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❝ Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ? ❞
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Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Dim 19 Mar - 21:35

Je finis de plier les draps et les rangeais dans l'armoire. Voilà ! J'avais finis mon travail pour l'instant ! Je regardais l'heure. C'était l'heure de ma pause. Enfin ! Je m'étirais longuement en me massant la nuque. Il pleuvait aujourd'hui. Pas question d'aller dehors donc. Dommage. Je restais quelques secondes à regarder le ciel. Il faisait gris mais je ne voyais pas de nuage annonciateur d'orage. Ouf ! Tant mieux. Je détestais l'orage à cause du tonnerre. J'avais déjà fais plusieurs crise de panique à cause de ça. C'était horrible pour moi. Les éclairs c'était rien du tout. Mais le tonnerre si imprévisible … C'était une torture pour moi. Je passais une main dans mes cheveux. Bien allons à la bibliothèque ! J'avais le droit d'y aller, et là bas … C'était le calme royal.  

Je me mis donc en route, totalement, ou presque, en silence. J'avais même du mal à supporter le bruit que je faisais moi même. En fait, c'était surtout le cas quand j'étais très fatiguée ou que j'avais eus le droit à beaucoup de bruit pendant une longue période. Ce n'était pas le cas heureusement aujourd'hui. C'était assez calme depuis quelque temps. Et encore heureux ! J'ouvris la lourde porte de la bibliothèque et me glissais dedans. J'inspirais avec plaisir l'odeur du lieux. Je me glissais vers les rangs du fonds, il y avait une petite table. Je fureté dans les rayons avant de tirer à moi un beau livre à la couverture rouge où le titre était marqué en lettres d'ors Madame Bovary. J'émis un petit rire ravi et déposais le livre sur la table. Je tirais la chaise et m'installais avant d'ouvrir le livre. Je repris le chapitre au début. Tant pis si je l'avais déjà lu ! Le début de chapitre. Pas tout le livre. C'était un vieux livre, mais j'étais contente de le lire. Le menton dans une main je me mis à dévorer le livre.

Le bruit de la porte qui s'ouvre me fit bondir sur mes pieds. Ah non ! Non ! Je voulais bien être une gentille esclave docile … mais non pas maintenant ! Je lisais vite, mais cela ne faisait pas très longtemps que j'étais là. Je voulais juste lire encore un peu. Juste juste ! Si c’était l'un des maîtres et qu'il me voyait … Il allait me trouver une occupation à faire ! Je me faufilais entre les hautes étagères avant de voir celui qui était là. Oh … C'était maître Henry. Il … était gentil ? Oui gentil pour un sorcier.  Mais Mmmh … Je n’avais pas spécialement envie de me prendre une corvée. Même si avec le livre ouvert sur le bureau … Il ne me restait donc que la « fuite » . Si je restais suffisamment silencieuse, même s'il m’appelait … Je pourrais reprendre ma lecture. Je reculais doucement mais mon coude tapa dans quelque chose. Ce qui se révéla être une pile de livre qui tomba sur le parquet dans un boucan … Je plaquais aussitôt mes mains sur mes oreilles … Simple précaution. Inutile vu que les livres ne faisaient pas un bruit d'enfer.   Oups … Pour la discrétion … Je repasserais. Je ramassais à toute vitesse les livres avant de passer la tête et de fixer le sol face à Monsieur Henry.

« … Navrée Monsieur Henry … Puis-je vous être d'une quelconque utilité ? »  

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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Ven 24 Mar - 13:00
La nuit avait été terriblement longue. L’hôpital avait été pris d’assaut par une foule inhabituelle de sorciers qui venaient pour des blessures en tout genre. Il y en avait parfois, des gardes aussi mouvementées que celles-ci. D’autres encore était d’un calme terriblement ennuyeux. Mais pire encore qu’une file d’attente se pressant en jérémiades devant mon service, c’était mon manque de professionnalisme cette nuit-là qui m’avait affligé plus qu’autre chose. J’avais eu la tête ailleurs une bonne partie de mon temps de travail et j’ai dû me secouer à plusieurs reprises pour éviter de commettre des erreurs digne d’un médicomage débutant. L’esprit ne suivait tout simplement pas mes gestes. J’avais beau essayer de me concentrer, du faire du mieux que je pouvais pour voir clairement autour de moi, ma conscience n’avait cesse de divaguer. Toutes mes pensées convergeaient vers un et un seul point. Olivia.

C’était comme une problème mathématique que je ne parvenais à résoudre. Un brouillard flou englobait sa silhouette dans ma tête, une zone de mon propre cerveau auquel je n’avais pas encore accès me taraudait plus qu’il n’en fallait pour en faire une obsession. J’avais toujours taché de faire des choses clairement, d’aller au plus simple, même si ce n’était pas toujours possible. Mais Olivia Vaisey était bien l’énigme la plus compliquée qu’il m’est été donné de résoudre. J’avais du mal à comprendre ses réactions et à les anticiper, depuis le soir du Nouvel An. Et pire encore, j’avais du mal à saisir les miennes, et ce battement qui se faisait plus rapide à mesure que mes yeux se posait sur elle.

