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❝ Au détour d'un verre ❞
 :: Royaume-Uni :: Pré-au-Lard :: Commerces
Arsouille assumée
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Epouvantard : Un Kelpy
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► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

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Au détour d'un verre
ce message a été posté Sam 15 Oct - 13:42
3 octobre 2045


« Je vous dois donc treize gallions et sept mornilles. » L’apothicaire de Pré-au-Lard avait les lèvres pincées. Diantre ce qu’il était radin. Se rendait-il compte qu’on lui faisait un prix d’ami ? Des années qu’on le fournissait et qu’on ne lui faisait payer aucun supplément, qu’on lui faisait des réductions à tour de bras et qu’on lui trouvait toujours les ingrédients les plus rares sur simple demande. Un vrai calvaire à lui tout seul ce type. « Oui oui c’est bien ça. On vous fait cadeau des cinq noises. » Entre autre, sache-le. Il lui fallut bien deux longues minutes pour ouvrir sa caisse et me filer ma tune. Heureusement, j’étais bien mignonne, je lui souris gentiment avant de partir. Qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour garder ses clients. Ça devenait de plus en plus enquiquinant de devoir toujours faire des courbettes avec ce genre de type. Mais c’était mon choix, c’était moi qui réclamait à grand-père de venir de temps en temps honorer les commandes, pour sortir de ma routine et voir du pays. Un mal pour un bien. Puis Pré-au-Lard restait une ville qui permettait de se détendre en bonne compagnie, parfois. On y trouvait une petite bourgeoisie, celle qui n’avait pu prétendre à un manoir dans le domaine des sang-purs à Avalon et qui n’avait pas voulu quitter son cadre de vie pour s’enfermer dans une maison du centre de la ville. Le prix de l’immobilier y était exorbitant et vivre dans la Capitale n’était pas toujours de grand repos.

Le charme de Pré-au-Lard avait su persister au fil des ans, contrairement à Londres qui tombait en ruines et qui était devenu le repère des pires fripons du monde. J’aimais l’ambiance de Londres, je m’y fondais à merveille, mais j’aimais aussi la légèreté de Pré-au-Lard. J’en avais ras-la-citrouille d’Avalon, même si je n’y vivais pas réellement. Nous étions excentrés, plutôt du côté du port, mais les seules distractions à proximité étaient celles de la ville… Et pouargh. Evidemment, je m’y amusais mais, voilà, parfois, ça m’écoeurait, ça me rappelait que je n’étais pas faite pour cette vie planplan et qu’il me fallait de l’exotique. Bon, à défaut d’exotisme, je trouvais à Pré-au-Lard un côté plus reposant.

Je poussai la porte du Magyar d’Argent, salivant déjà à l’idée de déguster une liqueur de citrouille. Et si la barmaid était bien lunée, elle m’en ferait même un cocktail spécial. Je m’installai au comptoir – une table, seule, c’était trop déprimant – et attendis que la barmaid vienne me voir. Je l’observais, aligner les verres de sa baguette, faire danser les bouteilles au rythme de la musique diffusée à la radio magique. « Tiens, Sabordage. Ça faisait un bail. On ne te voit plus beaucoup par ici. » D’un nouveau coup de baguette, les verres se placèrent sur un plateau que le serveur de la salle attrapa. « Que veux-tu, ce n’est pas tous les jours qu’une femme occupée comme moi a l’occasion de venir badiner dans le trou à rats du pays. - Je les aime bien, les rats. Ils sont bizarrement moins ingrats que les sorciers. Qu’est-ce que je te sers ? - Ce que tu veux, Thelga. J’accepte même de jouer les cobayes. - Parfait ! J’ai une nouvelle création qui mérite d’être goûtée. J’ai besoin de savoir si elle provoque la mort instantanée ou non. - A ton service. » Quelques coups de baguette plus tard, j’avais face à moi un verre contenant un liquide à la couleur turquoise. Pas vraiment de la liqueur de citrouille quoi. « N’aie pas peur, il n’y a que de l’alcool de plante. Je réserve le crapaud infusé aux clients que je ne porte pas dans mon cœur. - Me voilà flattée. » Je portais la substance à mes lèvres et appréciai la chaleur qui se diffusa dans mon tube digestif. Je sentais une pointe de gingembre mariée à une essence que je ne connaissais pas. Mais je me gardai bien de poser la question à Thelga : le mystère, c’était chouette.

