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❝ motus et bouche cousue. - Victoria. ❞
 :: Royaume-Uni :: Londres :: Commerces
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Finlandaise sous fausse identité; Barmaid pour vous servir au Chaudron Baveur; Phénix à la recherche de son paternel... PERKELE.
motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Ven 24 Mar - 21:04
C’est les yeux cernés mais grisée par la réussite de ces deux derniers jours que je m’aventurais dans la rue commerçante que nous avions emprunté la veille avec Victoria. Enfin une réussite… disons plutôt une pseudo-réussite ou une réussite en suspend, non ? Nous n’avions aucunes nouvelles de l’équipe qui devait transporter la fameuse potion guérisseuse en Ecosse, et je doute qu’on nous tienne au courant dans tous les cas, mais ne pas savoir si notre boulot avait porté ces fruits jusqu’au bout… c’était un peu frustrant avouons-le. Mais nous avions rempli notre part, et quelle part !, du contrat avec succès. Cependant une petite chose clochait depuis la veille. Une petite chose qui pouvait faire tout capoter, révéler notre allégeance, révéler Victoria au grand jour, éveiller des soupçons… tout ça à cause d’un pauvre enfoiré. Dans la précipitation, la veille, je l’avais mis hors d’état de nuire que temporairement ce qui, après concertation, n’était pas bon pour nous. Nous devions agir et vite. Voilà ce qui expliquait notre présence ce soir à la nuit tombée.

Je ne savais pas vraiment ce qui nous attendait… nous attendait-il lui aussi d’ailleurs ? Allions-nous le mettre hors d’état de nuire une bonne fois pour toute ou juste lui faire oublier les souvenirs de la veille ? Avait-il déjà raconté ce qui s’était produit à un confrère ? Au ministère ? Que deux demoiselles s’étaient introduites dans sa boutique pour y voler un précieux ingrédient, la joie sadique qu’il avait éprouvé en brutalisant Victoria avant de se prendre injustement un stupefix en pleine gueule… espérons que non. J’appréhendais. J’aurai dû le tuer sur le coup – même si au fond cette idée d’ôter la vie à quelqu’un me rebutait un peu. Bref.

Passer par la porte de la réserve serait risqué vu les événements de la veille, du moins si j’étais lui j’aurai vérifié à deux fois qu’elle était bien fermée aujourd’hui. Alors on passerait pas la porte avant comme n’importe quel client. La boutique semblait déserte, l’heure de la fermeture était proche… c’était maintenant ou jamais. Baguette bien en main, je m’assurais que ma comparse était bien dans le même état d’esprit « Prête ? ». Un instant plus tard nous entrâmes dans la boutique, je pointais ma baguette droit sur le cœur du  vandale. « Dans la réserve, maintenant. Un geste de travers et tu y passes » La réserve était bien plus sûre plutôt que d’être exposé en vitrine pour un petit interrogatoire dans les règles de l’art.

Dé : ô dés, nos gentils dés, soyez cléments quant à la suite de nos péripéties.

Oui/oui : Pris de surprise, le commerçant s’exécute.
Oui/non : Tu parles qu’une gamine va l’intimider, rapide comme l’éclair il lance un sortilège – qui heureusement rate.

Non/oui : Encore une fois, le commerçant ne se laisse pas intimider et lance rapidement un maléfice d’enfumage. On y voit plus rien… aie.
Non/non : il n’est pas seul, un type débarque de la réserve et me balance un stupefix en pleine tronche. Enjoy.
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Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Ven 24 Mar - 21:06
Le membre 'Silja E. Toivonen' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Lancer de dé ' :
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Semble aller bien dans le meilleur des mondes. Au fond d'elle, elle hurle. Toujours, elle hurle. Rien ne va dans le pire des mondes. Rien ne va. Rien.
Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Dim 9 Avr - 19:54
Prête ? Victoria respire un bon coup, puis hoche la tête d’un air assuré. Au fond d’elle, elle est loin de l’être. La panique, oui, c’est bien la panique qui a envahi son cœur depuis qu’elles se sont décidées à rendre à nouveau visite au professionnel. Et s’il s’agissait d’un piège ? Et s’il avait déjà prévenu les autorités ? Le souvenir de son sourire carnassier fait bondir son cœur hors de sa poitrine, ses oreilles frémissent à celui de l’alarme tonitruante. Depuis la veille, elle a eu le temps de se remettre de ses blessures physiques, mais celles psychologiques brûlent encore. Elle tient fermement sa baguette dans la main, pour ne jamais la lâcher, plus jamais. Elle ne veut pas être à nouveau vulnérable comme elle l’a été sous les mains de cet individu, petite fourmi frêle dans la toile de l’araignée carnassière.
Comment les moldus font-ils, sans baguette ? Elle a cru comprendre que leurs armes avaient des  attaques limitées, quel handicap ! Se sentent-ils impuissants tout le temps ? Si oui, comment supportent-ils la pression constante de la supériorité des sorciers ? Comment peuvent-ils avoir le courage de les affronter malgré leur infériorité ? Où puisent-ils leur force pour continuer ?

