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❝ cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke ❞
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cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke
ce message a été posté Mar 13 Déc - 14:05
Agapanthe avançait lentement, la mine triste dans les rues sombres de pré-au-lard. Sa baguette pointée devant elle faisait voler un cadavre étêté de veauddelune. Elle portait une longue robe de sorcière noire tachetée d’étoiles scintillantes. Autour de son coup, attachée à une corde en crin de licorne, pendait un crane immaculé qui semblait être celui du veaudelune. Sur son visage, plusieurs tâches de sang semblaient avoir été apposées par la sorcière : deux tâches au niveau des paupières, un grand trait allant du haut de son front jusqu’au menton et deux autre coulaient de ses yeux à ses joues, comme si Agapanthe avait pleuré du sang.

Il faisait nuit.

Les sorciers qui croisaient son chemin la regardaient comme une bête curieuse, évitant tout de même de croiser son regard.
Agapanthe s’en fichait, elle était rongée par le chagrin et même l’idée d’insulter un passant lui semblait fade. Elle déambulait ainsi dans les rues de Pré-au-lard, fredonnant un air funéraire. Elle atteint enfin sa destination. Elle frappe à grands coups lents sur la porte, comme si son bras agissait indifféremment de sa volonté. Elle ne voulait pas que ce soit quelqu’un d’autre qui ouvre, elle souhaitait que son cousin soit seul à la maison. Elle ne voulait parler à personne d’autre, elle était meurtrie par le chagrin.
La porte s’entrebâilla et elle aperçut, au travers de ses yeux embrumés par les larmes, la silhouette familière de son cousin préféré.

- C’est Kiki, il est mort… Tu me l’avais apporté il y a quelques années de ça de ton voyage dans le désert de Kyzylkoum. Je me souviens, il était encore tout bébé. Tu m’avais dit qu’il te faisait penser à moi parce que son pelage était différent des autres, il avait une couleur rosée extrêmement rare. Tu m’as dit que moi aussi, je suis rare et différente, même si je suis pas rose. Tu m’avais raconté la difficulté avec laquelle tu l’avais ramené en Angleterre. Même bébé, il était imposant, et tu as dut utiliser de nombreux sortilèges pour le faire passer en douce. Mais le jeu en valait la chandelle parce que tu savais qu’il serait entre de bonnes mains. Tu as eu raison, je m’en suis bien occupée. Tu as eu raison, il était rare, et c’était mon préféré, même si j’essayais de ne pas le montrer aux autres. Mais maintenant, il est mort, et je me sens vide. Je voulais qu’on l’enterre ensemble. Parce qu’au-delà du fait qu’il était un formidable veaudelune, il était mon préféré car tu me l’avais offert, tu avais pensé à moi à l’autre bout du monde, tu as pris des risques pour qu’on soit réunis, et je ne l’oublierai jamais.

Agapanthe étouffa un sanglot et se frotta les yeux du revers de la manche, étalant le sang qui lui maquillait le visage.

- Je peux entrer ?
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Re: cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke
ce message a été posté Lun 30 Jan - 0:07
La majorité de l'année Altaïr se définissait comme athée ou, à la limite, comme agnostique. Pourtant il y avait des jours comme celui-ci où il arrivait presque à croire en Dieu (ou en l'esprit de Voldemort) ; quand on y réfléchissait, seule une intervention divine pouvait expliquer qu'Agapanthe est toquée à la porte à l'instant précis où il passait dans le hall d'entrée. Sans cela, ce serait probablement sa femme ou un de leurs moldus qui aurait ouvert .... et Merlin, il aurait été dans une sacrée bouse de scroutt puant !

Il se plaça stratégiquement dans l'encadrement de la porte (juste au cas où Madâme aurait décidé de débarquer à cet instant elle aussi) et fixa sa cousine dans les yeux.... moins par émotion que pour éviter de regarder le crâne du veau de lune qui pendait autour de son cou. Ce qui ne l'empêchait pas de sentir l'odeur qui émanait du cadavre....

