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❝ Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS ❞
 :: Royaume-Uni :: Pré-au-Lard
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Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Mer 10 Oct - 18:36

Nil mortalibus ardui est


Clinique de Pré-au-Lard, zone de retraite des Mangemorts

ϟ Lieu de soin le plus proche, vous êtes accueillis à la Clinique de Pré-au-Lard par des médicomages expérimentés employés par la Clinique ou venus en renfort en vue du dénouement de la mission.
Comme toujours, les sangs-purs sont sensés être traités en priorité mais pas sûr que les soignants fassent tous une distinction de sang (à part celui qui vous sort d'un orifice ou l'autre)

ϟ Pour les Mangemorts ayant participé à l'event, nous rappelons que vous devez poster obligatoirement au moins une fois dans ce sujet et que vous avez jusqu'à dimanche 14 octobre, 18h.
Cependant, vous pouvez également poster plusieurs fois si vous le souhaitez et les Mangemorts n'ayant pas participer à l'event peuvent également poster.

ϟ Informations HRP concernant les PNJs
    ϟ Vous savez tous qu'Arutha Kark est mort et le retour du groupe 2 sans lui devrait confirmer les dires du Château.
    ϟ Sa sœur, Calliope, est supposée revenir avec le groupe 3, gravement blessée et sera prise en charge immédiatement par les médicomages.
    ϟ Sir Andrew McKay est resté au Château, pensant pouvoir retourner à l'intérieur.


L’ÉQUIPE DE FILET DU DIABLE
Le Roi Lion
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Age : 24 ans
Sang : Sang-pur
Statut : Célibataire
Métier : Duelliste professionnel
Baguette : Son troisième bras, son épée : 34,5 cm de bois d’if, plume d’oiseau-tonnerre, plutôt rigide et droite.
Epouvantard : Sa soeur.
Dialogue : #b3ffcc
Son père est mort, sa soeur a rejoint l'ennemi - Héritier d'Arutha Kark, il ne manque pas d'argent - La magie noire l'a rongée et il cultive beaucoup de remords - Voue une haine féroce à l'endroit de l'Ordre du Phénix
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Jeu 11 Oct - 22:47
Lève-toi. Hélios fronce les sourcils. D’où vient cette voix venue d’ailleurs ? Pourquoi la reconnait-il ? Dès qu’un bras tente de le soulever, son premier réflexe consiste à détourner son regard vers l’individu dans le but de lui lancer une valse de sortilèges méchants (et probablement létaux). Or, il s’agit… du visage de Beverly. Il reconnaît les mèches blondes, les yeux malins et cette voix… Dès qu’elle s’affaisse, le Kark abandonne l’idée de l’envoyer voler à l’autre bout de la Grande Salle pour qu’elle se casse le dos sur un meuble.

Il grogne de mécontentement alors qu’elle tente en vain de le lever. Il refuse de répondre dès qu’elle lui demande s’il l’entend… En fait, il se remet à se parler à lui-même : « Je dois les arrêter… ils ont tué la vraie Scylla, ils me l’ont pris, ils ont… » Qu’est-ce que tu fais ? À cette simple interrogation, les yeux du duelliste s’écarquillent. En un quart de seconde, il se remémore comment il a battu sa sœur… comment il se sentait prêt à lui casser son cou. Arrêter son adorable respiration jusqu’à qu’elle se couche au sol… raide, froide comme le corps de son paternel. Des frissons lui parcourent alors qu’il se décide à lui parler. « J’ai… j’ai fait une erreur. » Tu… tu… Les mêmes syllabes viennent effleurer ses lèvres. « Tu es venu me chercher ? », demande-t-il comme s’il s’agissait de la plus grande des surprises. Quelqu’un… est venu pour lui.

Il contemple son visage qui se blanchit, observe une partie de sa blessure… Tu ne vas pas la laisser mourir à tes pieds parce qu’elle a essayé de te sauver, non ? Non ? La première pensée de bon sens depuis que la fée noire a pris les commandes. Il se relève en essayant d'aider la violoncelliste au mieux. « Tu… tu es blessée. Sortons. », dit-il d’une voix frêle. Une autre femme te rend faible Hélios… Retourne à la tuerie. Il pleut du sang… Poudlard veut que tu le venges. Venge Poudlard. Venge ta famille, venge…

Non, je pars d’ici.


Il détourne son attention de la Salamander pour… le Salamander. Lux. Il se doute qu’il soit venu pour sa sœur puis… du coin de l’œil, Selden. Son jeune cousin. La menace du grand blond lui parvient à ses oreilles. Saleté de Salamander. « Où est Junior, Lux ? » Ne réponds pas, il n’est pas ici parce que c’est un lâche. Il ne fait que s’accrocher au jupon de Calliope en attendant qu’elle fasse tout le boulot… Et tu le sais imbécile. Peut-être que s'il avait été là pour sauver son petit-frère, tout serait différent...

Père. Il louche en la direction de son cadavre et sur le moment, ça lui semble naturel de faire léviter son corps. Hors de question de le laisser souiller. Il lui préparera des funérailles dignes et… Il arrête de réfléchir pour suivre la blonde jusqu’au parc où elle s’évanouit. Il aurait aimé la prendre mais ses frères s’en sont chargés avant.

Dans la folie de l’évacuation, il a dû abandonner le corps d’Arutha. De son propre père.

***

Scylla, déshonorée.
Arutha, mort.
Selden, kidnappé.
Calliope, blessée.

Sombre jour pour la famille Kark… ou sombre année. Tout va mal. Au moins, Beverly demeure en vie… Mais Hélios ne reste pas auprès d’elle. Il se doute que ses frères le chasseraient, papa assassiné ou non.

Il va donc se soigner… par lui-même. Des idiots s’approchent de lui pour quémander des nouvelles de sa famille sans aucun tact et il les repousse tous avec brutalité. Coup d’épaule, de genoux… de poings. Un sortilège qui en envoie un plus loin. Non, le vrai défi constitue l’équipe médical qui l’empêche d’accéder aux potions de soin. « Monsieur Kark… laissez le personnel vous soigner. Vous ne pouvez pas entrer ic- » « Je vous donne trois secondes. Une, deux… » « Mais… » « Trois. » Une détonation retentit, ainsi qu’une léger nuage de fumée. Le médicomage est contre un mur, déstabilisé par le sortilège mais toujours portant. Les autres à ses côtés ont soit subis le même sort ou s’écartent du chemin, effrayés ou pragmatiques. Une énergie rouge émane de la baguette d’Hélios alors qu’il ouvre la grande porte d’un coup de pieds. « Ne vous mettez plus jamais en travers de mon chemin. » Ce sont ses derniers mots avant de se servir des potions de Repousse-Dent et de soin pour son dos déchiré.

Hélios pas content lalaaa:
 
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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Jeu 11 Oct - 23:04
Le Mangemort est plus que prêt à suivre la directive de Calliope de tuer tous les Phénix. Il en manque un de plus à l’appel, déjà, le latino avec lequel il a eu le déplaisir de faire connaissance de très près, et ils sauront réduire à néant ce groupuscule misérable. Prêt, jusqu’à ce qu’un vent magique les saisisse, eux Mangemorts, et qu’ils doivent assister, impuissant, au meurtre de Calliope. Incapable de bouger, alors que la Kark s’effondre au sol et que les Phénix partent, leur répugnant leader du moment en queue du groupe. Incapable de se ruer pour arracher ce pitoyable foulard et savoir qui est le cancrelat qui s’adresse ainsi à eux, savoir à qui appartient cette voix particulière qu’il ne peut replacer tout à fait. Dès le moment où les terroristes sont partis, Maddox récupère sa liberté de mouvement et il se jette aussitôt au sol, à côté de Calliope, sans se soucier du choc de la pierre contre ses genoux.

Elle respire encore.
Ils doivent agir rapidement.

« Zabini, ta chemise », demande-t-il au jeune créateur de mode, ordonne-t-il, pourtant sans agressivité. Que cette voix ferme et décidée, efficace. Lui-même retire sa chemise déchirée et tachée de sang, restant uniquement en maillot de corps. Ses blessures sont laides, la plaie de son dos vive et sanglante, celles de ses bras brûlantes, son pantalon déchiré là où le Strangulot l’a mordu, mais l’adrénaline prend le dessus. Ses gestes sont automatiques, issus de toutes ces années à la Brigade, d’un apprentissage en premiers soins qui n’a pas servi depuis si longtemps. Du temps des Héritiers et du projet Filet du Diable, du temps d’une jeunesse fanée. La chemise du Zabini est découpée et transformée en une succession de beignes de tissus, qu’il passe prudemment autour de l’objet qui dépasse encore de l’abdomen de Calliope, jusqu’à ce que celui-ci soit entièrement caché par l’onéreux morceau de vêtement, réduit à rien. La sienne, de chemise, vient ensuite serrer le tout autour de la taille de la Mangemort et immobiliser la tour de beignes. « Vaisey, envoie un Patronus à Arthur, préviens-le que nous arrivons avec Calliope. » Il sait à quel point Astra affectionne le Vaisey et il a confiance en ses capacités, lui qui a soigné tellement de Mangemorts jadis, alors que les batailles entre factions faisaient rage. Il ne lui vient même pas à l’idée qu’Arthur pourrait ne pas être présent, ou qu’Olivia ne sache pas faire de Patronus, ou l’utiliser de cette façon spécifique. Il n’a pas le temps pour les doutes, ou pour remettre en question les capacités de ses coéquipiers imposés.

Il ne veut pas ramener un corps à Pré-au-Lard.

« Calliope, restez avec moi. Nous allons vous sortir d’ici, Armel, Olivia et moi, nous sommes là. Des médicomages nous attendent, vous serez prise en charge la première. Toujours lui parler. S’assurer qu’elle l’entende. Qu’elle réponde. Regardez-moi. Ouvrez les yeux, regardez-moi. » Les yeux de velours s’ouvrent lentement et malgré la douleur qui y règne, ils sont bien vivants. Un sourire, qui se veut rassurant, étire ses lèvres, et il soutient ce regard qui cille à peine.

Dé:
 

« C’est bien, très bien. » Il reprend sa baguette et la pointe sur la Poufsouffle, tentant autant que possible de se concentrer. Il y a longtemps qu’il n’a pas fait ce sort, longtemps qu’il n’a pas tenté de soulager la douleur de quelqu’un, au lieu de l’amplifier. Qui aurait cru qu’il l’effectue un jour sur Calliope Kark ? Certainement pas lui. « Curatum Volubis. » Maddox a la satisfaction de voir une lueur toucher la femme et la respiration de celle-ci se faire moins saccadée, en réponse à la souffrance qui diminue. Il n’est pas médicomage et ne pourra jamais atteindre le niveau des guérisseurs, mais ce sera suffisant pour la suite des choses. Elle a besoin de forces et il est hors de question que son énergie se concentre sur la douleur. « Je vais vous prendre dans mes bras, Calliope, et je vais vous transporter à l’extérieur. Tout ira bien. » Ses bras se glissent sous le corps de la chef des Mangemorts. L’idée de la faire léviter effleure son esprit, mais il repousse bien vite la chose. Qui sait ce qui les attend, hors de ce corridor ? D’autres Phénix, d’autres objets ensorcelés, d’autres créatures ? Il ne peut pas courir le risque de laisser Calliope flotter entre eux, tout son corps découvert et susceptible de recevoir une attaque, sans compter qu’utiliser sa baguette ainsi l’empêchera de le faire pour se défendre, attaquer… ou tout simplement transplaner. Il ramène Calliope contre son torse et lentement, se lève du sol, grimaçant sous la douleur aiguë qui traverse brusquement son dos depuis son omoplate. Comme scié en deux, bien inégalement.

La tête de la femme roule contre son bras, son blanc cou de cygne exposé, les yeux refermés. Son propre regard sombre et sérieux vient capter les deux jeunes Mangemorts. « Assurez-vous qu’aucun débris, sort, qu’importe, ne lui tombe dessus. » La même voix neutre et efficace, empreinte du plus de respect que Maddox peut humainement donner à des personnes qu’il méprise aussi souverainement de par leur simple existence. Le tireur d’élite n’a aucune attention à leur accorder, pas alors qu’ils doivent sauver une femme… qu’il méprise aussi souverainement, mais tout de même moins que plusieurs autres personnes et à laquelle il a donné son allégeance, suite au décès de Mervyn Kark.

Les quatre Mangemorts sortent enfin de l’enceinte du château, heureusement sans souffrir de davantage d’attaque. Ils ne sont plus les bienvenus et ils doivent partir dès que possible, pour ne pas trépasser, exécutés par Poudlard. Hors de question de mourir ici, pauvrement, misérablement, tel Arutha. Il espère que l’école de sorcellerie érigera sa tête tranchée sur une pique, en avertissement pour le futur. Il sera certainement moins laid ainsi, de toute manière. Pensées macabres et mesquines, inappropriées, qui détournent son esprit de ce qui peut véritablement le déranger. Pensées qui lui évitent de penser à Abel et à ses questions de l’automne dernier, alors qu’il s’inquiétait d’une attaque sur Poudlard et que lui, son oncle, a écarté ses inquiétudes comme si elles n’étaient que de la bouse d’Ethonan. Lui évitent de penser qu’Eden a terminé l’école à temps et a donc évité de se retrouver au coeur de cette tempête. Lui évitent de penser que Calliope a perdu un frère, peut-être un enfant, peut-être son neveu et sa nièce, alors que tout comme lui, elle en a suffisamment perdu. Ils ont assez donné. « Nous transplanons. Nous y sommes presque », chuchote-t-il à la Mangemort entre ses bras, avant de transplaner à la clinique.

Ses pieds touchent à peine le sol de la clinique qu’Arthur Vaisey, son bon visage parcouru de rides soucieuses, arrive à eux quatre. Il a encore le tournis du transplanage, en plus d’une fatigue soudaine, écrasante. Un acte magique éreintant, pour un homme blessé, qui le ramène à ses blessures et à sa propre douleur. « Par ici, Maddox. » Un lit est d’ores et déjà préparé pour Calliope, accompagné de probablement les meilleurs Médicomages présents, et il la dépose dessus avec délicatesse. « J’ai réduit un peu sa douleur », croit-il bon de préciser à l’équipe, avant que celle-ci s’éloigne pour donner des soins efficaces à la Poufsouffle. Et que lui reste là, le torse et les bras soudainement froids et vides, jusqu’à ce qu’on vienne lui proposer de s’asseoir pour soigner ses blessures.
Ils ont peut-être sauvé Calliope Kark.
Il ne sait pas comment il doit se sentir.

Résumé a écrit:
Hélios tatane des Médicomages et va boire des potions dans son coin.

Maddox donne des premiers soins de base à Calliope, afin qu'elle ne leur claque pas entre les doigts entre Poudlard et Pré-au-Lard. il demande à Armel de lui prêter sa chemise et à Olivia de prévenir les Médicomages de leur arrivée imminente. Il soulage un peu la douleur de la Kark, avant de la prendre dans ses bras pour effectuer le chemin jusque hors du château. Il transplane avec Calliope dans ses bras et elle est prise en charge dès qu'ils arrivent tous les quatre.
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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Jeu 11 Oct - 23:04
Le membre 'Maddox Macnair' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Lancer de dé ' :
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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Ven 12 Oct - 22:14
Il avait eu un mal de chien à se dépêtrer de la Phénix, elle-même pas bien heureuse de valser avec lui. C'est finalement le Danse-La-Classe qui l'avait quitté lorsque la parure avait décidé qu'ils avaient assez dansé. Juste avant de se faire mettre dehors.

