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❝ Rencontre du troisième type ❞
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Branlomane végétatif
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Rencontre du troisième type
ce message a été posté Mar 4 Avr - 18:31
Newton Abbot avait dû être une petite ville prospère. Un coin de paradis où il faisait bon vivre, alliant le charme de la campagne à la proximité de la métropole de Plymouth. J'imaginais sans peine l'effervescence qui avait dû l'animer les jours de marchés ; les rires, les espoirs, les rêves et les aspirations ayant fait battre le cœur de ses habitants. Toute cette vie, aujourd'hui réduite à ne rester plus qu'un lointain souvenir. Newton Abbot était devenue muette. Ses habitants disparus, ses jolies maisons laissées à l'abandon. L'état de décrépitude dans lequel elle avait sombré n'avait d'égal que les nombreuses années qui s'étaient écoulées depuis le Cataclysme. Seize ans déjà, putain. Ça me faisait toujours un drôle d'effet de tenir le compte ; de me dire que la vie se résumait à ça maintenant. Il y avait quelque-chose d'étrangement poétique, pourtant, dans ces paysages quasi apocalyptiques qu'offrait dorénavant la nature. Une sorte de sérénité pas franchement désagréable. Et peut-être que ce n'était pas plus mal, au final. S'il fallait être parfaitement honnête, je devais même avouer que ça m'en touchait une sans faire bouger l'autre, que la civilisation ait bel et bien fini par se casser la gueule. Je ne l'avais jamais trop porter dans mon cœur. Elle et moi, on n'avait pas su s'apprivoiser. On avait raté le coché, comme deux amants se frôlant dans la rue sans se voir.

Qu'un seul tienne et les autres suivront. J'avais souvent entendu dire cette phrase sans jamais vraiment parvenir à en saisir le sens mais, aujourd'hui, face aux vestiges de la civilisation, à chaque patelin fouillé pour tenter de dénicher les débris que l'apocalypse avait bien voulu nous laisser, ça me semblait foutrement dérisoire comme affaire. Ce n'était pas l'espoir qui nous faisait tenir. Ni moi ni aucun péquenaud de moldu – comme Ils nous appelaient. Si on s'accrochait, c'est parce qu'il n'y avait nulle part d'autre où aller. Tout simplement. Et ce n'était ni triste à dire, ni drôle à s'en taper le cul par terre. C'était un fait. Comme deux plus deux font quatre.

La fin du monde est proche.
Repentez-vous.

Le type qui avait écrit cet "avertissement" sur le mur face auquel je me tenais ne l'avait pas comprit ça. Il avait probablement cru qu'un monde meilleur naîtrait des cendres de celui qui l'avait vu naître. À moins que la vie de petit paroissien consciencieux qu'il ait mené lui ait donné l'illusion de s'être acheté un ticket simple pour le paradis. Ce qui était encore plus con. À mon avis, à l'heure qu'il était, ça devait faire un moment que le gars s'était décomposé au bout de la corde d'où il s'était jeté... Pas que ça me touchait, mais j'aurais préféré qu'il s'abstienne de me balancer son évangélisme à la gueule avant de se foutre en l'air. J'en étais là de mes errances intellectuelles – pas bien loin quoi – lorsqu'un grand bruit de ferraille retentit un peu plus loin. Ce n'était peut-être rien, un chat errant ayant renversé le couvercle d'une poubelle ou un rideau de fer ayant fini par céder sous l'usure, mais on n'était jamais trop prudent et je n'attendais pas d'en avoir le cœur net pour dégainer le pistolet à ma ceinture. Prudemment, je longeais alors le trottoir jusqu'à atteindre l'angle de la rue, où je jetais un rapide coup d’œil avant de laisser la tension dans mes épaules retomber. Rien. Pas âme qui vive. À croire que je commençais à devenir trop vieux pour ces conneries !
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Mer 5 Avr - 0:16
Newton Abbot… Petite ville fantôme… Il y avait de ça bien des années c'était sûrement un endroit charmant. Aujourd'hui tous tombaient en ruine… Et plus une âme n'y vivait. L'endroit parfait en réalité pour être tranquille. Le silence, l'absence de sorciers, de mangemort, de moldu également. L'endroit rêvé pour ne croiser personne, ne penser à rien, juste prendre le temps de se balader afin d'être loin de tout.