« Je peux entrer ? »

« Non. » était sans aucun doute possible la bonne réponse à donner. Ou alors sans le crâne, le sang et le cadavre décapité. Mais Altaïr n'avait jamais été très doué pour donner les bonnes réponses à Agapanthe. Sa cousine avait toujours été son point faible - au grand damne de sa femme et de sa soeur - et son discours avait réussit à lui arracher quelques sourires nostalgiques. Il avait effectivement pensé à elle en découvrant cette créature si spéciale et avait sacrifié une bonne partie de ses économies pour le ramener. Le temps lui prouvait qu'il avait eu raison ; Kiki avait eu une vie plutôt longue pour un veaudelune et malgré l'état actuel de sa carcasse, Altaïr était persuadé qu'il avait été très bien traité.

« Bien sûr, je t'en prie. »

Il s'écarta avec un sourire et lui indiqua son bureau de la main. Évidemment elle connaissait les lieux mais plus vite elle y serait, moins il y avait de chance qu'elle croise sa fille ou sa femme avec la dépouille de Kiki. Il la suivit - non sans effacer discrètement les traces de sang qu'elle pouvait laisser sur son passage - et referma soigneusement la porte derrière lui.

« Je suis vraiment désolé Pantha, toutes mes condoléances. Vous étiez fait l'un pour l'autre et je suis honoré d'avoir pu vous réunir. »

Même si cela devait se finir en apothéose malodorante dans son bureau. Il se leva et attrapa un pot contenant plusieurs bâtons d'encens.

« On devrait peut-être en allumer un pour accompagner son.... âme ? Je te laisse choisir l'odeur qu'il préférait. »

Posant une main rassurante sur bras, il demanda doucement :

« Quand est-ce que c'est arrivé ? »
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Re: cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke
ce message a été posté Jeu 2 Fév - 23:50
En pénétrant dans la demeure, Agapanthe était soulagée d’avoir été accueilli par son cousin. Une vraie chance. Les rares fois où c’est elle qui lui rendait visite, elle était toujours reçue par un quelconque moldu ou encore pire, par la femme d’Altair qui ne pouvait s’empêcher d’avoir l’air déçue dès qu’elle voyait le visage d’Agapanthe à travers l’encadrure de la porte. D’habitude, cette attitude l’amuse, mais aujourd’hui, elle ne l’aurait pas supporté.

Agapanthe ne se fait pas prier quand son cousin l’invite à entrer dans la maison. Elle a hâte de se retrouver seule avec lui. Bien sûre, aujourd’hui, elle a eu droit à d’énormes câlins de la part de son bestiaire mais il est aussi agréable de pouvoir se confier à un être humain, surtout que ces démonstrations affectives sont plus agréables avec certaines espèces que d’autres qui ont la délicatesse et la douceur d’un éruptif. Qui mieux qu’Altair pourrait avoir de l’empathie aujourd’hui ?

Sur le trajet qui mène au bureau, Agapanthe tente vainement de prendre soin du corps de Kiki. Même si la bête ne ressent plus rien, il ne faudrait pas abimer son enveloppe charnelle, celle qui lui a été si utile toute sa vie, celle qu’il faudrait bientôt enterrer. Malgré tout, le corps imposant n’a pu faire le trajet sans se cogner dans quelques meubles, faire tomber une lampe et laisser de larges tâches de sang sur le sol et les murs du couloir menant au bureau d’Altair qu’elle connaissait si bien pour y avoir refait le monde plus d’une fois avec son cousin. Elle grogna un vague « pardon » qu’Altair ne semble pas avoir remarqué. Peu importe, il a des moldus, ils nettoieront, ils sont là pour ça.

Elle ne quitte pas des yeux son objectif : la porte du bureau et le corps de Kiki qui doit l’atteindre sans dommages. Elle pénètre enfin dans la pièce, tente de poser le plus délicatement possible la dépouille sur le sol (ce qui se termine tout de même en grand fracas vu l’envergure de la carcasse) et s’assoit sur un confortable fauteuil.

