une traversée. Ou on disparaîtra simplement du monde pour chercher un trésor pirate. Je rêve de retourner dans les Caraïbes. » Est-ce que ce que nous avions aujourd’hui pouvait réellement compenser la liberté que nous avions perdue ? Je n’en étais plus si sûre. Mon mariage et mon entrée dans le monde des sang-purs m’avaient montré à quel point notre vie était bien plus enviable que la leur. Puis, finalement, le quotidien devenait aliénant. Repartir fendre l’écume devenait une option terriblement alléchante. « Mais pas ce soir. Ce soir, on va boire avec les vieux cul-terreux et chercher à savoir s’ils cachent des trésors perdus dans les grottes de la côte. » Un clin d’œil et je pris sa main pour l’entrainer à ma suite. C’est que la nuit tombait vite par ici. Une fois le soleil disparu à l’horizon, le monde de lumières s’éteignait pour laisser place à celui de l’ombre. « Dépêchons-nous sinon, il ne restera que des miettes. »

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Re: Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Lun 17 Oct - 21:40

Oh Merlin ! C'était le cas de le dire.... Appuyé sur ses cuisses, Al inspira plusieurs longues bouffées d'air. Il avait l'impression que son estomac avait essayé de fusionner avec ses poumons et il se doutait que la démonstration graphique de son ressentit ne serait pas très sexy. Ni très agréable à l'odorat d'ailleurs.

Il aurait voulu se relever, autant pour ne pas froisser l'égo de la hum... catastrophique transplaneuse que pour son propre orgueil de mâle surentraîné aux secousses de voyages mais... non. C'était la position assise ou le malaise. Balkiss aurait sûrement mit ça sur le compte de son âge mais Altair chassa furieusement cette pensée. Il était pas vieux oh ! Juste un peu secoué.  

« Combien il t'as fallu de coffres aux trésors pour acheter ton permis ? », demanda-t-il d'une voix encore tremblante.

Il se laissa tomber dans l'herbe fraîche... avant de se rendre compte que " Eh merde c'est humide ! ". Tant pis, maintenant qu'il y était... Et puis pour être honnête, il préférait avoir le cul mouillé que de repartir avec elle en transplanage. No offence. Même s'il était un poil déçu d'être abandonné aussitôt. Pour se consoler - et pour mieux savourer le paysage - il bourra sa pipe de tabac pas-tout-à-fait-très-légal-partout-mais-chut et l'alluma. Mauvaise idée. Au bout de trois bouffées, il sentit son estomac remonter un peu plus dans ses poumons et se força avec moult déception à la ranger.

Il occupa donc les quinze minutes suivantes en se plongeant simplement dans la contemplation du paysage et dans ses rêves d'aventures. Ce qui était beaucoup plus addictif que la pipe en fait. Il savoura ses quelques instants privilégiés de solitude et de tranquillité jusqu'à son retour. Il la sentit avancer dans son dos et ne se retourna que lorsqu'elle eut formulé sa promesse. Si c'en était une... il aimait croire que oui.

« J'y compte bien. », rétorqua-t-il avec un regard peut être un peu trop sérieux. Il sembla s'en rendre compte et se fendit d'un sourire amusé à peine quelques secondes plus tard.

« Mais va pour les culs-terreux et les trésors des grottes. »

Il se laissa guider comme un enfant à qui on aurait promis un palais en chocogrenouilles. Le bar était aussi rustique que ce qu'il avait imaginé, ce qui élargit son sourire jusqu'aux oreilles. Sitôt la porte poussée, ses narines furent saisies par cette odeur entêtante d'alcool, d'embrun et de vieux qu'il avait oublié depuis longtemps. Suivant Arsenia, il se faufila entre les loubards aux accents qui écorchait l'oreille et aux robes celtes si colorées. Pas de doute : il faisait clairement tâche, avec sa robe noire bien coupée et sa coupe de cheveux à la mode Avalonienne. Heureusement qu'il était trop occupé à profiter de ce petit dépaysement pour se soucier des regards que certains leur lançaient.