Et si les autorités les attendent derrière la porte, tapis dans l’ombre ? Non c’est illogique, ils seraient plutôt en train d’interroger le débarrasseur de nuisibles communs pour connaître tous les détails de sa mésaventure que de soupçonner leur retour à un endroit aussi sensible que celui-ci. Se doute-t-il qu’il s’agit de membres de l’Ordre ? Peut-être, peut-être pas. Aucun nom n’avait été prononcé – si ce n’est celui de Ginger le chat, aucun signe distinctif pouvant indiquer leur allégeance n’avait été visible la veille. Mais il avait vu leurs visages, et probablement, il ne les avait pas oubliées.

Elles pénètrent dans la boutique, prêtes à attaquer. Silja pointe sa baguette vers le débarrasseur de nuisibles communs, Victoria reste à l’arrière pour refermer la porte derrière elles, la verrouiller puis indiquer la boutique comme fermée. Dans la réserve, maintenant. Un geste de travers et tu y passes. Well well, Victoria a rarement vu Silja ainsi. Son ton autoritaire la surprend, mais ne semble pas avoir le même effet sur le professionnel, qui s’attendait à leur visite apparemment. Un sort d’enfumage plus tard, elles se retrouvent un brouillard sombre qui masque leur vue. Victoria lance immédiatement un finite incantatem mais le temps que la fumée se dissipe, le débarrasseur de nuisibles communs a eu le temps de prendre la poudre de cheminette. Elles s’élancent vers l’arrière-boutique, mais le professionnel n’y est pas. Probablement plus. Victoria ouvre la porte de l’arrière-boutique puis accourt jusqu’au bout du couloir menant vers la grande rue. Regard à gauche, regard à droite. Aucune trace du petit malin à qui elle lancerait bien un violent manus. Lancer un hominum revelio serait inutile à cause des nombreux habitants du Chemin de Traverse.

SCROUTT !
Victoria est furieuse. Enragée. Désespérée. Elle a envie de cogner, de pleurer, de hurler. Mais elle ne peut rien faire de tout ça. Elle aurait déjà dû se taire, plutôt que de jurer ainsi et d’attirer l’attention des quelques passants. Elle fulmine, comment vont-elles réussir à le retrouver maintenant ? Elles n’ont pas son identité, seulement son visage et le timbre de sa voix. Victoria le sait, elle pourrait reconnaître son accent, son intonation et l’aigreur de sa gorge parmi tous les autres. Le type d’expérience qu’elle a vécu marque au fer rouge. Mais cela est insuffisant, elle le sait. Ce n’est pas ainsi qu’elles vont le rattraper et lui faire oublier. Dans l’immédiat, elle a envie de bien plus que de lui faire oublier…
Elle se tourne vers la jeune finlandaise, après avoir pris quelques secondes pour retrouver un semblant de calme. Je suis désolée Silja… Elle a l’impression d’avoir échoué, d’avoir empiré la situation, d’être coupable de cette débâcle. C’est un fiasco. Un bon gros ratage nul nul nul ! Au final, les conséquences retomberont sur Silja et non pas sur Victoria. Ou du moins, Silja devrait être plus embêtée que Victoria, qui peut se fondre dans la nature et disparaître. Elle a l’habitude. Mais sa coéquipière, probablement pas. Elle mène une vie quotidienne normale, et lui retirer ça serait cruel.
Je suis absolument désolée, c’est de ma faute… Victoria ne dit certainement pas cela pour être rassurée, mais se sent sincèrement coupable. Si elle n’avait pas eu autant peur pour sa propre peau, elle aurait eu conscience du danger que pouvait courir Silja. Si seulement elle n’avait pas été si myope, elle aurait pu se rendre compte que cette visite impromptue était une mission suicide. Elle est perdue, n’arrive pas à réfléchir à ce qu’elles devraient faire pour la suite. Et maintenant ?

