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❝ Funambules - Silja ❞
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Lemon incest
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Funambules - Silja
ce message a été posté Jeu 12 Jan - 2:30




funambules
(mi-janvier 2046)

Victoria frissonne, emmitouflée dans une épaisse cape noire. Elle souffle sur ses mains pour tenter de les réchauffer, en attendant devant une boutique de vêtements dont la devanture brille de milles feux pour époustoufler les quelques passants. Elle évite de regarder dans la vitrine, pour ne pas envier la douce chaleur qu’il doit faire à l’intérieur. L’hiver est rude, et elle doute qu’il continuera ainsi jusqu’en avril, voire mai. Le vent glacial s'immisce entre les mailles de ses vêtements. Il caresse son visage avec ses doigts crochus, passe ses doigts dans ses cheveux et dévoile son visage en la dépuchonnant momentanément. Elle s’empresse de rabattre sa capuche, il ne faut pas qu’elle soit vue.

Comme il est étrange d’avoir sa véritable apparence dans un lieu public. Sans artifice, sans potion, sans masque. C’est excitant et effrayant à la fois. Et si quelqu’un la reconnaissait ? Elle a réussi jusqu’ici à ne pas être repérée, ce qui est un véritable miracle. La mission avec Aslinn, puis la bataille sur la plage de Tintagel n’ont pas dévoilé son identité, ni sa présence aux Mangemorts. Un miracle, pense-t-elle donc.
Pourquoi ce choix ? Elle ne sait pas exactement. Elle n’y a pas réellement réfléchi. Pour l’adrénaline ? Chaque regard croisé est un pas en plus vers la révélation de son identité. Par curiosité ? Peut-être que jamais personne ne la reconnaîtra. Elle est censée être morte depuis un bon bout de temps, après tout. Par malice ? Sa réelle apparence est comme rire au nez de Nicolas, après tout. Elle ne sait pas. Mais les émotions qui sont liées à ce choix sautillent en elle comme du maïs qui deviendrait du popcorn.

Silja, sa partenaire pour cette mission, apparaît au bout du Chemin de Traverse, un “paquet” - le troisième partenaire de cette mission - à la main. Elles étaient ensemble à Tintagel, mais bien de choses ont changé depuis. D’abord inconnues se battant pour sauver leur propre peau, les traumatismes communs ont fait qu’elles se sont rapprochées. Parfois, Silja lui rappelle Avaleen, avant que la noirceur du monde ne les rattrape. Ah… Avaleen.

Enfin, il n’est point le temps de regarder en arrière. Victoria embrasse brièvement Silja, il ne faudrait pas qu’une scène du type grandes retrouvailles attire l’attention. Comment tu vas ? Pas trop froid ? Ha ha, trop marrante Victoria… Surtout qu’elle est elle-même en train de se dandiner d’un pied sur l’autre, dans une vaine tentative de ne pas refroidir plus encore. Il faudrait donc plutôt se mettre au travail. Bon, je ne pense pas qu’il ait étalé ses affaires dans l’arrière-boutique, les carapaces ne devraient pas être difficiles à trouver… J’espère. “Il” est le débarrasseur de nuisibles communs qui s’est installé dans un local du Chemin de Traverse le temps d’une semaine, avant de se déplacer à nouveau là où ses services seront nécessaires. “Il” est essentiel à la réussite de leur mission. J'ai vu qu'il était avec une cliente tout de suite, c'est le bon moment pour moi de m'infiltrer. Elle vérifie à nouveau, le local se trouve en face d'elles. Oui, il est toujours avec la cliente. Prête ? Dans trois petites minutes je serai à la porte arrière. Allez, on peut le faire. Un dernier regard pour s’encourager, puis Victoria part en direction d’une ruelle adjacente qui la mène à l’arrière-boutique. Arrivée devant la porte, elle vérifie qu’elle n’est ni suivie, ni observée. Un simple Alohomora fait l’affaire pour ouvrir la porte, et elle pénètre discrètement dans la sombre pièce à la recherche de l’Ingrédient qui sauvera leurs alliés écossais.
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Dim 15 Jan - 22:40
    Petit phénix deviendra grand.

    J'avais cru à une blague dans un premier temps. On osait confier une mission au petit oisillon que j'étais dans cette grande organisation de l'ordre ? J'étais encore novice, une toute jeune recrue qui n'avait guère eu la chance de faire ses preuves... Au contraire, la malchance avait brillé lors de la rencontre avec la résistance sur la plage de Tintagel. Nous avions perdu l'un des nôtres et le monstre marin s'était chargé du camp adverse... des images qui me hantaient encore toutes les nuits. Mais la signature de la Callaghan faisait foi. Peut-être avais-je fait mes preuves sur cette plages malgré les aléas, peut-être que mon allégeance avait été confirmée, ou peut-être tout simplement que papa Toivonen a mis les pieds dans le plat… J’espérais toujours qu’il sorte de son trou pour de bon. Après tout c’est lui qui m’avait fait entrer dans la course, il serait grand temps qu’il assume. Pitié ?

    Mais c’était bien vrai. Et Victoria était de la partie. J’étais plus qu’honorée de la confiance qu’on plaçait en nous, même si honnêtement je balisais à l’idée d’un échec cuisant. Toutes deux bien appliquées, nous avions cogité à comment se procurer sans trop d’embuches les fameuses carapaces de ciseburines. Ne pas attirer l’attention, ne pas poser trop de questions… vu le contexte actuel nous marchions sur des œufs, surtout avec un phénix en fuite. Victoria s’exposait beaucoup plus que moi pour cette mission et la peur qu’on la reconnaisse me consumait avant même de mettre les pieds chez le débarrasseur de nuisible que nous avions choisi. D’ailleurs, j’accélérais le pas de peur de faire attendre ma partenaire du jour mon poing tenant fermement une caisse légèrement ajourée. « Shhhhh » murmurais-je à son passager quelque peu agité. Voilà ce qui arrive quand un vulgaire chat de gouttière se retrouve dans un espace confiné, il perd patience, il s’énerve… et c’est tout ce dont nous n’avions pas besoin aujourd’hui. Nous comptions sur la boule de poils, la clé de notre potentielle réussite.