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Adada sur mon bidet
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Jeu 27 Oct - 20:57
Quitter la pépinière n’était pas le genre de chose qu’elle aimait faire. Plus maintenant qu’elle était absolument seul maitre à bord. Certes, Lars pouvait encore superviser les Moldus - comprendre : leur dire quand c’était l’heure de manger et de retourner dans leurs placards… A peu près… la derniere fois qu’elle s’était absentée deux jours, Fergus lui avait rapporté qu’ils n’avaient pas mangé. Elle avait affiché le scepticisme de rigueur lorsqu’un Moldu rapportait quelque chose à un sorcier, surtout quand il s’agissait de critiquer un autre sorcier, mais intérieurement, elle savait que c’était vrai.

Mais elle n’avait guère le choix : elle devait recevoir un assortiment de graines d’Amérique Latine. Des spécimens peu courant en Grande Bretagne qui devaient normalement bien s’acclimater, mais encore fallait-il qu’elles arrivent. Et là était le hic : l’expéditeur, Andreo Rodriguez, avait tenu absolument à passer par sa compagnie de transport habituelle. Et visiblement, ce n’était pas des lumières… Un hibou l’avait informée que le navire avait purement et simplement décidé de ne pas livrer à Avalon, contrairement à ce que le bordereau indiquait, mais à Pré-Au-Lard comme il en avait l’habitude. Le truc BIEN PRATIQUE ! Ah et puis aucun moyen de faire changer d’avis ce con de capitaine. La barrière de la langue n’avait pas aidé, c’est certain…
Du coup elle avait été contrainte de faire la route jusqu’à Pré-Au-Lard. Pour découvrir, quelle joie, que ses graines étaient presque toutes inutilisables. Elle avait copieusement enguirlandé le capitaine qui avait plaidé des conditions météo insupportables en réclamant son du. Du qu’Adara lui avait refusé en embarquant le seul sachet survivant - sur une caisse de 50 kg, c’est pour dire… - faut pas déconner non plus.

Le temps de se débarrassé de cet abruti, régler les formalités de la douane, et envoyer sans attendre une Beuglante à Andreo, elle décida d’aller se détendre un coup au Magyar d’Argent. Il restait une valeur sûre à Pré-Au-Lard, malgré le développement que la ville avait connu.

Elle passa la porte et se sentit presque immédiatement rassérénée par l’atmosphère chaleureuse de l’endroit. Elle porta ses pas jusqu’au bar et s’y appuya avec un soupir.
« Mauvaise journée ? »
« Grosse contrariété… » Lacha Adara avec un sourire sans joie. « Du genre à noyer dans un Pur Feu... »
« Suffit de demander ! »Répondit Thelga qui servit Adara rapidement.
Une fois servie, Adara laissa son regard errer sur la pièce et reconnu Arsenia Sabordage postée pas loin, un verre contenant un liquide indéterminé devant elle.
Adara connaissait bien les Sabordage, et pour cause : c’était eux qui acheminaient ses commandes quand elle le pouvait. Nul doute qu’elle aurait fait appel à eux si elle avait eu le choix. Des relations professionnelles normales, elle ne les avait jamais fréquenté hors de ce contexte.

[idée de démarrage, c’est ce que je comptais te proposer comme lien Wink tu me diras si ca te va comme point de départ, sinon on peut partir sur deux illustres inconnues ^_^]
Arsouille assumée
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Dim 26 Fév - 23:25
« Mais si… j’vous l’dis moi ! Les petits jeunes ne respectent rien. La dernière fois, mon arrière-petit-fils a osé me dire qu’il était meilleur que moi sur tous les plans ! Vous êtes pas d’accord ma p’tite dame ? » Misère. Il avait fallu que le vieux shnock saoul du coin vienne se poser à côté de moi. J’avais beau lui offrir ma bitch face la plus élaborée, rien n’y faisait : il devait déjà voir triple alors, forcément, mon air hautain lui passait au ras de la moustache. C’était bien ma veine. Comment faire pour m’en débarrasser ? Lui payer dix tournées en cinq minutes en espérant qu’il atteigne le point de non-retour ? Donner un coup dans son tabouret en me débrouillant pour que le crâne s’explose contre le comptoir ? Lui dire simplement de fermer sa boîte à chicots pourris ?

En jetant un regard désespéré autour de moi à la recherche d’une meilleure idée, je vis Dragenvann, la fille, la tête littéralement plongée dans son verre. LIBERATION. Bon, c’était une cliente mais elle avait l’air saine d’esprit, elle, au moins. Parce que bon, hein, après l’apothicaire aussi pingre que j’étais rousse, le vieux sénile, c’était la goutte de trop. « Désolé mon p’tit vieux mais j’ai ma cousine Alberte qui vient d’arriver et elle est un peu associable. Du coup elle a même pas osé venir jusque là quand elle a vu que je n’étais pas seule. Je dois te laisser. Au plaisir ! » Tant de bonté en moi ! Je n’avais même pas eu le cœur à lui dire qu’il me faisait chier.