C'était exactement ce que cherchait Crystal en débarquant ici. Transplanage et hop voilà qu'elle se retrouvait dans cette petite ville abandonnée. Certes ce n'était pas forcement le paysage le plus beau du monde, quoi qu'on pouvait y trouver un certain charme. La jeune femme avait simplement besoin d'être seule, loin de tous et de tout le monde. Loin de l'effervescence de la ville, loin de la pression qu'exerçait sur elle son travail et son patron.

Depuis déjà de longues semaines, depuis qu'elle avait été mise à pieds en réalité… Même si lui avait demandé de prendre des congés, elle considérait cela comme une mise à pieds, la jeune femme avait bien du mal à se sentir à sa place. Autre fois, elle avait été investie dans son job, adorant son insigne, sa position, ses responsabilité. Elle y trouvait l'adrénaline dont elle avait besoin pour avancer, le frisson du danger, l'envie de faire de ce monde quelque chose de mieux. Or la flamme de l'envie avait finit par s'éteindre peu à peu. Le monde ne changeait pas, du moins il ne penchait pas plus du bon côté qu'avant. Crys avait de plus en plus de mal à exécuter les ordres sans que cela ne pèse sur sa conscience.

Alors aujourd'hui, elle se mettait à l'écart, prenant le temps de faire le point, de voir autre chose, de se déconnecté de son quotidien qui devenait bien trop oppressant. C'était avec difficulté qu'elle supportait les regards qu'on avait posé sur elle à son retour au travail. C'était sa confiance en elle qui en avait prit un coup… Pourtant, elle n'avait rien à se reprocher. De son point de vue. Elle s'était battue au début pour faire entendre sa version des faits. Aujourd'hui, elle laissait couler, ayant comprit que les gens croyait ce qu'ils voulaient.

Un environnement plus joyeux aurait sans doute aidé à soulagé son âme, mais tant pis. Ici elle ne croiserait personne. Seule face à elle même. Sa baguette était rangée dans l'une de ses bottes, comme elle le faisait souvent lorsqu'elle n'était pas en service. Pas la peine d'afficher haut et clair qu'elle était sorcière alors que des bandes de moldus se regroupaient afin de leur faire la peau. De toute façon, elle savait se défendre même sans magie.

Un bruit de métal la fit sursauter. Sans doute trop prise dans ses pensées, elle n'avait pas forcement porté attention à son environnement. Ce qui était peut-être une erreur. Un froncement de sourcil, et elle chercha du regard ce qui avait bien pu provoquer cela. Quelques secondes passèrent, et elle décida de se détendre un peu. Si elle se mettait sur ses gardes à chaque bruit, elle n'était pas sortie. La jeune femme détailla alors la rue dans laquelle elle se trouvait, soupirant en voyant les ruines d'un peuple décimé… « -y'a quelqu'un ? » finit-elle par demandé à voix haute, sans être trop autoritaire. Seul le silence lui répondrait assurément mais bon…

Branlomane végétatif
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Jeu 6 Avr - 17:19
Un soupire m'échappais et je secouais doucement la tête de droite à gauche, l'ombre d'un sourire aux lèvres, l'air de penser : Pauvre tache, va. Tu t'affoles pour rien. C'était souvent le cas d'ailleurs. Un bruit suspect, un mouvement incertain à l'angle de son champ de vision et l'on avait vite fait de monter sur ses grands cheveux, mais il était rare en vérité que quoi que ce soit de particulier ne se passe. Il s'agissait presque toujours d'une fausse alerte et l'on continuait alors à errer, seul, au milieu du silence, avec la certitude que le danger finirait bien un jour par arriver. Demain, peut-être. Ou dans une semaine, un mois. Qui pouvait savoir ? Pas moi en tout cas. Je n'étais pas devin. Autrement j'aurais vite compris que mes sens n'avaient pas tiré la sonnette d'alarme pour rien, pour une fois. Mais non. Lorsque j'entendis la voix s'élever depuis la rue presque en face de celle où je me tenais, de l'autre côté de l'avenue dans laquelle j'avais jeté un œil, mon cœur faillit manquer un battement dans ma poitrine. Tous mes muscles se tendirent et je me maudis d'avoir si vite relâché mon attention. À force de brasser du vent à longueur de temps aussi, ça devait finir par arriver ! Mais je m'auto-sermonnerai plus tard. Il n'y avait pas de temps à perdre. Si je voulais garder l'avantage sur la personne qui se dirigeait dans ma direction, il fallait agir vite.

