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❝ ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition ❞
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HAVE YOU SEEN THIS WIZARD ?
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ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Dim 2 Juil - 19:57

ϟ Dies iræ ϟ


ϟ L'Ordre du Phénix a une nouvelle fois prévu quelques portoloins en plus du transplanage pour rapatrier tout le monde dans la planque Phénix du moment où Jane Callaghan vous attend avec impatiente (et angoisse, hein, soyons honnêtes).

ϟ Des médicomages plus ou moins expérimentés, mais tous dignes de confiance, sont présents sur les lieux pour prendre en charge les blessés. Les personnes les plus durement touchées sont traitées en priorité.


ϟ La conclusion de l'event est laissée libre de choix selon les envies de chacun. Vous pouvez y poster autant de fois que vous le désirez comme ne pas y poster du tout. C'est vous qui voyez ! Un PNJ de conclusion sera posté en cours de semaine prochaine afin de clore le chapitre, donc pensez quand même à repasser par ici pour vous tenir au courant des conséquences de cet event.

ϟ Les Phénix et membres de la Nouvelle Inquisition n'ayant pas participé à l'event peuvent également poster.


L’ÉQUIPE DE FILET DU DIABLE
Complexe d'Oedipe
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Dim 2 Juil - 23:54
    Je rattrape Savannah et Adem qui m'avaient devancé depuis un moment. Même si mon état laisse à désirer malgré les soins que je me suis procuré, je suis préoccupé par les blessures de Lyne et Olivier. Je tiens mon amie par le bras que je n'ai pas lâché depuis le début des hostilités. La foule nous barre la route et se densifie. Tout le monde se bouscule, la panique ne s'est toujours pas dissipée. Il faut fuir, d'autant plus que les autres ont fini le travail. J'espère que maman va bien, qu'elle s'en est sortie et que nous nous retrouverons au quartier général.

    Mon élan est arrêté net par le chef de la Nouvelle Inquisition qui sort l'un de nos portoloin de sa poche. Il n'a pas l'air résolu à laisser les siens ici. Je regarde Lyne, l'un de nous va devoir rester. Des médicomages devraient accueillir les blessés directement sur place, mais je ne me vois pas les laisser prendre Olivier en charge. Je dois donc me résoudre à la laisser sur la place, avec les pacificateurs qui grouillent. Certes, elle pourrait transplaner, mais elle pourrait très bien être abattue avant d'en avoir le temps. Il ne faut pas oublier que Lyne est courage, une battante, une guerrière et qu'elle s'accrochera à la vie. En dépit de la profondeur de ses blessures je la lâche sans pour autant l'abandonner à son sort.

      - Lyne ...


    Mon coeur bat, mes derniers mots sont pour elle. Je lui communique mes sentiments d'un regard. Je la pointe avec ma baguette, un dernier geste de sympathie avant mon départ : Vulnera Sanentur. Nous nous retrouverons, comme toujours. A espérer que la prochaine fois, ce ne sera pas en tant que Phénix, mais en tant qu'amis. Je pose la main sur le portoloin qui nous téléporte loin du champ de bataille.

    Spoiler:
     
Lemon incest
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Je chercherai ton ombre
Et parmi les vivants
Et parmi les décombres

Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Lun 3 Juil - 16:16
Les Grands Sans Queue continuent de s’affronter alors qu’elle surveille le corps de Grande Sans Queue à crinière incroyable (Sid). Elle lui aurait bien léché les blessures pour soulager sa souffrance, mais elle ne peut faire les deux : si elle s’était occupée ainsi de son alliée, elle n’aurait pas pu garder son corps et elles auraient été toutes les deux vulnérables.
Grande Sans Queue à la crinière d’or (Silja) s’approche d’elles et commence à agiter son bout de bois sur leur partenaire inerte. Cela lui rappelle qu’il faudrait qu’elle récupère la sienne – à nouveau, son instinct lui indique fortement qu’elle ne doit pas partir sans. Mais alors que – estimant que Grande Sans Queue à crinière incroyable ne craint plus autant avec la présence de Grande Sans Queue blonde – elle commence à se diriger vers l’endroit où elle a laissé son bout de bois, une force invisible la projette au loin. Elle se relève difficilement, ses membres ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois. Elle grogne, elle a la haine. Elle pourrait sauter au cou de n’importe qui d’entre eux, tant elle a la rage. Qu’ils viennent se battre avec elle comme des vraies bêtes, plutôt que comme des lâches avec leurs bouts de bois ! Elle rugit, ARRRHHHHHH !