Bon, du coup, j’étais bien obligée d’aller voir Dragenvann pour faire genre. Je pris place directement à côté d’elle. « Une autre de tes merveilles Thelga s’il te plait ! - Je savais que ça te plairait. -  Tu me connais trop bien. Tu peux en servir deux du coup ? J’ose espérer que Dragenvann va se joindre à moi. -  Okay ! » Ou comment s’imposer, l’art et la manière, tome un, par Arsenia Sabordage. « Si le petit vieux derrière vous appelle Alberte, ne vous en faites pas, je lui ai dit que vous étiez ma cousine pour réussir à m’en débarrasser. » Après tout, la mettre dans le coup était le meilleur moyen pour éviter que ça capote et engager la conversation. Un moyen de faire durer un peu la comédie. Je jetai un œil par-dessus mon épaule et vis que le vieillard s’était trouvé une nouvelle victime. Tant d’efforts alors qu’en fait, clairement, si je m’étais juste barrée sans rien dire il ne l’aurait même pas vu. « Et voilà. » Les deux verres étaient prêts et Dragenvann n’avait même pas fini le sien. Je me ferais violence pour attendre qu’elle l’enquille avant de passer à la suite. « Alors, est-ce que l’engrais qu’on vous a rapporté il y a quelques mois a fait ses preuves ? Si ça vous intéresse, on a un trajet pour les Bermudes qui se prépare : on peut vous en relivrer d’ici trois semaines je dirais. » Les affaires, toujours. Alliées au plaisir, elles faisaient chaque fois mon bonheur.

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Adada sur mon bidet
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Jeu 23 Mar - 0:04
Le liquide ambré répandait sa chaleur et son réconfort - artificiel mais quand même - , dissipant un peu la tension des dernières contrariétés.Cependant, ca ne réglait pas le problème de ses graines. Un seul sachet… Qu’allait-elle bien pouvoir en faire ? Oh bien sur, elle allait pouvoir les faire lever et tenter de les acclimater pour produire sa propre récolte. Mais ca prendrait du temps, et les 50 kg qu’elle avait commandés étaient attendu au plus tôt par son client à Avalon. Alors quoi faire ?

Elle avait fait un petit salut de la tête à Arsenia, mais celle-ci semblait en grande discussion avec un type étrange, alors elle avait replongé dans son propre verre, à ruminer son problème de graines, de client d’Avalon et d’Argentin mal dégrossi. Une équation qui lui semblait insoluble. Qui sait, peut être avec une gorgée de plus…

Et puis une crinière rousse vint se coller près d’elle, et une voix gouailleuse réclamait un nouveau verre à Thelga. Arsenia se fendit même de lui commander une recharge pour elle aussi. Adara lui jeta un coup d’oeil surpris, puis se fendit d’un sourire à son explication déguisée. Ainsi, l’individu avec qui elle discutait était un importun !
« Alberte, hein ? Belle inspiration ! Mais je suis… Ca pourra peut être être amusant ! » Après tout, un peu de distraction ne lui ferait pas de mal.
Les verres commandés apparurent comme par enchantement - un comble - avec une couleur tout aussi enchanteresse - mais qui laissait douter de sa nature comestible. Ma foi, si Arsenia en avait redemandé, c’est que ca devait en valoir la peine… « Merci ! »
lanca-t-elle, tant pour Thelga que pour Arsenia.
Cette dernière avait enchainé.
« Une merveille ! Les plants à qui il était destiné ont enfin décidé de pousser. Un peu trop d’ailleurs… » ajoutat-elle en pensant à l’invasion qui avait suivi l’acclimatation réussi de la plante. Elle fit une grimace. « A dire vrai, vu le nombre de rejets obtenus, une nouvelle livraison ne serait pas inutile… Trois semaines pourraient me laisser le temps de réfléchir à comment contenir leur croissance... » Réfléchit-elle à voix haute en avalant une gorgée du cocktail. Elle y jeta un coup d’oeil appréciateur avant de revenir à Arsenia. « Bien sur, ca dépend de ce que la couverture que je vous procure me vaudra comme remise sur la livraison... » lanca-t-elle avec un regard en coin malicieux à la rousse.
Arsouille assumée
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Dim 2 Avr - 14:44
Et bien et bien, la Dragenvann était devenue bien dure en affaires. Est-ce qu’on pouvait réellement demander à des artistes de la livraison comme nous de négocier leurs prix ? Qui pouvait encore oser chercher à faire descendre le prix d’une œuvre d’art ? Okay, okay, je m’emballais. Mais ça apportait un peu de drama à la reine que j’étais. Heureusement que tout ce qui me passait par la tête ne franchissait pas le pas de mes lèvres : il aurait été facile de croire que j’étais folle. Enfin, pour ceux qui ne le pensaient pas déjà, évidemment.