- Je suis vraiment désolé Pantha, toutes mes condoléances. Vous étiez fait l'un pour l'autre et je suis honoré d'avoir pu vous réunir.


A ces mots, Agapanthe senti le chagrin monter et elle eut grand peine à ne pas fondre en larmes comme elle l’avait fait toute la journée.
Altair s’approche vers Agapanthe, une boîte d’encens à la main.

- On devrait peut-être en allumer un pour accompagner son.... âme ? Je te laisse choisir l'odeur qu'il préférait.

Son odeur préférée était celle des marécages par forte chaleur. Agapanthe qui savait que ce parfum d’encens était très rare se doutait que son cousin ne pourrait le lui offrir. Elle se contenta de prendre le premier qui lui passa sous la main : cannelle… On s’en satisfera.

- Quand est-ce que c'est arrivé ?

Agapanthe pris une grande respiration. Elle ne devait pas pleurer. Elle avait versé bien trop de larmes aujourd’hui et se sentait desséchée de l’intérieur. Elle avait dû perdre des litres d’eau et pourtant ses canaux lacrymaux fonctionnaient toujours aussi bien.

- Ce matin. C’était si soudain. Hier encore, on a joué pendant des heures dans la forêt. Le soir, il m’a fait les yeux doux pour dormir dans mon lit…

Agapanthe eu un petit rire nostalgique mêlé de sanglot.

- Je lui ai dit que ce n’était pas possible, que c’était chacun son tour. C’était au tour de pompon. Tu sais, c’est un de mes croup. Alors je lui ai dit d’aller dehors, avec les autres Veaudelune. J’ai été ferme et je sens qu’il était déçu. Ce matin, quand je suis allée les nourrir, il était allongé par terre, la respiration lente. J’ai couru aussi vite que j’ai pu. Quand je suis arrivée vers lui, il avait les yeux à demi clos, et il y avait une sorte de chuintement à chacune de ses respirations. Je… J’ai… J’ai tenté tous les sortilèges de soin que je connaissais, mais rien ne marchait. Alors… Alors je me suis blottie tout contre lui. Je lui ai dit que j’étais désolée pour hier soir ; que le jour où on se reverra, quand on sera tous les deux redevenus terre, grand terreau du Grand Tout, on dormira ensemble tous les soirs, dans le lit le plus douillet du monde, avec la compagnie des étoiles…

Agapanthe marqua un temps. Parler lui faisait autant de bien que de mal.

- Et puis, je l’ai senti s’apaiser. Sa respiration était de plus en plus lente, jusqu’à ce qu’elle s’arrête définitivement. Pauvre Kiki. Je suis restée encore un peu tout contre lui. Et puis j’ai fait le rituel sacré, pour qu’il soit en paix. Je suis restée un peu chez moi, j’avais besoin d’être entourée. Et j’ai très vite pensée à toi. C’est pour ça que je suis venue. Je sais que tu l’aimais beaucoup.

Agapanthe se leva pour rejoindre le cadavre. S’agenouilla à ses côtés et caressa les poils englués de sang séché.

- Tu sais, j’en ai enterré plein. Des créatures en tout genre. J’en ai tellement. Ça fait partie du cycle de la vie. Mais… Ça m’a rarement fait aussi mal. Ne le dis à personne mais Kiki était mon préféré.
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Re: cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke
ce message a été posté Lun 6 Fév - 10:17


Alair disposa stratégiquement le pot d’encens sur sa table basse en verre, juste entre le cadavre et le canapé dans lequel il rejoint sa cousine. Son geste avait été rapide et il n’avait pas lâché Aagpanthe des yeux, à la fois par sollicitude et pour donner l’illusion que le positionnement de l’encens était cooooomplètement irréfléchi... ahem. Mais il doutait qu’elle soit en état de remarquer quoique ce soit de toute façon.... Faisant fi du sang et du crâne autour de son cou – après un déglutissement discret – il se rapprocha d’Agapanthe pour passer un bras autour de ses épaules.

