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❝ Once upon a night.... ❞
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Mohamed Allô
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Once upon a night....
ce message a été posté Mer 22 Mar - 0:03
« Je veux une histoire. »

Mathilda observa passionnément la petite pelle en métal qu'elle tenait en main. Cela faisait plusieurs heures déjà qu'elle avait remarqué sa forme parfaite ; quand on y prêtait bien attention, elle était juste assez tranchante et juste assez large pour être enfoncée dans la gueule ouverte de cet exécrable gamin sorcier.

« Maintenant. »

Serrant le poing sur l'objet qu'elle fantasmait d'utiliser comme arme, Matt se retourna lentement vers l'arrière petit fils de son maître. Le plus chiant de tous, à son avis, et ce n'était pas peu dire.... " Heureusement ", les années de servitude avaient fait leur œuvre et c'est avec une expression parfaitement neutre qu'elle répondit calmement :

« Bien sûr. Je vous lirai l'histoire de votre choix dès que j'aurai ramassé les morceaux du vase. » " Que t'as toi-même cassé en jetant ta grosse balle rouge de merde à travers la pièce sale petit con ! " complèta-t-elle pour elle même.

« Non, maintenant. », insista le gosse en levant fièrement le menton. On ne pouvait évidemment pas en attendre moins du descendant de cet excrément de Sang-Pur, n'est-ce pas ?

« C'est à dire que Monsieur votre arrière grand-père sera très fâché s'il rentre dans un sal....  »

« C'est ton problème. Je veux une histoire maintenant ou je dis à maman et arrière grand père que t'as été mauvaise avec moi ! »

Un sourire fleurit malgré elle sur les lèvres de Mathilda. Elle aurait bien aimé voir ça.... Si elle haïssait Mulciber par principe, elle devait lui reconnaître certaines qualités, dont une perspicacité étonnante. En outre, il savait parfaitement à quoi s'en tenir avec le monstre qui lui servait d'héritier et elle doutait fortement qu'il le laisse accuser aussi facilement son irréprochable moldue. Il s'était écoulé plusieurs mois depuis la dernière gaffe de Matt - une bête maladresse qu'il lui avait fait chèrement payé - et rien dans son comportement n'avait jamais laissé transparaître la moindre impertinence envers son maître ou le reste de sa famille. Pour ça au moins, elle avait été bien dressée.... Et ce fut la principale raison pour laquelle elle s'abstint de répondre au mioche de baisser son froc et de s'enfoncer son livre profondément dans l'orifice arrière pour en découvrir une nouvelle version plus sanglante. Les ordres étaient les ordres, de quels sorciers qu'ils viennent.

Elle repoussa les morceaux de vase dans un coin à l'aide d'un dernier coup de balai puis le reposa à côté de la petite pelle aux tranchant si tentateur.  

« Très bien. Quelle histoire voulez-vous ? »

« Le vilain petit moldu. »

Un classique.... Sans laisser paraître la moindre émotion, elle suivit le sale mioche dans la bibliothèque et attrapa l'ouvrage dans un rayon de livres pour enfants. Le jeune Mulciber s'installa royalement dans le fauteuil de son arrière grand-père sous le regard neutre de Mathilda. Elle savait pertinemment que la moindre remarque de sa part ne ferait qu'enfoncer les fesses du gamin un peu plus profondément dans le fauteuil, par pur esprit de rébellion. Le plus simple était encore de lui lire sa putain d'histoire fissa et de l'envoyer se coucher ensuite. Après tout, si ses calculs étaient justes, ils avaient encore plus d'une heure avant le retour du Maître.

« Bien. Etes-vous prêt ? »

Sans attendre de réponse, elle entama la lecture d'une voix monocorde. Les syllabes se suivaient, comme deux wagons de train, sans jamais avoir le moindre sens. Surtout, ne pas s'attarder sur le sens. Ne pas comprendre, ne pas penser. Juste lire les mots pour satisfaire l'héritier du Maître, point.
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Mer 5 Avr - 17:30
Once upon a night....



La silhouette de l'antique manoir se dessina sous mes yeux, tandis que quelques battements de paupières me permirent d'enlever la fine pellicule de flou qui recouvrait encore la bâtisse, probablement autant due au transport magique qu'aux quelques verres de la soirée. Rien de bien important en soit. Je n'étais plus de ces imbéciles à dépasser sottement les limites de mon organisme par simple fanfaronnade depuis bien des années. L'alcool était un plaisir dont seuls les faibles d'esprits usaient au-delà des limites contrôlables.

Me délestant de mes chapeau et veste, jetant à peine un œil à la servante qui s'en occupa malgré l'heure tardive, mon esprit se traîna encore quelques instants sur les sujets de la précédente soirée tandis que je remontais les longs couloirs de la demeure en direction de la petite bibliothèque.

Pour y trouver deux silhouettes plus que concentrées à leur occupation. Silencieux, partiellement dissimulé dans l'arcade la porte qui s'était silencieusement ouverte sur mon passage, j'observais un instant la scène, un sourire fin étirant mes lèvres sous le ton monocorde de Mathilda et les piaillements de mon arrière petit-fils. Avec cette luminosité particulièrement, la moldue ressemblait vraiment à mon Eliza. C'était toujours aussi troublant. Un étrange mélange de nostalgie mélancolique et de dégoût s'insinuèrent en moi comme à chaque fois, tandis que je me renfrognais et quittais mon immobilité.

"Bonsoir Alvin."

L'enfant sursauta en se retourna vers moi, avant d'articuler un pathétique "bonsoir Grand-père Wilfric", de jeter un oeil sur Lovewell et d'hésiter un instant pour rouvrir à nouveau la bouche, la refermer comme une carpe et descendre de mon fauteuil en bafouillant ce qui devait être une excuse. Mon fauteuil ne lui était pas vraiment autorisé pendant mon absence, et si je pouvais le tolérer de temps à autre, l'impolitesse et le manque d'étiquette l'étaient beaucoup moins.