    Un léger sourire orna mes lèvres à la vue de la grande brune encapuchonnée malgré l’anxiété qui me nouait l’estomac. Respire Silja, ça va le faire, CA.VA.LE.FAIRE. Arrivée à sa hauteur, je déposais à mon tour un baiser sur sa joue avant d’hausser les épaules. Le froid ? J’avais connu des hivers à -60 degrés dans ma Laponie natale alors à côté, cet hiver Londonien était un petit joueur. « Disons que j’ai connu pire » sa question avait eu le don de me dérider. « Mais je ne te cache pas que j’appréhende un peu » continuais-je en un murmure « Ça va aller toi ? » Ce n’était pas comme si la partie la plus périlleuse lui revenait hein, fouiner dans une arrière-boutique sans se faire prendre… easy. Ahem. Concentre toi Silja, j’ai dit que ça va le faire. J’écoutais l’hypothèse de mon amie et acquiesçais d’un signe de tête « Je l’espère aussi. Croisons les doigts. » Ca ne se voyait pas mais sous mes épaisses moufles en peau de dragon, je croisais vraiment les doigts. J’aurai aimé prendre la McKay une dernière fois dans mes bras avant qu’elle ne disparaisse dans la ruelle voisine, mais cela n’allait pas nous aider à passer incognito, je me résignais donc. « Fais-moi signe si besoin, d’accord ? Bonne chance » J’exerçais une légère pression sur son bras avant de la laisser partir. Game on.
    Me penchant vers la caisse infernale, je suppliais son occupant « Sois gentil d’accord ? On compte sur toi ». Je me redressais devant la devanture de la boutique, inspirais un bon coup et traversais la route d’un pas décidé.

    « Bonjour ! » Des salutations beaucoup trop enjoués pour une Finnoise, mais je m’adaptais aux circonstances – bien que ça me coutait. Le professionnel releva ses lunettes sur le sommet de son crâne, me dévisagea brièvement et les remit sur son nez « Bonjour Mademoiselle, je m’occupe de vous dans un instant, nous en avons presque terminé. » Je lui adressais un sourire poli à mon tour et tentais de parler d’une voix forte mais pas trop – juste assez pour résonner dans l’arrière-boutique « Ne vous pressez pas pour moi, j’ai tout mon temps ! ». Puis en attendant, je déambulais dans la boutique posant mes yeux ici et là, et surtout sur les bocaux en verre, déchiffrant les intitulés de telle ou telle chose cherchant innocemment le saint Graal. J’étais tellement absorbée dans ma découverte des lieux que je n’entendis pas le propriétaire saluer sa cliente, seul le bruit aigue de la cloche de la porte me sortit de là. Un peu plus et je lui donnais l’occasion d’aller se servir une bièraubeurre dans l’arrière-boutique. Je me précipitais vers le comptoir où je déposais mon ami à poil – enfin ami était un bien grand mot, je l’avais ramassé dans la rue il y a deux jours de ça. Suite au traditionnel alors ma p’tite dame qu’est-ce qui vous amène ? Je récitais le plus sincèrement possible le bobard que nous avions monté de toutes pièces. « Voilà, je viens vous voir parce que Ginger m’inquiète. » Ginger, le chat. Je n’étais pas allée chercher son prénom bien loin… il était tellement roux qu’il pourrait être Irlandais. « Cela fait plusieurs jours qu’il n’arrête pas de se gratter et de se frotter partout, je vous parle même pas de l’état de ma couette un vrai cauchemar ! J’ai essayé de le shampooiné, mais disons qu’il n’a pas été des plus coopératifs, de même pour un produit contre les puces, un véritable échec, rien n’y fait ! Je me disais que votre expertise pourrait nous aider à se débarrasser des nuisibles qui ont élu domicile dans sa touffe de poils. Vous êtes mon dernier espoir. » Regard triste, de chien battu. Objectif : que ce bonhomme ait pitié de nous. « Très bien voyons voir ça. Je peux ? » J’acquiesçais. Il ouvrit la caisse de Ginger. Ginger, l’esprit revêche après cette petite balade qui visiblement ne lui avait guère plu. A peine était-il sorti de sa caisse qu’il sauta du comptoir. « Non d’une goule en slip de bain ! Ginger ! Reviens ici de suite ! GINGER ! »

    #1 :
    Oui : Par chance Ginger a sauté du comptoir côté boutique et Silja n’a pas trop de mal à le rattraper rapidement.
    Non : Le maudit chat disparait derrière le comptoir. Aie.

    #2 si NON au dé #1:
    Oui : Le propriétaire a de bon réflexe. Ginger est dépourvu de sa liberté fraichement retrouvée.
    Non : Ginger se prend pour un explorateur et file droit vers une porte mal fermée, celle de l’arrière-boutique… Aucune difficulté pour cette bestiole de se frayer un passage dans l’entrebâillement de cette dernière. Merde.

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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Dim 15 Jan - 22:40
Le membre 'Silja E. Toivonen' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Lancer de dé ' :


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#2 'Lancer de dé ' :
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Mer 25 Jan - 23:22
Bonjour ! Aucun moyen de se tromper, il s’agit bien de Silja. Sa voix est étonnamment portante, très certainement à l’attention de Victoria plutôt que du débarrasseur de nuisibles communs. La Phénix tend l’oreille alors qu’elle pénètre dans l’arrière-boutique qui, par chance, n’est pas éclairée. En temps normal, les rayons de soleil pourraient entrer par le verre ondulé des vitres mais il ne s’agit pas du temps normal, il s’agit de l’hiver. L’hiver froid, l’hiver gris, gris sombre. Le vent claque contre les fenêtres, mais le commerçant doit y être habitué depuis qu’il s’est installé. Par contre, il n’a pas chauffé l’arrière-boutique. Bien sûr, mais bien sûr, pourquoi le ferait-il ? Pour réchauffer les pauvres doigts de Victoria qui vont se décrocher comme des stalactites ?

Bref, concentration, concentration. Victoria essaie de repérer les affaires du professionnel, mais il s’est installé comme s’il était chez mémé. Quelle non-gêne ! Enfin ! Elle n’est pas là pour juger et redécorer. Ce serait plutôt les sorcières de la Société des Sang-Pures Sans-Boulot (ou que sais-je ?! cingle-t-elle dans sa tête) qui s’en feraient joie vu leur agenda affreusement… Vide ! Enfin, à nouveau, concentration. Revenir à Londres lui a rappelé bien des choses inutiles qui occupent en vain l’esprit mais ne peuvent s’empêcher de le parasiter. D’ailleurs, en parlant de parasite… Voilà, je viens vous voir parce que… Mince, voilà qu’elle a déjà raté toute l’intro. Victoria tente un Accio mais il fallait s’y attendre, ça ne fonctionne pas. Il ne s’agit pas de trouver de les tiques qui infestent boursoufs comme cerbères mais bien de carapaces de ciseburine, article prisé par les potionnistes et rare – et donc onéreux. Il faut donc passer à la bonne vieille recherche traditionnelle et plonger ses mains dans les affaires du débarrasseur de nuisibles communs.