Il imaginait très bien l’état dans lequel devait être le pauvre animal qui avait vécu si longtemps et les mots d’Agapanthe ne faisaient que rendre cela plus réel. Sa gorge se serra à l’évocation de l’animal agonisant et surtout, de sa cousine attendant la fin couchée contre lui, seule.

« Tu aurais dû venir plus tôt. », dit-il doucement.

Quitte à effectuer le rituel de décapitation ensemble dans le fond de son jardin ou quelque part dans la forêt interdite. Ses tripes auraient probablement eu beaucoup de mal à garder tout leur contenu mais au moins il l’aurait soutenue.... enfin, soutenue psychologiquement parlant en tout cas.

« Ne le dis à personne mais Kiki était mon préféré. »

« Je garderai le secret, promis. Mais je suis sûr qu’il le savait et qu’il t’a pardonnée pour hier soir. Il était bien plus intelligent que les autres veaudelune que j’ai croisés autour du globe et il ...euh.... sentait les choses. Je l’ai constaté lors du voyage de retour et quand je le croisais chez toi de temps en temps. Je suis sûre qu’il a comprit que tu agissais pour son bien et pour euh.... la justice, l’équilibre et le Grand Tout. »

Il s’arrêta quelques secondes pour s’étonner de son propre sens de l’improvisation. Merlin ! Son cerveau avait finalement retenu plus de choses qu’il ne l’imaginait des discours de sa cousine !

« Je suis sûr qu’il est partit en paix et heureux. » conclut-il. « Et peut être qu’il va se réincarner ? » lança-t-il dans une tentative de consolation avant de le regretter amèrement.

Bouse ! Il espérait que sa cousine n’allait pas suggérer de faire le tour du monde à la recherche de la réincarnation de Kiki.

« Ou donner naissance à un nouvel astre ? »

Ouai c’était bien ça. Ca s’observait de n’importe où et Agapanthe adorait regarder le ciel.... comme lui d’ailleurs. Il se ferait un plaisir d’observer les étoiles avec elle à la recherche de Kiki.

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Re: cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke
ce message a été posté Dim 19 Mar - 17:24
Les mots d’Altair se voulaient rassurants. Agapanthe pressentait l’improvisation, mais elle était touchée par l’effort de son cousin. Bien des fois, il esquissait une petite moue quand Agapanthe lui faisait part de ses théories, trahissant son scepticisme. Mais Agapanthe était émue à l’idée que pendant toutes ses années, il l’avait écouté. Elle enlassa son cousin de toutes ses forces et murmura « merci ». Non pas pour son discours sans queue ni tête, mais pour son empathie. Toujours d’une voix très douce, elle lui glissa :

- Tu sais, les étoiles sont des soleils. On ne peut pas devenir étoile, on se brulerait. Tu n’as pas bien suivi tes cours d’astronomie…

Son cousin semblait surpris. Il n’était pas habitué à l’entendre dire des choses si terre à terre.

- Il n’empêche que leurs positions, leurs mouvements et leurs liens sont guidés par le Grand Tout, il ne faut donc pas négliger leurs messages.

Agapanthe desserra son étreinte. Son cousin avait quelques trainées de sang sur son visage et ses vêtements. Lui qui est toujours si propret ne semblait même pas s’en émouvoir. Peut-être ne s’en était-il même pas aperçu. La situation fit rire Agapanthe :

- Tu es ridicule.

Elle vit bien qu’il ne comprenait pas.

- Ne te vexe pas, c’est juste que tu as du sang partout. Laisse-moi m’en occuper. Recurvite. Voilà, c’est fait. Après, si tu veux te faire le grimage de compassion, je peux m’en occuper. Mais tu avais l’air de sortir d’une bataille ou d’avoir mal géré ton rasage.


La situation avait détendu Agapanthe, elle se sentait plus apaisée. Bien sûre, il lui faudrait du temps pour faire son deuil, mais un poids venait de s’envoler.

