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❝ [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient ❞
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Nounou(rs) yankee
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Dialogue : darkorange
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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
ce message a été posté Mer 13 Sep - 20:33
L’échange entre Lyne et Mâleautru - celui qu’ils pensent être Mâleatru - est rapide, échange de tennis qui rappelle à Jones les matchs que son père regardait, à la télévision, lorsqu’il était petit. La balle qui vole des deux côtés, rapide, boulet de canon. Les souffles, les cris, la rage, la bataille. Les bruits des créature qui se battent, dans leur dos, et la seule idée de justement leur tourner le dos hérisse des frissons sur la nuque du blond, mais tout comme Lyne, il se force à ne pas se retourner. À ne pas porter attention à tout cela, comme si c’était son pain quotidien.

Ils doivent jouer le jeu.

Au garde du corps qui a haussé la voix, il jette un regard mauvais, lui montrant les crocs, comme s’il en avait de la même longueur que les siens, comme un chien prêt à se battre. L’autre continue simplement de sourire, de ses canines proéminentes et jaunes, et aucune autre intervention n’est faite. Que celles qui terminent la discussion entre Lyne et Mâleautru, dans une proposition qui fait battre son coeur à toute allure. Les trois Phénix hochent du chef, comme simple formalité de départ, avant de se retourner vers l’arène. En lieu et place des immenses félins, ce sont cette fois deux corniauds aux yeux injectés de sang qui s’agitent, et il faut un instant à Jones pour compter non pas une, ou deux, mais bien quatre têtes. Il se penche vers sa fausse patronne, afin de lui glisser à l’oreille, dans un rire essoufflé : « Si c’était que d’moi, j’te marierais là tout d’suite. » S’il n’était pas aussi amoureux de Lizzie, même si ça lui semble affreusement à sens unique depuis quelques temps, il aurait de quoi reconsidérer sa position. De quoi tomber en amour sur le champ avec Lyne et le bagout qui vient de leur acheter une rencontre avec Mâleautru.

Tous trois restent jusqu’à la fin du match, avant de se diriger vers la sortie - et d’être arrêtés par une des hôtesses, qui leur rappelle d’aller réclamer leurs gains. Ou, comme dans leur cas, d’aller concéder leur défaite. Les 20 Gallions sont donnés au responsable de la caisse, un gobelin qui tripote et inspecte chaque pièce en recherche d’une contrefaçon - et qui ensuite, d’un simple geste des doigts, fait flamber le billet que l’Américain a entre ses mains, et d’un autre, fait disparaître l’argent qui tache la pulpe de ses doigts.

20 Gallions perdus, contre potentiellement bien plus de gagnés.
C’est un pari qu’il est prêt à prendre.

♦♦♦♦♦

20 H 55

Plus que pile à l’heure, ils sont en avance. La ponctualité ne fait pas très cool, ni très ganster, mais il est hors de question de se mettre Mâleautru à dos en tentant de jouer au plus gros caïd de la cour. À ce jeu, ils ne gagneront de toute façon pas. Ils ont pris le temps de retourner à leur planque, de se concerter sur la marche à suivre pour la rencontre du soir et de s’entendre sur les ingrédients à emporter, afin d’impressionner leur potentiel client, sans non plus qu’il en vienne à l’idée de les poignarder pour leur voler le tout.
Le doute plane toujours, cela dit, dans la tête de l’Américain.
Rien ne dit que ce n’est pas exactement cela qui se passera, dans ce sous-sol d’entrepôt. Ils ne sont après tout que des quantités négligeables, et lui le chef des lieux. Qu’ils disparaissent et on ne le remarquera même pas, sauf pour Cecilia, sans que personne comprenne que ces événements sont liés.

« Et haut les coeurs », qu’il grogne, alors que sa baguette enveloppe la porte de sortilèges, qui lui révèlent qu’outre un sortilège d’alarme banal, rien ne l’enchante. Pas de piège, dans tous les cas, et pas même de gardien. La sensation désagréable qu’ils sont surveillés ne le quitte pourtant. Un autre coup de baguette et la porte s’ouvre, sur une salle vide. Désaffectée, silencieuse, et aussi noire qu’un four. Un ensemble de boules lumineuses vient les entourer, gracieuseté de Cecilia, et leur permet de trouver l’escalier vers le sous-sol, afin de s’y engager tous les trois. Lui d’abord, puis Lyne, puis Cecilia, les deux gardes du corps fictifs entourant leur patronne fictive.