En tant que « potionniste » (avec de grands guillemets, puisqu’être médicomage ne signifie pas être potionniste et tous ceux de cette discipline se lèveraient comme un seul troupeau de griffons offensés pour contester), Victoria a déjà vu les fameuses carapaces de ciseburine. Elle n’a jamais eu l’occasion de les utiliser mais en voyant le bocal sur l’étagère chez un de ses hôtes, elle a eu une très bonne idée de la sensation qu’elle aurait pu avoir si elle en avait pris une entre ses doigts. Les ciseburines sont des créatures qui mesurent jusqu’à 50 centimètres et qui ressemblent à des crabes, avec de larges crocs*. Les carapaces sont assez plates, mais robustes, notamment si le parasite a absorbé beaucoup de magie. Ceux qu’elle trouvera – car oui, elle les trouvera – seront encore plus solides vu que l’intervention du débarrasseur de nuisibles communs avait été nécessaire.
Victoria tâtonne donc. Le Lumos lui démange le bout des doigts, elle serait bien plus à l’aise si elle pouvait voir les choses en détail plutôt que de sonder le contour des affaires qui se trouvent sur les plans de travail. Elle s’active d’abord sur ceux qui sont collés aux murs de la pièce. Elle garde l’oreille tendue et ses yeux font des allers-retours entre ses mains et le sol, où elle guette l’ombre d’un sac, d’un journal, ou encore d’une créature, qui pourrait dévoiler sa présence. Les bocaux qu’elle trouve sont soit vides, soit remplis de différentes textures qui lui indiquent clairement qu’il ne s’agit pas des carapaces de ciserburines. Visqueux, poussiéreux, fibreux, cendreux, brumeux, fluides… Les contenus ont toutes formes et surtout, toutes sonorités - quand elle secoue discrètement les récipients à son oreille – qui ne correspondent pas. Elle ne s’attarde donc pas.

Le chat miaule violemment dans la boutique. Nom d’une goule en slip de bain ! Ginger, reviens ici de suite ! REVIENS ! Victoria se fige. Son esprit lui hurle de s’agenouiller pour se cacher sous l’îlot central, mais elle reste là, immobile. Idiote, idiote, idiote, BOUGE DE LA ! CACHE-TOI ! VA-T-EN ! MISSION ANNULEE ! JE REPETE : MISSION ANNULEE ! Le temps semble se ralentir autour d’elle, et elle entend son cœur battre à une allure qui pourrait la mener à l’apoplexie. Heureusement, le tohu-bohu causé par ledit Ginger continue en boutique, et non en arrière-boutique. Son cœur retrouve un rythme à peu près normal, avec difficultés. Elle vieillit, c’est tout. Et encore ! A cinquante-cinq ans tout de même…

Sur la pointe des pieds, Victoria se remet au travail et fouille, fouille, et fouille encore. Elle se hâte : s’être presque fait repérer lui a remis les idées en place. Les plans de travail qui encerclent l’îlot central n’ont rien donné, elle s’attèle donc à explorer ce dernier. Ses doigts nus commencent à congeler lentement, il faut qu’elle trouve ces foutues carapaces avant de ne plus rien ressentir. Certaines jointures sont douloureuses et ça, ce n’est pas la vieillesse, non ! Elle a toujours été frileuse, elle, fille de l’hiver. Toujours emmitouflée sous vingt couches de vêtements, elle se retrouve avec une bien légère tenue à présent. C’est la crise, voilà tout.

Eh bien voilà ! Elle secoue le bocal pour vérifier et être certaine de sa trouvaille. Elle s’accroupie et, sous sa cape, elle s’aventure à éclairer le pot pour en lire l’étiquette. Malheureusement, l’écriture du débarrasseur de nuisibles communs est presque illisible… Elle semble discerner quelques lettres, et l’aspect des carapaces lui confirme son impression.

Maintenant il n’y a plus qu’à sortir. Comme sur des roulettes… N’est-ce pas ?


*source : Les Animaux Fantastiques et où les trouver de Newt Scamander

Dé : Il y a un piège à la porte qui alerte le débarrasseur de nuisibles communs de la présence de Victoria.
Oui : Oui. Sauve qui peut !
Non : Non.
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Mer 25 Jan - 23:22
Le membre 'Victoria McKay' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Lancer de dé ' :
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Mer 1 Fév - 19:41
    Passablement énervée, un grognement m’échappe alors que mon emprise se referme fermement sur le frêle petit corps du dit Ginger. Maudit chat de gouttière ! Le rouquin commence à donner des coups de pattes dans tous les sens, dieu merci mon manteau protège mes pauvres bras de l’attaque des griffes acérées du félin, mais l’état dans lequel il finira… on repassera, merci. « Ginger » ma voix se fait la plus menaçante possible alors que je tente de l’immobiliser à nouveau sur le comptoir du commerçant, j’en profite d’ailleurs pour m’excuser du désagrément « Je suis désolée, il a un sacré caractère quand il s’y met ». Je case également un petit sourire – qui me coute beaucoup en tant que bonne petite Finnoise – histoire de mieux faire passer la pilule.

    Nous échangeons quelques banalités. Apparemment Ginger n’était pas la première bête sauvage à qui il avait affaire, tant mieux. Le chasseur de nuisible retourne à son inspection minutieuse de la fourrure de la pauvre victime passablement agacée. J’essaye de toujours le maintenir tant bien que mal malgré ces gigotements incessants. « Ce ne sont pas des puces n’est-ce pas ? » Je le sais parce que, bien entendu, j’avais pris option nuisible à Durmstrang. Ahem. « Mh » Monsieur était visiblement bien trop concentré à la tâche pour me donner une réponse claire et précise – non pas qu’elle m’intéressait réellement. Bon, allez Silja tente de caser les ciseburines ni vu ni connu. « Ou peut-être des tics ? Nous étions à la campagne ce weekend, qui sait où il a dû gambader ! » Comme si j’avais les moyens de me payer un weekend à la campagne… je n’avais déjà pas de quoi acheter les fameuses carapaces de ciseburines au marché noir ou en boutique alors la campagne… HA ! « On m’a également parlé de ces parasites à la dénomination un peu étrange qui se logent souvent dans les fourrures, des ci… bu… buri… » Jouer à l’ignorante ça marche toujours. Le commerçant lève les yeux de la touffe rouquine toujours aussi agitée « des ciseburines ? ». Bingo ! « Oui c’est ça ! Des ciseburines ! »

    Mais le gentil – ou pas – monsieur calme mon enthousiasme assez rapidement « Je ne pense pas que… » C’est quoi ce bruit strident et étrange ? C’est comme si une ombre venait de passer sur le visage du commerçant. Et merde. Que se passe-t-il ? Mon rythme cardiaque s’affole. « Attendez moi là je reviens dans un instant, je dois juste vérifier quelque chose… » Il a l’air soucieux. Il se retourne en direction d’une porte… l’arrière-boutique je présume. Victoria ! J’ai envie d’hurler, de m’effondrer sur place pour attirer l’attention du type, de le stupéfixier… Non ça serait trop flagrant. Réfléchis Silja, réfléchis ! Sa main se lève pour actionner la poignée de la fameuse porte… Même si je le voulais il était trop tard pour sortir ma baguette, et qui dire sortir ma baguette dit lâcher Ginger… Mais voilà ! Ginger ! L’énergumène allait finalement bien me servir. Je lâche la bête sauvage et le pousse gentiment (on va dire ça) du comptoir avant de faire tomber volontairement la poignée de bocaux qui y trônaient. Ces derniers se brisent violemment sur le sol en mille morceaux. « PERKELE ! GINGER ! T’es vraiment pas sortable ! » Je fais mine de gueuler sur ‘mon’ chat puis m’adresse d’une petite voix coupable au propriétaire des lieux, je remarque que sa main est en train d’actionner la poignée… « NON ! » Merde, celui-là m’a échappé. « Je suis tellement désolée, je vais vous rembourser et surtout tout nettoyer… vous pouvez attraper Ginger avant qu’il ne fasse plus de dégât ? » PITIE VIENS ATTRAPER CE CHAT DE MALHEUR. Je m’accroupie et sors ma baguette dans l’unique but de nettoyer ce bordel bien entendu – on omettra au cas où le besoin d’utiliser je ne sais quel sortilège pour sauver la peau de Victoria.
    Silja au bord de la syncope, bonjour !