Le débarrasseur de nuisibles communs a disparu
Oui : Oui
Non : Non

Le débarrasseur de nuisibles communs a prévenu les autorités
Oui Oui : Oui, ils entourent la boutique
Oui Non/Non Oui : Oui mais ils attendent Silja chez elle
Non Non : Le débarrasseur de nuisibles communs a fait appel à ses instincts plus profonds, celui de chasser les invitées indésirables lui-même
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Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Dim 9 Avr - 19:54
Le membre 'Victoria McKay' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


#1 'Lancer de dé ' :


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#2 'Lancer de dé ' :
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Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Ven 21 Avr - 19:14
    Nous étions deux, il était seul. Il avait dû nous dénoncer ou simplement évoquer notre petite rencontre avec quelqu’un… juste au cas où. Au cas où où nous revenions ? Surement. Mais étant donné qu’il avait très bien vu que nous avions récupéré ce que l’on cherchait… je doutais qu’il nous pensait intrépide au point de revenir sur les lieux. J’aurai dû penser qu’il serait prêt à nous recevoir, ou prêt à se venger tout simplement… prêt à riposter malgré ma voix froide pleine de promesses. Ma baguette visait son cœur désireuse de lui asséner son dernier battement… mais trop clémente, ou voulant m’assurer de son témoignage, je ne lui offrirai que s’il faisait un geste de travers en rejoignant l’arrière-boutique où nous serions à l’abri des regards pour régler nos comptes. Mais bien entendu rien ne se passe comme prévu, bien entendu il était prêt. Bien sûr qu’il était prêt.

    L’espace de quelques secondes on ne vit plus rien. Trop surprise, je ne l’avais même pas entendu formuler ce satané sortilège. Perkele, il n’allait pas nous faciliter la tâche… dans ma tête son sort était désormais scellé. Victoria dissipa bien vite l’épaisse fumée nous laissant la voix libre pour filer à toutes jambes dans l’arrière-boutique. Personne. « Non, non, non ! » Je fulminais, ça ne pouvait pas se passer comme ça. Ça ne DEVAIT PAS se passer comme ça. J’inspectais les lieux ici et là, même sous l’espace de travail, espérant démasquer notre individu alors que mon acolyte passait la rue en revue. Rien. Personne. Nada. Je vais quand même m’assurer qu’il n’est pas resté dans la boutique – on ne sait jamais. Encore choux blanc. On devait se faire une raison.

    Je fais un geste de la main comme pour chasser les excuses de Victoria. « Ce n’est pas de ta faute si ce type est un enfoiré de première » Mon regard s’égarait sur l’étagère la plus proche, j’avais une envie folle de l’envoyer valdingué histoire de me défouler sur quelque chose. La colère bouillonnait au creux de mon estomac, j’avais été stupide. STUPIDE. C’était moi la fautive, pas Vic. « C’est plutôt à moi de m’excuser. Je ne sais pas ce qui m’a pris, bien sûr que des menaces n’allaient pas le tenir en place, j’ai foncé sans réfléchir. » Ce qui n’était pas du tout dans ma nature. J’étais plutôt du genre à trop penser justement, à tout analyser, mais là… je crois qu’il y avait tellement à perdre pour nous deux que mon instinct à pour une fois pris le dessus. Et c’était la fois de trop.

    Et maintenant ? Un bruit sourd. Des éclats de verre. Tout juste le temps de me protéger le visage. La dite étagère que je convoitais quelques secondes plutôt avait volé en éclat. Déboussolée je regardais la McKay avec des yeux ronds, elle semblait toute aussi surprise que moi. Et elle n’aurait jamais fait ça, du moins pas par nécessité. Alors… « IL EST ENCORE LA ! » l’établit derrière moi explosa. « Finite incantatem » hurlais-je en visant à l’aveuglette. Bingo. Il était là à visage découvert. Cet enfoiré avait utilisé un sortilège de désillusion pensant nous échapper. Il aurait dû attendre avant de se manifester, de vouloir nous faire la peau, nous étions partant prête à repartir bredouille. Il s’élançait déjà vers la sortie. Non, non, non, pas encore. « STUPEFIX ! »

    Dé: Le sortilège atteint-il sa cible ?
    OUI : Le nuisible s’effondre et s’immobilise sur place. Fait comme un rat. Passons aux choses sérieuses.
    NON : Perdu. Il bouge trop vite. Il n’est plus qu’à deux pas de la porte… à toi de jouer Vic !




