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❝ Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute ❞
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Altèrophile
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Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Mar 4 Avr - 20:13
Petite fille sagement endormie au fond de son lit, tasse de thé fumante à proximité, journal du soir lévitant à hauteur de ses yeux.... tout était parfait ! Ou presque. La cerise sur le gâteau aurait été un moment tendre avec sa chère épouse pendant ce répit mais cela faisait longtemps qu'Altair n'espérait plus rien de ce côté là. Ou en tout cas qu'il ne demandait plus.

Si ces années de mariage avec Aveline lui avaient bien apprit quelque chose, c'était qu'il valait mieux attendre qu'elle fasse le premier pas. Lorsqu'elle était d'humeur, elle le lui faisait savoir sans détour en quémandant attention et tendresse. Mais les autres jours, c'était une chance sur deux. Selon Irvine McPhee c'était le cas pour toutes les représentantes de la gente féminine mais Al' n'était pas sûr que son opinion soit fiable.... ni que ce soit très réconfortant.

Il se contenta donc d'ouvrir son journal d'un coup de baguette en espérant que Mme Kirke, assise de l'autre côté du salon, déciderait de le rejoindre sur le canapé de son plein gré. Les nouvelles étaient aussi insignifiantes et inintéressantes que d'ordinaire mais un chroniqueur célèbre avait consacré tout un article à Jane Callaghan en page 7. Al' soupira en découvrant le loooooong argumentaire qu'il avait pondu pour expliquer que sa mort était la meilleure chose qui soit arrivé au monde sorcier depuis vingt ans. Il ajoutait ensuite que la rumeur de sa survie était un danger pour la société et que ceux qui la répandaient méritaient d'être enfermés à Azkaban.

« Quelle connerie ! »

S'il éprouvait une indifférence totale pour cette illuminée qui avait naïvement reprit la lutte après tant d'années, il ressentait une forte sympathie pour ces gens qui se posaient des questions. Comme beaucoup d'autres, il avait écouté les bruits de couloirs et essayé de démêlé le vrai du faux. Les on-dit des faits. Heureusement il n'avait jamais prit le risque d'en discuter avec ses collègues, évitant ces conversations d'un haussement d'épaules faussement désintéressé, et le journal d'aujourd'hui lui donnait raison. Au rythme où ça allait on ne serait même plus en droit de discuter de l'actualité et des potins librement !

D'un geste sec, il referma le journal et surprit alors le regard interrogateur de son épouse.

« Encore un article sur l'incident aux mines. » , se justifia-t-il. « N'empêche que c'était vraiment stupide. A quoi est-ce qu'ils pensaient ? »

La résistance n'avait fait que provoquer la mort de pauvres moldus qui n'avaient rien demandé. Mais cette réflexion emprunt de sensibilité, il la garderait pour lui. Pour l'instant....

Drama gouine
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Dialogue : #996699

Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Dim 7 Mai - 5:56
Un léger tintement se confondait avec le crépitement du feu dans la cheminée. Depuis un moment déjà, la cuiller touillait toute seule un thé si riche en caféine qu’il en était opaque comme un café qu’il tachait la délicate porcelaine. Aveline s’était plongée dans ses calculs depuis la fin de l’heure du thé qui en fait, n’avait jamais vraiment terminé pour elle. Lorsqu’elle était d’excellente humeur, comme c’était le cas aujourd’hui, elle pouvait passer des heures entières sans voir le temps passer ni lever le nez de ses parchemins couverts de chiffres et de symboles qui paraissaient plus sibyllins les uns que les autres à des yeux profanes. Cela faisait au moins trois jours qu’elle perfectionnait ces calculs, mue par la persistante intuition qu’elle était sur le point de résoudre une équation clé dans le fonctionnement d’un mécanisme précis dans la génération du flux magique. Si cette intuition était exacte, elle pourrait certainement en tirer un article suffisamment costaud pour paraître dans le Journal international d’arithmancie des manifestations magiques, une revue très sélective : il arrivait rarement que le premier auteur d’un des articles soit un sorcier d’un sang autre que pur. Heureusement, le nom de son mari pouvait jouer en sa faveur. Du moins, elle l’espérait. (Dans les faits, l’équation n’était pas aussi importante qu’elle se l’imaginait et tout au plus, elle pourrait aspirer à être publiée dans les Annales de l’arithmancie moderne, qui était beaucoup moins élitiste).

