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❝ « A guy like you should wear a warning » (Terminé) ❞
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Crédits : Kim

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Age : 23 ans
Sang : Sang-mêlé
Statut : Célibataire, amoureux de Scylla Kark, propriétaire de la meilleure boite à fun du pays.
Métier : Fugitif & membre fondateur du S-squad l'unité de kamikazes à la recherche de sa soeur.
Baguette : 30 cm, souple, bois de cornouiller, ventricule de dragon
Epouvantard : Vivienne Mckay tuant sa soeur sous le regard approbateur de Scylla.
Dialogue : [color=#6666cc] [/color] 

« A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Lun 8 Mai - 11:12

Baby, can't you see
I'm calling
A guy like you should wear a warning
It's dangerous
I'm falling*

« Je peux tout t’expliquer.  » Vraiment ? Tout expliquer ? Autant dire que cette fois-ci le tout avait la taille d’Avalon, et qu’il faudrait plus que l’éternel sourire en coin qu’il arborait pour le faire passer. Mais peut-être faudrait-il revenir sur le tout en question, avant de faire le procès des explications scabreuses qui fleurissaient déjà aux lèvres du Callaghan.

Sa main droite était posée possessive sur les pulpeuses lèvres de la Kark, empêchant cette dernière de crier. La pression qu’il exerçait était infime plus proche d’une caresse que d’un véritable bâillon. Scylla pour parfaire le tableau était drapée de vêtements qui laissaient entrapercevoir une quantité de chair que la morale sang-pure ne pouvait que réprouver. Et pourtant dans cette pièce ce n’était pas la tenue du cygne pâle qui était inopportune, mais belle et bien la présence du sang-mêlé. Nero n’avait rien à faire dans la loge de l’héritière de la volupté Selwyn, et encore moins juste après une de ses représentations. Le phénix y était pourtant entré à la hâte. Il avait claqué porte, claqué qui l’était de jouer à cache-cache. Trop heureux surtout de mettre un obstacle tangible entre lui et Brooke.

Brooke  Brooke c’était le tout qu’il fallait expliquer. Le tout qu’il avait bien dû mal à formuler quand le seul exercice auquel avait envie de se prêter ses lèvres était de prendre la relève de sa main droite pour maintenir silencieuse Scylla.  Reprendre exactement là où ils avaient été interrompus il y a des semaines de cela, à des millions de lieux de cette réalité-ci. Mais avant ça il fallait TOUT expliquer…. Enfin essayer….

Brooke. La très blonde Brooke. La très avenante Brooke. La TRÈS COLLANTE Brooke.  Costumière au Chimeria, Nero lui avait sorti le grand jeu il y a quelques soirées de cela pour des raisons purement politiques ou presque. Dans la grande pêche aux informations que constituait désormais sa vie, le Callaghan avait tenté d’exploiter le filon que pouvait représenter Brooke. Trentenaire épanouie, elle avait un parcours des plus atypiques puisqu’avant de rejoindre la troupe du Chimeria, la sorcière avait fait ses premières armes chez MagiCorp avant de se jeter à corps perdu dans sa passion. Personne ne lui avait demander, et certainement pas Jane, de se mettre en quête d’alliés ou d’informations sur la magitechnologie et sur la firme qui la régissait. Cette mission Nero se l’était donné tout seul, pour arrêter de tourner en rond, pour arrêter de s’enfoncer dans le train-train quotidien que devenait sa vie de parfait employé au Chimeria. Il était à Avalon pour enquêter, non ? Alors il avait enquêté…enfin essayé. L’expérience n’avait pas été forcément concluante, et surtout s’accompagnait de gros écueils. Sa seule approche diplomatique consistant à ouvrir la boite à fun, et racler les amygdales de l’adversaire avec sa langue, Nero en plus de ne pas récolter les informations qu’il escomptait, se retrouvait avec un boulet blond qui le pourchassait dans tout le cirque à la recherche d’explications. Explications telles que : « Pourquoi avait-il subitement disparu ? Pourquoi devait-il toujours travailler à chaque fois qu’elle lui proposait d’aller boire un verre de whisky pur-feu ? »  Ce soir, Brooke l’avait pourchassé dans tout le cirque, et Nero avait commencé à jouer à cache-cache. Le hasard, et sans doute un peu sa malice l’avait conduit dans l’aire des loges des demoiselles du Chimeria, sans réfléchir il avait choisi l’asile entre les plumes du cygne pâle.

Délicatement il libéra les lèvres de la Kark, pour mieux la passer nerveusement dans sa tignasse brune. « Tu vas rire mais… »

toc toc toc

« Nero ? Nero ? »

« Bouse. Peux-tu me cacher ? S’il te plait, Scyl-la ? » Le plaisir qu’il eut à murmurer de nouveau prénom, lui rappela le pourquoi il s’était soigneusement tenu à l’écart de la mangemort depuis la Colombie. DOUBLE BOUSE.


* OUI JE CITE DU BRITNEY SPEARS, ALLEZ TOUS BIEN VOUS FAIRE EMPAPAOUETER SI ÇA VOUS DÉPLAIT !
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Age : Vingt-trois ans
Sang : Sang-pur
Statut : Mariée à Saïmen Lagides
Métier : Toute fraiche propriétaire du cirque sorcier « Le Chimeria Horror Show » où elle officie en tant qu'acrobate-funambule et Dresseuse de Fauves. Elle a hérité de l'entreprise à la mort de son oncle Thanatos, en novembre 2046
Baguette : Sa compagne depuis plus de douze ans a connu un destin tragique lors de la mission de la Tour des Médias. La nouvelle a été taillée dans du bois de châtaigner, porte en son coeur un poil d'Ayala doré, mesure 18,5 cm & est étonnamment rigide
Epouvantard : Nero recevant le baiser du Détraqueur
Dialogue : [color=#ff6699]

Possède le don du Chuchoteur ♠️ Jeune fille de bonne famille le jour, artiste grandiloquente le soir ♠️ Son nom de scène est le Cygne Pâle ♠️ A un frère jumeau, Hélios, dont la relation fusionnelle qu'ils entretiennent est menacée par tous les changements ayant eu lieu depuis un an ♠️ Se retrouve de moins en moins dans l'idéologie Mangemort, malgré tous ses efforts et la Marque des Ténèbres serpentant dans son dos ♠️ Bien qu'elle soit tout ce qu'il y a de plus mariée, avec l'un des partis les plus prisés du monde magique, elle a eu la stupidité de tomber amoureuse d'un autre. Sang-mêlé et fils du clan Callaghan. ♠️ En tant que Mangemort, elle ne cache pas son allégeance à sa tante, Calliope Kark. Mais vraiment parce qu'il lui a fallu choisir.
Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Lun 8 Mai - 18:19
A guy like you should wear a warning
Nero & Scylla

Les doigts fins s'affairaient dans la tignasse rousse du Cygne Pâle. Une à une, les mèches retombaient le long de son dos nu, effleurant le justaucorps bleu roi où scintillait mille petite boules à facettes diamantines. Rarement un vêtement n'avait aussi bien porté son nom, d'ailleurs. Le costume s'ajustait parfaitement à son corps. Là où, au Manoir, il n'aurait pas été envisageable de se présenter dans une telle tenue aussi tape-à-l'oeil - pour ne pas dire carrément indécente -, elle était presque sobre pour le Chimeria. En effet, si l'on comparait aux jupettes frivoles et aux torses nus de ses collègues, la Dresseuse éponyme du Cirque faisait office d'enfant sage de la troupe.

S'ils savaient.

" Rose ! " Les appendices suspendirent aussitôt leur danse délicate. Dans la psyché, la jeune fille croisa le regard inquiet, pour ne pas dire brièvement effrayé, de sa moldue. Elle s'empressa de lui demander si elle l'avait blessé, une prétention que son interlocutrice balaya d'un mouvement de menton. " Non, pas du tout. Tu ne me fais jamais mal. " Comme un goût amer lorsqu'elle prononça cette phrase, un léger relents d'accusation même. Sa servante était d'une douceur infinie, en n'importe quelle circonstance. Et elle, elle avait participé à un 'jeu' consistant à chasser ses congénères. Cela lui avait déplu de toutes les manières imaginables et sa domestique ne faisait qu'accroître son malaise par sa simple présence. Par son professionnalisme et l'innocence de ses grands yeux. " J'ai simplement ... Rentre au Manoir, tu veux ? Fais savoir à ma tante que je passerai la nuit ici. Ma prestation n'était pas à la hauteur, ce soir. J'ai besoin de m'entraîner. " Evidemment, Rose se garda bien d'émettre le moindre commentaire. Néanmoins, elle semblait hésiter. Elle l'avait à peine décoiffé. Qui se chargerait de l'aider à se déshabiller ? " Je vais terminer seule. Laisse-moi, s'il te plaît. " Agenouille-toi après lui avoir fait une révérence, tant que tu y es ! Remercier un moldu pour son service, et puis quoi ? Dans quel monde ?! gronda une petite voix intérieure, celle qui se chargeait habituellement de la rabrouer lorsqu'elle manquait aux convenances ou aux déterminismes de son éducation modèle. Elle s'efforça de l'ignorer. Trop tard, ce qui était dit ne pouvait être repris. Aussi laissa-t-elle la jeune femme prendre congé sans un regard.

La Kark repoussait le moment où elle devrait retourner dans l'antre familiale. Ce lieu gigantesque, fierté du clan et particulièrement de son patriarche, lui était devenu hostile. Le mot paraissait fort et pourtant ... Si elle avait réussi à échapper aux humeurs de son père durant le mois béni qu'elle avait passé en Amérique du Sud, Arutha avait su rattraper cette absence. Alors que le bout de sa baguette faisait tomber faux-cils et fards, l'arête de sa mâchoire révéla un bleu d'une jolie couleur violacée que les draperies de Sorcière Hebdo lui auraient envié. Il lui fallait réajuster son teint avant qu'on ne surprenne cette bichromie peu flatteuse. Inutile de préciser que personne ne devait surprendre sa nouvelle couleur de peau et encore moins donner matière à des ragots qu'elle n'aurait su justifier. Les yeux clos, elle se concentra, faisant courir ses doigts nus le long de l'escarre, utilisant ces derniers comme prolongement de la magie qui courrait dans ses veines. Ce sort méticuleux réclamait de l'application qui ne pouvait souffrir de la moindre interruption.

Ce fut donc tout naturellement que l'atmosphère studieuse fut troublée.

Une porte que l'on ouvre et que l'on referme, suivi d'un violent courant d'air. Elle eut à peine le temps de bondir de son siège qu'on plaquait une main sur ses lèvres et qu'elle se retrouvait nez à nez avec les courbes d'un visage masculin parfaitement reconnaissable. " e ... o ? " bafouilla-t-elle de manière tout à fait indistincte. Nero Turnbull. Ses paupières écarquillées trahissaient sa surprise. Elle avait connu façons moins rustres d'engager une conversation. « Je peux tout t’expliquer.  » Un instinct malvenu lui souffla de lui donner un coup mal placé. Par principe. Elle ne savait pas d'où elle le sortait, pas plus que ce réflexe qui voulait qu'elle se plaque un peu plus contre lui au lieu d'échapper à son emprise. Cette scène commençait à devenir plus qu'embarrassante.  « Tu vas rire mais… » Mais ? Mais quoi ? Elle parvint à se dégager, mais ils furent interrompus par des coups donnés à la porte.  « Nero ? Nero ? » Cette fois, elle ouvrit la bouche, indignée. Sans qu'un son n'en sorte. Il n'avait tout de même pas osé ...  « Bouse. Peux-tu me cacher ? S’il te plait, Scyl-la ? » ... Si. Il avait. Il avait osé. Et prononcé son prénom de sa manière si lascive, si troublante. Il lui fallut toutes ses forces pour ne pas se laisser fondre dans les syllabes. " Le paravent. " lâcha-t-elle simplement en lui désignant l'objet bouc émissaire. Pendant ce temps-là, les frappes pressées et les apostrophes plaintives continuaient. Levant les yeux au ciel, la rousse traversa la loge.

