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❝ “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah] ❞
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“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Dim 20 Nov - 21:20
“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.”
(⚡)


La pluie couvre un peu le bruit de mes pas sous son martèlement intensif. Ou l'intensifie, quand je traverse une large flaque. Et puis, je n'entends rien avec ce merdier ! Non décidément, aucun avantage à se prendre une averse. J'accélère le pas – quitte à être bruyant – et me lance sur le premier trottoir pour me sortir de cette pataugeoire. Après quelques minutes je fais une pause en me plaçant sous une porte cochère. Mieux vaut ne pas traîner, je ne me souviens pas des éventuels habitants de cette maison, inutile de les alerter. Je repousse mes cheveux trempés pour dégager mon front et repars, plus obligé que motivé.

La prise de risque est énorme, pour nous deux, mais elle est toujours la même. Une fois qu'on a choisi de la supporter, on peut enfin profiter. Regardez, je suis libre. Là, pendant que miss météo me baptise généreusement, je peux courir en toute liberté. Ou presque. Tant que personne ne me remarque, je leur vole un peu d'indépendance. Quel pied.

Ma chaussure s'enfonce une fois de plus dans l'eau et je peste en atteignant enfin le pont – ce qu'il en reste – où Savannah doit m'attendre. J'espère. Je déteste être celui qui arrive le premier, l'envie de repartir pourrait aussi bien m'attraper.

« Savannah ? »

Le bruit de la pluie est différent, maintenant que je suis abrité. Il résonne, claque, dérange. Je cherche sa petite silhouette en m'essuyant le visage. Le dos contre la pierre, je reprends mon souffle et relève le visage. Qu'est ce qu'il faut pas faire. Je ne sais pas si ça vaut le coup. Impossible de le savoir à l'avance, de toute façon. J'ai tendance à penser qu'on a tous un rôle à jouer, à condition de bien vouloir entrer dans le jeu. Savannah a fini par accepter. Disons même qu'elle est persuadée aujourd'hui... Pourvu que je ne perde pas mon temps.

En l'entendant approcher je glisse une main dans le bas de mon dos pour sentir les contours de l'arme. C'est pas toujours efficace, surtout sans cartouches, mais très rassurant. A tel point que l'idée de m'approprier ce flingue me traverse l'esprit à chaque fois que je l'emprunte à la base. Pas d'inquiétude, je ne suis pas si égoïste. Ou peut être que si. Mais je ne le prendrai pas, ça passerait mal à la maison...

« Ah te voilà. Un problème ? »

Je déteste le retard. Ça rime rarement avec bonne nouvelle. Remarque, je suis peut être arrivé tôt, la flotte m'a fait cavaler. D'un coup d’œil je m'assure que la demoiselle se porte bien et l'invite à rapidement se mettre à l'abri.

«  On pouvait pas choisir pire nuit... »

La couverture nuageuse ne laisse pas apparaître une seule étoile, c'est dommage. La lune elle-même joue la timide et l'obscurité rend le rendez-vous clandestin plus illégal encore.
Ce n'est pas grave. Savannah est là et cette conversation me tenait à cœur. Allez savoir.
Papi Brossard a un SSPT
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Lun 21 Nov - 7:03
Il pleut. Il pleut, elle a froid, elle est gelée, même. Gelée et trempée. Et, honnêtement, elle n'a qu'une envie, celle de retourner se blottir sous les couvertures chaudes, dans les draps propres et secs qui l'attendent dans sa chambre, au manoir Yaxley. Ecouter la respiration calme de sa compagne d'infortune, se laisser bercer par son souffle régulier et lentement, lentement mais sûrement, sombrer à son tour dans un sommeil réparateur qui lui permettrait de récupérer quelque peu de ses journées éreintantes.

Et bien, non. A la place, la voilà emmitouflée dans le manteau le plus chaud qu'elle possède, qui n'offre qu'une bien maigre protection face au déluge. La voilà avec les pieds trempés malgré les chaussures en cuir, en train de longer les murs pour tenter d'échapper aux gouttes glacées et d'être par la même le plus discrète possible. Ce qui ne doit donner à son attitude qu'un aspect des plus suspect, mais fort heureusement, les rues sont vides à cette heure-ci. Alors elle avance, aussi vite que possible malgré la pluie, tentant de se convaincre que se faufiler en pleine nuit en dehors du manoir n'était pas une si mauvaise idée, qu'elle n'a pas si froid et qu'elle ne sera pas malade. Même si elle est gelée.

Une seconde, elle est tentée d'abandonner. Faire demi-tour, retourner se mettre à l'abri. Pas abandonner pour de bon, bien sûr, mais juste pour cette nuit. Après tout, qui dit qu'il sera là, qu'il n'aura pas lui-même était découragé par la pluie battante ? Si ça se trouve, il est déjà rentré, lui, peu désireux de tomber malade dans un monde ou aucune faiblesse ne leur est tolérée. Si ça se trouve, il ne sera pas là, et elle aura fait tout ça pour rien...

Elle s'est presque arrêtée maintenant tout le porche d'un immeuble et elle est prête à rebrousser chemin. Avant de se rappeler de qui il est question. De se rappeler qu'il ne reculera devant rien et qu'une petite pluie ne devrait surtout pas l'arrêter, elle. Et de se rappeler que Rose et tous les autres ont connu bien pire il y a peu, à Tintagel ; que s'ils ont pu supporter une véritable tempête, ce ne sont pas quelques degrés de moins que ce qui est confortable et quelques gouttes d'eaux qui vont la faire renoncer. Non. Surtout pas. Et puis, qui sait ce qu'il pourrait penser d'elle, alors ? Ce qu'ils penseraient tous, s'il venait à le répéter ? Qu'elle n'était pas efficace, pas utile. Qu'elle en valait rien. Comme les moldus...

La goutte qui s'écoule de sa chevelure ramenée en chignon sur sa tête et qui vient glacer sa colonne vertébrale fini de la réveiller tout à fait. Et elle se remet à courir, plus vite encore qu'avant, essayant d'oublier la lourdeur de ses chaussures imbibées d'eau qui semble vouloir la clouer au sol à chaque pas. Et, enfin, au travers des gouttes et de la pluie, il est là : le pont, le point de rendez-vous. Déjà, elle se précipite, entend sa voix qui l'appelle et c'est presque à bout de souffle qu'elle parvient à articuler : « Je suis là. »

Il lui faut quelques instants pour parvenir à de nouveau respirer normalement une fois qu'elle est à l'abri, quelques instants pour être sûre qu'elle ne se noiera pas dans l'eau qui dégouline de ses vêtements et de ses cheveux. Elle ne prend pas la peine de répondre à sa demande, se contente de secouer la tête dans un signe négatif alors que ses bras se sont naturellement passées autour de son corps pour tenter de conserver le peu de chaleur qu'il lui reste. Et peut-être qu'elle est un peu grelottante, oui, mais en cet instant, elle s'en moque : elle a juste froid. « Tu voulais me parler ? » C'est bien ce qu'il lui a dit, non ? Quand ils se sont entrevus la dernière fois. Il voulait lui parler, et c'est pour ça qu'elle est ici aujourd'hui. Tremblante de froid et peut être un peu de stress, aussi. Mais toujours le sourire aux lèvres, presque trop confiante. Il voulait lui parler, et même si le lieu de rendez-vous étrange ne doit pas l'inquiéter, n'est-ce pas ? Il voulait juste la voir, alors elle devrait juste en être heureuse. Même si elle ne peut pas s'empêcher d'être un peu préoccupée.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Lun 21 Nov - 18:19
“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.”
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Trempée, de la tête aux pieds, la demoiselle fait peine à voir. Nous sommes assortis. Je ne peux contenir un sourire moqueur - mais sympathique - étirer le coin de mes lèvres. J'ai bien cru, un instant, qu'elle ne viendrait pas. Que la pluie achèverait le peu de courage qui l'habite. Si, elle a du courage. Sinon elle ne serait pas là.
Et je remercie sa foi ;

« Tu voulais me parler ? »

Nous y voilà. J'acquiesce sans me défaire de mon sourire, faisant un pas de plus pour me retrouver devant sa petite stature. Les mains dans les poches, je hausse les épaules avec une fausse innocence avant de me justifier.