« Ma chère Dragenvann, je ne vous connaissais pas fine négociatrice ! D’habitude, c’est moi qui joue sur cette corde sensible. Mais j’apprécie la tentative. » Je lui offris un superbe sourire qui se voulait amical mais qui aurait pu tout aussi bien passer pour carnassier. « Plus sérieusement, vous et votre père êtes de très bons clients et si nous pouvions avoir l’assurance d’avoir une certaine exclusivité dans vos demandes, clairement, nos prix pourraient s’amincir, voire même atteindre les effets miraculeux des régimes Zabini. » Même si, clairement, j’en restais persuadée, quelques coups de baguettes ou encore de sombres potions interdites devaient être les véritables responsables de la moitié de la ligne des sorciers de cette famille. « Dans tous les cas, si vous voulez être livrée, envoyez-moi un hibou d’ici… » je me mis à compter sur mes doigts pour la forme, c’était quelque chose que je trouvais professionnel-décontracté et assez engageant, j’aimais bien « … onze jours, le navire a un tour des îles du coin assez long de prévu. » Et je n’allais pas en être. Plus le temps passait et plus je regrettais de ne pas faire partie de ces escapades. Et en même temps, j’avais pleinement conscience que les voyages commerciaux n’avaient rien à voir avec notre vie d’avant. Je rêvais d’aventures, de rencontres, de dépaysement, de vie de pirates. Si je ne trouvais pas un moyen rapide et efficace de faire passer cette impression d’enfermement quotidien que je ressentais, j’allais finir par exploser comme un éruptif. En plus glamour, évidemment.

Une petite gorgée revigorante de plus dans le gosier me permit de faire passer la sensation de mélancolie reloue qui me prenait les tripes. J’étais heureuse dans ma vie, pourtant. Le veuvage avait quelque chose de libérateur, j’allais où je voulais quand je le voulais et, surtout, je pouvais jouir de ma famille à l’envie. Comme de la solitude quand je le souhaitais. Je me demandais parfois si je n’étais pas en train de revivre une crise d’ado : envie de tout et de rien, un besoin compulsif de me faire remarquer et d’envoyer chier quiconque osait se mettre un peu trop en travers de ma route… Un côté drama queen faisait parfois son apparition chez moi et ça ne me ressemblait qu’à moitié. Jouer les divas des mers, oui, mais m’apitoyer sur mon sort… Non.

« Comment se porte votre père ? » D’accord, c’était un peu mesquin de ma part. Mais puisqu’elle avait envie de commencer à négocier avec nous, c’était parce qu’elle pensait pouvoir se le permettre. Ce qui ne me dérangeait pas. Mais, du coup, je pouvais bien me permettre de demander comment allait son siphonné de père. Puis, en plus, je l’aimais bien. A chaque fois que je l’avais croisé, il m’avait fait rire. Et ça, c’était une qualité que j’estimais beaucoup chez les gens, surtout dans notre société de gros coincés du fion où faire un trait d’humour pouvait souvent être considéré comme le pire des affronts. « Il avait l’air d’être assez apaisé la dernière fois que je l’ai vu. »

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Adada sur mon bidet
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Mer 26 Avr - 13:44
Echange de sourires à la croisée du commercial, de l'amical et du l'intimidation. Tel était le jeu du négoce, avec cependant moins de faux-semblants qu'à Avalon : Arsenia n'était pas Sang-Pur, sa famille était nettement moins policée que les lignées sorcières toutes puissantes - ces connards d'Avery en tête - et puis le domaine était plus terre à terre. Les potionnistes et autres herboristes qu'elle avait pour client habituellement usaient de subtilité et de langage détourné pour arriver à leurs fins. Au moins, Arsenia y allait frontalement.
Adara trempa les lèvres dans son verre avec un sourire en coin quand la Sabordage sortit du jeu du négoce pour une offre plus sérieuse. Très sérieuse, à laquelle Adara était bien prête à réfléchir.
" Une offre intéressante s'il en est, encore qu'on n'a pas parlé chiffres précisément. En terme de fonte, on parle de combien ? 30 % ? 40 ? 75 ? " Son sourire presque enfantin pour signifier que le dernier était plutôt affaire de fantasme. " Le problème est que je ne suis pas seule maitre en matière de livraison. Ma déconvenue du jour vient du choix exclusif de mon fournisseur. Des concurrents à vous, vous les connaissez peut-être ? Les Bittenbois ? De fichus incapables si vous voulez mon avis... J'ai perdu toute ma commande à cause d'eux... Bref, je n'ai la main que sur mes expéditions, pas mes livraisons... " Ce qui n'était clairement pas pour lui plaire. Et elle était trop petite cliente pour exiger de ses fournisseurs de recourir à tel ou tel transporteur." Et serait-il prêt à faire un détour, votre bateau ? J'ai une commande à honorer et un fournisseur possible au nord du Mexique. En plus de l'engrais. Ajoutez un supplément, une remise de courtoisie et nous pourrions considérer qu'il s'agit du préambule à une collaboration fructueuse. " Et le coup d'oeil d'Adara était on ne pouvait plus clair : elle était très sérieuse. Alnonez ne fournissait pas des graines aussi qualitatives que Rodriguez, mais Adara devait saisir l'opportunité. Si Arsenia acceptait, elle ferait économiser à la botaniste plusieurs semaines de pénalités de retard pour la livraison à son client. L'occasion était trop belle.