    Dé : Le gentil chasseur de nuisible va-t-il être serviable ?

    OUI : Il se ravise et file attraper Ginger de peur qu’il ne fasse plus de dégât dans sa boutique – Victoria sort de lààààà !
    NON : La bête sauvage lui passe au-dessus du scalpe, il s’engouffre dans l’arrière-boutique – PARDOOOON.
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Mer 1 Fév - 19:41
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Mar 7 Fév - 11:34
Scroutt, scroutt, scroutt ! Elle aurait dû le savoir… Elle aurait dû le savoir ! Victoria a à peine posé la main sur la poignée qu’un cri strident retenti. Il ressemble à celui des mandragores, mais en moins puissant. Ça ne signifie toutefois pas qu’il n’a pas d’effet. Elle essaie désespérément de boucher ses oreilles avec ses mains – une qui tient sa baguette, et l’autre qui tient toujours le bocal de carapaces. Ce qui est tout à fait pratique. Car oui, elle n’a pas pensé à le mettre dans la poche de sa cape avant de prendre la fuite. Bien sûr que non, pour quoi faire ? Au cas où elle devrait se défendre contre le débarrasseur de nuisibles communs à la sortie ? Mais non, impossible… Et pourtant ! La voilà qui lutte contre la céphalée qui s’insinue dans sa tête, et qui la paralyse lentement. Il faut qu’elle agisse avant que la douleur soit telle qu’elle ne puisse plus rien faire.
Elle aurait bien mis ses affaires dans sa poche puis remis ses mains immédiatement sur ses oreilles mais elle n’y arrive pas. Ses tympans refusent qu'on les découvre, même pour trois minuscules secondes. Le bocal est bien trop précieux pour simplement le laisser tomber au sol – et c’est lui qui est le plus gênant, pas sa baguette. Scroutt, elle se contentera d’une protection moindre et puis tant pis.

Le professionnel n’est pas encore dans la pièce – probablement retenu d’une façon ou d’une autre par  Silja. Sauf que ça ne va pas durer. Victoria essaie de s’écarter de la porte de l’arrière-boutique, pour ainsi s’éloigner de la source de l’alarme. Inutile, le hurlement perçant provient de partout et de nulle part. Tous les murs semblent s’égosiller en cœur, et il est même étonnant que les vitres n’aient pas encore cédé aux vibrations.
Victoria essaie tant bien que mal de tenir fermement sa baguette et le bocal, mais elle est de plus en plus faible. Elle s’est recroquevillée sur elle-même, incapable de rester debout. Elle sent que sa tête va exploser, que des pioches labourent son cerveau. Elle a des nausées. Du sang commence à couler de son nez. Il lui sera bientôt impossible de penser. Elle lutte tout de même. Elle essaie de garder les yeux ouverts. De réfléchir à une stratégie de fuite. Elle aurait dû essayer de sortir, plutôt que de s’éloigner de la porte. Damn, comme c’était stupide de sa part ! Stupide !
Elle imagine que l’alarme cessera dès qu’elle sera assommée – et non morte*, sinon le débarrasseur de nuisibles communs ne pourrait l’interroger, ou la punir pour sa tentative de vol. En vrai, qu’en sait-elle ? Rien. Mais elle s’en contentera.

La porte liant l’arrière-boutique à l’avant s’ouvre. Et magie, l’alarme s’éteint immédiatement. Mais Victoria est inapte à se défendre, elle est presque en position fœtale, les mains toujours sur les oreilles - posées plutôt qu'appuyées. Elle était prête à céder. Si elle n’était pas aussi sonnée, elle aurait pu paralyser le commerçant et prendre le dessus. Mais c’est à peine si elle y voit clair. Elle regrette amèrement le « tant pis » pensé quelques secondes – minute, minutes ? Elle n’en a aucune idée – plus tôt, ce « tant pis » qui se satisfaisait à une protection minime de ses oreilles. Comme elle le regrette… Qu’a-t-on là… ? Il la relève en empoignant ses cheveux. Un autre nuisible, semblerait-il... Moins commun, par contre. Un sourire carnassier se dessine sur les lèvres du professionnel. Il se relève sans la débarrasser, conscient que sa proie est incapable de se défendre, de répondre, voire même de bouger. Mademoiselle, je suis navré. J’ai une situation urgente qui requiert toute mon attention. Je vais vous inviter à repasser plus tard avec votre adorable petit Ginger, s’il vous plaît. Je suis encore désolé. Silja, s’il te plaît, Silja, fais quelque chose…


*Oui, la musique, ça peut tuer
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Sam 11 Fév - 19:19
    Victoria. VICTORIA ! C’est parfaitement inutile, ma voix se brise au fond de ma gorge, incapable de sortir un son. Je voudrais lui crier de partir à toutes jambes, de se planquer, de préparer sa baguette et que sais-je encore… juste de sauver sa peau. Les carapaces de ciseburines m’importent peu maintenant que le commerçant ouvre la porte qui donne sur l’arrière-boutique. Mon pauvre stratagème de saboter le comptoir est vain. ET MERDE. Que faire maintenant ? Réfléchis Silja, réflechis !

    La voix du type résonne derrière la porte laissée entrouverte. « Mademoiselle, je suis navré. J’ai une situation urgente qui requiert toute mon attention. Je vais vous inviter à repasser plus tard avec votre adorable petit Ginger, s’il vous plaît. Je suis encore désolé. » Perkele. Ça n’annonce rien de bon. Il avait trouvé Victoria, c’est sur et certain… Je me relève d’un bon, baguette en main, le regard figé sur la dite porte. « Mh, oui, d’accord, combien je vous dois pour aujourd’hui ? » Comme si j’allais payer un pareil imbécile. « Nous verrons cela quand vous repasserez » T’as qu’à croire. A pas rapides je vais me poster à côté de la porte et penche un peu la tête dans l’ouverture pour tenter de voir ce qu’il s’y passe. Fail. Seulement deux ombres se reflètent sur le parquet, l’une plus grande que l’autre. L’emprise de mon poing se fait plus ferme sur ma baguette, je la tiens tellement solidement que certaines articulations se font douloureuses – mais ça c’est bien le cadet de mes soucis. Il faut que j’agisse et vite… Il ne faudrait pas longtemps au commerçant pour comprendre que je ne m’étais pas encore fait la malle – maudites soient les clochettes qu’ils attachent tous au-dessus de l’entrée de leurs boutiques.