Je soupirai de tout mon saoul en sortant de mes appartements. Je n’arriverai pas à avancer sans les conseils avisés de quelqu’un. Mais à qui en parler ? Impossible d’aborder le sujet avec mes parents, déjà persuadés que nous allions accueillir ad vitam aeternam une jeune française comme belle-fille. Hors de question, de même, d’en toucher le moindre mot à mes soeurs. Darla me rirait au nez, s’empresserai de faire étal de la nouvelle à qui voulait l’entendre -et même qui ne le voulait pas. D’ordinaire, lorsque j’avais besoin de me confier, c’était justement vers Olivia que je me tournais. Mais ce serait tout bonnement saugrenue d’arriver à son bureau comme une fleur pour lui dire « oh coucou Olivia, au fait, j’aimerai qu’on discute, je ne te comprends pas, tu pourrais me donner un manuel du fonctionnement de ton coeur ? » Je soupirai derechef en descendant les escaliers. Il me faudrait quelqu’un qui puisse écouter sans juger, sans ébruiter. Quelqu’un qui ai l’oreille attentive et les paroles sages, quelqu’un de discret qui connaîtrait les relations humaines. Mais qui ?

Instinctivement, je me dirigeais vers la bibliothèque. Parmi les centaines de livres classés sur les étagères, il y en aurait bien quelques un qui puisse parler de l’humain et des sentiments. J’entrai dans la haute et large pièce et commençai à fureter en posant mon regard le long des reliures d’une étagère. Soudain, une pile de livres chuta sur le sol, depuis l’autre côté de la pièce. La frêle silhouette de Joy se détacha alors des murs pour ramasser en toute hâte les ouvrages tombés à terre tandis que je m’approchais d’elle. Il me fallait quelqu’un de discret, à l’écoute, qui n’ébruiterai rien de mes confessions. Quelqu’un qui avait des connaissances sur le sujet. Quelqu’un qui lisait. Il me fallait Joy.

- Il n’y a aucun mal, Joy, ce n’est pas grave. Mais, effectivement, j’aurais besoin de tes services.

Je m’approchais d’un des bureaux disséminés dans la pièce, et faisait mine d’étudier un presse-papier en verre. Je ne savais pas comment aborder le sujet sans être couvert de honte ou paraître le plus idiot des sorciers.

- Je, ahem, j’aurais besoin de tes conseils. Pour un ami.

Par la culotte à pompom du Lord, Henry, tu vas t’enfoncer tout seul dans ton malheur.

- Tu lis beaucoup, pas vrai ? Dis moi, lis-tu également des histoires… d’amour ?
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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Ven 24 Mar - 14:46
Si j'avais eu des lunettes je les aurais remonté sur mon nez, comme beaucoup de personnages lorsqu'ils étaient étonnés ou qu'ils voulaient être sûrs d'avoir bien compris … Ce que j'avais toujours trouver idiot, ce n'est pas parce que l'on remonter ses lunettes qu'on entendait mieux. Mais visiblement c'était un tic que ces personnages avaient. Je n'avais pas vraiment le droit de demander de répéter. J'avais très légèrement été inquiète lorsqu'il avait parlé de mes services … Il y avait plusieurs genre de services … Mais Monsieur Henry n'était pas un de ces sorciers qui voulait ce type de service. Non ! Il était remarquablement gentil pour un sorcier … Peut-être parce que je n'avais jamais rien fait tomber devant lui aussi. Je m'approchais un peu pour l'écouter.

Un … Conseil pour un ami ? Est-ce que j'avais déjà fait face à ce genre de situation auparavant ? Non. Et dans le manuel du parfait petit moldu ? Il y avait ce genre de situation ? Non plus. Depuis quand les Sang Purs demandaient conseils aux moldus ? C'était une situation bien étrange qui ne m'était jamais arriver. Est-ce que je lisais beaucoup ? Des Histoires d'amour ? Euh … Euh … Je fixais toujours le sol mais j'avais penché la tête sur le côté, à moitié pensive, à moitié interrogative. Des histoires d'amours ? Mmmh … J'avais lu beaucoup de livres avec des histoires d'amours, mais des romances comme ça … Je repassais mentalement ce que j'avais lu Nana, Madame Bovary, Germinal, Au bonheur des Dames, Les Seigneurs des Anneaux, Bilbo Baggins, Les Éveilleurs Et j'en oubliais beaucoup certainement, Mais pour l'instant c'était tout ce qui me venait à l'esprit. En plus du théâtre … Je finis par répondre à la question de mon maître de ma petite voix discrète :

