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❝ La musique adoucit les moeurs - Beverlhem ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Le Centre
Imitation Game
Nilhem Kark
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Messages : 222
Date d'inscription : 27/08/2017
Célébrité : Pierre Niney
Crédits : Hoodwink

Double compte : Hija Sabordage & Lux Salamander & Darwin Roy

Age : 22 ans
Sang : Sang-pur
Statut : Célibataire, ses fiançailles sont reléguées au second plan pendant que les projecteurs sont braqués sur Mervyn Jr. Un état de fait qui lui va parfaitement.
Métier : Il a récemment obtenu un poste au Département des Mystères, comme Langue-de-Plomb.
Baguette : Bois de noyer, 18 cm, crin de licorne.
Dialogue : teal

Extrêmement maladroit, il est dépourvu de toute coordination. - Inventeur assez génial, son cerveau est toujours en ébullition. - Toujours vierge, ce grand timide est un romantique dans l'âme, dans ce monde où tout n'est pas rose et loin de là. - Depuis la Tour des Médias, il a pris conscience que son statut de privilégié le met face au mur dès qu'il est en difficulté. - Mais la perte du Manoir Kark l'a mis dans une colère noire. - La trahison de sa cousine l'a détruit, le plongeant dans une spirale de pensées sombres dont il ne se sort pas. Son innocence s'est bel et bien envolée.
La musique adoucit les moeurs - Beverlhem
ce message a été posté Jeu 8 Nov - 8:06



musique

beverly & nilhem



[20 octobre 2047 - Avalon]

Il n’a pas cherché à se défiler quand il a reçu l’invitation, chez les Zabini. L’enveloppe était agréable sous les doigts, l’écriture de l’employée du théâtre soignée. Ce n’est pas qu’il en a envie, c’est qu’il a promis d’être là pour sa famille. Cette fois il ne se cache pas, il a compris comment avancer, en mettant tout de côté. Mais le déjà-vu n’est pas agréable. La dernière fois qu’il a été confié à un opéra, c’était en Finlande, il y a quelques jours de cela, et on sait tous comment cela s’est terminé. Ce n’est pas qu’il s’apitoie sur son sort, il n’a jamais été bon à ça et quand il a compris qu’il le faisait, il y a un an de ça, il s’en est trouvé honteux. C’est que bientôt, cela fera un an que ses grands-parents sont décédés. Son oncle, également. Qu’il a perdu son emploi. Qu’il a pensé toucher le fond, pour découvrir qu’en réalité, les abysses sont bien plus profonds que ça. La liste de tout ce qui s’est passé, de tout ce qu’il a perdu passe en boucle dans son esprit, surtout la nuit. Mervyn. Elena. Thanatos. Magicorps. La maison. Scylla. Selden. Le Chiméria. Il n’y a plus rien de ce qui faisait Nilhem qui soit encore intact. Son nouveau lui, il apprend à le découvrir petit à petit, jour après jour. Il n’est pas certain d’aimer ce qu’il voit, ce qu’il devient, mais il n’a pas la choix. Il n’a pour l’instant pas trouvé d’autre solution que celle-là, qui consiste, par mimétisme inconscient, à reproduire les gestes et les attitudes de son aîné, que rien ne semble atteindre. Semble seulement, il est plus que conscient des états d’âme de Junior, mais si cela fonctionne pour l’héritier Kark, cela fonctionnera peut-être pour lui. Au moins un temps. Et si ce n’est pas le cas, il trouvera autre chose. Il n’a pas le choix s’il veut continuer à avancer. Parce que même au plus noir, même quand ses pensées le torturent et lui disent qu’il ne sourira plus jamais, qu’on lui arrachera tout morceau par morceau, quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse, il n’a pas pensé en finir. Pas sérieusement, en tous cas. Pour ceux qui restent. Et quand il ne restera plus personne … là, il avisera.