- Merci pour tout Altair. Merci. Tu ne peux pas imaginer le bien que me procure ta présence. La prochaine étape, pour faire les choses dans les règles de l’art est d’enterrer Kiki. Je lui ai ôté sa peine, j’ai fait le grimage de compassion pour la partager et maintenant, il faut rendre son corps à l’Univers. Il lui appartient. Le tout est de trouver l’endroit parfait. Au départ, j’avais pensé l’enterrer dans la forêt de Bourg-caca, car il y a passé une bonne partie de sa vie et qu’il y fut très heureux. Puis, j’ai songé à la gare de Pré-au-lard où tu m’avais donné rendez-vous quand tu l’as récupéré. Nous y avons eu notre première rencontre. Et enfin, j’ai eu l’idée que nous allions dans le désert de Kyzylkoum, c’est là où il est né, c’est là où doit décomposer le corps de toute sa famille et c’est là où votre rencontre a changé sa vie. Qu’en penses-tu ? Tu voudrais qu’on aille là-bas ? Tous les trois ?
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Re: cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke
ce message a été posté Jeu 6 Avr - 11:24


Et voilà : exactement le genre de suggestion qu'il redoutait. Même sans mentionner le voyage de trois jours qui nécessiterait un train, un bateau ou plusieurs portoloins, il serait très compliqué de faire passer les frontières à un cadavre d'animal. Altair était certain qu'il existait au moins 26 lois et décrets de la Confédération Internationale l'interdisant d'une manière ou d'une autre et il en oubliait sûrement deux ou trois.... Même avec un sang parfaitement pur et un passeport anglais, sa cousine ne s'en tirerait pas aussi facilement.

« C'est pas aussi simple tu sais. Il y a tout un tas de réglementations compliquées à respecter et ça va être difficile de faire passer Kiki inaperçu. »

Ne serait-ce qu'à l'odeur. Il n'était pas certain qu'ils aient les compétences nécessaires pour camoufler ce parfum hum.... capiteux.

« Peut-être que si tu avais épousé un Kark, un Lannister ou un Mulciber on aurait pu obtenir un passe-droit. », la taquina-t-il.

Avant d'espérer qu'elle n'irait pas frapper à leurs portes pour leur poser la question. " Réfléchir avant de parler. Toujours ! "

« Et puis je suis sûr qu'il préférait être là où tu peux venir lui rendre visite régulièrement. C'était toi sa famille. Il a à peine connu ses parents et c'est toi qui l'as élevé, protégé, aimé.... Je me ferais le grimage de compassion pour l'enterrer avec toi. », ajouta-t-il après un instant de réflexion avec un sourire qu'il n'espéra pas trop forcé.

Il était certain qu'Ava préférerait ça à un départ précipité pour un voyage de quelques jours en Ouzbekistan. Même si au fond ça ne changerait pas grand chose à leur vie de couple.... ni à l'éducation de Mayssan qui passait plus de temps avec sa nounou et sa mère qu'avec lui ces dernières semaines. Au contraire, cela leur ferait sans doute plaisir de le voir revenir avec des souvenirs introuvables en Angleterre, y compris dans la boutique Hunter. Il pourrait racheter l'une de ces magnifiques mosaïques changeantes au fil des heures et de la météo ou la statuette mouvante bleue persan de manticore qu'il n'avait pas eu la place de mettre dans sa valise la dernière fois - à cause de Kiki d'ailleurs. Il pourrait même aller voir avec Agapanthe si cet élevage de veaux de lune était toujours là. Puis il l'emmènerait découvrir Bolo Haouz (rare monument moldu préservé), les madrasa sorcières et le bazar de la citadelle. Elle adorerait Boukhara ! Mais bien sûr il y avait.... quoi déjà ? Pourquoi il avait dit non en fait ?

Il reposa un regard brillant sur sa cousine.

« Ou sinon.... le Grand Tout accepte l'incinération ? Après tout, nous redevenons tous poussière. »

Et ça, ça passerait en voyage ! Merlin, sur quoi elle l'avait lancé....