«  Ouais. Je voulais m'assurer que tu vas bien. »

Je choppe son regard, deviens un rien plus grave et complète, en orateur parfait :

« Que tu vas mieux que l'autre fois. J'y ai repensé et j'ai du mal à déculpabiliser. »

Les vestiges de l'averse rencontrée coulent depuis mes cheveux pour tracer le contour de ma mâchoire et faire le grand saut depuis mon menton.
Je me suis inquiété pour elle ? Ai-je vraiment regretté ce que j'ai fait ? Pas franchement. J'ai eu peur, un instant, qu'elle vire folle. Que son esprit instable devienne totalement malsain et qu'un pion potentiellement utile - mais si... - nous glisse entre les doigts. Sa réaction post-crise m'a assez vite rassuré et j'ai pris conscience qu'il s'agit de séquelles sérieuses qui font partie d'elle. Ce n'était pas une première fois, loin d'être un cas isolé. Savannah est une demoiselle traumatisée qui lutte constamment contre ces accès de terreur.

« Ok, j'avoue, j'avais peur d'apparaître sur ta liste noire. Personnes à éviter ! Mais je me trompais, faut croire. »

C'est bon. Assez brossé dans le sens du poils, il est temps de voir si le chaton a des informations importantes, qu'elles émanent de sa famille de sorciers et ses fréquentations ou de notre propre camp. A mon sens, une information est toujours bonne à prendre, qu'elle vienne du front ou qu'elle soit interne. Occupez-vous de mes ennemis... Vous connaissez la chanson. Et bien moi je préfère m'occuper de tout le monde. Pas de mauvaises surprises ainsi, le moins possible en tout cas.

Puisque nous tremblons de froid dans nos vêtements plein d'eau, j'envisage de lui proposer de rejoindre le QG. Je m'abstiens. Si elle a des choses à dire, autant que ça reste entre nous, voyez.
Maintenant que je retrouve ce visage jeune et naïf, mes ambitions reculent légèrement. Je doute, encore. Que peut nous apporter Savannah ? Elle n'est pas un soldat. Je devrais certainement la considérer comme la majorité des non sorciers : une victime à protéger ...

« Enfin ; comment vas-tu ? »

Qui ne tente rien n'a rien. Derrière cette question polie et purement conventionnelle, je continue de cogiter. Elle n'est qu'une victime. Mais c'est ce que nous sommes. Tous. Cette état de fait n'empêche pas certains d'avoir des instants héroïques, des réflexions essentielles et des caractères qui entretiennent l'espoir ! La jeune femme peut très bien avoir un rôle à jouer. Est-ce que ça mérite de risquer sa vie ?
Bah, ça fait partie du jeu.
Papi Brossard a un SSPT
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Mar 22 Nov - 7:04
Elle ne doit pas trembler, se souvient-elle alors qu'elle grelotte, pas claquer des dents. Paraître forte alors que la soi-disant protection de ses bras n'en est absolument pas une car ils sont tout aussi gelés que le reste de son corps, tout aussi trempé. Alors elle s'efforce de ne rien laissé paraître, surtout quand il parvient à capter son regard qu'elle posait jusqu'alors partout ailleurs, sale réflexe, et qu'il l'aimante comme il sait si bien le faire. « Que tu vas mieux que l'autre fois. J'y ai repensé et j'ai du mal à déculpabiliser. » Et malgré le froid, ou peut être grâce à lui, parce qu'elle a l'impression d'être congelée, elle a on ne peut plus conscience de la chaleur qui irradie soudain sur ses joues et de la couleur rouge qu'elles ont du prendre. La gêne, et de nouveau la honte, qui fait ce nœud étrange dans son ventre et dans sa gorge. Qui la fait bafouiller quand elle essaye tant bien que mal de se défendre de ses mots, le défendre en fait, parce que ce n'est absolument pas de sa faute à lui. « Non, non, c'est pas... C'est ma faute, juste ma faute. »

Elle sait qu'elle ne doit pas, surtout pas lui parler ainsi. Que c'est le meilleur moyen, peut être plus sûr encore que ses crises, pour qu'il se détourne d'elle et qu'il lui referme les portes de la Nouvelle Inquisition. Elle doit être forte, forte pour assumer, forte pour lutter, coûte que coûte et pas un faible pantin comme les sorciers voudraient qu'elle soit. Elle vaut, ils valent, mieux que ça, n'est-ce pas ?

Et pourtant, il ne semble pas avoir déceler son malaise, ou alors peut-être qu'il ne l'a même pas entendu, ses minces protestations cachées par le tambourinement de la pluie sur la pierre tout autour d'eux. Et qu'il laisse Savannah entre grimace et rire alors qu'elle est presque tentée, une fois de plus, de protester. Elle se mord la joue, pourtant, cette fois, pour ne pas le faire : pour ne pas avoir l'air d'une petite fille surexcitée. Et elle se demande même comment il peut penser une chose pareille : c'est lui qui aurait du refuser de la revoir, refuser qu'elle continue. Mais au contraire, il s'inquiète pour elle et c'est ce qui la motive à croiser de nouveau son regard.

C'est amusant comme elle a l'impression de lever les yeux vers lui alors qu'ils font presque la même taille. C'est peut être parce qu'il est plus vieux, plus expérimenté. Plus fort qu'elle. Toujours est-il qu'alors même qu'ils sont sensiblement au même niveau, elle a l'impression de devoir lever la tête, de presque se tordre le cou pour pouvoir supporter son regard. Mais ça ne la dérange pas. Il est là pour lui apprendre, la guider et en plus il s'inquiète pour elle alors ce n'est pas grave d'avoir cette impression qu'il lui est supérieure. Même s'ils sont tous égaux, dans le fond, c'est quand même un peu le cas. Alors elle lui sourit, affichant un calme et une confiance qu'elle est pourtant loin de ressentir et qui sont pourtant presque devenu une seconde nature, chez elle. Enfin, pas ces sentiments en eux-mêmes, mais la capacité qu'elle a à les afficher.

« Ca va. Ca va, maintenant. Je suis désolée pour la dernière fois, mais ce n'était rien, c'est...  Je vais faire en sorte que ça n'arrive plus. » Et même si elle n'a pas détourné le regard, cette fois, même si elle tente d'afficher toujours le même sourire, elle ne peut empêcher ses sourcils de se froncer légèrement, créant une ride d'inquiétude sur son front. Parce qu'elle est partie tellement vite qu'elle ne sait pas, au fond, ce qu'il compte faire. Il lui a dit qu'il n'en parlerait à personne et sur le coup, après la crise, c'était juste largement suffisant pour elle. Mais maintenant ? Qu'est-ce qu'il compte faire maintenant ?

Le frisson qui la parcoure est alors si violent qu'elle ne peut contenir son tremblement, que ses bras se resserrent autour d'elle, toujours en vain.  C'est le froid, le courant d'air qui vient de se faufiler autour d'eux, les glaçant un peu plus sur place, n'est-ce pas ? C'est le froid et rien d'autre, pas d'anticipation, et puis il n'y a même pas eu de flash, rien. Tout va bien. Malgré l'heure tardive, le fait qu'elle ne devrait pas être là, tout va bien. Parce qu'Adem est là, et qu'aussi incongru soit ce rendez-vous, il ne lui veut pas de mal. Il s'inquiète juste pour elle. Donc tout va bien.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Jeu 24 Nov - 21:16
“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.”
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« Non, non, c'est pas... C'est ma faute, juste ma faute. »

Pour sûr, ce n'était pas la mienne. J'évite de confirmer si directement, vous pensez bien, je sais me faire diplomate. Depuis peu. A moins que cette mise en scène vienne de mon côté manipulateur. On ment facilement quand on est intéressé. Quand mentir, sinon ?

A cette réflexion intérieure, mes sourcils se froncent et je me pose une question. La question. En quoi la petite Savannah m'intéresse-t-elle ? Pour la Nouvelle Inquisition. D'abord et toujours cette rébellion qui trouvera, certes dans la souffrance, la voie jusqu'à son apogée. J'y crois. Il n'y a plus que ça pour tenir debout.
Est-ce que je verrai le clou du spectacle ? Voilà une interrogation sur laquelle je n'ai pas envie de me pencher. Mais qu'importe, après tout, du moment que je sers la cause.

Du moment que ces inconnus, individus insignifiants et autres apparemment inutiles se rassemblent et se soutiennent, je veux croire qu'ils peuvent avoir un rôle. Un rôle aux côtés des meneurs, des sorciers qui reconnaissent notre cause, des vrais braves et des brillants, il faut cette masse pour répandre l'espoir et les idées, pour inspirer et supporter.
Il faut ces gens.
Il faut Savannah. Entre autres.