Ils débouchent dans une autre pièce, où cette fois quelqu’un est présent. Une femme scandaleusement belle et à l’air ennuyé, assise derrière une caisse en bois, protégée derrière une bulle aux reflets moirés. Il ne voit même pas pourquoi elle aurait besoin d’une bulle de protection - si belle, qui oserait l’attaquer ? Jones se sent le genou mou, la bouche pâteuse, et alors qu’il l’ouvre pour signifier qu’ils viennent voir Mâleautru, il se retrouve à devoir la refermer aussitôt, car rien ne lui vient. Rien, que des bêtises. Heureusement, leur harpie vient à sa rescousse : « On vient voir Ernest Mâleautru. » Toujours sans les regarder, la femme (il n’a jamais vu de Vélane, ou de descendante de Vélane, il ne comprend pas qu’elle puisse être si belle) se lève de son siège pour aller frapper à l’une des portes. La bulle la suit, sans jamais se briser, et Jones remarque enfin qu’il n’y a pas moins de huit portes en tout, dans cette minuscule pièce. Quelque chose qui lui apparaît si ridicule. Si peu important. Une petite trappe s’ouvre à la hauteur des yeux de la femme et elle murmure quelque chose par l’ouverture de celle-ci, sans qu’ils captent quelque chose, et enfin elle les regarde - un coup d’oeil, à peine, révélant des yeux jaunes de faucon. Une réponse semble lui venir, puisqu’elle hoche la tête et s’écarte, laissant la porte s’ouvrir sur le noir. Et loin, si loin, sur une lueur de chandelle. « Allez-y. » La voix musicale, comme un chant sacré, et Jones est prêt, de ces quelques simples mots, à croire à l’existence du divin, et c’est uniquement lorsque la porte se referme derrière eux qu’il reprend conscience. Il ne se rappelle même pas avoir passé la porte - on a dû l’y pousser. Dans le noir, tous les trois, avec la seule lueur au loin, leur point de repère. Il devine plus qu’il voit le sourire de Cecilia. « Scusez » est sa seule bafouille.

Des voix leur parviennent, de la lueur lointaine. Dont celle de Mâleautru.
Encore heureux qu’elle n’ait pas été aux côtés du patron ; il aurait bien gâché toutes leurs négociations.
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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
ce message a été posté Sam 16 Sep - 0:27
Si la situation n'avait pas été si critique, Cecilia se serait probablement marrée du sourire niais et de l'air d'imbécile heureux que Jones affichait. Elle se serait probablement même un peu foutu de sa gueule. Mais l'heure n'était pas aux plaisanteries. Un sourire moqueur peut-être, mais pas de raillerie. L'heure était à la conclusion de cette vente qui avait assez duré et qui lui faisait manquer une pratique de Quidditch, au grand dam de sa capitaine qui avait trouvé plutôt malvenu cette soudaine indigestion qui la faisait chier des bulles carrées. Pourvu que Quidditch magazine n'en ait pas vent et tout irait bien, parce qu'elle se voyait mal expliquer au journaliste qu'elle s'amusait à se faire passer pour une harpie dans les mauvais quartiers de Londres. Elle pouvait toujours mettre cela sur le dos d'une sorte de fétichisme personnel, mais bon...

Mâleautru et sa suite se pointèrent enfin, ses sbires faisant léviter devant eux deux coffres en bois cerclé de fer.

« Vous allez me tester les ingrédients avant toute chose. J'ai pas envie qu'on me vende de la bouse, même si ma fille semble croire que vous êtes des gens de confiance. »

« Votre fille...?»

Pour toute réponse, une gamine se pointa le nez de derrière Mâleautru. Une gamine étrangement fière : c'était celle qu'ils avaient vu trainer un peu partout dans les environs, la petite mendiante qui les épiait.