    Un peu plus tard.
    C’est quelque peu chamboulées que nous repartions chez moi histoire de se reposer un peu. Mais cette fois nous devions redoubler de prudence… Merci monsieur le nuisible. Nous nous mîmes d’accord avec Victoria de ne pas nous y rendre en même temps, elle resterait un peu en retrait… juste au cas où.
    Deux gars étaient adossés à mon immeuble, je n’y prêtais guère d’attention essayant plutôt de retrouver ma clé dans les tréfonds des poches de mon jean. Il fallait que je fasse vite pour ne pas être rattrapée par mon amie. Je mettais enfin la main dessus lorsque l’un des deux types m’adressa la parole. « Silja Elina Toivonen ? » Je coulais un regard vers lui puis vers son confrère, ils me cernaient de chaque côté. Mh. Inutile de mentir, mon nom de famille était inscrit sur ma sonnette – note pour l’avenir : enlever ça. « C’est moi. C’est à quel sujet ? » Un mauvais pressentiment naissait au fond de mes entrailles. « Marcus Pearson de la Brigade Magique, nous avons quelques questions à vous poser concernant votre altercation d’hier avec Wilfried Baker. Pouvons-nous entrer ? » Wilfried Baker, c’était donc ça son nom à l’enfoiré. Enchanté – ou pas. J’hochais la tête et ouvris la porte. « Bien entendu » j’avais essayé de parler de la voix la plus calme possible. Allez Silja, dis-toi que tu n’as rien à te reprocher, c’est sa parole contre la tienne. « Dernier étage » indiquais-je au pacificateur qui ouvrit la marche, l’autre restait derrière moi… quelque chose me disait qu’ils avaient peur que je me taille.
    J’avais à présent cinq étages pour pondre le mensonge le plus plausible possible.
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Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Ven 21 Avr - 19:14
Le membre 'Silja E. Toivonen' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Jeu 13 Juil - 0:51
Les morceaux de verre qui volent en éclat surprennent Victoria, qui ferme les yeux mais n’a pas le temps de se parer le visage. Un morceau large entaille sa tempe, mais elle n’est plus à une cicatrice près. Par contre, ça brûle un peu. Qu’importe, elles ont d’autres hipogriffes à fouetter,  à commencer par le vilain débarrasseur de nuisible qui… Fait tout exploser. Génial. Silja le touche avec un sort jeté habilement, qui dévoile son apparence. Enfin, il est à leur portée… Sauf s’il prend la poudre de cheminette, auquel cas il leur échapperait à nouveau. La finnoise le retient, tellement plus réactive que Victoria. Bien joué Si’. Tu vas maintenant payer. Elle le saisit par-dessous le bras, prend Silja par la main.
PLOP.
Et les voilà partis à un endroit où ils ne risquent pas d’être dérangés…


*


Victoria attend, tranquillement. Elle a toujours été de nature patiente : sa famille, les études de médicomagie puis le contact avec les patients, l’éducation de son unique fils et la fuite… Sans ce trait caractéristique essentiel, elle n’aurait pas été bien loin – elle aurait élevé la voix contre son grand-père à tant de reprises et en aurait payé durement les conséquences ; elle se serait énervée contre les malades les plus gâteux et aurait fini par se faire haïr par tous les patients ; elle se serait rendue rapidement aux autorités, épuisée, affamée, congelée, désespérée. Elle n’aurait pas rencontré Lars et Adara, Zak, Alden et Lyne, Silja, Bathsheba et Aaron, ou encore Mathilda et Cecil – ou peut-être que si, mais dans des conditions bien différentes. Elle, la parfaite mangemort comme tous les McKay encore vivants, poursuivant ces vils Phénix qui prônent des idées dangereuses pour l’équilibre de la société. Elle, la parfaite épou… Non. Il y avait bien une chose pour laquelle sa patience ne l’avait pas soutenue : son mari. Ce calme aurait pu la maintenir docile toute sa vie, aux côtés du tortionnaire redouté mais dans le cadre bien dessiné de la société. Elle aurait pu avoir un deuxième enfant, voire un troisième, qui sait ? Silencieuse, elle aurait été. Ses hurlements muets, sa détresse transparente. Mais cette invisibilité ne rendrait pas moins cette souffrance réelle.
Eteinte, elle aurait été…
Mais ne l’est-elle pas déjà, en réalité ? Où est passée cette lueur qui existait autrefois dans ses yeux ? Où sont partis l’espoir, la ferveur, le courage qui brillaient en elle ?

Fugitive ou asservie, elle est éteinte.
James le voit. Fallan l’aurait vu. Abe l’aurait vu, lui aussi, bien sûr qu’il l’aurait vu ! Amadeus l’aurait-il vu ? Si seulement sa discussion avec lui avait été plus longue, plus développée, serait-il passé de l’autre côté, du bon côté ? Lui aurait-il insufflé cette brise du passé, celle qui la faisait croire que tout était possible ? Lui aurait-il redonné une infime partie de ces choses qui lui manquent le plus – sa famille ? Car peu importe leurs divergences d’opinions politiques et sociales, ils restent les McKay. Elle reste une McKay.
Mais elle ne saura probablement jamais. Un échange trop court, trop bref, pour changer quoi que ce soit. Et Eoin, son autre espoir ! Malgré son infâme père… Eoin, son autre espoir, lui aussi éteint. Le rencontrer et l’affronter à Tintagel, hésiter entre rancune et affection familiale, hésiter entre idées d’aujourd’hui et histoire d’hier – il est trop tard pour Eoin, elle le sent.
Quand tout ceci sera fini, sa famille la reprendra-t-elle ? L’acceptera-t-elle ? Et elle-même, acceptera-t-elle ce qu’ils ont fait ? Pardonnera-t-elle ?
Il est trop tôt pour s’attarder sur ce type de question.