"Je peux rester encore un peu? Mathilda n'a pas fini mon livre...."

Je roulais des yeux sous la voix chouinante du garçon avant de jeter un œil à ma montre gousset.

"Théoriquement tu devrais avoir le droit de veiller encore quelques minutes. Quartorze pour être exact. Mais il me semble que pour se faire, tu as omis plusieurs choses."

Sans un regard pour Mathilda, je laissais le garçon réfléchir, bredouiller quelques mots avant de voir son visage bien trop rond s'illuminer.

"Puis-je..." il guetta ma confirmation avant de continuer "Puis-je veiller encore un peu? Et je m'excuse d'avoir pris votre fauteuil..."

"Bien. C'est mieux. Il serait complaisant que ce soit plus naturel la prochaine fois, Alvin."

La problème était clos. Mais il était déplorable de voir à quel point ses parents étaient incapables de l'éduquer correctement.

"Avant de reprendre ta lecture, Mathilda, va me chercher ma pipe en écume de mer et mets-y du tabac d'Oerium."

L'objet aux tons d'ivoire et marron clair représentait un aigle aux ailes d'écumes dont les plumes se mouvaient suivant les bouffées de tabac. Une pièce rare de ma collection qui me venait d'une ancienne tractation avec les Hunter et leur défunt patriarche.

Un œil posé sur mon petit-fils, j’eus la satisfaction de ne pas voir trop de signes d'impatience transparaître tandis que Mathilda s'exécutait, grignotant ainsi sur le temps qui était impartit au garçon. Il savait pertinemment qu'un tel comportement de sa part me pousserait à donner d'autres ordres à la moldue, ou pire, l'envoyer directement se coucher.

"Reprenez."

La pipe sorcière entre les lèvres et concentré sur mon propre ouvrage, je gardais malgré tout une oreille sur l'histoire contée. Intervenant rapidement après que la moldue ait reprit sa lecture.

"Il me semble qu'il s'agisse d'une histoire et non d'une liste de courses, Mathilda. A moins que je ne me sois fourvoyé?" Mon regard darda sur la servante et quelques secondes s'écouler avant que je ne reprenne. "En ce cas, modules ta voix en conséquences."

Il était fort à parier que le sujet de l'histoire en particulier ne soit pas au goût de la jeune femme, mais ses préférences n'avaient guère voix au chapitre, bien au contraire.
Mohamed Allô
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Ven 5 Mai - 22:14
Mathilda ne s'autorisa à sourire que lorsqu'elle fut dos à son maître et penchée au-dessus du tiroir qui renfermait la précieuse pipe. Si elle n'avait rien de surprenant, la réaction du vieux schnock n'en était pas moins plaisante ! Le sale gosse n'avait eu que ce qu'il méritait et elle regrettait presque qu'il soit descendu si vite.... Dommage qu'elle ne puisse pas rajouter son grain de sel !
Consciente qu'on l'observait, Matt fourra le tabac dans la pipe avec des gestes précautionneux mais pas lents ; bien que la tentation fut grande, elle savait pertinemment que son maître ne l'autoriserait pas à manquer de respect à son héritier en jouant à son tour avec la patience du garçon. Elle fut donc de retour en moins de trois minutes et elle se rassit pour reprendre sa lecture.

Ils en étaient presque à la moitié du conte. Le vilain petit moldu, né dans un sombre quartier industriel, avait déjà été abandonné par ses parents qui n'avaient aucun esprit de famille. D'ailleurs, ils se détestaient et ne vivaient même plus ensemble. Recueilli par un orphelinat miteux, l'enfant avait dû fuir après que des délinquants aient tenté de brûler le bâtiment par amusement.

« Car le monde moldu était dément et sans pitié. » reprit-elle d'une voix atone.

« Il me semble qu'il s'agisse d'une histoire et non d'une liste de courses, Mathilda. A moins que je ne me sois fourvoyé ? »

Elle retint avec difficulté un déglutissement qui aurait trahit ses émotions.

« Non maître. »

« En ce cas, modules ta voix en conséquences. »

Elle s'accorda quelques secondes de répit pour prier Jésus Christ de lui donner la force nécessaire. Ce n'était pas la première fois qu'elle lisait une telle histoire en présence du vieillard mais cela restait assez rare et, malheureusement, toujours aussi difficile. Elle savait qu'elle aurait pu croire à cette version si elle ne s'était pas accrochée si fort à ses souvenirs et, surtout, si elle n'avait pas rejoint la NI. Parfois, les plus vieux leur parlaient du monde d'avant, sans les sorciers et leurs satanées bestioles. Et leurs récits ne ressemblaient en rien à ce qu'on racontait dans ces livres. Bien sûr, il y avait eu des guerres, des crimes et des drames mais dans leurs histoires, les humains s'aimaient, aimaient la vie et étaient plein de ressources. Une réalité bien loin de cet imbécile de moldu qui ne savait pas survivre tout seul !

« Car le monde moldu était dément et sans pitié. » répéta-t-elle d'une voix grave. « Le lendemain matin, il atteignit une pauvre petite cabane au fond d'une ruelle. Elle était si misérable qu'un battement d'ailes de Billywig aurait pu la faire tomber. »

Comme à chaque fois, la métaphore fit rire le jeune garçon. Comme à chaque fois, Mathilda serra les dents en s'efforçant de penser à Dieu et ses enseignements. Elle puisa dans ses ressources les plus profondes pour imiter la vieille femme qui accueillit l'enfant puis son mari qui ne parlait que de lui et de ses affaires. A cet instant, le garçon bailla enfin. Mathilda laissa échapper un frémissement de lèvres qui trahissait un soupçon de satisfaction pour quiconque l'observait attentivement. Sans décrocher les yeux du livre, elle espéra que Mulciber était trop occupé à regarder le plafond en soufflant sa maudite fumée.