« D'habitude, je fais pas affaire avec des gens qui s'acquoquinent avec des harpies, ou même des demi-harpies, que sais-je? Mais Anya a du flair d'habitude et notre stock d'ingrédients est cruellement bas depuis que les membres du Divaricata nous ont cambriolés. Allez, montrez-nous ce que vous avez, qu'on en finisse. J'aime pas qu'Anya se couche trop tard. »

Bon ben... si la gamine avait un couvre-feu... Les coffres s'ouvrirent d'eux-mêmes pour laisser place à tout un arsenal de matériel et de tests pour tester l'authenticité de leurs ingrédients.

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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
ce message a été posté Mar 19 Sep - 23:12
Avec un peu de chance, ils seraient libérés le soir-même – d’ici quelques heures à peine. C’est ce que s’encra Lyne au fond de la tête en traversant la porte d’entrée (rouillée) de l’entrepôt (tout aussi rouillé), pour se donner un peu de courage. Qu’est-ce qui pouvait bien les attendre ici, après l’arène à paris (ils en avaient discuté rapidement, ni Cecilia, ni Sam, ni elle n’avaient la moindre foutue idée quant à ce que c’était que ces créatures) ? Elle se répéta qu’en jouant correctement le jeu une fois de plus, avec un peu adresse et un poil de chance, ils seraient bientôt tranquilles. Elle avait précieusement pris avec elle tous leurs ingrédients, tous disposés au fond d’un sac en toile protégé l’air de rien sous sa main gauche, et d’un coup d’œil rapide, elle inspecta les lieux. Cecilia fit les présentations rapidement – juste de quoi lui donner le temps d’apercevoir une seconde porte toute au fond, entre deux étagères. Sait-on jamais. Encore qu’ils allaient se retrouver au fond d’un sous-sol (probablement ?) alors les issues de secours…

C’était une Vélane qui en bas, s’imposait à eux. Elle arracha à Lyne un léger froncement de sourcils tout à fait méfiant. Quant à Sam, elle le priva momentanément de toute oxygénation cérébrale. Semblait-il. Lyne hésita à lui envoyer un violent coup de coude dans le flanc (pour le réveiller) mais se ravisa – parce qu’il garderait cet air absolument idiot tant que la superbe créature serait dans les parages. Elle n’éclata pas non plus de rire – parce que ça ne faisait pas franchement pro. Elle se contenta sagement de poursuivre dans la pièce suivante lorsqu’on les y invita gentiment.

C’était donc l’homme de tout à l’heure qui leur faisait face (encore heureux !), l’air très sérieux. Une gamine apparait un peu timidement juste derrière-lui : et Lyne se redresse d’un seul coup, indubitablement surprise. C’était la gosse de l’autre jour – celle qui l’avait suivie (sûr et certain !), qu’elle avait croisé tantôt à l’angle d’une rue, tantôt assise l’air de rien, l’air de ne pas les guetter (et pourtant, elle aurait mis sa main au feu que cette enfant, de quoi, huit, douze ans ? les avait eu à l’œil, car nouveaux). Elle s’efforça de ne pas l’observer plus que ça pourtant, reportant toute son attention sur Mâleautru (c’était donc SA gamine, Anya). L’air de rien. Toujours cet « air de rien », air très sérieux, très à l’aise dans ses bottes usées, dans cette situation, dans cet univers sale et salissant.
« D'habitude, je fais pas affaire avec des gens qui s'acquoquinent avec des harpies, ou même des demi-harpies, que sais-je? Mais Anya a du flair d'habitude et notre stock d'ingrédients est cruellement bas depuis que les membres du Divaricata nous ont cambriolés. Allez, montrez-nous ce que vous avez, qu'on en finisse. J'aime pas qu'Anya se couche trop tard. »
« Alors je n’vais pas y aller par quatre chemins : on a du bicorne, deux douzaines comme ça, plus d’autres ingrédients qui vous intéresseront probablement moins. » Elle ouvrit son sac tout en parlant, posa sur la table juste sous son nez d’un seul coup deux cornes de bicorne Aussitôt il pointa son œil inquisiteur (violet perçant) sur elle. Les négociations étaient ouvertes. « Vous tirez ça d’où ? » « Peu importe la provenance je dirais. Business familial comme je vous l’expliquais. » Une pause. « Je vous propose une belle quantité de cornes, là, tout de suite... Tout en sachant pertinemment que la pénurie dure depuis un petit moment déjà. Pour la qualité, vérifiez par vous-même et faites les tests que vous voulez. »