Seule la voix de son époux la tira de sa profonde concentration. La perte de sa concentration immobilisa la cuiller qui retomba dans un léger plouf dans le thé. Altaïr s’était exclamé quasi au même moment où elle pensait la même chose de l’impasse mathématique dans laquelle elle s’était engouffrée deux heures plus tôt : une véritable connerie qui lui avait fait perdre  un temps précieux. L’étrange coïncidence la fit relever la tête. Tant qu’à être déconcentrée, autant accorder un peu d’attention à Altaïr.

« Ah. Les mines. »

Aveline en gardait un douloureux souvenir et des séquelles tant physiques que psychologiques qui prendraient un certain temps à se dissiper. En effet, elle avait presque constamment une douleur sourde à l’épaule gauche et il lui arrivait parfois d’être prise de court par une attaque de panique, symptômes qu’elle avait jusqu’ici réussi à cacher à son époux. Du moins, c’était ce qu’elle croyait, car impossible qu’il ait remarqué les grimaces qu’elle faisait lorsqu’elle était forcée d’utiliser son bras gauche ou sa soudaine tendance à se positionner dans une salle de telle sorte que les sorties de secours étaient à proximité. N’est-ce pas?

« Ils n’ont rien à perdre et tout à gagner, ces No-Majs, c’est ce qui les rend si dangereux. Si tu veux mon avis, on aurait dû leur lancer régulièrement des sortilèges d’Allégresse. Histoire de bien les garder sous contrôle. » No-Majs… un relent de ses origines américaines, tout comme son accent new-yorkais qui subsistait quoi qu’elle fasse. « C’est vraiment dommage qu’on en aie tant besoin pour extraire le minerai d’Ensinis… »
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Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Lun 12 Juin - 12:02
No-Majs....le terme typiquement américain fit sourire le gentleman anglais. Malgré les années et la routine il ne se lassait pas des expressions de sa femme,  à la fois parce qu'elles lui rappelaient son séjour aux Etats-Unis et parce qu'elles étaient l'essence même d'Aveline. Ses mots, ses mimiques, sa culture, cet accent américain dont elle n'arrivait pas à se défaire... c'était toutes ces petites choses qui l'avaient fait tombé amoureux d'elle sans qu'il ne s'en rende vraiment compte.

Il éprouva tout à coup une bouffée d'affection pour la femme qui lui avait tant plu et qui lui plaisait encore. La voir plongée dans son arithmancie avec la passion qui la caractérisait lui donne envie de l'embrasser. Et plus si affinités.... Elle avait l'air de bonne humeur ce soir mais avec Aveline c'était toujours quitte ou double. Et il n'était pas certain de vouloir prendre le risque de troubler cette soirée qui était pour l'instant si paisible.

« Ton travail avance ? » , demanda-t-il doucement pour tâter le terrain.

A son expression, il devina que ce n'était pas un grand succès. Il ne savait pas combien d'heures - ou de jours - elle avait passé dessus mais il était grand temps qu'elle lève le pied, ne serait-ce que pour se changer les idées et faire autre chose avant de s'y remettre plus tard. Il posa son journal et la rejoignit avec la théière argentée.

« Et si tu laissais tomber ça ce soir ? » , murmura-t-il en lui resservant du thé et en tirant les parchemins gribouillés de chiffres hors de sa portée. « Tu pourrais... » Il se plaça derrière elle et posa une main sur chacune de ses épaules. « ... profiter de cette soirée pour te déte... »

Il s'interrompit en sentant Aveline se raidir sous son contact. Encore une fois. Cela faisait plusieurs jours qu'il ne pouvait presque plus la toucher sans provoquer chez elle un geste incontrôlé, une grimace ou même un frisson. Comme si leur proximité la répugnait.... cette idée idiote était venue se greffer dans le cerveau d'Altair un beau matin sans crier gare, le blessant un peu plus à chaque geste ou chaque mimique suspecte de sa femme. Il avait essayé de comprendre, de trouver d'autres explications, mais la peur de voir ses pires craintes se réaliser et son manque de confiance en eux l'avaient empêché d'en trouver d'autres. L'amour rend aveugle disait-on, pas toujours dans le bon sens apparemment....  La première fois il s'était demandé si elle n'avait pas mal quelque part mais Ava était d'une humeur tellement massacrante qu'il n'avait pas osé lui parler. Non, en fait il n'avait pas eu envie de lui parler. Sous le coup de la fatigue et de l'énervement, il n'avait pas fait l'effort de s'inquiéter pour elle. Il avait faillit à son devoir d'époux. Et les jours suivants il s'était bêtement dit que si elle avait eu mal quelque part elle lui en aurait forcément parler.