« Ca va. Ca va, maintenant. Je suis désolée pour la dernière fois, mais ce n'était rien, c'est...  Je vais faire en sorte que ça n'arrive plus. »

« Justement. C'est ce que je voulais évoquer avec toi. »

Autant être direct cette fois. Je capte son regard et y décèle cette inquiétude propre aux blessés quand on met le doigt sur la cicatrice qu'ils tentent de masquer. Pourtant je sais, moi, elle n'a rien à cacher. Savannah veut faire en sorte que son traumatisme disparaisse, mais je crains que cette simple volonté ne soit pas suffisante.
Oh je n'ai pas la solution. J'aimerai simplement la provoquer. Si on s'y met à deux, on pourra peut être faire reculer ce mal. Honnêtement, si je peux envisager que cette jeune femme soit un jour concrètement utile, il faut se débarrasser de ça ;

« J'ai conscience si c'est difficile d'en parler pour toi, et tu n'as peut être pas envie de m'en parler, à moi. »

Mais je n'en ai rien à foutre. Ou presque. Je ne suis pas sans cœur, ça me fait de la peine de savoir qu'elle est ainsi hantée par je ne sais quelle lubie. Je suis juste pragmatique : pensons à l'Inquisition. Débarrassons nous de cette merde.
Je finis en me risquant à un léger sourire. Mise en confiance et altruisme. Vaste programme.

« ...Je pensais que te confier pouvait t'aider. Peut être. Je n'suis pas psy, ni le confident le plus avisé qui soit, mais si tu as besoin d'une oreille amie : ne te gêne pas. Si ça peut aider, je suis là. »

Au fond, ce n'est pas une proposition. C'est une invitation. Je lui ouvre galamment la porte en lui montrant le chemin.
Si elle hésite,  je n'aurais qu'à la pousser un peu.
Papi Brossard a un SSPT
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Mar 29 Nov - 6:53
« Justement. C'est ce que je voulais évoquer avec toi. » Elle le savait, pourtant. Elle le savait, elle l'avait craint et redouté tout le temps où elle était venu ici. En fait, elle le savait depuis qu'il avait réussit à lui transmettre son message pour lui donner ce rendez-vous bizarre. Sinon, quel intérêt de se retrouver dans ce lieu étrange à une heure indue de la nuit ? Ce n'était pas seulement pour la voir et s'assurer qu'elle allait bien, on ne demandait pas à quelqu'un de venir juste pour ça, et encore moins sous une pluie battante qui ne pouvait que lui faire attraper une pneumonie. Alors bien sûr qu'elle le savait. Pourtant, lorsqu'il prononce ces mots, elle ne peut empêcher son corps tout entier de se raidir, ses doigts de s'enfoncer presque convulsivement dans la chaire de ses bras. Elle détourne le regard, la mâchoire crispée, les traits plus durs. Fermés. Et cette colère qui lentement semble se réveiller en elle, grandir au creux de son estomac, tout d'abord discrète, diffuse, mais qui sait ?

Oh, elle ne lui en veut pas d'évoquer le sujet. C'est normal qu'il s'interroge, voire même qu'il s'en inquiète. Et puis, il aurait pu faire bien pire que de lui donner rendez-vous en pleine nuit sous une averse glaciale pour évoquer ce sujet. Bien pire. Elle ne savait pas exactement quoi à part la renvoyer définitivement de la Nouvelle Inquisition, mais elle avait le sentiment latent que ce n'était pas grand chose, ça, encore. Puis il n'a rien dit, rien fait qui pourrait lui nuire. Au contraire, même, il semble s'inquiéter pour elle, réellement. Et c'est plutôt le genre de chose qui devrait lui plaire, n'est-ce pas ? Lui apporter un peu de réconfort dans ce monde si menaçant. La réchauffer un peu de l'intérieur, et l'aider à se détendre. Et pourquoi pas lui faire confiance ?

Mais l'idée est absurde. Bien sûr, qu'elle lui fait confiance. Bien sûr qu'elle croit en lui, qu'elle sait qu'il ne veut que son bien - que leur bien, à eux tous. Et pourtant cette fois ça ne la réchauffe pas. Ca ne passe pas. Et c'est d'une voix presque boudeuse, celle d'une enfant butée prise la main dans la jarre à cookies - et, vraiment, elle ne sait même pas d'où lui vient cette pensée saugrenue, juste le flash rapide d'une cuisine trop propre et une chaise un peu branlante et la voix de mam... - qu'elle lui répond. « Je ne veux pas t'embêter avec ça. Ce n'est vraiment rien, c'est juste. Rien. Des mauvais rêves à cause de leur magie démoniaque. » Et elle pourrait presque y croire, la jolie Savannah. Parce que tout est forcément, depuis le début, leur faute, à ces créatures du Malin. Tous ses malheurs, toutes ses peines... Elle pourrait presque y croire, mais elle n'en était pas moins absolument pas crédible. Pas même totalement convaincue en réalité, même si elle voulait se persuader de la véracité de ses propres dires. Mais ce n'était pas parce qu'on voulait que cela fonctionne que ça arrivait forcément. Et elle était on ne peut mieux placé pour le savoir. C'est peut-être d'ailleurs pour cela qu'elle se sentit obligé de rajouter, un peu trop précipitamment pour paraître parfaitement honnête, parfaitement sincère.

« Ça n'arrive pas souvent, vraiment. Juste. C'était un très mauvais jour je pense et puis j'étais vraiment fatiguée. Mais la dernière fois que c'est arrivé c'était il y a des mois ! » Deux. Deux tous petits mois mais ils sont plusieurs alors elle peut dire des. « Et puis d'habitude je peux les contrôler et Jackson pense juste que c'est dans ma tête et que si je fais un effort ça va aller. » C'est faux, absolument faux. Jackson s'inquiète pour elle et même quand elle veut le lu cacher il sait qu'elle a refait une crise. Jackson s'inquiète pour elle et il l'entoure de ses bras et la serre contre lui jusqu'à ce que toute la tension la quitte - et quand elle pleure, un peu, il le sait mais ne dit rien. Jackson voudrait qu'elle lui raconte pour aller mieux mais c'est tellement, tellement hors de question ! Et elle a parlé tellement vite qu'elle ne se rend même pas compte sur le coup qu'elle vient d'évoquer son frère dont elle ne lui avait jusqu'alors jamais parlé. Comme un secret qu'elle aurait voulu conserver pour le moment propice, pour quand elle aurait pu le convaincre elle-même de rejoindre leur cause et qu'elle aurait pu l'amener triomphante à Adem. Raté. Mais elle ne le voit même pas parce que les mots se bousculent, trop rapides, à peine compréhensibles. Les mots qui se déversent aussi vite que la pluie dehors. Trouver une excuse, absolument, pour ne pas lui parler. Pas lui en parler.

Et elle ne s'en rend pas compte, sans doute, Savannah, qu'au final tout ce qu'elle veut cacher transparaît au contraire si bien dans cette attitude précipitée. Qu'elle veut paraître sûre d'elle et forte et qu'au contraire elle ne fait que montrer sa nervosité. Que son regard fuyant n'est pas le fruit d'un quelconque désintérêt mais bien la preuve la plus flagrante de sa peur. Peur qu'il sache, qu'il en sache plus. Peur qu'il la voit telle qu'elle est. Mais qu'est-ce qu'elle est, en fait ? Elle a grandi sans le savoir, sans pouvoir construire. Elle a grandi en tentant d'être ce qu'on voulait d'elle pour pouvoir survivre. Et si aujourd'hui on le lui demandait, elle ne saurait pas répondre. Elle est Savannah, et c'est déjà bien assez compliqué ainsi.