« " Mais tu es laid, sot et tu n'as aucune utilité. Tu peux me croire, je te dis ces choses car je te veux du bien. ". " Je crois que je ferais mieux de m'en aller dans le vaste monde " dit le vilain petit moldu. Et ainsi il repartit, seul, arpentant les villes et les routes. Puis, l'aut....  »

Le tintement de la pendule interrompit brusquement Mathilda. Enfin ! Dieu merci !

« Dois-je continuer ? », demanda-t-elle d'un ton neutre en posant le livre sur ses genoux.

Le vaurien aux yeux rouges et fatigués tenta tout de même de repousser les limites d'un suppliant :

« S'il vous plaît grand-père, l'histoire est presque finit. Puis-je rester quelques minutes de plus ? »

Non putain ! Casse-toiiii ! Va te coucher le morveux ! Mais bien sûr elle ne pouvait se permettre de telles réflexions et garda un air résolument inexpressif en priant pour que cette saleté aille dormir.
Pépé chonchon
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Jeu 22 Juin - 19:26
Once upon a night....



La voix de Mathilda reprit correctement à ma grande satisfaction.

Un fin sourire satisfait sur les lèvres, je devais avouer que j'étais somme toute assez fier de la moldue. Loin d'être une imbécile mais docile et efficace, j'estimais qu'elle rendait honneur à sa façon à sa sous-espèce que ces sans magie représentait. Je l'avais bien plus achetée sur un coup de sang, de cœur peut-être même, qu'une réelle réflexion, et si j'appréciais clairement les combats que pouvaient partager ces êtres, l'atmosphère et les paris qui en découlaient, il m'aurait été bien regrettable de ne pas la voir être capable de s'adapter à d'autres tâches plus communes. Il fallait dire que les écoles préparatoires que nous avions mis en place pour former la progéniture de ces êtres inférieurs faisaient très bien leur travail, aussi bien concernant leur compétences pour nous servir efficacement que pour les rendre docile comme il fallait. Évidemment tous ne réussissaient pas, et finissaient dans d'autres branches, voir morts. On ne pouvait pas être complètement gagnant tout le temps, et cela ne faisait que permettre une meilleure qualité dans ceux qui restaient. Et bien sûre une fierté de leur part d'avoir ainsi été choisis.
Si les bouquins comme "le vilain petit moldu" existaient pour les enfants -sorciers et moldus- d'autres livres plus adultes étaient édités pour les serviteurs, leur permettant un loisir sain et utile, possédant eux aussi leurs fond de morale bien sûr. Nombreux étaient ceux rappelant à la fois l'utilité et la difficulté que subissaient les moldus envoyés aux champs ou aux mines...Rien de mieux pour permettre à ses êtres bouffis d'orgueils d'apprécier leur propre place.

Que la gamine soit ainsi aussi bien capable de combattre dans l'arène que lire une histoire à cet imbécile d'Alvin méritait du crédit.

Et il fallait avouer qu'elle était peut-être moins efficace que les elfes de maisons avec leur magie ancestrale, mais bien plus agréable à regarder et écouter. Et un constant rappelle de ce que nous avions enfin gagné comme légitimité sur cette bonne vieille Terre.

Père aurait probablement adoré. Sans parler du Lord.

La pendule me sortit de mes pensées, et les voix de Mathilda comme du garçon ne tardèrent pas à lui faire écho. Chacun avec sa propre supplique plus ou moins discrète. Mathilda avait encore bien des choses à apprendre sur l'art de dissimuler ses pensées... Mais pour quelqu'un de son âge, elle se débrouillait pas trop mal. Alvin par contre. Qu'est-ce que j'exécrais sa capacité quasi surnaturelle de chouiner à la moindre contrariété! Il devait assurément tenir cela de sa mère.

"Respecter les règles est une chose primordiale, surtout lorsqu'elles influent sur notre santé. Mais il est vrai que laisser les choses inachevées n'est guère une habitude à prendre. Qu'en penses-tu, Mathilda? Quel serait le plus pertinent à faire dans cette situation?"


Oh bien sûr, j'aurais pu prendre la décision moi-même. Je l'aurais habituellement fait d'ailleurs. Et ce changement surprit évidemment mes petits interlocuteurs, chacun avec sa propre façon de réagir dès qu'ils purent percuter.
Mais que ce soit les conséquences de mes pensées ou ma bonne humeur, j'avais à la fois envie d'être clément et de m'amuser. Parce qu'évidemment, donner cette possibilité de choix à Mathilda, cette illusion infime de pouvoir en cet instant, était aussi cruel qu’intéressant.

"Oh oui bien sûr que tu dois continuer de me lire l'histoire, Mathilda! Si tu le fait, tu sera ma moldue favorite et je dirai à Maman que tu auras été gentille encore plus que d'habitude!"

Le premier à prendre la parole sans réfléchir davantage. Sans prendre la peine de me remercier de cette possibilité inopinée, croyant immédiatement que tout reposait donc sur la pauvre servante. Faisant déjà l'utilisation d'un chantage affectif. Simple mais efficace.

Je ricanais. Et reprenais une bouffée de tabac sans mot dire, mon regard bleu posé sur le duo, attendant. Quel serait le choix de la moldue? La connaissant, elle était largement capable malgré son apparente douceur, de prendre en compte une partie des tenants et aboutissement de cette proposition inhabituelle. Se débarrasser du mioche et de cette corvée qu'elle n'appréciait pas? Au risque de le vexer mais d'y prendre plaisir? Ou accepter de l'aider à outrepasser les limites habituelles, se forcer à finir cette lecture déplaisante mais y gagner un soutient du gamin au moins pour quelques jours? Sans parler de ce que moi-même je pouvais penser de chacune des options.

"Elle peut vraiment décider?"

Osa finalement le garçon dans l'expectative, semblant se rappeler nos rangs respectifs, probablement destabilisé par ma proposition comme mon silence. Et dans la peur que même si Mathilda disait oui, je refuse derrière par principe. Une réflexion pas complètement idiote.

"Oui, tout à fait. Penses-tu que je mentirais?"