    Inspiration. Expiration. Trois, deux, un… J’ouvre à la volée la porte de ma main libre. Le spectacle qui s’offre à moi m’horrifie… Victoria… Je suis désolée, je me sens si mal pour elle... mais en parallèle une vague de rage m'envahit contre ce type qui l'empoigne par les cheveux comme on le ferait pour un moins que rien. ENFOIRE. ESPECE D'ENFOIRE ! Mon sang ne fait qu'un tour et j'agis du tac au tac ne laissant point le temps au commerçant de dégainer sa baguette « STUPEFIX ! ». Pétrifié, il s'écroule tel un château de cartes. Bien fait. Je me précipite m'agenouiller près de mon amie. « Vi... » TAIS TOI SILJA, crie ma conscience à tue-tête, le bonhomme est peut-être hors d'état de nuire mais il a encore ses deux oreilles, évite de lui servir ta comparse sur un plateau. Je me reprends tant bien que mal, « vittu » putain en finnois, c'était mieux que rien, ça aurait pu être pire. « Comment tu te sens ? » Question stupide Silja, question très stupide vu son état... « Attend, bouge pas » dis-je doucement en pointant ma fidèle baguette en direction de sa cage thoracique « Revigor ». Un mince sourire anxieux s'étend sur mon visage espérant que mon maigre sort soit suffisant pour lui redonner un peu du poil de la bête.

    Je laisse plusieurs longues secondes à la grande brune pour reprendre ses esprits puis finis par lui tendre ma main. « Tu te sens d'attaque pour filer d'ici ? On ne devrait pas rester dans les parages... » Je tourne la tête un instant vers le commerçant qui n'avait pas bougé d'un poil. Et si un client débarquait ? Un ami ? Un voisin ? L'alarme était tellement forte qu'elle aurait pu alarmer le voisinage. Oui, on devait déguerpir... et vite, bien que je ne voulais pas trop secouer Victoria après ce qu'elle venait de subir... mais il le fallait.
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Sam 18 Fév - 17:05
Que devrais-je faire avec toi ? Te livrer à la police magique ? Ou te garder pour moi ? Victoria aimerait se débattre, lui cracher au visage, hurler au secours. Mais son corps ne lui répond pas. Son esprit est embrouillé. Si elle aurait pu, elle n’aurait su quel sort jeter. Ton nom. Dis-moi ton nom ! Il lève sa main libre, comme pour la gifler, tandis que l’autre empoigne fermement ses cheveux pour la maintenir soulevée. Par Merlin, comme il est idiot… Ce ne sera pas la violence qui va la faire répondre. Ce ne sera pas le chantage qui va la faire répondre. Son nom est précieux, oh trop précieux, pour qu’elle le lui serve aussi simplement. Il faudra le lui arracher, au plus profond de ses entrailles. Elle n’a pas fui pendant vingt-cinq longues et dures années pour le dévoiler à un débarrasseur de nuisibles communs. Il la gifle. Elle brûle, un peu. Non, elle ne donnera pas son nom. Jamais.

La porte s’ouvre violemment. Silja ! Victoria est profondément heureuse et soulagée de voir la finlandaise. Elle semble apparaître comme une héroïne qui va jeter quelques sorts à gauche à droite pour remettre l’ordre dans le chaos les doigts dans le nez. Et c’est ce qu’elle semble faire. Un sortilège de stupéfixion efficace rend le débarrasseur de nuisibles communs K.O. Victoria essaie de se relever, la gifle l’a un peu ravivée de sa torpeur. Elle se sent encore faible, trop faible pour être sur pied et continuer la mission. Silja l’intime de ne pas bouger pour lui administrer le sortilège vivifiant, qui est assez efficace. Tu te sens d’attaque pour filer d’ici ? On ne devrait pas rester dans les parages… Elle hoche la tête. Un sortilège d’amnésie ! Il lui faut un sortilège d’amnésie ! Mais Victoria est incapable d’en lancer un et elle n’est pas sûre – de façon réaliste – que Silja puisse également. Il serait insensé de prendre le risque que le sort se retourne contre l’une d’entre elles. Elle essaie de se rassurer en se disant que le professionnel n’a pas réellement pu discerner ses traits à cause de l’obscurité de l’arrière-boutique. Il n’était pas assez vif d’esprit pour allumer sa baguette et l’observer de plus près. Non, il n’était obsédé que par une chose, son nom. Mais au fond d’elle, l’inquiétude gronde. Tue-le, si tu ne peux lui faire oublier. Et s’il contactait la police magique et qu’ils lui présentaient des portraits de fugitifs ? Théoriquement, elle est déclarée morte mais n’est plus dans cette pile d’affiches « Avez-vous vu ce sorcier ? ». Mais si cette histoire remontait jusqu’à l’oreille de Nicolas, il saura.
Elle reviendra. Elle reviendra pour le débarrasseur de nuisibles. Pour se venger. Pour lui faire oublier. Sa paranoïa devra attendre jusque-là pour être satisfaite. Mais elle reviendra. De ça, elle en est sûre.

Allons-y. Elle sourit vaguement à sa comparse comme signe de gratitude. Son sourire doit plus s’assimiler à une grimace, mais c’est le mieux qu’elle puisse faire pour l’instant. Appuyée sur Silja, elle se relève doucement, sentant le poids de l’âge. Cinquante ans, ce n’est pourtant pas l’entrée dans la vieillesse. Et pourtant, à côté de sa jeune complice, ça en a tout l’air.
Elle essuie le sang coulé avec sa manche – ça devra suffire. Elles ne sont pas à un défilé de mode, ni à la table du Club des Hypocrites Sang-Pures donc elle peut se permettre de telles manières. Mais à une autre époque, à un autre endroit, Ann Fawley aurait été profondément choquée. Avaleen McKay aurait dégluti avec gêne. Et Muireall McKay lui aurait probablement jeté un regard noir. Enfin, il ne s’agit plus de cette autre époque, de cet autre endroit.
Victoria ramasse le bocal de carapaces et le secoue sous les yeux de Silja avec un air futé. Team work. Mais le team work n’est pas encore terminé, il faut aller chez le potionniste à présent. Fuyons. Victoria fait confiance à Silja pour les transplaner jusqu’à l’adresse du potionniste. Promis, elle s’occupera du prochain transplanage. Tout de suite, le risque de se désartibuler est trop grand pour Victoria. Elle est, certes, en meilleure forme mais certainement pas en pleine forme. Le potionniste aura probablement de quoi la revigorer pour de bon.
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Mar 21 Fév - 21:29
    J’ai mal. Pourtant je ne suis pas touchée, mais j’ai mal. J’ai mal pour Victoria. Je me sens affreusement coupable. J’aurai dû stupéfixier le commerçant avant même qu’il ne passe cette porte. Je n’aurai jamais dû laisser Victoria prendre de tels risques à visage découvert. Je suis une amie déplorable. DEPLORABLE.