Il laissa la rouquine saluer le barman à sa manière tandis qu'il choisissait une table libre non loin du bar, un peu au pif. Ses yeux vagabondaient d'un coin à l'autre, d'une sorcière à un jeune garçon, d'un couple à un groupe de mecs bruyants qui riaient fort. Et comme par magie, sa pipe retrouva sa place favorite : entre ses lèvres. Al fut brusquement tiré de son observation par Arsenia et les deux verres qu'elle déposa entre eux.

« Ah ? Les pirates boivent autre chose que du rhum ? », la taquina-t-il. « Merci ! »

Sa répartie lui arracha un sourire et le persuada de tremper ses lèvres dans le liquide inconnu. Ok, c'était vraiment pas mauvais. Même si typiquement anglais. Ce qui ne l'empêcha pas de trouver immédiatement une association à ses envies obsessives d'évasions.

« Ca me fait un peu penser au Yorit. Une boisson de Kaboul avec des extraits de mandragore. Tu connais ? .... ou tu commences à connaître maintenant que ça fait six fois que j'en ten parle. », devina-t-il avec un sourire désolé.

D'accord, d'accord, il connaissait la chanson : profiter de l'instant présent. Et c'était pour ça qu'il était là. Oublier son taff, sa femme, son croups et boire des coups avant de se perdre dans les grottes. Pas littéralement il espérait.

« Alors... », demanda-t-il en tirant sur sa pipe. «... tu as réussis à lui soutirer des infos ? Peut être qu'on devrait demander à celui-là. », ajouta-t-il en pointant le garçon qui ne devait pas avoir plus de 18 ans.

Il doutait que les vieux habitants crachent le morceau aussi facilement ; le chauvinisme atteignait des sommets records dans le coin, surtout quand il s'agissait de protéger ses trésors. En revanche, les langues des gamins avaient tendance à se délier rapidement lorsqu'on les défiait sur leurs connaissances de la région. Ou qu'on leur payait des coups à boire, tout simplement.

« Ou l'option de facilité est considéré comme de la triche ? », demanda-t-il, joueur.
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Re: Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Mer 22 Fév - 18:23
Et voilà. A chaque fois c’était la même. J’oubliais toujours qu’Altair était un peu trop bien intégré dans notre belle et faste société sorcière. En fait, il lui manquait ce grain de folie qui m’animait. Enfin, au début de chacune de nos rencontres. Disons qu’il lui fallait un peu de temps pour retrouver ses vieilles habitudes d’homme libre. Diantre ce que ce devait être horrible de se rendre compte, un beau matin, qu’on avait laissé notre personnalité se délaver au contact de l’oppressante bienséance. Yeurk. Jamais ! Evidemment, pour l’aider à retrouver son lui intérieur plus vite, un peu d’eau-de-vie à base d’algues du pays serait utile. Et c’était ce que j’avais demandé à Garrett, le patron du pub. Enfin, non. Je n’avais même pas eu besoin de lui demander : il m’avait quasiment jeté les deux verres au visage quand je m’étais approchée du comptoir. C’était sa façon à lui de me dire qu’il m’acceptait dans ce paysage fait d’habitués : c’était que les bouseux avaient un langage particulier qu’il était vivement conseillé d’apprivoiser !

L’allusion redondante au Yorit, enfin ! Mon petit Kirke retrouvait ses bonnes vieilles habitudes. Et mon sourire ravageur décida d’accompagner son retour à la raison. Je lui détaillai vaguement le contenu de son verre en me faisant un devoir de préciser « T’inquiète mon grand, ça cognera peut-être un peu demain mais tu n’auras pas de nausées, foi de Sabordage ! » Le mal de crâne, c’était une chose, mais les nausées, pouah ! De quoi avoir envie de se remplir la panse toute la journée ensuite. Sans réussir à faire passer le mal. Bon, après, j’avais la chance d’avoir dans la famille des personnes très douées pour faire passer ça en un claquement de talon. Mais tous les secrets Sabordage ne pouvaient être révélés.