« Euh … Je … Oui … Je lis beaucoup … Je ne lis pas d'histoires d'amour … Je suis désolée … Mais dans mes livres … Il y a souvent des histoires d'amours ! Euh … Votre ami … mmh … a-t-il du mal en amour ? »

Voulait-il vraiment aider un ami ? Ou c’était lui qu'il voulait aider ? Ceci était une question auquel je ne voulais aucune réponse. Servir … C'était tout ce que je savais faire. Je tournais lentement la tête vers le fond de la bibliothèque comme-ci je pouvais voir au travers des étagères mon livre qui m'attendait sur une table. J'avais envie de retourner de lire … Mais niveau amour … Euh … mmh … De toute manière il y avait tellement de livres qui traitait de ce sujet … Je devais avouer moi même ne pas savoir … Je n'avais jamais été amoureuse alors, je vivais les sentiments des personnages … J'eus aussi une pensée pour Tara Duncan. Comment ce livre avait put ce retrouver ici ? Surtout qu'il n'y avait pas la fin. C'était d'un frustrant. Enfin ̂Ce n'était pas du tout le moment de penser à ça. Si Monsieur Henry avait encore besoin de moi, il fallait que je sois attentive. Je n'avais pas spécialement envie de me faire punir.
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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Dim 2 Avr - 10:43
Cela ne faisait pas très longtemps que Joy était au service de la famille. Et d’aussi loin que je m’en souvienne, elle avait toujours été d’une discrétion irréprochable. Sans doute la qualité principale pour laquelle Mère avait décidé de l’employer. Outre, sans doute, le fait qu’elle était jeune. Jeune et manipulable, malléable. C’était plus simple comme ça, d’après mes parents. Plus on les cueillait dans la fleur de l’âge, plus il était facile d’en faire de parfaits domestiques, à l’écoute et droit comme des piques. Et plus on leur inculquait les valeurs familiales, plus il y avait de chance de les garder longtemps et en vie. De même que les petits secrets qui étaient ébruités d’une pièce à l’autre. Comme ceux que je m’apprêtais à livrer. A livrer à une moldue ! Bon sang, Henry, as-tu perdu toute raison ? En plus d’être totalement idiot c’était tout ce qu’il y avait de plus inconvenant. Je pourrais tout autant en toucher un mot à Saïmen.

Non. Aussi proches soyons nous, j’avais bien peur qu’il ne me prenne pas au sérieux. Après tout, je pouvais le comprendre. Qui le ferait ? Henry Avery, qui a toujours fui les idées de mariages, d’amour et de relations sentimentales comme l’éclabouille ! Mais il fallait bien regarder les choses en face. Quand bien même mon cerveau ne parvenait encore à comprendre, mon coeur, lui était déjà piégé dans cette impasse.

- Parfait, parfait. fis-je, à moitié perdu dans le fil de mes pensées.

Elle avait donc quelques idées, sans doute, sur le sujet. Sur le romantisme, la lumière qui me manquait à mettre en exergue ce que je me refusais à voir. Il faut dire que je n’ai pas passé beaucoup de temps à feuilleter les livres de cette bibliothèque. Je me contentais surtout de la section médicomagie. C’était Darla, qui, étrangement, était attirée par toutes les formes de cultures, sorcière comme moldue. J’en aurais d’ailleurs presque eut un haut-le-coeur si je ne savais ma soeur mangemorte confirmée depuis sa plus tendre enfance. Toujours est-il que Joy North, la petite moldue, restait ma meilleure alternative. Et qui de mieux placé qu’une fervente lectrice pour en comprendre une autre ?

- Et bien, ahem, oui, vous voyez, cet ami est dans une impasse, comme qui dirait.

Ma voix n’était pas la plus assurée possible. Comment tourner les mots à mon avantage ? Comment ne pas passer pour un cracmol honteux de sa propre condition ?

- Je vais tâcher de t’expliquer brièvement la situation. Mais avant il faut que tu me promettes de ne parler de ceci à personne, entendu ?

Mieux valait en avoir la certitude pleine et entière.

- Mon…ami, donc, n’est pas très…clairvoyant quant à ses sentiments, vois-tu ? Et alors qu’il était d’autant plus dans le flou, ses parents ont décidé de le fiancer sans son consentement à une autre sorcière de haut-rang dont il ne soupçonnait pas même l’existence.

Les mots venaient plus aisément lorsque je faisais mine de m’occuper à autre chose, alors j’étudiais d’un air détaché tous les bibelots qui me tombaient sous la main.

- Le fait est que, dans le même temps, une de ses plus proches amies -appelons-la… Mary- a commencé à agir différent depuis cette nouvelle. Elle devient…distante. Et quelque part, ça brise le coeur de mon ami, qui ne comprend pas vraiment la situation.

Deux femmes pour un seul homme, c’était déjà une variable de trop dans l’équation pour que mon cerveau ne veuille bien étudier la question sans l’éluder. Je soupirais de tout mon saoul. En espérant trouver mes réponses quelque part entre ces étagères.