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Re: cousinade funéraire - Agapanthe et Altair Kirke
ce message a été posté Dim 14 Mai - 19:55
Bien sûre, Agapanthe n’y croyait pas. Son cousin avait été aventurier, voire le plus aventurier des Kirke connus d’Agapanthe. Il avait voyagé à travers le monde, il connaissait tant de choses. C’était les plus belles années qu’il avait pu vivre. Libre.

Et puis un jour, il a rencontré cette vieille trousse à bites d’Aveline. Elle lui a collé des marmots et depuis, il est devenu un homme normal avec une petite vie rangée. Agapanthe était tellement déçue de ce revirement de situation et elle faisait souvent comprendre à Aveline à quel point elle avait gâché la vie de son mari.

C’est pourquoi, lorsqu’Agapanthe a proposé à son cousin de partir à l’aventure, de partir sur les traces du passé de Kiki, elle n’y croyait pas. L’idée lui a traversé l’esprit, elle s’est dit que ce serait surement le mieux à faire, mais jamais il n’accepterait.

D’abord, il a été tel qu’elle l’imaginait. Faisant marche arrière en essayant de ne pas heurter sa cousine. Comment un tel globe-trotteur, curieux et insoumis, peut aujourd’hui manier de cette façon la langue de bois ? Elle ne l’écoutait pas faire des réflexions sur le prétendu célibat de sa cousine ni même ses paroles vides de sens sur la famille mais fut touchée de savoir que son cousin allait se grimer. Mais ça ne suffisait pas, il allait falloir trouver une autre solution.

Agapanthe cherchait le moyen d’offrir à Kiki la fin qu’il mérite jusqu’à ce qu’elle voit l’étincelle allumer le regard d’Altair.

- Ou sinon.... le Grand Tout accepte l'incinération ? Après tout, nous redevenons tous poussière.

Agapanthe eu d’abord un doute. Même si elle connaissait son cousin depuis très longtemps, elle aimait que les messages soient clairs.

- Tu veux dire… Tu veux dire déposer ses cendres en Ouzbékistan ? Toi, moi et lui ?

Altair acquiesça d’un signe de tête. Agapanthe se jeta sur lui et le serra le plus fort possible (et ce n’était pas si simple avec la tête de Kiki coincée entre les deux cousins)

- C’est merveilleux ! Tu es… Tu es si… Si surprenant ! J’ai toujours rêvé de te suivre dans un de tes périples. Je me disais « plus tard » parce que je ne voulais pas laisser mes animaux seuls. Et puis « plus tard » n’était plus possible, tu avais changé, tu t’étais rangé. Mais aujourd’hui, tu concrétise mon rêve. En plus, on le fait pour Kiki. C’est merveilleux !
Bon. Il faut que je trouve quelqu’un pour garder Bourg-caca le temps du voyage. Peut-être que je pourrais demander à Nini, c’est une moldue, mais elle connait bien la maison. Non, c’est bête, une moldue fera n’importe quoi, elle n’a pas ça dans les gènes. Bon, je trouverais bien quelqu’un. Il faut aussi que je prévienne mes lecteurs que mon journal ne sortira peut-être pas le mois prochain. J’écrirais un message sur le faceowl du journal.
Oh ! Je suis si excitée !
J’y vais, il y a plein de préparatifs à faire !


Agapanthe se leva d’un bond et se dirigea avec détermination vers la porte du bureau.

- J’oubliais…

Agapanthe fit demi-tour, plongea son pouce dans le cadavre du veaudelune et tartina le visage de son cousin.

- Tu l’as mérité. Je suis fière de toi.

Ayant retrouvé le sourire, Agapanthe récupéra le corps de Kiki et, le pas léger, entrepris de sortir de la maison d’Altair accompagné par son cousin. Elle se retourna une dernière fois vers lui, lui colla un énorme bisou sur la joue, et ajouta avant de transplanner :

- Je t’aime très fort, tu sais.
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