Et puis Arsenia s'enquit de la santé de Lars, la faisant avaler de travers. Rares étaient les sorciers qui reconnaissait l'existence du vieux Phénix, et plus rares encore ceux qui s'intéressaient à sa santé. Après tout, c'était un traitre, ou l'avait été, pourquoi s'en inquiéter ? Du coup, Adara n'était pas habituée à ce type de questionnement. Mais une fois ressaisie, elle se redressa en secouant la tête.
" C'est par phases, toujours. Il peut se montrer charmant pendant un temps. Et puis sans crier troll, se mettre à hurler et retourner les meubles... Vous pouvez commencer une discussion correcte et au milieu d'une phrase, vous retrouver à échanger sur la longueur des orteils des Abraxans. Sans réussir à lui faire entendre que les Abraxans n'ont pas d'orteils... " Et impossible de savoir quelle situation ou quel objet allait réveiller en lui un délire ou un autre. Son entourage ne pouvait que subir. " J'imagine que ca doit être aussi imprévisible qu'un bateau dans une tempête... " Elle coula un regard désabusé à Arsenia en prenant une nouvelle lampée de sa boisson.
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Jeu 11 Mai - 10:35
Les négociations, l’aspect le plus intéressant de mon travail. Bon, je préférais clairement négocier avec des clients que je souhaitais doucement entuber, pour le plaisir sportif, tout ça, mais négocier avec une personne qui savait aussi de quoi elle parlait était aussi intéressant. J’avais parlé des régimes Zabini cependant et pas d’amputation miracle de toute la partie adipeuse d’un corps un peu trop bien chargé. Mais, dans l’idée, je voyais ce que voulez la Dragenvann : rentrer dans ses frais. Comme nous tous. La belle brune ne voulait pas abuser de quoi que ce soit et c’était un bon point.
Je lui avais expliqué que nos prix pour ce supposé passage au Mexique pouvaient être attractifs pour cette fois dans le sens où nous avions un gros client qui demandait ce trajet : les gallions crachés par l’un pouvaient compenser une promotion pour l’autre. Nous aussi nous préférions être dans nos frais : quand une commande s’ajoutait à un voyage déjà prévu, nous ajustions nos prix en conséquence puisque rien ne nous forçait à faire payer des sommes astronomiques. C’était une chose que je pouvais programmer régulièrement pour elle et son père et que je lui proposais : commencer par caler ses commandes sur nos autres grosses livraisons. Un moyen pour elle de faire des économies sur de petites commandes qui en général étaient hors de prix. Je précisai évidemment que ça impliquait d’être dépendante temporellement de nos autres clients. J’y voyais là un moyen pour elle de se détacher doucement de ses autres livreurs et pour nous de récupérer une cliente que nous pouvions ponctuellement arranger contre une exclusivité finale et des tarifs honorables.

Le vieux Dragenvann était toujours coincé dans sa folie. Mais était-ce une mauvaise chose ? Enfin, clairement, j’étais sûrement un peu folle aussi mais consciente de la connerie de notre monde. Et c’était cette conscience qui ne faisait que faire croître ma folie, une folie dévorante, frustrante, chiante aussi. Tandis que lui pouvait jouir de cette folie sans s’en rendre compte : ça n’était dur que pour ses proches. Il pouvait voir le monde différemment par le spectre de sa folie là où nous, pauvres êtres conscients, devenions fous à voir la réalité du monde.

« Les gens imprévisibles sont ceux que je préfère : la vie n’est faite que de surprises avec eux. Bonnes comme mauvaises, certes, mais le mot routine en devient obsolète et c’est agréable. Bien sûr, je dis ça avec mon regard extérieur et je me doute bien que c’est moins drôle pour vous que pour moi. Mais j’ai toujours apprécié les quelques conversations que j’ai pu avoir avec votre père : qu’elles aient été cohérentes ou complètement loufoques. » Puis le voir quelques minutes tous les trente-six du mois ne pouvait évidemment pas être un poids pour moi. Chacun sa peine : j’avais une famille de Pirates, elle avait un père qui perdait la boule. Ceci dit, je me doutais que ma famille était préférable.