Mais la Grande Sans Queue qui mène leur clan la ramène auprès du groupe – l’instant de flottement lui fait oublier sa colère. Il faut se faire la malle, elle le comprend bien. Et le bout de bois ? Elle ne peut pas partir sans ! Les flammes qui apparaissent de nulle part juste en face des ennemis la prennent de court. Le feu, le feu, c’est le danger ! Alerte, le feu ! Où aller ? Que faire ? S’échapper ! Et le bout de bois ? Le feu ! Le bout de bois ! – on lui hurle au fond d’elle. Le bout de bois ! Elle ne voit plus, pendant un instant, mais une chose est claire : le bout de bois puis décamper !
Alors que les membres de leur groupe commencent à détaler vers la sortie, elle fait un petit détour vers l’endroit où elle a laissé son bout de bois, qui est à quelques mètres de là où ils se trouvaient. Son cœur bat la chamade à cause du feu, mais elle doit être brave et garder le sang froid malgré les circonstances dangereuses. Elle saisit le bout de bois entre ses crocs et ressent un soulagement, au fond d’elle. Elle finit par rejoindre rapidement ses camarades – ils devraient définitivement, mais définitivement, se mettre à quatre pattes comme elle pour aller plus vite ! Elle galope à leurs côtés, malgré son épaule gauche douloureuse, la sortie n’est pas loin !

… Mais pourquoi est-elle sur ses quatre membres ? Victoria émerge lentement de son état bestial. Sa tête tourne, sa vision est confuse et ses sens semblent lui jouer des tours, pour s’adapter à son état humain, mais elle n’a pas le temps de se poser des questions et de les laisser prendre leur temps. Alors qu’ils atteignent le portoloin, elle se tourne une dernière fois sur la scène chaotique de leurs conflits et regarde une dernière fois Eoin avant leur prochaine bataille, elle s’imagine. Un dernier regard, avant de se transplaner vers la planque où elle retrouvera ses camarades, et Donan. Faites qu’il n’ait pas croisé Nicolas, faites qu’il n’ait pas croisé Nicolas, Merlin, Morgane, Godric, tous ! Faites qu’il n’ait pas croisé Nicolas !


*


Elle retira sa cagoule d'un geste. A quoi servait-il, à présent que son prénom avait été dit en public ? Autour d’elle, les membres de l’Ordre apparaissent petit à petit pour ceux qui se sont transplanés, en groupe avec la Nouvelle Inquisition pour ceux qui ont fait usage d’un portoloin. Apparaissent Silja, Adara, Sid qui a repris son apparence normale – et merci Merlin qu’il ait gardé son autre apparence jusqu’à la fin, et Scarlett. C’est un soulagement de tous les voir vivants, même si Sid est dans un état critique et qu’Adara doit avoir un traumatisme psychologique inimaginable. Comment fera-t-elle avec Lars ? Que dira-t-elle à Eclipse ?  Victoria aimerait lui dire qu’elle est là si besoin, mais comment faire cela sans que cela paraisse superficiel après ce qu’elle a vécu ? Elle retire sa baguette d’entre les dents et se contente donc de prendre Adara dans ses bras un court instant, espérant qu’il transmettra le message souhaité, puis sa chère Silja – sans les serrer trop fort, ne sait-on jamais. Elle s’excuse de devoir les quitter, elle doit retrouver son fils.
Dans la foule qui se densifie, elle l’aperçoit avec le chef de la Nouvelle Inquisition à ses côtés. Cet homme… Elle ne peut s’empêcher de grimacer à sa vue. Victoria lui arrachera les poils de barbe si elle apprend qu’il a mis son fils en danger pour protéger sa peau – car oui, il a clairement la tête à faire ça. Par la barbe de Merlin, Don ! Elle le prend dans ses bras et le serre, un peu trop fort peut-être, mais cette fois elle ne peut se retenir. Elle prend plusieurs inspirations, plusieurs expirations. Il empeste la transpiration – ce qui est normal, avec le stress, l’action, tout ça – et… Le sang. Elle se détache de lui immédiatement à la recherche de sa blessure, qu’elle trouve sur le bras gauche. Mais les tâches de sang sont en réalité partout. Qu’il ait son mot à dire ou pas, elle enquête sur ses blessures et constate qu’elles ont été refermées de façon rapide et assez superficielle. Comme il a souffert, son pauvre fils. Comme il a souffert ! Qui t’a soigné ? Qu’elle lui arrache les poils de barbe aussi.