Les genoux pliés, le corps ramassé, je ne perdis pas une seconde et m'élançais en avant, traversant l'avenue d'un pas vif mais parfaitement silencieux, jusqu'à atteindre le trottoir d'en face. Là, je longeais alors le mur jusqu'à l'angle de la rue, puis attendais. Je pouvais entendre les bruits de pas se rapprocher prudemment. Sorcier ? Moldu ? Il n'y avait aucun moyen de le savoir mais, ce qui est sûr, c'est que je n'avais pas le droit à l'erreur. Dans un cas comme dans l'autre, la situation pouvait devenir létale en moins de temps qu'il n'en faut pour se remettre les couilles en place. Si je pouvais me permettre l'expression. Un pas. Deux. L'ombre de la fille – parce qu'avec cette voix ça ne pouvait être que ça – apparut à l'angle de la rue et mes doigts se resserrèrent autour de la crosse de mon pistolet. Trois. J'inspirais profondément. Quatre. C'était le moment. Je tendais le bras exactement à la seconde où sa silhouette dépassait le mur, le canon de mon arme braqué à un peu moins d'un mètre cinquante de sa tempe.

_ Ne bouge pas.

Ma voix était on ne peut plus douce. C'est qu'il s'agissait de ne pas la faire sursauter plus que de mesure et d'éviter tout mouvement brusque de sa part. Autrement je n'hésiterai pas à lui coller une balle de 9 mm dans le crâne. À cette distance, avec une vitesse de 355 mètres par seconde, soit 1278 kilomètres heure, son cerveau aurait tapissé le bitume avant même qu'elle ne se rende compte de quoi que ce soit. Elle devait en avoir conscience. Si elle en doutait, un seul regard de sa part en ma direction et elle saurait à quoi s'en tenir. Il n'y avait pas une once de doute dans les deux onyx dont m'avait gratifié la nature.

_ Très lentement, tu vas t'agenouiller, placer une main derrière ta tête, et poser tes armes par terre si tu en as avec la seconde. Et pas de blague, hm ? Ce n'est pas obligé de mal se passer.


HRP : Comme j'avais peur de pas être très clair dans ma description de ce qui se passe, j'ai fait un plan sur paint. Isaïe est en rouge, Crystal en bleu : . Mâte ce talent XD
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Ven 7 Avr - 11:25
Crystal espérait sincèrement que c'était juste une sorte de déformation professionnelle, son oreille qui lui jouait des tours. Être sur ses gardes, faire attention à la moindre chose chez quelqu'un… C'était son quotidien. Et elle n'était pas venu ici pour cela. Peut-être aurait-elle mieux fait de passer son chemin, sans rien dire. Au fond d'elle même il y avait toujours cette envie d'aider les autres, alors si ce bruit venait d'un enfant ou bien de quelqu'un de blessé… Ce fut pour cela qu'elle bougea de position, avançant tout de même avec prudence. Inconscience ou pas, elle n'avait pas sortie sa baguette.

Mais lorsque la voix d'un homme se fit entendre, Crys serra les dents. Par Merlin elle détestait se faire avoir comme une bleue ! Il sortait d'où celui-là ? Un léger regard sur le côté, sans tourner la tête, juste histoire de distinguer quelque chose. Il semblait armé… Super ! Même en repos il fallait qu'elle se retrouve face à des détraqués ! Bon, si elle tenait à ne pas mourir ici, c'était sans doute mieux de faire ce que monsieur lui disait.

