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❝ Prime de risque ❞
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Arsouille assumée
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Date d'inscription : 04/09/2016
Célébrité : Audrey Fleurot
Crédits : Nerose

Double compte : Kiara Callaghan

Age : 33 ans
Sang : Basique 4
Statut : Veuve Rowle
Métier : PIRATE ! Chef du personnel de la Compagnie Sabordage.
Baguette : Bois de cornouiller, ventricule de dragon, inflexible, 33 cm.
Epouvantard : Un Kelpy
Dialogue : goldenrod

► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

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Prime de risque
ce message a été posté Mar 9 Mai - 22:36
Je tapais du pied de façon régulière devant la grille de Poudlard. On pouvait sentir que j’étais « légèrement » irritée. On était vendredi soir, les cours étaient terminés et je ne voyais pas où était le problème : en quoi venir chercher Salazar pour l’embarquer ce weekend était un souci ? Qu’est-ce qu’il se passait de si important entre les murs miteux de ce château le weekend pour qu’on rechigne à laisser sortir un môme ? Avoir envoyé Salazar ici était une connerie. Une véritable connerie. Comme pour Isilde et Pamphil. L’éducation Sabordage n’avait jamais fait défaut mais sous prétexte d’intégration, le Grand-Père avait décidé que c’était mieux que nos jeunes générations aillent s’enfermer au fin fond du territoire, entre des pierres froides, loin du soleil et de l’océan. Foutaises.
J’avais fait un petit scandale, rappelant à ces bouffons qu’ils avaient été bien contents qu’on puisse investir le lac vingt ans en arrière pour leur ramener à bouffer quand les Phénix avaient essayé de les faire crever de faim. AUCUNE RECONNAISSANCE ! A force de cris et d’expressions offusquées, j’avais réussi à tellement emmerder concierge et compagnie que j’avais enfin obtenu de faire sortir Salazar pour le weekend à condition que je le ramène ici avant seize heures dimanche. Et juste pour leur clouer le bec, nous serions à l’heure dimanche. Foi de Sabordage.

Le concierge arriva avec la petite silhouette de Salazar à ses côtés. Il avait l’air bien content de sortir de cette prison du savoir et je ne pouvais que le comprendre. C’était fou comme il avait réussi à s’adapter à notre vie, comme il pouvait parfaitement se fondre parmi nous sans avoir la moindre goutte de sang pirate dans ses veines. J’avais mis du temps à comprendre les motivations du vieux Claudicus lorsqu’il nous avait annoncé que nous allions prendre sous notre tutelle un petit sang-de-bourbe. J’avais été offusquée quand il avait déclaré que cette petite chose porterait aussi notre nom. Puis, finalement, j’avais compris. Si au départ c’était surtout un moyen de s’intégrer à la société plus encore en faisant preuve de « générosité contrôlée », cet acte s’était révélé naturel, entrant dans l’ordre des choses. Salazar devenait un véritable Sabordage : il se passionnait pour notre histoire, nos us et coutumes. Il voulait naviguer, négocier, vivre à nos côtés. Pas besoin d’avoir du sang de pirate pour en être un : il devenait clairement l’un des nôtres.
Evidemment, Isilde et Pamphil lui menaient la vie dure. Je me rendais bien compte des regards échangés entre les trois jeunes quand ils étaient dans la même pièce. On ne disait rien parce qu’au final, c’était le meilleur moyen pour le petit de se faire sa place et de forger son caractère. Et je veillais au grain : en cas de dérapage de mes neveux, je sévirais.

« Madame Sabordage, n’oubliez pas… … je sais, dimanche, seize heures. Me prendriez-vous pour une personne sénile ? » Le concierge ne pipa mot et c’était tant mieux. Faire des scandales était éreintant. « Allez Salazar, filons, nous avons beaucoup à faire. » Je posai ma main sur son épaule et l’entrainai à ma suite, la tête haute, la démarche altière : pirates mais fiers !