Trop d'love:
 
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Age : 31 ans.
Sang : Né-moldu
Statut : En amour par-dessus la tête avec Lizzie O'Meara.
Métier : Terroriste convaincu, membre du Suicide Squad.
Baguette : Matraque de 37.6 centimètres, chêne blanc et ventricule de coeur de dragon.
Epouvantard : Jésus.
Dialogue : darkorange
all hell breaks loose
Américain bruyant • Option baguette explosive • Phénix enthousiaste • Peu engageant envers les moldus • Coeur de guimauve • Balafre qui lui zèbre la gueule du sourcil droit au coin gauche de la bouche
Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Lun 3 Juil - 21:14
« On peut pas te laisser seul une minute, hein ? Parle pour toi d’abord, qu’il réplique à Lizzie sur le même ton qui se veut amusé, mais qui est si proche de se briser. Il a envie de pleurer, juste de la voir là, à ses côtés, prête à l’aider qu’importe sa sécurité. Il se demande même, très sérieusement, une petite seconde, si la demande en mariage à l’instant serait déplacé. Mul ... Mulcer ... Mucerem dolor. » Le soulagement de la douleur ne vient pas. Il avait juste une note d’espoir, à ce sujet, mais la petite est trop épuisée, trop fatiguée, il la voit trembler sur ses jambes et il fait ce qu’il peut pour se relever sans qu’elle ait trop à forcer. « Ça va, ça va, ça va », qu’il marmonne sans savoir si elle l’entend, ou si elle le croit. Il avance en sautillant sur un pied, chaque choc de son corps qui retombe sur les pavés se répercutant tout de même dans sa blessure, mais il contient ses grognements de douleur. Il s’en mord les lèvres jusqu’à saigner, de se contenir, mais il glapit quand un sort fait hurler la Callaghan. Ils vont s’en sortir. Ils vont. S’en. Sortir.

Tout le monde. Ils vont tous s’en sortir, oui. « Désolé, de casser votre plan drague, mais je crois qu’on sera plus efficace à trois. » Un rire lui chatouille la gorge, surtout avec le clin d’oeil que Nero lui adresse alors qu’il vient aider sa soeur à le soutenir. Nero a vu clair dans son jeu depuis bien plus longtemps que Lizzie, qui semble encore complètement imperméable à toutes ses avances, et… il ne semble pas désapprouver. La demande en mariage reste d’actualité, donc. Le sort de Conjonctivite que reçoit le brun en pleine gueule déstabilise leur trio, mais Jones réussit à empêcher le tout de s’échouer lamentablement au sol. « J’te tiens, j’te tiens, ferme les yeux et suis-nous », qu’il tente de rassurer le Callaghan, qui braille avec énergie dans ses oreilles.
Ils croisent, tout près de la porte, deux prisonnières soutenant la pauvre Kiara, complètement partie dans les vapes. Ils la passent à peine, tous ensembles, Phénix, prisonniers, Inquisiteurs à leurs côtés, lorsque derrière eux, tout explose. Tout explose et d’un Portoloin activé, ils terminent tous dans la planque désignée pour accueillir les héros de l’opération.

Enfin, héros. Les éclopés.