C’est donc dans cet état d’esprit, certes peu festif que Nilhem se trouve quand il rejoint sa mère, somptueuse et sur pied, et son frère pour la soirée. Après un traditionnel baiser sur le front, elle s’échappe, pour saluer les gens se pressant pour lui dire à quel point elle est splendide, s’inquiéter de son état de santé et lui présenter leurs vœux que l’on retrouve son dernier-né rapidement. Mervyn évolue un peu plus loin, serrant des mains, hochant la tête, Lucifer Salamander dans son sillage, le duo évoluant dans la plus parfaite des harmonies. Il devrait faire de même, se mêler à la foule pour représenter la famille Kark, échanger peut-être quelques plaisanteries, sourire … mais il n’en a pas envie et surtout, ne s’en sent pas la force. Il ne sait pas comment ils font, pour donner le change. Un serveur s’approche avec un plateau rempli de flûtes et le lui présente : « Puis-je vous proposer un rafraîchissement, monsieur … ? » « Oui, merci, » répond-il machinalement alors que le serveur se trouble, quand il attrape son verre. « Monsieur Kark, toutes mes excuses, je ne vous avais pas reconnu. » Il disparaît soudain, laissant Nilhem songeur deux secondes. Son regard se tourne vers un des nombreux miroirs tapissant le foyer, dans lequel il se trouve. Le costume Zabini est impeccable, sans le moindre pli, sa chemise perle d’une blancheur immaculée. Ses cheveux ont reçu un traitement spécial, à la gomina, pour ne pas la nommer, pour tenir en place et leur éviter de faire n’importe quoi. Une tenue fonctionnelle, un costume qu’il a enfilé sans grande conviction. Cette fois, ses lunettes sont étincelantes, droites sur son nez. Oui, il voit à quel point on peut ne pas le reconnaître. Mais il n’est pas sûr que ce soit un mal. Ce qui l’est, en revanche, c’est que l’exclamation du domestique a attiré l’attention d’une dame d’un certain âge, un peu plus loin.

Et Hildegarde Shelley, basique de rang 4, versée dans la joaillerie et les potins, ne manque pas cette occasion pour foncer vers lui, toutes voiles dehors, avec sa robe d’un volume incroyable. « Monsieur Kark, roucoule-t-elle en agitant son éventail assorti à sa tenue devant son visage, quelle délicieuse surprise. » Il n’a que le temps de baiser la main qu’elle lui tend qu’elle est déjà partie en un monologue interminable. « Je tenais à vous présenter le soutien de toute notre famille. Bien sûr, notre chère Helena fait ce qu’elle peut aux côtés de votre mère, mais si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas à demander. Margareth sera ravie de vous tenir compagnie, si le besoin s’en faisait sentir. Elle est d’une compagnie agréable et … » Margareth Shelley, il situe très bien et n’a rien contre la pauvre enfant, un an plus jeune que lui, appartenant à la maison Poufsouffle, loin d’être disgracieuse de surcroît. Mais il ne prête pas réellement attention au babillage de la femme, son attention venant d’être attirée par une fine silhouette se dirigeant vers ce qu’il regardait depuis quelques secondes avec la folle envie de s’y fondre : une sortie de service. Et même s’il a plus envie de solitude, il saute sur l’occasion pour se défiler. « Chère madame, je vous remercie pour vos vœux. Soyez assurée que je ne manquerai pas d’accepter votre offre, si le besoin s’en fait sentir, reprenant ses mots et sa main pour la baiser de nouveau, « Mais je vais devoir vous laisser, je viens d’apercevoir la cavalière. » Un pieux mensonge dont personne ne lui tiendra rigueur. Et il lui faut tout son talent de coordination pour se glisser à la suite de la silhouette blonde en évitant serveurs et regards, sans renverser sa flûte, de surcroît. Mais il y parvient finalement. L’air frais lui fouette agréablement le visage et il soupire de soulagement, refermant derrière lui. Ses yeux tombent rapidement sur celle qui l’a sauvé bien malgré lui. « Bev… » Et se ferment, deux secondes. « Désolé, je me suis servi de toi pour m’échapper. » Et Merlin sait que c’est étouffant, là-dedans. Il secoue la tête, essayant de reprendre ses esprits. Le silence lui fait du bien. « Ravi de te voir sur pied… » Il n’a pas manqué de savoir qu’elle a passé quelques temps dans un lit, à Pré-au-Lard, pendant qu’il attaquait le personnel. Le souvenir le fait pâlir mais il ne détourne pas le regard. « Comment te sens-tu ? »


(c) DΛNDELION

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Beverly Salamander
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Crédits : schizophrenic (ava) ; beylin (signa)

Double compte : Scylla N. Kark & Lizzie O'Meara & Joaquim Cervera-Bernal & Calypso Layibadé

Age : Vingt-trois ans.
Sang : Sang-pur.
Statut : Célibataire.
Métier : Violoncelliste magique dans l'orchestre d'Avalon.
Baguette : Bois de vigne, cœur en aile de fée, 21,7 cm, droite & souple.
Epouvantard : Une porte s'ouvrant sur un puits d'obscurité sans fond.
Dialogue : [color=#3399cc]

Second enfant et unique fille de la branche principale des Salamander ~ Fait des efforts en public, mais a hérité du côté rustre des Salamander et de l'honnêteté de sa mère, Lilith Rosier ~ Assez peu concernée par les choses sérieuses en-dehors de son travail, quoi que davantage depuis qu'elle a participé à la mission cataclysmique de Poudlard ~ Un peu trop intéressée par un certain Kark.
Re: La musique adoucit les moeurs - Beverlhem
ce message a été posté Dim 11 Nov - 2:58
la musique adoucit les mœurs
Beverly & Nilhem