" C'est pas dommage... Isilde ! " Il chercha sa flle des yeux. La dernière fois qu'il l'avait vue, elle volait sous l'effet d'un coup de batte. Elle avait volé avec... grâce, dirons-nous, en direction de la sortie. Il scruta donc le perron du chateau jusqu'à récupérer Bouboule Isilde encore sous le coup de sa potion.
" Isilde... " En grimacant à cause de sa côte cassée, il se baissa et ramassa sa fille. " Il faut que tu arrêtes de boire. De boire autre chose que de l'eau, j'entends. Regarde où ca te mène... Je suis très déçu... On en rediscutera... " Conclut-il en grognant et en se tenant les côtes. Bon sang, il était temps d'aller se faire soigner...

Qu'ils se fassent refouler de Poudlard ne l'émouvait pas plus que ca, une fois hors de portée de la vindicte du batiment. Il n'y avait pas fait ses études, il n'y avait pas vécu. Pour ce qui le concernait, le chateau pouvait crouler...
Comme les autres, il transplana à Pré-Au-Lard. Comme les autres, il tacha de trouver quelqu'un pour le soigner. Evidemment, une bonne part de l'attention était tournée vers les Sang-Pur, mais il avait un statut à peine inférieur. Et puis le jeune médicomage qu'il avait attrapé par le col n'avait pas eu vraiment le choix.
" Si vous pouviez avoir l'extrême gentillesse de soigner ma côte... " demanda-t-il avec un sourire à mi-chemin entre le crocodile et le T-Rex.
" Et après, vous vous occuperez de ma fille. " Ajouta-t-il en brandissant sa boulette de fille sous le nez du medicomage.
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Baguette : Bois d'érable, poil de sphinx, 25cm, souple
Epouvantard : Un démon difforme pourvu de son visage
Dialogue : darkseagreen

Gagnant 22 années de suite du tournoi de l'homme le plus prétentieux de l'univers
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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 0:41
Chamaël aide Gouda à se remettre sur pieds. « Ca va ? – Alors je... – Ok, super. » la coupe-t-il. « J'ai pas trop le temps de m'occuper de toi là, alors t'as qu'à faire euh... je sais pas... ce que les otages paniqués font en temps normal. » Peut-être aurait-il dû se soucier d'avantage de la Zabini. Néanmoins le Salamander à d'autres choses en tête. Son frère est toujours seul en première ligne pour récupérer Selden et la garce qui a tenté d'enlever Gouda est toujours en vie. D'abord achever la terroriste, ensuite aider Lux.

Le chasseur regarde sa proie se tordre de douleur avec satisfaction. Il aurait aimé lui glisser une petite punchline bien badass mais malheureusement lui temps lui manque pour ces frivolités. Au lieu de ça il lui jette un regard froid. « Avada... » Il aperçoit Scylla au tout dernier moment. Il a tout juste le temps de reculer d'un pas pour éviter l'éclair qui le manque de peu. Il recule, déséquilibré. La traîtresse en profite pour aider sa complice. Scylla Kark... elle avait bien caché son jeu. Même Chamaël, pourtant si bon juge de l'âme humaine, n'avait vu que du feu à son petit numéro de greluche écervelée. Tout ce qui est arrivé ce soir est de sa faute. Il ne compte certainement pas laisser les deux femmes s'en tirer à si bon compte. Il fait mine de les prendre en chasse mais du coin de l’œil il aperçoit un mouvement qui attire son attention. Une blondasse vient de s'effondrer à terre, et ce n'est pas n'importe quelle blondasse. « BEV ! » Chamaël oublie les deux garces, il oublie Gouda qu'il a laissée se débrouiller, il oublie même le pauvre Selden. Une inquiétude comme il n'en a que très rarement ressenti pour quelqu'un d'autre que lui-même le prend aux tripes. Il se rue en avant pour parcourir les quelques mètres qui le séparent de sa sœur. Il blêmit quand il voit le morceau de bois enfoncé dans le flan de son aînée. Il tombe à genoux et prend son pouls. Intense vague de soulagement. Il lui met quelques claques dans une tentative pour la réveiller. « Franchement, tu crois que c'est le moment de dormir ? » Le ton a beau être incisif il peine à masquer son inquiétude. Ses épaules déchiquetées plus tôt par l'aigle fou lui arrachent un grognement de douleur tandis qu'il passe le bras de Beverly autour de son cou pour la soulever délicatement. Il avance laborieusement. L'épuisement commence à se faire sentir, avec son sang qui se mélange à celui de la pluie d'hémoglobine qui leur est tombé sur la tête il a du mal à évaluer la gravité de ses propres blessures. Tout ce qu'il sait c'est qu'il a mal, qu'il est fatigué et qu'il a le tournis. Dans ces conditions, sa sœur pourtant légère lui semble être un fardeau extrêmement lourd. Irrité par sa propre faiblesse il se laisse gagner par la colère et l'impatience. Il décide alors de reporter sa frustration sur... « LUUUX ! Ramène ton cul bon sang ! » A ce moment Chamaël n'a aucune idée de ce qu'il est advenu du petit Kark et il s'en contrefout.

Son frère accourt pour lui venir en aide et ensemble ils parviennent enfin aux grilles de Poudlard. Il est plus que temps de laisser derrière eux ce château maudit. Avant de transplaner il jette néanmoins un dernier regard en arrière, juste pour s'assurer qu'il n'est rien arrivé à Cassie et sa soeur.

« MEDICOMAGE ! TOUT DE SUITE ! » C'est le chaos quand ils débarquent à la clinique. Ça court et ça crie de tous les côtés. Pour autant les Salamander ne sont pas vraiment disposés à faire preuve de patience. Deux médicomages viennent récupérer Beverly. En d'autres circonstances Chamaël aurait trouvé leur tête impayable quand ils ont vu débarquer la fratrie ruisselante du sang de Poudlard, sauf que pour l'instant il a envie de tout sauf de rire.

Les deux frères ne quittent pas leur sœur d'une semelle pendant que les médicomages s'occupent d'elles. Maintenant que les choses se sont un peu calmée Cham peut enfin se pencher sur ses autres préoccupations. Il lance un regard interrogatif à Lux. « Et Selden ? » La mine de son aîné est une réponse amplement suffisante. L'air grave et la mâchoire serrée Chamaël pose une main compatissante sur l'épaule de son frère. Il n'y a pas besoin d'en rajouter. Entre la mort d'Arutha et l'enlèvement du fils de Calliope, la soirée a été un véritable fiasco. Au moins avaient-ils réussi à sauver la plupart des autres otages – à part un gosse de basique dont personne n'en a rien à cirer. Cela restait néanmoins une bien piètre consolation. J'aurais dû faire mieux... Le chasseur avait commis une grave erreur en prenant les terroristes pour des proies ordinaires. En un sens ils étaient bien pire que des dragons, ou que n'importe quelle créature magique. Ils étaient fourbes, capables de toutes les bassesses. Il y a quelque chose qui le perturbait tout particulièrement : si même la petite fille de feu le Ministre était de mèche avec eux, tout le monde ne pouvait-il pas l'être ? « Boarf. » Cham est trop éreinté pour ces prises de tête. Maintenant que l'adrénaline ne l'aide plus à tenir debout il se sent fébrile sur ses jambes. La douleur cuisante de ses épaules devient de plus en plus inconfortable. Il s'appuie dos au mur et se laisse lentement glisser au sol avec un long soupir fatigué. Le Salamander décide de penser à des choses plus légères. Il jette un oeil à la veste massacrée de Lux avec un sourire narquois. « Eh ben, elle aura sacrément morflé ! C'est pas plus mal, je la trouvais moche de toute façon. »

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NOTA BENE
LE FEU CA BRÛLE
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Dialogue : #836096

fille unique de feu Donald Rowle et de Marion Vaisey, elle aurait dû être l'héritière de la famille Rowle - si les règles patriarcales avaient changé • son père meurt en 2030 alors qu'elle n'a que sept ans et demi, Marion passe un accord avec la branche secondaire des Rowle : elle et Olivia renoncent à l'héritage familial et au nom de famille mais partent avec tout, y compris la renommée de la famille et reprennent la tête de l'héritage Vaisey • Mangemort depuis leur reformation en septembre 2045, la Marque déposée sur sa cheville gauche, elle sait aujourd'hui qu'elle fera tout pour éliminer les terroristes, surtout à ceux cherchant à faire du mal à ses proches • a grandi dans une famille où concilier les règles de la bonne jeune Sang-Pure et avoir de l'ambition a toujours été possible et personne ne lui fera abandonner sa carrière d'avocate au profit d'une vie de femme au foyer • a hérité de la fortune (restante) des Rowle suite à la disparition du dernier d'entre eux mi janvier 2047, faisant d'elle la seule réelle Rowle restante, même si elle n'en porte pas le patronyme.
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 1:10
Non.

Voilà ce qu’Olivia aurait voulu crier en assistant, impuissante et incapable de bouger tout comme Armel et Macnair, à l’attaque lâche du Phénix pervers envers Calliope Kark. En cet instant, Olivia ne rêve que d’exécuter l’ordre de sa leader : les exterminer, tous. Car tout, absolument tout, est de leur faute. Encore plus après cette prise d’otage à Poudlard, la maison, et cet affrontement leur forçant d’abandonner une école qui ne veut plus d’eux. Olivia aurait voulu les tuer et leur arracher leurs foulards (ou autre couvre-chefs) pour forcer ces lâches à se montrer. A révéler leurs véritables natures et à assumer leurs actes, de bout en bout, y compris dans une défaite mortelle. Elle aurait tant voulu.

Lorsqu’ils retrouvent la liberté de leurs mouvements, tous les trois ont la même réaction de se rapprocher de Calliope. Elle est encore en vie, elle respire. Le Macnair prend alors directement les choses en main et agit. Bien loin du personnage imbu de lui-même et se sentant supérieur, Olivia voit une facette différente du Macnair. Le plus important n’est pas leur différends mais de sauver Calliope. Alors lorsqu’il lui demande d’envoyer son patronus dire à son grand-père de préparer leur arrivée à quatre - important, le quatre - l’avocate ne se fait pas attendre et s’écarte des deux hommes, désormais torses nus, autour de la blessée. Pense à un souvenir heureux, Olivia. La Vaisey se force à leur tourner le dos et à fermer les yeux. Comment penser à un souvenir heureux après une nuit pareille et surtout dans l’urgence ? Elle inspire, essaye de détendre ses nerfs et cherche un souvenir joyeux dans les méandres de sa mémoire. « Expecto patronum » La formule est murmurée, dans un souffle, alors que le souvenir est tout trouvé. Poudlard, ses dernières années. Le voilà son souvenir heureux. Elle ne veut pas associer Poudlard avec autre chose que de la joie, malgré ce qu’elle a vécu ce soir.

Le souvenir a visiblement l’effet escompté quand, en rouvrant les yeux, Olivia remarque un panda roux lumineux et translucide l’observer sur son épaule. « Va prévenir Grand-Père que nous, Armel, Calliope Kark, Maddox Macnair et moi, arrivons à la Clinique. Calliope Kark est grièvement blessée et a besoin de soins très urgents. » Son patronus lui semble hocher de la tête, comme s’il comprend parfaitement la gravité de son message. Le panda roux lumineux disparaît alors sans attendre. Olivia retrouve alors les deux hommes. « C’est fait. » Ton ferme et calme contrastant avec ses émotions. Instinctivement, en voyant sa leader dans cet état dans les bras de Maddox, Olivia attrape la main d’Armel et la serre quelques instants. Eux sont en vie, et ils doivent la sauver coûte que coûte. En cet instant, ses douleurs lui semblent bénignes comparées à celles de Calliope Kark.

Encore une fois, Olivia ne pipe mot lorsque Maddox leur ordonne de dévier tout potentiel projectile pouvant abîmer la Kark plus qu’elle ne l’a déjà été par le terroriste. L’ancienne Serdaigle s’exécute, comme sous un Impero tacite. Heureusement, ils atteignent le parc sans encombres. Son patronus décide de revenir en cet instant - le message a été passé, ils peuvent transplaner. Encore une fois, Olivia refuse de regarder une dernière fois le Château. Oui, ils ne sont plus les bienvenus ici. Mais elle ne veut pas que sa dernière image de Poudlard soit celle causée par ces lâches de terroristes Phénix. Ils ne lui terniront pas ses sept années à la maison. Une nouvelle fois, elle attrape la main d’Armel. Pour qu’ils transplanent ensemble mais surtout, pour qu’il ne pense pas à ses frères et sa soeur. Elle a envie de le persuader qu’ils vont bien. Elle veut y croire.

Ils transplanent et l’ambiance change. Les médicomages s’affairent, Arthur Vaisey en tête. Son grand-père s’approche d’un pas rapide lorsque son regard intercepte leur groupe de quatre. Il indique presqu’instantanément le lit préparé pour Calliope à Maddox, lui faisant signe de la déposer. « Par ici Maddox. » « J’ai réduit un peu sa douleur » Un léger sourire s’affiche sur le visage ridé d’Arthur Vaisey. « Cela lui a été bénéfique pour le transplanage. Merci, Maddox », répond-il avant de se tourner vers l’équipe de médicomages. « Emmenez-la, je vous rejoins. » Il reprend sa respiration et s’adresse cette fois-ci à leur joyeuse troupe de trois désormais. « Quant à vous trois, allez vous faire examiner. Olivia, Theodore t’attend avec ta mère. » Arthur aurait voulu rajouter quelque chose mais un médicomage se précipite alors vers eux. « Monsieur Zabini, vous devez venir immédiatement. C’est votre grand-père. » Sans demander plus de précisions, tout le monde s’exécute en même temps. Olivia se dirige vers son oncle alors qu’elle voit Armel, tendu, suivre le médicomage et son grand-père rejoindre son équipe au plus vite. Fatiguée, stressée et ressentant à nouveau toutes les douleurs dans son corps, l’avocate retrouve mère et oncle en se laissant faire. Elle répond à leur question dans un automatisme qui ne lui ressemble pas tandis que ses pensées ne sont focalisées que sur deux choses : la chance de survie de Calliope Kark et l’état psychologique de son fiancé. Et elle espère que tout ira bien.


Citation :
Hélios tatane des Médicomages et va boire des potions dans son coin.

Maddox donne des premiers soins de base à Calliope, afin qu'elle ne leur claque pas entre les doigts entre Poudlard et Pré-au-Lard. il demande à Armel de lui prêter sa chemise et à Olivia de prévenir les Médicomages de leur arrivée imminente. Il soulage un peu la douleur de la Kark, avant de la prendre dans ses bras pour effectuer le chemin jusque hors du château. Il transplane avec Calliope dans ses bras et elle est prise en charge dès qu'ils arrivent tous les quatre.