On s’active aussitôt à leurs côtés ; on lui arrache Lizzie de sous un bras, Nero de sous l’autre, et c’est une femme aux cheveux d’un blond passé qui l’attrape par le bras, le menant d’autorité vers un siège. « Asseyez-vous ici », lui dit la sorcière avec douceur, et il s’écroule plus qu’autre chose sur la chaise, qui craque sous l’élan. Il a mal partout. Putain de partout. La douleur de sa cheville se fait sentir dans chaque membre de son corps, à ce moment, lui faisant occulter tout le reste. On lui retire sa casquette, son foulard, ce qui reste de ses lunettes fumées. « Bruce Blackburn », siffle une voix masculine dans son dos. La Médicomage se retient de regarder l’homme derrière lui, mais il voit bien un sourire s’étirer sur ses lèvres, ses yeux se lever au ciel. Sa baguette et ses mains, elles, continuent de voler autour de sa cheville, réduisant progressivement l’enflure tout autour. Une vague de froid, bienheureuse, l’envahit, et il porte une oreille un peu distraite à la scène de ménage qu’il peut uniquement entendre. « Quelle Doxy t’a piqué, par Merlin ? On n’avait pas besoin que le Ministère sache que tu es encore bel et bien en vie. Tu dois admettre qu’on a eu sacrément la classe ! Je suis d’accord, mais une cagoule, ce n’est pas un artefact rare à se procurer. » La dispute continue, entre j’vais pas m’cacher et autres tu n’en as vraiment rien à faire de notre sécurité et puis je me suis retrouvé avec ta responsabilité, mais il n’y porte plus trop attention. Une sensation d’euphorie l’a pris, cette fois, le faisant planer au-dessus de la douleur, qui lui semble bien moindre. Oh, merveilleuse magie. « Pour le moment, ça ira, lui dit la femme, toujours avec patience, sans sembler être perturbée par l’agitation dans la planque. *François, arrête d’embêter Bruce et viens l’aider à se déplacer. J’arrive, Clara.* » L’ami de Bruce, François, apparaît dans son champ de vision, une expression renfrognée sur ses traits. Il n’avait pas remarqué son visage, auparavant, mais il voit les cinq cicatrices qui le traversent, leur blanc tranchant sur la peau hâlée de ceux qui sont toujours en fuite, qui voient le soleil des rebelles malgré tout. Il le dévisage, avec curiosité. Un vieux de la vieille. Probablement obtenues au combat. Trop fort. « Il est à qui le bon chien, mh ? C’est à qui le bon chien ? » Une série de couinements, mêlés d’un étrange sifflement qu’il reconnaît bien, le fait enfin se retourner, alors qu’il s’apprête à se lever pour laisser la place à d’autres Phénix et Inquisiteurs en demande de soins. Aux pieds de Bruce Blackburn se roule un chien, de taille adolescente, quêtant caresses et mots gentils du colosse blond, qui a déjà les deux mains plongées dans son pelage épais. « Whisper ! » Les deux oreilles du bâtard berger allemand se dressent sur sa tête, alors qu’il arrête son jeu et vient se précipiter jusqu’à l’un de ses maîtres pour le gratifier de léchouilles sur les mains. Il a bien été gardé, pendant toute l’opération. M. Blackburn avait offert de s’en occuper, il s’en souvient. C’est François qui en a donc hérité. « Allez, va chercher Lizzie, puis après tu iras voir tonton Nero et tatie Kiara », qu’il dit au chien, qui part aussitôt, la truffe au sol, à la recherche de sa mère d’adoption et de ses amis. Tonton Nero et tatie Kiara. Maman Lizzie. Papa Jones. Ça sonne bien. Il sourit bêtement, béatement. Ouais, pas mal du tout.

