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❝ Prime de risque ❞
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Arsouille assumée
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Messages : 414
Date d'inscription : 04/09/2016
Célébrité : Audrey Fleurot
Crédits : moony

Double compte : Kiara Callaghan

Age : 32 ans
Sang : Basique 4
Statut : Veuve
Métier : PIRATE ! Chef du personnel de la Compagnie Sabordage.
Baguette : Bois de cornouiller, ventricule de dragon, inflexible, 33 cm.
Epouvantard : Un Kelpy
Dialogue : goldenrod

► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Prime de risque
ce message a été posté Mar 9 Mai - 22:36
Je tapais du pied de façon régulière devant la grille de Poudlard. On pouvait sentir que j’étais « légèrement » irritée. On était vendredi soir, les cours étaient terminés et je ne voyais pas où était le problème : en quoi venir chercher Salazar pour l’embarquer ce weekend était un souci ? Qu’est-ce qu’il se passait de si important entre les murs miteux de ce château le weekend pour qu’on rechigne à laisser sortir un môme ? Avoir envoyé Salazar ici était une connerie. Une véritable connerie. Comme pour Isilde et Pamphil. L’éducation Sabordage n’avait jamais fait défaut mais sous prétexte d’intégration, le Grand-Père avait décidé que c’était mieux que nos jeunes générations aillent s’enfermer au fin fond du territoire, entre des pierres froides, loin du soleil et de l’océan. Foutaises.
J’avais fait un petit scandale, rappelant à ces bouffons qu’ils avaient été bien contents qu’on puisse investir le lac vingt ans en arrière pour leur ramener à bouffer quand les Phénix avaient essayé de les faire crever de faim. AUCUNE RECONNAISSANCE ! A force de cris et d’expressions offusquées, j’avais réussi à tellement emmerder concierge et compagnie que j’avais enfin obtenu de faire sortir Salazar pour le weekend à condition que je le ramène ici avant seize heures dimanche. Et juste pour leur clouer le bec, nous serions à l’heure dimanche. Foi de Sabordage.

Le concierge arriva avec la petite silhouette de Salazar à ses côtés. Il avait l’air bien content de sortir de cette prison du savoir et je ne pouvais que le comprendre. C’était fou comme il avait réussi à s’adapter à notre vie, comme il pouvait parfaitement se fondre parmi nous sans avoir la moindre goutte de sang pirate dans ses veines. J’avais mis du temps à comprendre les motivations du vieux Claudicus lorsqu’il nous avait annoncé que nous allions prendre sous notre tutelle un petit sang-de-bourbe. J’avais été offusquée quand il avait déclaré que cette petite chose porterait aussi notre nom. Puis, finalement, j’avais compris. Si au départ c’était surtout un moyen de s’intégrer à la société plus encore en faisant preuve de « générosité contrôlée », cet acte s’était révélé naturel, entrant dans l’ordre des choses. Salazar devenait un véritable Sabordage : il se passionnait pour notre histoire, nos us et coutumes. Il voulait naviguer, négocier, vivre à nos côtés. Pas besoin d’avoir du sang de pirate pour en être un : il devenait clairement l’un des nôtres.
Evidemment, Isilde et Pamphil lui menaient la vie dure. Je me rendais bien compte des regards échangés entre les trois jeunes quand ils étaient dans la même pièce. On ne disait rien parce qu’au final, c’était le meilleur moyen pour le petit de se faire sa place et de forger son caractère. Et je veillais au grain : en cas de dérapage de mes neveux, je sévirais.

« Madame Sabordage, n’oubliez pas… … je sais, dimanche, seize heures. Me prendriez-vous pour une personne sénile ? » Le concierge ne pipa mot et c’était tant mieux. Faire des scandales était éreintant. « Allez Salazar, filons, nous avons beaucoup à faire. » Je posai ma main sur son épaule et l’entrainai à ma suite, la tête haute, la démarche altière : pirates mais fiers !

J’attendais d’être suffisamment éloignée de cette bâtisse démoniaque avant d’aborder les choses sérieuses avec le p’tit loup. Je lui avais promis quelques semaines plus tôt de l’embarquer avec moi un jour de négociation et ce jour était arrivé. Salazar avait insisté, doucement mais inlassablement, pour voir comment ça se passait de ce côté-là et, avec Dag, nous nous étions dit que ça pouvait être une bonne idée de lui montrer comment cela se passait. Avec l’approbation du reste de la famille dans la poche, je n’avais pas tardé avant de choisir la meilleure occasion : Vincenzo Polacci.
Polacci était un maître en confection de coffres forts en tous genres, tout autant virtuose dans la mise en forme que dans les systèmes de sécurité magiques. Malheureusement pour lui, il n’était que basique de rang 1 et tout son talent était réprimé par son employeur au sang pur : ainsi allait la vie dans notre monde. Les plus grands talents connus des terres britanniques étaient de sang honorable, les autres talents ne pouvaient rester que dans l’ombre. Heureusement pour nous, l’égo de Polacci l’avait poussé à se payer nos services pour livrer à sa place, partout dans le monde, les plus belles œuvres qu’il confectionnait en cachette : il était hors de question pour lui de laisser le plus fort de son talent à son employeur. Son nom brillait ailleurs qu’ici, certes, mais cela lui permettait de supporter encore de voir ses créations vendues ici sous un autre nom.

« Les gargouilles de cette école de malheur ne peuvent plus nous entendre. Tu te souviens des deux-trois trucs que je t’ai expliqués sur Polacci ? Aujourd’hui, on va le voir pour lui transmettre trois nouvelles commandes… Mais, surtout, pour renégocier le tarif du transport d’une commande qu’il doit nous confier la semaine prochaine : il s’est emballé et a contacté le client. Notre deal avec lui est de servir aussi d’intermédiaire du début à la fin : il a outre-passé notre contrat. Ce n’est pas un problème en théorie mais il s’avère que le coffre qui devait faire ta taille se retrouve à faire la taille d’un troll. » et j’exagérais à peine. Un bébé troll, d’accord. Mais les risques étaient multipliés parce qu’il allait falloir repenser le transport jusqu’à Avalon. Il était mignon le Polacci mais doubler ses employeurs était un risque considérable que nous l’aidions à prendre à chaque commande : le prix allait donc augmenter avec la taille du coffre. « Du coup, notre prix va augmenter de façon proportionnelle. Avec une petit prime de risque en plus. » Même si, la prime de risque, à nos yeux, était largement payée par l’adrénaline et le sentiment illusoire que nous avions de conserver notre liberté en continuant nos petites affaires. « C’est une affaire peu légale aux yeux de ce cher Monsieur Kark, évidemment, mais c’est une transaction de routine pour nous. De quoi te montrer gentiment comment ça fonctionne. » La main toujours posée sur l’épaule du petit, j’y envoyai une légère pression. « Et si tu es joueur, on peut s’amuser un peu : faire comme si tu n’étais pas trop au courant de tout ça, poser une ou deux questions innocentes… » Comme Mais Tante Arsenia, il me semblait que c’était la famille Doubleutoure qui faisait les meilleurs coffres… Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’on soit discret en arrivant ? histoire de lui rappeler la prise de risques, tout ça… « Tu as des questions mon chou, avant qu’on entre en scène ? »

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