    Je laisse Victoria s’appuyer sur moi, c’est quand même la moindre des choses, afin de se relever. Je peux voir à quel point chaque mouvement lui est pénible et difficile... l’idée de la douleur qu’elle avait pu subir m’effleure, ma gorge se sert, je ne peux même pas imaginer ça, moi, petite chose frêle qui n’avait jamais croisé le chemin d’un doloris. « Ca va aller ? Tu es sure ? » Y’a pas à dire son état m’inquiète, que faire dans ces cas-là ? Excepté la poignée de sortilège de soins basiques que le commun des sorciers connait, je suis une parfaite ignorante en matière de médicomagie. Note à moi-même : se pencher un peu plus sur le sujet, acheter un ou deux bouquins par exemple, m’instruire en gros ; dans tous les cas ça me serait bien utile vu les temps qui courent… Bref, je me sens stupide. Nous devions sortir de là dans tous les cas, peu importe l’état de Victoria, nous n’avions pas le choix, qui sait ce que l’arrière-boutique pouvait encore nous réserver ? Je regarde tour à tour tout autour de nous et le propriétaire des lieux. Avait-il installé d’autres alarmes du genre ?

    Bien trop absorbée par mon étude des lieux, je n’ai même pas remarqué que ma comparse ramassait un précieux bocal. Seule sa bride d’enthousiasme me rappelle à la réalité et les petits cliquetis du contenu du pot de verre qu’elle agite devant mon nez. « NOOOOON ?! » Une surprise pure et simple, non pas que je doute des capacités de Victoria – loin de là – mais je n’avais pu lui accorder que si peu de temps dans l’arrière-boutique… ça relevait du miracle. Je pose mes deux mains sur le bocal et y colle mon nez pour observer son contenu de plus près « J’y crois pas, tu as réussi ! TU AS REUSSI ! » Un véritable cri de joie m’échappe, le sourire me revient l’espace d’un instant. Un instant pendant lequel je prends mon amie dans mes bras avant de me raviser rapidement de peur de lui causer encore plus de mal. « Mais je suis désolée que tu ais eu à subir tout ça… » Je jette un regard plein de dégout au propriétaire des lieux, je peux lire la haine dans son regard. C’est réciproque, tant mieux. Puis, je prends la main de la McKay dans la mienne et l’entraine vers la boutique « Ça sera surement plus sur là-bas » dis-je comme simple explication. Je referme la porte derrière nous, laissant le parasite dans le noir, pourvu qu’il y crève ce fumier. Je prends également le temps d’ouvrir légèrement la porte de la boutique pour rendre sa liberté bien méritée à Ginger – qui ne se fait pas prier – et finis par tourner le petit panneau sur la porte de « open » à « closed », j’actionne le verrou aussi. Peut-être cela nous fera gagner un peu de temps si quiconque doit rendre visite à la vermine. Revenant vers Victoria, je passe mon bras sous le sien. « Prête ? » Trois secondes plus tard, nous avions disparu.


    Quelque part dans la banlieue Londonienne.

    CRAC. Voilà, nous sommes arrivées à bon port, du moins je l’espère j’avais fait de mon mieux pour visualiser les coordonnées géographiques que la Callaghan nous avait fournies. « Pas trop secouée ? » J’imagine bien que transplaner dans l’état dans lequel était Victoria ne devait pas être des plus fun.
    J’étudie les lieux. Un cul-de-sac. Une vieille maison en pierres nous fait face au bout de la route. « Ça devrait être ici, non ? » Je désigne la dite bicoque d’un vague signe de tête. Bien. « Dépêchons-nous, on ne sait jamais… Ah et… » d’un geste rapide je me permets de rabattre le capuchon de Victoria sur son visage encore bien trop palot à mon goût, et m’occupe ensuite de mon cas. « Voilà qui est mieux comme ça » Ne pas prendre de risques, du moins PLUS de risques pour aujourd’hui. La rue semblait déserte mais quand même… on n’est jamais trop prudent. J’emboite le pas à un rythme plutôt rapide, mais arrivée à un rien de la maison je panique… « Attends, qu’est-ce qu’on va lui dire ? Et si ce n’était pas lui ? Ça se trouve je me suis totalement plantée d’endroit… » Instinctivement je fourre les mains dans mes poches. Vides. Désespérément vide. Et c’était logique… je n’allais tout de même pas me trimballer en pleine nature avec l’ordre de mission de la Callaghan… c’était signé notre arrêt de mort. Mais je doute. J’allais tout faire capoté. TOUT.
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Jeu 23 Fév - 10:51
Comme Silja est mignonne. Victoria secoue la tête face aux excuses de sa partenaire, ce n’est pas de sa faute. Non, c’est de la sienne. Elle n’avait simplement pas envisagé la possibilité d’un piège alors qu’elles sont en mission. Stupide ? Insensé ? Illogique ? Oui, surtout que Victoria est « un peu » paranoïaque sur les bords. Confiée d’une telle tâche par Jane, elle avait cru que tout irait comme sur des roulettes. Que ce serait du gâteau. Que ce serait les doigts dans le nez. Fingerz in ze noze. Comme elle était mignonne. La paranoïa est à présent définitivement de retour, et elle ne lui fera certainement pas oublier de payer une visite à ce très cher débarrasseur de nuisibles.

Silja a l’intelligence de verrouiller la boutique, l’alarme a probablement dû alerter les voisins. Une chance sur deux qu’ils ne s’en mêlent pas et qu’ils n’appellent pas la police. Une chance sur deux qu’ils le fassent et que les autorités débarquent dans quelques instants. Oh joie, c’est tout ce que Victoria souhaite ! Ce serait de chaleureuses retrouvailles, elle en est certaine. Mais là, elles ont d’autres priorités.
Oui, elle est prête. Le son de l’alarme retentit encore dans sa tête, comme une musique qu’on ne pourrait oublier. Son corps réclame un lit douillet dans lequel se glisser. Mais elle est prête. The show must go on.

Un instant plus tard, elles ne sont plus dans la boutique du débarrasseur de nuisibles communs. Elles sont à l’extérieur, et il ne fait pas plus chaud qu’au début de leur mission. Mais au moins, il a cessé de neiger. Et le froid lui met une petite gifle, et la revigore un peu plus. Comme quoi, l’hiver peut avoir du bon. Attends, qu’est-ce qu’on va lui dire ? Et si ce n’était pas lui ? Ça se trouve je me suis totalement plantée d’endroit… C’est bien ici Silja. Je n’ai jamais rencontré le bonhomme mais c’est bien ici. On n’a pas d’autre choix que de toquer et d’aviser… Un sourire d’encouragement, il faut bien ça pour se donner du courage après le débarrasseur de nuisibles.
Victoria s’arme donc de sa baguette, même si elle doute de son efficacité en lancer de sort. Allez, faut y aller. Inspire. Expire. Ça va le faire. Ça sera le bon gars, oui, ça sera le bon gars.