« Désolé. » , s'excusa-t-il un peu sèchement en enlevant ses mains. « Je ne voulais pas te déranger. J'espère que je ne t'ai pas fais mal. » , s'excusa-t-il en bon gentleman anglais qu'il était. Et comme tout gentleman qui se respecte, il garderait pour lui ses pensées, ses peurs, ses frustrations et ses émotions.
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Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Ven 16 Juin - 21:36
Aveline fronça presque imperceptiblement les sourcils. Altair n'avait rien ajouté de plus quant aux mines et aux No-Majs. N'en pensait-il donc rien? Ça ne pouvait être que la seule option envisageable et même souhaitée. Bien que l'implication de son père au sein des sombres desseins n'était pas un secret, Aveline avait jusqu'ici gardé pour elle son engagement auprès des Mangemorts. Elle aurait bien aimé sonder l'intérêt de son mari à faire de même, mais elle ne voulait pas lui demander de but en blanc 'viens te faire tatouer la marque des Ténèbres avec moi, mon amour!' Aussi sexy et romantique que cela puisse sonner... Il lui faudrait être plus subtile et plus patiente. Peut-être même prendre sur elle et se montrer plus chaleureuse et approchable. Ce soir-là semblait être un soir propice d'ailleurs...

Lorsque son mari lui demanda si son travail avançait, Aveline soupira en faisant des rotations de la tête, tentant d'étirer ses muscles endoloris à force d'avoir passé trop de temps la tête penchée. Elle grommela, signe qu'elle n'avait pas du tout avancé de la journée. Pire encore! Elle avait même régressé, puisque la fonction décrivant la courbure d'un groupe précis de sortilèges de protection n'était pas une parabole, comme elle se l'était d'abord imaginé, mais bien une fonction sinusoïdale. Son modèle théorique s'écroulait donc sous ses yeux et il ne lui restait plus qu'à brûler la quinzaine de pieds de parchemin qu'elle avait noircie ces derniers jours. Elle s'écrasa dans son fauteuil, les yeux clos, et elle massa ses sourcils en soupirant. Laisser tomber pour ce soir... Certes... Une bonne nuit de sommeil la rendrait plus fraiche et dispose pour le lendemain (bien que ces temps-ci, elle n'avait guère besoin de plus de quatre heures dans les bras de Morphée).

La tentative de massage de son mari fit déplacer son cataplasme à base de poils de loup-garou à la graisse de renoncule qu'elle s'était fait pour calmer ses douleurs lancinantes à l'épaule gauche. Elle se raidit, car la douleur s'était réveillée.

« Non, non! C'est juste que... » Que quoi? Allait-elle donc lui avouer qu'elle s'était blessée à l'épaule? Et si elle l'avouait, elle devrait expliquer le contexte de sa blessure. Une épaule luxée à cause d'un faux mouvement, c'était une chose. Et ça se réglait en deux coups de baguette experts d'un Médicomage. Mais une luxation d'épaule due à une cause magique...? Il lui faudrait expliquer les raisons pour lesquelles elle s'était retrouvée victime d'une telle magie. Et ça impliquait de parler des mines sur un tout autre ton que celui badin que l'on utilisait lorsque l'on commentait un fait d'actualité. « Non... rien. Laisse tomber. Viens... » Elle tapota la place à côté d'elle, l'invitant à s'asseoir. Elle lui montra ensuite les parchemins couverts de calculs désormais inutiles. « Des jours de travail sur ces parchemins... Tout juste bon à nourrir les flammes de notre foyer... » Et joignant le geste à la parole, elle fit léviter gracieusement les rouleaux de parchemin dans le feu de la cheminée et ils se consumèrent en un clin d'oeil.
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Dialogue : #52726E

Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Dim 18 Juin - 12:22
L'espace d'une seconde, il avait presque cru qu'elle s'apprêtait à lui révéler quelque chose d'important. Comme une douleur non avouée quelque part ou un secret gênant. A moins qu'elle ne s'apprêtait simplement à lui confesser que sa présence le dérangeait depuis quelques temps ? Il n'aurait pas accueilli cette révélation avec beaucoup de joie mais au moins il en aurait eu le coeur net.... au lieu de ça il dû se contenter d'un " Laisse tomber " qui mit un point final à ses questionnements. Il avait juste trop d'imagination et Aveline n'avait rien à lui dire. En tout cas, c'était une idée plus réconfortante que celle qu'elle n'ait pas assez confiance en lui pour aller jusqu'au bout de ses pensées....