" Brooke ? " Le battant s'était ouvert sur l'une des blondes les plus mignonnes que le monde sorcier eut porté. Scylla l'appréciait beaucoup. La costumière, en plus d'être talentueuse, se montrait toujours très amicale envers elle, écoutant ses doléances et ses conseils. Elle discutait parfois des dernières tendances en matière de mode, du dernier groupe de musique en vogue ... Des conversations banales qui la changeaient un peu du sérieux de son quotidien. Alors, Merlin, pourquoi avait-elle envie de lui claquer la porte au nez tout à coup ? " Je peux t'aider ? " Brooke trépignait, le regard humide. " Oh Scylla ! Pardonne-moi de te déranger ! Tu n'as pas vu Nero ? Tu sais, l'adoraaaable technicien ? Le magnifiiiique brun ! Mais si, tu sais, un regard de braise et ces muscle... " Oula, non. Pas ça ! " Non ! Je ne .. L'ai pas vu. Du tout. Absolument pas. Ici. " La costumière soupira de déception. Elle semblait prête à défaillir. Elle était échevelée, son visage poupin rougi par la course qui avait dû la mener jusqu'à la loge du Cygne Pâle. A tel point qu'elle ne réalisa pas qu'elle lui mentait effrontément, et très mal en plus de ça. " Je ne comprends tellement pas ce qu'il lui prend ! On dirait qu'il me fuit ! Alors que l'autre soir, c'était ... Oh Scylla ! C'était magique ! Je n'avais jamais ressenti ça pour quelqu'un auparavant ! " Elle fit mine de vouloir entrer, son interlocutrice faisant un pas de côté pour l'en empêcher. Se concentrer là-dessus. Ne. Pas. La. Laisser. Entrer. " Lui et moi, il y a eu une telle connexion ! Cette façon dont il avait de plonger ses yeux dans les miens, de me sourire comme si j'étais l'unique femme sur cette terre, de me toucher ... " A n'en pas douter, elle revivait la scène dans son esprit chamboulé par les méfaits du pyrotechnicien. " Je vois. Ca devait être absolument merveilleux. " Elle lança une oeillade noire vers le paravent qui dissimulait le coupable. Elle n'avait aucune idée de ce qui l'empêchait de le dénoncer. Parce qu'il le méritait. Un chapelet d'injures aussi coloré que sa mâchoire mal reteintée défila dans sa tête. D'un autre côté, s'il était bien une chose qu'on lui avait enseigné, c'était de rester loyale à la troupe, quoi qu'il advienne. La délation était une traîtrise intolérable, à tous niveaux. " Je pense que c'est l'homme de ma vie. " déclara sentencieusement la blonde. Scylla manqua s'étouffer. C'était trop. Beaucoup plus qu'elle ne pouvait en supporter. " Mais ! Brooke ! Regarde là-bas ! Ce n'est pas lui que je viens de voir passer ? " Aussitôt, la jeune femme pivota vers le couloir bondé où, effectivement, une tignasse brune, de dos, s'éloignait. En tenue de travail. Un technicien. Le pauvre. Un appât de choix. " Par le Lord ! Il faut que j'y aille ! " La dresseuse posa sa main sur l'avant-bras de sa collègue. " Ne fais pas attendre le grand amour. " On était à la limite de la méchanceté. Brooke s'éloigna avec hâte tandis que Scylla claquait le battant. Soit un orage s'annonçait, soit la tempête venait de retomber.

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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Lun 8 Mai - 22:44
Nero avait bondi derrière le paravent avec la vivacité d’un homme qui se sait traqué, Mervyn Kark aurait été à ses trousses qu’il n’eut pas été aussi prompt à se cacher. Il manqua dans sa hâte de tout renverser et ainsi griller toute chance de se cacher. Ce qui eut été fort dommage… Non pas parce que Nero aurait ainsi pu terrasser sa lâcheté masculine en affrontant Brooke et ses espoirs déçus, mais bel et bien car il eut râté le plus beau spectacle - et sans doute le plus rare qu’avait à offrir le Chimeria : les dessous du cygne pâle. Devant lui s’étendait une panoplie de soutien-gorge, et culottes et autres éléments qu’il eut bien été incapable de nommer. Rien qu’il n’est déjà vu porter de pareil par quiconque. Alors c’est donc ça que porte les petites princesses sang-pures. Son imagination galopait à une vitesse aussi hallucinante que les affriolants dessous qu’il avait désormais entre ses mains. Détaillant chaque accessoire, il alla juqu’à revêtir lui même un peignoir de soie, et planquer un soutien-gorge dans sa poche. Pas par fétichisme, juste pour prouver à Lizzie l’existence de tels artifices. « Tu vois, on ne vit vraiment pas dans le même monde, là bas les filles elles portent des soutifs avec de la dentelle, et d’autres fanfreluches ! C’est tout jolie. Ce n’est pas comme chez nous - les romanos - où on va à l’essentiel. » Et quand elle lui rétorquerait «  Tu mens  » il pourrait dégainer le soutien-gorge dans un geste théâtral, et peut-être même lui offrir… Même si - entre nous - soyons réaliste Lizzie pourrait difficilement le remplir. EURK Les seins de Lizzie…. L’inconfort de cette pensée le raccrocha instantanément à la réalité, le rendant un brin plus attentif aux lamentations de Brooke.

Brooke  

Brooke qui allait lui passer la bague au doigt voire la corde au cou s’il ne faisait pas quelque chose, ou plutôt s’il ne disait pas quelque chose. Mais Nero était à court de mots. Après la fermeture forcée de la boite à fun, et le sermon que Jane et sa mère lui avait passé, le Callaghan ne savait plus comment se comporter. Lui, toujours honnête avec la gente féminine, se retrouvait à se terrer derrière un paravent… Bon un très très chouette paravent, qu’il quitta à regret quand la porte claqua de nouveau et que la voie fut libre. Le phénix poussa un long soupir de soulagement, s’achevant en un large sourire avant de se planter devant Scylla en faisant virevolter la soie de son kimono. « 
AH ! Ma sauveuse ! Je te dois une fière chandelle. Qu’est-ce que tu veux en échange ? Je peux t’emmener faire la fête ?
» Il plongea vers son visage, aveugle face aux signaux d’alertes sensoriels qui jaillissait de part en part. Ne comptait que le soutien-gorge dans sa poche, et les rêveries de derrière le paravent. Nero téméraire, Nero inconscient, ne voyait pas les éclairs qui allaient l’occire à son prochain battement cœur.  « Tu veux t’amuser ? » souffla-t-il au creux de l’oreille de la Kark.
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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Lun 8 Mai - 23:52
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Nero & Scylla

Alors que la jeune femme n'esquissait toujours pas le moindre mouvement, elle sentit néanmoins son torse se soulever, cherchant la respiration profonde dont il avait besoin pour faire cesser le tourbillon d'émotions intérieures auxquelles elle était en proie. Scylla aurait décidément fait une bien mauvaise Gryffondor, autant qu'elle s'avérait une piètre Mangemort. Céder aux caprices de ses humeurs n'était pas dans ses habitudes, pour peu qu'elle ne se retrouve pas battue par une tempête sur une plage sordide ou pratiquement emmurée - et étranglée - dans les tréfonds d'une mine. La retenue et le sang-froid étaient maîtres mots dans son univers, quintessence des rumeurs effarouchées, des insultes sur canapé de politesse à coups bas enrobés dans de la soie.

Parlant de l'étoffe délicate, à peine Brooke avait-elle filé vers son lièvre imaginaire et la porte tremblée sur ses gonds derrière elle, que Nero réapparut. Dans un des peignoirs de la rousse. Tourbillonant, tel une fée ballerine sous poudre de licorne. L'enchantement en moins, nous en conviendrons. La Kark devait en tout cas partager ce point de vue, puisque ses prunelles ne s'animèrent ni de malice, ni d'amusement. Elles paraissaient placides, tout comme le reste de son visage de porcelaine. Contrairement à une flopée de ses consœurs du même sang synonyme de perfection, elle pouvait masquer jusqu'aux intentions de ses regards si elle le voulait. Généralement, le moment propice était une péripétie tout à fait malvenue et le temps pour ses pensées de s'emboîter. Comprendre qu'elle devait, inconsciemment, préparer un mauvais coup. Ou tout du moins, le croche-balais de l'ego heurté. Autant dire qu'aucun frisson d'aise ne lui parcourut l'échine quand le technicien se pencha dans un murmure grivois, promesse de bien des maux. Cela tombait bien, elle pouvait lui en jurer quelques-uns, elle aussi. " Nero ... " Un soupir. Effarouché, notre Cygne en cage dorée ? Que nenni. " Nero, Nero, Nero ... " Quel plaisir que de répéter son prénom, qu'elle aurait fait siffler tel un serpent si les consonnes le lui avaient permises. Quoi qu'il n'y en aurait pas eu l'utilité, l'écho malin, presque pernicieux, résonnant parfaitement aux oreilles qui sauraient l'écouter. Elle s'empara de ses joues d'une main, pressant sur ces dernières jusqu'à ce que la bouche du garçon forme un 'o' ridicule, s'accordant parfaitement à sa nouvelle tenue. Et encore, elle ignorait qu'il se trimbalait une de ses dentelles dans la poche. " Je ne sais pas tellement quoi faire de toi. " lâcha-t-elle finalement, la tête légèrement penchée sur le côté tandis qu'elle l'observait. Perplexe. Avec un peu de chance - pour lui -, elle s'en tiendrait à son scepticisme et lui signifierait tout simplement de quitter sa loge. Là résidait le plus raisonnable auquel une dame de son rang pouvait prétendre. D'ailleurs, elle était déjà en train de le relâcher et de s'éloigner, esquissant quelques pas en arrière salvateurs. Dans quelques secondes, elle retournerait à sa coiffeuse et ...

... Le poudrier vola le premier à travers la pièce, droit vers le joli minois du jeune homme. En second, ce fut probablement une brosse à cheveux en ivoire. Ou était-ce cette boîte d'épingle acérées dont le contenu éclata au tout-venant ? Scylla aurait été bien en peine de répondre à cette question. Tout ce qu'elle voyait, c'était ses doigts harponner le premier objet venu et viser la silhouette indolente de son interlocuteur. Son regard n'avait plus rien de tiède : à présent il était fiévreux, embrasé de colère. Nero Turnbull en prenait pour son grade, et certainement pour celui d'autres avant lui. Au hasard ? L'auteur de sa blessure, sans doute, bien qu'Arutha fut le cadet de ses soucis. " Tu viens dans ma loge, pour échapper à notre collègue, à qui tu as promis monts et merveilles, mais que tu fuis sans explications ! Et tu t'imagines que je vais te suivre où que ce soit ?! " tonna-t-elle, prenant soin d'appuyer sur chaque pronom personnel, sans cesser de prendre de l'élan. Heureusement, il ne lui restait plus à portée que des coussins, des bouts de tissus et autres fanfreluches. " Je ne suis ni une lâche ni une traître, moi, Monsieur Turnbull ! Je ne me joue pas des sentiments des autres ! Si tu souhaites 'faire mumuse', alors va donc, sors et trouve-toi une autre poupée de luxe en colifichets ! Mais ce sera l'imbécile que je suis ! " Ses collègues avaient beau lui vanter l'agréable compagnie qu'il était, il se trouvait qu'elle préférait tout à fait s'en passer. Quel manque de respect ! De considération ! C'était donc ça, alors ? Lui aussi la considérait comme une écervelée, tout juste bonne à dresser quelques Fauves grâce à son héritage, à se pavaner en société le reste du temps et, parfois, à se laisser étourdir par de jolis sourires ? Non, c'était assez que cette réputation d'oie blanche ! Mais puisqu'elle n'avait plus rien à lui envoyer, ni au propre, ni au figuré, bibelots et mots lui faisant défaut, elle s'en tint là, pantelante, cheveux en désordre et rouge aux joues. Ainsi que prunelles lançant des éclairs.

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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Mar 9 Mai - 23:38
La réalité de la situation venait de lui sauter à la gorge, ou plutôt aux joues. Le phénix n’avait pas flairé l’arriver du vent contraire qui venait de souffler les espoirs naïfs qu’il nourrissait. Un ouragan venait d’atomiser son plan de fiesta improvisée à base de sourires charmeurs, boutades et autres éléments de son artillerie de charmes. « Je ne sais pas tellement quoi faire de toi. » Nero avait bien mille milliards d’idées à lui souffler, et aucune n’impliquait qu’on lui comprime les joues, ou bien qu’on le lapide. Le Callaghan avait une conception plus concupiscente du traitement que pourrait lui infliger la Kark. Il avait d’ailleurs tenté de lui faire une suggestion, mais son «  Tu pourrais m’arracher mes vêtements pour me punir  » s’était mué en un très néandertalien Ao ai ar er es é en ou iiir  » Pauvre Homme…Non… Pauvre idiot. De l’expérience colombienne, Nero n’avait gardé en mémoire que la facilité avec laquelle il avait sut séduire la circassienne. Le temps aidant à ternir les souvenirs, et créant d’autres vérités, le benêt avait fini par associer Scylla et facile. Grossière erreur, vulgaire erreur qu’il n’avait jusqu’ici jamais commise. Mais jusqu’ici Nero n’avait jamais eu réellement besoin de s’arranger avec la vérité. De se mentir. Il était plus facile de classer Scylla dans la panière des gourdes sang-pures en mal d’amour que de mettre des mots sur cette nuit colombienne.