Alors elle parle toujours aussi vite et est toujours aussi terrifiée et elle ne s'en rend toujours pas compte lorsqu'elle conclue. « C'est juste des bêtises. Tu as des choses plus importantes à faire, Adem. » Et c'est vrai, et elle sait qu'elle a déjà énormément de chance qu'il prenne sur le peu de temps libre que sa "famille" lui accorde pour parler avec elle. Elle le sait et elle ne veut pas abuser de son temps, non, surtout pas. Mais quelque part au fond d'elle-même elle espère qu'il lui porte réellement assez d'attention pour insister encore un peu.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Mar 29 Nov - 20:28
“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.”
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« Je ne veux pas t'embêter avec ça. Ce n'est vraiment rien, c'est juste. Rien. Des mauvais rêves à cause de leur magie démoniaque. »

« Tu ne m'embêtes pas Savannah, l'influence malsaine de leur "magie" m'inquiète, pour toi comme pour tous les nôtres. Et puis, je ne voudrais pas que tu en souffres indéfiniment... »

Oui j'aimerai pouvoir l'aider à se soigner. Je vous rappelle que je ne suis pas un mauvais bougre, simplement logique. Si Savannah parvient à se défaire de ce traumatisme, nous faisons d'un pion quasi inutile une rebelle potentiellement utile. Saisissez la nuance, elle n'est pas mince.
Si mon inquiétude est personnelle ? Honnête ? Peut être pas. Je ne connais la jeune femme qu'avec ces failles, ces troubles. Je ne l'ai vu criser qu'une fois et pourtant, ce mal émane constamment d'elle. Son manque de confiance, ses gestes incertains, les paupières qui clignent anormalement trop souvent ou encore cette voix qu'il faut dérober pour l'entendre ; tout indique sa fragilité.

Difficile d'éprouver une sincère amitié. Il ne faudrait pas que son mal soit trop visible et incite nos ennemis à frapper. Ou pire encore, que cela soit contagieux dans nos rangs...

La demoiselle continue de se confondre en excuse, avant de balancer un élément nouveau dans la conversation. Bordel, faut-il ajouter la maladresse à ses défauts ? Je n'ai aucune mauvaise intention, mais on ne devrait jamais faire confiance dans ce monde. Jamais.

« Et puis d'habitude je peux les contrôler et Jackson pense juste que c'est dans ma tête et que si je fais un effort ça va aller. »

« Qui ? »

Ok, il m'arrive aussi d'être maladroit. Je fronce les sourcils en essayant de percer ce nouveau mystère, en vain. Son regard embarrassé se détourne et ses politesses continuent de pleuvoir aussi abondamment que la flotte qui tombe du ciel. Je prends sur moi, ravale ma curiosité - pour mieux la rappeler plus tard - et hoche tranquillement la tête, faisant mine de l'écouter et d'assimiler chacun de ses pardons ;

Elle me gave, j'en suis écœuré tant j'en bouffe. Cette fille est perdue. Perdue au milieu des sorciers, de leurs pouvoirs, leurs oppression. Elle est perdue dans ses émotions, noyée par le flot d'injustice et de cauchemars. Elle patauge dans ce merdier qu'est la vie d'esclave.
Un instant, je me mords la lèvre, compatissant. Impuissant. Faible.

Je me ressaisi en secouant vivement la tête, posant une main solide sur sa frêle épaule.

« Non je n'ai rien de plus important à faire. Tu fais partie des nôtres, ok ? Si je peux aider, il faut que tu le dises. »

Merde un peu de diplomatie ne me ferait pas de mal. Je souris. Cette mimique douce et charmante me sort souvent des pièges que je me tends tout seul, à être si impulsif. Je reprends en haussant les épaules.

« Tu sais bien qu'il n'y a rien de plus important que la Nouvelle Inquisition pour moi. Tu en fais partie : alors c'est important pour moi. Savannah, nous sommes amis non ? Je peux t'aider... Peut être pas autant que ce, Jackson, mais quand même. Je te tends la main, n'hésite jamais à la saisir. »

C'est beau.

Mais qui est ce Jackson d'ailleurs ? Un amant surement. A moins qu'elle ait la chance d'avoir encore un membre de sa famille. Qui sait. Je n'articule pas les dizaines de questions qui me viennent au bord des lèvres. Subtilité, il faut de la subtilité.

« Pour commencer...on pourrait se trouver un endroit plus sec. Puis parler. T'en penses quoi ? »
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Lun 12 Déc - 22:23
Ce n'est qu'en entendant le prénom de son frère dans la bouche d'Adem que Savannah se rend compte de son erreur. Qu'elle se rend compte que ce n'est autre qu'elle qui vient d'évoquer Jackson et que, naturellement, Adem s'interroge sur son identité. Pourtant, le fait qu'elle ait un frère n'est un secret pour personne ; de nombreux moldus sont déjà au courant, et pour cause, puisqu'ils passent le plus clair de leur temps libre dans les lieux qui leurs sont réservés ensembles. Bien sûr, elle est pourtant bien loin de penser qu'elle est connue de tous et que tous ses malheureux congénères seraient à-même de la reconnaître. Pour autant, Jackson et elle n'ont jamais, jamais caché le lien qui les unis, au contraire.

Mais avec Adem, c'est différent. Parce qu'elle se sent proche de lui, vraiment, qu'elle veut l'être. Parce que faire entrer Jackson dans l'équation maintenant c'est prendre le risque de perdre un peu de l'attention qu'il lui porte et qu'elle partage déjà avec elle ne sait combien de moldus qui lui sont encore inconnus. Et autant elle n'a aucune envie de lui parler de ça, de ce mal qui la ronge, autant elle n'a aucune envie de le voir se détourner. Aussi hésite-t-elle, vraiment, sur ce qu'elle pourrait lui confier. Sur ce qu'elle peut lui dire qui n'augmenterait pas trop sa honte plus encore que ce qu'elle n'est en ce moment. Elle a déjà l'impression de se liquéfier sur place et l'eau qui dégouline toujours de ses vêtements, de ses cheveux, jusque sur ses lunettes et dans ses yeux n'arrangent absolument pas cette sensation. Mais il sait déjà sa faiblesse, il sait qu'elle n'est pas normale . Pas comme eux, même si c'est de leur faute...

Elle a froid. Elle a froid, en dehors et en dedans et elle a l'impression que c'est toujours plus fort. Elle a froid et elle se raccroche toujours un peu plus aux mots d'Adem pour trouver un peu de chaleur. Alors, quand il lui propose de trouver un endroit chaud pour parler, elle se sent hocher la tête dans un sourire crispé. Mais après tout... elle ne risque rien, n'est-ce pas ? Parce qu'il s'inquiète pour elle. Il s'inquiète vraiment. « D'accord. Je te suis. » Elle force un peu plus son sourire, sans vraiment se rendre compte qu'il n'atteint pas ses yeux.

Il ne leur faut pas longtemps pour atteindre la planque visée. Une fois de plus, Adem avait sans doute tout prévu et le lieu de rendez-vous n'était pas anodin. Et Savannah ne peut que lui en être, une fois de plus, extrêmement reconnaissante puisque cela lui évite d'avoir à affronter trop longtemps la pluie toujours battante à l'extérieur. Ils gardent cela pour plus tard ; après tout, il leur faudra bien rentrer chez leurs propriétaires respectifs et elle doute fortement que la tempête se soit calmée d'ici là.

Mais, même s'ils sont désormais au sec, l'intérieur n'en est pas pour autant confortable. Si l'immeuble dans lequel ils pénètrent ne dénotent pas de ceux alentours, la petite pièce qui devait être un appartement à l'origine et qui n'a soit jamais été occupé, soit a été abandonnée depuis de nombreuses années maintenant, est jonchée de détritus et de papiers froissés en tout genre. Savannah détourne même les yeux en croisant le mouvement d'une photographie d'un ancien numéro de Sorcière Hebdo ; elle ne veut rien avoir à faire avec la magie maintenant. Ses yeux se posent alors sur une vieille table branlante accompagnée de trois chaises pas en meilleur état, près d'un vieux poêle éteint sans aucun bois pour l'alimenter. Mais peu importe. À défaut d'être au chaud, au moins sont-ils désormais au sec. Et vu l'état de ses vêtements, ce n'est vraiment pas du luxe.

Pendant de longues secondes, qui s'étirent et se transforment en quelques courtes minutes, rien ne vient briser le silence autour d'eux. Rien, si ce n'est le son de leurs respirations, le bruit de ses pas. La pièce n'est pourtant pas grande, mais elle ne sait pas rester en place. Et ses pieds vont de droite et de gauche, d'avant en arrière, sans qu'elle ne se décide à s'arrêter vraiment nul part. Ce doit bien être la première fois qu'il la voit si silencieuse, alors qu'il attend très certainement qu'elle ne se lance. Mais le problème, c'est qu'elle ne sait pas faire cela. Elle ne sait pas quoi dire, parce qu'elle ne sait pas en parler. Parce qu'elle ne veut surtout pas y penser. Chaque fois que Jackson a essayé de lui faire dire quelques mots sur ses crises, elle a trouvé le moyen d'éviter d'en dire quoi que ce soit. De ne surtout pas décrire les images et les bruits. De parler d'autre chose. Ou de juste ne pas pouvoir parler. Et Jackson ne la force pas, dans ces cas-là.