Son souffle et les battements de son coeur c'était légèrement accélérés. Elle en rajouta, comme si elle était en pleine panique. « -d'accord… d'accord... » souffla-t-elle la voix un peu tremblante, levant les deux mains vers le ciel. Elle les plaça derrière sa nuque, puis elle plia les genoux et avec lenteur, elle se positionna au sol. « -je… Je ne suis pas armée... » ajouta-t-elle en jouant son rôle à merveille. Impossible qu'il trouve sa baguette. Elle était flic, et ce genre de situation, elle l'avait déjà vécu.

Crystal se pinça les lèvres, faisant trembler son menton comme si elle allait se mettre à pleurer. Puis elle leva timidement son regard vers son agresseur. « -ne… me faites pas de mal… j'vous en pris... » supplia-t-elle en étant toujours très crédible dans son rôle de jeune femme paniquée. Ce simple regard lui avait permis de voir l'arme, et le visage de l'étranger. Il semblait sur de lui… Elle avait sans doute opté pour la bonne option. Faire semblant, lui montrer qu'il avait le dessus sur la situation. Ça laissait un peu de temps à Crys pour évaluer tout ça, et trouver la meilleure solution pour se sortir de tout ça. Il fallait surtout qu'elle se trouve une belle histoire personnelle, un truc crédible s'il lui demandait ce qu'elle faisait ici.
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Lun 10 Avr - 17:08
Il s'agissait bien d'une femme. Un joli morceau même, le genre grande brune ténébreuse et filiforme, la peau encore plus pâle qu'un croissant de lune. Il fallait avoir de la merde dans les yeux pour ne pas s'en rendre compte. Je n'aurais jamais vécu aussi longtemps que je l'avais fait si la simple vue d'une jolie fille avait suffit à me faire perdre la tête cela dit. Il y avait un temps pour chaque chose dans la vie et, là, tout de suite, n'était pas venu celui de se fantasmer une partie fine avec la donzelle. Non. Si mon regard se mit à épouser les contours de sa silhouette, à glisser le long de la courbe de ses seins jusqu'au galbe de ses cuisses, ce n'était pas pour m'imaginer à quoi elle devait ressembler à poil, mais bien pour grappiller les quelques infos que son accoutrement me livrait déjà. Comme le fait qu'elle était fine mais musclée. Que ses vêtements étaient de bonne facture, et propres surtout, tout comme ses cheveux sur lesquels se reflétait le soleil de cette fin d'après-midi. Sorcière ou moldue, je n'en savais foutrement rien pour le moment, mais une chose était sûre : je n'avais pas affaire à une fugitive.

_ Je... Je ne suis pas armée... Ne... me faites pas de mal... j'vous en pris...

_ Tiens-toi tranquille et il n'y a aucune raison que je le fasses. Je vais m'approcher et vérifier que tu dis vrai, c'est tout, lui expliquais-je sur le même ton serein, comme un adulte expliquerait à un enfant pourquoi il doit faire telle ou telle chose, avant de faire un pas vers elle.

Je n'avais pas envie qu'elle panique plus que sa respiration saccadée ne le laissait supposer. La panique faisait faire des trucs débiles aux gens et ça m'aurait embêté de devoir agir en conséquence. Je vins alors me placer derrière elle. J'évitais de trop lui coller le canon de mon arme dans la nuque, mais j'avais quand même besoin qu'elle en ressente la menace tandis que je me penchais en avant, ma main libre venant glisser le long de ses bras, son dos, puis le long de ses flancs. Juste ce qu'il fallait de tripotages pour m'assurer qu'elle ne cachait pas de mauvaises surprises de ce côté là. Rien de plus. Un autre que moi en aurait peut-être profiter pour s'attarder, mais c'était pas mon genre. Le business avant le plaisir m'avait-on toujours dit. Et puis il fallait bien montrer l'exemple si je voulais instaurer un semblant de confiance ! Mon inspection terminée, je revenais me placer face à elle.

_ Tu peux baisser les mains, mais laisse-les en évidence.