Olivia active le mode robot et exécute les ordres de Maddox sans broncher : il faut sauver Calliope ! Elle envoie donc son patronus dire à Arthur Vaisey de préparer l'arrivée de la désormais seule leader des Mangemorts dans un état critique. Arrivés à la Clinique, Calliope est prise en charge par l'équipe du grand-père d'Olivia tandis que cette dernière se retrouve en train d'être soignée par son oncle, alors qu'Armel est appelé en urgence par un autre médicomage - son grand-père semble mal en point...

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Homme de main de Mervyn Jr Kark - Entend des voix régulièrement, vestiges de la malédiction qui a frappé les Rosier - Tuerait sans sourciller pour les siens - Ancien Attrapeur de l'équipe de Quidditch de Gryffondor, il est beaucoup plus agile que ce que sa carrure peut laisser présager - Possède un chaton qui ne grandira jamais, Sheitan - Est connu dans le monde pour son rire tonitruant, sa veste en cuir de dragon, ses blagues plus ou moins convenables et ses talents de danseur - Joue de la guitare (secret bien gardé)
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 13:05
Il n’y arrive pas. Il n’a pas eu le temps. Il a failli. Il va pour s’élancer quand il reçoit un sort en pleine figure qu’il n’a pas senti venir, trop concentré qu’il l’est sur sa cible première. L’uppercut le prend en plein visage et il sent et entend l’arcade craquer en même temps. La douleur le fige sur place, manquant de lui faire lâcher sa baguette. On t’avait dit de le tuer. De TOUS les tuer. La ferme. Avec les compliments de Nero Callaghan. Fils de pute ! Diffindo ! Une main se porte à son visage, alors que le sang recommence à couler et que des cheveux se mêlent aux échardes et à l’hémoglobine. Le nom s’imprime dans le fond de son esprit. Mais ce n’est pas ce qui l’inquiète. Ce qui commence à être vraiment gênant, ce sont elles, qui ont l’air nombreuses et dans une forme olympiques. Il est arrivé à les contenir. Il ne peut pas vriller maintenant. Surtout pas. Il a un but. Il n’est pas seul. QUI TU TRAITES DE FILS DE PUTE ? QUI ? RÉPÈTE FACE DE BOTRUC ! RÉPÈTE UN PEU SI T'EN AS DANS TES FRIPES DE PETITE PINE MAL ACCOUCHÉE !  Bev. Chamaël. Selden. Tu ne peux pas les aider seul. Laisse-nous faire. Non. Les yeux fermés, il lutte, essayant de contrôler les tremblements de ses doigts, de son corps. Il a besoin de quelques secondes, pour que ça s’arrête, pour qu’il puisse repartir, il n’est pas question de mettre qui que ce soit en danger, il n’est… « LUUUX ! Ramène ton cul bon sang ! »

L’appel le fait se retourner. Combien de temps a-t-il perdu ? Ses yeux tombent sur Chamaël et sur … « Bev… » Il est à leurs côtés en deux enjambées, avisant la plaie béante, le sang et le teint pâle de sa sœur. Il ne gaspillera pas d’énergie à crier. A expliquer. A dire quoi que ce soit. Il prend le poids de la seconde Salamander sur lui, sans broncher. Ses muscles lui font mal mais il est réellement moins amoché que Chamaël. Il ne se retourne pas. Il sait qu’ils sont loin. Il sait qu’ils ont échoué. Qu’il a échoué. Sa vision est trouble, sa pommette a éclaté sous l’impact et il aura l’œil au beurre noir du siècle, sans compter sa coupe de cheveux qui ne ressemble plus à rien. Il a cependant encore assez d’énergie pour les faire transplaner jusqu’à la clinique, point de rassemblement donné à l’avance. « MEDICOMAGE ! TOUT DE SUITE ! » « TOUT DE SUITE ! » rugit-il de concert avec son frère, alors que les Médicomages mettent deux secondes de trop à réagir. Ce n’est qu’après s’être assuré que celui se présentant en premier est assez costaud pour supporter Bev qu’il la lui laisse, pour mieux le suivre. Du revers de la main, il repousse le deuxième Médicomage qui veut s’occuper d’eux. « Elle d’abord. Lui ensuite, » répond-il, désigna son frère du pouce. Qu’il ne croie pas qu’il n’a pas vu dans quel état il est. Et pas question de le laisser jouer les héros. Il faudra prévenir leur père, parti à la chasse ; et leur mère, quelque part dans les tréfonds d’Azkaban. Mais pour l’instant, il veut des réponses et il n’est pas disposé à détourner son attention deux secondes de sa fratrie. Pour s’assurer que tout ira bien, évidemment. Mais aussi pour s’éviter de penser à autre chose.

« Et Selden ? » Peine perdue. Lux ne peut que baisser les yeux, bras croisés, la mine défaite. Ces salauds de terroristes ont emmené Selden. Ce sale gosse un peu trop remuant qu’ils connaissent et qu’ils aiment, par extension, comme une petite chose trop bruyante et pas hyper intéressante pour l’instant. Mais suffisamment stratégique pour qu’on s’en empare. Il en est malade. Et même s’il apprécie le soutien de son frère, il sait qu’il n’arrivera pas à regarder Mervyn dans les yeux la prochaine fois qu’il le verra. Ce qui ne devrait sans doute pas tarder. Il laisse Chamaël s’éloigner, occupé à ruminer, jusqu’à ce que : « Eh ben, elle aura sacrément morflé ! C'est pas plus mal, je la trouvais moche de toute façon. » Ses yeux descendent vers lui, puis suivent son regard jusqu’à sa veste. Sa précieuse veste. Une de ses possessions les plus précieuses. Effectivement, elle est dans un sale état. « T’as jamais eu de goût, » répond-il automatiquement, enlevant le vêtement pour l’examiner. Le mouvement lui arrache une grimace qui n’échappe pas à l’un des deux Médicomages, l’autre finissant les soins de Bev. L’homme s’approche de lui mais Lux secoue la tête, désignant son frère : « Lui d’abord. » Son regard reste sur sa veste, ne laissant pas à Chamaël l’occasion de protester et il l’examine. Le verdict tombe : « Je verrai avec Armel, mais je doute qu’elle soit fichue. Désolé, vieux. » Le cuir de dragon est extrêmement résistant. Sang mis à part, le feu ne semble pas l’avoir endommagée au-delà de la surface. Quelques endroits nécessiteront des retouches, mais pas de quoi la jeter. Heureusement. Mais Lux aurait donné sa veste pour récupérer le jeune otage. Pas le seul, d’ailleurs, qui ait été pris. C’est un échec. Un échec cuisant. Et s'il ne demande pas encore des nouvelles de l'état de sa soeur, c'est parce qu'il préfère attendre la fin des soins, et qu'il n'est pas sûr de pouvoir le faire sans s'écrouler, avec l'angoisse qui lui noue la gorge.

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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 15:47
Le transplanage, outre la douleur de chien qu’il engendra, sonna comme un couperet.

C’est fini.

Poudlard – c’était fini. Leur école, leur maison presque, les avait chassés. Engloutissant quoi dans son passage ? Voilà que brutalement ses muscles lâchaient en tension, que ses cinq sens perdaient leur hypervigilance. C'est fini : aucun soulagement néanmoins. Ils avaient ramené Calliope Kark sans créer d’avantage de dommages, de toute façon déjà blessée grièvement. Armel avait laissé faire le Macnair, clair et précis dans ses consignes, soudain drôlement professionnel. Olivia et lui s’étaient contenté de faire en sorte que la situation n’empire pas d’un poil (c’était déjà le chaos), jusqu’à ce que les soignants puissent s’occuper d’elle. Lui s’était laissé dépouiller sans broncher des lambeaux restants de sa chemise. C’est ainsi qu’il s’était retrouvé le seul totalement torse-nu au milieu du capharnaüm.

La tête lui tournait salement, il se devinait pâle comme un linge à travers son visage tout barbouillé de sang séché et d’autres substances pas forcément identifiées, et à travers la cacophonie des couloirs de la clinique, il lui sembla comprendre qu’aucune famille n’avait encore retrouvé leurs enfants parmi les élèves. Le nom de Ronan, Sonny ou Abegail n’avait (Merlin merci) pas été cité par le quatuor de Poudlard, mais ça n’était pas vraiment un soulagement. Pas du tout.

Et maintenant ?

Il resta planté quelques seconde là, comme un idiot, torse-nu donc, et la plaie de son abdomen béante. Son arcade était ouverte, sa joue aussi, et ses bras, ses mollets ici ou là – mais le coup de couteau dans son ventre avait été le plus terrible de tous. Il ne s’était pas attardé sur le sang perdu jusqu’alors : mais là, sa tête tournait. Tant pis. Encore dans le brouillard total et toujours sous le coup d’un afflux d’adrénaline, il suivit un instant docilement la jeune avocate, cherchant d’un regard paniqué un membre de sa famille. Ses parents, ses frères, Cassandra : personne n’était encore arrivé. Etait-ce bon signe ?

Et puis soudain, un très jeune Médicomage, au tout début de ses années d’étude probablement, l’interpella avec une mine peu fière : « Monsieur Zabini, vous devez venir immédiatement » C’est Abee, paniqua-t-il aussitôt en silence, il est arrivé quelque chose à Abee.

« C’est votre grand-père. »

Un instant, il resta interdit – parce qu’il avait perdu du sang et visiblement, tout ne tournait plus tout à fait rond là, à cette heure-ci de la nuit. Il ouvrit la bouche pour répondre ou poser une question, mais rien ne sortit à travers sa gorge plus que nouée.

Alors il ne posa aucune question et se contenta de suivre le jeune Médicomage à toute allure. Ses forces n’étaient pas encore tout à fait parties, visiblement. Un instant plus tôt, il aurait pourtant cru le contraire.

C’est seulement arrivé dans une chambre aménagée en catastrophe face à l’urgence de la situation que ses esprits s’éclaircirent. « Qu’est-ce qui s’est passé !?! » Mais aucune réponse ne vint, alors il se révolta toutes ses forces, de rage et d’épuisement : « QU’EST-CE QUI S’EST PASSE ? REPONDEZ, PUTAIN ! » Au milieu de la chambre, pour la première fois de son existence, Amleth Zabini n’était ni dressé bien droit ni debout, mais allongé sur un brancard inconfortable, les paupières bien fermées, le torse dégagé. Par terre, un objet de bois, comme un pieux, qu’on avait dû extraire de son abdomen – un peu comme Calliope Kark quelques instants plus tôt, mais à présent, il se contrefoutait de l’état de cette dernière. La plaie restait large et béante – il était arrivé juste après qu’on remette en place la vilaine éviscération . Du sang coulait encore goutte à goutte à même le sol, sur une flaque déjà large et étendue, sur les draps trempés et souillés, gorgés du même liquide poisseux. Armel se précipita, plus blanc encore, à ses pieds – à la fois furieux après les trois Médicomages qui pourtant s’activaient avec toute leur énergie et tout leur savoir-faire sur la large blessure du grand maître de la couture, à la fois soucieux dans sa panique de n’entraver aucun de leurs mouvements, bien impuissant qu’il était. Tremblant comme une feuille et ne répondant plus qu’à des consignes binaires qui s’imposaient dans son esprit, il attrapa la main de son grand-père. Sous ses doigts sales et maladroits, la peau était abimée, froide, et les muscles ne répondirent pas quand il serra la paume inerte dans la sienne.  « Ca va aller, ça va aller – ça va aller, c'est votre travail, vous avez intérêt à ce que... Allez !!» Sa voix s'étrangla mais il restait concentré sur les quelques forces qu'il lui restaient encore, à lui. Comme si sa présence, là, pouvait y changer quoi que ce soit. Il posa des yeux sombres mais suppliants sur le petit Mangemort qui l’avait prévenu, planté là comme un con : « Va chercher ma mère TOUT DE SUITE ! Et trouve quelqu’un pour dire à Xzenia de venir immédiatement, elle doit venir tout de suite – VITE, J'AI DIT !! OU EST MA MERE ? » Et à nouveau, il serra (fort) la main déjà âgée entre la sienne, alors que le sang coulait toujours un peu malgré les onguents appliqués à même la blessure. « Il faut ma mère tout de suite, ma mère et Xzenia » répéta-t-il d’une voix rapide, tremblante et saccadée. Saisissant malgré lui l’urgence extrême de la situation.

Citation :
Hélios tatane des Médicomages et va boire des potions dans son coin.

Maddox donne des premiers soins de base à Calliope, afin qu'elle ne leur claque pas entre les doigts entre Poudlard et Pré-au-Lard. il demande à Armel de lui prêter sa chemise et à Olivia de prévenir les Médicomages de leur arrivée imminente. Il soulage un peu la douleur de la Kark, avant de la prendre dans ses bras pour effectuer le chemin jusque hors du château. Il transplane avec Calliope dans ses bras et elle est prise en charge dès qu'ils arrivent tous les quatre.

Olivia active le mode robot et exécute les ordres de Maddox sans broncher : il faut sauver Calliope ! Elle envoie donc son patronus dire à Arthur Vaisey de préparer l'arrivée de la désormais seule leader des Mangemorts dans un état critique. Arrivés à la Clinique, Calliope est prise en charge par l'équipe du grand-père d'Olivia tandis que cette dernière se retrouve en train d'être soignée par son oncle, alors qu'Armel est appelé en urgence par un autre médicomage - son grand-père semble mal en point...

Armel arrive épuisé et torse-nu à l'hôpital (il s'en fout complètement, dans le brouillard total). Puis on lui apprend que son grand-père a été blessé dans les combats : il a subi un sale coup et une éviscération, Amleth Zabini est mal en point.

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“Vous voyez les choses et vous dites : pourquoi ? Moi, je rêve de choses qui n’ont jamais existé et je dis : pourquoi pas ?”

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Métier : Il a récemment obtenu un poste au Département des Mystères, comme Langue-de-Plomb.
Baguette : Bois de noyer, 18 cm, crin de licorne.
Dialogue : teal

Extrêmement maladroit, il est dépourvu de toute coordination. - Inventeur assez génial, son cerveau est toujours en ébullition. - Toujours vierge, ce grand timide est un romantique dans l'âme, dans ce monde où tout n'est pas rose et loin de là. - Depuis la Tour des Médias, il a pris conscience que son statut de privilégié le met face au mur dès qu'il est en difficulté. - Mais la perte du Manoir Kark l'a mis dans une colère noire. - La trahison de sa cousine l'a détruit, le plongeant dans une spirale de pensées sombres dont il ne se sort pas. Son innocence s'est bel et bien envolée.
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 18:45
Helsinki, 1er octobre 2047, 19h30

« Ta cravate, Nilh’. » Deux secondes avant l’ouverture des portes de l’opéra, l'interpellé lève les yeux vers son grand frère qui se penche, redressant l’accessoire fautif. Il hoche la tête simplement, le laissant faire. Ce voyage en Finlande s’est fait sur un coup de tête, après une soirée fort perturbante au Chiméria duquel le jeune Kark est ressorti avec un mal de crâne latent, une angoisse sans nom lui nouant les entrailles et un besoin vital de se rapprocher des mâles de son clan, lui qui est pourtant plus enclin d’ordinaire à retrouver le giron de sa mère. Une fuite, sans même réfléchir. Et si ni son père ni son frère n’ont posé de question quand il a débarqué au milieu de la nuit, il n’en reste pas moins qu’il sait qu’il aura des explications à donner, un jour ou l’autre. Ce répit lui laisse cependant l’opportunité d’inventer un mensonge à la hauteur. Et de s’entraîner à le répéter devant le miroir. Pour l’heure, ils doivent assister à une oeuvre en quatre actes, et autant d’entractes en présence du Ministre de la Magie finlandais et de sa famille, comprenant deux demoiselles des âges respectifs de Mervyn et de Nilhem. Tout à fait son élément. Fort heureusement, on lui a promis une mise en scène grandiose qui lui donnera un sujet de conversation potable. La pièce ne commençant cependant qu’une demi-heure après cela, il a trente minutes à meubler comme il le peut. Mais il le fera. Parce que c’est un Kark, lui aussi. Quoi que cela signifie.