« Tu me gonfles, Lux. Retourne voir ton copain et lâche-moi. » Beverly Salamander, de cette humeur excellente propre aux gens qu'on a traîné dans un endroit où ils n'ont pas envie d'être, reportant son agacement sur son frère aîné. Heureusement que ce dernier a été entraîné à préserver les apparences, sans quoi, nul doute qu'elle en aurait eu pour son ire. A la place, il marmonne une menace qu'elle balaye d'un revers de sa main libre - l'autre tenant sa seconde coupe de champagne -, avant de l'abandonner pour retourner dans le sillage de Mervyn Junior. Très bien. Elle peut déambuler des plus librement près du buffet qui précède la représentation, un petit-four trouvant le chemin de ses lèvres rehaussées de rouge. Tandis qu'elle en planque une autre poignée dans son sac à main, le plus discrètement possible - soit, pas vraiment, ainsi que le crie le regard un brin réprobateur d'une rombière à sa gauche. Elle ne connaît pas cette dame, toutefois, elle présume qu'elle doit être relativement importante pour se permettre de juger une Salamander quant à ses tendances cleptomanes. Ou pas. « Pardon, j'ai pris votre part, peut-être ? » s'exclame-t-elle d'un ton faussement joyeux tout en ouvrant béante la gueule de sa pochette où luisent les apéritifs subtilisés. Non, vraiment, il serait de mauvais ton de lui chercher des noises ce soir, ce que l'autre semble comprendre puisqu'elle s'éloigne avec un simple humf offusqué. Si Lilith la voyait, son unique fille passerait évidemment le quart d'heure le plus sale de l'histoire. Mais puisque maman n'est pas là, Beverly peut danser en paix. Ou presque. La foule qui s'agite autour d'elle est oppressante, bien trop fournie alors qu'elle ne rêvait que d'une énième soirée paisible avec son meilleur amant - son violoncelle, naturellement. Sauf qu'il lui a été chaudement recommandé de faire acte de présence pour cette représentation, comme preuve vivante que les Mangemorts présentent un front uni face à l'adversité. Chose vraie. Elle déplore la débâcle de Poudlard et encore plus, l'enlèvement de trois enfants, dont le jeune Selden, alors que si elle avait été un peu plus attentive, elle en est certaine, elle aurait pu l'empêcher. Du moins, essayer. Au lieu de ça, elle a été prise à revers par un foutu morceau de bois et a fini dans les choux pour ne se réveiller que le lendemain, dans un lit médical. Une faiblesse qu'elle n'est pas prête de se pardonner. « Il y a une sortie discrète, dans le coin ? » Le serveur chargé de remplir les plats, ainsi interpelé, releva la tête vers elle. Regarda à gauche, puis à droite. Était-ce à lui qu'elle s'adressait ? « Excusez-moi, mademoiselle ? » Elle retint un soupir, se content d'une mine contrite. « Issue de secours ? Faux-mur ? Je prends tout, tant qu'on ne me voit pas. » « Bien ... Bien sûr, mademoiselle. Vous trouverez une sortie un peu plus loin, sur votre droite, derrière le rideau de lierre. » Quelle perfection. Sans même un remerciement, la jeune femme se détourna, se frayant un chemin parmi le public impatient de rejoindre la salle de spectacle. Une fois assurée qu'aucun regard indiscret ne l'observait, elle fila jusqu'au trompe-l’œil rapporté par l'employé.