Je me permettais même un sourire – un peu de guingois, un peu goguenard, certes, mais un sourire quand même – et baissais alors lentement mon arme. Pas complètement, je n'étais pas fou, mais assez pour que la donzelle ne se sente plus clairement visé. Au pire, si elle décidait de déconner, une balle dans le genou ferait toujours l'affaire. C'était sûrement même mieux que de l'expédier direct dans l'au-delà. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, je n'aimais pas tuer sans raison. En plus, si elle s'avérait être l'une des nôtres, cela aurait été un foutu gâchis. Vu ce qui venait, la Nouvelle Inquisition n'aurait pas craché sur une nouvelle recrue.

_ Alors ? Je haussais un sourcil. On s'est perdue ?
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Lun 10 Avr - 23:28
Il était sans doute possible de désamorcer la situation sans avoir à montrer qu'elle savait se défendre, sans avoir à sortir sa baguette. Il était totalement sur de lui, et visiblement le petit jeu de rôle que Crys s'imposait portait ses fruits. L 'étranger lui parla comme si elle n'était qu'une gamine qu'on avait besoin de rassurer. Le ton était ferme, mais étrangement doux à la fois. Il cherchait sans doute à la mettre en confiance. Il y avait d'autres moyens pour cela que de braquer le canon d'une arme sur elle. Mais il avait choisit de se présenter sous ce jour là. Maintenant, elle savait à quoi s'attendre.

Toujours à genoux dans les gravas et la poussières, la jeune femme serra les dents lorsqu'il passa ses mains sur elle, cherchant à vérifier ses dire. Heureusement pour lui, il n'insista pas, et ne laissa pas ses mains se balader outre mesure. Crystal prit sur elle, détestant être traiter de la sorte. « -j'vous l'avais dis que j'étais pas armée. » lâcha-t-elle comme pour lui faire comprendre que son petit manège n'avait aucune raison d'être. Enfin cette situation et cette rencontre vraiment peu banale lui prouvait bien que le monde dans lequel ils vivaient n'était pas aussi serein que le gouvernement voulait leur faire croire. Qui était cet homme ? D'où sortait-il ? Pourquoi cette arme ? C'était les quelques questions qui traversait l'esprit de la jeune femme alors qu'il l'autorisait à baisser les mains.

Elle leva son regard sombre sur lui, les deux mains en évidence. C'était quoi ce sourire ?! Rah elle détestait les hommes dans ce genre là. La question suivante lui fit tourner les yeux, et elle répondit quelque chose qui n'avait rien à voir : « -vous pouvez ranger votre arme maintenant. » ça n'était pas une question, encore moins une demande mais plutôt un fait. C'était bon, elle lui avait prouvé qu'il ne craignait rien, qu'elle n'était pas armée. Alors pas la peine de garder ce truc entre les mains plus longtemps. « -et vous, vous dites bonjour toujours de cette façon là ? » sous entendu que c'était pas des plus agréables, et sans doute pas des plus pratiques pour créer des liens avec ses semblables.

Crystal bougea légèrement de position, parce que oui les petits cailloux sous les genoux c'était loin d'être sympatoch. « -et non je ne me suis pas perdue… J'étais juste venu prendre un peu l'air loin de la ville… J'aurais visiblement mieux fait de m'abstenir… » Elle se pinça les lèvres. Éviter de le provoquer serait pas mal. Du moins jusqu'à ce qu'il ait vraiment ranger son arme. Jouant encore la comédie, elle prit une grand inspiration, avant d'expirer lentement, comme si elle cherchait à se calmer définitivement.
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Mer 12 Avr - 15:32
Qui ne tente rien n'a rien. C'était un dicton populaire que ma nouvelle amie ici présente semblait prendre un tout petit peu trop au sérieux. Que je baisse mon arme ? Pour qui est-ce qu'elle me prenait ? Un lapin de Pâques ? Le sourire déjà présent sur mon visage s'élargit alors encore un peu plus, dévoilant une rangée de dents parfaitement alignées – bien que légèrement jaunies par le temps. Je dus même me mordre la lèvre inférieure pour m'empêcher de laisser échapper un éclat de rire. Cela aurait été vexant, et je n'avais aucune intention d'offenser la jolie plante qui me faisait face.