La riposte de Scylla s’était montrée plus bestiale encore que ses désirs libidineux, plus inattendu encore que tout ce que la sang-pure avait bien voulue montrer d’elle jusqu’ici. Et plus douloureux, aussi. Le poudrier se cracha sur son arcade sourcilière, lui arrachant un tonitruant : « AAAAARG MAIS ÇA VA PAS BIEN DANS TA TÊTE ?   » Il sentit le sang couler le long de sa tempe, mais n’eut pas franchement le loisir de s’en soucier puisqu’il venait de se transformer en véritable cible mouvante. Esquivant certains assauts, s’en mangeant d’autres il n’arrivait même pas à placer les « PUTAIN DE CINGLÉE DE KARK » qui passaient en stéréo dans sa caboche vide.

La grêle cessa soudain de s’abattre sur lui. Faute de munitions comprit-il en un seul coup d’œil vers la mangemort qui continuait de lapider du regard. Un homme raisonnable aurait compris, compris qu’il fallait maintenant faire profil bas, demander pardon, tâcher de s’éclipser sans faire plus de vague… Mais Scarlett Fuller n’avait pas engendré un enfant raisonnable. Le sang Irlandais d’adoption du Callaghan d’adoption avait eu tout le temps de s’échauffer, montant à ses joues, signe annonciateur d’une belle colère. Après tout Nero avait grandi dans une famille où le concours à la mode était de hurler le plus fort, alors…IL N’ALLAIT QUAND MÊME PAS SE LAISSER MARTYRISER PAR UNE PUTAIN DE KARK DE 50 KILOS TOUT MOUILLÉ JAMAIS SORTI DE SON CHÂTEAU, NON ? PAS LUI ! PAS LE LUI LE FILS DE SA MÈRE ! PAS PAR UNE PUTAIN DE KARK ! ET PUIS POUR RIEN EN PLUS ! POURQUOI IL FALLAIT QUE TOUT LE MONDE LUI CASSE LES COUILLES TOUJOURS À PROPOS DES MÊMES HISTOIRES ?

« MAIS T’ES UNE GRANDE MALADE ! TES PARENTS ILS T’ONT TROUVÉE DANS LE NID D’UNE GORGONE ? NON DANS LE NID D’UNE FURIE ? T’ES À MOITIÉE ÉRUPTIF ? C’EST ÇA LE DEAL ? LE HONTEUX SECRET DES KARK ?  » À grandes enjambées il s’approcha de la sang-pure, dont il avait complètement oublié le statut, pour lui coller sous les yeux sa plaie sanguinolente et lui vriller les tympans. « T’ES FIÈRE DE TOI ? ET PUIS C’EST QUOI ÇA ? C’EST COMPLÈTEMENT GRATUIT EN PLUS ! JOUER AVEC LES SENTIMENTS DES AUTRES ? BAH VOYONS ! MOI J’AI RIEN PROMI, J’AI RIEN SIGNÉ ! JE DIS ‘ HEY VIENS ON VA S’AMUSER’ ET JE ME RETROUVE AVEC DES DÉSÉQUILIBRÉES QUI ME POURCHASSENT EN VOULANT M’ÉPOUSER, ET UNE HARPIE QUI TENTE DE ME CREVER LES YEUX AVEC SON MAQUILLAGE ! ON VEUT ÊTRE SYMPA, ON VEUT ÊTRE GENTIL ATTENDRE DE TROUVER LES BONS MOTS POUR PAS FAIRE TROP DE PEINE ! ET VOILÀ ! VOILÀ ! VOILÀ ! J’EN AI RAZ-LA-BAGUETTE ! TU M’ENTENDS SCYLLA ! RAZ-LA-BAGUETTE !  »
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Statut : Mariée à Saïmen Lagides
Métier : Toute fraiche propriétaire du cirque sorcier « Le Chimeria Horror Show » où elle officie en tant qu'acrobate-funambule et Dresseuse de Fauves. Elle a hérité de l'entreprise à la mort de son oncle Thanatos, en novembre 2046
Baguette : Sa compagne depuis plus de douze ans a connu un destin tragique lors de la mission de la Tour des Médias. La nouvelle a été taillée dans du bois de châtaigner, porte en son coeur un poil d'Ayala doré, mesure 18,5 cm & est étonnamment rigide
Epouvantard : Nero recevant le baiser du Détraqueur
Dialogue : [color=#ff6699]

Possède le don du Chuchoteur ♠️ Jeune fille de bonne famille le jour, artiste grandiloquente le soir ♠️ Son nom de scène est le Cygne Pâle ♠️ A un frère jumeau, Hélios, dont la relation fusionnelle qu'ils entretiennent est menacée par tous les changements ayant eu lieu depuis un an ♠️ Se retrouve de moins en moins dans l'idéologie Mangemort, malgré tous ses efforts et la Marque des Ténèbres serpentant dans son dos ♠️ Bien qu'elle soit tout ce qu'il y a de plus mariée, avec l'un des partis les plus prisés du monde magique, elle a eu la stupidité de tomber amoureuse d'un autre. Sang-mêlé et fils du clan Callaghan. ♠️ En tant que Mangemort, elle ne cache pas son allégeance à sa tante, Calliope Kark. Mais vraiment parce qu'il lui a fallu choisir.
Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Mer 10 Mai - 20:33
A guy like you should wear a warning
Nero & Scylla

En d'autres temps, autre époque, le Cirque avait pris l'habitude de résonner de ce genre de scènes dramatiques. Esmé Selwyn, épouse Kark, portée pâle et disparue de la société sorcière depuis plusieurs semaines, avait été la plus grande drama queen que le Chimeria eut porté. Salomon avait cessé de compter les galions qu'il avait dépensé pour refaire le mobilier, tant les crises de colère de sa chère engeance étaient légendaires. Une institution, même ! L'entreprise s'en trouvait bien morne depuis son départ, vingt ans auparavant. Calme. Trop calme.

Bien évidemment, ni feu le patriarche Selwyn et encore moins Thanatos, n'avaient compté sur la jeune Scylla pour prendre la relève. Si douce, si pondérée, si polie ... Un brin ennuyeuse, en réalité. Si un élément naturel avait dû lui être attribué en comparaison, la terre lui aurait très bien correspondu. Placide, constante et presque invisible, au point où on l'aurait foulé du pied sans s'en apercevoir que cela n'aurait étonné personne. Néanmoins, s'il était une particularité de la nature que l'on oubliait, c'était que la terre pouvait se rebeller, trembler et tout fracasser sur son passage. Jusqu'ici, elle n'avait jamais fait mine de céder à ce type d'humeurs. Le pire auquel elle avait prétendu était quelques chimourlages enfantins en cas de frustrantes perturbations dans son quotidien minuté.

On aurait également pu s'imaginer, à raison, qu'au regard des exactions de certains membres de son entourage, de l'indifférence crasse dont on la bardait depuis toujours chez les Kark et des récents événements - telles que les missions sanglantes et l'évaporation totale de sa mère -, le conflit serait bien le dernier endroit où elle irait traîner son tutu. Après tout, la peur et la tristesse formaient une entité dominante, aux tendances sadiques, laquelle aimait s'arranger pour vous tétaniser et vous amollir tant que possible. Et puisque le Cygne Pâle s'était toujours considéré comme un être faible, il paraissait compliqué qu'elle fasse montre d'une autre émotion désagréable que l'agacement éphémère.

Jusqu'ici donc, toute en prévisibilité, enfant modèle et artiste auto-brimée qui semblait se suffire aux choix que d'autres avaient fait pour elle.

" Mais oui ! Vas-y ! Continue de hurler comme ça ! Rameute toute la troupe et même le voisinage des Sept Quartiers tant que tu y es ! " proposa-t-elle à renforts de grands gestes, contournant le visage ensanglanté du garçon, visiblement peu concernée par son état. Donc elle était pourtant responsable. Cela ne paraissait pas l'émouvoir, pas plus que ses braillements intempestifs et sonores. A peine avait-elle tiqué alors qu'il lui balançait sa diatribe en pleine figure, ses prunelles continuant de le foudroyer avec très, très mauvaise humeur. " Il voudrait que je le plaigne en plus ! Le Lord nous protège ! J'aurai tout entendu ! " Ses bras se levèrent, ses mains venant encadrer ses tempes, comme si la situation était tout simplement ahurissante. A ses yeux, en tout cas, elle l'était. " Messire Turnbull change de conquête comme de chemise, Messire Turnbull se promène avec ses petits sourires en coin et ses regards de braise et Messire Turnbull ne comprend tellement paaaaas et il en a tellement maaaarre parce que les gens ils ne comprennent tellement rieeen ! " Non contente d'exagérer ses paroles, elle se moquait outrageusement de lui. Main sur le front en grande tragédienne, balancement de hanches lascif à l'évocation de ses atouts de charme ... Elle ne lui épargnait rien. Dans sa hargne, elle se prenait au jeu du ridicule consommé, soudain très peu soucieuse du port de son menton ou de l'image qu'elle était supposée renvoyer. Et que dire du fait qu'elle continuait à débattre avec un simple basique de rang quatre ? Lequel l'avait verbalement agressé ! D'autres s'étaient retrouvés à Azkaban pour moins que ça. Le pire étant que ça ne lui était même pas venu à l'esprit. " Oh Scyl-la ! Je n'ai rien fait de mal, je n'ai absolument rien à me reprocher MAIS PITIÉ CACHE-MOI PARCE QUE POUR UNE RAISON INCONNUE JE VIENS FUIR CETTE FILLE A QUI JE N'AI RIEN PROMIS ET ME RÉFUGIER DANS TA LOGE SANS MÊME PRENDRE LA PEINE DE FRAPPER ET J'OSE QUAND MÊME ME PLAINDRE D'AVOIR PRIS UN POUDRIER DANS LA TÊTE QUI M'A FAIT UN PETIT BOBO ! LE NOUVEAU PASSE-TEMPS FAVORI DE MESSIRE TURNBULL SERAIT-IL DE JOUER AVEC MES NERFS ?! ME PRENDRAIS-TU VRAIMENT POUR UNE SOMBRE CONNE, TOI AUSSI ?! " Merlin. Quelle crécelle. Les murs en auraient tremblé. De mémoire, elle n'avait plus hurlé de cette manière après quelqu'un depuis ... Et bien ... Jamais. Placidité et constance, n'est-ce pas ?

Elle aurait d'ailleurs pu continuer sur cette lancée si on n'avait pas toqué à la porte. Encore. Mieux valait pour le séant de la costumière qu'elle ne revienne pas pleurer sur son épaule ou elle allait être reçue. " Scylla ? " Sa bouche émit un pop humide alors qu'elle la refermait promptement. Charmelle. C'était Charmelle. La responsable artistique. " Scylla, est-ce que tout va bien ? " Plus rapide qu'un Nimbus, elle fila vers le battant. " Oui ! Oui ! Absolument ! J'ai juste ... " Une excuse. N'importe quoi. Elle en aurait imploré le technicien du regard si elle n'était pas autant focalisée sur cette fichue porte. " On m'a rapporté des bruits et des cris. Laisse-moi entrer, mon coeur, je suis très inquiète. " Et Charmelle allait entrer, parce que rien ne lui résistait, surtout pas une fichue porte. Elle adressa un grand signe de la main à Nero. " Le paravent ! Vite ! Ne sors surtout pas ! " Par toutes les catins de Viviane et ses cousines dévergondées ! A peine le jeune homme eut-il disparu qu'elle s'empressa d'ouvrir, adressant un grand sourire à la blonde. " Qu'est-ce que ... Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que quelqu'un est là ? On t'a fait du mal ? " Les questions se pressaient, malheureusement, pas leurs réponses. Charmelle faisait déjà mine d'entrer. La Dresseuse s'interposa. " Je ... Freya m'a envoyé une beuglante. Une longue beuglante. Elle a voulu me faire une blague. Elle était très mauvaise, comme toujours avec Freya. Elle n'est pas très douée pour ça. Je l'ai ouverte par inadvertance, Sybelle était là, elle a eu très peur et a tout ... Saccagé. " Sybelle, c'était son chat. Une sorte d'hybride aux attributs serpentins que l'on retrouvait régulièrement dans ses quartiers, langue sifflante et queue gondolante. Une horreur qu'elle adorait. " Je préfèrerais que tu ne rentres pas. Elle est cachée derrière le paravent, terrorisée. Il va me falloir un moment pour la calmer. " Charmelle risqua un oeil à l'intérieur, observant ce qui était visible d'un air critique. En effet, le désordre pouvait tout à fait être imputé aux exactions d'un animal en furie. D'ailleurs, à bien y réfléchir, on n'était pas bien loin de la vérité. " Bien. Si tu as besoin d'aide, demande aux moldus en charge du nettoyage. Tu sais où me trouver, bien entendu. " Le sourire de la Kark s'élargit, feignant la plus grande des reconnaissances et des jovialités. " Bien entendu. " Elle referma avant de s'adosser contre le battant, la respiration courte, les veines parcourut de piques d'adrénaline. Elle l'avait échappé belle. Ils l'avaient échappé belle.