- Ça le dépasse complètement.

Spoiler:
 
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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Dim 2 Avr - 11:51
Spoiler:
 

Je fixais monsieur Henry après lui avoir juré que je ne dirais rien et l'avoir attentivement écouté. Alors … Son ami devait être un parfait idiot complètement sourd et aveugle. Parce que … Ne pas comprendre la réaction de « Mary » face à cette annonce … Enfin … c'est vrai que parfois ce n'était pas du tout évident … Et on avait tendance à fermer les yeux sur ses sentiments pour des raisons qui nous était propres. Penchant de nouveau la tête sur le côté je fixais mon maître … Oui enfin, pas vraiment lui mais plus son torse. Il était terriblement gêné. Pas distant, tout les sorciers ou presque l'étaient face aux moldus. Je plissais d'avantage les yeux, et dans mon fort intérieur mon mini moi à lunette les remonta pour analyser monsieur Henry. Et il me souffla que visiblement l'ami en question c'était lui même et « Mary » … Olivia ? Mouais … Sûrement. Ainsi Maître Henry avait des problèmes en amour … Si nous avions été réellement ami, j'aurais pus rire gentiment de lui …

Mais nous ne l'étions pas. Et subir un Doloris … Très très peu pour moi. J'avais toujours tout fait pour que mes maîtres m’oublie, qu'ils ignorent jusqu'à mon existence pour vite aller lire et surtout qu'on me laisse le plus possible tranquille. Je n'avais subis que très peu de fois le doloris. Et … Encore heureux. C'était juste horrible. Ceci devait être le but sûrement. Mais là je voulais juste aider monsieur Henry qu'il m'oublie très vite. De toute façon … À qui pourrais-je aller raconter ce qu'il venait de me dire ? Ce n'était pas comme-ci les autres sorciers de la maison me posaient des questions ou me demander mon avis. À la rigueur en parler avec Mia … Et encore. C'était une autre moldu, donc monsieur Henry n'avait même pas réellement besoin de me faire jurer. Mais qui sait ? Je n'avais pas du tout envie de mourir. Donc même à Mia je ne dirais rien. Je tirais en arrière mes cheveux avant de répondre lentement

« Généralement … Dans les livres, lorsqu'une fille ou femme agit de cette manière … C'est qu'elle est amoureuse de l'homme ou du jeune homme en question. Et si cela est réciproque, que votre ami souffre du comportement de Mary … C'est que visiblement il en est également amoureux. Dans ces cas là … Il faut généralement que ce soit l'homme qui fasse le premier pas en expliquant tout à la jeune femme. Et le plus souvent avec un cadeau … Du moins c'est ainsi dans les livres Monsieur Henry »

Là … J'avais l'impression d'être Moineau dans tara Duncan . Oui … La comparaison n'était sans doute pas la meilleure au vu de mon caractère, et du fait que je n'étais pas une bête, mais je n’avais que cette comparaison en tête. De toute manière, dans beaucoup de livres, les deux camps avait leur support, leur ami qui leur donnaient des conseils. Je n'étais clairement pas l'ami de monsieur Henry. À la rigueur les oiseaux comme dans Cendrillon ou Blanche-Neige. Il faudrait un jour m'expliquer la raison pour laquelle ces princesses aimaient parler à des oiseaux. Cela me dépassait. Il ne restait quand même plus qu'à espérer qu'il ne devienne pas comme Monsieur Octave Mouret, complètement obsédé par cette Mary. Et qu'elle ne soit pas une Nana.

Je me mis machinalement à ranger la pile de livre que j'avais fais tomber. Je pariais qu'il allait me demander ce qu'il pourrait offrir comme cadeau dans cette situation. Alors … Il me semblait que pour la base des fleurs seraient évidant. Théoriquement. Après pour les plus romantique, il y avait un poème ou un portrait. Puisque généralement s'en suivait une déclaration d'amour. Donc même presque pour son cas une bague ? Et je vous pariez que si cela ne plaisait pas à papa et maman … J'allais en prendre pour mon grade. Après, ce que je venais de dire, c'était valable pour les livres. Il ne fallait pas oublier que les livres n'étaient pas la réalité. Mais ils s'en inspiraient lourdement. Il fallait simplement tenter non ? Et au pire … Je me prendrais une ou deux raclées.
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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Mer 12 Avr - 9:44
J’étais trop gêné par la situation pour pouvoir regarder Joy en face. Alors je me contentais de faire des petits va-et-vient avec une des plumes posées sur le bureau. J’en fixai la courbure délicate, les plis d’ivoire vaporeux. J’essayais de vider mon esprit pendant que mes oreilles étaient tournées vers la petite moldue. Mais je ne parvenais pas à me soustraire pleinement aux tergiversations. Tout me ramenait à elle, à Olivia. La douceur de la houppe me rappelait sa voix mielleuse, la couleur lait, l’opalescence de sa peau. Je secouais la tête pour me défaire de son portrait. Il fallait que je sois clair, que j’analyse la situation.
Et pourtant, en une seule phrase prononcée, Joy parvint à balayer toutes mes certitudes. J’écarquillai les yeux face à son hypothèse digne d’un roman à l’eau de rose.