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Out of the night that covers me, black as the pit from pole to pole, I thank whatever gods may be for my unconquerable soul. In the fell clutch of circumstance I have not winced nor cried aloud. Under the bludgeonings of chance my head is bloody, but unbow’d. Beyond this place of wrath and tears, looms but the Horror of the shade, and yet the menace of the years finds and shall find me unafraid. It matters not how strait the gate, how charged with punishments the scroll, I am the master of my fate : I am the captain of my soul.

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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
ce message a été posté Jeu 21 Sep - 15:03
Le couloir sombre semble long, mais il est étrangement court, et ils arrivent bien vite jusqu’à Mâleautru et ses sbires. il ne perd pas de temps - encore heureux - avant de leur demander d’exposer et de tester la marchandise, à l’aide du matériel fournit par ses bons soins. On ne peut pas dire qu’il n’est pas un homme d’affaires avisé - et probablement un type sacrément dérangé, par-dessus tout cela, mais Jones n’a pas très envie de découvrir cette part de lui.

À la gamine, l’Américain se retient de faire un petit coucou de la main (ce n’est pas une alliée, ce n’est pas Minnie, ce n’est pas une gamine ordinaire), mais il ne peut empêcher un petit sourire de flotter sur ses lèvres. Malin, le Mâleautru. Et apparemment un père modèle qui n’aime pas que sa fille se couche trop tard.
Allons donc.

« Alors je n’vais pas y aller par quatre chemins : on a du bicorne, deux douzaines comme ça, plus d’autres ingrédients qui vous intéresseront probablement moins. » Le silence se fait sur Lyne, qui tire les cornes de son sac, et sur les criminels qui peuplent la pièce. Tous les sept. Ils ne sont certainement pas mieux que les autres, en ce moment. « Vous tirez ça d’où ? Peu importe la provenance je dirais. Business familial comme je vous l’expliquais. Je vous propose une belle quantité de cornes, là, tout de suite... Tout en sachant pertinemment  que la pénurie dure depuis un petit moment déjà. Pour la qualité, vérifiez par vous-même et faites les tests que vous voulez. » Peut-il en vouloir à Mâleautru d’être méfiant ? Pas vraiment, mais il n’empêche pas que Jones aimerait particulièrement qu’il le soit moins. Celui-ci n’a pas encore osé serait-ce qu’effleurer les deux cornes et alors que son oeil régulier les regarde encore, l’oeil violet se déplace de Lyne à Cecilia, puis sur lui. « Toi. L’oeil tourne dans son orbite, se fixe sur la femme aux muscles proéminents - enfin, il croit, car d’où il est, il ne voit plus aucun iris, aucune pupille. Toi. »
Ils s’avancent tous les deux, l’Américain et la bodybuildeuse, et dans l’une des caisses, Mâleautru prend une paire de gants, qu’il lui jette afin qu’il les enfile. Il comprend qu’il est l’élu pour manipuler les cornes et c’est sans un mot qu’il enfile les gants, puis que, sous le regard scrutateur de la femme aux gros bras, il s’empare de la première corne de bicorne. Il la tourne et la retourne, l’expose sous chaque couture à l’homme, et lorsque la femme tapote l’objet de sa baguette afin de faire il ne sait quoi, rien ne se passe. Il espère que ce soit bon signe. En tous cas, personne ne semble plus déplû. Puis, à sa baguette se substitue une potion, dont quelques gouttes à peine glissent sur la corne. Le liquide siffle et Jones semble percevoir une étrange odeur de souffre, monter jusqu’à ses narines, mais la corne reste parfaitement intacte - et l’autre également, une fois les mêmes tests faits.