Adem non plus ne la force pas, mais ce n'est pas plus facile pour autant. Parce qu'Adem attend, et qu'elle sait qu'elle ne peut pas le décevoir. Parce qu'il s'inquiète pour elle, pour sa santé, et qu'elle ne peut pas le laisser s'inquiéter. Parce que son coeur bat un peu trop fort, aussi, qu'elle l'entend presque dans sa tête, même si ça ne ressemble pas à un début de crise. Parce qu'il lui tend une main et qu'elle veut la saisir, même si ce n'est que métaphoriquement alors que ses mains sont toujours si forts serrés autour de son corps. Parce que le silence se fait de plus en plus pesant et qu'après s'être balancée une dernière fois sur ses pieds, elle finit par lâcher, sans le regarder dans les yeux : « Par quoi est-ce que tu veux que je commence ? » Parce qu'il veut qu'elle parle, mais qu'elle, elle ne sait pas en parler. Alors une fois de plus, oui, elle va avoir besoin de lui. Qu'il soit, une fois de plus, son guide.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Mer 21 Déc - 14:34
“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.”
(⚡)


« D'accord. Je te suis. »

Comme si elle avait le choix. N'allez pas imaginer que je suis du genre à contraindre une demoiselle... Pour autant, Savannah ne doit pas rester seule dans un quartier pareil. C'est beaucoup trop dangereux. Et puis seule, n'importe où, elle est foutue de se faire mal. Donc c'est par altruisme et totale générosité que je l'embarque pour nous foutre à l'abri. Tant de nervosité, de colère et d'énergie à revendre pour finalement attraper la mort, ce serait bien dommage.

Nous parcourons quelques mètres au pas de course pour enfin nous retrouver au sec. Je passe la main dans mes cheveux comme s'ils allaient aussitôt sécher et regarde la miss avec insistance. Mais rien. Elle est de nouveau fermée. Hermétique. Muette. Merde, je vais devoir recommencer ?
En l'observant patiemment, je remarque sa nervosité, ses hésitations quand bien même je n'ai rien demandé. Elle n'a aucun compte à me rendre et pourtant son malaise est palpable. Je ne lui fais pas peur, j'espère ...

« Par quoi est-ce que tu veux que je commence ? »

Savannah brise enfin le silence, c'est un soulagement. Qui dure peu. Bien vite, la perplexité m'envahit. Je fronce les sourcils et me frotte le menton quelques instants avant de hausser les épaules. Par où commencer ? Tout m'intéresse. La curiosité est un défaut jusqu'à ce qu'elle soit le seul divertissement. Je veux savoir ce qu'elle voit précisément dans ses crises mais je veux surement savoir à qui la jeune femme se confie, qui est-ce qu'elle côtoie dans sa vie d'esclave, quelles connaissances peuvent être utiles à notre cause et comment la débarrasser de son fardeau pour la rendre plus efficace ;

Je ne vais pas chercher à monter une stratégie d'interrogatoire même si ce serait conseillé pour l'épargner. Vous finirez par le savoir : la subtilité n'est pas mon truc ;

« ... Qui est Jackson ? »

Ou comment lui redonner une raison de se murer. Je grimace et me reprends, en lui passant une main qui se veut délicate contre l'épaule.

« Un ami j'espère. Quelqu'un qui ne te fait aucun mal ; »

Elle finira bien par me raconter. Savannah me dit tout, pas de raison que les choses changent. A moins que ce "Jackson" ait une place particulière dans son cœur. Hm. Pour me détrôner il a intérêt à se lever tôt.

« Si Jackson a un avis sur tes crises ... ce pourrait être intéressant de le comparer au mien. D'avis. Si tu veux m'en parler bien sûr. »

Je retire ma main de son bras humide et regarde autour de moi avant de m'installer sur une caisse bancale. La poussière qui décolle à chaque mouvement me fait plisser les yeux, le manque de lumière n'aidant pas.

En attendant sa réponse - ou une réaction - je récupère le journal magique sur lequel une photo semble vivre. Rêveur, je reste une seconde bloqué par la beauté de la chose avant de froisser le papier et le jeter loin de nous.

Alors ?

« On a peu de temps, Savannah. »

Et moi peu de patience.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Dim 19 Fév - 19:42
Elle pensait y avoir échappé - elle pensait toujours y avoir échappé, en fait, mais ce n'était jamais le cas. Et tout son corps se raidit d'une nouvelle tension, alors qu'elle détourne une fois de plus le regard. Mais Adem ne lui veut pas de mal. Adem ne lui en a jamais voulu, bien au contraire. Et même si elle aurait volontiers garder un peu plus longtemps l'intimité de son jardin secret, elle sait qu'elle peut lui en parler. Qu'elle le peut, et, quelque part, qu'elle le lui doit. Ne lui a-t-il pas ouvert les yeux, elle qui refusait de voir ? Elle lui doit la vérité, et elle lui doit bien plus.

Et elle sait, au fond d'elle-même, que son inquiétude quand au rôle de Jackson dans sa vie est justifiée ; il prend soin d'elle, alors savoir que quelqu'un pourrait être assez important pour lui faire du mal... Mais elle secoue la tête aussitôt et tente un sourire quand ses yeux rencontrent de nouveau les siens. Un sourire qui se veut franc, rassurant, mais qui a toujours ce petit quelque chose de dérangeant, de pas à sa place. Une ombre qu'on ne voudrait voir dans ses boucles blondes et ses yeux trop bleus. "Jackson ? Il ne me ferai jamais de mal, non. C'est. C'est mon grand frère, il est chez les Blackburn." Elle annonce cela comme si c'était une évidence, comme si Adem se devait de savoir qui étaient les Blackburn, alors qu'elle-même ne les connaîtrait sans doute même pas si Jackson n'y était pas. Ou tout juste de nom, vague entité familiale dans un paysage dont elle maîtrise les plus importants rouages sans en connaître chaque détail.

Quoi qu'il en soit, qu'il connaisse ou non les Blackburns, elle sait que sa petite révélation ne passera pas inaperçu. Il est rare pour eux, ceux qui sont nés avant, d'avoir pu conserver des membres de leur famille. Plus rare encore de pouvoir avoir des contacts avec eux, encore, et bien plus rare que ceux-ci soient fréquents comme le sont ceux de Savannah et Jackson. Elle a de la chance, elle le sait, et elle ne voudrait surtout pas minimiser cela. Et encore moins le soutient qu'est son frère dans chacun des aspects de sa vie. Même celui de ses crises, puisque le sujet doit être amené, débattu... Pourtant, le sourire est tombé sur les lèvres de Savannah. Sa bouche, sa gorge se sont asséchées et la langue qu'elle passe machinalement sur ses lèvres ne parvient pas à faire disparaître le goût de sable. Etrange, non, alors qu'elle est toujours trempée de la tête aux pieds de la pluie qui s'est abattue sur eux ? Elle a même du mal à avaler sa salive, a simplement envie d'un grand verre d'eau alors que des litres coulent à l'extérieur. D'un grand verre d'eau et de la sécurité réconfortante de son lit. Et en même temps de ne surtout pas décevoir Adem. Autant de désirs qui semblent parfaitement inconciliables et qui s'affrontent une seconde dans son esprit alors qu'elle tente d'en traiter chaque information. Avant qu'un sourire si vide de sens, de joie, un sourire purement réflexe ne revienne ourler le coin de ses lèvres lorsqu'elle articule :

"Il pense que ça vient de ce qu'on a vécu. De. De avant. Il pense que c'est juste des souvenirs, que ce n'est rien de grave, tu vois ? Et c'est vrai. Les souvenirs ne peuvent pas me faire de mal." Ses mots qu'elle mêle à ceux de son frères, ses propres excuses qu'elle n'a de cesse de se trouver pour justifier ces images qui la terrifient. Pour minimiser leur impact ; en soit, c'est vrai, même, les images ne sont pas dangereuses. C'est le moment où elles se déclenchent qui peut l'être, c'est ce qu'elle pourrait amenée à faire sous leurs influences. C'est la terreur qui l'a faite plus d'une fois hurler, qui pourrait un jour la faire tuer. Et c'est autant de chose qu'elle se refuse de voir.