Volontairement, j’oubliais le second poids qu’Adara Dragenvann devait aussi porter sur ses épaules : le passé de piaf de son père. Parce que là était le vrai problème : au-delà de sa folie, le vioc avait été catalogué comme ennemi du pouvoir en place. Repenti, tout ça, d’accord. Mais je me disais que les mangemorts reformés devaient avoir l’œil posé sur eux. Tout recommençait à s’emballer au moment où le temps avait enfin fait son job en tassant un peu les vieux démons des anciennes guerres. Et PAF ! Honnêtement, du côté des Sabordage, nous nous tenions au courant de qui était suspecté de quoi par le Ministère pour savoir pour quel client nous nous devions d’éviter de franchir la limite de la légalité. Fournir des objets rares à un ennemi de Kark pouvait nous retomber sur le coin du nez de façon bien tragique : nous aimions dépasser les limites mais notre vie faussement bien rangée nous empêchait de prendre des risques inconsidérés. Bref, nous savions pourquoi les Dragenvann n’étaient pas parmi les citoyens les plus en vogue et nous arrangions nos perspectives de commerce avec eux en fonction.

« Un bateau en pleine tempête n’est pas simplement imprévisible : il peut se révéler votre meilleur allié comme votre pire tortionnaire. C’est finalement comme la politique : quand les temps sont troubles, il faut connaître ses outils pour ne pas qu’ils se retournent contre nous. Evidemment, nos navires, des plus vieux aux plus récents, sont fabriqués par nos soins : cela nous permet d’avoir une meilleure maîtrise de leur caractère. Et un bateau pirate aime se rebeller, croyez-moi. » Je passai une main dans ma crinière qui aimait toujours autant vivre sa vie en mèches éparpillées dans tous les sens. « Mais, l’avantage, c’est que contrairement à une personne de pouvoir, le bateau fait partie de nous et nous respecte. Et ce respect est gagné par le travail et le partage, pas par les coups bas. » Les coups bas, chez les Pirates, étaient réservés aux ennemis. Le code d’honneur, tout ça tout ça. « C'est vraiment ce qui fait défaut à notre pays j'ai l'impression. Même les Pirates comme nous ont plus d'honneur, c'est d'un triste ! »

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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Jeu 22 Juin - 17:21
Adara écouta attentivement la proposition d'Arsenia. Visiblement, cette derniere était prête à lui faire une proposition des plus intéressantes. Peser le pour et le contre de cette offre ne dura pas bien longtemps : il y avait d'un côté une liberté de mouvement mais des coûts parfois exorbitants, et de l'autre une contrainte temporelle mais un tarif attractif. Profiter de la proposition de la Sabordage lui demanderait simplement de mieux s'organiser en amont, d'anticiper ses commandes et de planifier ses livraisons en conséquence. Rien ne l'empêcherait effectivement de recourir à une livraison classique en cas d'urgence - et tester ainsi les services "réguliers" de la compagnie Sabordage, ou faire jouer la concurrence. Adara n'y voyait que des avantages. Finalement, la perte de sa commande n'avait pas été inutile, et Adara calculait que l'accord avec Arsenia rembourserait ses pertes du jour dans un délai raisonnable. Comme quoi le hasard, parfois... Adara se laissa aller à sourire, d'un sourire plus naturel, plus détendu : tout n'était pas toujours tout moisi...

La botaniste écouta Arsenia parler de Lars, et fut surprise de la perception qu'en avait Arsenia : la plupart des gens préféraient l'éviter, l'ignorer dans le meilleur des cas. Beaucoup le regardaient comme un déchet à éliminer. Certains semblaient prêts à le faire, comme les Avery. Les gens qui avaient un regard bienveillant sur lui se comptaient sur les doigts d'une main. Visiblement, Arsenia en faisait partie. Adara s'en sentit étrangement reconnaissante. Reconnaissante qu'Arsenia l'accepte malgré son passé, ou plutôt en en faisant abstraction, en le voyant finalement tel qu'il était : un vieil homme abimé par la vie.
" Il est bon d'entendre quelqu'un de l'extérieur. J'ai parfois l'impression de ne voir que le négatif de notre vie. Mais il est vrai qu'il a ses bons moments, et hors contexte, ca peut être distrayant ! " Le problème d'Adara était que justement, elle avait des difficultés à faire abstraction de tout ce qui avait conduit son père à cet état : quand Arsenia n'entendait qu'un babillage loufoque, Adara y percevait les drames de sa famille, leur déchéance, les persécutions. S'en détacher était un exercice très difficile.