#1 : Toc toc toc. Qui est-ce ?
Oui Oui : Le potionniste. Il les attendait.
Oui Non : Le potionniste. Mais que faites-vous à ma porte ?
Non Oui : Quelqu’un qui se fait passer par le potionniste mais elles découvrent rapidement le pot aux fleurs.
Non Non : Un Mangemort. Scroutt !

#2 Si Non Oui ou Non Non aux dés, le lancer de sort est-il fructueux ?
Oui : Oui.
Non : Non. L’individu s’enfuit à temps.


Victoria frappe à la porte de la petite maison. Elle s’entrouve au bout de longues secondes de patience et de six verrous si elle a bien compté. On peut discerner un visage dans l’ombre, qui observe et attend que quelque chose soit dit, que quelque chose soit fait. Presque immédiatement, Victoria dévoile un peu son visage, mais en voyant que la porte ne bouge pas, sort un peu le bocal de sa poche. Juste assez pour apercevoir les carapaces. Derechef, l’entrée leur est permise. Devraient-elles y aller ? Oui, elles n’ont pas d’autre choix. Il est censé attendre leur arrivée, avoir la potion préparée jusqu’à l’étape de l’ajout des carapaces. Inspire. Expire. Ça va le faire. Ça sera le bon gars, oui, ça sera le bon gars.

Cramponnée à sa baguette, elle entre donc dans la maisonnette avec Silja. Dès que la porte se ferme et se verrouille. Non, elle ne s’était pas trompée. Six verrous, tous différents. Si elles veulent prendre la poudre de cheminette, ça sera par la fenêtre.
L’homme se tourne. Ces instants qui la séparent de la prise de contact semblent éternels, elle en aurait presque des sueurs froides. Toivonen ? McKay ? Elle acquiesce. Quels étaient les derniers mots de J. après Tintagel ? Ce que nous avons vécu ce soir n'était que le début d'une longue bataille qu'il nous faudra endurer tous ensembles. La suite ? Dans la plus pleine confiance et la plus stricte honnêteté. Tout le monde se détend, soulagés d’avoir les véritables potionniste, Toivonen and McKay en face de lui et non des impostures. Enfin, vous voilà ! Wow. Elle s’attendait à un être aigre, comme William Fripemine, mais le potionniste semble être le contraire. Rami Iksīr, pour vous servir. Il leur serre la main de façon chaleureuse. Un thé ? Bien volontiers.
Il se dirige vers le fond de sa maisonnette. Elles les suivent. Malgré le soulagement, Victoria garde sa baguette en main. Arrivées dans la pièce, elles découvrent un véritable atelier de potionniste. Partout, des fioles. Les ingrédients sur les étagères sont moins nombreux qu’ils n’ont dû l’être à une époque mais le stock en reste impressionnant. Plusieurs mortiers et pilons, les parchemins sont soigneusement rangés. Et bien sûr, des chaudrons de toute taille. La pièce est extrêmement bien rangée et tout semble ordonné, ce qui surprend Victoria.
Leur hôte leur indique des sièges sur lesquelles elles peuvent s’installer. La théière est sur le feu, il s’assied à côté d’elles. Je suis navrée de vous demander cela alors qu’on vient seulement de faire connaissance, mais auriez-vous une potion revigorante ? Récupérer les carapaces n’était pas une mince affaire… Oui, bien sûr ! Immédiatement ! C’est vrai que vous êtes un peu pâlotte… Il s’élancerait presque vers le rayon comportant les potions de soin. Maux de tête ? Oui. Faiblesse musculaire ? Aussi. Hm… Nausées ? Gagné. Il lui trouve la potion dont elle a besoin, celle qui lui donnera la vigueur nécessaire pour mener à bien cette mission. Elle l’avale à petites gorgées, le liquide est visqueux et amer. Mais bon, on lui a souvent répété ce qui est amer soigne.
La théière siffle, il la dépose près d’elles. Gardez un œil dessus, hein ? Un thé trop infusé n’est au goût de personne, tout le monde le sait. Les carapaces s’il vous plaît ? Il est temps de sauver ces fugitifs. A l’entendre, Victoria lui aurait presque fait un câlin pour lui montrer sa gratitude. Voir son entrain pour aider fait du bien – ou alors c’est la potion qui agit.
Il se met donc au travail et compose la potion. Les carapaces sont broyées puis incorporées dans le chaudron, de la vapeur verte s’élève. Il ajoute d’autres ingrédients à la suite, tout en mélangeant dans le sens des aiguilles puis dans le sens contraire. L’aider aurait été le gêner, il connaît ses étagères par cœur et la recette pour la potion également. « Potionniste », se considérait-elle un peu plus tôt… Là, elle n’est clairement pas au niveau.
Entre temps, elles servent le thé et attendent sagement. Il n’y a rien d’autre à faire que de patienter. Vous êtes parmi nous depuis longtemps ? Oh oui... Pas parmi les premiers, mais pas non plus dans les derniers. Le Grand Pardon a été une dure épreuve, mais pas insurmontable. Sinon, je ne serais probablement pas là, vous-même vous savez… Oui bien vous auriez pu fuir… Enfin, elle se garde de tout commentaire et se contente de hocher poliment de la tête. La vie de fugitif n’est pas évidente, puis ses circonstances sont différentes.
La discussion s’ensuit. Ils ne vont tout de même pas rester dans un silence gênant en attendant la fin du processus. Mais n’est-il pas plus gênant d’avoir une conversation forcée ? En soit, elle n’est pas dérangeante, Iksïr est un homme tout à fait sympathique. Mais n’ayant pas de lien préétabli, le cours de leur conversation n’est pas forcément des plus intimes ou des plus passionnants.

Deux bonnes heures plus tard, il verse le contenu du chaudron dans plusieurs petites fioles. C’est prêt ! Il faut la diluer dans un liquide, et la boire au petit matin, quand le jour se lève. C’est bien noté mon petit monsieur. Suffit simplement de prendre contact avec l’équipe qui ira en Ecosse. Rien de plus simple, n’est-ce pas ?