Et il est trop tard pour ne pas avoir eu un signal de Silja. Elle aurait dû lui indiquer depuis longtemps qu’elle s’était débarrassée des autorités. Faut-il attendre plus, ou essayer de l’extirper d’une situation compliquée ? Mais en montant, ne risque-t-elle pas d’empirer ladite situation ? Puis, ne risque-t-elle pas d’être repérée et de se faire embarquer, pour être rendue à la famille ? … La mauvaise famille. Les Avery.
Victoria hésite un court moment mais décide d’écouter son instinct – comme souvent. Comme toujours. Ses tripes lui ordonnent d’aller dans le bâtiment, de monter les escaliers, calmement, et de toquer, innocemment. C’est la bonne décision à prendre : Silja est une amie précieuse et même si cela lui coûte sa peau d’aller lui prêter main forte… Victoria a fui assez longtemps pour s’assurer que son unique descendance a les bonnes idées dans la tête, et qu’elle peut survivre seule dans les bois, à la mer ou à la montagne. Elle peut donc se faire arrêter et emprisonner, elle sera en paix avec certaines de ses craintes, et faire face à d’autres.
Ses pieds suivent le mot d’ordre donc, et, juste avant qu’un poing à peine refermé cogne doucement contre la porte en bois, elle entend : La description faite par monsieur Baker n’est pas trompeuse… Puis il a mentionné une formule qui l’a interpelé – puis qui, vous comprenez bien, nous a interpelé également. Perrrr-kè-… lé, c’est cela ? It’s your cue. Une seconde passe, seconde où Victoria devine la surprise des deux chats qui avaient jusqu’alors la souris coincée sous leurs pattes. On lui ouvre, mais ce n’est pas Silja qui se trouve sans issue puisque les deux hommes de la Brigade lui barrent tout accès à la porte. Victoria jure silencieusement face à cette scène, mais esquisse un fin sourire poli qui, elle espère, fera effet. Moui ? On peut vous aider m’dame ? Désolée de vous déranger m’sieurs, je venais chercher mon amie. Nous avions prévu de nous retrouver en bas il y a dix minutes, mais vous savez comme sont les jeunes femmes ! Je me suis dit qu’il serait préférable de monter pour lui donner un coup de main, si elle s’était encore emmêlée dans sa jolie robe mais tellement compliquée à mettre ! Vous aviez rendez-vous ? Ah ça oui, m’sieur ! Nous avions rendez-vous pour passer une soirée chez des amis, qui sont dans le Devonshire. Et vous êtes ? Ah désolée, où sont mes manières ! Vicky Twigg, enchantée ! Et vous ? Marcus Pearson et mon collègue William Higgs, de la Brigade Magique. M’dame. Oh, de la Bridage Magique ! Il s’est passé quelque chose ? Si’ est pourtant tellement sage, on tente toujours de la faire sortir de cette perfection qui, j’en suis certaine, n’est qu’une façade ! Bon, c’est vrai, c’est une barmaid, on pourrait penser que 1 + 1 = 2, non ? Eh bien non ! Même cet après-midi… A ce sujet, cet après-midi, étiez-vous avec mademoiselle Toivonen ? … Oui, m’sieur… Y a-t-il un problème à ce sujet ? Son aisance face aux forces de l’ordre la surprend profondément. Elle qui a développé une paranoïa profonde au fil des années se tient innocemment devant eux, avec une fausse identité, mais le même visage qui doit être placardé partout sur les murs de leurs bureaux. A-t-elle donc tant changé avec les années ? Les rides ont-elles acculé son visage en un temps record pour qu’elle soit si méconnaissable ? Son cœur bat à toute vitesse, à tout instant cette charade peut voler en éclats. Madame Toiv… Mademoiselle, voulez-vous bien ! Moui moui, pardon. Mademoiselle Toivonen nous a dit qu’elle s’était promenée en forêt, pouvez-vous concourir ? A cet instant, Victoria refoule un ricanement qui tremblote au bord de ses lèvres – signe qui doit se traduire comme de la crainte de représailles, ou le profond regret d’être montée, pour les deux inspecteurs. Oui m’sieur ! Elle est même tombée, regardez son état, la pauvre ! Y avait-il quelqu’un d’autre avec vous, qui pourrait appuyer vos propos ? Elle secoue la tête, d’un air naïf. Est-ce que cet interrogatoire va durer encore longtemps ?!
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Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Ven 21 Juil - 15:21
Ce qui se passe en forêt... reste en forêt ? C'est bien comme ça que l'on dit ? Peu importe, j'avais encore dû mal à croire que ce qui restait en forêt à présent était le corps du commerçant souillé de notre culpabilité. A la réflexion le pauvre bougre n'avait rien demandé, nous avions juste choisi sa boutique pour nous procurer les fameuses carapaces... ça aurait pu être lui comme l'un des nombreux autres commerçants de la ville. Comment pouvais-je vivre en accord avec ma conscience à présent ? Certes les événements avaient tourné au vinaigre et le nuisible nous avait guère donné le choix mais MERDE – jamais je n'avais pensé avoir du sang sur les mains. Jamais. Cependant, je savais que j'avais fait le bon choix, que nous avions fait le bon choix. C'était lui ou nous, et jamais je n'aurai sacrifié une amie aussi précieuse que Victoria pour ma pomme, jamais.
C'est ainsi que son sort fut scellé.