L'air glacé de cette nuit de début d'automne caressa agréablement son corps échauffé par un excès de proximité. Qu'importe que celui-ci n'aille pas tarder à grelotter - son manteau lui avait été retiré à leur entrée dans les lieux -, il devrait survivre à ces quelques précieuses et fraiches minutes. Repoussant les petits-fours, elle fouilla dans son sac jusqu'à mettre une main rapace sur un paquet de cigarettes magiques. La première bouffée d'interdit lui arracha un soupir d'aise. « Bev… » « Par le Lord ! Nilhem ! » Surprise, elle avait bien manqué s'étrangler avec ce qu'il restait de fumer, pivotant brusquement. Pour se retrouver face au Kark. Ce n'était que lui. Pas Lux. Elle ne mourrait pas tout de suite. « Désolé, je me suis servi de toi pour m’échapper. » Un haussement d'épaules lui répondit, signifiant toute qu'elle accordait au fait qu'il l'ait utilisé. De plus, comme elle souriait, elle semblait surtout heureuse de le voir, elle aussi. Même s'il paraissait ... Comment dire ... Il ne ressemblait pas au garçon fouillis et débraillé qu'elle côtoyait depuis l'enfance. Ses paupières se plissèrent légèrement alors qu'elle le surprenait pâlir sous ses lunettes - au demeurant parfaitement droites, ce qui ajoutait à son inquiétude. « Comment moi je vais ? » La question était déplacée tant, malgré sa récente blessure, elle était loin d'être la plus à plaindre dans toute cette horreur. « Je suis ravie de constater que malgré ton costume sans plis, tu es toujours toi-même, là-dessous. » A se soucier des autres plus que de lui-même. Toujours si poli et prévenant, ce garçon. Décidément, elle était enchantée que ce fut lui qui l'ait suivi. Ses joues se creusèrent un peu plus à ces mots espiègles, se faisant toutefois plus faible aux suivants : « Je te retournerais bien la politesse, mais je suppose qu'on ne fait que ça, ces dernières semaines, s'enquérir de ton état de santé, si tu tiens le coup et ... Tout le reste. Alors qu'on connaît tous la réponse. » Non, là, forcément, elle ne souriait plus du tout. De la même manière qu'elle n'avait pas le bon goût de prendre suffisamment sur elle pour mettre son côté frustre de côté. Pourvu qu'il ne s'en offense pas trop. Elle s'empressa donc de reprendre : « Bien sûr, si c'est ce que tu veux, je peux te demander. Ou t'en offrir une ? Ou les deux ? Comme tu préfères. Attend, je cherche le paquet, qui a dû retomber tout au fond ... » Elle repartit à l'assaut de son sac, avec des gestes si précipités qu'elle révéla son précédent forfait. Deux petits gâteaux s'échappèrent de leur prison de tissu pour s'écraser sur le marbre de la terrasse. Plus adroite avec un instrument qu'avec les gestes du quotidien, notre Salamander, laquelle offrit alors un sourire respirant la fausse innocence à son interlocuteur, avant de se baisser pour récupérer l'objet du délit.

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Beverly, la vraie, l'inspiration:
 
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Re: La musique adoucit les moeurs - Beverlhem
ce message a été posté Lun 19 Nov - 8:18



musique

beverly & nilhem



[20 octobre 2047 - Avalon]

« Par le Lord ! Nilhem ! » Qu’on ne lui retire pas qu’il sait toujours autant faire une entrée, enfin, dans le cas présent, une sortie. Sa présence étant acceptée d’un haussement d’épaules, il se détend. Relativement. Ses épaules se relâchent légèrement alors qu’il perd un peu de la posture guindée qu’il a adoptée depuis quelques temps, dès que des yeux se posent sur lui. Mais avec Beverly, ce n’est pas pareil, ne serait-ce que parce qu’elle est sans doute l’une des personnes qu’il connaît depuis le plus longtemps, qui l’a déjà vu dans tous les états, toutes les tenues imaginables, et vice versa. Alors, sans doute pour la première fois depuis longtemps, il s’autorise un instant de lâcher prise. Juste une minute, dont il a grandement besoin après tous ces regards, ces questions. Merlin que ses muscles lui font mal, à force d’être tendus à longueur de temps. La flûte qu’il a embarquée trouve ses lèvres rapidement, y puisant une gorgée salvatrice. Voilà. Il n’en demande finalement pas beaucoup plus, même si le choix éclairé de compagnie qu’il a fait va lui apporter davantage. « Comment moi je vais ? » Ses prunelles grises trouvent le visage de la Salamander, alors qu’un léger pli vient barrer son front. Oui, comment, elle, elle va ? Il n’y a malheureusement rien de plus sur son visage, et il ne ressent même pas la confusion, voire la gêne habituelle qu’il aurait du ressentir, en se disant qu’il a encore choisi les mauvais mots. « Je suis ravie de constater que malgré ton costume sans plis, tu es toujours toi-même, là-dessous. » Et serait-ce un demi-sourire sur les lèvres du Kark ? Mais oui, jackpot ! L’ombre du fantôme de ce qui les retrousse habituellement, ce mélange de malice et d’excuses qu’il sait offrir quand il dit quelque chose de stupide. « Tu n’es étonnamment pas la seule à te poser la question, » de qui il est, s’entend. Lui le premier, sans doute, mais on arrêtera là les pensées métaphysiques pour ce soir. Il n’a pas envie d’être d’une compagnie barbante. Et il n’est pas non plus du genre à se plaindre. Ça ne fonctionne pas. Rien ne fonctionne. « Je te retournerais bien la politesse, mais je suppose qu'on ne fait que ça, ces dernières semaines, s'enquérir de ton état de santé, si tu tiens le coup et ... Tout le reste. Alors qu'on connaît tous la réponse. »