Le volet politique des propos d'Arsenia fit courir un frisson glacé le long de la colonne de notre botaniste. Choisis tes mots avec soin, ma fille...
" C'est vrai qu'on ne gagne aucun respect par les coups bas, mais la notion d'honneur n'a pas de valeur absolue : chacun en a sa conception et ses étalons. " Elle en savait quelque chose : elle et les siens n'étaient-ils pas la cible d'une famille Sang Pur sensée être honorable et pleine de grands principes ? " Comment juger l'honneur de quelqu'un sans qu'il y ait une échelle commune ? Je veux dire... On peut classer les gens selon leur taille, leur age, la longueur de leurs dents... ou encore par leur niveau en sortilèges, en runes, en arithmancie... Ce sont des notions concrètes, palpables... Mais comment classer les gens par niveau d'honneur ? "Une bonne discussion philosophique pour l'apéritif, ca vous dit ?
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Jeu 10 Aoû - 10:47
La Dragenvann mesurait ses propos… Ou alors elle était moins critique que moi, ce qui était fort possible : mon trait de caractère le plus flagrant était mon insatisfaction chronique. Ou plutôt, le plaisir que je pouvais prendre à me plaindre de tout et tout le monde, juste comme ça. Mais aussi à raison, souvent. Adara essayait de trouver un juste milieu où moi je ne voyais que des rats avides de pouvoir et de gallions. Elle cherchait une échelle commune où je leur trouvais à tous en commun la connerie et le manque de jugeote. Elle était bien bonne et j’étais bien amère. Pourtant, cette société ne m’effleurait qu’à peine : j’avais payé ma dette à la cours des sang-purs durant mes courtes années de mariage où les Dragenvann payaient encore leur réputation passée de dissidents. Ça aussi, c’était un problème : ici, les gens n’en finissaient jamais de payer et trimer pour leurs fautes. Chez nous, une fois l’addition réglée, on pouvait passer à autre chose.

« C’est tortiller du cul pour chier droit. » C’était sorti tout seul et je n’en avais aucun remords. « L’honneur, c’est pile ou face : face, tu respectes tes engagements, pile, t’es un crevard. C’est aussi simple que ça. » Face, tu restes fidèle à ce que tu es, pile, tu te mens et te trahis. Est-ce que j’avais perdu mon honneur face à moi-même en acceptant d’embrasser cette vie sédentaire ? « Évidemment, chez les pirates, à l’époques, nous avions un comportement de crevards envers nos ennemis ou les gens lambdas. Mais nous n’avions et avons toujours qu’une seule parole : nos alliés ne nous ont jamais vus retourner notre veste. Jamais. » Comme ce rat de Mervyn Kark. À peine avait-il sifflé que nous étions revenus comme de simples chiens à ses pieds. Et ça, je l’avais encore en travers de la gorge. Pourtant, il avait respecté ses engagements : nous avions pu nous établir sur terre, notre commerce était florissant et nous n’avions pas à nous plaindre.
Non, les plus emmerdants étaient ceux qui faisaient appel à nous pour des livraisons délicates ou encore tous ces bouffons qui venaient au Boutefeu se repaître du sang de moldus et qui détournaient les yeux quand ils me croisaient dans la rue. Ils étaient risibles.

« Vous savez Dragenvann, on peut être le pire des scélérats et avoir un code d’honneur. Et je suis certaine que vous comprenez de quoi je parle. » De tous ces gens qui vous tournaient le dos sans le moindre scrupule. De tous ces cul-serrés qui vous traitez comme l’engeance de troll par devant comme par derrière. « Mais, heureusement, entre personnes d’honneur, on sait s’amuser et profiter de notre liberté ! » Je levai mon verre pour en vider une bonne partie après toutes ces jérémiades bien trop profondes lorsqu’il s’agissait de faire des affaires.

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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Mar 22 Aoû - 21:30
Les yeux un peu dans le vague, Adara écoutait les arguments d'Arsenia, essayant de les appliquer à son cas. Elle se posait des questions, parfois : n'étaient-ils pas condamnables par leurs actions subversives ? Non vis à vis de la loi. Ca, c'était une évidence comme un hyppogriffe au milieu d'un observatoire : légalement, ils étaient tous morts. Mais d'un point de vue moral ? Une courte introspection ne l'aidait pas vraiment. L'Ordre combattait pour l'égalité entre sorciers et Moldus. Adara les avaient rejoint par esprit de vengeance.
Pourtant, d'après les arguments de la Sabordage, elle n'était pas moins honorable que les autres parce qu'elle s'était engagée et ne se dérobait pas. Ce n'était pas désagréable de se rendre compte qu'on n'était pas aussi méprisable qu'on le pensait. Elle remercia Arsenia in petto. La pirate ne pouvait pas se douter qu'elle venait de lui donner un coup de boost bienvenue dans une ambiance plutôt morose, et alors qu'elle remettait en question ses motivations. Non qu'elle ait pensé à reculer. Mais elle avait commencé à regretter. Avec le concours involontaire de la Sabordage, elle se remettait dans l'axe.