Petit mot d’amour pour les admins : désolée, le deuxième dé n’est pas sorti même si je l’ai demandé… Etant donné qu’il n’est finalement pas nécessaire (et ne voulant pas tenter le diable en lançant une nouvelle fois ) je n’ai pas contacté l’administration. J’espère que ça ne pose pas de problème
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Jeu 23 Fév - 10:51
Le membre 'Victoria McKay' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Lancer de dé ' :
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Re: Funambules - Silja
ce message a été posté Mer 1 Mar - 21:00
    J’acquiesce. C’est tout ce que je fais. J’acquiesce d’un signe de tête face à Victoria qui me rassure. L’anxiété me ronge de l’intérieur… aviser… encore ? Et si nous nous retrouvions face à un débarrasseur de nuisibles bis ? Et si les mangemorts avaient déjà eu vent de notre petite virée et étaient à nos trousses ? Et s’ils étaient déjà là ? Inspire… Expire… Tiens fermement ta baguette au cas où… Relaxe… Au pire vous serez probablement deux contre un, la majorité est de votre côté. Inspire… expire… Je suis Victoria vers la petite bicoque reprenant peu à peu mon sang froid – du moins espérons.

    J’acquiesce une nouvelle fois lorsque le propriétaire des lieux questionne notre identité. Victoria prend les devants pour confirmer le tout. Mon rythme cardiaque revient peu à peu à la normale, il semblerait bien qu’on se soit tous biens trouvés. Dieu Merci. Les présentations faites, je serre poliment la main de Rami le potionniste, la nouvelle pièce manquante à notre puzzle, et accepte également bien volontiers le thé qu’il nous propose. La suite de notre passage chez Rami va de soi, des banalités ici et là… je me prête au jeu sans grande conviction. Il y a pourtant bien une question qui me brûle les lèvres depuis que ce dernier a mentionné avoir appartenu à la vague du grand pardon… aurait-il, par le plus grand des hasards, croisé le chemin de mon paternel ? Mais je garde mes interrogations pour moi, ce n’est pas le moment… et puis ce serait dévoilé à moitié ma véritable identité à un parfait étranger. Oui, autant me taire. Le moment viendra où un jour j’aurai les réponses à mes questions… oui, un jour peut-être.
    « Diluer. Petit matin. Soleil levant. » Murmure-je pour moi-même histoire de bien imprimer les conseils du spécialistes. « Très bien. Merci beaucoup pour votre aide Rami, ce fût un plaisir de faire votre connaissance. » Nous lui serrons la main à nouveau avant de retrouver notre liberté. M’assurant que la rue est déserte, je passe à nouveau mon bras sous celui de ma comparse « Allons-y ».

    Appartement de Silja, Londres.

    CRAC. Le vieux plancher craque également sous nos pieds. « Fais comme chez toi » indique-je à Victoria bien que mon chez moi ne soit pas des plus accueillant « Je vais prévenir Jane ». A ces mots j’ouvre mon unique fenêtre et siffle le plus fort possible – un jour le bruit des rues aura raison de mes cordes vocales. Laissant les battants ouverts, je vais m’assoir à ma petite table ronde qui croule sous les livres et parchemins en tout genre, en attrape un et griffonne quelques mots dessus. Nous avons hâte de partager l’élixir de vie avec nos amis. Où nous rencontrons-nous ? MK & T. Clair, net et précis, mais pouvant totalement porter à confusion une personne annexe. L’élixir de vie ça pouvait très bien être le nom d’un cocktail, non ? Parole de barmaid. Je me relis une nouvelle fois avant de lever les yeux vers un amas de plumes blanches d’un calme olympien perché en équilibre sur une de mes vieux grimoires. Je souris. Ma chouette avait répondu à mon appel, il faut dire que la demoiselle se contente de se prélasser sur le toit de l’immeuble voisin quand elle n’est pas mobilisée – et croyez-moi ce n’était pas souvent le cas. Je tends le bras pour lui faire une caresse amicale en guise de bonjour. « Victoria je te présente Inari, ma colocataire par temps de pluie. C’est elle qui ira jusqu’à Jane. D’ailleurs ça te va ça ? » Je lui tends le morceau de parchemin pour approbation puis l’attache soigneusement à la patte du volatil auquel je chuchote les instructions. « Allez file… on compte sur toi ! » Il n’en faut pas plus à Inari pour déployer ses ailes et foncer dans la nuit qui commence à tomber sur la capitale Anglaise. « Bon et bien on a plus qu’à attendre… Tu veux manger quelque chose en attendant ? » C’est parti pour l’expédition dans les placards et le frigo.

    Le jour se lève à peine, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit trop impatiente de revoir ma chouette arrivée. Pourtant la fatigue engourdie mes membres, mes yeux s’embrument mais je lutte. Je me lève silencieusement pour ne pas réveiller Victoria et file me faire un thé, la théine il n’y a rien de tel pour un coup de boost. La bouilloire siffle et je peste silencieusement contre elle, bordel je marche pas à pas de loups pour qu’une bouilloire vienne tout gâcher ! Mais ça c’est sans compter des petits coups à répétition contre la vitre de la fenêtre, serait-ce possible que… je fais volteface. « INARI ! » le cri de joie m’échappe. Tant pis. L’heure n’est plus à faire copain copain avec Morphée. « Vic, elle est revenue ! Elle est revenue ! » Je bondis vers la fenêtre pour l’ouvrir, l’animal s’engouffre dans la pièce et se pose au pied du lit. Je prends place à côté de la McKay, félicite mon compagnon volant d’un geste et détache le si précieux message grandement attendu. Le bout de parchemin est partagé avec Victoria. Un lieu et une heure de rencontre, aujourd’hui dans tout juste une petite heure… juste assez pour avaler quelque chose. D’ailleurs, je m’affaire à nous préparer un petit-déjeuner... on voit le bout les amis, on voit le bout !

    Planque de l’Ordre du Phénix, Avalon.


    CRAC. Un énième transplanage et nous y sommes dans cette fameuse planque où nous avons tous tant souffert pour nos espoirs, nos idées, nos combats.
    « McKay ? Toivonen ? » La pièce n’est pas éclairée, on y voit strictement rien. Je recherche la main de Victoria pour me rassurer. Le bruit si particulier du transplanage a dû leur mettre la puce à l’oreille de notre arrivée, ils nous attendaient et pourtant nous avions quelques minutes d’avance – il avait été hors de question que nous soyons en retard pour quelque chose d’aussi important. « Oui. Vous êtes l’équipe de soin ? » Ca me parait logique mais on se sait jamais. Aux dernières nouvelles le camp adverse n’avait pas découvert notre planque. « Nom de votre potionniste ? » Non mais être poli ça lui écorcherait la gorge ? Je me retiens de faire la remarque. Au moins il est au courant de la potion, c’est rassurant. « Rami. Rami Iksïr. » Et la lumière fut. Une équipe de cinq personnes, baguettes en main, nous fait face. « Désolé, nous devions être sûr malgré les instructions données. » Mh. Nous échangeons quelques mots avec eux puis les fameuses fioles. « Surtout diluez les dans un liquide avant de les faire boire aux malades au petit matin quand le soleil se lève. En espérant que ce soit un succès. Bonne chance pour la suite. Nos amitiés à nos alliés. » Je leur tends la main. Notre mission s’arrête ici, nous comptons désormais sur l’équipe de soin pour s’assurer de sa réussite.

    Nos chemins se séparent. Enième transplanage pour Londres.
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