AccueilAccueil  Wikia  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Des scénarios en folie
Incarne le bras-droit de la leader de l'Ordre du Phénix avec le scénario de Lizzie O'Meara, Obbie Kantaro !
Des scénarios en folie
On peut être Mangemort et féministe, la preuve avec le scénario de Henry Avery, Darla Avery ! Twisted Evil
Des scénarios en folie
Rebelle-toi contre la hiérarchie du sang avec le scénario d'Abel Schmidt, Hywel Davies !
Nous manquons de moldus
Pourtant c’est trop cool de jouer un moldu, si jamais tu en doutes, ce sujet va te faire changer d’avis !
Magique boîte à idées
Tu aimerais nous rejoindre mais tu n’as pas d’idées de perso ? Sache que nos membres en ont pour toi ! Consulte ce sujet
En ce moment ramener un moldu sur le forum permet de faire gagner le double de points !

❝ In principio erat Verbum [Dorian] ❞
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les fiefs Sang-pur
HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t854-elizabeth-carrow#10289
Messages : 128
Date d'inscription : 09/04/2017
Célébrité : Jessica de Gouw
Crédits : Moi-même

Double compte : Aucun

Age : 22 ans
Sang : Sang-pur
Statut : Célibataire
Métier : Directrice suppléante de la CBS
Baguette : Bois de vigne, 39 centimètres, souple et sans nœuds, comportant une épine de monstre du Fleuve Blanc
Epouvantard : Elle, folle et delirante
Dialogue : #FF0000

In principio erat Verbum [Dorian]
ce message a été posté Dim 14 Mai - 23:18

In principio erat Verbum



« Je pense que vous en serez très satisfaite, mademoiselle Carrow ! »

La note de pleine satisfaction qu’Elizabeth peut entendre dans la voix de Duval la met aussitôt légèrement mal à l’aise. Il n’y a bien que William pour se montrer aussi heureux de pouvoir renchérir à sa volonté et attendre, de ce geste, un avancement quelconque au sein du Conseil par la grâce de Père bien-aimé. Evidemment, elle ne peut décemment lui avouer que le seul mérite qu’il obtiendra de cet achat sera une considération morale plus que financière mais à lui sourire, de manière calme et parfaitement intègre, pourtant Elizabeth sent que l’attachement que lui porte Duval, lui sang-basique 4 qui l’a vu grandir comme ses propres filles, est bien plus sincère que n’importe quelle promotion.

Ou peut-être qu’elle veut seulement y croire, c’est selon. Mais penser à ces dérives sentimentales lui permettent d’oublier l’angoisse qui fleurit en son sein et fait crépiter le bout de sa baguette dans son étui. Depuis sa soudaine décision de renvoyer Félicia à d’autres activités, loin du manoir Carrow où la dépression de la moldue ne faisait pas bon ménage avec ses activités, la suppléante de la CBS s’est préparée à accueillir un nouveau serviteur au sein de sa demeure. Une nécessité, puisque Félicia ne pouvait plus subvenir aux besoins de ses parents sans commettre d’innombrables erreurs due à ses faiblesses physiques comme morales.

Il lui a donc fallu prendre un homme, solide, calme, patient, mais occupée avec la compagnie, les relations sociales, les associations sang-pures sans compter les nombreuses sorties organisées par le Conseil pour tenter de redonner un peu d’attrait au nom Carrow, Elizabeth s’était résolue, non sans soulagement, à faire appel à un tiers de confiance pour cette tâche.

Et William Duval s’y prêtait à merveille. Proche de la famille, ancien membre du conseil, travaillant aux relations commerciales de la Carrow Broomstick, il connaissait tout, tout le monde et prenait un malin plaisir à faire grandir autour de lui un cercle d’esclaves zélés à leur tâches, toujours plus jeunes, toujours plus beaux, toujours plus prêts à servir au sein de sa maison et de ses filles, prêtes à être mariées à des Sang-purs.

Elle lui avait donc confié sa liste, sans prétendre à demander autre chose qu’un prix raisonnable à l’achat et aujourd’hui, descendant les marches de sa demeure pour se présenter à son propre salon, comme invitée d’une quelconque représentation, se laissait mener par l’excentricité joviale du sorcier qui, théâtralement, poussa les portes de la bibliothèque où le moldu s’était vu donner l’ordre de patienter.

Aussitôt le regard ciel de la jeune femme s’attarda sur les boucles et sur l’expression, même infime de son visage, tandis que William, ventripotent quinquagénaire, exultait son catalogue :

« Il a servi de nombreuses familles mais toujours avec sérieux. Il m’a même été recommandé par un sorcier Sang-Pur, chez lequel il n’a d’ailleurs pas travaillé c’est vous dire sa réputation ! Son ancienne maîtresse, une sang-basique 4 du nom de… Guespo… Guerro…. Enfin quelque chose dans ce goût là, une hispanique ! A du s’en défaire pour rentrer à demeure, en Espagne justement, raisons personnelles. Tout cela pour vous dire qu’elle n’a pu se résoudre à l’emmener avec elle et qu’il s’est retrouvé à nouveau sur le marché. Regardez donc… »

Le regard de Mathias brilla, presque concupiscent tandis qu’il faisait le tour de Dorian, frappant ses épaules et ses côtes avec un rien de familiarité.