"Non Grand-père, bien sûr que non... Excusez-moi." Se renfrogna le garçonnet, n'appréciant ni d'être réprimandé, ni de risquer un réponse qui ne lui plairait pas, de qui qu'elle vienne.

Un sourire étirant mes lèvres, expirant un petit nuage de fumée tournoyante, j'attendais.
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Sam 24 Juin - 21:36
Quel âge avait Wilfric Mulciber au juste ? Quatre vingt ans ? Quatre vingt dix peut-être ? Impossible d'être sûre avec les sorciers. Matt avait entendu dire qu'ils pouvaient en paraître trente de moins avec toutes leurs potions, leurs sortilèges et leurs rituels sataniques. Il n'empêchait qu'il était vieux. Pas assez vieux pour arrêter de faire chier son monde mais plus proche de la mort que de son cinquantième anniversaire en tout cas. Un pied déjà dans la tombe ? Non. Elle ne le croyait pas le moins du monde. Même avec les derniers évènements, même en comptant sur les siens ou les Phénix, Papy Svengali n'était pas prêt de finir dans un cercueil. Pas avant quelques années encore. Pas avant d'avoir fait tourner en bourrique et rendu folles quelques dernières personnes. Autrement dit : il aurait été stupide de parier sur le gosse.

Si elle avait raison, ses parents et lui n'hériteraient pas d'elle avant un petit moment. Léguée comme un vulgaire mobilier sans âme qu'on déménageait de maison en maison. D'ici là, tout le monde aurait oublié cette soirée. Surtout si les choses tournaient comme Oliver Durham le souhaitait.... Bientôt. Tout n'était qu'une question de temps. Mais en attendant, elle devait faire avec son quotidien de domestique et son lot de mauvaises surprises.

La question de son maître l'avait évidemment déstabilisée. Même avec tout le contrôle dont elle était capable, Mathilda n'avait pu retenir le froncement de sourcil et le frémissement de lèvres qui avaient suivi sa déclaration. Elle s'était brusquement sentie piégée. Jamais il ne lui avait demandé de prendre la moindre décision et cette requête ne pouvait être qu'un traquenard pour mieux la punir. Avait-il passé une mauvaise soirée ? Besoin de se défouler sur quelqu'un avant d'aller dormir ? Elle ne put repousser l'image de son corps, victime de maléfices tous plus cruels les uns que les autres. Non. Ce n'était pas son genre et il avait l'air de bonne humeur. Mais surtout, fuir n'était pas une option ; il ne leur permettrait pas.

Alors elle s'était efforcée de prendre une décision. Les supplications du gamin chouineur n'avait eu aucun effet sur elle. Outre le fait qu'il l'avait emmerdée toute la soirée, elle doutait que sa résolution tienne très longtemps et ne tenait pas vraiment à être sa moldue favorite. Pour qu'il l'emmerde encore plus ? Non merci ! Elle décida donc de parier sur la longévité du vieillard.

« Il me semble plus sage de prendre soin de votre précieuse santé, jeune maître. » répliqua-t-elle d'une voix empreinte de fausse sollicitude et sans la moindre once de sarcasme..... qui était pourtant bien présent au fond de son crâne. « Mais je po... »

« Mais c'est presque finiiit ! Tu dois dire oui Mathilda ! » ordonna-t-il d'une voix ferme.

Sérieusement ?! Elle osa enfin lever les yeux sur son véritable maître, qui eu la bonne idée d'intercéder en sa faveur. Peut-être n'avait-il pas apprécié que son descendant essaie de commander sa moldue en sa présence ? Qu'elle ait prit la décision qu'il attendait ou pas, il s'y conforma et lui intima de veiller à ce que son morveux aille bien se coucher.  Protestations et menaces reprirent dès qu'ils furent hors du salon - et supposément hors de portée d'écoute de Wilfric Mulciber - mais Matt demeura muette. Elle n'était pas assez bête pour débattre avec ce petit con capricieux et surtout, elle anticipait déjà la suite. Quand Mulciber lui avait demandé de revenir aussitôt, les idées sombres avaient fait leur retour au grand galop. Allait-elle finalement être punie ? Sermonnée ? Employée pour d'autres tâches ? Il était dix heures bordel de merde ! Il pouvait pas aller se coucher comme tous les petits vieux de son âge ?!

Elle redescendit avec une petite appréhension et fit un arrêt à la cuisine dans l'idée de nettoyer les derniers morceaux de vase cassé et de gagner du temps. Manque de bol : l'elfe était déjà passé par là. Tant pis. Sans user plus longtemps de la patience de son maître, elle le rejoignit dans le petit salon où il continuait à fumer sa satanée pipe.

« Il est couché, maître. »

Elle marqua un moment d'hésitation puis...

« J'espère ne pas vous avoir déçu. »

Docilité et soumission, toujours. Il n'y avait que ça pour sauver leurs têtes en cas d'erreur.
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Jeu 20 Juil - 22:23
Once upon a night....




Il était plus que probable que les chouinements et petits essais d'autorité d'Alvin aient été les principaux déclencheurs du choix de la Moldue. Ou un savant mélange entre lavage de cervelle et bonne éducation que ceux de sa race subissait adéquatement.

Quoi qu'il en soit, sa réponse me convenait parfaitement, et je m'agaçais légèrement de devoir rappeler une nouvelle fois à l'ordre le môme. Mon regard sombre suffit à remettre l'enfant dans le droit chemin, mais ce n'était pas une raison. Sa mère allait entendre parler de moi le lendemain.

Cette nouvelle génération étaient particulièrement larvaire et pathétique.

"Après avoir surveillé le coucher d'Alvin, tu reviendra ici, Mathilda. J'ai à faire avec toi."

Je ne prenais pas la peine de guetter sa réaction, replongeant dans mon ouvrage en attendant son retour. Expliquait-on à son animal pourquoi lui donner tel ou tel ordre? Si cela n'avait aucune utilité pour son éducation ou l'efficacité de sa tâche? Non évidemment.