L’Américain repose les deux cornes sur la table. « Vous en avez combien, de ça ? Deux douzaines. Re-regard inquisiteur. Vingt-cinq. Précision minime, apparemment nécessaire. Sur vous ? Que ces deux-là, pour vérification de marchandise. » Mâleautru hoche un peu de la tête, comme s’Il appréciait leur prudence. « Combien ? » Ça, c’est à Lyne de proposer. Il se recule d’un pas, laissant leur patronne annoncer le prix par corne. Ils se sont entendus sur quelque chose de très haut, afin de pouvoir négocier à la baisse au besoin, mais de tout de même en tirer le maximum. Ils ont, dans cet échange, peut-être le bon bout du balai.
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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
ce message a été posté Jeu 21 Sep - 20:58
Négociations c'est parti ! Qu'est-ce qu'on tire des cornes ?
OUI: Jackpot, 800 gallions / unité
NON Il est dur en affaires Mâleautru (400 / unité)

Elle continuait tant bien que de mal à faire semblant d’être tout à fait sûre d’elle. Comme si connaissait sur le bout des doigts les tests de vérification de Mâleautru, comme si c’était dans leurs habitudes. En fait, silencieusement, elle priait plutôt pour que du bout de sa baguette, la garde du corps bodybuildée ne fasse pas exploser l’une de leurs précieuses cornes de bicorne. Il ne se passa finalement rien du tout – c’était sans doute plutôt bon signe – et Lyne devina d’ailleurs un infime hochement de tête chez leur interlocuteur. Probablement satisfait, donc.

C’est Sam qui prit la suite de l’échange, agrémenté de coups d’œil furtifs à droite et à gauche (sur Jones, Cecilia puis elle, jusqu’aux cornes sur la table, et dans le sens inverse à nouveau). C’était terriblement perturbant, cet œil de verre inquisiteur.

Plus vite ils seraient sortis de là, mieux elle se porterait. A écouter Mâleautru, il était pressé : tant mieux. Allez courage, c’était presque fini, encore un peu de concentration pour garder le regard fixe, les doigts ne pianotant pas nerveusement ici ou là, la voix ferme et assurée.

Puis vint la question fatidique :
« Combien ? »

Elle fit un calcul très rapide. Ils savaient combien leurs prédécesseurs avaient réussi à vendre leurs cornes de bicorne (entre deux cent et sept cent gallions l’unité, au plus haut) mais là, les stocks étaient particulièrement vides. N’avaient-ils pas entendu, d’ailleurs, parler plusieurs fois de cette fâcheuse pénurie, depuis leur arrivée dans les bas-fonds de Londres quelques jours plus tôt ? Théoriquement, ils étaient en position de force – ils avaient les précieux ingrédients, Mâleautru en avait certainement véritablement besoin, ou envie en tous cas, et il avait les Gallions. Gallions sans lesquels, eux, ne devaient en pratique par repartir. Position de force théorique donc, mais finalement pas tant que ça. Elle fit le choix de taper plutôt très haut. Espérant très, très fort que Mâleautru ne lui éclate pas de rire au nez en leur demandant de dégager illico presto.

« Les cornes font toutes un bon poids et vous pouvez constater leur qualité. Ce sera neuf cent gallions l’unité. »

Il n’en fit rien, mais plissa son seul œil encore véritable :

« Vous êtes bien au-dessus des prix. Divisez-les par deux. »
« Non, fermement. On y croit ! Les stocks sont totalement vides, les prix évoluent et ne font que s’adapter au marché. Neuf cent. »
Il grogna quelque chose qu’elle ne perçut pas. Parce qu’elle avait raison. Mâleautru le savait et presque par miracle, il suivait.
« Six cent »
« Huit cent cinquante »
« Sept cent ? »
« Huit cent, dernière offre »