Puis, Adem ne peut que se ranger à son avis, n'est-ce pas ? Il ne l'a vue qu'une fois dans un tel état, et elle n'a rien fait. Et, même avec une arme dans les mains, elle n'a pas tiré. Pas sur lui, pas sur personne - pas même sur la cible, en réalité. Mais elle est certaine que, si elle se concentre assez fort, les images ne reviendront pas. Même si cela a échoué toutes les fois précédentes.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Lun 20 Fév - 19:58
“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.”
(⚡)


S'il existe un autre homme qui connait les secrets et les démons de Savannah, il lui faudra un argument de poids pour éviter de s'attirer ma haine. Pas que je sois jaloux, n'allez pas imaginer des conneries du genre. Il se trouve que je ne veux pas de rival : j'ai réussi à convaincre la blondinette de rejoindre la cause NI. Un autre homme "important" pourrait avoir le même effet : pour une autre cause. Et quand bien même ledit Jackson ferait partie de mon camp, je préfère rester la lumière de ma protégée.
Parce que je suis un bon mentor.
Parce que j'aime être suivi et admiré.
Parce que.
Tout simplement.

"Jackson ? Il ne me ferai jamais de mal, non. C'est. C'est mon grand frère, il est chez les Blackburn."

Pour être honnête, je ne savais pas à quoi m'attendre. Avec une autre demoiselle, les hypothèses auraient été nombreuses ou du moins évidentes... Mais Savannah est différente. Je n'aurai su lui imaginer un amant. Alors quoi, un fiancé ? Un idéal ? Ç’aurait été comique, mais je l'aurais accepté.
Jackson n'est pas l'être aimé. Jackson est un membre de sa famille. Jackson est, ce que j'ai été pour Alys, le frère.

J'encaisse mal. Je déglutis, détourne le regard et renvoi ces p*tains de cheveux trempés hors de mon front. Savannah a de la famille, en vie. De la famille qu'elle côtoie encore ! Savannah et Jackson sont frère et sœur.
Injustice, douleur, dégoût.
Mes poings se ferment, les jointures craquent, je soupire. Incontrôlable.

Et elle, elle continue de se plaindre.

"Il pense que ça vient de ce qu'on a vécu. De. De avant. Il pense que c'est juste des souvenirs, que ce n'est rien de grave, tu vois ? Et c'est vrai. Les souvenirs ne peuvent pas me faire de mal."

« Tss. Il n'y a rien de pire que les souvenirs. Quand on n'a plus qu'eux... »

Dis-je, fermé, glacial. Finalement je reporte mon regard sur elle et tente de faire preuve d'un peu d'indulgence. Si la jeune femme est traumatisée, à en faire des crises, elle a - comme nous tous - vécu des choses insupportables.
Mais bordel, elle a son frère !!! Est-ce que j'ai ma sœur, moi ? Est-ce que je me plains pourtant ? Est-ce que je suis aussi fragile que cette peste ?!!

J'essuie une larme traitre - qui heureusement se mêle au reste de pluie sur mon visage - et hausse les épaules en m'essayant à un ton plus clément.

« C'est, je suis content que tu aies un frère pour te confier, te soutenir... il n'est pas qu'un souvenir et ça, c'est une chance incommensurable, pour toi. »

J'ose espérer qu'elle le sait. Sa naïveté est telle que j'en doute sincèrement. Comptez sur moi pour très vite lui ouvrir les yeux néanmoins : je ne supporterai pas qu'elle gâche cette veine ;

« ... Excuse-moi Savannah. C'est, terrible, mais je n'ai pas cette chance et c'est dur à entendre. »

Allons, un peu de nerfs.
Je me place face à elle, attrape ses petites mains et reprends - comme si je n'avais pas tremblé un seul instant - mon rôle de meneur. Mes yeux dans son regard fragile, j'articule d'une voix sereine, forte :

« Je pense que ton frère a raison. Les souvenirs sont le passé. Ils ne peuvent pas vraiment te faire de mal... mais ne les laisse pas prendre trop de place, là » Du bout de l'index je frôle sa tête. « parce qu'ils sont responsables de crises qui, elles, peuvent attirer des ennuis. Faire du mal. A toi. A moi. A ton frère... »

Aller, culpabilise un peu, crains ce qu'il peut arriver si ça te permet de lutter avec un peu plus d'acharnement contre ces maux psychologiques. Je ne suis pas psy, toujours pas médecin ni parfait conseiller.
Mais c'est moi que tu as choisi pour te confier.


Je la relâche en esquissant un léger sourire, constatant que l'averse s'est arrêtée.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Mar 7 Mar - 7:33
Elle ne comprend pas tout de suite le trouble qui s'empare d'Adem. Elle ne voit pas les signes, parce qu'ils sont faibles, déjà, petits mouvements soudain bien plus nerveux mais presque invisibles. Parce qu'Adem est bien sûr passé maître dans l'art de les dissimuler. Et parce qu'elle ne veut pas les voir, ensuite. Pas se rendre compte qu'ils sont là, bien présent. Parce qu'Adem ne peut pas avoir de faiblesse et, surtout, elle ne peut pas l'avoir blessé. Parce que ce n'est juste pas possible. Et pourtant.

Les mots ne sont pas spécialement dur ; loins de certains qu'elle a pu entendre au court des années, adressés souvent à d'autres et parfois même à elle. Non. C'est la voix. La voix comme un mur, soudain, aussi froide et agressive que du béton. Sur lequel elle vient s'écraser sans comprendre. Qu'est-ce qu'elle a fait ? Qu'est-ce qu'elle a dit pour soudain provoquer un si fort sentiment de rejet ?

Ça ne dure pas. Heureusement, que ça ne dure pas. Elle ne sait comment elle aurait pu traiter durablement avec une telle attitude d'Adem. Comment elle pourrait progresser pour apporter le meilleur d'elle-même à la Nouvelle Inquisition sans savoir qu'il la suit de son regard bienveillant, de son approbation. C'est impossible, impensable. Et la seule petite seconde où elle a pu l'envisager - l'envisager vraiment, par la façon dont il lui a parlé et non par ses fantasmes terrifiés - lui donne l'impression d'avoir plongé tête la première dans un gouffre sans fin. Ou d'être sur le point de le faire, puisqu'une fois de plus, il la rattrape juste au bord du précipice - et est-ce que ça sera toujours comme ça ?... - Sans un mot, sans une réelle explication, à part souligner sa chance. Que contrairement à ce que beaucoup pensent, elle est parfaitement consciente d'avoir. Son frère. Son Jackson. L'autre partie d'elle-même, sans qui elle ne serait pas là aujourd'hui. Son Jackson.

Et les mots d'Adem cliquent à ses oreilles. Font raisonner son coeur et son esprit d'une façon étrange. Comme un éclair de compréhension. Qui lui dévoilent les tics de nervosité sur lesquels elle a préféré fermer les yeux lors de leur apparition. Et ce n'est pas de la colère, même si elle ne le connait pas encore assez pour pouvoir mettre sur ses paroles le mot douleur. Non. Mais elle peut voir, presque comprendre la perte. Le sentiment terrible qui enserre et étouffe. Qui lui coupe le souffle une seconde alors qu'elle a presque l'impression de sentir des fantômes autour d'elle, qu'elle enfoui aussitôt. Des gens qu'elle a autrefois appeler papa et maman, et qui n'existent aujourd'hui plus que comme un concept abstrait pour pouvoir supporter, un peu, leur absence. Mais Adem ne peut pas faire ça, n'est-ce pas ? Pas comme elle...

"Tu as perdu quelqu'un, toi aussi..." C'est juste un murmure alors qu'il ne la regarde pas, juste un souffle qui s'échappe de ses lèvres et il n'a même pas dû l'entendre. C'est la réalisation d'une vie qu'a eu Adem avant l'esclavage et même avant elle, et même en dehors d'elle lorsqu'ils se sépareront cette nuit. D'une réalité qui existe toujours au delà de cette petite pièce et de ces murs glacials. D'une réalité où il n'est pas là que pour elle et où, semble-t-il, elle ne peut pas être là pour lui.