Il haussa les épaules et aller chercher sa pipe avant de revenir s'asseoir à côté de sa chère épouse.

« Tu travailles sur quoi ? » , demanda-t-il sans enthousiasme en allumant son objet fétiche.

Faire la conversation, à défaut de vraiment savoir de quoi il pouvait parler sans risquer de la brusquer, la gêner, l'énerver ou se prendre des " Non laisse tomber " en pleine face. Il écouta sa réponse attentivement au début, puis laissa son esprit vagabonder vers d'autres contrées. Il avait voulu une femme intelligente et active qui fasse quelque chose de plus intéressant sa vie que l'attendre tous les soirs à la maison et aller prendre le thé chez ses amies pour faire passer le temps. Une femme qui ait des opinions et le courage de les exprimer librement sans chercher à tout prix à être d'accord avec son époux. Cette femme il l'avait trouvé en Aveline et il rayonnait de bonheur le jour où il lui avait passé la bague au doigt. Elle était exactement ce qu'il désirait ! .... ou du moins était-ce ce qu'il avait cru à l'époque. Aujourd'hui il regrettait de ne pas avoir une épouse qui passe moins de temps dans son travail et un peu plus amoureusement lovée contre lui. Oui c'était cliché, et alors ?! Il n'aurait pas non plus craché sur des opinions politiques un peu plus proches des siennes.... De manière générale ils étaient assez d'accord sur tout mais dès que leur conversation s'intéressait à la société sorcière actuelle, Altair grinçait des dents. Sans même parler des ambitions pro sang-purs de sa femme - pour laquelle Al' n'éprouvait qu'un intérêt conventionnel - il réalisait de plus en plus à quel point leurs perceptions des moldus différaient. Preuve en était ses propos un peu plus tôt.

« Oui, t'as sûrement raison. » répondit-il évasivement à Aveline qui continuait de lui parler, sans même avoir écouté la question.

Si Altair n'avait pas réagit tout à l'heure, c'était parce qu'il avait cru entendre dans sa réponse une ouverture pour un moment tendre. Un mot, un souvenir, une nostalgie amoureuse... et il avait foncé tête baissée sans réfléchir. Mais maintenant qu'ils étaient là, assis silencieusement comme un vieux couple, il se sentait près à lancer le débat. Qu'est-ce qu'il avait vraiment à perdre de toute façon ?

« Tu sais.... » Il lâcha enfin du regard le point qu'il fixait dans le vide et se tourna vers sa femme. «... je pense que tu as tort. Pour tout à l'heure. Les sortilèges d'allégresse ne sont pas la solution. Qu'est-ce que tu veux faire ? Embaucher des sorciers qui les surveillent en permanence et les ensorcellent dès qu'ils perdent le sourire ? Qu'ils tombent dans la dépression la plus profonde dès qu'on est pas là pour leur donner leur dose de bonne humeur ? » Son ton s'était fait incroyablement cynique pour prononcer les derniers mots. Mais s'ils en arrivaient à devoir contrôler les pensées et les émotions des moldus en plus de leurs faits et gestes, comment ils s'en sortiraient ? Et qu'est-ce que ça faisait d'eux.... les sorciers ?

« Ou alors, peut-être que la solution la plus simple ce serait d'améliorer un peu leur condition de vie ? » poursuivit-il avec une voix teintée d'ironie. « Pas bête non ? »

Il tira une nouvelle bouffée en essayant vainement de ravaler son agacement. Agacé de s'être prit un nouveau vent un peu plus tôt, d'avoir une femme aux idées si éloignées des siennes et de ne pas réussir à la rallier à son opinion... pour l'instant.

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Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Jeu 22 Juin - 4:10
« Eh bien, j'essaie de calculer la formule qui décrit la courbe que l'on doit tracer avec sa baguette pour lancer une famille spécifique de sorts de protection. Certains de ces sorts sont utilisés à Poudlard, par exemple. Et tu vois, il faut faire comme ça... » Elle joignit le geste de la parole, dessinant dans les airs à l'aide de sa baguette une courbe à l'aide de volutes de fumée rouge ressemblant vaguement à un sourire. « Moi, je croyais en fait, qu'il s'agissait d'une parabole, avec une ouverture par le bas... Tu vois? Mais... »

« Oui, t'as sûrement raison. »

Aveline s'interrompit et le dévisagea comme si Altair venait de dire la pire connerie du monde. Mais par Isolt! Il ne l'écoutait même pas! Il lui avait posé une question uniquement pour la forme!