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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Dim 21 Mai - 11:16
Ses narines s’étaient dilatées sous l’effet d’une colère que Nero n’avait pu exprimer dans sa pleine incandescence. L’éruption couvait encore en son cratère. Le Callaghan n’avait pas pu en placer une, il avait pourtant essayé. Pour chaque assertion de la Kark il avait une réponse toute trouvée, qu’il espérait pouvoir brailler, mais la furie ne lui laissait jamais en placer une. Tout juste parvenait il à glisser des “ Mais…” excédés avant que la rousse ne continue sa litanie. " Mais oui ! Vas-y ! Continue de hurler comme ça ! Rameute toute la troupe et même le voisinage des Sept Quartiers tant que tu y es ! "
“Mais…” OUI ! QU’ILS VIENNENT J’EN AI RIEN À SECOUER MOI, RIEN À CACHER MOI MADAME. Si faux. Tant de mauvaise foi qui ne pouvait s’épanouir dans les airs. " Il voudrait que je le plaigne en plus !  "   “Mais…” J’AI RIEN DEMANDÉ MOI ! Le Lord nous protège ! J'aurai tout entendu ! "   “Mais…” LAISSE LE DONC DANS SA TOMBE L’AUTRE ENFOIRÉ SANS NEZ ! " Messire Turnbull change de conquête comme de chemise, Messire Turnbull se promène avec ses petits sourires en coin et ses regards de braise "   “Mais…” C’EST PAS TON PUTAIN DE PROBLÈME ÇA ! " et Messire Turnbull ne comprend tellement paaaaas et il en a tellement maaaarre parce que les gens ils ne comprennent tellement rieeen ! "   “Mais PUTAIN…” T’AS TES RÈGLES OU QUOI POUR ÊTRE AUSSI HYSTÉRIQUE ?

Plus frustrant encore qu’une princesse foraine qui vous fait votre fête en vous hurlant dessus, l’arrivée d’une tierce personne dans l’échange qui vous prive de votre droit de réponse. Lorsque Scylla lui avait ordonné de se planquer, il avait failli refuser, avant de se rappeler que c’était typiquement ce genre de réaction qui faisait dire à sa mère qu’il allait sans doute crever avant 30 ans. Il avait trop à perdre dans la bataille pour laisser son orgueil Irlandais. Il s’était déjà grillé en Colombie en étant dans une zone interdite,  autant dire qu’il risquait de passer un très sale quart d’heure si on le trouvait à vociférer dans la loge dévastée de la Kark.

L’attente fut frustrante, quasi douloureuse tant la colère lui faisait froncer les sourcils et serrer les poings. Il détestait ça. Il détestait tout dans cette situation. Il détestait devoir se cacher comme un con parce que se trouver dans la loge d’une petite princesse sang-pure lui était interdit. Foutu hiérarchie du sang de merde.  Il détestait se faire clouer au pilori sans raison. Il y avait certes du vrai dans la plupart des assertions de la chuchoteuse, mais Nero ne voyait pas le problème dans ce qu’elle décrivait comme des agissements abjectes. Oui, il couchait à tout va, et Non ce n’était pas un problème. Il n’avait jamais rien eu de malhonnête dans sa démarche, il n’avait jamais rien promis de plus que ce qu’il avait à offrir. C’était les filles qui se montraient déloyales, en faisant semblant d’être d’accord avec ce qu’il leur proposait, pour ensuite le poursuivre et lui démonter la tête.


La diversion terminée, Nero n’avait plus le coeur à hurler, sa colère éruptive s’était faite froide, comme un grondement souterrain. Il s’échappa du paravent pour taper lentement dans ses mains, offrant une standing ovation à la Kark. “Ah bah bravo ! BRAVO ! Parfaite prestation ! WAHOU ! Ce que j’ai préféré c’est le passage sans transition de furie hystérique à la posture de pauvre petite victime fragile !  ” Il aurait dû se barrer. Pofiter de l'accalmie, pour grommeler des excuses de sous fifre de bon basiques et se casser. Sauver sa couverture, sauver son cul. Mais ça Nero en était bien incapable, dans la débauche de cris à laquelle ils se livraient tous les deux le phénix avait entraperçu quelque chose chez la Kark. Scylla était comme un mur dont la peinture s'effrite révélant une cloison neuve. Nero était un garnement, il ne pouvait que gratter les écailles. “C’est bon, Madame le Cygne Pâle ? Ou peut-être devrais-je dire Princesse Scyl-la ?  C’est terminé ?  ” Question purement rhétorique, à laquelle il ne lui laissa pas une chance de répondre. “ Franchement tu vois, moi je pensais que tu avais un nimbus dans le cul… mais en fait je me trompais complètement ! C’est pas un balais que tu as c’est tous les éclairs de de feu de l’équipe d’Angleterre !  Je ne pensais même pas que c’était possible d’avoir un esprit aussi obtu, même chez les sang-purs ! Alors oui, comme tu l’as dit je saute de meuf en meuf comme toi tu changes de justaucorps à paillettes. Oui, j’adore ça. Est-ce une raison de me hurler dessus comme une putain de lunatique ? JE NE CROIS PAS PRINCESSE ! JE NE CROIS PAS ! Je leur promet rien. Rien du tout, comme je ne t’ai rien promis en Colombie à ce que je sache. Je ne me rappelle pas t’avoir regardé dans le blanc des yeux, et de t’avoir juré un amour éternel, ni demandé de quitter ton coincé de fiancé, pour qu’on fuit ensemble sous le soleil couchant. Mais peut-être que c’est ça le problème ? Alors oui, je t’ai demandé de l’aide. Demandé, pas exigée, tu pouvais très bien me recaler. Et tu sais quoi, Scylla ? Eh bah je me serais très bien démerdé sans toi, comme je l’ai toujours fait. Peut-être que tu t’emmerdes dans ta vie Scylla, mais ça c’est ton problème pas le mien. Tu n’as aucun droit de me reprocher d’aimer ma vie, et d’en profiter, plutôt que de jouer les poupées parfaites dans un monde de gros connards hypocrites. Mais tu sais quoi, Scyl-la, je te souhaite quand même de découvrir que la vie peut-être vraiment fun, et qu’une bonne partie de jambes en l’air juste ce dont tu as besoin. Tu découvriras ça pendant ta nuit de noce, même si, soyons honnêtes, vue la taille de ta bague, ton fiancé a sans doute quelque chose à compenser. ”

Il avait parlé d’une traite, appuyant chaque vulgarité pour choquer un peu plus la Kark. Il avait ponctué sa tirade par un sourire, riant d’une blague que lui seul comprenait. Nero ne savait pas ce qu’il attendait, il savait seulement que la réponse serait à la hauteur de la sienne.
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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Dim 21 Mai - 18:08
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Nero & Scylla

Princesse Scylla. La sueur naît de sa crise de nerfs perlait sur son front, dévalant les courbes de sa mâchoire, endommageant le maquillage magique appliqué à la va-vite. Apparaissaient alors les imperfections d'un visage ordinaire, tout à fait humain, parfaite réplique de la palette d'émotions qu'elle lui avait présenté et qu'elle s'était empressée de ravaler face à Charmelle ; tâche rouge par ici, petite crevasse par là. Le masque se fissurait, dévoilant une nature que l'on s'efforçait de faire oublier au reste du monde. Princesse Scylla. Elle respirait fort, sa tignasse s'emmêlant dans son dos, sa tenue légèrement de guingois. Non, le Cygne Pâle n'avait rien d'une princesse. A tout le moins, la jeune femme avait-elle toujours le geste gracieux, mais plus rien du port altier. Piètre baudruche dégonflée, l'esprit parasité par un millier de signaux contradictoires, elle n'avait guère eu le temps de se remettre de cette nouvelle irruption que la silhouette hargneuse drapée de son peignoir était revenu à la charge. Contre Princesse Scylla.

Et finalement, elle préférait quand il hurlait. Le crescendo d'une voix pouvait être assimilé à une réaction sanguine, résultat d'une colère plus ou moins légitime, tout dépendait du point de vue. Ce genre de débordements restait gérable, entendable. On pouvait toujours se dire que le soufflet retombé, les esprits s'apaiseraient et une discussion civilisée pourrait s'entamer. Mais l'acidité, les sobriquets, le couteau empoigné afin de le retourner dans la plus petite plaie visible, la violence prononcée sur un ton aigre ... Tout d'abord, elle se contenta de l'observer entre ses mèches éparses, les prunelles brûlant de moins en moins à mesure qu'il lui assénait ce qu'il considérait très certainement comme ses vérités. De jugements en conjectures, d'insultes en injures, elle fixait le garçon sans moufter. Puis, elle se redressa. Lentement. Et tranquillement, par petits coups de baguette, elle entreprit de ramasser le désordre qu'elle avait elle-même répandu. Comme s'il s'adressait à quelqu'un d'autre. Comme si elle n'était absolument pas concernée par la tempête verbale qu'il déchaînait sur elle. Elle ne faisait ni mine de l'écouter, ni de s'offusquer de ses paroles, lesquelles auraient valu la potence à plus d'un basique. L'oeil vide, presque bovin, elle se réinstalla à la coiffeuse devant laquelle il l'avait dérangé, réorganisant produits et objets. Là encore, comme si rien ne s'était passé. Peut-être cherchait-elle à raccorder le vernis écaillé de son image avant que les dégâts soient irréparables. Peut-être avait-elle besoin de retrouver un semblant de contrôle, de tout remettre au carré, avant que sa perte de contrôle ne lui paraisse trop préjudiciable. Chacun s'accorderait à trouver la scène ubuesque. Le valet, le représentant du petit peuple, bavant son fiel, pendant que sa Majesté se pomponnait, indifférente.

Un ange aux relents de souffre passa entre eux. Nero avait visiblement terminé. Il attendait. Quoi ? Lui seul savait quelle réplique il attendait de la part de la rousse. Certainement une diatribe dans la même veine, que le sang s'échauffe encore et que son joli rangement reparte s'écraser aux quatre coins de la pièce. Sauf qu'elle se contentait de le regarder. Dans le reflet de la psyché, la tête légèrement penchée sur le côté, la houppette remplie de poudre suspendue en l'air entre ses doigts, elle prenait grand soin de ne pas briser l'atmosphère vorace et tendue. " Retire mon peignoir, s'il te plaît. J'y tiens beaucoup. C'est un cadeau de ma mère. " ordonna-t-elle dans un éclat de calme plus terrible que ses primes vociférations. Son petit doigt lui soufflait qu'il s'en moquait certainement comme de sa première chocogrenouille, de cette histoire de présent et de la personne qui le lui avait offert. Pourtant, à elle, cela lui important. Parce que ce n'était qu'une introduction. " Tu as déjà entendu parler de ma mère, Nero ? " Elle fit mine de réfléchir, la houppette retombant sur le meuble dans un bruit mat. " Evidemment, tout le monde a entendu parler de Black Swan. Le Cygne Noir. Cette Dresseuse si douée, si impressionnante. Son don pour la scène, l'attraction qu'elle exerçait sur son public, son influence au sein même de sa famille. A quel point elle était née pour tout cela, pour hériter du Chimeria. Je crois qu'elle a représenté quelque chose pour les femmes de notre sang, à une époque. Cependant, contre toute attente, elle s'est finalement vendue aux Kark. Elle a troqué sa liberté contre un mariage en bonne et due forme et un statut de femme au foyer. 'Vendue', oui. C'est ce qui se dit. Enfin, qu'importe, elle n'est plus là maintenant. " Elle balaya ces dernières confidences d'un revers de la main. Un sourire creusa ses joues, rehaussant le bleu de l'hématome qui se voyait bien davantage qu'un peu plus tôt et qu'elle semblait avoir oublié. Un sourire dans lequel ne subsistait aucune trace de gentillesse ou de volonté d'apaiser les moeurs. Il était cynique. La crasse sous le vernis. La toile sordide derrière l'oeuvre d'art. " Ce que j'essaie de te dire, c'est que ma mère avait une image. Deux, en réalité. Une avant son mariage, une après. Elle n'était pas, elle représentait. On retient d'elle sa jeunesse flamboyante et son mariage prestigieux. Et c'est tout. Qu'importe qu'elle fut une personne avec des rêves, des ambitions, des peurs et des envies, ça, le monde s'en fiche. Tout comme il se moque éperdument de qui je suis. Est-ce que j'aime mes amis ? Ma famille ? Mon travail ? Le Cirque ? Est-ce que je suis terrorisée le soir, à l'idée que l'on me sorte du lit précipitamment parce qu'Avalon est en guerre ? Est-ce que j'ai l'impression de souffrir avec mon frère lorsque, pendant l'un de ses combats, un sortilège lui arrache un morceau d'oreille ? Est-ce que je préfère la bieraubeurre ou le whisky pur-feu ? Toutes ces questions existentielles te donnent envie de rire, n'est-ce pas ? Parce que tu t'en fiches, toi aussi. Parce que les réponses ne t'intéressent pas. Parce que je suis, pour toi, la Princesse Scylla, avec tous les éclairs de feu de l'équipe d'Angleterre coincés dans le fondement. " C'est ce qu'il avait vu d'elle, ce qu'il avait entendu et ce qu'il avait embrassé en Colombie. Pas elle, la personne, mais elle, l'image. Un constat réaliste qui la heurtait plus qu'elle ne l'aurait cru, lui arrachant une grimace contrite. " La vie n'est pas fun, Nero. Pas quand on naît avec le mauvais genre, seulement pour combler les aspirations des générations précédentes afin de les reporter sur les suivantes. Il n'y a rien de 'fun' à se demander chaque instant à quelles fins la prochaine personne que vous croiserez dans la journée tentera de vous utiliser. Il n'y a, vraiment, rien de 'fun', crois-moi. Et toutes les parties de jambes en l'air de ce foutu monde n'allègeront pas le poids de mon hérédité, et encore moins de mon image. " Même si elle n'en voulait pas. Même si elle n'avait rien demandé. Surtout pas à lui. " Tant mieux pour toi si ton existence est une fête perpétuelle. Et je te remercie de m'en avoir donné un petit aperçu en Colombie. C'était un agréable interlude. "