Alors que j’étais prête à aller chercher une nouvelle tournée en attendant que le roi de la soirée, du haut de ses cent-cinquante et quelques années, débarque enfin, Altair me montra son impatience. « Minute libellule. On ne va quand même pas de un, se priver d’une bonne soirée et, de deux, fournir des efforts alors que d’ici deux ou trois heures l’alcool va délier les langues à notre place, enfin ! » Je l’invitai du regard à observer autour de lui. « Ils ne sont pas bêtes, tu sais ? Puis, laisse-moi t’expliquer comment on fait chez les pirates : on boit, on se rapproche, on rit avec eux. On se soule surtout avec eux. C’est pour ça qu’il faut avoir une bonne descente. Et après, une fois qu’ils te considèrent comme le meilleur ami qu’ils n’ont jamais eu, c’est le moment d’attaquer. Mais pas si tôt. » Je pris un malin plaisir à l’observer de la tête aux pieds, en mode jugement intense activé. « Evidemment, j’ai besoin de savoir si tu perds aussi tes capacités de buveur avec le temps ou non. Si tout se pète la gueule parce que tu ne peux plus tenir plus de quinze verres… On n’est pas à Avalon ici. On est chez les habitués. » Heureusement, les habitués mélangeaient ça avec leur poudre malicieuse faite maison. Ils tenaient moins bien la bouteille qu’avant.

Je savais au fond de moi qu'une soirée comme celle-là n'était que de la poudre aux yeux. Je suffoquais chaque jour un peu plus dans cette vie peu palpitante. Alors, oui, les récents événements pouvaient laisser entrevoir un début de nouvelles aventures mais avais-je vraiment envie de connaître ces aventures ? Celles des mangemorts ? Non, au fond, je savais que c'était la mer que je voulais retrouver. Et tout ce qu'elle avait à m'offrir. Alors, pour oublier, le temps de quelques heures, je faisais semblant de vivre autre chose.

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Re: Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Jeu 4 Mai - 18:35


Patience ? Nope ! Connaissait pas. Il était un Serdaigle par Voldy, pas un Poufsouffle ! .... bon, un Serdaigle un peu délavé à la pluie des sang-purs british, c'était vrai, mais un Serdaigle quand-même. Et on ne titillait pas la curiosité des corbacs sans conséquence, mâdame ! Voilà exactement ce qu'il avait envie de lui répondre en tirant une nouvelle fois sur sa pipe de papy-avant-l'heure. Mais la flemme l'emporta – pas de commentaire ! – et il se contenta d'une nouvelle gorgée d'eau-de-vie entre deux bouffées de tabac. Vie quoi ? Vie saine vous dites ? Nope, connaissait pas non plus.... Et de toute façon ce concept n'avait pas sa place dans un bar de ce genre. Tout comme ses petites tactiques de manipulations sang-puriennes apparemment. Mais hey ! Il composait avec ce qu'il avait !

« J'te crois sur parole mais pour savoir tout ça faudrait que je fréquente plus de pirates. », fit-il remarquer. « Et pour fréquenter plus de pirates il faudrait que je vive quelques semaines parmi eux sur un bateau ; pour vivre parmi eux sur un bateau il faudrait que que l'un ou l'une d'entre eux me le propose et pour ça faudrait que j'en connaisse un ou une qui me trouve très sympathique ou magnifiquement irrésistible.»

Il lui adressa un regard faussement inquisiteur.

« Hum... tu fais quoi dans la vie déjà ? »

Depuis le temps qu'elle lui promettait de l'emmener, il allait bien finir par partir avec elle ! Même s'il doutait pouvoir vraiment compter sur ses quelques cheveux blancs et sur le gras qui commençait à coloniser le tour de son ventre pour être irrésistible.

« Evidemment, j’ai besoin de savoir si tu perds aussi tes capacités de buveur avec le temps ou non. »

Avec un regard très éloquent – autrement dit très sceptique... – il posa successivement les yeux sur le verre qu'il tenait dans une main puis la pipe qu'il tenait dans l'autre.

« Je tiens plutôt bien à l'alcool ! Et à toutes sortes de tabac. »


Ce qui était la stricte vérité. Dans une certaine limite. Les deux combinés, par contre.... entre sa femme qui n'aimait pas qu'il boit et sa fille devant laquelle il ne pouvait pas fumer, il avait peu d'occasions de pratiquer les deux en même temps. Les soirées entre amis se faisaient de plus en plus rares et la plupart d'entre eux s'estimaient trop matures et responsables ou au contraire trop jeunes pour la fumée de sa pipe. En deux mot : des chieurs.