« Ben non justement! Je me suis complètement trompée! Ce n'était même pas une parabole en fait! Rah... tu ne fais même pas attention à ce que je dis! » protesta-t-elle, agitant rageusement sa baguette pour effacer les courbes. Alors que la fumée se dissipait lentement, Aveline tourna la tête vers son époux, fronçant les sourcils. « Mais qu'est-ce qui te tracasse, par Isolt? »

Et il finit par lui répondre, disant qu'il croyait qu'elle avait tort en ce qui avait trait aux No-Majs et aux sortilèges d'allégresse. Elle voulut rétorquer prestement, mais elle se retint de justesse pour le laisser terminer, car enfin, il lui révélait le fond de sa pensée.

« Oh... Mon pauvre, pauvre ami... » débuta-t-elle avec un petit sourire compatissant. « N'as-tu donc pas suivi de cours d'étude des No-Majs? Avant que les sorciers ne les libèrent de leur misérable existence, les No-Majs étaient des êtres belligérants, drogués et accros à des espèces de mini TVM qui tenaient dans la paume de leur main. Ils se gavaient de drogues de toute sorte qui se vendaient légalement chez leurs apothicaires et que les espèces de bouchers qu'ils appellent guérisseurs leur prescrivaient en toute impunité. C'était même pire qu'un sortilège d'Allégresse! Et puis c'était des êtres racistes qui se discriminaient constamment à cause de la couleur de leur peau! Tu te rends compte?»

Aveline parlait avec ferveur, l'étincelle de la passion faisant scintiller ses prunelles marron. Les cours d'études des No-Majs qu'elle avait suivis à Ilvermorny avaient mis beaucoup d'accent sur la déchéance de la société No-Maj, toutes les guerres, toutes les atrocités et toute la stupidité de cette sous-espèce, éclipsant tout le positif et toute la beauté humaine dont les No-Majs pouvaient également faire preuve. De la propagande très bien menée en somme.

« Et je ne t'ai même pas encore raconté le pire! Il y avait des No-Majs qui jouaient les kamikazes et qui s'amusaient à se faire sauter en public! En 2001, chez moi, à New York, des No-Majs conduisaient leurs espèces d'immenses oiseaux métalliques et ils les ont fait rentrer dans deux gratte-ciel! Il y avait eu des milliers de morts! Tu te souviens? Je t'avais montré ce qu'ils appelaient Ground zero, quand on s'est rencontrés, jadis. Non vraiment, on leur ferait une faveur, à ces No-Majs, en leur lançant des sortilèges d'Allégresse, crois-moi! » Et en disant cela, elle lui prit les mains, comme si elle l'enjoignait à courir avec elle vers les mines pour jeter des sortilèges d'Allégresse à tous les No-Majs qu'ils croiseraient et que ce serait la plus romantique des escapades jamais réalisées de mémoire d'homme.
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Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Jeu 22 Juin - 11:51
Il sut dès les premiers mots que sa réponse ne lui plairait pas. " Mon pauvre ami ". Comme s'il était une sorte de nigaud ou de né-moldu qui découvrait tout juste le monde sorcier. Franchement, pour qui elle le prenait ? Il tira sur sa pipe sans chercher à dissimuler son agacement. Bien sûr qu'il savait ce qu'étaient les moldus. Il connaissait tout de leurs faiblesses, de leurs pêchés et de leurs addictions, comme tous les sorciers qui avaient grandit dans cette société.

« Je sais tout ça. » maugréa-t-il en balayant de la main les arguments d'Aveline.