La fumée aux reflets ivoires et bleutés tournoyaient doucement au-dessus de mon assise, imitant les reflux marins, parfois accompagnés de quelques monstres aquatiques ou machines flottantes. Mais je n'y prêtais plus guère attention depuis de nombreuses années. Un accessoire joli et amusant, précieux et routinier maintenant.

« Il est couché, maître.  J'espère ne pas vous avoir déçu. »

Relevant la tête alors qu'un serpent des mers s'enfuyait dans une vague de fumée, j'observais la jeune femme en silence. Elle avait bien évidemment attendu que je finisse ma lecture et lui accorde un regard pour prendre la parole.

"Pour décevoir quelqu'un, il faudrait que ce dernier éprouve un quelconque sentiment d'espoir et d'attente en ton attention. Tu n'es donc pas en mesure de me décevoir."

Ricanant légèrement, entre amusement et indifférence, je marquais ma page d'un signet ouvragé et refermais mon livre.

"Mais tu as répondu à mes exigences, en cela tu as bien fait."
S'il était mauvais d'être trop bienveillant avec ceux qui nous devait obéissance, trop de dureté et sévérité l'était tout autant. Le dosage avait son importance pour susciter respect, obéissance et bonne volonté.

"Tu vas d'ailleurs pouvoir continuer sur ta lancée."
Je laissais quelques secondes s'envoler, tapotant du bout de ma baguette sur ma pipe pour en changer la compression du tabac, avant de reprendre, mes yeux plantés dans les siens.
"Lorsque tu vas aux lieux d'aisances pour ceux de ton espèce, rejoins-tu toujours aux mêmes, ou varies-tu parfois? Régulièrement?"

Qu'elle ne s'attende pas à ce genre de question m'indifférait complètement et sa réaction intrinsèque tout autant. Ce n'était pas ce que je recherchais.

"Quelle est la qualité des connaissances que tu parviens à y nouer?"

Évidemment, toutes ces questions avaient un but défini.
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Ven 21 Juil - 14:38
" Vieux con. " pesta-telle intérieurement. Évidemment, il ne pouvait pas se contenter de répondre par oui ou par non. Gnagnagna " Tu peux pas me décevoir ! ". Faudrait qu'elle le lui ressorte un de ces quatre tiens ! " Oh ! Mais pourquoi ce doloris ? Je ne le mérite pas puisque je ne suis pas en mesure de vous décevoir. " Et paf, elle s'en prendrait un autre dans la gueule. Si elle ne finissait pas aussitôt dans une fosse commune pour moldus insubordonnés. Mais imaginer cette répartie lui procurait quand même un soulagement appréciable... et nécessaire si elle voulait garder cet air neutre et impassible.

« Merci maître. » rétorqua-t-elle docilement.

Et maintenant, à quoi est-ce qu'elle allait avoir droit ? Quel service tordu le vieux schnock allait-il bien pouvoir lui demander, à une heure où il était censé ronfler bruyamment sur le dos ? Les mains sagement croisées sur son ventre, elle patienta sans mot dire, droite comme un i .... et releva brusquement la tête sans pouvoir retenir un froncement de sourcils en réaction à sa question.

Oh. La. Merde. Putain de bordel de chiottes de cul ça sentait mauvais !! TRÈS mauvais ! Elle serra les dents et se força à demeurer immobile pour ne rien trahir, ne rien laisser filtrer. Pourtant son coeur semblait décidé à battre son record de vitesse. Parce qu'il savait. Il savait forcément ! Sans cela il ne s'embêterait pas à aborder le sujet.... " Non, non ! " se résonna-t-elle péniblement. " Au contraire : il ne s'embêterait pas à poser des questions s'il n'avait aucun doute. " Alors quoi ? S'était-il rendu compte qu'elle disparaissait trop fréquemment ? Qu'elle n'était pas toujours où elle prétendait être ? Clyde l'avait-il vendue ? Non, pas Clyde. Jamais il ne ferait une chose pareille. Sauf peut-être sous la torture mais la dernière fois qu'elle l'avait vu, il allait se coucher en sifflotant. Mulciber ne pouvait pas l'avoir soumis à la question directement en rentrant.... même s'il en aurait été capable. Et elle ? Quel sort lui réserverait-il si elle se plantait ? Si elle laissait échapper le moindre indice lui permettant de deviner qu'elle avait des relations.... inappropriées ? Des indices comme un silence suspicieusement trop long par exemple.

Elle réalisa avec horreur que plusieurs secondes s'étaient écoulées et se força à reprendre le contrôle.

« Je vous demande pardon maître, je .... »

Il allait falloir qu'elle joue finement. Et qu'elle paraisse honnête.

« Je me rends habituellement au lieu d'aisance du village le plus proche.... Et parfois à ceux d'Avalon. » avoua-t-elle. « Dans différents quartiers. Cela dépend des endroits où nous nous trouvons lorsque vous me donnez congé. »

Ouai, c'était bien ça. Modeste et crédible. Elle hésita puis opta pour une vérité inoffensive - du moins l'espérait-elle :

« J'y côtoie Leví Stefánsson, les domestiques de la famille Yaxley.... »

Pitié que Mia et Savannah n'aient pas d'emmerdes. Elle rouvrit la bouche... puis la referma en se disant que finalement, il n'était probablement pas très judicieux d'évoquer Adem, qui en plus d'être son recruteur était aussi un combattant. Elle n'avait aucune idée de ce que Wilfric Mulciber pouvait penser d'être en bons termes avec d'autres gladiateurs du Boutefeu mais n'avait aucune envie de le savoir. Cependant il l'avait vue ouvrir la bouche et il fallait maintenant qu'elle dise quelque chose. Elle balança le premier nom qui lui venait à l'esprit :

« Et, de temps en temps, le domestique de Mme Sabordage. J'ai avec eux des relations strictement cordiales. » mentit-elle avec aplomb.

Rien de plus, juste des gens qu'elle croisait dans ces lieux d'aisances sans leur adresser plus de trois mots. C'était ce qu'il devait croire.
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Mar 25 Juil - 20:34
Once upon a night....