- A…amoureuse, tu dis ?

Non, voyons, c’était absurde. Nous nous connaissions depuis nos premiers pas respectifs. Nous étions vu grandir, avions partagé peines et joies. J’ai toujours essayé d’être là pour elle, et elle a toujours su l’être pour moi, en tout cas, depuis nos retrouvailles, il y a plus d’un an maintenant. Mais, nous étions de bons amis, n’est-ce pas ? Les bons amis font ce genre de choses, pas vrai ? Ils se soutiennent, se préoccupent de l’un et de l’autre. Il pourrait donc, tout naturellement, arriver que l’un ou l’autre s’éloigne un peu, prenne du recul. Oui, c’était sans doute cela. Olivia devaient être surchargée de responsabilités, en ce moment. Ou bien, peut-être ne voulait-elle pas trop s’immiscer dans ce plan de mariage arrangé, par bienséance, par courtoisie. Toujours était-il que je ne pouvais continuer davantage à feuilleter tout le panel de possibilités, Joy ayant continuer à faire part des siennes.
Et je manquai de m’étouffer, à son annonce suivante.

- Moi ? Euh, je veux dire, mon ami ? Amoureux ? Haha.

Je ne parvenais pas à sortir d’autres sons qu’un rire jaune étouffé. J’avais eu mon lot d’histoires de coeur sans trop d’importance, les vingt-six dernières années. Il me semblait que j’aurais remarqué si j’éprouvais de tels sentiments. Ou bien ? Henry, au nom du Lord. Evidemment, que tu l’aurais su. C’est idiot de penser qu’on puisse se cacher des vérités pareilles à soi-même. Enfin, en es-tu si certain ? As-tu ne serait-ce que prêté véritablement attention aux signes, aux symptômes ?
Et si ?

-Admettons… admettons que mon ami puisse éprouver de pareils sentiments à l’égard de Mary, comment peut-il en être certain ?

Je devais avoir l’air d’un adolescent pré-pubère, à poser des questions aussi idiotes. Oh, comme tout avait l’air plus simple, l’an dernier. Je n’avais pas tant de questions qui flottaient dans un suspens continu à l’intérieur de mon crâne. Et le monde magique n’avait pas l’air de s’étioler autant. Tout semblait plus blanc. Mais tout semblait moins vivant, aussi.

- Une déclaration ? Un cadeau, dis-tu ?

Proposé ainsi, cela sonnait effectivement comme tiré du scénario d’une comédie romantique de la TVM, le genre de films pour lesquels Darla aimerait jouer, ou encore ma marraine Séraphine, allez savoir. Le genre d’histoire où, sous une pluie battante, après moults sacrifices et déchirement, le héros retrouve sa bien-aimée, lui déclare sa flamme, puis, convolent ensemble sur leur balais deux places vers d’autres cieux plus cléments. Mais quand bien même, je n’étais pas doué pour ça. Je savais soigner, panser les blessures, consoler à la limite. Pas déballer tout mon coeur et mon âme sur un plateau.
Je sonnai assez lâche, pour un sorcier si pur.

- Et, quels genre de cadeaux penses-tu que mon…ami devrait lui offrir ?
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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Mer 12 Avr - 10:54
Bon … et bien … Il venait de se trahir tout seul … Je me mordis l'intérieur des joues pour ne pas rire. Il pourrait très très mal le prendre, et moi subir un doloris ne faisait pas partie de mon programme du jour. Je haussais un sourcil surpris quant à la suite de sa question. Comment pouvait-il en être sûr ? Alors … Je n'étais clairement pas la meilleure à ce sujet-là pour le dire, n'ayant jamais éprouvé de l'amour mais je me mis à repenser aux livres. Comment Madame Bovary se rendait-elle compte qu'elle était amoureuse de Léon ? Ou même de Rodolphe ? Mmmh … La souffrance et la peine. C'était généralement ça quand on était loin de cette personne. Ensuite, lorsqu'on était proche d'elle on souriait, on était heureux. Puis bien sûr, lorsqu'une personne faisait du mal à celle qu'on aimait, on avait envie d'aller le frapper, le tuer, ou l'étrangler … Oui ça d'habitude on le faisait aussi sur les moldus mais ce n'était pas pareil ! Je finis par répondre lentement en cherchant mes mots.