« Et je ne t'ai même pas encore raconté le pire! »

Et allez ! Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir trouver encore ? Il écouta son récit avec scepticisme... au début. Mais la vérité était qu'il se souvenait très bien du Ground Zero et de la plaque commémorative. Il se souvenait aussi d'Assapor.... il avait beau n'avoir été qu'un adolescent lorsque les moldus avaient lancé cette bombe en Inde, il n'oublierait jamais le visage grave de ses parents lorsque les émissaires étaient revenus. Certains avaient été gravement blessés, d'autres avaient mis plusieurs semaines avant de retrouver le contrôle total de leur magie. Et la liste des attentats et des génocides commis par les moldus ne s'arrêtait pas là ! Parfois ils avaient même été perpétrés sans la moindre raison, juste parce qu'ils n'aimaient pas les croyances ou la couleur de peau de leurs voisins. En tout cas c'était ce qu'affirmaient les livres d'études de moldus. Et malheureusement, il était destiné à les croire. Il avait vu trop de preuves de ces massacres pendant son tour du monde. Autant de raisons de haïr ces êtres sans magie. Et pourtant....

Il n'arrivait pas à perdre espoir. Son voyage avait commencé peu de temps après l'asservissement des moldus et il avait eu le temps de voir leurs bâtiments avant qu'on finisse de les détruire ou, pour les plus beaux, qu'on ne les revendique comme des créations sorcières qui avaient été volé par les moldus plusieurs siècles auparavant. Peut-être que pour certains c'étaient la réalité, peut-être que les moldus avaient effectivement récupéré des bâtiments sorciers après l'instauration du secret magique. Mais cela ne changeait pas le fait qu'ils en avaient pris soin et les avaient amoureusement préservés pendant toutes ces décennies. Jusqu'à leur asservissement. Sans parler des bâtiments religieux ; des cathédrales, des mosquées, des basiliques et des temples....

« Ils sont capables des pires atrocités. » , admit-il à mi-voix. « Mais regarde la nourrice de Maïssan  ; elle ne ferait pas de mal à une mouche. »

Sans quoi il ne la laisserait pas approcher de sa fille à moins d'un kilomètre !

« Ils ont juste besoin d'être .... cadrés. » Oui, c'était ça. « Guidés. Instruits. Pas contrôlés comme s'ils étaient sous imperium. »

Et encore moins torturés comme l'avaient été ses pauvres ères qui avaient eu le malheur de se trouver au mauvais moment au mauvais endroit. Il n'avait rien contre punir les véritables fautifs, à savoir ces terroristes de Phénix, mais il avait la conviction que beaucoup de moldus n'avaient juste pas eu de chance... et en avait doublement payé les frais.  

« Et puis tu peux pas mettre tout le monde dans le même panier. Tu sais même pas comment sont les moldus des mines, tu les as jamais vus !.... sauf si tu me caches des choses. » , plaisanta-t-il doucement, à la fois pour indiquer qu'il n'avait pas envie de continuer sur un débat houleux et pour réinstaurer un climat un peu moins tendu.

Il comprenait le point de vue de sa femme mais il avait le sentiment qu'il ne pourrait jamais y adhérer.
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Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Sam 8 Juil - 5:09
La nourrice de Mayssan était justement un exemple flagrant qu'une prise en charge en bas âge et un entrainement rigoureux pouvaient donner des résultats exemplaires. Si ça n'avait pas été le cas, jamais au grand jamais Aveline n'aurait accepté qu'une No-Maj ne s'approche de sa si précieuse petite fille. Par contre, comme dans toute espèce animale, il y avait des cas désespérés, des individus tarés qu'il fallait éloigner de la population générale et les empêcher de se reproduire pour éviter qu'ils ne transmettent leurs gènes défectueux à leur descendance.

« N'est-ce pas déjà ce que l'on fait avec eux? Avec toutes ces écoles, ces formations? Mais certains n'acceptent aucun cadre. Comme ceux des mines justement! » Parler des mines rendit Aveline nerveuse, car l'espace d'un instant, elle se revit à Westray, combattant ces terroristes Phénix et ces miniers No-Majs assez naïfs pour croire les inepties anti-hémocratie que vitupéraient les Phénix. Mais se retourner contre l'ordre établi ne les conduirait qu'à la mort et à la souffrance, ce dont ils s'étaient aperçus avec force douleur ce soir-là.

« Et puis tu peux pas mettre tout le monde dans le même panier. Tu sais même pas comment sont les moldus des mines, tu les as jamais vus !.... sauf si tu me caches des choses. »

Aveline se tendit et relâcha les mains de son mari. Oui, elle lui cachait des choses. Cela voulait-il dire qu'elle ne devrait pas?

« Tu m'en caches bien, toi!» fit-elle avec une petite moue boudeuse. Mais peut-être que si elle s'ouvrait, il lui cacherait moins de choses? Et peut-être aussi qu'ils pourraient tenter d'avoir ce fils héritier qui leur faisait cruellement défaut?