Malheureusement pour elle, je n'avais aucune intention non plus de répondre favorablement à sa requête. J'avais déjà minimisé la menace en abaissant mon arme depuis sa tête à ses genoux et elle devrait s'en contenter tant que c'était le seul avantage que j'avais sur elle. Car oui, malgré les apparences, je n'étais pas autant en position de force qu'on aurait pu le croire. S'il était évident que c'était moi qui avais l'avantage physique, c'était elle en revanche qui possédait l'ascendant psychologique, et c'était de loin le moyen de pression le plus important dans ce cas de figure. Elle savait ce que j'étais. Un moldu. Un fugitif qui plus est. Tout, depuis mon pistolet jusqu'à mes fringues élimés en passant par la prudence avec laquelle je la maintenais sous mon contrôle, avait vendu la mèche dès les premières secondes de notre rencontre. Alors que, de mon côté, que savais-je d'elle véritablement ? Rien si ce n'est qu'elle ne pouvait pas être en cavale, toute pimpante qu'elle était. Avais-je affaire à une sorcière ? Ou à une domestique dont le maître ou la maîtresse ne devait pas se situer bien loin ? Je n'avais plus beaucoup de temps pour le découvrir et les réponses évasives de ma captive à mes questions ne jouaient pas en ma faveur.

_ - et non je ne me suis pas perdue… J'étais juste venu prendre un peu l'air loin de la ville… J'aurais visiblement mieux fait de m'abstenir…

Le cynisme était l'arme de prédilection des têtes-brûlées face à l'adversité. J'en savais quelque-chose pour en faire moi-même un usage récurrent, voire abusif, en toutes circonstances. Ce n'est pas cela pourtant qui me fit soudain tiquer et lever les sourcils jusqu'au milieu du front. Elle était venue prendre l'air ? Loin de la ville ? La seule ville digne de ce nom qui ne ressemblait pas à un vaste champ de ruines abandonné dans les parages n'était autre qu'Avalon, et il m'avait fallut plusieurs jours de marche pour faire le voyage depuis sa périphérie ! Mes doigts se resserrèrent alors autour de la crosse de mon pistolet, et pour la première fois depuis le début de notre rencontre, une ombre menaçante passa dans mon regard.

_ Oh vraiment ? C'est que ça fait une saaacrée trotte depuis Avalon dis donc ! Et moi qui croyais que les sorciers ne sortaient jamais sans leur baguette.

Du bluff. À moitié. Elle pouvait encore être une simple moldue ayant fait le déplacement avec un sorcier, mais ce n'était toujours pas beaucoup plus rassurant que l'alternative. Nombre d'esclaves s'étaient en effet fait complètement lavé le cerveau et auraient vendu père et mère dans le seul but de recevoir une caresse de la part de leurs maîtres. Si un sorcier traînait bel et bien dans les parages, je n'avais pas le temps de démêler le vrai du faux. Il fallait en finir, et vite. Je n'allais pas risque ma vie, ma liberté, dans le seul but de ramener une seule et unique pauvre recrue à la Nouvelle Inquisition. Ça n'en valait pas la chandelle. Mais alors que ma décision était prise, que je m'apprêtais à relever le canon de mon arme pour lui coller une balle entre les deux yeux, un nouveau bruit de ferraille se fit entendre dans mon dos, aussitôt suivi par plusieurs râles gutturaux. Je n'étais pas du genre à m'affoler facilement. J'en avais vu des vertes et des pas mûres dans la vie, et ce même avant que les sorciers débarquent avec leurs gros sabots, mais, ce coup-ci, je ne pus empêcher mon sang de se glacer dans mes veines. Parce que je savais ce qui venait. Je les avais déjà croisé lors de mes premières années de cavale. Oubliant complètement la menace que pouvait représenter la femme devant moi, je fis alors brusquement volte-face pour me retrouver face à eux. Les plu viles créatures que les sorciers aient pu créé.