« … Votre « ami » peut en être certains … Lorsqu'il souffre de voir « Mary » loin ou qu'il prenne involontairement en grippe les autres hommes gravitant autour d'elle, qu'il se sente toujours bien près d'elle. Que … Lorsqu'il est près d'elle, le monde semble plus vivant, et au contraire lorsqu'ils sont loin de l'un de l'autre, que tout semble gris et froid …»

J'allais pouvoir envoyer une lettre à l’école où j'avais été formé pour proposer des cours sur les questions de relations. De ce côté-là … La préparation était minime. C'était vrai qu'en temps normal … Jamais un sorcier sang Pur poserait ce type de question à un moldu, ou demanderait conseil à un moldu. Je rangeais le dernier livre de la pile à sa place avant de revenir un peu vers Monsieur Henry, plus ou moins contre les étagères, tout en fixant ses pieds. Ah … L’étonnement face à la proposition du cadeau … Mais il demandait quand même.

Je reculais entre les rayonnages en essayant de me souvenir où était la section poésie. Il devait bien avoir un ou deux recueils de poésie avec des poèmes d'amour dedans ! Mmmh … Baudelaire ? Non … Le pauvre, il avait déjà assez l'air perdu pour ne pas en plus lui donner mal à la tête. Victor Hugo ? Mouais … Ronsard ? Mmmh … Pourquoi pas, je n'étais pas sûre qu'il soit un modèle, mais il écrivait bien. Apollinaire ! Bien sûr ! Avec ses Poèmes à Lou Il pourrait trouver de l'inspiration ! Aragon ! Et Prévert ! Sur la pointe des pieds je saisis quelques ouvrages. Il n'y en avait pas beaucoup, mais il devrait avoir assez de modèles. Oh ! Je saisis au passage Lamartine. Je posais les quatre volumes sur la table près de mon maître. C'était sans doute un peu ringard de dire un poème à sa bien-aimée … Mais un peu de romantisme ne faisait jamais de mal. … Et après il pouvait lui envoyer via Hiboux ou je ne sais quoi. Je fis un petit sourire en repoussant en arrière une mèche brune qui me tombait devant le visage.

« … C'est … Sans doute un peu vieillot ce que je propose … Mais … C'est ainsi dans les livres … En plus des fleurs, souvent des roses mais ne connaissant ni votre « ami » ni « Mary » … Il vaudrait mieux un bouquet de ses fleurs favorites … Et peut-être un bijou ayant une signification précise pour les deux personnes. Par exemple un mot ou une phrase …  Et parfois … Donner avant ou après un poème … Est bien vu … Si la personne en face aime … Même si pour … dire ce que l'on ressent … Ce n'est pas le plus évident … Et peut-être un jour où il fait très beau dans un endroit unique pour les deux … »


Je baissais de nouveau la tête sur les ouvrages. Je caressais distraitement la couverture des poèmes d'Apollinaire. Sans que je ne sache pourquoi … Ils avaient eu une résonance dans mon être … C'était incroyable le pouvoir des mots. De plus … Il avait écrit ces poèmes dans les tranchées pendant une guerre violente. Savoir qu'il pouvait tenir grâce à l'amour de sa maîtresse … Et que même de l'horreur pouvait surgir de l'art … C'était tout simplement incroyable ! Même si j'étais sûre qu'en français c'était encore plus beau qu'en traduction anglaise. Comment était-ce le début ? Ah oui ! C'était le poème Rose Guerrière… Voyons … Il me semblait qu'il était en plusieurs parties mais … La fin m'avait marqué … Ah ! C'était :

« Musicien masqué que nul ne peut entendre
Je joue un air d’amour aux cordes de cristal
De cette douce pluie où s’apaise mon mal
Et que les cieux sur nous font doucement descendre »

Il y avait tant de poèmes magnifiques. Il n'aurait que l'embarras du choix pour s’inspirer ou le réciter. S'il voulait le faire bien sûr. Je pouvais comprendre qu'il ne veuille pas. Mais … Ça avait un certain charme ! Puis même si c'était en prose … Quelque chose de sincère et de bien dit touche forcément !
Briseur de coeurs
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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Ven 5 Mai - 16:42
Je soupirai. J’avais l’impression de passer mon temps à ne faire que soupirer. D’un côté, il y avait l’adrénaline, qui m’avait maintenu en éveil depuis la dernière attaque rebelle aux mines et qui s’était rapidement muée en fatigue. De l’autre, il y avait cette situation que je ne parvenais à comprendre. Ma vie entière, pour être exact. J’avais l’impression, qu’à l’aube de mon quart de siècle, j’étais plus enfant qu’il y a vingt ans. Cette impression déconcertante que tout autour de moi était gigantesque et compliqué. Que je n’étais pas en âge de comprendre, que je ne disposais pas d’assez d’expérience ou de sagesse pour déceler par moi même les rouages de cette mécanique du coeur. J’avais la sensation d’être à nouveau projeté dans le corps fragile qui me servait d’enveloppe durant l’enfance. Petit, de faible constitution, les os aussi résistants que du cristal. Et que le monde entier autour de moi me regardait de haut. En l’occurence, ce sont les prunelles cristallines de Joy qui me firent me sentir tout petit. C’était assez risible comme situation, compte-tenu du fait que cette petite moldu avait à peine plus de la moitié de mon âge.