J’attendais d’être suffisamment éloignée de cette bâtisse démoniaque avant d’aborder les choses sérieuses avec le p’tit loup. Je lui avais promis quelques semaines plus tôt de l’embarquer avec moi un jour de négociation et ce jour était arrivé. Salazar avait insisté, doucement mais inlassablement, pour voir comment ça se passait de ce côté-là et, avec Dag, nous nous étions dit que ça pouvait être une bonne idée de lui montrer comment cela se passait. Avec l’approbation du reste de la famille dans la poche, je n’avais pas tardé avant de choisir la meilleure occasion : Vincenzo Polacci.
Polacci était un maître en confection de coffres forts en tous genres, tout autant virtuose dans la mise en forme que dans les systèmes de sécurité magiques. Malheureusement pour lui, il n’était que basique de rang 1 et tout son talent était réprimé par son employeur au sang pur : ainsi allait la vie dans notre monde. Les plus grands talents connus des terres britanniques étaient de sang honorable, les autres talents ne pouvaient rester que dans l’ombre. Heureusement pour nous, l’égo de Polacci l’avait poussé à se payer nos services pour livrer à sa place, partout dans le monde, les plus belles œuvres qu’il confectionnait en cachette : il était hors de question pour lui de laisser le plus fort de son talent à son employeur. Son nom brillait ailleurs qu’ici, certes, mais cela lui permettait de supporter encore de voir ses créations vendues ici sous un autre nom.

« Les gargouilles de cette école de malheur ne peuvent plus nous entendre. Tu te souviens des deux-trois trucs que je t’ai expliqués sur Polacci ? Aujourd’hui, on va le voir pour lui transmettre trois nouvelles commandes… Mais, surtout, pour renégocier le tarif du transport d’une commande qu’il doit nous confier la semaine prochaine : il s’est emballé et a contacté le client. Notre deal avec lui est de servir aussi d’intermédiaire du début à la fin : il a outre-passé notre contrat. Ce n’est pas un problème en théorie mais il s’avère que le coffre qui devait faire ta taille se retrouve à faire la taille d’un troll. » et j’exagérais à peine. Un bébé troll, d’accord. Mais les risques étaient multipliés parce qu’il allait falloir repenser le transport jusqu’à Avalon. Il était mignon le Polacci mais doubler ses employeurs était un risque considérable que nous l’aidions à prendre à chaque commande : le prix allait donc augmenter avec la taille du coffre. « Du coup, notre prix va augmenter de façon proportionnelle. Avec une petit prime de risque en plus. » Même si, la prime de risque, à nos yeux, était largement payée par l’adrénaline et le sentiment illusoire que nous avions de conserver notre liberté en continuant nos petites affaires. « C’est une affaire peu légale aux yeux de ce cher Monsieur Kark, évidemment, mais c’est une transaction de routine pour nous. De quoi te montrer gentiment comment ça fonctionne. » La main toujours posée sur l’épaule du petit, j’y envoyai une légère pression. « Et si tu es joueur, on peut s’amuser un peu : faire comme si tu n’étais pas trop au courant de tout ça, poser une ou deux questions innocentes… » Comme Mais Tante Arsenia, il me semblait que c’était la famille Doubleutoure qui faisait les meilleurs coffres… Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’on soit discret en arrivant ? histoire de lui rappeler la prise de risques, tout ça… « Tu as des questions mon chou, avant qu’on entre en scène ? »

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La B.A de la famille
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Sang : né-moldu
Dialogue : goldenrod
Re: Prime de risque
ce message a été posté Mar 22 Aoû - 9:56
« Un scandale ! »
« Oui monsieur. »
« De mon temps, mon garçon, je peux te dire que les choses ne se passaient pas comme ça ! OH QUE NON ! »
« Certainement monsieur. »
« Les gens ne respectent plus rien ! PLUS RIEN ! Ce sont de vrais sauvages ! Des empêcheurs de tourner en rond ! Des PIRATES ! »
« »