Elle quitta donc son air un peu fermé et sourit plus franchement.
" Oh oui, je vois parfaitement de quoi vous parlez ! " Elle eut même un petit ricanement en pensant au père Avery, qui ne devait pas avoir l'ombre d'un code d'honneur... Elle aurait aimé pouvoir lui faire bouffer le sien et voir sa sale gueule perdre son sourire suffisant. Elle eut une pensée aussi pour Victoria, considérée comme hors-la-loi par le Ministère et pourtant la personne sans doute la plus honorable qu'elle connaissait.

Adara leva son verre à son tour et vida carrément ce qui lui restait.
" Absolument ! Mais dites moi... C'est bien ce qu'on fait, non ? " Rit-elle. Affaires ou plaisir ? Bonne question. Adara n'avait pas pris de bon temps depuis bien bien longtemps, quand la plupart de ses anciennes camarades se débattaient avec leurs propres enfants, leurs petites familles proprettes, préférant toujours garder une certaine distance avec d'anciens Phénix. Et pour une veuve chef d'entreprise et mère, les occasions de se laisser aller étaient plus que rares.
Arsouille assumée
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Re: Au détour d'un verre
ce message a été posté Mer 6 Sep - 18:01
Elle avait de la descente la Dragenvann, ça faisait plaisir à voir. Peut-être venais-je enfin de trouver une acolyte à la hauteur ! Bon, je n’oubliais pas qu’elle était surtout une cliente mais, en profiter pour resserrer les liens de temps en temps, ça pouvait le faire, non ? Je pensais que oui. « C’est tout à fait ça. Et même que c’est plutôt agréable et que je pense qu’on devrait renouveler ça à chaque fois : dès qu’on a une livraison à organiser, on signe puis on fête ça ! » Je considérais cette proposition comme raisonnable dans le sens où la fête ne venait qu’après la signature : les affaires d’abord, évidemment.

Elle me faisait un peu de peine, au fond : je voyais bien qu’elle portait bien plus d’une misère sur les épaules. Je n’avais aucune envie d’alléger le poids qu’elle tentait de soulever en prenant une partie de la charge, fallait pas déconner, mais je pouvais l’aider à oublier un peu, le temps de quelques heures, en levant le coude. Tout le monde avait ses problèmes et partager ceux des autres, c’était bien trop chiant. Mais boire nos peines ensemble, c’était moins contraignant et foutrement plus amusant à la longue. « J’pense en plus que Pré-au-Lard est un bon plan, et même que Londres, ça serait pas mal aussi. Avalon, c’est moins relax quoi. » Oui oui, je faisais mes plans toute seule, sans même lui demander son avis. Les petites villes étaient plus discrètes et personne ne viendrait juger la pauvre petite pas-officiellement-veuve parce qu’elle fricotait avec la traînée de pirate.

La traînée, oui. Parce que, ça aussi, c’était une façon de m’appeler que j’avais entendu. J’étais sûrement moins frivole que certaines de ces cul-serrées mais, surtout, ça ne concernait encore une fois que les femmes. LES FEMMES BORDEL. C’était ce que j’aimais chez nous, aussi : dans la piraterie, on s’en battait sévère les ovaires de savoir qui couchait avec qui et quand tant que tout le monde faisait ce qu’on attendait de lui. Homme comme femme. Parce que, chez nous, les femmes servaient à autre chose qu’à être des potiches en soirée : elle avait un rôle, un vrai. Le même que celui d’un homme. Foutu monde de merde. On était venu chez les culs-terreux pour régresser. Mais, je le savais, ou du moins l’espérais, nous ne resterions pas sur terre pendant des décennies : l’ambiance ici finirait par nous renvoyer sur les mers et j’attendais ce moment avec impatience. « Bref, si mon offre, enfin, la seconde, vous intéresse aussi, on pourra en faire une tradition. » D’un signe de main, je demandai une nouvelle tournée à Thelga qui ne nous envoya pas son serveur mais vint directement s’installer avec nous, un troisième verre sur son plateau. « C’est la mienne mes belles. Je fais une pause. » Avec ses cheveux noirs comme la nuit et frisant en tous sens, elle avait quelque chose de sauvage, elle aussi. J’étais sûre qu’à trois, nous pourrions nous amuser régulièrement autour d’une bouteille. Plutôt trois même.

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