D'un geste de la main, je signifiais écarter le serviteur sabordage. Il ne m’intéressait pas. Comme n'importe être sensitif bien dressé, un moldu prenait forcément exemple sur la famille qu'il servait, et il ne m'était guère souhaitable de lier le sang de Mathilda à la filouterie de ces forbans.

"Évites les serviteurs Sabordage, vous n'êtes pas du même acabit."

Un ordre sous le ton d'un simple conseil, mais qu'elle saurait largement comprendre comme tel évidement.

"Combien de mâles dans le lot?"

Comment pouvais-je adéquatement genrer des prénoms moldus? Ou savoir quels sexes avaient les serviteurs de familles sorcières? C'était à peine si je me souvenais plus que de leurs silhouettes quand je rendais visite à certaines connaissances, alors...

"Tiens, écris-moi ces noms. Uniquement les mâles, et la famille à qui ils appartiennent. Leurs âges aussi si tu les connais."

Faisant léviter une feuille de parchemin et une plume jusqu'à elle, je réfléchissais tandis qu'elle obéissait docilement.

"Ecris correctement. Je ne veux pas avoir à décrypter tes pattes de doxy."

Que sa main tremblante révélait qu'elle commençait probablement à avoir une idée d'où je voulais en venir m'importait peu. De mon côté je réfléchissais.

Bien sûr, ces lieux gracieusement mis à leur disposition, ponctionnant les finances publiques, pouvaient accueillir des sans magies de tous bords, tant que leur tatouage d'identification leur en permettait l'entrée. Il ne fallait pas m'attendre à avoir une liste de géniteurs potentiels propres et aux maîtres satisfaisants. Surtout en sachant que Mathilda s'y présentait comme un moldu masculin. Pour la première fois, ce petit caprice de ma part pouvait être gênant et peut-être devrais-je lui ordonner de revenir Mathilda pour quelques sorties spécifiques.

Ces lieux avaient été particulièrement créés dans cette optique voici quelques années, non? Permettre aux moldus de mieux supporter leur existence inférieure et nouer des relations avec d'autres êtres de leur race pour enfanter d'autres générations.

Puisque c'est bien ce dont il s'agissait. Mathilda était largement en âge de procréer sans que sa valeur et utilité n'en subisse trop les conséquences et ainsi participer à la stabilité de la démographie moldue des serviteurs. Mieux valait des petits de serviteurs doués et dociles pour perpétuer leur espèces dans cette branche-là.

"Tu n'es pas sotte, tu as parfaitement compris le but de cette discussion. Discussion qui n'a pas à vocation de prendre en compte ton avis sur la finalité de cette affaire. Je suis déja bien aimable de te demander tes préférences. Ce n'est clairement pas le cas de certains sorciers de ma connaissance, et je pourrais aisément changer d'avis à ce sujet."

Je n'étais pas un monstre tout de même!

En soit, les possibilités étaient diverses et méritaient un peu de réflexion. L'accoupler à un moldu d'une autre famille demanderait plus de temps, et de compensation que si je me contentais d'en prendre un au sein du manoir, mais permettrait probablement d'obtenir une portée plus variée et utile.
Mohamed Allô
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Mar 25 Juil - 23:47
Plus de Sabordage. Ok. Parfait. Elle allait devoir en informer Alfie rapidement pour qu'il ne s'étonne pas qu'elle l'évite en public.... même quand le vioc n'était visible nulle part. Si Mulciber apprenait qu'elle fréquentait encore le domestique des Sabordage, elle en payerait le prix fort à coup sûr ! Son conseil n'était rien d'autre qu'un ordre mal camouflé, elle ne se faisait aucune illusion là-dessus. Elle lui accorda donc le « Bien sûr, maître. » qu'il attendait puis crispa à nouveau la mâchoire.

Il cherchait donc un homme. Quelqu'un qu'elle connaissait ? Adem, Levi, Durham en personne peut-être ? Non, pas Durham. C'était impossible qu'il ait entendu parler de lui. Par contre, il pouvait avoir eu vent d'un domestique à l'esprit contestataire et vouloir s'assurer qu'elle ne fréquentait pas ce genre de racailles. Mais s'il s'imaginait qu'elle allait lui livrer le nom des domestiques suspects, il se fourrait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude !

« A peine une dizaine. » rétorqua-t-elle.

« Tiens, écris-moi ces noms. »

Elle s'empara du parchemin d'une main tremblante. Merde, merde, grosse merde putride ! Noms, âges, familles : tout indiquait qu'il cherchait quelqu'un de précis. Et cette liste ne pouvait avoir qu'un seul but : interroger ceux qui y figuraient. Ou au moins les surveiller. Mais si elle les prévenait à temps, elle pourrait peut-être leur éviter le pire ? De toute façon, elle n'avait pas le choix. Elle commença par inscrire le nom de Levi, qu'elle avait d'ores et déjà cité, puis ajouta celui de Tadgh. Lorsqu'elle reposa la plume, sept noms figuraient sur le parchemin dont un Phénix et deux inquisiteurs. Elle avait à nouveau omis Adem, à la fois pour lui éviter le pire et, plus égoïstement, pour sa propre sécurité.

« Voici maître. »

Elle lui tendit la liste tandis qu'il poursuivait son discours. Qui devenait de plus en plus flou. Putain de merde, de quoi est-ce qu'il parlait ? Quelles préférences ? Est-ce que c'était sa manière à lui de lui demander les quels de ces amis elle voulait épargner en cas de suspicion ? Choisir les "mâles", comme il les appelait, qui.... son visage se figea. Choisir les mâles. Donner ses préférences. Leur noms, leur famille d'appartenance et leurs âges. Les relations qu'elle avait avec eux... l'air se bloqua au fond de sa gorge. Non... elle se trompait, assurément. Mais la vérité s'imposa en force à son esprit à mesure qu'elle pâlissait. Livide.