« Mais de toute façon j'ai qu'à suivre ton exemple, non ? »

Il lui offrit le grand sourire de gosse qui promet de ne toucher à rien avant de tirer sur la nappe et de tout foutre par terre.

« Et à profiter » ajouta-t-il pour prouver qu'il avait retenu la leçon.

Pour finir de la convaincre, il jugea intelligent – à moins que ce ne soit déjà l'effet de l'alcool et du tabac tabou – de sortir un artefact de son étui à pipe et de le poser sur la cheminée de l'objet en question. La fumée qui en sortait prit alors la forme d'un trois-mâts. Il avait toujours préféré souffler des dragons mais le thème marin semblait plus appropriée à l'endroit. Il prit une nouvelle bouffée beaucoup plus longue et produit un dragon des mers bien plus gros qui s'envola au-dessus des têtes. Un regard amusé sur Arsenia, il lui posa silencieusement LA question qui importait ce soir : et comme ça, je peux me faire accepter par les marins ?
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Lun 8 Mai - 19:00
Je me laissai hypnotiser quelques instants par le navire aux aspects chimériques qui s’était échappé de la pipe d’Altair. Une vague de chaleur envahissait mes entrailles alors que je m’imaginais grimper sur le pont et me désagréger en une multitude de particules de cendres pour former une silhouette de fumée à mon tour. La liberté, les flots, les tempêtes, l’air marin… Tout me manquait bien trop fort. Je suffoquais sûrement autant que le tabac qui se consumait dans sa pipe. Cette vie devenait de plus en plus étroite pour l’âme qui vivait dans mon corps aux courbes parfaites. Combien de temps allais-je encore tenir avant de péter un plomb pour de bon ? « Si un jour je me mets à la pipe, il faudra que tu me montres comment tu fais. » Mes yeux s’étaient enfin détachés du navire pour suivre le vol ondulant d’un dragon des mers.

« Ce soir on fête l’année de plus de Maverick, un vieux croulant qui a gardé tout de même une endurance honorable à la pratique de la bibine. C’est à voir et admirer, crois-moi. » Il lui manquait quelques dents qu’il refusait de faire repousser, disant souvent que ça lui permettait de parfaire son rôle de vieux sénile : un bon moyen pour laisser trainer ses oreilles sans se faire réellement remarquer. « Il est bizarre mais possède sûrement les connaissances les plus approfondies sur la région. Une véritable encyclopédie dont les pages ne se mélangent toujours pas malgré le temps qui passe. » A tous les coups, il allait vouloir tirer dans la pipe d’Altair mais je me gardais bien de le prévenir : si cela devait arriver, j’aurais de quoi rigoler : il bavait sûrement un peu le p’tit vieux.

« Sabordage, tu ne me présentes pas ton cavalier ? » Je tournai la tête vers Yvan qui venait de poser sa choppe sur notre table. « Altair, je te présente Yvan Idoc. Yvan, voici Altair Kirke. - Kirke comme les célèbres aventuriers ? Aux côtés d’Arsenia, ça m’étonne même pas. » Les grands esprits fripons ne pouvaient que se rencontrer, évidemment. Yvan était du genre à mettre rapidement les gens à l’aise, quiconque nous trouvait à discuter ne pouvait se douter un instant que nous avions une relation commerçant–client et c’était tant mieux : pas besoin de courtoisie avec lui.
D’ailleurs, je m’étais même permise de balancer l’identité de mon compagnon de route du jour, je n’imaginais même pas qu’il puisse m’en vouloir en fait. Déjà, il savait sûrement que je n’étais pas du genre à prendre de risques inutiles puis c’était un moyen aussi de le faire accepter par les habitants plus rapidement. Ces cul-terreux aiment les gens qui voyageaient : c’était étrange d’un côté, puisque peu d’entre eux étaient partis du coin mais compréhensible. Le climat actuel faisait qu’il était finalement plus simple de se fier à un inconnu qu’à son propre voisin : qui pouvait savoir si la personne à la fenêtre d’en face ne révèlerait pas nos secrets déterrés un à un à force d’observation ?