Cet échange, presque comme un vulgaire match de ping-pong, fit suite à un long silence. Il allait accepter. « Huit cent. Et je les veux maintenant. » Elle en profita pour jeter un coup d’œil à sa gauche, puis à sa droite, à chacun de ses deux compagnons. Ils lui répondirent par un discret haussement d’épaules – l’air de dire que ça n’était « pas si mal », comme prix, un peu comme des conseillers qui lui auraient donné leur feu vert. Intérieurement pourtant, elle jubilait, et ne doutait pas une seule seconde que Cecilia et Sam en faisaient de même. C’était beaucoup plus haut que ce qu’ils avaient pu espérer vraiment : comme quoi, parfois, il fallait simplement oser. « Mais vous, vous restez ici et elle (l’œil violet perçant fixait leur harpie de compagnonne) va récupérer tout ça. »




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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
ce message a été posté Jeu 21 Sep - 20:58
Le membre 'Lyne Cooper' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Lancer de dé ' :
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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
ce message a été posté Dim 24 Sep - 4:16
Cecilia soupira de soulagement lorsque Lyne et Mâleautru en vinrent à une entente sur le prix des cornes. 800 gallions la corne! Quelle audace Lyne avait su démontrer! Cecilia lui lança un regard admirateur. Si, avec ce paquet de gallions, Jane n'était pas contente, Cecilia n'avait aucune idée de ce qui pourrait faire plaisir à leur leader. Peut-être même que Jones, Lyne et elle pourraient prendre quelques gallions et aller fêter leur réussite au Chaudron baveur, peut-être même que Sid accepterait de passer la nuit avec elle. Le souvenir de leur dernière nuit ensemble la fit sourire alors qu'elle transplanait vers leur planque temporaire, là où ils avaient stocké les cornes. Cecilia s'empara d'un sac magiquement agrandi et elle le remplit à craquer. Plus qu'un autre transplanage et le tour serait joué.

Un Pop plus tard et elle réapparut à l'extérieur de l'entrepôt. Elle repassa devant la Vélane qui s'était assoupie. Perdue dans les bras de Morphée, la créature semblait si paisible que ses traits n'en étaient que plus beaux. Mais l'heure n'était pas à la contemplation. L'heure était à la conclusion d'une affaire qui rapporterait beaucoup d'or à la faction.

Cecilia descendit les marches d'un pas calme et assuré. Elle ne voulait surtout pas avoir l'air de se précipiter. Enfin, elle se retrouva devant Mâleautru qui la toisa de haut en bas avec une telle lenteur que Cecilia s'en trouva aussi gênée que si elle s'était retrouvée toute nue.

« Les cornes? » fut tout ce qu'il demanda.

Cecilia lui tendit le sac. Mâleautru siffla et fit signe à l'un de ses sbires qui obtempéra en ramenant une caisse vide. Cecilia comprit qu'elle devait vider le sac dans la caisse et elle s'y attela avec prudence : après tout le mal qu'ils s'étaient donnés, il n'aurait pas fallu que l'une d'entre elle soit abîmée lors de la manutention. 23. Le compte était bon. La femme musclée ajouta sur le dessus les deux cornes qui avaient servi à vérfier l'authenticité des ingrédients. 25. Tout y était. Cecilia se leva en pliant le sac désormais vide.

« Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous! » s'exclama Cecilia en tendant la main à Mâleautru. Ce dernier l'ignora et alla plutôt serrer la main de Lyne, répétant mot pour mot ce que Cecilia venait juste de dire. La jeune femme prit une profonde inspiration pour ne pas laisser paraître son agacement. Mais l'intolérance que Mâleautru lui témoignait ne signifiait qu'une chose : son déguisement de demi-harpie avait réussi à le convaincre suffisamment pour titiller son racisme. La femme bodybuildée vérifia deux autres cornes, pour la forme, puis Mâleautru finit par les laisser partir. Ne restait plus qu'à ramasser ce qu'ils avaient laissé dans leur planque et ils pourraient tous rentrer au QG mettre en lieu sûr tous les gallions qu'ils avaient gagné ce soir-là.

TERMINÉ

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Cecilia
Cecilia
My heart's alive
Firestones
When they strike
We feel the love
Sparks will fly
They ignite our bones
When they strike
We light up the world!
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Re: [Mission] Plus un bénéfice est illégal, plus l'homme y tient
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