Helsinki, 1er octobre 2047, 21h30

« Le premier Portoloin pour Avalon. » Le timbre de sa voix n’avait pas flanché. Pas une once d’émotion n’avait transparu sur le visage glabre de Brashen Kark. Aussi froid et immuable que les solides terres de glaces qui l’avaient vu naître. L’inquiétude se gardait en dedans, cerclée par des murailles de bon sens, enveloppée de probables solutions. Mervyn connaissait tous des puissants rouages qu’abritait le silence paternel, car le Kark en bon héritier et stratège s’était efforcé de lui transmettre cet enseignement. Conditionner les émotions les plus fortes derrières la raison, là était le remède au terrible tempérament Kark. Et il fallait du sang-froid pour ne pas broncher quand on vous annonce en plein rendez-vous diplomatique que l’école de votre fils est attaquée par des terroristes et que votre femme est partie à sa recherche.


Poudlard, 1er octobre 2047, 22h00

« Ne vous éloignez pas. » L’ordre du père claque aux oreilles de ses fils, alors qu’il prend la tête de leur groupe sortant d’une cheminée, remise en service à sa demande. Personne n’a osé s’opposer à Brashen Kark, surtout pas en sachant que le château où réside son plus jeune fils est attaqué, et que sa femme y est partie. Nilhem voudrait imiter la démarche assurée du paternel, ou le masque de glace de Mervyn, mais il ne fait que trembler. La main tenant la baguette est étonnamment ferme, alors que son corps se souvient de cette nuit, dans la forêt, au milieu des loups. Il sait ce qu’il a à faire. Il sait qu’il n’hésitera pas. Mais la peur lui colle à la peau, comme du sirop d’érable un peu trop épais pour le scone délicat de son être. On leur a dit que Selden n’était pas au nombre des élèves évacués. Selden. La dernière fois qu’il l’a vu, le plus jeune lui a fait exploser un pétard sous le nez, lui faisant rater lamentablement sa potion et causant une explosion les faisant tous les deux tomber sur leurs fesses. Trois jours de travail réduits à néant. Il l’a violemment rabroué, ce qui a fait rire le Fourchelang. Et son coeur se serre en y pensant. Il ne faut pas qu’il s’autorise à imaginer le pire. Mais il n’y a pas que ça. Il y a un problème, et deux pas dans le couloir lui confirment que ça ne va pas. Rien ne va. Le château, d’ordinaire si accueillant, lui semble hostile, comme doué d’une volonté propre. Des voix résonnent, il lui semble entendre des murmures venant des armures. Et il y a … du sang ? « Il faut sortir. » L’ordre claque. Pas le temps de le discuter et cela ne lui serait même pas venu à l’esprit. Manquant de se prendre les pieds dans une flaque de sang, il se retrouve à courir le long d’un escalier s’effondrant sous leurs pas, sauvé de la chute par la main secourable de Mervyn le rattrapant par sa précieuse cravate. Et si elle n’avait pas été bien attachée … Bientôt, ils sont dans le hall, où des sillons courent le long des dalles. Et ils s’élancent dans la même direction. Il y en a d’autres, quelques-uns. Ils semblent être les derniers. Et encore une fois, c’est son aîné qui l’attrape, pour le faire transplaner.

L’arrivée est rude. Le souffle coupé, Nilhem pose la main sur le mur le plus proche pour tenter de reprendre son souffle et ses esprits. Brashen est déjà en train de discuter avec un Médicomage. Son visage impassible ne laisse absolument rien transparaître et le cadet a donc le temps de rassembler ses esprits. La Finlande est déjà loin, extrêmement loin. Son costume hors de prix est couvert de sang. Mais il a surtout l’impression que c’est lui, tout entier, qui s’englue dedans. Parce qu’un pressentiment affreux lui broie les entrailles. Il n’était pas là. Il a fui, il n’était pas là. Sa deuxième main se pose sur le mur, alors qu’il ferme les yeux. Il faut qu’il se ressaisisse. Est-ce que son père et son frère sont en train d’hyperventiler ? Non. Parce que ce sont des hommes Kark. Parce qu’ils ne sont pas... « Fils. » Il se retourne, en même temps que Mervyn. Un tic agitant la mâchoire de son aîné l’informe du fait qu’il a sans doute lu sur les lèvres du Médicomage. Et même Brashen a l’air grave : « Votre Mère a été blessée. Arthur Vaisey est à son chevet. » La pièce se met à tourner autour de Nilhem, qui ne bronche pourtant pas. Maman. « Arutha Kark a été assassiné par les terroristes. » Le coup inattendu cueille le sorcier à l’estomac. Sa main gauche se met à trembler, nerveusement, et il la cache derrière son dos, par réflexe. Soudain très pâle, il ne dit cependant rien. Pas encore. Cela fait beaucoup d’informations à digérer. « Ils n’ont pas su me dire où était Selden. Trouvez-le. » C’est un frisson glacé qui s’empare de lui. Non. Il ne parvient pas à parler. Il ne peut que battre des paupières, pour dire qu’il a compris. Si son père a saisi le message ? Il n’en a pas la moindre idée. Brashen est déjà parti, sans doute pour retrouver sa mère. Une pression sur son épaule. La gorge nouée, Nilhem fait l’effort de hocher la tête pour Mervyn, qui pivote pour partir dans un couloir. Automatiquement, il prend l’autre. Les contours sont flous, sa vision périphérique inexistante. C’est donc sans surprise qui fonce dans quelqu’un. « Hey mais c’pas possible regarde où tu v... » Les yeux de Nilhem accrochent le visage. Connu. Et en trouvent un autre. Juste au-dessus. Attaché au premier comme une moule à son rocher. Cassandra. « Merlin, tu es vivante. » Couverte de sang. Mais vivante. Ses bras enserrent la silhouette de son amie, écrasant la pauvre Gouda entre eux. Mais il la lâche vite. Il tremble. Il n’arrive pas à se concentrer. « Cass’... Tu sais où est Selden ? Personne ne nous a dit … où est Selden ? » Il n’entend plus que son coeur qui bat à ses oreilles. Elle a sa soeur. Il doit être quelque part, pas loin. Peut-être en train de se faire soigner. Il a voulu faire le malin. Quelque chose de peu grave. Il faut qu’elle lui dise. Qu’il l’attrape. Qu’il l’engueule. Après l’avoir serré à l’étouffer.

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Age : 22 ans.
Sang : Sang-pur.
Statut : Célibataire.
Métier : Langue-de-plomb du Département des Mystères, salle de l'espace.
Baguette : Bois d'ébène, dard de manticore, 33 centimètres, très droite et rigide.
Epouvantard : Les gens qu'elle aime se moquant d'elle et la rejetant.
Dialogue : Cornflowerblue.

Provocatrice invétérée, connasse et terreur du monde sorcier. Mante religieuse de 1,80m toujours perchée sur ses talons. Fait semblant d'aimer l'alcool. Constamment agacée. A plus de considération pour les moldus que pour les sorciers impurs. Plus belle, plus intelligente et plus riche que toi, et elle te le fera savoir.
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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 20:56


Elle ne savait même pas comment elle était arrivée là.

Tout, depuis le stupefix qu’elle avait reçu de la part de professeur Barry, lui semblait être un pur et simple brouillard. Elle se souvenait vaguement du visage de Chamaël à son réveil, de la main secourable de Lux. Sa gorge était douloureuse, elle avait dû hurler quand la phénix avait tenté d’enlever sa sœur, même si elle ne s’en souvenait pas. Elle avait dû courir pour s’enfuir de Poudlard, même si elle ne s’en souvenait pas.


Dans la clinique de Pré-au-Lard, elle regardait les gens s’affairer aux alentours sans les voir, son esprit encore fou de terreur à l’idée que l’un d’entre eux n’essaye de lui prendre Amelia. Dès qu’un médicomage tentait de s’approcher d’elles, Cassie lui jetait un regard noir qui le poussait à garder ses distances alors que, à deux doigts de grogner d’un air menaçant, elle serrait Amy un peu plus fort dans ses bras. Agacée, la jeune Gryffondor tenta plusieurs fois de s’extirper de l’étreinte de son aînée mais, rien à faire, cette dernière était intraitable. Elle ne laisserait pas sa sœur lui échapper des yeux l’espace d’une seule seconde.


Puis, une collision. Une silhouette longiligne, un regard paniqué. Nilhem.


Le coeur de Cassandra manque un battement quand elle reconnaît son meilleur ami. Tout lui revient en mémoire : Arutha, Scylla, Selden...


Il la prend dans ses bras, elle se sent coupable et lui rend à peine son étreinte. Amy, enfermée dans ce sandwich d’amour, se met à geindre et finit enfin par s’extirper des bras de sa sœur qui pendent lamentablement à ses côtés alors qu’elle regarde le Kark dans les yeux, les lèvres tremblantes. « Cass’... Tu sais où est Selden ? Personne ne nous a dit … où est Selden ? » Elle prend une grande inspiration et se lance. « Nil’… Je...AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!! » Le cri strident l’interrompt net et c’est avec un sursaut de surprise qu’elle tourne la tête pour voir « MAMAAAAAAAAAAAAAAAAN !!! » hurle Gouda en se ruant vers Naïma Zabini qui les observe, les yeux emplis de terreur. « Oh putain mais mais mais ! MAIS OHLALALAAAAA ! MAIS TOUT CE SANG LA ÇA VA PAS DU TOUT ÇA ! MAIS ILS SONT OU LES MEDICOMAGES ?! A L’AIIIIIIIIIIIIDEUUUUUUUUUUUUUUH !!! Calme-toi, ma chérie. Elles ont l’air d’aller bien. » la rassure Ellaria Zabini à ses côtés, en observant d’un œil critique la frange massacrée de Cassandra. Naïma réceptionne Amy à bout de bras avant qu’elle ne vienne lui dégueulasser sa robe en lin lunaire et observe son visage empli de larmes. Effectivement elle avait l’air relativement intacte. « Plus jamais tu ne sors de la maison tu m’entends ?! PLUS JAMAIS ! » Alors qu’Amelia hoche la tête en pleurant toutes les larmes de son corps volumineux, le regard de Naïma se pose sur Cassandra qui semble beaucoup plus mal en point. « Oh, Cassie… Ça va. Alice aussi, elle a été évacuée avec les autres élèves par le Lac, mais je sais pas où ils les ont emmenés. Je vous laisse cinq minutes par contre, je dois parler à Nilhem, là. » Sa mère semble à peine remarquer la présence du Kark. « Oh ! Oh, bien sûr. Heureuse que tu ailles bien aussi, Nilouchonchon. » lui assure-t-elle en lui pinçant affectueusement la joue. Cassandra prend la main de Nilhem, lance un regard désolé à un Damian caché derrière sa grand-mère qui semble au bord de la syncope, et entraîne son ami un peu plus loin.


Elle sait que ce silence doit être une véritable torture pour son ami mais elle n’arrive pas à trouver le courage de lui dire. Et finalement, après quelques secondes d’hésitation, elle se lance, incertaine. « C’est ta cousine. Scylla. Elle nous a trahis. Elle s'est retournée contre son père et il est mort. Et elle l’a pris. Selden. Elle nous a trahis, et elle a pris Selden. Je… Je voulais faire quelque chose mais… Nil’, ils ont aussi essayé de prendre Amy, et si Chamaël n’avait pas été là ils auraient réussi… Je sais pas quoi te dire… Je suis désolée. » Elle n’ose même pas le regarder dans les yeux alors que des larmes amères coulent le long de ses joues. « Désolée » est un bien piètre mot pour exprimer tout le malaise qu’elle ressent. Elle voudrait lui expliquer en détails, lui sortir toutes les excuses et circonstances atténuantes possibles et imaginables, mais la dernière chose dont il avait besoin c’était qu’elle tourne à nouveau la situation pour que tout soit encore à propos d’elle. Il devait tellement la haïr à cet instant. Qu’il la frappe, qu’il lui crache au visage, qu’il la tue même, elle ne se défendrait pas. Elle avait laissé son frère se faire capturer, il n’y avait rien qu’elle puisse dire ou faire qui pourrait laver ce péché. « Après toi, le déluge. » voilà ce qu’il devait penser. « Tu sauves ta peau et celle de ta sœur mais tu laisses Selden crever. J’aurais préféré que tu meures plutôt que tu reviennes sans lui. » elle ne lui en voudrait pas. Il avait raison.

Une fois de plus, elle avait été incapable de l’aider. D’être à la hauteur de ses attentes.
Une fois de plus, elle l’avait laissé tomber.

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Extrêmement maladroit, il est dépourvu de toute coordination. - Inventeur assez génial, son cerveau est toujours en ébullition. - Toujours vierge, ce grand timide est un romantique dans l'âme, dans ce monde où tout n'est pas rose et loin de là. - Depuis la Tour des Médias, il a pris conscience que son statut de privilégié le met face au mur dès qu'il est en difficulté. - Mais la perte du Manoir Kark l'a mis dans une colère noire. - La trahison de sa cousine l'a détruit, le plongeant dans une spirale de pensées sombres dont il ne se sort pas. Son innocence s'est bel et bien envolée.
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 22:27
Le temps est suspendu. Suspendu aux lèvres de la Zabini dont Nilhem espère la délivrance. Non. Il l’attend. Parce qu’il n’y a pas d’autre issue envisageable. Son amie va prononcer les mots qu’il attend. Le poids qu’il sent lui écraser les épaules va être diminué. Il pourra attraper le petit dernier par la peau du cou et aller jusqu’à la chambre de sa mère où Brashen lui dira que tout va bien, qu’il faut juste la laisser se reposer. Oui. Après tout ce qu’il a vu, tout ce qu’il a vécu, il existe encore de l’espoir dans le jeune Kark, cette zone de lumière que personne n’a réussi à éteindre de façon définitive. Parce qu’il y a encore des constances dans son existence. Ses amis. Sa famille. Des certitudes que toutes les variables de la création ne pourront jamais détruire. Alors c’est le cœur battant qu’il s’apprête à recevoir ses mots, les capteurs de son cerveau surdéveloppé décidant de bloquer l’analyse du visage de la jeune femme – après tout, elle vient de vivre un événement traumatique, il est logique que ses traits soient froissés de la sorte : « Nil’… Je... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!! » Le jeune homme sursaute alors qu’Ellaria et Naïma Zabini font une entrée très remarquée. Amelia s’échappe pour retrouver les matriarches et un frisson parcourt le corps du Kark. Voilà, c’est ce genre de scènes qu’il veut voir, c’est ce qui lui fait dire qu’il y a encore du bon en ce monde, qu’on peut encore y croire, qu’il n’y a pas de raison de penser que tout finira mal. La démonstration assez personnelle d’amour maternel lui arrache un sourire douloureux. Sa mère ira bien. Il faut juste qu’il lui ramène Selden. Qu’il saute sur le lit alors qu’il ne devrait pas. Et tout ira bien. Tout ira bien, répète-t-il mentalement, comme un mantra rassurant.