Qu'on se le dise je n'étais pas des plus présentable en rentrant chez moi. La terre mélangée à la poussière avait terni mes vêtements, des égratignures avaient entaillé ma peau blanchâtre... de quoi éveillé les soupçons des deux colosses de la brigade magique qui m'attendait ? Peut-être. Croiraient-ils en mon histoire de balade en forêt ? Je l'espérais.
Les deux inspecteurs m'avaient fait asseoir dans mon canapé miteux me surplombant ainsi de toute leur hauteur. Un moyen de m'intimider ? Sûrement. Je fis au mieux pour garder mon sang-froid. Ils ne m'auraient pas, non, non, non. Ils m'expliquèrent l'agression de Wilfried Baker en détail, et je restais de glace – l'avantage de venir du pays du froid, être inexpressif était notre spécialité – ravie de ne rien leur offrir à se mettre sous la dent, même pas une toute petite expression de surprise. Rien, nada, que dal. Vous ne m'aurez pas les gars, pas aujourd'hui.
Et puis vint la partie un peu moins fun, celle du pourquoi du comment ils me soupçonnaient « La description faite par monsieur Baker n’est pas trompeuse… Puis il a mentionné une formule qui l’a interpellé – puis qui, vous comprenez bien, nous a interpellé également. Perrrr-kè-… lé, c’est cela ? » Un léger rire m'échappa. « Perkele vous voulez dire ? Avec tout mon respect, si Monsieur Baker vous a répété ce mot tel quel il a sûrement dû le confondre avec un autre, ou mal entendre. Voyez-vous nous ne roulons pas les 'R' en Finnois, nous avons encore moins ce son 'è' » L'un des deux types sortit de mon minuscule salon, je le regardais un instant du coin de l'oeil sans trop m'en soucier – que pouvait-il bien trouver de compromettant dans mon appartement ? Le néant ? - avant de reporter mon intention sur celui à qui je faisais ma leçon de Finnois. « Et entre nous Monsieur l'agent, trouvez-vous que j'ai un accent quelconque ? Suis-je la seule blonde scandinave de Londres et ses environs ? Comment pouvez-vous réellement affirmer que c'était moi ? » J'étais plutôt fière de l'aplomb dont je faisais preuve alors que chaque parcelle de mon corps était coupable du crime dont on m'accusait. « Je re... » fuse d'être accusée à l'aveuglette. Je garderais cette pensée pour moi. Tel un ressort j'avais bondi du canapé en réalisant pourquoi le type en question était sorti de la pièce... le voilà revenu avec... « Vic ?! » PERKELE ! C'était sorti tout seul. Merde. Par Merlin qu'est ce qui lui prenait ? Pourquoi était-elle montée ? A visage découvert en plus ! J'étais en état de choc, littéralement. Il me fallut plusieurs longues secondes pour retrouver l'usage de la parole et essayer tant bien que mal de retrouver cette façade glaciale. « Ah ça oui, m’sieur ! Nous avions rendez-vous pour passer une soirée chez des amis, qui sont dans le Devonshire. » La manière dont elle s'exprimait était tellement différente qu'habituellement. Oui, elle jouait indéniablement la comédie à la perfection mais bordel Vic, c'est ton visage, tes traits, c'est toi ! C'est eux ! Ils sont à tes trousses ! Si seulement mon amie pouvait lire dans mes pensées, si seulement je pouvais les lui crier sans que les investigateurs n'y payent attention... si seulement ce petit manège ne finirait pas par dérailler. Si seulement... pitié.
Respire un bon coup Silja, reprend toi et rentre dans le jeu de Victoria. Fait le pour SON bien et pour ton bien. You can do it. « Désolée je ne voulais pas nous mettre en retard, je ne pouvais rien refuser à ces messieurs. » Ou peut-être simplement que tu n'avais pas le choix Silja.