Qu'est-ce qu'elle s'était imaginée ? Qu'il allait oublier qu'elle était... une femme ? Une moldue. Une esclave qu'on élève, qu'on fait se reproduire et qu'on vend. Elle eu une vision furtive d'elle-même portant un enfant et esquissa un pas en arrière en reprenant bruyamment son souffle. Tout sauf ça !

« Je... je ne saurais pas... »

Pas besoin de savoir.. Il suffisait d'écarter les jambes et de se laisser faire, si elle se fiait à ce qu'elle en avait entendu dire. Elle eu un haut le coeur et plaqua une main sur sa poitrine pour retenir un soubresaut. Sa poitrine de femme. Jamais elle ne l'avait autant haïe.

« Je ne suis pas .... »

Non ! Surtout pas d'affirmation ! Modeste, humble, battue, toujours !

« Je ne suis pas sûre d'être apte à ça. »

Non : elle était une simple domestique, juste douée pour servir, obéir, aller chercher ce qu'il demandait et répondre à toutes ses exigences. Et une combattante !

« Et il y a le Boutefeu Chinois. » tenta-t-elle d'une voix tremblante.

Est-ce qu'elle devait promettre de lui rapporter encore plus de victoires ? Plus d'argent ? Le supplier à genoux ? Même ça lui semblait plus acceptable que... que.... elle se força à chasser les images immondes qui menaçaient d'assaillir son esprit et de ne pas reculer plus. Comme elle avait très envie de le faire. Courir loin de cette pièce, loin de ce manoir et ne jamais y revenir.

Pépé chonchon
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Mer 26 Juil - 18:43
Once upon a night....



Ou peut-être devrais-je me tourner vers ces quelques trop rares moldus dont les valeurs avaient pleinement incorporées les notres? Cet endoctrinement volontaire ne pouvait qu'être bénéfique à long terme et résoudre socialement bien des soucis d'ailleurs. Ces moldus impliqués dans l'ordre Mangemort avaient à être valorisés pour leur implication.
Dorian en particulier pourrait être un choix judicieux sur tous les tableaux. A qui appartenait-il déja? Je me souvenais d'avoir agit lors de la disparition de son ancienne maîtresse, une amie proche, pour qu'il puisse atterrir chez une famille qui s'en occuperait de manière correcte. Une étrangère il me semblait d'ailleurs.

« Je... je ne saurais pas... »

Arquant un sourcil entre agacement et cynisme, je souris doucement à la jeune femme.

"Cela n'a rien de compliqué. N'importe quelle espèce vivante en est capable, et tu sembles être parfaitement formée pour cette tâche."

Mon ton était ferme mais doux. Malgré tout, je pouvais comprendre son angoisse devant cette décision qui devait sembler sortir de nulle part pour elle. Mais cela ne l'empêcha pas de continuer malgré tout, de commencer presque à chouiner, me faisant lever les yeux au ciel en soupirant.

"Tu sera apte à faire ce qui me chantera, Mathilda, qu'il s'agisse de subir ce petit imbécile d'Alvin, de servir ceux qui te sont supérieurs, de chanter pour moi sous les Doloris, d'entendre tes os se briser au Boutefeu ou d'enfanter."

Si l'argument des combats pouvait se valoir, non seulement il n'était pas suffisant, mais j'y avais évidemment déja songé et pesé le pour et le contre. Elle se battait pour mon bon plaisir, elle arrêterait pour la même chose.

"Penses-tu être la seule à te battre pour moi? Et être a ce point-là indispensable? Je te pensais moins sotte et orgueilleuse."

La jeune femme savait se battre et parvenait même à gagner de temps à autre, à perdre sur demande et sans trop en avoir l'air lorsque cela me servait. Mine de rien, beaucoup de choses passaient par la case du Boutefeu. Pour une fois que les Sabordages servaient mes intérêts, c'était à noter d'un sort.
Et Mathilda avait la peau dur, de bons réflexes, une excellente capacité d'apprentissage. J'avais jusque là tenu à ce qu'elle cumule ses tâches domestiques avec un entraînement régulier et efficace afin de la garder en forme pour ce genre de divertissements.
Et sa grossesse ne l'empêchera pas de rester apte à reprendre dès que possible.

"Tu ne sera pas la seule prégnante au manoir. Alina, qui sera à sa deuxième grossesse, n'a pas fait autant d'histoires que toi à ce sujet."

En ayant discuté avec l'un de mes fils il y a peu, il était probable que nous organisions ceci pour une autre moldue de la maisonnée. Davantage, cela serait gênant pour le service et la gestion des mères, mais au moins à deux, elles pourraient se soutenir et partager leurs tâches.

"Lorsque j'aurai fait mon choix et négocié avec les propriétaires, je t’emmènerai rencontrer leurs moldus. Ta liste et tes préférences seront prises en compte dans la mesure de l'acceptable."
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Mer 26 Juil - 20:47
Chaque nouveau mot lui confirmait qu'elle avait vu juste. Qu'elle avait bien compris ses intentions. La panique prit peu à peu possession de ses sens, lui faisant perdre le peu de contrôle qu'il lui restait. Elle recula à nouveau, les yeux écarquillés, comme elle l'aurait fait face à une menace gigantesque contre laquelle elle ne pouvait rien. Et c'était bien de ça qu'il s'agissait : une décision contre laquelle elle ne pourrait rien. Ni maintenant, ni quand on la mettrait dans la même pièce que son "mâle" reproducteur pour qu'ils.... s'accouplent.

Elle secoua vivement la tête. Non, non, non, ça ne pouvait pas arriver ! Pas comme ça ! Elle ne pourrait enfanter qu'avec son mari, si un jour elle en avait un. Un mari qu'elle aurait épousé avec la bénédiction de Dieu et devant un prêtre moldu. Personne d'autre n'aurait sa féminité ! C'était contraire aux saintes écritures. Les sorciers ne pouvaient pas lui arracher ça ! .... pas ça aussi.