D'une réalité qui s'efface presque aussitôt qu'il prend ses mains dans les siennes alors qu'elle a eu tellement envie de lui apporter ce geste de réconfort, mais qu'elle n'a pas osé. Une réalité qui s'efface pour ne laisser que son coeur qui bat trop fort, trop vite, alors que dans ses yeux se mélange le fol espoir qu'il veuille toujours être là pour elle et la crainte - qu'il ne l'abandonne ou que ses mots ne se révèlent vrais, elle n'est pas capable de les distinguer. Peut-être sont-elles intrinsèquement mêlées, si profondément qu'il n'est plus possible de les dissocier l'une de l'autre. - Et ses mains tremblent entre les doigts trop grands d'Adem, ses yeux plonger dans les siens comme s'il pouvait être à son tour cette ancre que Jackson est pour elle depuis tant d'années. Comme s'il pouvait à lui seul changer le monde. Ce n'est peut être pas.le cas, mais il a déjà changé le sien. Irrémédiablement. "Je ne veux pas... Je ne veux pas te faire de mal ! Ni à Jackson, ni à moi ! Je ne veux faire de mal à personne..." À part à ces suppôts de Satan qui ont détruit leurs vies. Tous, quels qu'ils soient. Mais pas aux autres. Pas aux moldus opprimés, qu'ils défendent leurs causes ou pas, tant qu'ils ne se rangent pas du côté de leurs oppresseurs. Pas à Tadhg, à Rose. Pas à Mia non plus, dont elle commence à se demander si elle ne fait pas elle-même partie de leur mouvement de révolte. Pas à Jackson. Pas à Adem...

Ses doigts enfermés dans ceux de son aîné se sont légèrement mis à trembler alors qu'ils se recroquevillent, s'accrochent comme ils le peuvent à ceux qui les entourent. Ses doigts encore glacés de la pluie, glissant de l'eau qui peine à quitter son corps gelé. Il ne la lâche pas, n'est-ce pas ? Pas maintenant ? "Qu'est-ce que je dois faire?..."
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Lun 20 Mar - 9:35
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Non, je crois qu'elle ne l'aurait pas appréciée. Pas au début, pas facilement. Puis elle aurait fini par s'amuser de cette énorme naïveté. Comme moi, elle se serait laissée apaiser par l'étrange caractère d'une esclave à peine lucide sur les failles de ce monde. En revanche, elle aurait été plus franche que moi. Plus directe, plus sincère aussi. Elle aurait essayé de lui ouvrir les yeux sans aucune malice, sans le moindre intérêt personnel ou malsain.
Après tout, ma sœur aurait pu finir par apprécier Savannah.

" Qu'est-ce que je dois faire?... "

« J'avais une petite sœur. »

Ma voix et le fond des propos articulés me font sursauter. Je libère les mains de la demoiselle et l'observe avec un rien de reproche dans le regard. Je m'en veux d'avoir fait cet aveu. Comme s'il s'agissait d'une faute, d'une grave erreur. Je m'étais promis de ne jamais l'évoquer, comme pour protéger ce poussiéreux souvenir. Le protéger, même des miens.

La question de Savannah ne m'atteint pas. Je fixe le vide, loin derrière et me répète mon propre aveu, pour m'en persuader. Oui j'avais. Et je n'ai plus. Sav, par contre, a. Elle a un frère sur qui elle peut visiblement compter.

L'air frais soulève ses cheveux et vient glacer mon dos.
Il me faut faire un effort incommensurable pour revenir à la réalité, reprendre mes responsabilités et chasser mes démons.

« Garder seulement les bons souvenirs. Essayer d'effacer ceux qui te font faire les crises. Je ne vois pas comment t'aider ... c'est un combat contre toi-même. J'ai juste envie de te rappeler que chacun d'entre nous a des raisons de faire ces crises. Tous tes cauchemars et les images terrifiantes qui te hantent sont le lot des survivants. Ils sont la preuve que tu es en vie et la preuve qu'ils sont surmontables. »

Comme si certains étaient capables de les supporter ! Remarque, mieux que Savannah. Peut-elle vraiment lutter contre ces réactions traumatiques ? Je n'en ai aucune idée. Mes mots sont surement vains.
Agacé, je fais quelques pas, offrant mon visage aux dernières gouttes de pluie.

« Essaye d'analyser leur apparition, de comprendre leur déclenchement. Et essaye surtout de te persuader que tu es suffisamment forte pour résister. »

Je n'y crois pas moi-même, et après ? Si ces paroles peuvent l'aider, sait-on jamais. Épuisé d'être impuissant face à ses tourments, je sens ma patience s'émietter et la colère grandir. Ces sorciers nous rendront totalement fous, à moins de nous abattre avant.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Mer 5 Avr - 7:59
Pendue à ses lèvres, voilà qui définirait parfaitement l'impression qu'a actuellement Savannah de sa propre position. Elle attrape les mots au vole, presque au hasard. Elle a l'impression qu'ils ne lui sont pas destinés, et pourtant ils ne sont que deux dans la pièce ; l'impression que c'est presque un hasard si elle est aujourd'hui à l'écoute de cette confession. Et la spontanéité de cette confession, la voix si peu semblable à ce qu'elle est d'habitude, toute l'attitude d'Adem...  Cela pourrait avoir l'aspect de la fragilité aux yeux trop candides de l'américaine ; au contraire, ça ne rend le tout que plus précieux. Et lui font attendre, espérer la suite...

Qui ne vient pas. Car ce sentiment, plus encore que toutes les autres fois, d'être spéciale pour lui, de mériter assez sa confiance pour qu'il dévoile ce petit bout de son histoire pourtant si douloureux s'évapore aussitôt qu'il est né. Une seconde hors du temps, presque, qui disparaît alors qu'il arrache ses mains des siennes et la laisse de nouveau glacée. Qui pourrait tout aussi bien n'avoir jamais existé, tellement il a pu être fugace, si ce n'est par la distance soudaine d'Adem ; et par cette question, dont Savannah n'a pas encore conscience, mais qui reviendra bien souvent la hanter : Est-ce qu'il me voit comme une petite soeur ? - mais ce serait s'accorder beaucoup d'importance, n'est-ce pas ? Et puis elle a déjà un grand frère. Et puis elle n'est pas sûre d'en avoir envie... -.

Et après la chaleur, si courte et pourtant si intense, de ce début de confiance accordée, la douche froide. Glaciale. Plus encore que la pluie qui l'a trempée avant d'arriver, us encore que le souffle qui secoue ses cheveux et vient s'ajouter à l'équation. Pourtant les mots ne sont pas méchants ; même pas vraiment agressifs. Elle est même certaine, quelque part, qu'Adem peut faire bien pire, et qu'ici encore il se retient. Pour ne pas la blesser ? Sans doute. Mais ça n'empêche pas. Ça n'empêche pas la violence de ces paroles de l'atteindre de plein fouet. Ça n'empêche pas son corps de trembler sous ce qui est pour tout son être une attaque dont elle n'a même pas conscience. S'ils existaient encore des psychiatre, elle aurait pu être diagnostiquée, suivie. On aurait pu lui apprendre à accepter, à ramener à sa conscience des souvenirs qui, sans aide, sont bien trop traumatiques pour que son esprit fragilisé puisse les supporter. Elle aurait même pu prendre des médicaments pour l'aider dans ce processus d'acceptation. Elle aurait pu guérir, peut être ? Elle n'en saura jamais rien. Ils n'en sauront jamais rien, tous autant qu'ils sont. Le monde n'est pas normal. Le monde est tombé sur la tête depuis plus d'une décennie et sa plaie désormais purulente n'a de cesse de cracher des êtres profondément marqués, à son image. Des êtres si profondément abîmés qu'il n'est pas certain qu'ils puissent être un jour réparés.

"Je... J'ai... Je vais essayé..." Les mots s'emmêlent, la voix tremble. Elle baffouille et sa langue tourne sur elle-même, refuse de prononcer correctement.  L'espace d'un instant, l'envie se lui crier, lui hurler qu'elle s'y efforce depuis des années a fait battre plus fort son coeur. Mais elle a retenu ces paroles juste à temps. Il a raison. Il a forcément raison. Bien sûr, même, qu'il a raison. Elle n'a pas essayé de la bonne façon. Pas assez fort. Pas assez bien. Elle le sait. Elle le savait déjà, et il le lui confirme. C'est de la faute des sorciers et de leur magie satanique si elle est comme ça ; c'est de sa faute à elle si elle n'arrive pas à s'en sortir. Pourtant, elle a envie de lui dire. De lui dire qu'elle ne se souvient pas. Les bons comme les mauvais. Elle voudrait bien garder les premiers et effacer les seconds. Mais elle est incapable de visualiser aussi bien les uns que les autres. Elle ne peut les saisir, elle ne peut même pas les apercevoir. Ils s'échappent comme l'eau d'une rivière file entre les doigts de celui qui voudraient la saisir. Jusqu'à la crue et la submersion totale. Qui arrive toujours, toujours sans qu'elle ne le voit. Elle voudrait lui dire que ce qu'il lui demande est impossible, mais là encore, elle en est incapable. Parce qu'il a raison ; il a forcément raison. C'est de sa faute à elle. Et elle, elle tremble. De froid. Sans doute

Comment cela est-il possible, alors que ses joues la brûlent ainsi ? Alors que la honte l'empêche de répliquer ? Elle n'en sait rien. Elle se contente de baisser les yeux. De ne plus croiser son regard où, sous la couche de douceur et de sympathie, elle pourrait trouver une accusation. Alors elle fait ce qu'elle fait de mieux : elle fuit. Les accusations et ce sentiment d'injustice et de rebellion étouffé par sa propre honte.