« C’est Yvan qui nous a invités à rester pour la petite sauterie. Je suis sûre que c’est plus par envie de voir de nouvelles têtes que par courtoisie. » Après tout, dans un petit bled, c’était comme sur un bateau : il fallait bien accoster de temps en temps pour voir autre chose. Passer des semaines les uns sur les autres rendaient les pirates souvent agressifs alors les vieux ploucs du coin… Facile à imaginer.

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Re: Merlin aussi aimait la discrétion des grottes
ce message a été posté Mer 21 Juin - 19:35
Le sourire d'Altair s'élargit encore lorsqu''Arsenia mentionna l'anniversaire de Marverick. S'il avait laissé libre cours à sa curiosité, il se serait empressé de demander si les gens d'ici célébraient leur anniversaire selon les traditions locales, à la façon sorcière, en suivant les coutumes des marins ou s'ils faisaient un extravagant mélange entre tout ça, en piochant ce qui leur plaisait où bon leur semblait. Mais il sentait que les réponses à ses questions gâcheraient sa surprise et la joie qu'il prendrait à les découvrir. En bon piaf bleu, il garda donc son impatience pour lui.... et vida presque son verre sous l'effet de l'enthousiasme anticipé.

« Alors il faut honorer son nouvel âge dignement ! », se justifia-t-il.

Surtout s'ils voulaient lui soutirer quelques informations. Et non, il ne démordrait pas de ce rêve de gamin en manque d'aventures. Surtout pas maintenant qu'elle avait laissé entendre qu'il en connaissait un rayon sur la région et ses secrets. Et puis, tant que l'épreuve d'acceptation consistait à boire, il ne pouvait que réussir ! En tout optimisme et non-modestie bien sûr....

De toute façon, grâce à Arsy et aux Kirke, son introduction se passait plutôt bien. Il sourit à la mention des célèbres aventuriers, même s'il doutait qu'on puisse encore utiliser cette description pour lui. Pendant une seconde il eut une pensée jalouse pour son père qui continuait à parcourir le monde et qu'il ne voyait toujours qu'une dizaine de fois par an. Mais il chassa rapidement  ses idées noires qui n'avaient pas leur place ici. Le sourire complice qu'il offrit à Arsenia en disait long sur son état d'esprit ; Merlin que c'était agréable d'être associé à un globe-trotteur et à elle, jeune femme si authentique.

« Aux aventuriers et aux pubs qui les abreuvent, sans qui on irait pas très loin ! » trinqua-t-il.

Ou du moins essaya-t-il de trinquer. Mais après sa descente il ne restait plus grand chose et Yvan refusa qu'il porte un toast avec un fond d'eau de vie. Le regard du tavernier l'encouragea à ne pas insister et à finir docilement les dernières gouttes qu'il restait. L'hôte approuva d'un demi sourire puis alla chercher une nouvelle bouteille, carafe, cruche ou il ne savait quoi d'autre. Il devina à cette attitude que sa relation avec Arsenia devait être beaucoup plus profonde qu'elle n'en avait l'air au premier regard.

« Tu l'as déjà emmené, ou proposé de l'emmener, faire un tour ? » demanda-t-il curieusement.

Sûr que ça plairait à quelqu'un qui en avait marre de voir les mêmes culs terreux toute l'année. A condition qu'il accepte de laisser son pub bien sûr. C'est qu'il avait l'air d'y tenir... à juste titre. Les rires, les rots et les cris avaient l'incroyable pouvoir de vous faire sentir à l'aise. Quelques tables plus loin, une sorcière venait de sortir un pandemonium, instrument magique qui pouvait produire à la fois des sons d'instruments à vents, à cordes et à percussions. Un vrai concert quand la personne savait en jouer correctement mais une vraie cacophonie quand ce n'était pas le cas - d'où son nom. Et la sorcière se situait juste entre les deux. Al' alterna entre sourcillements sceptiques et grimaces lorsqu'elle produisait de fausses notes.

« Aïe... ça c'était mie... aouch, non. Dommage ! Où sont les vrais musiciens ? », chuchota-t-il à l'oreille de son amie pour ne vexer personne. « Je suis déçu ! Moi qui voulais t'inviter à danser. »

Ce qu'il ferait très probablement, avec ou sans musique, si Yvan leur ramenait toute la soirée des choppes aussi grosses que celles avec lesquelles il revenait fièrement.
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