« Beau spécimen n’est ce pas ? En âge moldu il n’est pas trop jeune, il a de l’expérience et j’en ai tiré les trois quarts du prix initial que vous proposiez, une affaire en or ! »

Demeurée en retrait, ce fut cet instant qu’Elizabeth choisit pour s’approcher. Brillante jeune femme, cheveux relevés sur la nuque, en tenue presque d’époque, peut-être même démodée par rapports aux codes d’aujourd’hui. Sans sourire, sans tendresse, sans empathie particulière pour celui en qui, pour l’instant, elle n’avait aucune confiance.

Il n’était qu’un moldu et elle sa propriétaire. C’était pourtant elle qui tenait les rênes en ce moment-même.

« Quel est son nom ? » Puis jugeant la question stupide puisqu’il pouvait lui répondre, elle interrompit Duval d’un simple geste de la main et s’approcha encore. « Quel est ton nom ? » Répéta-t-elle, mesurant son importance et la déchéance de ce non-mage avec un rien de joie. Une pépite un peu obscène et malaisante, de quoi ravir la mémoire de Brett. Mais elle ne pouvait se haïr pour cela.

Elle valait mieux que cet étranger, extraordinairement invité en ces lieux abandonnés de tous comme de la raison. Elle valait mieux que lui et c’était tout ce qui importait.



Au commencement était la parole
Traître à son sang
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t703-dorian-liddell
Messages : 92
Date d'inscription : 06/02/2017
Célébrité : Hugh Dancy
Crédits : InkFingers

Age : 38 ans
Sang : Moldu
Statut : Célibataire
Métier : Domestique d'Elizabeth Carrow
Epouvantard : Sa soeur en proie à la bactérie Dolohov
Dialogue : #406FA4

Re: In principio erat Verbum [Dorian]
ce message a été posté Lun 19 Juin - 3:00
「 In principio erat Verbum 」
Carrow... C'était le nom qu'il avait entendu quand il avait été une nouvelle fois vendu, sa précédente maîtresse n'avait pas besoin de lui là où elle allait. Le même nom qui avait été prononcé dans une autre pièce alors qu'il attendait, immobile et droit, au milieu de la bibliothèque de la grande demeure. Carrow, un nom connu de tous, même les plus humbles, tant la réputation qui les précédait était terrible. Une des vingt-huit Sacrées, au sang pur et à l'histoire profondément liée aux Mangemorts et au Lord. Sombre, parsemée de rumeurs plus ou moins inquiétantes et réelles, mais une famille de sang pur tout de même et il ne pouvait s'empêcher d'être fier de servir une si noble. Et il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les servir du mieux qu'il le pouvait, comme avec chacun de ses maîtres précédents. Il savait que l'homme qui l'avait acheté n'appartenait pas à la famille mais travaillait pour eux, mais c'était tout.

Son regard avait erré un instant sur les livres qui l'entouraient, se demandant quelles merveilles ils pouvaient bien renfermer et si on l'autoriserait un jour à les consulter, avant de se poser à nouveau sur la porte qui lui faisait face. Il ne pouvait qu'attendre que son nouveau propriétaire vienne voir s'il convenait, attendre de savoir quelles étaient les règles à appliquer ici, quelles seraient les tâches qu'on lui octroierait. Puis il y avait eu du bruit de l'autre côté des grandes portes et ses yeux s'étaient rivés au sol alors qu'elles s'ouvraient et que l'homme qui l'avait acheté et sa nouvelle maîtresse pénétraient dans l'imposante pièce. Regard au sol, visage détendu, épaules droits, mains croisées dans le dos, une position qu'il connaissait depuis longtemps maintenant et qu'il assurait une nouvelle fois pendant que l'on dressait son pedigree. Sans réaction quand il fut fait mention d'un Sang Pur l'ayant recommandé, quand le nom de sa précédente propriétaire fut écorché, et toujours aucune réaction quand l'homme donnait un exemple plutôt physique de sa résistance. Droit, silencieux et stoïque, comme il l'avait appris.

Sans même avoir besoin de lever les yeux, il savait qu'elle avait bougé et s'était approchée, qu'elle l'observait comme on jaugeait un nouvel objet récemment acheté. C'était ce qu'il était après tout, rien de plus naturel, sachant pertinemment que sa place était peut-être même inférieure à l'un des fauteuils qu'il avait aperçu plus tôt. Un simple moldu attendant de savoir s'il convenait à sa nouvelle propriétaire, qui demandait son nom à celui qui l'avait acheté avant de l'interrompre. La question reformulée s'adressait directement à lui et il releva la tête, regardant dans sa direction sans toutefois croiser son regard. Elle était jeune, bien plus qu'il ne s'y attendait en réalité, son image évoquant malgré ses traits durs et fermés celle si floue d'une autre jeune femme. Dorian, Maîtresse Carrow, sauf si vous souhaitez m'appeler autrement. Ou pas du tout. Ce ne serait pas la première fois que son nom serait changé ou disparaitrait, et ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Il n'était pas là pour de basses questions d'identité mais pour servir sa nouvelle maîtresse comme elle l'entendait. Après un bref sourire qui étira légèrement ses lèvres, il baissa à nouveau la tête, attendant simplement la suite.

HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://filetdudiable.forumactif.org/t854-elizabeth-carrow#10289
Messages : 128
Date d'inscription : 09/04/2017
Célébrité : Jessica de Gouw
Crédits : Moi-même

Double compte : Aucun

Age : 22 ans
Sang : Sang-pur
Statut : Célibataire
Métier : Directrice suppléante de la CBS
Baguette : Bois de vigne, 39 centimètres, souple et sans nœuds, comportant une épine de monstre du Fleuve Blanc
Epouvantard : Elle, folle et delirante
Dialogue : #FF0000

Re: In principio erat Verbum [Dorian]
ce message a été posté Dim 16 Juil - 18:13



Il était obéissant, affable et réservé, répondant à sa question par simplicité, économisant ses mots comme pour ne pas la gêner. Le « maîtresse Carrow » lui arracha même un ersatz de sourire satisfait, et hochant la tête, elle fit le tour de sa carcasse, le regard critique, aussi sévère qu’un professeur de Poudlard. Ses mains gantées se délièrent et ignorant royalement Duval qui fit même un pas en retrait pour marquer sa distance, elle se mit à tâter. Frapper son biceps gauche, puis le droit. Touchant le sillon de sa colonne vertébrale à travers le tissu de sa chemise, puis sa nuque, ses cheveux, qu’elle tira. Sa hanche, sa cuisse, testant sa stabilité. Œuvrant pour mettre une évidence une tare que son aide aurait pu oublier.

« Ouvre la bouche. » Ordonna-t-elle, se penchant près de son visage, main sur la baguette. Son œillade passant sur ses canines, incisives et les molaires là dans le fond, toutes saines. Hormis l’odeur rance de son haleine – la fatigue, la faim peut-être – il ne semblait pas porteur de maladie. Ses cheveux n’étaient pas gras, à ses racines il n’y avait pas de bête et ses oreilles semblaient même propres. Nouveau hochement de tête. « Il a été entretenu. »
« Sa précédente maîtresse n’a pas tenu son carnet à jour avant de partir mais son précédent propriétaire a fait les choses dans l’ordre. »
« Des cicatrices ? Des plaies peut-être ? » Exhalant un profond soupir, Elizabeth s’en retourna à nouveau vers Dorian, pour ordonner d’une voix presque trop douce. « Retirez vos vêtements. Si j’ai une question, vous devrez y répondre avec transparence, sincérité mais avant tout de manière succincte. Avez-vous compris ? »

Félicia renvoyée, il lui fallait désormais apparaitre avec un serviteur aussi docile que compétent. Certes, en tant que moldu on ne pourrait pas en faire grand-chose et son intellect ne dépasserait jamais un certain coefficient, mais malgré son manque de magie et la simplicité de son esprit, il se pouvait que Duval lui ait ramené un spécimen assez prompt à comprendre les ordres les plus évidents.

Pas de longs discours, pas de rébellion, une certaine force morale comme physique, voilà désormais tout ce qu’elle attendait du nouveau venu. Et à l’étage, comme pour assentir à ses pensées, il y eut un bruit de verre brisé suivi de pleurnichements.

Maman avait dû rater son sortilège de coupe-en-verre, pour les noiraudes. Peu étonnant.

« Je vous remercie Duval mais je pense pouvoir me débrouiller seule. Vous avez fait un excellent service mais si j’ai une remarque concernant ce moldu, je vous contacterais. Gardez donc ce que vous avez pu m’économiser, cela vous sera une prime non officielle, dépensez la pour vos enfants ? »
« Vous êtes bien aimable, Elizabeth. Et je vous remercie de cette attention. William junior et Charlotte seront très heureux. » Un homme discipliné et un bon père de famille. Le regard gris d’Elizabeth s’attarda sur la silhouette chargée de Duval et d’un sourire sans joie, elle s’inclina pour le saluer, ne se donnant pas même la peine de le raccompagner. Duval connaissait le manoir aussi bien qu’elle et bientôt, cela serait peut-être ce serviteur qui accomplirait cette tâche sans moufter.

Aussi se retourna-t-elle vers Dorian, une fois la porte claquée et haussant un sourcil sur sa stature dénudée, elle pinça les lèvres. Presque inconsciemment.

« Quel poids pouvez vous porter ? Soutenir un homme d’âge mur, vous le pourriez ? Et question plus importante encore… » D’un geste élégant, elle désigna la bibliothèque. « Savez-vous lire ? »


L’ÉQUIPE DE FILET DU DIABLE
 :: Royaume-Uni :: Avalon :: Les fiefs Sang-pur