C’est un … non, pas un rire. Cela ressemble à un soupir, plutôt, ce qui jaillit de la gorge du jeune homme. « Bien sûr, si c'est ce que tu veux, je peux te demander. Ou t'en offrir une ? Ou les deux ? Comme tu préfères. Attend, je cherche le paquet, qui a dû retomber tout au fond ... » Il n’a pas le temps de répondre qu’elle est en train de fouiller son sac. Ses yeux tombent sur ce mystère de la gent féminine … qui laisse échapper deux petits-fours qui connaissent une morte douloureuse en rencontrant le sol. Et mais oui, c’est cette fois un léger gloussement, un peu rauque, qui résonne dans l’espace réduit. Nilhem offre sa main libre à la musicienne pour la relever alors qu’elle fait disparaître les victimes de son méfait. « Je t’aurais bien demandé des hors-d’œuvre, mais ils sont visiblement en rupture de stock. A moins que tu n’aies la moitié du buffet là-dedans ? » De l’humour ? Bon, d’accord, il n’y a pas l’éclat malicieux habituel qui anime ses traits, mais que quelqu’un note ce progrès indéniable. Nilhem secoue la tête. « Ne pas en parler serait parfait. » Il n’en a pas la moindre envie et en a déjà suffisamment entendu pour la soirée. Sans doute pour toute une vie. Mais quelque chose lui souffle qu’il n’est pourtant pas au bout de ses peines. Une voix qu’il fait taire rapidement. Ce n’est pas le moment et il n’a pas envie d’accabler la Salamander, même si elle lui a fait comprendre que ça allait ; et il la croit, la voyant debout et visiblement en pleine forme, en train de dévaliser le buffet. « Mais je prendrai la cigarette, merci. » Il ne mange pas, tout ceci n’était qu’une boutade, clairement. Il n’en a pas envie, la nourriture ne l’appelle pas et c’est encore le tube qui l’intrigue un peu plus. Inutile de vous dire qu’on compte sur les doigts d’une main les fois où il a tiré sur une cigarette et que l’expérience risque d’être des plus drôles assez rapidement. Et qu’ils n’ont intérêt ni l’un ni l’autre à se faire prendre, il n’est pas en état de prendre une œillade désapprobatrice de Mervyn ou carrément déçue de sa mère. La pensée l’étouffe et il se retrouve à tirer sur le col de sa chemise, en faisant sauter un bouton. Voilà, c’est déjà mieux. Ses yeux retrouvent le visage de la jeune femme. « Tu fuyais aussi les paroles mielleuses de réconfort ? » Après tout, il n’est finalement pas le seul à se cacher. « Ou ton frère ? » Ils se connaissent tous suffisamment pour qu’il se doute que Lucifer ne doit pas lâcher la benjamine d’une semelle. Chamaël n’était pas en vue, il a sans doute trouvé, lui, le moyen d’échapper à la corvée de représentation familiale.


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Second enfant et unique fille de la branche principale des Salamander ~ Fait des efforts en public, mais a hérité du côté rustre des Salamander et de l'honnêteté de sa mère, Lilith Rosier ~ Assez peu concernée par les choses sérieuses en-dehors de son travail, quoi que davantage depuis qu'elle a participé à la mission cataclysmique de Poudlard ~ Un peu trop intéressée par un certain Kark.
Re: La musique adoucit les moeurs - Beverlhem
ce message a été posté Jeu 6 Déc - 2:09
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Beverly & Nilhem