Renonçant au maquillage pour le moment, elle se leva et cette fois, ce fut elle qui trouva refuge derrière le paravent. Il fallait qu'elle se change. Son costume l'oppressait. Ses mains fébriles peinaient à défaire les attaches, agrippant l'étoffe avec difficulté. Elle se sentait affreusement vide et vivante à la fois. Si Turnbull avait cherché à la choquer, histoire de venger ses abus et, allez savoir, peut-être pour confirmer les rumeurs sur sa bêtise et sa candeur crasses, il avait tapé à côté. A la place, il n'avait obtenu que des confidences d'une sincérité criante. Le genre qu'elle ne s'était jamais autorisée jusqu'ici. Pour ce que ça importait.

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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Dim 21 Mai - 22:20
Il avait envie de la secouer.
La prendre par les épaules et ébranler tout son être, pour qu’enfin la petite poupée Kark ouvre les yeux. Pour qu’enfin princesse Scylla se réveille. Il fallait qu’elle cesse, cesse de se comporter comme cette espèce de pantin bizarre qui rangeait tout calmement comme un infero. Comme habitée par rien, comme simplement façonnée par d’autres. Le Callaghan pensait qu’une fois qu’elle prendrait la parole, Scylla stopperait son numéro mais non.

Nero ôta le peignoir dans de grands mouvements de soie. Opposant sa brusquerie au calme polaire de la sang-pure, il jeta le précieux kimono sur le canapé. Le sang-mêlé avait envie de faire exploser quelque chose, à défaut d’avoir son boom salvateur, il se vengeait sur les soieries. L’ire qui l’habitait montait crescendo, amplifié par le rallentando de la Rousse. Leurs tempos s’opposaient, la dissonance de leurs accords explosait dans l’étroite loge.

Il écoutait sans rien dire, auditeur nerveux qui la bouclait pour ne pas exploser. Pour ne pas lui dire de fermer sa putain de gueule de sang-pure. Pour ne pas hurler que chacune de ses paroles lui donnaient un peu plus encore de crever sa putain de famille. Putain de Kark.

Esmé Kark ne lui inspirait rien, à peine ce qu’on lui avait enseigné pour le bien fondé de cette mission. Même maintenant que Scylla racontait la petite vie de génitrice, il n’en avait rien à carrer. Esmé Kark n’était pas une pauvre victime, pas une pauvre petite chose coincée dans un mariage forcé. Non, Esmé Kark à l’instar des autres Selwyn avait ravagé les villes moldues en les livrant en pâture à ses monstrueux bébés. Sa mère, que Scylla semblait vénérer, Nero la voyait telle qu’elle était : une putain de mangemort. Une meurtrière. C’était à cause de d’être comme elle, qu’Eireann était morte. À cette seule pensée, son cœur se serra. Déjà piqué au vif, Nero se sentait atteint en sa chair. Il n’était plus question pour lui de défendre son droit à niquer à tout va, mais de défendre belle et bien une idéologie.

Vendue. Troquer sa liberté. De biens grands mots que Scylla utilisait sans savoir, son ignorance crasse de la réalité du moment, accentuait l’envie de Nero de la secouer dans tous les sens. Savait-elle ce que ça faisait vraiment d’être vendue ? De monter sur une estrade dans l’expectative d’être acheté ? D’entendre son être être mis à prix ? Se savoir acheter pour trois gallions et deux noises, et s’estimer heureux, parce que c’était toujours mieux que la mort ? Lui l’avait appris, pas expérimenté mais découvert en écoutant des moldus fugitifs recueillis par l’Ordre. Osait-elle vraiment comparer un mariage avec les mise aux enchères des moldus ? Putain de Kark.

Les jointures de ses poings serrés se faisaient ivoire, alors qu’il écoutait la suite de la complainte du cygne pâle. Pauvre petite princesse Kark, dont personne ne se soucie de l’avis. Pauvre petite princesse qui pense sa vie compliquée parce qu’elle est une femme. Nero pour avoir eu le droit toute sa vie à un récit des guerres civiles savait parfaitement que le sexisme de la société mangemort n’était pas aussi stricte qu’il ne le laissait voir. Preuve en était, les mangemorts avaient choisi pour leader une femme : Wilhelmina Salamander-Kark. Elle s’était certes mariée, elle avait certes eu des enfants, mais elle avait surtout eu une carrière politique et feutrière aussi éclatante que n’importe quel autre sociopathe mangemort pourvu d’un service trois pièces. Alors ses lamentations Scylla pouvait bien se les garder, il n’avait pas de compassion pour une lâche sang-pure de son espèce.



La crispation de son visage en accentuait chacun de ses plis, alors que Nero accueillait la nouvelle leçon de vie que Scylla tentait de lui inculquer. La vie n’est pas fun. S’il n’avait pas été aussi étranglé par la colère, sans doute que la remarque lui aurait arraché un rire nerveux, voir un bon fou rire. La vie n’est pas fun, comme s’il ne le savait pas. Comme s’il ne l’avait pas compris dès sa naissance au milieu des bois sous la pluie, que la vie pour lui ne serait jamais vraiment totalement fun. Quand bien même sa naissance n’aurait pas suffit, vivre en fugitif bercé dans la peur étouffée d’être découvert et mise à mort à chacun instant, lui avait comme mis la puce à l’oreille. Et puis il y avait eu 2030, et des linceuls en seuls présents pour célébrer ses sept ans. Elle se plaignait d’être née avec le mauvais genre, il était né avec le mauvais sang. Elle risquait l’opprobre et le déshonneur en désavouant les carcans de la société patriarcale, il risquait la mort pour le simple fait d’exister. Nero avait appris la résilience avant de jeter son premier sort, avant même de lire. Il fallait jouir de tout, ou c’était crever. Crever de chagrin, abandonner, les laisser gagner. Il fallait jouir de tout pour se rappeler chaque instant qu’il y avait mille milliards de raisons de se battre.

À force de fréquenter tous les circassiens du Chimeria, Nero avait presque oublié le gouffre qui le séparait de cette société mangemort. Il se trouvait de nouveau au bord du précipice, un abysse insondable que même le décolleté avantageux de Scylla ne pourrait jamais combler. Il allait enfin lui répondre quand elle le congédia presque, à la manière d’une reine lassée de son bouffon. Elle se réfugia derrière son paravent peu soucieux comme la dernière fois qu’il ait lui aussi des choses à dire. Putain de Kark. Il aurait pu sortir. Il aurait dû sortir, laisser derrière lui cette dispute et cette putain de Princesse Scylla. Mais pour lui rien n’était fini, rien ne serait fini tant qu’il ne se serait pas déchargé de cette boule de sentiments qui l’habitait. Écrasant, ou plutôt explosant la bienséance mangemort qu’il abhorrait, Nero passa derrière le paravent pour toiser Scylla de toute sa colère.  
« Cette conversation n’est pas terminée. Tu crois sincèrement que tu peux me donner des pseudos leçons de vie, alors que tu ne sais strictement rien de ce que j’ai vécu, ou endurer ? » Il se força à s’arrêter, à prendre une grande inspiration moins pour ménager l’effet dramatique, que pour s’empêcher de lui cracher à la gueule qu’il était un putain de sang-mêlé. Pour éviter de lui expliquer que les petites frayeurs qu’elle avait depuis quelques mois à l’idée qu’on vienne la déranger dans son lit à baldaquin parce que son monde risquait de s’effondrer, lui les avait toujours côtoyées. « Tu sais ce qui est le plus horripilant avec toi Princesse Scyl-La ? Ce n’est pas tant que tu te permettes de donner des leçons, non. Non, le plus horripilant c’est que tu penses réellement que tu n’as pas le choix, que tu es une pauvre petite chose condamnée à une vie qui ne lui plait pas. Prisonnière. Oh ! Je ne dis pas que tu n’as pas de raison d’être malheureuse, je pense vraiment que si j’étais la petite fille de Mervyn Kark, j’aurais envie de m’ouvrir les veines.  Mais, tu sais quoi, Scylla ? BREAKING NEWS ! Tout le monde a toujours le choix. C’est ce qui fait de nous des humains, c’est ce qui définit l’humanité. Je ne dis pas que c’est facile, je te dis que si tu ne veux vraiment pas de cette vie, tu as le choix. Le choix de te battre pour être autre chose, sortir du cadre qu’on t’impose. Tu n’aimes pas cette société ? Tu ne veux pas être traitée comme la pauvre gourde que tu parais être ? Eh bien bats-toi ! Fais quelque chose pour ça change. T’as au moins essayé avant de te lamenter ? Pfff bien sûr que non… Tu sais ce que je pense Princesse Scyl-la ? Je pense que tu te complais dans ton petit malheur, je pense que tu préfères jouer les pauvres petites poupées ballotées par la vie, plutôt que d’avoir le courage d’être qui tu veux. Eh bien, désolé je ne suis pas comme toi. Moi, je me bats et je me battrai toujours.  »
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Age : Vingt-trois ans
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Baguette : Sa compagne depuis plus de douze ans a connu un destin tragique lors de la mission de la Tour des Médias. La nouvelle a été taillée dans du bois de châtaigner, porte en son coeur un poil d'Ayala doré, mesure 18,5 cm & est étonnamment rigide
Epouvantard : Nero recevant le baiser du Détraqueur
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Possède le don du Chuchoteur ♠️ Jeune fille de bonne famille le jour, artiste grandiloquente le soir ♠️ Son nom de scène est le Cygne Pâle ♠️ A un frère jumeau, Hélios, dont la relation fusionnelle qu'ils entretiennent est menacée par tous les changements ayant eu lieu depuis un an ♠️ Se retrouve de moins en moins dans l'idéologie Mangemort, malgré tous ses efforts et la Marque des Ténèbres serpentant dans son dos ♠️ Bien qu'elle soit tout ce qu'il y a de plus mariée, avec l'un des partis les plus prisés du monde magique, elle a eu la stupidité de tomber amoureuse d'un autre. Sang-mêlé et fils du clan Callaghan. ♠️ En tant que Mangemort, elle ne cache pas son allégeance à sa tante, Calliope Kark. Mais vraiment parce qu'il lui a fallu choisir.
Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Lun 22 Mai - 22:59
A guy like you should wear a warning
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La jeune femme était tout à fait persuadée d'être dans son bon droit. Ce qu'elle avait énoncé n'était jamais que le reflet exact de tout ce qu'on inculquait aux gamins de sa génération, et ce, depuis qu'ils étaient en âge d'assimiler une phrase 'sujet-verbe-complément', le tout saupoudré avec un tout petit peu de réflexion personnelle - car elle doutait fortement que l'on enseigne désormais la pensée propre à Poudlard. Martelé à coups d'affiches, d'ondes, de grands discours, de rassemblements, le discours de la société Mangemort ne vrillait jamais de sa ligne directrice. Et parce qu'elle était la petite-fille de Mervyn Kark, elle en avait soupé encore plus qu'à son tour. Ah Mervyn ... Elle éprouvait autant de crainte que de respect pour l'idole sans réel visage, ombre pesante sur les arrières de son clan, qu'il représentait à ses yeux. Son jugement était biaisé, tout comme pour n'importe lequel des membres de sa famille. Elle avait beau savoir qui ils étaient, ce qu'ils avaient fait, voire sacrifié pour être les vainqueurs d'aujourd'hui, elle ne remettait en cause aucun de leurs agissements. Elle les admirait pour cela. Elle aurait voulu être leur ressembler un peu plus. Elle aurait voulu que son nom résonne davantage comme celui de Willhelmina Salamander-Kark - le Lord ait son âme -, ou d'Elena Kark. Seulement, elle n'avait ni leur prestance, ni leur ambition. Du moins, on s'était bien chargé de lui faire comprendre que la concernant, la chose était tout à fait inenvisageable. Elle ne dirigerait jamais rien. Alors une faction ou une horde de bêtes meurtrières ? Va te rhabiller, pâle petite copie sans substance ni existence.