Et quand elle se sent enfin capable de parler, quand le silence s'est étiré un peu plus que de raison après les imprécations d'Adem, quand enfin elle peut articuler sans que sa voix ne tremble de trop, elle ne relève pas complètement les yeux. Pas au point de le regarder directement, juste un peu en dessous. Mais sa voix ne tremble pas. "Je. Je suis sûre que je peux le faire. Avec ton aide. Apprend moi. Apprend moi à être forte."

Ce n'est pas un ordre. C'est une supplique. Car elle ne pourra le faire qu'avec un pillier, un tuteur pour l'aider à grandir dans la bonne direction. Et ça ne peut être, une fois de plus,  qu'Adem. Uniquement Adem.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Ven 21 Avr - 16:54
“Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.”
(⚡)




" Qu'est-ce que je dois faire?... "

Ma colère a pris le dessus. C'est injuste et terrible d'avoir perdu ma sœur. Je jalouse Savannah aussi puissamment que j'aimais ma cadette, je sais pourtant que la jeune femme n'y est pour rien.

Je sais aussi que les crises dont elle est victime sont un sérieux traumatisme, plus perfide et sévère que le mal qui nous ronge tous. Je ne voulais pas être blessant ni condescendant... mes émotions ont pris le pas, j'ose espérer qu'elle ne m'en veut pas. ou du moins, qu'elle saura me pardonner. Je tiens étrangement à ce que Savannah m'apprécie ;

« Oui je vais t'aider. Je vais faire ce que je peux... On va faire des tas de bons souvenirs, même simples, on en fera tellement que les mauvais souvenirs n'auront plus de place dans tes pensées. »

Cette conversation peut-elle finalement devenir un souvenir heureux ? Les quelques sourires qu'on échange, ses amitiés avec les autres esclaves et surtout son lien avec son frère. Sav a des consolations, fortes et sincères. Pour combien de temps encore? Jusqu'à quel prochain drame? Rien n'est moins sûr pour nous.

Je ne veux pas lui faire miroiter un bonheur qui n'existera plus, ni une rémission miracle ! Je veux juste qu'elle apprenne à sourire aux étoiles, écouter les silences et apprécier nos respirations. Le reste ne doit pas compter, quoiqu'il arrive : je ne veux plus qu'elle ait de regrets.

« Viens là. »

Dis-je en revenant à elle, ouvrant des bras qui se veulent solides, chaleureux. Savannah est une jeune femme incrédule, naïve, fragile. Elle a pourtant accepté de rejoindre une cause perdue et fait peut être partie des plus braves, finalement.

« Tu vas y arriver. Nous serons fiers de toi. »

Moi, eux, Jackson. Elle compte pour plusieurs et c'est important qu'ils soient pour elle un prétexte. Un moteur. Un sens. Si elle est suffisamment tolérante pour me garder parmi ses amis, je me sentirais flatté.
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Re: “Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.” [Pv : Savannah]
ce message a été posté Mer 10 Mai - 8:45
Les mots sont ceux que l'on pourrait adresser à une enfant, mais ils lui suffisent. Ils sont naïfs et, aussi louable que soit l'intention, inutiles, mais elle s'en moque. Où plutôt, elle ne le voit même pas. Parce qu'elle-même est naïve et sans doute un peu stupide sur les bords. Parce qu'elle a décidé qu'Adem ne pouvait avoit tord et que, de par ce fait, ses encouragements ne pouvaient qu'être précieux. Parce quil sait ce qui est bon pour leur Cause et que, par conséquent, il sait forcément ce qui est bon pour elle. Il est son guide, son point de repère. Son ancrage dans ce monde hostile, qui menace de l'engloutir à tout moment, au dessus duquel elle joue les équilibriste depuis des années, entre nécessité  vitale de s'asservir et désir tellement humain d'être affranchie.

Sauf qu'elle n'a plus peur, désormais. Ou du moins plus autant qu'avant, depuis qu'il lui a métaphoriquement pris la main. Pour la stabiliser, la faire avancer. Lui montrer le chemil vers cette liberté, ce souffle d'air pur auquel elle aspire si violemment. Qu'il lui montre qu'elle peut vivre, elle aussi, et non plus seulement survivre ; qu'elle ne sera bientôt plus obligée de se contenter d'un air vicié, recyclé, mais que bientôt ils profiteront de leur vie. Et qu'ils feront ce chemin ensemble. Qu'il sera à ses côtés pour se battre pour cela.

Alors elle n'hésite pas, ou à peine, lorsqu'il lui ouvre ses bras. Tout juste une demi-seconde, le temps que, interloquée comme elle est, le sens de son geste bien plus que de ses mots ne parviennent à se frayer un chemin dans son cerveau fatigué. Et lorsque enfin elle comprend, elle n'a pas même le temps de prendre consciemment une décision que déjà son corps s'est mit en branle. Ses pieds se sont pourtant à peine décollés du sol, mais c'est déjà suffisant pour la projeter dans les bras ouvert, pour lui permettre de trouver refuge dans cette étreinte offerte. Il n'est pas beaucoup plus grand qu'elle, et pourtant son front se retrouve poser sur son épaule, faible créature recroquevillées, ses poings refermés sur le tissus humide. Son souffle en vient même à être coupé par son propre geste, juste un instant, mais quand elle reprend une inspiration la seconde d'après, c'est pour découvrir  son odeur. Un mélange étrange et subtil, qui lui rappelle les boiseries et le poivre, que pourrait venir couvrir l'odeur de la pluie, mais d'étrangement ne fait que le renforcer.

Elle ne veut plus bouger. Elle ne veut pas retourner affronter la réalité. Les Yaxley qu'elle hait pour ce qu'ils sont et pour qui elle donnerait sa vie. Les remarques acerbes de Mia et sa sale manie de vouloir la protéger. Les regards méprisants, haineux que ne manquent pas de lui jeter les sorciers si tant est qu'ils la voient. Leur indifférence qui lui fait parfois douter de sa propre existence. La misère qu'elle voit, qu'elle lit chez les siens, ces moldus moins chanceux qu'elle, si tant est que l'on puisse appeler ça de la chance. Elle veut tout oublier dans ces quelques secondes où elle peut trouver refuge ici. Elle veut tout oublier et il ne lui manquerait en réalité que la présence rassurante, bienveillante de Jackson pour être bien. Heureuse ? Le mot lui échappe aussi vite que ses pensées, glisse entre ses doigts en même temps que l'état de félicité passagère qui ramènera l'angoisse sourde, omniprésente. Mais elle ne veut pas. Elle veut repousser l'angoisse, toujours plus fort, toujours plus loin. Elle veut garder ce moment où son coeur bat peut être trop vite, mais où ses membres sont engourdis par autre chose que le froid ou la peur.

Les mots ont pourtant du mal à sortir, alors que sa gorge est nouée par une émotion qu'elle serait bien en peine de pouvoir nommée. Mais elle se force, malgré tout, à lui répondre. À articuler ces mots qui pourraient prolonger d'autant cette étreinte, cette entrevue. A reculer son retour à la réalité. "Tu crois qu'on pourra en faire beaucoup ? On a des années, pour ça." N'est-ce pas ? Une question qui se tait, une demande de promesse qui serait bien impossible à tenir avec certitude et que pourtant elle lui demande de faire aujourd'hui. Le monde est bien trop dangereux, leur lutte trop inégale, leur situation trop précaire pour qu'une telle demande soit légitime. Mais ce n'est pas grave. Parce que c'est Adem. Et que s'il lui affirme aujourd'hui que c'est possible, elle le croira.

Le moment de calme, la bulle de bien-être commence déjà à s'étioler et Savannah se redresse un peu, à peine. Sans desserrer ses poings du tissus détrempé. Sans se reculer assez pour le regarder dans les yeux.

"Tu seras fier de moi." Pas vous, pas eux. Juste lui. Et Savannah a l'intime conviction que c'est tout ce dont elle a actuemmement besoin.
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