Cette après-midi. Merde. Allait-on avoir la même version des choses ? J'avais opté pour l'option d'une balade en forêt vu l'état de mon accoutrement. Même si, concrètement, j'avais été en forêt et non pas pour le plaisir. Allaient-ils me demander quelle forêt exactement ? Le lieu ? S'y rendraient-ils pour exécuter je ne sais quel sortilège révélateur ? Était-ce même possible ? Mes méninges tournaient à mille à l'heure. Par chance la McKay maîtrisait parfaitement son rôle me donnant un alibi pour ces dernières heures écoulées. Un maigre sourire s'étira sur mon visage lorsque les deux inspecteurs se tournèrent vers moi afin d'attester les dires de la jolie brune. La paume de ma main droite en l'air, j'exposais presque fièrement une vilaine égratignure « Je me suis pris les pieds dans une racine, la réception a été quelque peu douloureuse. » Cela ne leur suffisait-il pas ? Ils voulaient encore un témoin supplémentaire ? Mais pourquoi pas toute la population Londonienne tant qu'on y est ? Voulaient-ils qu'on fasse appel à l'âme vagabonde de ce bon vieux Wilfried ?
« Nous n'étions que toutes les deux, la parole de mon amie ne vous suffit-elle pas ? 
Au contraire Mademoiselle. Vous semblez passer beaucoup de temps ensemble n'est-ce pas ?
N'est-ce pas ce que l'on fait habituellement avec ses amis ?
En effet. C'est d'ailleurs une drôle de coïncidence, Monsieur Baker a mentionné la présence d'une blonde mais également d'une brune qu'il aurait pris la main dans le sac dans son arrière boutique. »
Je déglutis. Ils allaient profiter de la présence de Vic pour la cuisiner elle aussi... Merde. « Sous-entendez vous que mon amie serait mêlée à cela ? Voyons messieurs, les brunes courent aussi les rues de Londres non ? D'ailleurs qu'aurions-nous fabriqué dans l'arrière boutique de ce Monsieur Baker au juste ?
Je ne fais que des suppositions Mademoiselle Toivonen mais vous devez avouer que la coïncidence est troublante, qu'en dites-vous Mademoiselle Twigg ? » Il s'arrêta quelques instants posant son regard fixement sur Vic avant de reprendre comme si de rien n'était. « Monsieur Baker déclare que les intrus ont volé le bocal d'un précieux ingrédient, des cara...
Je vous arrête tout de suite Monsieur Pearson. Vous pouvez faire le tour de mon appartement, cela ne vous prendra pas longtemps, mais il n'y a pas l'ombre d'un chaudron ici. Les seules potions farfelues sur lesquelles je travaille sont les cocktails que nous proposons à nos clients au Chaudron Baveur, et les seuls ingrédients que je possède ici se résument à une poignée d'herbes aromatiques. Monsieur Baker manquerait-il de romarin ? » Pearson me regarda d'un air condescendant. Etais-je allée trop loin ? « Je ne prendrai pas les choses à la légère si j'étais vous, c'est une grave accusation qui vous pend au nez si Monsieur Baker vient à formellement vous identifiez. » Qu'il essaye tient, le nuisible était bien trop occupé actuellement à manger les pissenlits par la racine. « D'ailleurs que faisiez-vous hier ? Cela vaut aussi pour vous Mademoiselle Twigg. » Je levais les yeux vers Vic. Que dire ? Que nous étions ensemble une fois de plus ? Pearson aurait sûrement une raison de plus de croire que nous étions louches. Que j'étais seule chez moi ? Cela ne laisserait peut-être pas d'alibi à Vic et je pouvais pas lui faire ça. Vite Silja, décide toi, trouve quelque chose.
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Semble aller bien dans le meilleur des mondes. Au fond d'elle, elle hurle. Toujours, elle hurle. Rien ne va dans le pire des mondes. Rien ne va. Rien.
Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
ce message a été posté Dim 17 Sep - 22:01
Souris, respire et survis. Tout va bien, tout ira bien, survis. On vient de mentionner la présence d’une brune à l’arrière-boutique d’un « monsieur Baker », probablement le chasseur de nuisibles qu’elles ont éliminé. Son cœur, s’il battait à la vitesse d’un loup-garou affamé qui se mettrait à la poursuite de sa proie, semble avoir adopté le rythme de course d’un hippogriffe vexé qui voudrait venger de l’affront qu’on aurait commis. Qu’en dites-vous Mademoiselle Twigg ? Victoria garde le silence, même si sa nouvelle nature aurait aimé rétorquer « Mademoiselle ? Mais qui vous dit que je suis une demoiselle, monsieur ? Et qu’est-ce qui me dit que vous n’êtes pas vous-même un damoiseau ? Enfin, les suppositions que vous faites sont douteuses monsieur… Ou dois-je dire, mondamoiseau ? ». Cette nouvelle nature est-elle toutefois si nouvelle que ça ? Ne sonne-t-elle pas comme… Avaleen ?
A l’idée de sa sœur défunte, le cœur de Victoria se serre. Elles n’étaient pas amies, mais elles avaient finalement trouvé un terrain d’entente avant que Victoria ne parte, et qu’Avaleen meure dans les combats opposant Phénix et Mangemorts. Et vingt-cinq ans plus tard, la voilà de nouveau dans le même conflit… L’Histoire est-elle donc vouée à se répéter ? Les Phénix n’étaient-ils pas dans la même position de résistance face aux oppresseurs, une génération plus tôt ? Puis de nouveau, une génération avant ? Cela signifiait-il que les Mangemorts étaient toujours voués à gagner, et les Phénix à se révolter ? La lumière ne prendrait-elle donc jamais le pas sur l’ombre ? Le matin ne se lèverait-il donc jamais après la nuit ?