Aidée par la main secourable du Kark, la blonde se relève prestement, les petits-fours trouvant pour cercueil une plante en pot. Laquelle a le bon-sens de ne pas s'en plaindre, ce dont la dignité de la Salamander lui est gré. « Je t’aurais bien demandé des hors-d’œuvre, mais ils sont visiblement en rupture de stock. A moins que tu n’aies la moitié du buffet là-dedans ? » Son sourire malicieux s'étend à ses joues. Pas seulement à cause de cette question purement rhétorique, mais parce qu'elle en est sûre, elle l'a presque entendu rire. Pas celui habituel, léger et franc, bien sûr. Mais il a ri, et c'est le plus important. Car s'il est bien une chose que Beverly apprécie chez Nilhem, outre sa tête bien faite - dans tous les sens du terme, étant donné qu'elle n'a jamais compris le problème avec son nez -, c'est son rire. Ils en ont partagé assez pour qu'elle l'ait compris depuis longtemps. « Merde alors ! Tu me prends la main dans le sac. C'est le cas de dire. » rétorque-t-elle, toujours joviale. Un peu moins alors qu'il l'informe qu'il préfère passer outre le sujet Selden et autres considérations sur son état de santé. Hochement de tête. Elle comprend. Parfaitement, même. « Mais je prendrai la cigarette, merci. » Ah ? Bon. Très bien. Sans massacre, cette fois, elle lui tend un de ses fins sticks blancs, ne tardant pas à approcher le bout de sa baguette embrasée vers le bout de ce dernier. Geste qui se veut assuré jusqu'à ce qu'il ne tire soudainement sur le col de sa chemise. Un bouton se fait la malle, révélant un peu plus la gorge du jeune homme. Voilà. Ça ressemble déjà un peu plus au garçon qu'elle connaît. Toutefois, la brusquerie du mouvement ne lui a pas échappé. Se sentirait-il à l'étroit dans ses beaux atours de parfait petit sang-pur infaillible ? Une carapace ne reste que le vernis de la fragilité, après tout. Il suffit parfois d'un rien pour qu'elle ne se fendille. Tous les chasseurs le savent. « Tu fuyais aussi les paroles mielleuses de réconfort ? » Elle range sa baguette. Hausse une épaule. Elle a plus que soupé de commisération ces dernières semaines, alors même que selon elle, elle n'en méritait pas tant. Sa blessure ? Prise à temps et rien qu'un bon médicomage digne de ce nom ne pouvait soigner. De plus, elle n'a perdu personne, elle. Ses deux frères sont vivants et entiers. Et ils sont rentrés. Contrairement à d'autres. Pas comme Selden. Elle étouffe une braise de culpabilité, à nouveau. A quoi bon ? L’apitoiement ne fera pas revenir l'adolescent, ni n'effacera ce que le rouquin démoustaché a fait. Ce que Scylla, paraît-il, a fait - et qu'elle n'a pas vu, puisqu'elle était occupée à voir mille étoiles contre un mur, quelque part. Ça n'aidera pas Nilhem non plus. Autant changer de sujet.

« Ou ton frère ? » La grimace qui vient remplacer le sourire de la blonde est éloquente. « Il m'a collé un garde-du-corps. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sept jours sur sept. Sans rire, le premier jour, j'ai dû dire à cet imbécile qu'il n'était pas utile de m'accompagner dans la salle de bain ! » Elle en veut à Lux, pour ça. Si elle en comprend la raison, elle ne l'accepte pas. Pour différentes raisons. Dont la principale : « Par contre, Cham peut toujours se trimbaler librement, lui. C'est infantilisant. Et sexiste ! Je lui connaissais pleins de défauts, mais pas celui-là. » Le ton est d'une amertume malvenue. Elle aime sa fratrie, probablement plus que sa propre vie. Au final, cette marque colérique n'a pas grand-chose à voir avec le plus âgé des Salamander, plus aux évènements qui y sont liés. A la chasse, la mort est toujours un risque. Mais trépasser sous les griffes d'un reptile furieux n'est pas comparable à donner son dernier souffle dans une bataille contre ses propres pairs. Ce n'est pas la même intention. Ce ne serait pas la même perte. Et surtout, ce serait inacceptable. Par cette décision qu'il lui a imposé, ce sang-de-bourbe dans ses jupons, il lui a communiqué une peur qui fait bien trop écho à celle de sa sœur. Peur qui grandit, la gangrène et la tétanise, elle qui ne s'effraie pas de grand-chose. Alors oui, elle lui en veut, même si elle l'adore. Peut-être justement parce que c'est le cas. « Enfin, comme tu peux le constater, rien de bien grave. » Une nouvelle bouffée de tabac trouve le chemin de ses lèvres carmines, avant de s'envoler en volutes grisâtres vers le ciel morne. « Et nous voilà coincés à cette représentation ridicule, quand la plupart, dont je fais évidemment partie, aurait préféré rester chez eux. Tout ça pour quoi ? Pour montrer à une population qui ne peut même pas nous voir qu'on ne craint pas l'adversité ? Se rassurer les uns les autres sur notre sort, alors ? On se fout de qui ? Je te le demande. » Chassez le naturel ... Il revient à dos de Kelpy. Comptez sur Beverly Salamander pour dire tout haut ce que d'autres taisent. A la bonne oreille, en tout cas. Et avec un paquet de mauvaise foi, si possible. Quelle agréable humeur. Elle s'en rend compte aussitôt son discours fielleux prononcé, puisqu'elle secoue le menton dans un éclat de rire cristallin. « Excuse-moi, je divague autant que ma tante Georgette ! Elle, au moins, elle a l'excuse de ses quatre-vingt deux ans. Moi, je suis juste mal lunée. » Ce à quoi Lux n'aurait pas manqué de lui demander si elle avait ses règles, mais heureusement, son compagnon d'infortune actuel est sûrement plus évolué que ça. De toute façon, elle enchaîne aussitôt : « Tu sais, quitte à sortir, tu sais où j'aurais préféré aller, ce soir ? » Elle désigne un point à l'horizon de son index libre, un œil clos, la langue pointant au coin de sa bouche. « Là-haut, sur la coupole de l'Opéra ! L'orchestre d'Inverness y joue le Gathering toute la nuit. Et quand tu es sur le sommet, tu peux entendre la musique et sentir le verre opaque vibrer au son des cornemuses, juste sous tes pieds ! C'est ... Incomparable ! » La musicienne est, théoriquement, plus classique que celtique, sauf s'agissant de se divertir. Les écossais n'avaient pas leur pareil pour mettre la foule en liesse. Même les critiques les plus difficiles telles que la Salamander. Comme prise d'une idée géniale, elle récupère son doigt et pivote vers Nilhem, arborant une mine malicieuse. Elle ne va pas ... « Qu'est-ce que tu en dis ? » Si. Elle va. Elle l'a fait, d'ailleurs.  