*En français dans le texte
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Age : Vingt-six ans
Sang : Basique #3
Statut : Crazy in love, bitch.
Métier : Normalement fugitive, elle est actuellement aux mains des Mangemorts.
Baguette : Bois de cornouiller, ongle de troll, 24,7 cm, rigide. Même qu'elle a un petit nom : « Poppy ». Perdue au moment de son enlèvement.
Epouvantard : Le noir. Total et absolu. Son quotidien, désormais.
Dialogue : [color=#339999]

Fille de Jane Callaghan - Atteinte d'une forme légère de dyslexie, écrite mais aussi orale sous le coup d'une forte émotion - S'est vue coller un chaperon depuis qu'elle a failli faire exploser un campement - A révélé son identité aux Mangemorts présents lors de sa mission à la Mine d'Aberfan (event 2) - Adore tout ce qui fait BOUM - A la gueulante facile et jure comme un charretier - Fugitive rodée - Du fait de son héritage sorcier péruvien, possède une affinité particulière avec le feu - A désigné Vivienne McKay comme sa Némésis jusqu'à ce que la mort les sépare - Capturée par la «pute à Mangemorts» suscitée lors de la mission de la Tour des Médias (event final 1), elle coule actuellement des jours paisibles (non) dans un cachot.
Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Lun 3 Juil - 22:30
Ah Nero ! Sa petite merveille de toutes les merveilles ! Il s'était porté à leur rescousse et leur avait sauvé la mise, au duo de bras cassés qu'il formait. Pourtant, elle avait bien manqué lâché. Parce qu'elle avait vu Kiara voler un peu plus loin, là encore, elle avait dû faire face à un choix : lâcher Jones et filer l'aider, ou suivre les ordres et continuer à avancer. " Bruce ! Ki ... Kiki ! Là-bas ! " avait-elle grondé, au désespoir. Heureusement, leur chef improvisé l'avait repéré lui aussi et n'avait nul besoin de son appel pour prendre les choses en main. Il se contenta de lui adresser un regard entendu avant de s'en retourner à son office. Et la O'Meara à la sienne. La porte. Son frère avec son oeil déformé. Sam et son cloche-pied. Sa vue qui se brouillait. La Phénix secoua la tête. Ce n'était pas le moment. Ils y étaient presque. Bientôt. Ils allaient y arriver.

Elle eut juste le temps d'apercevoir un feu d'artifices s'élancer dans les airs après que le bombarda ait tout secoué.
Ils activèrent leur portoloin et disparurent de la plus si grande, ni plus si belle Avalon.
Et Lizzie souriait.

¤¤¤

Ses bottes rencontrèrent durement le sol du Quartier Général. Elle se sentit tomber à moitié à quatre pattes malgré la poigne énergique de Sam. Le voyage avait achevé ses dernières résistances, en témoigna la toux grasse qu'elle expulsa, gorgée de sang. Sa respiration était plus assourdie que jamais. Pourtant, si on n'était pas venus s'emparer d'elle, elle aurait certainement tout donné pour se remettre sur ses jambes. Inconsciente. Impatiente. Increvable, il fallait l'espérer. D'ailleurs, elle tenta de se débattre. " C'est bon ! Lâchez-moi ! Ca vaaaa ! " Malgré sa voix pâteuse, elle restait persuadée que d'autres avaient besoin de soins. Qu'il y avait plus urgent qu'une petite côte fêlée. Mais personne ne lâcha. Alors, elle rua un peu plus. " Ca va j'vous d... " « Elizabeth Eireann O'Meara-Callaghan. Tu te tiens tranquille et tu te laisses soigner. » Elle ne connaissait que trop bien ces intonations fermes. Que d'autre que Jane Callaghan aurait osé l'appeler par son nom en entier ? " M'man ? " On venait de l'allonger. Lizzie réalisa qu'elle ne discernait plus grand chose à part des ombres et quelques éclairs lumineux. Et dans tout ce ballet indistinct, elle reconnut les lèvres pincées de sa mère. « On va s'occuper de toi. Tout ira bien. » Il était peu de choses qui pouvaient apaiser la tornade O'Meara. Un bon verre de whiskey frelaté. Un bon cigare, aussi, tiens. Les craquements des feuilles sous ses semelles, quand ils partaient en forêt, pour se ravitailler ou simplement se dégourdir les jambes. Il y avait aussi, bien entendu, les boum et les bam symphoniques d'une bombe soigneusement posée. Et Jane. Comme en cet instant, alors qu'elle posait sa main sur son front et semblait lui signifier que allez, tu as bien lutté, repose-toi maintenant.