Je vous laisse cinq minutes par contre, je dois parler à Nilhem, là. » On parle de lui. Il relève la tête pour croiser le regard de Naïma mais ne parvient d’à hocher la tête, la gorge beaucoup trop nouée pour émettre le moindre son. Oh ! Oh, bien sûr. Heureuse que tu ailles bien aussi, Nilouchonchon. » Pourquoi doit-elle lui parler ? Pourquoi ne pas juste pointer l’endroit et rester avec les siens ? Il comprendrait, ce n’est pas grave, il y a assez de lui pour tirer un Selden par l’oreille, il a déjà fait bien pire. Le malaise qui lui colle à la peau ne fait que s’amplifier alors qu’il la suit, un peu à l’écart. Pourquoi à l’écart ? Il ne veut pas aller à l’écart ? Il veut aller là où les Médicomages s’occupent des gens. Là où ils sont en train de soigner les brûlures de Selden. Oui, ses brûlures, il a du se brûler. Cass’, emmène-moi là-bas, s’il te plaît… Ou même à une chambre, une chambre avec son frère inconscient, mais en vie. Une ch… « C’est ta cousine. Scylla. . Il est arrivé quelque chose à Scylla. Non. Non. La vision de son corps, après l’attaque du Manoir, sans vie, sans force, sans substance, le traverse et le tremblement de ses mains s’amplifie. Non. Non, pas Scylla. Elle nous a trahis. Quoi ? Les yeux de Nilhem, qui se posaient partout autour de Cassandra, comme pour trouver un échappatoire se fixèrent soudain. Sur son visage. Non. Il a mal entendu. Il a mal compris. Elle n’a pas dit ça. Elle s'est retournée contre son père et il est mort. Et elle l’a pris. Selden. Il n’entend plus. Il ne voit plus. Parce que les mots qui sortent de la bouche de Cassandra n’ont pas de sens. On parle de Scylla. Scylla Kark. Sa Scylla. Celle pour qui il aurait affronté le monde entier. Celle avec laquelle il travaille, il vit, depuis des mois. Qu’il connaît depuis toujours. Par cœur. Qu’il est allée voir chez les Lagides. Dont il a été prêt à défendre l’honneur. Qu’il … Elle nous a trahis, et elle a pris Selden. » Qu’il aime. Qu’il. Non.

« Non. » Il ne l’écoute plus. Il ne veut plus. Maintenant, il veut qu’elle se taise. Un violent soubresaut agit son poignet et il en lâche sa baguette. Mais il ne s’en rend absolument pas compte. Son corps est parcouru de convulsions incontrôlables. « Non. » Ses jambes tremblent, menacent de s’écrouler et pourtant il fait un pas en avant. Ses mains se raccrochent aux vêtements souillés de sang de Cassandra. Son regard, hagard, cherche le sien, y cherche la malice, y cherche le « je t’ai bien eu ». Mais il sait qu’elle ne plaisanterait pas. Son esprit enregistre Amelia. Enregistre le reste. Cependant, il n’en montre aucun signe. Parce que le monde vient de s’ouvrir sous ses pieds. Parce que Nilhem Kark, second né de Calliope Kark, vient de perdre pied. Parce que tout ce qu’il a enduré jusqu’alors, à côté, n’est rien. Parce qu’on vient de le poignarder. En plein cœur. En plein dans l’âme, là où résidait encore cette flamme, cette étincelle de bonté, qui l’a toujours poussé à faire rire les autres, à se relever, à prendre sur lui, à être celui qu’on attendait, en faisant de son mieux. Parce que tout, tout n’est que mensonge si même elle, si même l’une de ses plus proches est capable de l’assassiner, d’un grand coup de couteau dans le dos. Parce que son frère, parce que sa chair, son sang, est aux mains des terroristes. Parce que plus rien ne fait sens. Parce que ça ne peut pas être réel. Alors son cerveau, cet organe surentraîné lâche, tout bonnement.

Un silence. Un instant. Presque rien. Une inspiration saccadée. Et c’est le poing du jeune homme qui part, dans le mur. Jamais. Jamais, au grand jamais, de mémoire de sorcier, on a vu Nilhem Kark être violent. Mais la soupape vient d’éclater. Il s’est sans doute cassé une phalange ou deux au passage. Mais il ne sent pas la douleur. Il ne sent plus rien. Qu’importe, quand on vient de vous casser en deux ? Des pas retentissent dans le couloir. Un cri, peut-être, aussi. Il n’en sait rien. Sa baguette s’est retrouvée dans sa main. Un Médicomage s’approche. Il n’a pas le temps de les rejoindre, sans doute pour protéger Cassandra. La baguette se tend. Le sort part : « Sectumsempra. » La voix d’outre-tombe n’est pas la sienne. Mais qu’est-ce qui est sien ? Qui est-il ? Qui sont ces gens ? Il n’y a plus rien. Plus rien que l’écho des mots de Cassandra. Elle nous a trahis. Elle a pris Selden. Selden. Le sort a fait mouche. Mais il ne le voit même pas. Il ne voit plus rien. Et c’est bien le problème. Il est parti. Nilhem Kark n’est plus.

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Gagnant du titre du Moldu le mieux traité d’Angleterre, il est plus que reconnaissant envers les Zabinis qui l’ont sorti d’une existence pourrie pour lui offrir tout ce dont un moldu peut rêver. Personnalisation de la fidélité aveugle, il soutient la cause Mangemort et considère les rebelles comme des fous dangereux. Naïf, terre à terre, et quasiment analphabète, il ne s’intéresse sinon pas plus que ça aux « histoires des grands », et se contente de servir au mieux sa maîtresse qu’il vénère en essayant de provoquer le moins de catastrophes possibles.
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Sam 13 Oct - 23:34
Damian était avec elle quand la marque s’était signalée. Elle avait compris tout de suite que la situation était grave, mais lui non, pas vraiment, ils étaient en train de parler, et Miss Cassandra s’était interrompue. Le domestique l’avait observée un instant, étonné, le temps qu’elle se relève, qu’elle se prépare rapidement, puis qu’elle s’en aille, sans vraiment lui expliquer quoi que ce soit. Et depuis, depuis Damian faisait les cents pas dans la chambre. LEUR chambre. Celle ou dormait sa maîtresse, et lui, puisqu’elle appréciait la compagnie, et ça n’était pas pour lui déplaire. Dehors il faisait sombre, enfin aussi sombre qu’il était possible en plein Avalon, et cela ne le rassurait pas.

Au bout d’un moment à user la moquette de ses pas, le moldu finit par s’asseoir dans un fauteuil. Sur le dossier trônaient quelques habits et fanfreluches que Cassandra avait achetés il y a peu et qu’il n’avait pas encore pris le temps de ranger. Il y avait aussi sa cape de la veille, elle portait toujours son parfum. Bon sang mais qu’est ce qui se passait ? Que ce soit bénin ou non, juste une réunion à boire du thé ou une lutte acharnée contre un dragon, rien n’aurait pu empêcher Damian de s’inquiéter quand il n’avait pas de nouvelles. Il avait dû être une mère poule formidable dans une autre vie.

« DAMIAN ! »

L’appel le fit sursauter comme un diable hors de sa boîte et il se retrouva de la position assise à debout droit comme un I, mais oscillant d’un pied à l’autre tout de même. Un instant désorienté, il se rendit compte qu’il s’était endormi, malgré l’inquiétude. Crotte. Ce fauteuil était vraiment trop confortable… Il essuya la bave qui avait coulé de la commissure de ses lèvres avant de poser ses yeux sur la matriarche Zabini. Il n’était pas rare qu’elle lui parle, mais son attitude par contre était alarmante.

« Prépare des affaires chaudes et propres pour les filles, des couvertures ! Vite ! Tout de suite !
- Oui madame ! »

Vite ! Chef oui chef ! Le domestique se rua sur un sac et commença à enfourner des affaires dedans. Les filles ? Quelles filles ? Pourquoi plusieurs filles ? Il n’eut pas le temps de demander, Madame Naïma était déjà repartie. Quelques secondes après il avait pris le nécessaire, voire plus que le nécessaire, au cas où, et dévalait l’escalier pour retrouver la matriarche.

L’hopital Sainte Mangouste… Non. Non… pour vrai ? Cassandra était à l’hôpital ? SA CASSANDRA ? Accompagnant Ellaria et Naïma Zabini, le domestique essayait de se faire calme et le plus discret possible, mais bon sang il aurait pu se liquéfier sur place. L’endroit était étonnamment plein d’animation. Trop plein d’animation, ça n’était pas normal. Les deux femmes devant lui fendaient la foule armées de leur charisme zabiniesque, et, Damian en était sûr, au besoin, de leurs talons aiguilles de douze centimètres…

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !!! »

Omg. Crise cardiaque. Naïma venait de se mettre à hurler, et Damian découvrit avec stupeur la silhouette si familière de Miss Cassandra, mais coloriée en rouge. Du sang. Son sang ? Omg, c’était pas tout SON SANG ça, non ? Il se mit à blêmir… Respirant à fond pour ne pas laisser sa panique amplifier. Oh pu… Et c’était quoi cette frange ?!? Oh non l’affaire de la Frange était de retour ?!! Goud… Miss Amélia était là aussi. C’était donc elle l’autre fille. Miss Amélia ? Mais elle n’aurait pas dû être à l’école ? Damian ne comprenait rien, il avait un déluge de question sur le bout de la langue, mais sa maîtresse avait apparemment des choses à dire à son ami. Au moins elle l’avait regardé, déjà. Humpf.

Miss Cassandra et Monsieur Nilhem s’étaient isolés, et suivant les ordres des matriarches Zabinis, Damian sortit de son sac à malices les couvertures qu’il avait amenées. Elles étaient d’excellente qualité, bien plus que celles de l’hôpital. Sans doute la plupart des sorciers présents n’auraient jamais de quoi s’en offrir de pareilles, et Madame Ellaria en déposait une sur les épaules tâchées d’Amélia, la souillant à jamais. Personne n’allait réussit à enlever ce sang, pour sûr.

« Va t’occuper de Cassandra.
- Oui Madame. »

Bien sûr, c’était ce qu’il attendait, la permission de la rejoindre. Damian en avait à vrai dire un peu pas grand-chose à foutre de Goud… Amélia. Saleté de surnom. Il espérait ne jamais le prononcer à haute voix par inadvertance devant elle. Humpf. Prenant le chemin que sa maîtresse avait emprunté quelques minutes auparavant, il finit par les avoir en vue. Mince. Des larmes coulaient sur les joues de la jeune femme… Mais le domestique se retint d’avancer plus. Il resta là, déconfit, debout à plusieurs mètres, il ne voulait pas être à portée de leurs voix. Il se retourna même. Il détestait voir sa bienfaitrice pleurer, alors pleurer en étant couverte d’hémoglobine, c’était un peu too much.

Damian ne vit donc pas monsieur Nilhem commencer à pêter les plombs. Son attention fut attirée vers lui uniquement quand il entendit le bruit de son poing contre le mur, qui le fit sursauter. Son regard se posa sur le gentil, le doux monsieur Nilhem, le meilleur ami de sa maîtresse, mais… Il n’était pas là. C’était quelquechose d’autre, quelquechose en costume de Nilhem, qui venait de cogner un mur innocent, et qui avait désormais sa baguette dans la main. Un médicomage sortit le moldu de sa stupeur en passant à côté de lui aboyant des ordres que Damian n’enregistra même pas.

« Sectumsempra »

Damian ne savait pas ce que ça voulait dire, ni ce que ça faisait. Il vit cependant le médicomage tomber au sol. A vrai dire, ça n’était pas bon, pas bon DU TOUT ! Et Miss Cassandra était coincée dans ce traquenard. Elle en avait sans aucun doute déjà assez bavé pour la soirée, non ? Le moldu avait jeté son sac au sol, profitant de l’attention que monsieur Nilhem portait au médicomage atteint par son sort pour se précipiter sur sa maîtresse. Elle seule comptait, c’était d’une évidence. Limpide. Lui qui n’était pas tellement courageux aurait tout fait pour la protéger, comme maintenant, même si ça voulait dire se mettre entre elle et celui qui avait toujours été un aimable Kark avant ce soir. Un peu de course et une glissade plus tard, il y était. Ses bras autour de Cassandra, tant pis pour ses vêtements souillés, il avait le dos tourné vers l’agresseur, les yeux fermés, et retenait son souffle. Au cas où. Comme si ça pouvait suffire pour atténuer la douleur, ou provoquer la chance.

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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Dim 14 Oct - 2:10
nil mortalibus ardui estEvent final C'est beau l'amour paternel, sincèrement et sans sarcasme cette fois. Quand je vois comment papa Sabordage s'occupe de cognard Sabordage, se serait rpesque mignon et émouvant. Même son sermon sur l'ivresse à peine supposée d'isilde me ferait presque verser une petite larme mais là non, bordel ! J'en ai marre d'être aux premières loges de ce spectacle tandis que la boule humaine m'écrase encore au sol ! Bon d'accord, je ne me souci peut-être que de ma petite personne, sûre que la jeune pirate souffre le martyre contorsionnée ainsi... Quoique l'alcool doit déjà bien l’anesthésier... Note à moi-même, me mettre une mine avant ma prochaine sortie. Et le padre arbore un grognement presque flippant du genre des gars qui se font briser les côtes une fois par semaine.

Enfin... L'attente fut longue mais... Libérée ! Délivrée ! Ils ont enfin transplané !

" Hep, merci. Heureuse de voir que vous pensez à moi, l'airbag humaine pour marins d'eaux douces ! Non, ne me proposez pas votre aide, je me débrouille, oui et merci tout ça ! "

Je râle, je râle, d'accord mais c'est en me relevant que je constate qu'il doit encore me manquer mon dos quelque part. C'est qu'elle cogne dure quand elle veut ! En tout cas, je crois qu'en m'étirant j'ai failli littéralement me bloquer le dos. Pffff et il faut encore transplaner maintenant jusque Pré-au-lard ? Bon, je pourrais demander un coup de main à Marie mais je crois qu'elle a aussi bien morflée ce soir et Sir Wilfric Mulciber ? Mmhhh....Réflexion... Réflexion... Réflexion... Non ! Non et Non ! Il a déjà du se faire une idée de mes talents précaire ce soir, je ne vais pas non plus m’enchaîner à sa cheville pour qu'il me traîne comme un boulet ! Puis, il me fait un peu froid dans le dos pour avoir vue sa magie de près, je suis bien contente qu'il ne me zappe pas juste par principe ou par exaspération. Soudain mon nouvel ami revient se poser sur mon épaule, presque un petit câlin venant de mon nouveau lunascope, c'est qu'il est affectif en plus ! De quoi me redonner le courage de lancer le sort de transplanage après un dernier regard sur mon ancienne école.