Car ainsi tournait le monde, son monde, et il était très bien ainsi. N'est-ce pas ? Que devraient-ils changer ou améliorer, au juste ? Fomenter un pacte avec ces utopistes de terroristes Phénix, lesquels se terraient comme des rats et ne trouvaient rien de mieux pour se faire entendre que de se faire sauter dans des Mines ? Laisser la Nouvelle Inquisition libérer la masse de moldus afin qu'ils se précipitent sur leurs bombes 'nulléaires" et détruisent leur belle planète pour de bon ? Ridicule.

Ignorante, surtout. Ou particulièrement bien formatée, tout était relatif.

Aussi ne comprit-elle pas que le garçon revienne à la charge au lieu de prendre congé, ainsi que la bienséance l'aurait exigé. Aucun jeune homme de son entourage ne se serait permis de la rejoindre derrière l'intimité relative de trois bouts de bois et d'un morceau de toile, alors qu'elle était sur le point de se changer. Cela dit, aucun n'aurait osé lever la voix contre elle non plus ; au mieux, le plus téméraire aurait-il braillé avant d'appeler papa à la rescousse. Sourcils froncés, pivotant pour faire face à son interlocuteur toujours aussi remonté, elle ouvrit la bouche. La referma. Offusquée. Puis courroucée. " Des leçons ?! " échappa-t-elle, profitant de sa très - trop - brève pause. Mais de quoi parlait-il, bon sang d'une baguette en bois ? Elle n'avait fait que lui relater une réalité connue de tous et dans son immense générosité qui aurait rendu Tante Callie fière de son ouaille, une sagesse à laquelle sa colère semblait lui avoir fait échapper. Il aurait dû la remercier et non s'en sentir vexé ! Retourner toutes ses affirmations contre elle, la Princesse Scyl-la, la victime, la faible, la, la ... Ses joues se colorèrent d'une nouvelle couleur de rouge, encore plus profond, sans qu'elle sache si c'était dû à la gêne ou à la colère. La bûche Kark se regonflait à vue d'œil. Qu'importe qu'il eut tort ou raison dans toute sa tirade, il touchait point sensible après l'autre. Il lui renvoyait de mémorables scènes encore douloureusement cuisantes, parfois des années plus tard. Par flash succincts, elle se revoyait enfant, à pleurer entre ses genoux parce que Freya lui avait tiré les cheveux et sa mère l'exhortant à par le Lord, cesse ces sanglots ! Ma tête ! ; au Collège, larmoyant toujours parce que son père avait envoyé une magnifique robe neuve à son frère pour ses examens et à elle, même pas un mot, pendant que Rowena la secouait pour qu'elle lui écrive une beuglante, à ce sale con ; au Manoir, écoutant des musiques mélancoliques du dernier groupe à la mode, chouinant toujours que le grand amour n'existe pas pour elle, parce que bah, c'est que dans les contes de Batilda Oderose, ça, Sissi disait Ashley en haussant les épaules ; à Aberfan, sanglotant parce que son père l'avait mise à terre et que ses hurlements ne lui avaient même pas arraché une grimace de dégoût.  Et ce n'était qu'un tout petit échantillon de toutes les scènes d'un ridicule consommé qui lui traversait actuellement l'esprit.

Tout compte fait, Scylla Kark était peut-être, éventuellement, tout à fait, l'archétype du martyr. Si l'on exceptait que nul ne la canoniserait à sa mort, étant donné que la seule chose qui la démarquait du reste de ses congénères était un don héréditaire, dont la plupart des gens de son rang se dégoutaient.
Ce constat lui donna l'impression qu'un doloris venait de la secouer des orteils à la racine des cheveux. L'horrible cliché selon lequel les bons mots, de la bonne personne, pouvait vous faire virer le bord du navire, se vérifiait donc en-dehors des soap de la TVM. Un goût de bile lui remonta dans la gorge. Hélios aurait pu le dire. Ou Salomé. Ou Ashley. Ou Rowena. Ou Thanatos. Ou n'importe lequel de ses proches bien intentionné. L'aurait-elle entendu ? Aurait-elle été percutée à ce point, tandis qu'elle vacillait au discours d'un quasi parfait inconnu ? Et si, là, maintenant, à l'instant T, toutes ces questions, elle s'en tamponnait l'oreille avec une ballerine ?

Avant qu'il n'eut le bon goût de se remettre à déblatérer, certaine qu'elle n'en supporterait pas davantage, elle combla la distance qui les séparait et l'instant d'après, une main sur la nuque du basique, l'autre barrant ses lèvres, elle le força au silence. " Arrête ! Arrête ! Arrête ça ! Par pitié ! Cesse de parler une seconde ! " Soudain, elle semblait partagée entre une panique naissante et l'agacement. " Merlin ! Pourquoi tu ne renonces pas ? Pourquoi tu ne sors tout simplement pas d'ici ? Qu'est-ce que tu attends de moi ? Tu es pénible ! Agaçant ! Emmerdant même ! " Elle déglutit avec peine, s'écartant d'un coup, comme si elle réalisait la portée de son geste. Elle l'avait un peu bâillonné tout de même. Cependant, elle se sentait bouillir également, preuve en était de son langage un peu moins châtié. " Je ne sais pas quel combat tu mènes, parce que tu as raison, je ne te connais pas. Mais toi non plus, merde ! C'est bien joli sur le papier. 'On a toujours le choix'. Une belle phrase écrite sur les murs des toilettes de Poudlard, tiens ! Sauf que, dans la pratique, quand on choisit quelque chose, on doit toujours renoncer à une autre ! Voire à tout ce en quoi l'on croit ou tient ! Lutter ? Mais contre quoi ? Qui ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui te dit que je ne le fais pas déjà contre des choses qui t'échappent ? Je me complais dans mon petit malheur ? Peut-être ! D'accord ! Oui ! C'est plus facile ! Ce que je connais le mieux et le moins dangereux ! Voilà ! Tu es content ? " Ses doigts s'étaient mis à brasser l'air devant elle, décrivant des courbes hasardeuses. Evidemment, la dernière interrogation était une pure rhétorique. La machine s'emballait tellement qu'elle ne maîtrisait plus ni ses paroles, ni ses gestes. Le Cygne Pâle perdait le contrôle. " Tiens, puisque tu parles du pire, tu sais ce qui l'est, chez toi ? Visiblement, tu ne m'aimes pas beaucoup ! D'accord, grand bien te fasse ! Quoi que je t'entendais moins te plaindre quand tu avais ta langue au fond de ma gorge ! Mais non, le pire, c'est quand je te vois m'accuser de te faire la leçon, pour ensuite sortir ton bâton de sale gosse pour me piquer le lard avec tes grandes phrases, franchement, ça me sidère ! Sainte Mangouste qui se fout de la Clinique ! Le Grand Sauveur Turnbull ! La bonne âme venue ouvrir l'esprit et les cuisses de toutes les jolies demoiselles en détresse d'Avalon ! Allez Scyl-la ! bat-toi, ô grande guerrière ! Affirme-toi ! Deviens quelqu'un ! Et qu'est-ce qu'on s'en moque que toute ta famille te renie et que tu finisses à vendre ta virginité dans les bas-fonds de Londres, hein ! Tu seras libérée ! Délivrée des carcans ! Sus à la bague en diamant de ton fiancé ! Et bah, tu sais quoi ? Je me demande si tu n'y mets pas autant de peine depuis tout à l'heure parce que non content d'avoir un caractère de doxy, tu ne serais pas un peu vexé ! Vexé que justement, peut-être pour la première fois de ta vie, une fille te tourne le dos sans te demander de lui faire son affaire, qu'elle ne renonce pas à toute dignité pour toi et ne te court pas après en te réclamant un amour éternel ! Que sa gentillesse de ne pas te dénoncer ne soit pas juste ... Désintéressée ! Voilà ce que je pense ! Est-ce que ça sonne toujours comme la victimisation de la Princesse des Lamentations ou est-ce que l'adversaire est enfin à ta taille ?! " En d'autres termes, bonjour, je m'appelle Scylla, j'ai quatre ans, la colère et le melon sorti de nulle part. Bon, il n'allait pas tarder à la faire redescendre, de toute façon.


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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Mer 24 Mai - 18:13
Elle était cinglée. Complètement cinglée. Comme sa mère. Comme son père. Comme sa tante. Peut-être même comme son grand-père… Difficile de ne pas trouver Scylla Kark surprenante, quand cette dernière passait sans transition d’une émotion à l’autre. Pire qu’un nimbus dérèglait, la Sang-Pure oscillait dans les extrêmes. Tantôt polaire, tantôt explosive. Pour un homme aussi simple et aussi constant dans sa bêtise que Nero, l’expérience était déconcertante, mais aussi ne le cachons pas agaçante. Putain de Kark Chacune de ses interventions était un spectacle, un tout nouveau show. De l’inédit. Après la reine des glaces, la furie meurtrière, il avait le droit au charretier écarlate. Scylla se lâchait, mais le Callaghan était trop colérique pour apprécier le changement, tout juste le remarquait-il alors qu’elle déblatérait des inepties.