Elle leva un regard implorant sur son maître, cherchant de nouveaux arguments pour défendre sa cause. Elle aurait pu lui jurer qu'elle était prête à subir tous les doloris qu'il voulait et à se faire briser tous les os du corps plusieurs fois si elle avait cru un instant que cela le ferait changer d'avis. Mais contrairement à ce qu'il avait affirmé elle n'était pas sotte et voyait bien qu'il était au-dessus de tout ça. Déjà décidé à la faire enfanter en même temps que cette imbécile d'Alina. Sa seule chance peut-être.

« Mais si nous sommes deux cela nuira au service de cette maison. Il vaudrait sûrement mieux que je .... »

Il l'interrompit sèchement, signifiant que cette conversation commençait à l'agacer sérieusement. Elle déglutit en sentant tout son poids tomber au fond de son estomac. Allait-elle vraiment devoir aller jusque là ? Elle n'avait supplié les sorciers qu'une seule fois et à l'époque, elle ne faisait même pas partie de la Nouvelle Inquisition. Elle n'était alors qu'une adolescente terrorisée à l'idée de se battre dans une arène. Ses supplications n'avaient servis rien et elle s'était promis de ne plus jamais leur offrir ce plaisir. Aujourd'hui encore, elle préférerait mourir la tête haute plutôt que de pleurer pour sa vie. Mais ce n'était pas sa vie qui était en jeu ce soir : c'était sa dignité. Et son âme, selon les préceptes chrétiens.

Tremblant comme une feuille d'automne saisie par le vent, Mathilda se résolue à fléchir pour se mettre à genoux. Plus pathétique qu'elle ne l'avait jamais été. Ses lèvres frémirent sans qu'elle arrive à les décoller. Elle avait déjà imploré son maître pour le satisfaire mais l'intention n'y était jamais vraiment. Tout n'avait été qu'illusion pour éviter une correction douloureuse.

Cette fois était différente.... cette fois, le coeur y était et articuler ce simple mot demandait plus de force que pour supporter un doloris.

« Pitié... je ne peux pas faire ça. Tout mais pas ça. »

La tête baissée, les yeux fixés sur les mains qu'elle avait croisées sur ses genoux, elle attendit sa délivrance ou sa sentence en priant Jésus, Marie et le Seigneur Tout Puissant de lui venir en aide. Mais étrangement, elle avait l'horrible sensation qu'ils étaient loin, très loin de cette maison et qu'elle était désespéramment seule dans cette épreuve.
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Re: Once upon a night....
ce message a été posté Sam 19 Aoû - 20:28
Once upon a night....



"Il ne me semblait pas t'avoir nommée à un poste de gestionnaire dans ce manoir pour que tu puisses ainsi penser avoir le droit d'argumenter et donner ton avis quand à la gestion du personnel de ce dernier? Me serais-je fourvoyé?"

Mon sourire s'était fané dès lors qu'elle avait reprit la parole au sujet d'Alina et un bref soupir avait laissé s'échapper une bouffée de fumée avant que je ne l'interrompe dans sa diatribe aussi futile qu'agaçante. Le plis de mes lèvres s'était fait plus mauvais alors que cette conversation commençait sérieusement à tirer sur la fin. Mais la servante ne pouvait clairement pas l'accepter. Il était indéniable que c'était mon propre lien et attachement à elle qui était responsable de cette situation. Aucun autre moldu ne se serait permit une telle chose. Aucun autre moldu n'était aussi proche de moi. J'étais clairement trop sentimentaliste avec elle.

"Silence."

Me levant de mon fauteuil, un rapide mouvement de baguette avait accompagné mon ordre, lui intimant une nouvelle fois le mutisme, de façon infaillible cette fois-ci. Mettant par là même fin à son petit spectacle pathétique. Pensait-elle vraiment m'émouvoir avec ce genre de chose?

"Ton insolence est pénible, Mathilda. Je te conseille de te reprendre rapidement."

Sa silhouette silencieuse toujours affalée sur le sol, je lui jetais un bref regard courroucé avant de reposer l'ouvrage que j'avais gardé entre les mains.
Et de me rapprocher d'elle d'un pas.
Fort heureusement, l'échine courbée et les yeux vers le sol, elle ne renchérit pas dans sa petite rébellion émotive.

"Souviens-toi que tu fais partie des privilégiés de ton espèce et qu'il suffirait de peu pour que tout change."


D'un coup de baguette je la relevais, posant un regard dur sur elle et dénué d'empathie. Ma fumée s'écrasa sur visage tandis que je faisais durer le poids de cet instant. Suffisamment pour infuser la leçon dans l'esprit de la moldue.

"Tu es à moi Mathilda. Ta vie, ton souffle, ton futur, et ce qu'il soit bon ou mauvais. Nous apprécierions tous les deux qu'il te soit favorable, non? Bien."

Je retirais les deux contraintes magiques et éteignais ma pipe dans la foulée, cette conversation et son sujet n'étant qu'un détail sans importance

"Tu verra, bientôt tu me remerciera. Une femme est faite pour enfanter et c'est ce qui lui permet de donner un sens à sa vie, de ressentir l'instinct maternel. Le tien se développera comme celui de toute autre quand tu sera gestante, crois-moi."

Quand à laisser sa géniture grandir et être dressée au manoir, cela dépendrait autant de leurs comportements respectifs que de nos propres besoins. Si je pensais effectivement préférable de laisser le petit à la mère même après le sevrage, de nombreux paramètres pouvaient entrer en considération avant le moment de l'envoyer à l'établissement pour moldus à l'âge de six ans. Mais il était inutile de spécifier ce genre de détails aussi tôt.

" Tu rangera et notoyera ma pipe avant de te retirer pour la nuit. Ainsi que les ouvrages qui ne sont pas à leur place évidemment.

Lui tendant l'artéfact à tabac sans un regard supplémentaire, je quittais alors la bibliothèque pour rejoindre mes quartiers, un autre sujet en tête.

La lumière se tamisa légèrement  après mon départ, laissant Mathilda et son ombre tremblotante seules au milieu de la pièce silencieuse.
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