" Bon, moi je t'en veux pas Poudlard, limite je comprend parfaitement ton point de vue ! T'inquiètes, les choses finiront par s'arranger, les élèves reviendront bien étudier, apprendre et... Ouais les trucs qu'on peut pas trop faire, enfin tu me connais, rien de bien méchant ! D'ailleurs, je prends soin du lunascope, compte sur moi ! "

Okay, parler à une bâtisse de pierre enchantée et meurtrière, ça peut paraître un premier symptôme de la folie, mais dans ce cas-ci, c'est justement l'école qui a engagé le dialogue la première, donc j'ai le droit de lui tenir la conversation si je veux non ? Et hormis mes fesses.... ma joue... mon dos... et les morts. Moi je ne vais pas me plaindre, surtout que la Valentine gonflable est officiellement passée de l'oubli au trépas ! Hep, je ne vais surement pas le crier tout haut, mais je me suis amusée ! Aller ! Transplanage à l'infirmerie et je reprend une mine renfrognée pour ne pas dénoter avec la gueule d'enterrement qu'ils doivent tous tirer là-bas !

--- Transplanage en cours --- Réussite totale !

Ho, je n'en doutais pas, les techniques pour fuir le danger, c'est l'une de mes spécialité après tout non ? Et hop, c'est encore plus agité que le couloir qu'on vient de traverser dans cet infirmerie ! Ça gueule, ça geint, ça se morfond et la plupart des mines sont sur les nerfs... Okay Val, ce n'est pas le moment de... Ouais non, vraiment pas le moment de l'ouvrir là ! Toute façon, les médicomages courent dans tous les sens, mais aucun d'eux ne daigne s'arrêter à mon chevet... Ouais, je le disais, les VIP avant les sorcières de pacotilles, d'accord. Toute façon, pas besoin d'eux, je vais me servir moi-même discrètement pour m'emparer d'un bon sac de glace que j’applique aussi vite sur ma joue. Hoooo extase et paradis, juste ce qu'il me fallait !

" Allez ! Ouais les mages, continuez ! Je suis à fond derrière vous ! Sauvez tous le monde ! Sauf Isilde, le championnat de quiddish ne pourrait pas se passer d'un tel cognard ! "

Oui, je sais, je suis sympa de mettre tout mon enthousiasme pour encourager les gens autour de moi. Non, le seul truc que j'attends c'est qu'on nous libère enfin et que je retrouve mon lit pour genre les mille prochaines années ! J'en ressortirais quand j'aurais l'âge de Wilfric !

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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Dim 14 Oct - 16:24
Eh ben, elle avait les os solides la Valentine ! Et ses omoplates étaient super confortables.  Mais même si j'lui avais rien cassé, je culpabilisais un peu de lui avoir fracassé le dos. « Dézolée Hartwood... pour m'faire pardonner z'te paierai un verre... d'eau. Un verre d'eau. » crus-je bon de préciser. Une main me saisit et vint m'arracher du dos de Valentine.  « Il faut que tu arrêtes de boire. De boire autre chose que de l'eau, j'entends. Regarde où ca te mène... Je suis très déçu... On en rediscutera... » Eh ! Il était vache quand même ! Au moins j'avais répondu à l'appel, non ? Et j'avais presque pas été un handicap pour mon équipe ! « Roh za va... on a bien rigolé quand même ! » Et puis j'pouvais pas deviner que cette potion me transformerait en cognard !

« Et après, vous vous occuperez de ma fille. » Quelque chose n'allait pas. Je sentais un truc changer dans ma tête, mon esprit était influencé par ma nature de cognard. Quand le vieux me tendit devant le médicomage au nez protubérant je ressentis une envie... irrésistible... de... COGNER ! Je m'arrachai à la poigne de mon père et fonçai droit sur l'énorme pif du mage qui céda dans un "crac !" sinistre. Peu désireuse de m'arrêter là je m'envolai en trombe dans la clinique  pour causer la panique en rebondissant sur patients et médicomages. En fait c'était trop fun d'être un cognard ! J'avais que deux choses en tête et ça m'éclatais. Foncer, cogner, foncer, cogner, foncer, cogner.  « OUAHAHAHAHAH ! » C'est alors que je repérai une cible particulièrement alléchante : le gigantissime nez de Nilhem Kark. Une petite voix me disait que ce n'était vraiment pas une bonne idée, il n'avait pas l'air dans son assiette. Mais l'appel de la tatane était trop fort... je tentai de résister mais tout ce que je pouvais faire c'était... CHAAARRRGEEER !

***

Quand Théodule aperçu le cognard fou qui semait la terreur au sein du personnel, il y vit une occasion de briller. Le basique avait passé des années à travailler comme un acharné dans cet hôpital pour se faire remarquer par son patron. Mais malgré toutes ses tentatives pour se démarquer il était toujours resté invisible aux yeux de ce dernier. Mais là il avait une chance de tout changer. Toutes ces années passé à se faire bombarder de souaffles comme gardien dans une équipe de Quidditch amateur allaient enfin servir à quelque chose ! Oui, cette fois Théodule l'aura, sa promotion. « J'AI ! » hurla-t-il avant de se lancer dans une tentative d'interception digne des meilleurs show TVM. Il esquiva un patient, sauta par dessus une table, se receptionna avec une roulade et enfin fit un impressionnant plongeon en direction de la balle. Il la saisit contre son torse à deux mains et la plaqua au sol.

***

Graaaah mais il me voulait quoi lui ?! « MAIS LÂCHE-MOI TOCARD ! » Je me débattai furieusement pour essayer de me dégager mais mon ravisseur ne semblait pas prêt de me laisser partir. Ca me rendait incroyablement furieuse... tellement que je sentais disparaître mes derniers fragments de raison. « GNEUUH TAPEEER ! » Malheureusement son collègue – celui à qui j'avais probablement pété le nez – intervint avant que je n'ai le temps de me libérer et me lança un sort pour me rendre forme humaine.

Le retour à la normale fut atrocement douloureux. J'avais l'impression de grandir en restant coincée dans un étau de métal qui m'enserrait de plus en plus. Je hurlais à la mort comme un cochon qu'on égorge.

L'horrible sensation s'estompa enfin. Je me calmai un moment le temps de reprendre mes esprits. « C'est bon ? Ca va mieux ? » Je hochai la tête et il me lâcha puis m'aida à me relever. Ah ! Qu'il était naïf ! A l'instant même où je me retrouvai debout je lui fonçai dessus pour le pourrir. C'était sans compter sur l'autre rabat joie de médicomage au nez ensanglanté qui lança un autre maléfice qui fit apparaitre des cordes pour me saucissonner. Il se tourna ensuite vers mon père, couvrant son nez qui pissait le sang d'une main. «  Euh... elle risque de continuer à se prendre pour un cognard pendant deux ou trois jours. Il vaudrait mieux l'attacher solidement pendant ce temps là. »
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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Dim 14 Oct - 16:34


Alors que la poigne de fer de Nilhem se resserre comme un étau autour des épaules de Cassandra, une seule pensée occupe son esprit : la fuite. C’est trop, beaucoup trop. Elle doit partir de suite, il faut qu’elle s’en aille, loin, très loin. Elle ne veut plus jamais le revoir de sa vie, cette peine qu’elle lui a causée est beaucoup trop douloureuse pour qu’elle puisse lui faire face. Le regard insondable du Kark la remplit de terreur, et elle qui se croyait prête à subir ses foudres quelques secondes plus tôt se retrouve face à face avec son hypocrisie quand la folie de Nilhem la regarde droit dans les yeux. Et puis, aussi soudainement qu’il l’avait attrapée, il la lâche. Le silence assourdissant qui s’ensuit la tétanise, la remplit d’appréhension. Un poing dans le mur, un halètement épouvanté. La rage du Kark devait sortir d’une façon ou d’une autre et c’était le mur ou son visage, elle suppose. Elle tend une main tremblante vers l’épaule de Nilhem mais se ravise à quelques centimètres de sa peau et la place plutôt inconsciemment sur sa propre bouche, pour ravaler le moindre son qui voudrait s’échapper de ses lèvres. Des pas urgents résonnent dans le couloir déserté, un médicomage alerté par le coup d’éclat du jeune sang-pur.

« Sectumsempra »

Un petit cri de stupeur quitte Cassandra Zabini alors qu’elle regarde le guérisseur innocent se vider de son sang, les yeux écarquillés. Elle est tétanisée, incapable de faire le moindre geste, de prononcer la moindre parole, de prendre la moindre inspiration. Mais une sensation familière finit par la réveiller, une présence, un toucher qu’elle connaît par coeur. La chaleur de Damian qui la prend dans ses bras, qui se dévoue pour servir de bouclier à sa maitresse qu’il s’imagine en danger mortel. Les synapses de son système nerveux reçoivent comme un choc électrique et, dans l’urgence, elle reprend ses esprits. « Dam… DAMIAN ! DAMIAN LACHE-MOI ! » Elle le repousse violemment sur le côté, terrifiée à l’idée que son moldu, l’un des êtres vivants qu’elle aime le plus au monde, ne reste dans cette situation perilleuse, et profite de la confusion pour lancer un « INCARCEREM ! » à  un Nilhem qui a complètement et véritablement perdu l’esprit. « VA CHERCHER UN MEDICOMAGE ! » Elle ordonne à son esclave avant de rajouter un « MAINTENANT ! » devant son hésitation. Le moldu finit par obéir alors que Cassandra s’agenouille au chevet de ce qu’il est advenu de son meilleur ami, gisant au sol, prisonnier de lourdes chaînes métalliques. « Ma chérie, ta mère et ta sœur sont parties chercher Al… Mais qu’est-ce que… ?! » s’étonne Ellaria Zabini en glissant dans la flaque de sang qui s’écoulait du corps du médicomage. La vénérable sorcière réussit à garder son équilibre en s’appuyant contre le mur et lance un regard mi-consterné mi-désapprobateur à tous les acteurs de la scène : le guérisseur mourant, le jeune homme ayant perdu l’esprit, son arrière petite-fille qui avait clairement perdu le contrôle de la situation. « Grand-mère, s’il vous plait ! Il va mourir ! » la supplie Cassandra en désignant la victime d’un signe de tête. « Eh bien… Eh bien il faut aller chercher un médicomage ! » elle s’offusque. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien y faire, elle ? « J’ai envoyé Damian en chercher un mais il sera mort avant, faites quelque chose  je vous en prie ! » Le regard d’Ellaria fit à nouveau le tour de la pièce, puis elle posa sa fourrure de boursouf sur une chaise et s’accroupit consciencieusement à côté du corps se vidant de son sang en échappant un « Foutus Kark... » S’il y avait bien un truc qu’Ellaria détestait par dessus tout, c’était faire des choses. Elle attrapa un rouleau de gaze et fit de son mieux pour ralentir l’hémorragie d’une main incertaine en marmonnant dans sa barbe « Pureté et Puissance, Pureté et Puissance il mio culo ! Pureté et Connerie, oui ! Tous des tarés, pas un pour rattraper l’autre. Et voila, je me suis salie en plus ! Non mais vraiment, c’est pas possible qu’il y ait autant de cinglés dans une seule famille, et ils continuent de se reproduire en plus ! Ah voila ! Un médicomage ! Occupez-vous de lui, monsieur ! Mais-mais-mais qu’est-ce qu’il s’est passé ici ?! » bégaya le nouvel arrivant accompagné par Damian. « Aucune idée, pas mon problème ! Cassandra, on s’en va ! Je ne vais pas le laisser comme ça ! » Ellaria laissa échapper un claquement de langue agacé en jaugeant Cassandra de son regard empli de jugement. Quand sa petite-fille apprendrait-elle que ce genre de personnes ne font qu’entrainer les autres avec elles vers le fond ? Néanmoins, malgré sa mauvaise foi, la matriarche Zabini ne pourrait jamais abandonner la chair de sa chair dans le besoin. Elle soupira et chassa son agacement d’un geste désinvolte de la main. « Bah ! Très bien, je vais chercher sa mè… Hm. Son père. Braaaaasheeeeen, très cheeeeeeeeeeer ! » elle s’écria en partant à la recherche du très respectable Mr Kark, après avoir replacé sa fourrure sur ses épaules d’un geste grandiose.  

Pendant ce temps, Cassandra, toujours à terre, faisait de son mieux pour apaiser Nilhem alors que le médicomage traitait la blessure de la victime de son coup de folie. « On va le récupérer, je te jure. On va pas le leur laisser. Et c’est un garçon intelligent, tu le sais. Il va s’en sortir. Je te le promets. » Elle n’en savait rien, et elle n’était pas en position de promettre quoi que ce soit, mais elle était prête à dire tous les mensonges pour calmer la peine de son ami.

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Albinos - Fais plus confiance à son grand-père ou son oncle qu'à ses propres parents - Adorable petite Sang-Pure de bonne famille le jour, peste sanguinaire la nuit - Étudie la magie noire et ça ne l'aide pas à réfréner ses tendances violentes - Naïve mais pas stupide - Cuisinière intempestive de muffins et autres pâtisseries
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Dim 14 Oct - 17:33
Theresa aurait aimé défendre Poudlard.

Cependant, elle s’est retirée au dernier moment. La Chose aurait aimé avoir… des proies. Quelque chose à griller sous des sortilèges dangereux. Trop d’actions, trop de sang… il ne s’agit pas d’une situation convenable pour une jeune sang-pure de son âge ou dû moins tente-t-elle de se convaincre en restant au manoir. Depuis l’accident avec Lux, elle évite ce type d’affrontement. Trop d’excitation.

Seule, elle s’en veut de rester en arrière. Elle continue de lire ses grimoires : ces derniers temps, elle tente de s’informer sur les malédictions. Les brèves phrases échangées avec Lux se sont montrées très informatives pour des mises en garde ambiguës. Pourtant, rien de concret. Je dois chercher davantage… Je dois comprendre cette Chose qui veut que je fasse du mal… qui voudrait que j’aille là-bas pour endoloris des terroristes… et peler leur chair et… leur couper les veines et…  Les nouvelles la stoppent dans ses divagations morbides.

***

Elle débarque à la clinique Pré-au-lard vêtue d’une longue robe de sorcière noire cachant ses vêtements plus relâchés. Elle s’est dépêchée : se vêtir avec tout le goût que demande son nom prend trop de temps. Theresa regarde de gauche à droite mais la silhouette de son auguste grand-père lui demeure inconnue. Celle de Lodrick se cache ainsi que son père – dont la mort toute héroïque la satisferait – alors elle marche parmi les médicomages, une pincée de confusion en son esprit. La petite se fait bousculer ici et là à cause de l’agitation.

Son sourire se dessine tandis qu’elle trouve Nilhem, en parfaite santé. Une consolation maigre à côté de toutes les rumeurs atroces qui se répandent, la fumée provoquée par ce fou furieux d’Hélios Kark et le stress apparent sur les visages de ces pauvres basiques dépassés.