Et puis il y eut la bêtise de trop. Celle qui chiffonna ses traits en une grimace goguenarde douloureuse tant elle était forcée. Un rire tonitruant s’échappa de ses lèvres comme un soufflet adressé à la rouquine.  « Vexé ?  » Son rire reparti de plus belle, un emprunt de rire nerveux, rien de libérateur. Un rire qui cachait un mensonge qu’il ne pouvait formuler à voix haute, tant il sonnait déjà creux dans sa tête. Nero ne s’était pas senti vexé, ou humilié que Scylla ne cherche pas à le revoir, ni même qu’elle ne lui adresse à peine à la parole les quelques rare fois où ils s’étaient entraperçus. Non, pire que la vexation, Nero avait été déçu. Plutôt crever que de l’admettre. La meilleure réaction était encore de rire, de se foutre de cette situation qui n’avait aucun sens. « Merlin ! ah oh Morgane !  » Il reprit difficilement son souffle, le visage douloureux d’avoir chiffonné de plus belle ses traits crispés. « Par les slips troués de Mérope, tu es vraiment, mais alors vraiment EGOCENTRIQUE ! Tu crois vraiment que c’est la première veste que je me prends dans ma vie ? Mais ma petite princesse, des râteaux, des vents, je m’en suis pris des milliers avant toi. Et tu sais quoi ? Ça m’en touche une s’en ébranler l’autre. Alors non, clairement, je ne suis pas vexé ou quoi que ce soir d’autre ! » FAUX ! « Tu sais quoi, Princesse ? J’étais même soulagé ! Vraiment soulagé, parce que t’es mignonne, mais je me suis rendu compte après avoir dessaoulé que tu ne méritais franchement pas que je me cogne tout le drama qui t’entoure toi et ta foutue famille !  » Si faux ! Son index furibond pointait sur le visage de la chuchoteuse la hargne qu’il réservait d’habitude à Mervyn Kark. Connard.  Très mauvais calcul, servi par une bonne tranche de mauvaise foi, puisque trente minutes plutôt il proposait à Scylla d’aller s’éclater. « Et maintenant que je te vois telle que tu es vraiment, et bah franchement je suis SACRÉMENT SOULAGÉ QUE TU ME TROUVES PÉNIBLE AGAÇANT, EMMERDANT !  » Il s’était remis à hurler sans raison apparente, si ce n’est que le simple fait de reformuler les insultes de Scylla décuplait son ire Plutôt crever que l’avouer ça. « Parce que moi je n’ai pas besoin d’une Rousse pourrie gâtée complètement paumée qui aime tellement vivre dans le drame qu’elle préfère avoir une vie pourrie d’utérus sur pattes plutôt que de se battre pour avoir la vie qu’elle veut.  Pas besoin d’une petite princesse sang-pure jamais sortie de son château qui pense que tous les contes qu’on lui a sortie gamines sont vrais. Sérieusement ? Vendre ta virginité à Londres ? Mais dans quel monde tu vis ! Comme si tu n’avais pas d’amis pour t’aider, comme si déjà ta famille te renierait comme ça ! Et quand bien même, il te resterait ton oncle, comme si Thanatos te laisserait crever dans le caniveau. Tu t’inventes des problèmes parce que tu es trop lâche, ou trop paresseuse pour sortir des jolies sentiers bien rectilignes qu’on a tracé pour toi. Les filles comme toi, elles n’ont aucun intérêt pour moi.   » Faux, sans quoi il serait parti dès la première lapidation. Ce n’était pas son honneur que Nero défendait ce soir. Non, il se battait pour quelque chose qui lui échappait complètement. Quelque chose d’indicible. Il fut parcouru d’un frisson, alors qu’il restait pourtant planter devant la Kark, attendant le prochain assaut sans savoir exactement pourquoi. Terrifiant.
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Baguette : Sa compagne depuis plus de douze ans a connu un destin tragique lors de la mission de la Tour des Médias. La nouvelle a été taillée dans du bois de châtaigner, porte en son coeur un poil d'Ayala doré, mesure 18,5 cm & est étonnamment rigide
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Possède le don du Chuchoteur ♠️ Jeune fille de bonne famille le jour, artiste grandiloquente le soir ♠️ Son nom de scène est le Cygne Pâle ♠️ A un frère jumeau, Hélios, dont la relation fusionnelle qu'ils entretiennent est menacée par tous les changements ayant eu lieu depuis un an ♠️ Se retrouve de moins en moins dans l'idéologie Mangemort, malgré tous ses efforts et la Marque des Ténèbres serpentant dans son dos ♠️ Bien qu'elle soit tout ce qu'il y a de plus mariée, avec l'un des partis les plus prisés du monde magique, elle a eu la stupidité de tomber amoureuse d'un autre. Sang-mêlé et fils du clan Callaghan. ♠️ En tant que Mangemort, elle ne cache pas son allégeance à sa tante, Calliope Kark. Mais vraiment parce qu'il lui a fallu choisir.
Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Sam 27 Mai - 0:31
A guy like you should wear a warning
Nero & Scylla

La sang-pur s'était littéralement figée. Elle n'avait pas dit ça, n'est-ce pas ? Non, elle avait dû le penser tellement fort que les mots avaient fait écho dans sa tête, rien de plus. Il n'était pas Merlin possible qu'elle vienne de se vanter à voix haute d'être davantage pour Turnbull qu'une petite pause langoureuse dans un pays chaud. Non. Si. Pour une jeune femme qui possédait normalement la fierté d'un bulot atteint de mal de mer, elle ne se mouchait pas du coude. D'ailleurs, il était peut-être temps de redescendre de son piédestal, au risque que ce soir, ce soit le reflet de Cassandra Zabini qui lui apparaisse dans le miroir. Nero s'y employait en tout cas. Elle n'était pas la seule à manquer s'étouffer avec son outrecuidance. Dommage, elle ne pouvait pas s'empourprer davantage et, considérant qu'on était dans ses quartiers, prendre la porte aurait été un point incohérent. Quoi que ... C'était tentant. Très tentant. Filer à l'anglaise avant d'échapper une bourde supplémentaire, ça se laissait considérer, non ? Non. Retrouvant un semblant d'aplomb, et parce qu'elle avait bien l'intention d'assumer sa bêtise crasse jusqu'au bout - soit, tout plutôt que de céder un pouce de terrain à ce Gryffondor raté -, elle croisa les bras sous sa poitrine, un sourcil arqué au-dessus de son menton haut. Ses lèvres étaient à présent si pincées qu'aucun fard n'aurait pu dissimuler leur blanchiment colérique. Tandis qu'il répétait son qualificatif, elle lâcha un : " Vexé ! Parfaitement ! " bien plus assuré qu'elle ne l'était réellement. Le rire du garçon lui vrillait littéralement les oreilles. Pas parce qu'il était à mi-chemin entre la souris asthmatique et le poivrot de la taverne du coin, mais car il lui rappelait toutes les moqueries avec lesquelles elle avait grandi. Car il voulait la rabaisser jusqu'au parquet qu'ils foulaient, la faire plier et ployer telle une branche morte. Jusqu'à ce qu'elle rompe, casse et s'effondre. Aucune chance. Elle ne se laisserait pas faire. Si son père ne l'avait pas eu, alors personne ne l'aurait ! Jamais !

Dans son malheur, Scylla aurait dû avoir de la chance : elle y était si habituée, qu'elles soient ouvertes ou murmurées dans son dos, qu'elle avait depuis longtemps appris à en faire fi. 'Aurait dû' puisqu'elle devait reconnaître que bien qu'elle ne se considéra ni particulièrement égocentrique - Par le Lord ! Ce crétin n'avait jamais rencontré Freya, foi de Kark ! -, ou pourrie gâtée ou quelque gentillesse qu'il lui cracha au visage, elle sentait la petite fille tapie au fond de son être verser quelques sanglots, se recroqueviller dans l'espoir de se fondre entre les murs. La gamine qui courrait se réfugier entre les bras de son jumeau, tellement plus intelligent, tellement plus fort, tellement plus digne qu'elle et sa soeur, sa douce et délicate cadette qui pleurait. Tout le temps. Pour tout. Nero Turnbull lui faisait du mal. A dessein ou non, pour ce que ça importait. Sauf qu'elle ne voulait plus être cette enfant qui subissait. Pas devant cette incarnation de la violence - presque - gratuite. Parce qu'il touchait plus que son ego, quelque chose qu'elle ne s'expliquait pas et qui l'empêchait d'ameuter les vigiles, elle serra les poings, un grondement sourd, presque animal, s'échappant de sa gorge. Une masse remua au fin fond de ses entrailles, profitant qu'on la réveille pour ouvrir un oeil brillant et dévoiler des crocs chimériques, avides de sang. Une part de la jeune femme se glaça d'effroi tandis que l'autre balaya cette émotion. La Chuchoteuse s'emparait des rennes, prête à chevaucher toute la rage du monde. " Alors, qu'est-ce que tu fais encore là ? " cracha-t-elle comme il terminait son énième semonce, remplie de certitudes tronquées et de stupidité chronique. " Tu vois la porte, Turnbull ? Elle t'attend, prend-la ! " Toute trace de calme avait déserté sa voix et à nouveau, elle faisait un pas vers son adversaire, une lueur inquiétante au fond de ses prunelles. " Casse-toi ! Dégage ! Sors de ma loge et de ma vie. Un petit effort, allez ! Tu prends tes clics, tes claques et ta grande bouche et tu vas aller baver sur quelqu'un que ça intéresse ! " Il ne manquait que le fouet pour appuyer les claquements de ses paroles. Heureusement pour lui, il était sagement posé sur une commode un peu plus loin. " Parce que tu vois, Turnbull, moi je n'ai pas besoin d'un ersatz de preux chevalier tombé de son âne pour me ramener tout le drame de sa misérable vie sexuelle jusqu'à mes appartements ! Je n'ai pas besoin d'un gamin coincé dans un corps d'homme, immature et décérébré complexé par son rang inférieur pour me rappeler qui je suis censée être alors que lui-même n'a pas la moindre idée de la raison pour laquelle il a atterri dans ce bas monde ! Je n'ai pas besoin de ta frustration, de ton avis, de tes fantasmes ou de tes représentations étriquées ! Tu comprends ? Je n'ai pas besoin de toi ! Je n'aurai jamais besoin de toi ! " Elle ne se contenta pas de pointer un index accusateur, non, elle l'enfonça carrément dans le plexus du pyrotechnicien, soudain peu soucieuse d'outrepasser les règles de bienséance. Et à chaque syllabe, elle tapait un peu plus fort, à se le presque plier en deux. " Alors, j'attends ! QU'EST-CE QUE TU FAIS ENCORE LA ? " Désormais, elle se moquait bien de rameuter tout le Cirque à nouveau. Il fallait qu'elle le hurle une bonne fois pour toutes. Elle ne savait pas très bien pourquoi, d'où venait cette satisfaction qu'elle en retirait, surtout celle de le frapper, au sens propre comme au figuré, de son doigt et en mots. Une vengeance. Un coup rendu pour tout ceux qu'il lui avait donné. Puisqu'il se pouvait, éventuellement, que bien qu'il ne partage pas du tout son sentiment, elle ait éprouvé plus qu'une attirance de chair pour lui. Imbécile.

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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Mar 30 Mai - 22:57
Elle avait l’air terriblement constipée avec ses joues rouges et ses lèvres pincées. Si cette idée traversa l’esprit taquin du Callaghan elle ne lui arracha même pas l’esquisse d’un sourire.  L’heure n’était plus à la boutade. Nero qui ne voyait d’habitude que le jeu, avait été aveuglé par la colère. Une colère alimentée par une obstination bien trop caractéristique de sa témérité. Nero aurait continué en un enfer pavé de flamme plutôt que de faire demi-tour. Un bien vilain défaut qui avait fait bien souvent vieillir prématurément sa pauvre Maman. « ENFANT SUICIDAIRE ? TU VEUX MA MORT ? Si je n’avais pas la certitude que c’est bien toi qui a massacré mon vagin, je jurerais que je ne suis pas ta mère. » aimait à lui répéter Scarlett que la peur comme toujours rendait volubile. Nero avait oublié d’hériter de l’instinct de préservation de sa génitrice, une omission qui allait devenir critique ce soir.  Le peu de raison que Jane et Scarlett lui avaient collé dans le crâne s’était envolée. Consumée par Scylla. Le Callaghan ne se souvenait pas avoir connu un jour telle fureur, et pourtant ses colères avaient bien souvent fait vibrer les différents camps phénix, tant par ses cris impétueux, que par les explosions qu’il provoquait littéralement. Mais jamais un aussi intense sentiment de perte de contrôle ne l’avait envahi. La rage irradiait de chacun de ses pores, lourde de conséquence. Sa baguette que jusqu’ici il avait complètement oubliée semblait comme brûler l’intérieur de sa poche. Écho de son trouble, le paravent vibrait littéralement manquait de tomber. Il ne les voyait pas, mais Nero entendait le tintement cristallin des bibelots qui vibraient dangereusement sur la coiffeuse, alors que le Callaghan leur communiquait sa colère. Putain de Kark. Mais elle m’a mis la fièvre. Une fièvre physique, magique, ardente. Le sang battait ses tempes, métamorphosant son visage en une crispation incontrôlable.

Ce n’était pourtant que des mots. Ses mots en plus, des maux de Kark. Jeté au vent, ils étaient aussi creux que les oreilles dans lesquelles ils tombaient. Pourtant, Scylla avait touché juste, avec une précision blessante. Au jeu du plus cruel, il avait une adversaire à sa taille, et Nero n’aimait décidemment pas la compétition. Gamin. Immature. Ces mots là, le Callaghan les entendait habituellement dans les bouches de ses mères. S’il ne faisait jamais mine de s’en offusquer, la récurrence de leur emploi, et l’exil qui les avaient accompagnés suffisait à lui les rendre odieux. Nero n’ignorait plus que ce qui avait causé la déchirure familiale, l’éloignant de sa mère, d’Obbie, Jane et surtout de Lizzie. La mangemort avait touché une purulente vérité, pas prête de guérir, et ne pouvant plus être niée.
Décérébré. Crétin. Idiot. Débile. Elle aurait pu tout autant employer ces insultes l’effet eu été le même. Si Nero, avait bien appris à cacher une chose c’était l’abyssal honte qu’il éprouvait quant à son manque d’éducation. Pas Poudlard pour lui. Pas de précepteur non plus. Il était tel qu’elle le qualifiait un décérébré : bien incapable de rédiger une lettre sans la truffer de fautes, et pour qui la lecture s’apparentait à un doloris. Preuve crasse de sa bêtise, son incapacité à domestiquer sa magie qui faisait désormais trembler toute le mobilier de la loge.