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Beverly, la vraie, l'inspiration:
 
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Nilhem Kark
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Célébrité : Pierre Niney
Crédits : Hoodwink

Double compte : Hija Sabordage & Lux Salamander & Darwin Roy

Age : 22 ans
Sang : Sang-pur
Statut : Célibataire, ses fiançailles sont reléguées au second plan pendant que les projecteurs sont braqués sur Mervyn Jr. Un état de fait qui lui va parfaitement.
Métier : Il a récemment obtenu un poste au Département des Mystères, comme Langue-de-Plomb.
Baguette : Bois de noyer, 18 cm, crin de licorne.
Dialogue : teal

Extrêmement maladroit, il est dépourvu de toute coordination. - Inventeur assez génial, son cerveau est toujours en ébullition. - Toujours vierge, ce grand timide est un romantique dans l'âme, dans ce monde où tout n'est pas rose et loin de là. - Depuis la Tour des Médias, il a pris conscience que son statut de privilégié le met face au mur dès qu'il est en difficulté. - Mais la perte du Manoir Kark l'a mis dans une colère noire. - La trahison de sa cousine l'a détruit, le plongeant dans une spirale de pensées sombres dont il ne se sort pas. Son innocence s'est bel et bien envolée.
Re: La musique adoucit les moeurs - Beverlhem
ce message a été posté Jeu 27 Déc - 15:22



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beverly & nilhem



[20 octobre 2047 - Avalon]

« Merde alors ! Tu me prends la main dans le sac. C'est le cas de dire. » Et c’est un deuxième éclat de rire pour le Kark. Deux, zéro contre la déprime. Et quelque chose lui dit que ce ne sera sans doute pas le dernier. Et c’est rafraîchissant. Le cigarette enflammée trouve ses lèvres et il tire dessus, manquant de s’étouffer et de tousser, mais parvenant à garder une certaine diginité – même si, ne nous le cachons pas, ça n’a jamais été une préoccupation vitale dans son existence. Et il se surprend à se sentir bien, l’espace d’un instant. Ou en tous cas, pas mal. Un deuxième bouton est défait alors qu’il retrouve l’appui du mur. Pas besoin de mettre de masque, de faire semblant pour quelques instants. Et ça fait un bien fou. La vérité est qu’il n’a pas de répit, même chez les Zabini où il sent les regards sur lui. De pitié. De méfiance, pour la grand-mère, qui ne le porte visiblement pas dans son cœur. Aucun refuge, la « maison », le Ministère, les soirées. Alors cette parenthèse inattendue et non planifiée, il la savoure. Pas comme le tube de nicotine, qui n’était vraiment pas une bonne idée. Le seul point positif est la valse des volutes qu’il crée, qui l’hypnotisent totalement alors qu’il écoute Beverly lui faire l’état des lieux de ce qu’a déclenché la catastrophe de Poudlard. Et c’est un sourire sincère qu’il lui offre, préférant ne pas imaginer ce que serait sa vie si Mervyn avait décidé de faire la même chose. Et il comprend la frustration de la jeune femme, sans la juger deux secondes. Ils vivent tous ce qui leur tombe dessus comme ils le peuvent, eux, cette génération qui aurait du être dorée, épargnée par les conflits que leurs aînés étaient censés avoir réglés. Et il ne doute pas des intentions louables du grand frère Salamander, mais aucun d’entre eux n’a besoin d’un rappel constant du danger qu’ils courent, à cause de leur nom, du simple fait d’être nés qui il sont. « Enfin, comme tu peux le constater, rien de bien grave. » « Surtout que je ne le vois nulle part … a-t-il eu une soirée de congé ou as-tu finalement trouvé comment lui échapper ? » Quelque part, il plaint le pauvre homme qu’on a chargé d’une telle mission. Il doit y avoir tâche plus aisée que de garder les yeux sur une dragonne de l’envergure de la demoiselle Salamander. Mais il doit être, après tout, particulièrement bien payé pour ça.