Elle avance, certaine de la mélancolie (presque usuelle à ses yeux) de son ami d’enfance mais elle prépare déjà ses mots. Pour lui. Et peut-être qu’elle l’invitera à un thé cette semaine et…

Il frappe le mur. Theresa Mulciber cesse d’avancer. Elle qui a exécuté des humains de la plus horrible des manières, celle qui joue avec une magie noire ancestrale et des sautes de personnalité terrifiantes… Ce simple geste la laisse bouche bée. Elle fronce les sourcils comme si elle venait de surprendre des libidineux en plein acte interdit avant de reculer d’un pas. C’est… c’est mal. Nilhem ne peut pas faire ça. Pas lui. Il… Il…

Il te ressemble tiens. Regarde comment il envoie ce beau Sectumsempra sur le pauvre médicomage… Ah la victime se tord, vois-tu le visage scandalisé de la cruche Zabini ? Tu devrais lui demander où il a appris à lancer un si merveilleux Sectumsempra… un art qui se perd sans doute et…

Arrête. Nilhem est mon ami. Ça ne peut pas être vrai. Ça ne peut être lui. Il est le meilleur d’entre nous… Oui, il est meilleur.

La jeune fille déglutit. Dans cette folie sanguinaire… elle se reconnaît. Les mêmes yeux. Cette même envie indescriptible de faire mal. À quelqu'un. Quelque chose. Non, Nilhem ne peut pas… ne peut pas devenir comme moi. C’est impossible. Je le refuse. Theresa reprend son avancée dès que Cassandra emprisonne le Kark d’un incarcerem. Chaque pas se calcule en prise de risque, en stratégie pour aborder la chose… mais surtout que dire. Que dire lorsque la cruauté du monde oblige une pareille transformation en… monstre. Que dire lorsque la folie d’un autre ressemble à la sienne.

Elle se sent un peu à l’écart près des Zabini et d’un moldu. Ellaria s’en va, ce qui l’aide à reprendre un filament d’estime de soi. « Nilhem… souviens-toi qui tu es. Tu ne veux pas ça », lui dit-elle à voix basse. Elle se retourne vers Cassandra et aimerait la dévisager, la blâmer pour l’état de Nilhem. En fait, elle se sentirait capable de lui faire un procès, là, tout de suite. Toutefois, elle se retient. Il y a plus important et… elle sait que Cassandra et lui partagent une grande amitié. Certes compliquée, mais grande.

Pas de temps pour la jalousie. Au lieu de ça, elle hoche la tête d’un ton qu’elle veut entendue avant que ses traits se durcissent devant les bandes compactes de curieux qui s'accumulent près de la scène. « Amène-le dans une chambre à part. Il ne doit pas rester ici. », ordonne-t-elle à la Zabini dans un élan d’autorité qui fait honneur à sa famille mais qui tranche avec sa position auparavant effacée.  

« Il n’y a rien à voir. » Les paires de yeux ne bougent pas. Elle se racle la gorge en laissant sa baguette glisser entre ses doigts avec finesse. « Quiconque empêchera le prompt rétablissement d’un Kark aura affaire à la Commission de la Trahison pour sabotage et collaboration indirecte avec l’ennemi... » Les curieux reculent mais ne sont pas encore décidés. Theresa fait toujours dos à Nilhem et Cassandra : c’est dire, elle ignore s’ils restent là. « Dégagez ou vous aurez affaire à une Mulciber en colère. » Ces mots sont sortis tout seul. La haine est contagieuse et se distribue comme du pain chaud ici. Sa baguette se transforme en fouet électrifié qui longe le sol pareil à un serpent. « Faites de l’air par Salazar ! » Les derniers curieux s’en vont, empressés d’échapper au courroux de Theresa Mulciber. Ses yeux gris percent l’ensemble de la salle, à la recherche de quiconque voulant en découdre. Je te protégerai Nilhem… Je te protégerai malgré tout.

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Chibis par Eoin:
 
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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Dim 14 Oct - 20:44
« La fin »
Sujet de conclusion


QG temporaire de l'Ordre du Phénix, Ecosse, 6 octobre 2047, 3h19.

Scarlett Fuller était agitée. Autour du godet de whisky pur-feu qu'on lui avait apporté, ses doigts se crispaient nerveusement. Face à elle, alors que la sang-mêlée s'était attablée, Jane était restée debout, fixant par la fenêtre du quartier général temporaire. Il faisait désormais nuit noire sur la lande déserte. C'était à peine si elle voyait les gardes à leurs postes. Les deux femmes avaient profité du calme revenu sur le QG et de l'heure avancée pour se réfugier dans une pièce fermée. Obbie ronflait sur un canapé, à quelques mètres seulement de ses vieilles amies. Scène plutôt habituelle, si on oubliait qu'aucun poil de moustache ne tressautait à chacune de ses respirations. Horreur. « Connards de bouffeurs de morts. Putains de Kark. » La Callaghan pivota vers son amie, lui offrant un léger sourire compatissant. « Tu devrais aller te reposer. La soirée a été longue pour tout le monde. » L'autre secoua la tête. « Il faut qu'on parle de quelque chose avant. » « Silas ? » « Silas. » L'Irlandaise vint s'asseoir sans que Scarlett ait eu besoin de l'en prier. Bien qu'elle fut épuisée, elle n'aurait jamais pu lui refuser cette confrontation. Pas à celle que les années avait fini par lui faire considérer comme une sœur. « Qu'est-ce qui nous a pris ? Pourquoi on a écouté ce taré ? Maintenant, on a trois gamins sur les bras, dont le fils de Salope Kark ! C'est pas qu'elle me fait peur, la desperate housewive, mais c'est pas pour autant que j'ai envie de la foutre en rogne plus que ça. » Jane haussa un sourcil. « Tu dis ça parce que tu as aussi tué son frère ? » La Fuller se rembrunit. Ce n'était pas prévu au programme et elle n'y avait pris aucun plaisir. Le meurtre ne devait jamais être banalisé. Pour autant ... « Il fallait le faire. » Elle coula un regard vers la Kantaro à la bouche ouverte. Au moins un qui dormait comme un bébé, la morale étouffée par la nécessité. Celle de Scarlett, en revanche, la tourmentait. Son amie ne pouvait que le comprendre, aussi passa-t-elle sa main par-dessus la table afin de serrer la sienne. « Je ne te le reproche pas. Nous aurions de toute façon dû en arriver là, un jour ou l'autre. Quant aux enfants ... » Elle fit mine de réfléchir. « Nous les traiterons bien, même s'il faudra, pour certains d'entre nous, prendre les mêmes précautions que pour Mulciber. Et nous les utiliserons aux fins identiques que celles prévues. » La Phénix acquiesça, renforçant son étreinte autour des doigts de sa leader. Elle faisait confiance à Jane. C'était eux depuis le début, depuis qu'ils avaient tant perdu. « Et pour Trueblood ? » Une lueur de détermination supplanta la douceur dans la prunelle de la Callaghan. Un instant seulement. Assez pour que Scarlett la surprenne, cependant. « Ne t'en fais pas pour lui. Je le garde à l’œil. » Et à la Fuller d'espérer que sa comparse savait ce qu'elle faisait, là encore. Sans cette fois, portée par un sombre pressentiment, en être tout à fait certaine.

Le lendemain à 14h précises, toutes les radios magiques britanniques se régleraient contre leur gré sur la station rebelle. Dans un discours de quatre minutes et trente-sept secondes exactement, Jane Callaghan annoncerait les noms des trois élèves de Poudlard retenus par l'Ordre du Phénix, assurerait que leur état de santé après avoir diffusé le message de leurs voix tout à fait alertes - et quelque peu énervées, plus qu'effrayées. Jonathan Tuttlemeyer, Georgia Crispy et Selden Kark - basique de rang 3, née-moldue et sang-pur. Après quoi, elle annoncerait la rançon : un assouplissement drastique des lois ministérielles pour une égalité totale entre sorciers, les mêmes chances pour tous. Une réflexion réelle autour de l'abolition de l'esclavage. Et pour terminer, la fin de l'oligarchie. Une élection, elle réclamait une élection démocratique. Les Mangemorts préféraient-ils demeurer dans leurs carcans dictatoriaux, au détriment de l'existence de trois jeunes enfants ? De trois citoyens en devenir ? Le souaffle était désormais dans leur camp. Ainsi que dans celui de chaque sorcier, appelé à se dresser pour la liberté.


Quartier d'Eden, Londres, 6 octobre 2047, 14h.

Oliver frappa dans ses mains, Ali à ses côtés. Celle-ci avait passé les dernières heures dans une pièce adjacente, une sorte d’atelier où elle avait ré-assemblé les pièces. Finalement, elle revint voir Oliver une fois la journée bien avancée, et ce dernier avait, au bout de quelques minutes de conversation
« Camarades, amis, j’ai quelque chose à vous dire. Nous avons, grâce à l’aide précieuse de notre docteur en ingénierie nucléaire, le Docteur Ali Sheffer, et grâce à l’aide de Dieu, réussi à récupérer tout le matériel nécessaire à la production d’électricité de manière autonome. » Il se tût un instant pour faire durer l’effet de son annonce. Les chuchotements se répandaient dans la masse des personnes présentes : enfin ! L’électricité, de retour ! Les plus jeunes n’avaient que de vagues souvenirs, les anciens, ces survivants de l’Apocalypse, avaient attendu ce moment pendant…. « Longtemps. Cela fait longtemps que nous avons cherché à contrer la perte de nos sources d’énergie. Et voilà que maintenant, enfin, nous reprenons notre pouvoir. Ce pouvoir, nous l’avons, grâce à Eden. Grâce à l’électricité que nous pouvons désormais produire en masse et sans avoir à s’économiser…. Pour preuve... » Oliver se dirigea vers un interrupteur, petit objet quelconque qui passait inaperçu et inutile dans l’immensité de la pièce, originellement une salle de réunion de quartier londonnienne. Il appuya sur l’interrupteur, et une partie des néons s’allumèrent aussitôt, baignant la pièce dans une lumière crue qui noyait celle des lampes qu’ils utilisaient jusqu’à présent. « Et la lumière fut. » ajouta Oliver, un sourire en coin. C’était une victoire. Une réelle victoire sur la domination sorcière.


Sur toutes les radios magiques, Royaume-Uni, 7 octobre 2047, 19h.

« Je ne peux pas.» avait-elle soufflé en tamponnant dignement ses yeux de son mouchoir de lin lunaire. « Je…» Sa voix manqua de se briser de nouveau en un sanglot, qu’elle réprima, et Harmakhis lui en fut gré. Calliope avait repris conscience trois heures plus tôt. Trois petites heures où la Kark avait eu tout le temps d’apprendre et de comprendre quelles étaient ses pertes. Trois petites heures où son esprit de mère avait eu le temps d’inventer les milles et un supplices qu’on faisait endurer à son enfant. Son tout petit. Face à ça, la perte de son propre frère avait figure de goutte d’eau dans l’océan. Et il avait fallu que ça soit Scylla qui lui arrache Selden. Sa petite Scylla. N’avait-elle rien offert à cette petite que son amour et sa compassion ? Ne l’avait-elle pas toujours cajolé quand son propre père ne lui adressait que de la haine, et que sa mère de l’indifférence tant elle était absorbé par le contenu des verres dont elle s’enivrait ? Calliope avait traité la petite presque comme la sienne, et la félonne lui avait arraché ce qu’elle avait en ce monde de plus précieux. Son tout petit.
« Je serais capable de leur céder, Harmakhis. Je le sais. Pour le retrouver, je serais capable de les exaucer. Il faut que ça soit vous, il faut vous preniez ma place.» L’aveu de sa propre faiblesse manqua de la suffoquer de nouveau. Pour autant, le Lagides ne nourrissait aucun dédain à l’égard de cette déclaration. La sorcière dans ses pleurs, et son honnêteté démontrait une force dont peu était capable : admettre son impuissance. Faisant montre d’une certaine compassion, il s’approcha avec prudence du lit de la sang-pure, il tapota doucement sa main, lui offrant un réconfort paternaliste. « Nous retrouverons votre garçon, Calliope. Ainsi que les deux autres adolescents. Et alors... » Il vit une lueur embraser le regard d’obsidienne de la Kark, l’éclat fragile d’un espoir qui ne demande qu’à brûler plus fort. « Et alors, nous ferons payer à ces terroristes chaque offense. » La flamme dans ses prunelles s’embrasa, se muant en quelque chose de fiévreux et fou, qui promettait feu et sang. Pour la première fois, Harmakhis découvrait sur le visage de la Poufsouffle le célèbre regard Kark. Ils échangèrent de nouveau sur des détails pratiques, quant au plan qu’il avait élaboré pendant Calliope était inconsciente. La sang-pure acquiesça, validant chacune de ses requêtes toute aussi sensées qu’avisées. Il quitta la chambre de l’hôpital Morgane où on avait transporté la Kark, pour gagner à grande enjambée le ministère de la magie. On avait aménagé à sa demande dans le bureau du feu ministre de la magie, un cabinet d’enregistrement pour adresser à la population les dernières informations concernant l’affaire Poudlard et ses otages. Après l’annonce de la Callaghan, le Lagides avait senti tout Avalon s’agiter, tous se murmuraient leurs avis quant à la marche à adopter. Mais le sang-pur n’avait que faire des murmures, et des avis des sots. Loin d’être dévoré d’orgueil comme le funeste Arutha Kark, il avait pourtant la certitude que sa solution était celle qui leur ferait retrouver non seulement les otages, mais aussi gagner la guerre.