Pour le coup, le jeu en valait la chandelle. Alors il fallait bien enrober le tout pour bien faire avaler la potion. Jouer le tout pour le tout. Elle respira un bon coup et fit quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis quelques mois au moins : elle appuya sa tête sur l'épaule de son mari.

« Oui, oui j'étais aux mines. À Westray. » Elle sentit l'émotion la gagner et elle déglutit avec difficulté. « C'était horrible! Si tu avais vu ces terroristes! On les aurait cru tout droit sorti de l'enfer! Les sorts fusaient... Le sang... la fumée... et... » Elle éclata en sanglots, se recroquevillant davantage contre son mari, souhaitant que ces larmes ne couleraient pas en vain. « Heureusement... leur... leur... leader est mmmmmorte.» hoqueta-t-elle. Oui l'effroyable Callaghan avait trouvé la mort dans les mines. De la main même de Mervyn Kark. Qu'Isolt, Merlin, Morgane et Viviane soient loués!
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Re: Un zeste d'amitié, trois gouttes d'amour et une pincée de doute
ce message a été posté Lun 24 Juil - 11:14
« Tu m'en caches bien, toi ! »

Ooooh, si peu ! Quelques amantes d'un soir dont il avait besoin pour oublier leurs problèmes conjugaux, une visite d'Agapanthe avec un cadavre de veaudelune décapité qui aurait probablement fait dégobiller Ava, des nuits folles à boire et à vagabonder sur le littoral avec une Sabordage en rêvant d'ailleurs... rien de vraiment important quoi ! Juste des "omissions" qui permettaient de garantir paix et tranquillité au sein de leur foyer. D'ailleurs, si elle savait, elle serait probablement d'accord avec lui et ne lui en voudrait pas. Pas vraiment.... mais dans le doute mieux ne valait pas prendre ce risque. Il se contenta donc de tirer sur sa pipe en roulant des yeux, un sourire aux lèvres, comme si elle venait de dire une amusante bêtise. Un sourire qui se transforma en rire à l'instant où elle affirma avoir été dans les mines.

« Bah tiens ! » s'amusa-t-il, persuadé qu'elle blaguait.

Elle ne pouvait que plaisanter. Après leur mini-débat l'ambiance s'était à nouveau détendue - du moins en avait-il l'impression. La preuve : Aveline avait même posé la tête sur son épaule ! Ca ne pouvait être qu'un signe qu'elle allait bien, qu'elle était bien, non ?... ou peut-être pas ?

Il descendit enfin de son petit nuage en entendant la détresse au fond de sa voix. Ces choses qu'elle décrivait, les terroristes, le sang, le feu... comme si elle les avait vraiment vues et vécues... Il passa un bras autour de ses épaules et la serra contre lui. Incapable de trouver quoi dire. Trop occupé à essayer de comprendre tout en réconfortant sa femme. Il passa une main dans ses cheveux en murmurant un « Shhhh shhhh... » qui se voulait rassurant. Elle était en sécurité, ici et maintenant, loin de ces mines où elle avait affronté toutes ces horreurs ! Soudain l'image de sa femme couverte de sang au milieu des flammes s'imposa à son esprit. Il en frémit d'effroi et la serra un peu plus fort contre lui. Mais il était trop tard pour la protéger.... Il n'avait pas été là et tout ce qu'il pouvait faire à présent c'était la réconforter. Ce qu'il aurait dû faire depuis longtemps en fait.

« Mais... mais pourquoi tu m'as rien dis ? »

Il l'écarta doucement de lui pour plonger son regard dans le sien.

« Pourquoi tu m'en as pas parlé ? Ca fait des semaines et .... toi, tout ce temps... pourquoi ? »

Oui, il lui cachait des choses mais jamais il ne lui viendrait à l'idée de taire quelque chose d'aussi important si ça venait à lui arriver ! C'était complètement dingue ! Même pour elle ! Et puis d'abord...

« Qu'est-ce que tu faisais là-bas ? »

Il la savait passionnée par son travail et pouvait éventuellement concevoir qu'elle fasse des recherches sur le minerai à la base de la magitechnologie mais à cette heure-là de la nuit ? Non, il avait beau retourner ça dans tous les sens il ne comprenait pas. Ne voulait pas comprendre.
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