Et alors que je me mis à penser que cela avait été délibérément ridicule de demander conseil à une adolescente dénuée de toute magie, ses mots frappèrent mon esprit comme une enclume.
Lorsqu’il souffre de voir « Mary » loin ? En souffrais-je ? A première vue, cela dépendait de la définition de « souffrance » dans ce cas présent. Qu’il se sente bien près d’elle ? Il était vrai qu’en présence d’Olivia, j’avais toujours eu tendance à me détendre, à plutôt m’ouvrir. Mais j’ai toujours mis cette sensation sur le fait que nous étions amis depuis nos premiers mots. Elle me connaissait mieux que personne, quoi de plus naturel ? Avec Saïmen et Hélios, également, je parvenais à me sentir bien. Tout semblait-il gris et froid, loin d’elle ? Possible. Mais, après tout, nous vivions en Angleterre, tout finissait par devenir gris et froid à une époque de l’année ou une autre.

Respire, Henry. Ressaisis-toi.

Cela n’avait aucun sens. Cela n’en aurait peut-être jamais. C’était cela, oui. J’oublierais avoir jamais eu cette conversation avec Joy, je continuerai mon train de vie habituel. Et j’épouserai Agrippine.
Au nom du Lord.
Pour la première fois depuis bien longtemps, il me semblait voir le monde comme il l’était réellement.
Je ne pouvais épouser Agrippine de Valmont.
Pas si son visage se fondait en celui d’Olivia à mesure que j’y pensais.
Soudainement, je me rendis compte que tout, jusqu’ici me ramenait vers elle. Mes doutes, mes sautes d’humeur. Jusqu’à cette bibliothèque où mes pas m’avaient rendu sans même que je ne m’en rende compte.
Je restai silencieux, les lèvres pincées, profitant du fait que Joy avait poursuivi son cours magistral sur les relations humaines.
La mordue se percha alors sur ses orteils et parcouru les rayonnages, piochant çà et là quelques ouvrages qu’elle empila dans le creux de son bras. Elle les posa en suite sur le guéridon entre nous deux et je me surpris à parcourir les reliures et les titres pendant qu’elle poursuivait son monologue.

- Je, je ne crois pas que mon « ami » soit très à l’aise avec les mots. En tout cas, avec la poésie, plus exactement. Mais, je te remercie grandement pour tous tes conseils.

Je savais Olivia fleur bleue, très attachée à ses romans. Mais lui rédiger cette révélation en alexandrin n’était pas vraiment dans mes habitudes. J’avais peur que cela ne sonne faux.
Il n’y avait donc plus qu’une solution. La confronter. Si tant est qu’elle daigne encore me recevoir. Nous ne nous étions presque pas adressés la parole depuis les événements de Westray et Aberfan.

Je toussai alors deux fois, pour reprendre une certaine contenance et écartai les lives d’une main, en espérant ne pas les oublier plus tard.

- Eh bien, je, ahem, je te remercie encore une fois pour ses conseils. Et je t’en serai également reconnaissant de ne pas ébruiter cette entrevue…

Une petite minute passa, durant laquelle je ne savais pas réellement sur quel pied danser. Ce n’était pas dans mes habitudes les plus courantes de converser librement avec les domestiques. Mais je ne pouvais tout simplement pas prendre la poudre de cheminette.

- Et toi, dis moi ? Y a-t-t-il quoi que ce soit que je puisse faire pour toi ? Ma soeur Darla ne te tue pas à la tâche au moins ?

Je ne pouvais lui promettre une augmentation de salaire ni même des vacances, mais je lui devais bien une faveur.

- Ou bien, y a-t-il quelque chose dont tu as besoin ? Un lieu que tu aimerais voir ? Je ne sais pas, exactement. Echange de bons procédés, naturellement.

Spoiler:
 
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
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Re: Un conseil ? Mais … Pourquoi moi ?
ce message a été posté Ven 5 Mai - 22:06
… C'était tellement rare que l'on me remercie, deux fois avec quelques secondes d'intervalles ou que l'on me remercie simplement, que je sentis ma bouche se décrocher d'elle même. Que je refermais bien vite avec un petit claquement. Alors … Dans le manuel du parfait petit moldu soumit … Il n’était marqué nulle part quelle était la bonne réaction à avoir dans ce genre de cas. D'habitude c'était simplement un regard hautain et pas plus … Mais là … Je crois que l'on pouvait appeler presque le médicomage. Je n'avais pas envie que mon maître favoris me tombe dans les bras … Enfin dans le cas présent cela serait sur le sol ou sur la table, et s'ouvre le crâne. On allait encore dire que c'était ma faute … Dire que pour une fois je n'aurais rien fait … Quand à l'entrevu … Bien sûr que j'allais me taire, je lui avais juré tout de même. Et un doloris ou autre … N'était pas dans mon programme.