Les morts-vivants.
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Dim 16 Avr - 13:00
Bon… C'était visiblement pas le moment de dévoiler qu'elle était sorcière. Parce que monsieur ne semblait pas vraiment les aimer. Crys eut ainsi sa conclusion : c'était un moldu. Un moldu qui avait sans doute souffert à cause des sorciers… Un esclave ? Elle n'avait pas vraiment eut le temps de le détailler de la tête aux pieds. De toute façon ça changeait pas vraiment grand-chose. Le fait était qu'il avait une arme braqué sur elle, et qu'il n'hésiterait pas à s'en servir s'il se sentait en danger. Mourir aujourd'hui, comme ça… Non ça serait trop con. Pas question.

La jeune femme le savait, elle en avait trop dit, et sans doute sur le mauvais ton de voix. Il était suspicieux. Il se posait des questions. Lorsqu'il répliqua en sous entendant clairement qu'elle était une sorcière, Crystal prit le temps de relever son regard vers lui, un léger sourire au coin des lèvres. Elle n'avait rien contre les moldus, mais c'était quand même toujours assez marrant de voir leur réaction quand ils comprenaient à qui il avait affaire. Elle lui adressa un sourire forcé, à la limite du foutage de gueule avant de soupirer : « -bon aller finissons en. » Elle venait de voir le canon du pistolet se redresser, il était tant d'arrêter de faire semblant et de sortir sa baguette afin de lui rabattre son caquet à celui-là.

Ce qui se passa ensuite était soit de la chance, soit la pire chose qui pouvait arriver. Le son qui venait de se faire entendre n'était pas des plus agréables. Il fallait foutre le camp d'ici. L'étranger venait de se détourner d'elle, c'était le moment de disparaître en transplanant. Et oui, pourquoi ne pas le laisser là. D'un mouvement souple et rapide elle s'était relevée, et avait jeter un regard derrière elle. L'étranger lui tournait le dos, et face à lui… Ils approchaient…

« -bon et bien… Bonne journée... » souffla la jeune femme avec un léger sourire en coin. Chacun sa merde. Elle avait sorti sa baguette et deux pas plus tard, elle avait transplané. Au cœur des ruelles de la ville d'Avalon, elle prit le temps épousseter ses genoux avant de prendre la direction de chez elle. Mais à peine fut elle arrivée dans son appartement qu'elle cala son dos contre la porte, sa conscience la travaillant. Elle l'avait laissé quoi… Cinq minutes… Il s'en était peut-être sortie. Oui, voilà il ne fallait pas qu'elle y pense. Après tout il était près à lui mettre une balle alors hein !

La mâchoire serrée elle finit par jurer : « -par Merlin Crys ! » puis elle transplana à nouveau sur la première marche des escaliers. Visiblement elle avait bien fait de revenir : « -on coup de main moldu ? » demanda la jeune femme à quelques mètres derrière lui. Il n'était pas encore mort, mais la situation n'était pas non plus à son avantage. Il était même dans la merde pour dire la vérité. « -ça sert à rien contre eux. » dit elle en désignant son arme. D'ailleurs d'un coup de baguette elle l'en délesta, l'envoyant voler bien loin. Pas la peine de tenter le diable non plus simplement parce qu'on était trop gentil. Hors de question qu'elle transplane avec lui, un seul sortilège à faire dans ce cas pour retarder l'avancé des inféris. La formule sortie de la bouche de Crystal presque sensuellement. Des flammes jaillirent entre l'étranger et les créatures…
Branlomane végétatif
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Re: Rencontre du troisième type
ce message a été posté Sam 13 Mai - 20:21
Les yeux torves et la gueule béante, ils avançaient d'un pas désarticulé, leurs bras décharnés tendus devant eux comme des rapaces prêts à fondre sur leur proie. C'était donc ainsi qu'avaient fini les habitants de Newton Abbot. À chaque patelin fantôme traversé, on ne pouvait que se poser la question. Étaient-ils parvenus à fuir ? Leur mort avait-elle été rapide ou, au contraire, avaient-ils agonisé lentement, emportés par le froid, la faim et la Peste ? Avaient-ils vu leur famille être réduite à l'état de rien, puis vendue sur un marché pour quelques malheureuses piécettes ? Honnêtement, je ne savais pas ce qui était préférable. Si les chanceux de l'histoire étaient ceux qui étaient partis les premiers ou ceux qui respiraient encore. Mais ça... Finir comme ça... C'était à vous faire gerber.

Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que ce soudain revirement de situation ne jouait pas en ma faveur. La donzelle ne se fit d'ailleurs pas prier pour en tirer profit et j'eus tout juste le temps d'avoir un aperçu de son sale petit sourire en coin avant qu'elle ne se volatilise purement et simplement. Comme ça. D'un coup d'un seul. « Espèce de petite... » Je n'allai jamais au bout de ma pensée. Il n'y avait pas encore de nom d'oiseau assez exotique pour traduire l'ampleur du sentiment que j'aurais voulu exprimé de toute façon. Et puis, à quoi bon ? J'aurais du lui coller une balle entre les deux yeux lorsque j'en avais eu l'occasion. Maintenant il était trop tard. Elle m'avait planté comme un con et je ne pouvais rien y faire. J'expédiais tout de même un coup de pied rageur en direction du sol avant de regarder autour de moi, à la recherche d'une issue. Le craquement sonore qui avait accompagné la fuite de la sorcière avait en effet fini d'attirer les vieillards, jeunes couples dynamiques et autres chérubins ayant un jour composé la population de Newton Abbey. Les deux extrémités de la rue se retrouvaient ainsi condamnées, et je n'avais plus beaucoup de temps pour prendre une décision.

Joignant les gestes à la réflexion – et à l'urgence – je me rabattis du côté des bâtiments. Toutes les fenêtres du rez-de-chaussée semblaient avoir été renforcées par des barreaux, évidemment, et au deuxième rideau de fer qui refusa de s'ouvrir sous mon impulsion, je crus bien que la partie était terminée. Quand mon regard accrocha une échelle de secours sur le côté d'une ancienne épicerie. Elle était un peu haute, mais je parvins à en attraper le premier barreau en prenant appui contre un accroc dans le mur, et alors que je me hissais vers le haut à la seule force de mes bras, je sentis des mains érafler le dessous de mes grolles. Autant dire que ça avait été moins une ! Pourtant, c'est sain et sauf que j'atteins le porche du magasin au-dessus duquel je me trouvais, surplombant la masse grouillante des morts. Et maintenant ? J'étais bien avancé, tiens ! Les cadavres ne risquaient pas de se lasser à m'attendre et je n'avais rien à me foutre sous la dent pour tenir un siège.

C'est ce moment de latitude que choisit la sorcière pour réapparaître. Les raisons de son retour m'échappaient complètement, mais si le but avait été de jouer les héros, la pauvre se prit rapidement un aller-retour côté déconvenue. Elle avait peut-être réussi à me débarrasser de mon arme, certes, mais son petit feu de joie n'eut pas vraiment l'effet escompté, lui. C'était gentil de sa part de créer une barrière entre eux et moi, cela dit cela fit aussi d'elle leur cible prioritaire. Un constat qui me fit méchamment froncer du nez. Pas que je me sentais particulièrement responsable de son sort, mais maintenant il était clair je lui étais redevable d'une manière ou d'une autre... Un Pourri parvint d'ailleurs à la prendre par surprise en se glissant dans son dos, déclenchant une lutte au corps-à-corps dont la donzelle ne ressortirait pas indemne si cela continuait.

_ Et puis merde, marmonnais-je en même temps que je prenais ma décision.

J'allais peut-être le regretter, ça aussi, mais tant pis. Si la sorcière m'avait voulu mort, elle ne serait pas revenue. Elle aurait très bien pu fermer les yeux et oublier que tout cela avait existé après une bonne nuit de sommeil. Je ne devais pas trop y réfléchir, voilà tout. Une planche en bois traînait près de moi et je la balançais alors de toutes mes forces en direction de la tête du Pourri. Je ne pris même pas le temps de voir si j'avais fait mouche (oui, esquintant l'épaule de la brune au passage) et bondis sur le porche voisin pour me rapprocher du lieu de l'échauffourée. Là, je m’aplatis sur le ventre et tendis la main le plus bas possible.

_ Amène-toi !
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