Arrivé dans le studio de fortune, il fit signe à son assistant que tout avait été validé par la Kark, et déjà plusieurs sorciers agitèrent leurs baguettes pour mettre en branle les appareils radiographiques de la pièce. Il s’avança vers le micromagique et commença son allocution. Sa voix lourde et grave, résonna dans le bureau, mais pas seulement, elle été reportée en écho sur tous les postes radios magiques du pays. Il asséna les formules de politesses d’usages, ne manqua pas de rassurer la population quant à l’état de Calliope Kark, de rappeler que Poudlard demeurait encore à ce jour inaccessible en dépit des efforts répétés du ministère de la magie, et enfin, enfin il aborda le sujet qui agitaient les lèvres de tout le Royaume-Uni. « Concernant les otages, hier nous avons découvert tout comme vous les revendications des terroristes. Et après avoir bien pesé le pour et le contre, il a été décidé par le ministère de la magie, et par ses protecteurs, le Conseil Mangemort, de ne pas leur céder. Nous ne négocions pas avec des terroristes. Nous ne transigeons pas avec des êtres capables de s’attaquer à des enfants innocents, dont le seul tort est d’avoir été de se sentir en sécurité dans leur école. Nous ne pouvons leur faire confiance. » Il marqua une pause, le temps de reprendre son souffle que sa légère exaltation d’orateur avait rendu plus court que prévu. Plus posément, de la voix du vieux renard qui a toujours trois coup d’avance sur le loup, il continua : « Mais ce que nous pouvons faire, c’est les traquer, retrouver nos enfants, et traduire ces monstres devant notre justice afin qu’ils payent pour leurs crimes. »


Parc de Poudlard, Ecosse, 9 octobre 2047, 22h33.
« Tu es absolument sûre qu'on peut passer ? » Marchant derrière la femme, Sevastian Dolohov arborait derrière son air hautain, une mine renfrognée. Revenir sur le territoire de Poudlard après que le Château ait signifié au Directeur en personne qu'il ne voulait plus de sorciers en son sein jusqu'à nouvel ordre relevait du suicide. Et chacun savait que le Directeur d'Azkaban était un couard. « Certaine. » affirma Esmé Kark dont les longues enjambées montraient qu'effectivement, elle n'en doutait pas un instant. Ils étaient arrivés aux abords des grilles. La circassienne n'hésita pas un instant, franchissant la barrière. « Mais le temps imparti nous est limité, alors presse-toi. » Et ils pénétrèrent dans l'enceinte de l'Ecole. Toutefois, plutôt que de se rendre vers l'entrée du bâtiment séculaire, ils prirent le chemin de la Forêt Interdite. Le sang-pur vit son amie se détendre subitement à peine eurent-ils dépasser les premières cimes, tandis que lui jetaient des regards de tous côtés, méfiant, baguette au poing. « Détend-toi un peu, Sevy. Je t'ai dit que nous ne risquions rien. » « Tu m'excuseras si j'ai du mal à croire aveuglément en la parole d'une catin. » Loin de s'offusquer, la Kark haussa les épaules. La même rengaine, la même insulte affectueuse depuis près de trente ans. On s'habituait. Surtout après tout ce qu'elle avait traversé. De toute manière, des bruissements se firent entendre, les informant qu'ils n'étaient définitivement plus seuls. Les traits d'Esmé s'éclairèrent à la vue de la créature qui s'avançait vers eux. « Firenze. C'est bon de te revoir. » Le vieux centaure dont ils venaient d'envahir le territoire renâcla. « Le plaisir n'est pas partagé, humaine. » La sorcière esquissa une moue boudeuse. « Méchant. » Aucune réaction. Les émotions des humains le laissaient tout à fait indifférent. Il lorgna du côté du Dolohov, ne paraissant pas se sentir davantage menacé. Il fallait dire qu'une armée de ses congénères les encerclaient, la corde de leurs arcs tendus, les flèches pointées dans leur direction. Et puis, ils avaient un accord. Ayant déjà oublié sa contrariété, elle lui tendit un épais paquet rectangulaire dont il examina le contenu avant de faire signe à deux autres créatures de les rejoindre. « Apportez-le. » Des bruits de sabots et quelque chose qui échouait lourdement sur le sol, à leurs pieds. Esmé regarda le corps d'Arutha Kark, à l'expression encore figée par cette haine qu'on lui avait toujours connu. Sa gorge tranchée nette d'où le sang ne s'écoulait plus depuis longtemps. Sevastian, quant à lui, paraissait avoir retrouvé toute sa joie, certainement grâce au plaisir d'anticipation sadique que lui évoquait cette vision. « Est-ce qu'il est mort ? » interrogea la Dresseuse. Le Dolohov faillit se moquer d'elle, mais s'interrompit en constatant que quelque chose clochait dans ce cadavre. « Oui et non. » « Plus précisément, Firenze ? » Les centaures et leur sale manie de parler par énigmes. « Quand nous l'avons trouvé, il ne respirait plus. Mais n'était pas exempt de vie pour autant. A notre demande, les elfes l'ont maintenu ainsi. » Bien, ça ne s'arrangeait pas beaucoup. Surprenant le regard fiévreux du savant-fou, elle l'encouragea à développer. « On dirait que la Magie, noire, sûrement, l'a ... préservé. Cette raclure de bidet est toujours là, quelque part. » Plus livor mortis que rigor mortis. Ce qui plaisait d'autant plus au Directeur d'Azkaban. La pêche n'en était que meilleure. Esmé en vint à la même conclusion, ses joues se creusant en un sourire enfantin joyeux. « Excellent ! » Elle n'en espérait pas tant. Cela rendait leurs projets d'autant plus réalisables. Alors pourquoi se retenir d'exulter ? L'échange fait, Sevastian fit léviter le corps jusqu'à ce qu'ils repassent l'enceinte sans encombres. Cette fois, ce fut Esmé qui s'accroupit afin de toucher la silhouette glacée de « feu » son mari. « La mort était de toute façon trop douce pour toi, mon amour. Avec ce que je te réserve, tu auras enfin ce que tu mérites. » Grâce aux bons soins de Sevastian, Arutha Kark perdurerait. Du moins, une partie de lui, ce qu'il en resterait. Une âme souillée dans une enveloppe difforme, méconnaissable, douloureuse, soumise au pouvoir des autres. D'une autre. L'héritier Kark allait rejoindre le bestiaire horrifique de sa femme. Parce qu'après une existence entière de méfaits tous plus terribles les uns que les autres, d’engendrement de souffrance et de malheurs dans son sillage, c'était bien tout ce qu'il méritait.



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ϟ C'est la fiiiin ! : Merci à vous petits poulpes pour cet event plein de rebondissements ! On vous laisse découvrir la fin à travers ce dernier tour.

ϟ Et après ? On vous invite à aller lire le nouveau bilan qu'on vous a concocté, qui devrait vous apporter toutes les informations dont vous avez besoin

ϟ J'ai des trucs à dire !Vous pouvez poster autant que vous voulez à la suite jusqu'à la clôture des sujets

La Porte des Secrets
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Age : 27 ans
Sang : Basique rang 3
Statut : En harmonie avec elle-même (oui oui)
Métier : Désormais sans emploi
Baguette : 22,5 centimètres, bois de cyprès, ventricule de dragon, flexible et légèrement tordue (un peu comme elle)
Epouvantard : Une foule immense, infinie. Et elle, étouffée parmi les gens, prise au piège dans la marée humaine
Dialogue : #006633

Elle te juge en silence ♦️ Tu finiras maudit avant de pouvoir la toucher ♦️ Passion morbide pour les moldus, mais elle se soigne ♦️ Écolo convaincue ♦️ La famille avant la faction ♦️ Un peu fêlée mais très sympa ♦️ Pureté du sang ? Qu'est-ce que c'est que ce truc ? ♦️ Torture des gens au nom de la science ♦️ Fait exploser des trucs contre son gré ♦️ Se marier et avoir des enfants, c'est pour les faibles ♦️ A participé à la défense de Londres ; la défaite des mangemorts lui a laissé un goût amère et un renforcement de son anxiété ♦️ A récemment quitté son emploi à Azkaban, dépitée par le manque d'évolution de son travail et voulant avant tout aider sa famille à se reconstruire ♦️ S'est relancée dans ses recherches sur le houdou
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Dim 14 Oct - 22:24
Il faut que tu te barre d’ici, cet endroit est définitivement maudit ...

Elle inspire, elle expire, et tente de reprendre son calme malgré les piaillements de la beuglante. Elle le sait, pourtant, qu’elle ne devrait pas y prêter attention. Mais la douleur, celle qui persiste dans un coin de sa tête, elle refuse de partir et ça n’arrange rien à son manque de patience croissant. La seule chose à laquelle Marie arrive encore à penser, c’est la sortie la plus rapide possible de cette école qu’elle arbore à présent avec une intensité toute nouvelle. D’un mouvement brusque de la main, elle chasse le bout de papier pour se concentrer à nouveau sur la sortie toute proche.
Un pas, puis l’autre et la voilà aspirée par l’école pour qu’elle déguerpisse plus vite. Lorsqu’elle rouvre les yeux, le décor familier du parc l’accueille à nouveau, cette fois dans des circonstances moins agréables. Quand on donne l’ordre de transplaner, elle n’y réfléchit pas à deux fois pour s’exécuter, ignorant une dernière fois la douleur qui lui fait pourtant bien tourner la tête.

Adieu Poudlard.

L’instant d’après, elle sentait son estomac se tordre pour finalement changer à nouveau de décor. Ce n’était pas plus mal cela dit, cela voulait dire qu’elle pourrait bientôt rentrer chez elle. La maison ... Yewande allait être morte d’inquiétude, elle qui passait son temps à veiller sur ses arrières. Et puis tous les autres aussi, elle n’allait pas y échapper. Ce serait trop simple sinon.

Elle cligne des yeux un instant, un peu perdue maintenant que la situation s’était calmée, et regarde tout autour d’elle. Rien que des visages étrangers, personne pour l’instant qu’elle ne connaisse assez. Une pointe de déception, comme la dernière fois à Londres, lui reste en travers de la gorge. Elle aurait aimé faire mieux, ne pas être tout simplement … Inutile. Faible. Des choses comme ça. Elle aurait voulu être forte, comme son père, mais tout ce qu’elle arrivait à faire, c’était de glisser sur de la glace et ne pas réussir ses sorts. Et tandis que les médicomages s’affairaient autour des sangs-purs, Marie se force presque à se poser dans un coin, pour faire passer sa migraine persistante avant de rentrer pour retrouver sa famille. Au moins quelque chose de positif dans toute cette histoire. Ça, et le fait que les Phénix n’avaient pas non plus remporté cette manche.

Les cris n’arrêtent pas, ça fuse de tous les côtés à appeler les proches en espérant qu’une oreille attentive prête attention à toutes ces plaintes. De ses yeux fatigués, Marie observe la ribambelle de blessés qui défilent encore et encore. Elle-même ne se sent pas en forme ; la douleur est même peut-être pire que tout à l’heure. Les deux coups qu’elle s’était pris avaient été un peu fort certes, mais pas moyen de comprendre pourquoi ça persistait. Et Marie aurait continué à attendre encore un moment si elle ne s’était pas rendue compte soudainement que son nez se mettait à saigner.

« Qu’est-ce que c’est que ces conneries encore ... » Elle essuie d’un coup sec avec sa manche, mais le sang dégouline de plus belle. Et ça c’était pas bon du tout. Yewande allait vraiment paniquer. Elle avait promis de rentrer en bonne santé et voilà le résultat.
Imitation Game
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Crédits : Shiya

Double compte : Hija Sabordage & Lux Salamander & Darwin Roy

Age : 22 ans
Sang : Sang-pur
Statut : Célibataire, ses fiançailles sont reléguées au second plan pendant que les projecteurs sont braqués sur Mervyn Jr. Un état de fait qui lui va parfaitement.
Métier : Il a récemment obtenu un poste au Département des Mystères, comme Langue-de-Plomb.
Baguette : Bois de noyer, 18 cm, crin de licorne.
Dialogue : teal

Extrêmement maladroit, il est dépourvu de toute coordination. - Inventeur assez génial, son cerveau est toujours en ébullition. - Toujours vierge, ce grand timide est un romantique dans l'âme, dans ce monde où tout n'est pas rose et loin de là. - Depuis la Tour des Médias, il a pris conscience que son statut de privilégié le met face au mur dès qu'il est en difficulté. - Mais la perte du Manoir Kark l'a mis dans une colère noire. - La trahison de sa cousine l'a détruit, le plongeant dans une spirale de pensées sombres dont il ne se sort pas. Son innocence s'est bel et bien envolée.
Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
ce message a été posté Ven 2 Nov - 21:32
Il n’y a plus rien. Plus aucune sensation, plus aucun sentiment. Mais ça n’a rien de la douce euphorie dans laquelle il se complait en compagne d’Isilde, quand il lâche du lest. L’obscurité ambiante l’étouffe, s’infiltrant en lui par sa bouche entrouverte, par ses narines, ses oreilles, tous les pores de sa peau. Il suffoque, soudainement, et le sort ne l’a pas soulagé. Cette noirceur, il ne sait qu’en faire. Il a perdu tout repère, physique, mental. Il peut la laisser le submerger ou la combattre, l’évacuer, comme il peut. Quelle importance ? Que changera la décision qu’il prendra ? Rien. Il n’a jamais eu le contrôle de quoi que ce soit. Il a toujours subi, son nom, sa famille, le regard des autres, les attaques des terroristes. Jamais il n’a fait le mal, jamais il n’a nui à autrui. Et ça n’a rien changé. Alors à quoi bon ? A quoi bon essayer, à quoi bon se contrôler, à quoi bon sourire, à quoi bon créer quoi que ce soit ? Puisque tout sera détruit, un jour ou l’autre. Il n’a plus envie. Il n’a plus la force. Il n’est tout simplement plus. Il abandonne. Pour de bon. Ce n’est pas simplement du découragement, c’est un renoncement, pur et simple. Stop. Que tout s’arrête. Une bonne fois pour toutes. Et il est exaucé. Pas réellement. Il n’a pas vu Damian arriver. Il n’a rien vu. Il ne fait que sentir, soudainement, l’étau se resserrer autour de lui, comme si les volutes ébène avaient pris le dessus pour l’étreindre mortellement. Ses yeux se baissent pour voir les liens. Sa baguette a roulé, au sol, mais il ne la regrette même pas. Il n’a pas envie de comprendre. Qu’on le laisse tranquille. Il est tombé. Ce n’est pas une nouveauté. Il ne se fait même pas mal. Peut-être. Il ne le sent pas, dans tous les cas. Ses lunettes gisent un peu plus loin.

Bouge-t-il encore ? Le visage de Cassandra lui apparaît. Elle lui parle. « On va le récupérer, je te jure. On va pas le leur laisser. Et c’est un garçon intelligent, tu le sais. Il va s’en sortir. Je te le promets. » Qu’elle se taise. Il n’a pas envie qu’on lui dise que ça va aller. Parce que ce sont des mensonges. Ça ne va jamais. Oui, il se débat, il le sent, dans la contraction de ses muscles. Pourquoi ? Pourquoi se battre, encore ? Pour qu’elle se taise. Pour qu’ils se taisent, tous. Qu’ils arrêtent de lui mentir. Il n’en peut plus. Il veut partir. Où ? Il ne sait pas. Il veut que ça s’arrête. Parce que ses neurones se sont remis en marche. Et les rouages de son esprit lui font mal, broyant tout sur leur passage. Il gémit, ou grogne, le son qui s’échappe de ses lèvres n’est pas identifiable. Incapable d’articuler quoi que ce soit. Qu’on le laisse partir. Il veut s’en aller. Et un autre visage s’ajoute à l’addition, le faisant se débattre un peu plus fort. « Nilhem… souviens-toi qui tu es. Tu ne veux pas ça » « Taisez-vous.» S’il pouvait porter ses mains à ses oreilles, il le ferait. Il se contente de fermer les yeux, espérant qu’elle disparaisse. Qu’elles disparaissent. Pas question de les écouter une seconde de plus. Ni de les entendre. Qui il est ? Il est Nilhem Kark. Un abruti congénital qui a fait confiance toute sa vie à une personne qui n’a pas hésité une seconde avant de le trahir. Petit-fils de grands-parents assassinés. Neveu d’un oncle assassiné – et seulement ça, comme hurlent ses neurones, elle a menti, elle a menti, elle n’a fait que mentir, elle n’a … et c’est un sanglot, finalement, qui secoue le corps de ce grand escogriffe, de cette coquille vide et pourtant tellement pleine de sentiments, de rancœur, de désespoir qu’elle est sur le point d’exploser. Il n’entend plus Theresa, pas plus que Cassandra. Il se noiera probablement dans ses larmes. Pour ce que ça changera … rien. Et rien ne changera rien à rien, de toutes les manières. Alors pourquoi se retenir ? Pourquoi essayer ? Et surtout …

Pourquoi continuer ?

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Re: Ϟ Nil mortalibus ardui est Ϟ LA FIN ϟ SUJET DES MANGEMORTS
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