De nouveau la surprise quand il m'interrogea sur sa sœur. Madame Darla. J'écarquillais les yeux et bousculais un livre qui tomba au sol avec fracas je ne pus m'empêcher de plaquer mes mains sur mes oreilles. Je me penchais aussitôt pour le ramasser et le reposer avec les autres. Madame Darla … Elle était mmh … Exigeante ? Épuisante oui. Et elle criait beaucoup trop à mon goût. Puis elle avait la main leste. Mais je doutais que c'était ce qu'il souhaitait entendre. Je réfléchis avec soin mes mots avant de hausser les épaules et de répondre avec prudence. Après tout ce n'étati pas un secret que je ne supportais pas les bruits violents. Rien qu'une chute de livre pouvait me faire bondir en arrière alors … Darla et sa voix aiguë …

« … Elle cri beaucoup trop pour moi. Mais sinon ça va merci de vous en inquiétez Monsieur Henry. »

Visiter un lieux. Je chancelais un peu en arrière. Monsieur Henry était réellement malade ? Ou Olivia lui avait mit la tête à l'envers pour qu'il veuille me récompenser à ce point. Je le regardais avec attention mais … À part de nombreux soupirs ( une dizaine j'avais compté ), un peu de pâleur et des cernes dû à un manque de sommeil … Il avait l'air … Malade en fait … Mais on disait que l'amour était à la fois la pire et la meilleure des maladies. Quelque chose dont j'avais besoin … Ma liberté ? Oui bon non … J'allais éviter de proposer ça … Après ce dont j'avais besoin … Une consultation pour savoir ce dont je souffrais au niveau des oreilles ? Non plus. J'avais finis par m'habituer à vivre avec … Un lieux que je voulais voir. Je fermais à moitié les yeux pensive. J'avais parcourus de multiples atlas mais je finis par répondre très lentement

« Oui Monsieur Henry … Il y a un lieux que j'aimerais beaucoup voir … Ce sont les plages de sables de la Nouvelle Zéaland. C'est complètement fous et stupide. Je suis désolé. »

C'était ma mère qui m'en avait parlé. Je m'en souviens. Nous étions dans les camps. Juste avant que je ne parte en « dressage ». Du fond de son sac, e notre sac, elle avait tiré une enveloppe et me tenant serré contre elle, elle l'avait ouverte. C'était de vieilles photos moldues. Ébahie je les avais regardé avec de grands yeux, ces somptueux clichés de paysages incroyables, d'animaux étranges, de lieux insolites. Et celle qui m'avait le plus marqué était des plages de sables blancs avec un ciel éclatant et une mer aussi bleu que le ciel. Il n'y avait pas beaucoup de portraits dans les photos, mais … J'avais vu mes grands parents, ils étaient beaux. Et ma mère m'avait raconté qu'elle était jeune lorsqu'ils y étaient allé passé deux mois pour en faire tout le tour. Elle avait trouvé ça sublime. Et si rien de tous ça ne c'était passé … Elle m'avait dit qu'elle serait aller vivre le reste de sa vie en Nouvelle Zéalande. Cela m’avait marqué l'amour dont elle faisait preuve en parlant de ce pays. Et j'avais passé des heures à dévorer des textes parlant de cette régions du monde. J'avais appris que certains films moldu avait rendu ce tout petit pays célèbre. Comme le Seigneur des Anneaux … Surprise j'avais eu beaucoup de mal à trouver d'autres photos mais j'avais trouvé de vieux fascicules où c'était tout expliqué. Et j'avais faillis pleuré en repensant à ma mère. C'était d'ailleurs pour ça que maintenant je fermais étroitement les en essayant de respirer à fond. Si j'allais là bas … Est-ce-que je serais capable de ne pas m'enfuir pour tout découvrir ? Je n'en savais rien. Mais les photos des plages m'avaient réellement donné envie de découvrir cette région où le soleil semblait briller tout les jours. Comparé à ma vie terne ici … Tout semblait lumineux là bas. Puis plonger dans les vagues … Il ne devait pas rester beaucoup de gens là bas ! Une nature sauvage … Je rouvris les yeux et desserrais les poings que j'avais serré pour ne pas me mettre à pleurer ou simplement empêcher les larmes de monter. Ce qui avait bine marcher. Mais j'avais la marque des ongles incrustée dans la paume des mains. Tant pis. De toute manière je pouvais rêver. Jamais Monsieur Henry accepterais de m’emmener en Nouvelle Zéalande. Alors … J'irais un jour … Par mes propres moyens … Quitte à en mourir.
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