Et puis il y eut le coup de grâce : Inférieur. La matérialisation en un mot, une attitude, de tout ce qu’il détestait, de ce monde vérolé mangemort qu’il haïssait. Nero avait l’habitude de se moquer de cette hiérarchie, considérant que sa simple venue au monde était un immense bras d’honneur que la vie leur faisait. Seulement, Nero avait passé son existence avec des êtres qui accordaient au sang comme seule caractéristique celle d’être rouge. Jamais au grand jamais, il n’avait expérimenté la très gratuite discrimination qu’être inférieur induisait. Scylla lui donnait des ordres, le traitait comme un verracrasse qu’on pouvait chasser de botte d’un tergeo. Il lui fallait partir, disparaître, pour exploser sa colère, se libérer une bonne fois pour toute de s’être fièvre, et pourtant Nero refusait d’obéir.

D’un geste vif, il attrapa le poignet de la Kark, extension d’une main qui le mitraillait de son index vindicatif.  Il aurait dû dire quelque chose, mes ses lèvres serrées par la colère rendait toute parole douloureuse. À la place il maintint sa prise sur la sang-pure. Si proche, il surplombait complètement ne voyait d’elle que sa tignasse rousse emmêlée. De son autre main, Nero lui fit relever le menton, il fallait qu’elle le regarde pour ce qu’il avait à lui dire.
« JE…  » La suite resta bloqué dans sa gorge, ce n’était pas tant la proximité de leurs deux corps qui troubla son ire, que la surprise qui stoppa sa tirade. Ses yeux étaient restés accrochés à un détail qui n’en était pas un. L’hématome épousait sa mâchoire fragile, captant le regard du phénix, qui l’effleura de son souffle colérique. Le paravent vibra plus fort encore se soulevant de quelques centimètres au dessus du sol avant s’étaler sur le sol. La colère du Callaghan venait de grimper encore un cran au-dessus sans qu’il ne puisse donner une explication rationnelle à ce phénomène. Qu’est-ce qu’il en avait à battre que la petite princesse Kark se retrouve avec un bleu, hein ? Elle pouvait très bien se l’être fait en répétition, ou pire en effectuant une sale besogne pour son connard de grand-père… alors d’où lui venait cette intime conviction que cette ecchymose n’avait aucune justification, et qu’elle n’était qu’un stigmate à peine dissimulée de cette société qui oppressait la sang-pure ? D’où lui venait ce sentiment de profonde injustice ? Après tout, elle méritait cette pauvre petite garce de sang-pure, non ?  Non.
« C’est vrai t’as raison, Princesse Scylla. Je devrais dégager, tu n’as vraiment pas besoin d’un gamin, décérébré, et qui t’es ô combien inférieur.  » cracha-t-il avant de libérer avec une douceur malvenue dans cette ambiance électrique le poignet de la chuchoteuse. «  Tu es bien mieux seule parmi ceux qui te molestent, hein ? Dis-moi juste une chose Scylla, et promis après je te laisse vivre la grande tragédie qu’est ta vie pour rester dans mon confortable pathétique. C’est la grosse bague à ton doigt, ou ton putain de nom de famille qui te vaut de servir gratuitement de punching-balls ?   »
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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Mer 31 Mai - 23:51
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L'atmosphère était brûlante, infernale. Électrique  également. Scylla percevait chaque frémissement dans l'air comme autant d'aiguilles piquant son derme à vif. Elle entendait les objets cliqueter, le souffle de la magie balayer la loge et faire frémir, renverser sur son passage. La baguette d'un sorcier ne servait qu'à canaliser l'énergie surnaturelle de son propriétaire. Ça  elle ne pouvait l'ignorer, dans la mesure où son fouet était capable de réagir à certains enchantements sous son impulsion. Elle ne pouvait l'ignorer car la défiance, la haine et toutes les émotions contradictoires qui hantaient le Manoir familial le rendait souvent irrespirable, tant les murs même semblaient être imprégné. Tant le Chimeria, institut magique par excellence, bouillonnait des impressions inverses une fois les rideaux tirés. Alors, elle sentait tout ceci, à l'instant où tout se déroulait et semblait se suspendre en même temps. Elle alimentait la rage de Nero au même titre qu'il avait fait naître la sienne, animant des braises, nourrissant un feu longtemps ignoré. Elle perçut le bruit mat de son poudrier s'écrasant au sol. L'artefact résistait encore moins bien que le pauvre paravent aux assauts de leur duel.

Aucun des deux jeunes gens ne voyait ce qui se jouait en cet instant, encore moins le caractère incongru de cet échange. La Dresseuse elle-même aurait été incapable de déterminer pourquoi elle ne le jetait pas dehors. Après tout, elle en avait parfaitement le droit, si ce n'était le devoir. Rang inférieur, sang basique. Hérésie dans son monde pur et sans tâches. La chose continuait de s'agiter aux tréfonds de ses entrailles, remuée par l'amertume dont elle s'empoisonnait. Sauf que contrairement à son hôte, l'entité chimérique jouissait de ses sentiments, agréables ou non. C'était exactement tel que sa mère le lui avait décrit : avoir à la fois l'impression de se perdre et de se trouver à la fois, à l'image d'une partie d'un puzzle dont la dernière pièce peinait à faire sa place, tout en étant convaincu qu'il ne pouvait être autrement. Et alors, tout te paraîtra tellement plus clair.. Mais Esmé Kark s'était lourdement fourvoyée. Son engeance n'y voyait plus rien, elle était aveuglée par la colère et d'autres ressentis qu'elle ne parvenait pas à démêler. Les secondes s'égrainaient et elle perdait petit à petit ce qui l'avait toujours constitué, sa constance, sa placidité, cette envie de se courber au moindre affront. Elle revoyait sa tante se faire attaquer par un Phénix et le Kraken rompre le dos de ce dernier. Elle se rappelait parfaitement son propre sourire cruel, ce sentiment de satisfaction, de justice rendue. Et que dire de cet autre terroriste, dans la mine, que son frère et elle avaient sacrifié d'un sortilège commun ? Elle s'était sentie si vivante, l'espace de quelques terribles secondes. Pour ensuite ne plus pouvoir croiser son reflet dans un miroir. La mort n'avait rien de beau. La mort n'avait rien de satisfaisant. Peut-être la jeune Kark finirait-elle par comprendre que ces actes n'avaient été que des conséquences logiques à ce qu'on lui avait appris à aimer, à ce qu'on avait fait d'elle. Qu'elle était un dommage collatéral. Et que tout n'était pas perdu.

Seulement, ce ne serait pas ce soir. Encore moins avec le pyrotechnicien pour sujet de son ire. Voilà que les hurlements de Nero s'éteignait tandis qu'elle se rêvait à laisser libre court aux siens. Elle ne comprit pas immédiatement ce qui avait provoqué ce revirement. Son menton et son avant-bras enfermés entre les doigts du garçon, elle n'avait même pas tenté de se dégager, insouciante, inconsciente et s'apprêtait à lui rendre chaque nouveau coup qu'il lui porterait.

Quoi qu'apparemment, il considérait qu'elle en avait suffisamment pris.

Une vague glaciale la balaya, seule la chaleur de la poigne qui la quittait doucement parvenant à tempérer l'horrible sensation. Il avait compris. Comment ? Avait-elle échappé quelque chose à son insu, aux prises qu'elle était avec sa hargne ? Qu'avait-il lu dans son regard, dans son attitude, dans ses mots ? Nie, petite idiote ! Sur-le-champ ! L'un des deux avait oublié d'être bête et contrairement à ce qu'elle avait affirmé dans sa tirade précédente, ce n'était pas son interlocuteur. La bienséance aurait voulu qu'elle s'empresse de balayer son culot d'une remarque bien sentie, à tout le moins. Après tout, n'était-ce pas ainsi que les choses se déroulaient depuis toujours ? Que les sens des témoins s'évanouissent à la vue, l'ouïe ou le toucher d'un stigmate trop beau pour être accidentel ? Que l'on avait inventé ce formidable maquillage magique permettant d'empêcher les mégères de jaser dans les chaumières ? On ne parlait pas de ça. Si bien qu'à force, même les victimes étaient convaincues que cela n'existait pas. Ou qu'il fallait s'en accommoder.

La Chuchoteuse recula brusquement, sa main se portant instinctivement à sa mâchoire. L'accablement de la honte. Le besoin de fuir. Au lieu de ça, elle resta campé sur ses jambes, son bras retombant le long de son flanc. Un sourire sardonique étira le coin de ses lèvres. Un sourire sans joie, presque macabre, déformant un peu plus son minois d'illusions tronquées. " Je pensais que tu avais toutes les réponses à toutes les questions que personne ne se posent. " Ou n'osaient, ou ne voulaient poser. Assez. Trop. De lui. De tout ça. Il ne voulait pas partir ? Grand bien lui fasse ! Elle avait des Bébés à retrouver et il ne l'avait que trop retardé. Lui tournant le dos, et cette fois, sans s'encombrer de l'intimité du paravent toujours plaqué au sol, elle défie une à une les attaches de son costume de scène. Le tissu glissa sur ses épaules, dévoilant le haut de son dos nu. Aucune arrière-pensée lubrique derrière ce geste, cependant, simplement une volonté viscérale de s'affirmer jusqu'au bout, de s'émanciper de tous les regards. " Je t'avais bien dit que tu ne me connaissais pas. Toutes les conjectures que tu me fais partager depuis tout à l'heure, sont un ramassis de clichés alimentés par des rumeurs, des a priori, des représentations et du folklore. Tu ne sais pas. Je te le répète : on n'a pas toujours le choix. " Le fiel coulait de sa bouche grimaçante tandis que ses gestes révélaient le second stigmate de sa réalité à elle : la Marque des Ténèbres, imprimée sur ses reins.

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Re: « A guy like you should wear a warning » (Terminé)
ce message a été posté Dim 18 Juin - 23:45
Mais quelle conne ! MAIS QUELLE MORUE ! Elle ne lui accordait même pas un semblant de réponse ! Elle ne lui offrait même pas la satisfaction de savoir, de comprendre. Pouffiasse ! Putain de Kark. Suffoqué par la colère, il s’était mû en statue. Aucune grimace n’agita son visage, aucun mot ne s’échappa de ses lèvres. Seul le paravent, pourtant déjà mal au point, vautré qu’il était au sol, vibra de plus belle. Elle l’aurait giflé que l’effet eut été le même. L’avait médusé, rendu coi, submergé par une colère qui ne savait même plus comment s’exprimer. Une pulsion de violence qui ne pouvait se satisfaire que de cendre fumante. Et pourtant impossible d’allumer le moindre brasero. Elle l’avait paralysé.

Nero dont l’esprit polisson vagabondait au moindre décolleté, à la moindre jupe moulant un fessier rebondi, ne cilla même pas lorsque Scylla s’effeuilla devant lui. Son regard se posa sur le seul morceau de chair qui comptait, sur cette vile tâche sombre, sur cette incarnation mortifère qui marquait les mages noirs. Scylla Kark était une mangemort, ça n’avait rien d’un scoop, rien qui vous arrache un « QUOI ?!! » tonitruant. Ce n’était jamais que la confirmation charnelle, de ce qu’il savait déjà, de ce que l’ordre savait déjà. Cette marque le narguait, lui faisait monter la bile aux lèvres. Les paroles de Scylla achevèrent sa détermination, désarma son entêtement légendaire. Il n’avait plus envie de hurler, plus envie de s’acharner. Le cygne pâle venait de mettre à nue un abîme que Nero ne pourrait jamais enjamber, ni combler. Seul un rictus sinistre qu’il ne se connaissait pas, fendit son visage. Un rire aigre, en un souffle, un rire triste.  « Le choix tu l’as eu et tu l’as fait, Scyl-la, tu refuses simplement de l’assumer.  » Il avait articulé ses mots lentement tant ils étaient couteux à prononcer. Il aurait pu ajouter bien des choses, tel qu’en effet il ne la connaissait pas, pas plus qu’elle ne le connaissait. Ou bien, qu’ils ne seraient de toute façon jamais pareil, et et n’auraient jamais rien en commun. Ajouter encore, qu’ils pourraient au moins s’accorder sur le fait d’être toujours en désaccord. Nero n’en fit rien, et remit sur pied le paravent vibrant encore animé par son fiel qu’il était, rendant à Scylla l’intimité dont il l’avait privé. Impérial, il se traça un chemin vers la porte, qu’il claqua sèchement. Bêtement, il attendit un instant, sans vraiment trop savoir pourquoi. Qu’espérait-il qu’elle lui courre après ? Il s’éclipsa vers des horizons solitaires où il ferait étinceler l’incandescence de son ire. Putain de Kark.

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