La mine penaude, les yeux rivés sur le bout de ses chaussures, Salazar tente de faire profil bas. Dix minutes maintenant que le concierge lui rabâche les oreilles avec son sermon à deux mornilles. C'est dingue. Plus il en dit, plus il lui en vient. C'est sans fin. L'indignation semble même avoir donné des ailes à sa vieille carcasse. Salazar doit à moitié trottiner derrière lui pour suivre le rythme de ses grands pas pressés tandis qu'ils descendent en direction de l'enceinte du château, le long d'un sentier escarpé. Alors quand il voit le haut portail de l'école apparaître enfin au détour d'une rangée de vieux pins, le jeune Gryffondor laisse échapper un soupir de soulagement. Liberté pour les opprimés ! crie une petite voix dans sa tête. Un large sourire va jusqu'à illuminer son visage en découvrant la silhouette d'Arsenia qui l'attend de pied ferme de l'autre côté de la grille en fer forgé.

Arsenia est l'une des personnes qu'il préfère au sein de sa famille d'adoption. Il ne se souvient pas que quand il était petit elle faisait partie de ceux qui n'avaient pas compris les motivations du vieux Claudicus en l'intégrant à leur monde. D'elle, il se remémore le langage fleuri dont les images toujours plus inventives le surprenaient à tous les coups. La façon qu'elle avait de veiller sur lui, l'air de rien, en remettant Isilde et Pamphil à leur place quand ils le traitaient trop durement. La hargne. Le courage à s'affirmer pour ce qu'elle est. Encore aujourd'hui, ça l'impressionne. Il espère qu'un jour il aura la même force de caractère. Qu'il ne se sentira plus obligé d'esquisser un geste maladroit pour s'excuser de planter un vieux croûton sur place.

Il part à l'aventure. Salazar en a des palpitations tant il attendait ce moment avec impatience. Depuis qu'il a reçu la lettre d'Arsenia quelques semaines plus tôt, il a du mal à trouver le sommeil. Elle a enfin accepté de l'emmener avec elle lors d'une négociation. Ça fait un bout de temps qu'il y travaille et ça y est c'est en train d'arriver. Il aurait eu du mal à afficher une mine encore plus concentrée qu'elle ne l'est tandis qu'il écoute sa tante lui résumer le but de leur visite chez Polacci. Il hoche la tête avec conviction. Enregistre précieusement dans un coin de son crâne chaque nouvelle information qu'elle lui donne. Il ne veut rien omettre. Rien négliger. S'il fait capoter l'affaire il sait qu'il n'obtiendra pas de seconde chance avant longtemps. Mais c'est maintenant qu'il veut faire ses preuves. Il est prêt. Il le sait et il lui tarde que cela se sache.

« Ces clients à qui Polacci vend ses coffres, qui sont-ils ? Et ils savent qui il est ? Un simple basique de rang 1 ? Peut-être que l'on pourrait lui rappeler qu'il ne passe pas par nous pour rien. Que c'est un gage de sécurité pour lui aussi. J'imagine qu'on ne commande pas un coffre de cette taille sans être quelqu'un de puissant donc de haut-placé. Polacci est un artisan, pas un négociateur. Ces gens pourraient lui causer du tort s'ils le voulaient, non ? »

Ils approchent du but. Les toits pentus de la ville de Pré-au-Lard se profilent déjà devant eux et la végétation alentour s'éclaircit. Salazar déglutit alors avec peine. Une boule lui comprime la poitrine mais quand ils s'arrêtent enfin devant une bâtisse à la charpente bancale, son regard ne flanche pas. Il échange un dernier regard avec sa tante puis s'avance d'un air résolu vers la porte, frappant trois coups secs à l'aide du lourd heurtoir.
Arsouille assumée
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► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

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Re: Prime de risque
ce message a été posté Sam 9 Sep - 14:46
Il était haut comme trois pommes mon petit Salazar mais il en avait bien plus dans la caboche que la moitié des sorciers que je connaissais. Et j’en étais bien fière. Je m’enorgueillissais de ce que nous avions fait de ce petit sang-de-bourbe : un véritable sorcier, un futur pirate, un Sabordage. Les liens de sang étaient forts chez nous mais nous avions toujours eu à nos côtés des pirates qui ne partageaient pas le nôtre et ce petit avait tout ce qu’il fallait. Il ne lui manquait plus que l’étincelle finale qui mettrait le feu aux poudres et plus rien ne l’arrêterait. Pas même Pamphil et Isilde qui se rendaient bien compte de son potentiel.