Enfin, l’heure n’est pas au désespoir, n’est-ce pas ? Pearson est déjà passé à la suite, ce qui est rassurant, alors que le cerveau de Victoria tourne à la même vitesse que son cœur, pour faire un saut dans le passé mais aussi réfléchir à la solution à cette situation impossible. Même si Silja essaie de les défendre et de les rendre imperméable à tout soupçon, les deux agents de la Brigade Magique persistent. A y penser, ce serait similaire si les rôles étaient inversés. Sauf qu’empathie n’est pas synonyme de patience ; la situation commence visiblement à les peser à tous – plutôt qu’à elles seulement.
D’ailleurs, que faisiez-vous hier ? Cela vaut aussi pour vous, Mademoiselle Twigg. Victoria a le sentiment que les trois paires d’yeux sont braquées sur elle. D’abord celle de Pearson, plissée, suspicieuse, dont les minces fentes laissent à peine percevoir ses prunelles. Puis, au milieu, celle de Silja, désespérée, inquiète, angoissée même, qui regrette les crimes qu’elles ont commis. Victoria n’a qu’une hâte : la consoler, la rassurer, et lui assurer qu’il était nécessaire de faire taire Baker, surtout pour sauver la peau de leurs alliés, et que la fin justifie les moyens. Enfin, celle de Higgs, nonchalante, blasée, ayant manifestement hâte d’aller boire une pinte avant de rentrer.
Monsieur Pearson, d’abord, j’ignore qui est ce monsieur Baker que vous mentionnez. Ensuite, je ne me trouvais pas avec mademoiselle Toivonen. Nous avons beau être des amies proches, nous avons chacune nos hippogriffes à fouetter ! Je suis restée chez moi pour m’occuper de mes tâches ménagères, mais bien sûr, il n’y a personne pour corroborer mon histoire puisque je vis seule et je n’ai ni elfe ni moldu pour m’assister… La vétusté de ses vêtements peut, par contre, confirmer le fait qu’elle n’a probablement pas les moyens d’avoir une aide. Comme quoi, il y a apparemment du bon à être fugitive… Et donc vous disiez que vous alliez chez des amis dans le Devonshire… ? Tout à fait m’sieur. Il la jauge de haut en bas et désigne son accoutrement poussiéreux. … Ainsi ? Elle lui jette un regard noir et prend un air outré. Elle dont l’apparence habituelle est maigrichonne donne soudainement l’impression d’avoir doublé de volume et d’être prête à exploser. M’sieur Pearson… Qui… Qui êtes-vous donc pour critiquer ma tenue ?! Je ne critique pas la vôtre, si ?! Qui. Êtes. Vous. Donc ?! Elle semble être un géant sur le point de d’écraser la fourmi qu’il est. Je… Hm… Il n’y a point besoin de s’offusquer ainsi. Je ne voulais pas vous vexer mademoiselle Twigg… Nous devrions y aller, nous avons toutes les informations nécessaires… Je… Hm… Oui, c’est cela, tu as raison Higgs. Merci pour votre temps mesdemoiselles et bien le bonsoir. Point besoin de nous raccompagner, nous connaissons le chemin vers la sortie. La porte se ferme. Victoria accoure pour les entendre dévaler les escaliers, Silja surveille la fenêtre. Une confirmation, puis une autre. Elles sont seules.

Un rire nerveux éclate dans sa gorge. Il est libérateur. Il est irrépressible. Est-il vrai ? Cela fait tellement longtemps qu’elle n’a pas ri qu’elle ne sait pas. Par Merlin, dans quel bourbier s’étaient-elles enfoncées !
Quand elle arrive enfin à respirer correctement, elle se tourne vers Silja et glisse, entre deux hoquets : Oh ma chère, je suis tellement désolée… Puis, quand le calme revient véritablement, Victoria retrouve l’air grave qui lui sied si bien. Ce que nous avons commis est impardonnable… Mais nécessaire. Cela ne nous fera pas moins culpabiliser, cela ne transformera pas nos cauchemars en rêves et ce goût amer qui nous reste n’en deviendra pas doux mais… Nous avons fait ce qui était nécessaire pour les nôtres. Et c’est ainsi qu’elle s’est consolée, quand elle a dû tuer. C’était nécessaire.
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Re: motus et bouche cousue. - Victoria.
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