Et il est chassé de ces considérations par la franchise désarmante de son amie qui parvient de nouveau à le faire sourire. C’est un soupir qui lui répond, avec cette phrase, fataliste au possible : « J’ai arrêté de me poser la question. » Des questions, pour tout dire, même si c’est extrêmement triste d’en arriver là. « Je fais acte de présence où on me demande d’être. Et c’est tout. » Il s’oublie, pour quelques heures, une soirée, une journée, un exercice qui lui demandait beaucoup d’efforts auparavant et qu’il lui est de plus en plus facile d’effectuer sans broncher. Il lui suffit de déconnecter son cerveau, bien trop alerte pour ce monde et de faire ce qu’on attend de lui. Pour le reste … il verra plus tard ; un jour, peut-être, quand il en sera capable. Pour l’heure, il survit comme ça. Il balaye ses excuses d’un geste de la main, avant d’être arrêté par la description enflammée qu’elle lui fait de son divertissement idéal pour la soirée. Et ce n’est pas tant le show, dessiné par son imagination dans son esprit que les traits exaltés de la jeune femme qui ne lui font pas hésiter deux secondes quand elle propose : « Qu'est-ce que tu en dis ? » Parce que finalement, maintenant, il n’a pas envie de rentrer. De remettre sa chemise d’aplomb et son masque Mervynien sur le visage. Il veut ressentir ces vibrations, lui aussi, même si ce n’est qu’au travers de ce qu’elle pourra éprouver, s’il n’est pas capable de s’y connecter, comme au reste du monde depuis des jours et des jours. Ça, ça lui parle. Et pour une fois qu’un désir de quoi que ce soit le prend … il n’est pas prêt à le laisser passer. « J’en dis que j’ai besoin de cinq minutes avant de te suiovre. » Parce qu’il reste réaliste et pragmatique, et qu’il pense, malgré tout, toujours aux autres. La cigarette qu’il a empruntée rejoint les petits fours dans le pot de fleurs et il se détourne, pour couler un regard à l’intérieur par la porte dérobée qu’ils ont tous deux empruntée. Le cocktail bat toujours son plein, tous les notables étant trop plongés dans leurs conversations pour faire attention à ce bout du nez dépassant, puis ce long corps se coulant dans l’embrasure. D’une main ferme, Nilhem arrête un serveur qui se tourne vers lui, demandant rapidement : « Oh, comment puis-je vous aider, monsieur K… ? » La question meurt sur ses lèvres alors que le jeune homme pose un doigt sur les siennes avant de l’entraîner un peu à l’écart. L’air un peu plus vivant que quelques minutes auparavant, il formule sa demande : « J’ai besoin de laisser un message, pouvez-vous m’apporter de quoi écrire … discrètement ? » Son souhait est exaucé quelques minutes après, et il rédige une courte missive, qu’il cachète avant de la tendre à l’employé, perplexe. « Vous remettrez ce pli à monsieur Kark et monsieur Salamander au moment de l’ouverture des portes, quand ils prendront place dans la salle. » Il attend confirmation avant de sourire, remercier et s’éclipser de nouveau. Beverley n’a, fort heureusement, pas disparu. Sa veste glisse de ses épaules et il la lui tend, proposant de l’aider à l’enfiler. « Je n’ai pas récupéré les manteaux de peur qu’on ne me repère … ne va pas attraper froid. Je ne veux pas donner une raison supplémentaire à ton frère de me tuer. » Même s’il sait pertinemment que Lucifer ne fera jamais une chose pareille, il doute que son message lui fasse plaisir. « Je leur ai laissé une note pour ne pas qu’ils retournent Avalon. » Ce qu’il dit sur le ton de la plaisanterie a un goût un peu plus amer que prévu, sachant très bien que leurs aînés paniqueront à la seconde où ils se rendront compte qu’ils ont disparu. « J’ai donné des instructions pour qu’il leur soit remis tard mais … dans le doute, je crois qu’il vaut mieux disparaître rapidement. » Et cette escapade au goût d’interdit lui donne, pour la première fois depuis quelques temps, l’impression d’être réellement vivant.


(c) DΛNDELION

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LOOKING LIKE A TRUE SURVIVOR FEELING LIKE A LITTLE KID
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Re: La musique adoucit les moeurs - Beverlhem
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