Je ne pus m’empêcher de sourire face à ses questions, fière comme une lionne. « Évidemment, ses clients savent à qui ils ont confié leur commande. Ils savent surtout que, malgré son rang 1, il est le meilleur dans son domaine. Et le plus discret grâce à nos services. Polacci et les clients que nous livrons pour lui savent que nous ne pouvons fonctionner qu’en équipe : sans nous, Polacci perd son transporteur, le meilleur qui soit. » Après tout, la Compagnie n’était pas si florissante parce qu’elle le méritait ? Nous étions les meilleurs. Qui de mieux qu’un forban avec un code d’honneur pour s’acquitter des tâches les plus sombres et abruptes ? « Ce qu’il faut lui faire comprendre, c’est que ce qu’il a fait est dangereux : il nous a court-circuité et a failli foutre en l’air notre organisation. On va lui faire peur en lui expliquant que les contrôles au port sont renforcés, que les clients sont suspicieux et que, comme tu le dis, ils pourraient se fâcher. » Nouveau sourire, mais carnassier cette fois. Je tapotais sa petite tête bien pleine et bien faite.

À destination, Salazar se tenait prêt. Je voyais dans ses yeux sa détermination, sa concentration, et cette putain d’étincelle que je cherchais à voir depuis des années. Elle débarquait, se frayait son chemin et moi, j’avais envie de le montrer fièrement à la face du monde. De montrer à tous ces cul-terreux que leurs histoires de sang, c’était peut-être du vent ! Même un troll brassait moins d’air avec ses mouvements sans coordination. « À l’abordage… » soufflai-je, vieille blague familiale instaurée depuis notre installation sur la terre ferme.

« Kessecé ? » C’était plus ou moins ce que j’avais entendu après avoir frappé à la porte de Polacci. Sa voix avait été étouffée par un grand fracas avant qu’il ne baragouine des paroles incompréhensibles. Le débilos devait encore une fois se servir de son salon pour bidouiller des rouages et il s’alarmait dès qu’il fallait tout planquer. Je roulais déjà des yeux lorsqu’il ouvrit. « Oh Madame Sabordage, c’est vous ? » Il jeta un coup d’œil furtif autour de nous dans la rue, avisa Salazar en fronçant des sourcils et nous fit signe d’entrer très vite. « Y’a pas le feu au mât Polacci, y’a personne dans la rue. Puis vos voisins ont bien feinté vos petits arrangements par-ci par-là vue votre discrétion… » En vrai, j’avais surtout pris la précaution d’insonoriser notre arrivée. J’avais trop l’habitude de son boucan impossible. « Quel bon vent vous amène Madame ? Et qui est ce petit ? Nous n’avions rendez-vous que la semai… - Je viens voir l’étendue de votre bêtise, Polacci. Et mon neveu devait être déposé à Poudlard, donc il est là. - Ma bêtise… ? » Je m’installai tranquillement dans un fauteuil poussiéreux et invitai Salazar à en faire de même d’un signe de la main. « Notre accord est pourtant simple Polacci. Vous ne devez pas entrer en contact avec les clients et… - Oh ça… C’était un détail… Pour un petit bout d’enchantement, je ne voulais pas vous déranger pour si peu… - Polachichi, Polachichi… On sait toi et moi que tu voulais te faire mousser face au client. Et on se retrouve avec un coffre de la taille d’un putain de troll à transporter au lieu d’une boîte à chapeau. Tu sais ce que ça signifie ? » Le tutoiement. Le meilleur moyen d’infantiliser l’homme et de le faire se sentir merdeux. Il allait s’agiter dans tous les sens pour se torcher avec sa culpabilité maintenant. Je l’observais et sentais bien que Salazar n’attendait qu’un signe de ma part pour commencer. Je retirai alors ma cape pour me sentir plus à l’aise encore, lançant les hostilités. Enfin, les festivités plutôt !

Spoiler:
 

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