Aussi se laissa-t-elle aller.
Sa dernière pensée fut pour ses compagnons de mission, les imbattables à défaut d'être incassables. Sa famille. L'image d'un certaine Américain s'attarda cependant un peu plus que les autres. Lui aussi, il lui faisait du bien. Mais chut, elle y penserait plus tard. Pour l'instant, elle allait dormir. Juste un peu.

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We are Callacrew.

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Mohamed Allô
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Métier : Domestique, c'est déjà pas mal
Baguette : La seule à laquelle elle peut prétendre est une baguette de sourcier.
Epouvantard : Elle-même, tuant un autre moldu
Dialogue : #DC8E28

Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Lun 3 Juil - 22:41
" Ayez l'air paniqué " qu'elle avait dit. Au moins, cet ordre n'était pas difficile à suivre. Paniquée, Matt l'était. Dès qu'elle fut à nouveau sur ses pieds, elle chercha Alfie du regard. Il était en piteux état. Par sa faute. Parce qu'elle avait très connement repoussé ses limites en se fichant des dégâts collatéraux ; de toutes ces sorcières, ces vieillards ou ces enfants qu'elle aurait pu toucher. Eux ne comptaient pas. Leur vie n'avait aucune valeur à ses yeux. Mais Alfie.... merde ! Pas une seconde l'idée qu'elle puisse toucher autre chose qu'un serviteur de Satan ne l'avait effleurée. Pourtant elle aurait dû y penser. Dans la cohue et la confusion, cela avait toutes les chances d'arriver ! Et c'était arrivé.

Elle aida la sorcière à soutenir les deux inquisiteurs jusqu'au portoloin sans desserrer les lèvres. Et ne le desserra pas plus lorsqu'ils arrivèrent à destination. Aux questions qu'on lui posait, elle répondait de simples grommellements, de hochements de tête silencieux ou, au mieux, de mots monosyllabiques. Elle abandonna ses amis entre les mains de médecins et s'éclipsa aussitôt, prétextant partir à la recherche d'Adem et Savannah. On la laissa partir en constatant qu'à part quelques gros bleus et quelques éraflures, elle n'avait rien. Rien de visible en tout cas. Juste la dalle, des restes de douleurs après le doloris et la tête pleine de visions cauchemardesques laissées par le détraqueur qui s'en était pris à elle. Mais ça passerait.... Quant au coup de fouet magique, il était heureusement camouflé par son haut.

Elle arpenta la salle en tremblant, consciente qu'elle ne pourrait pas se relever avant plusieurs minutes si elle s'offrait le luxe de s'asseoir. Et il fallait qu'elle rentre avant Mulciber. Si le vieux n'était pas mort dans l'attaque - elle ne savait pas encore si elle l'espérait ou le redoutait.... - il serait de retour au manoir rapidement. Et cette fois-ci, aucune excuse de Clyde ne pourrait la sauver. Il allait être d'une humeur massacrante, encore plus impitoyable que d'ordinaire. Mais avant de partir, elle avait besoin de s'assurer de la survie de ses compagnons.

Elle finit par apercevoir Savannah et Adem un peu plus loin. Visiblement vivants. C'était l'essentiel. Revenant sur ses pas, elle alla récupérer quelque chose à manger et une potion revigorante dont elle aurait grandement besoin pour faire illusion devant son maître ce soir. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour survivre.... utiliser de la médecine sorcière ! Beurk ! Elle se força à l'avaler puis retourna voir comment s'en sortait Alfie.... en restant à distance.

La culpabilité la rongeait. Jamais elle n'oserait plus le regarder dans les yeux. Ni lui ni les autres d'ailleurs. Isaïe avait-il vu ce qu'il c'était passé ? Et si ses compagnons l'apprenaient ? Et si Durham l'apprenait ? Pas sûr qu'il ait envie de garder une incapable dangereuse dans ses rangs.... Tête baisse, elle s'adossa à un mur en espérant y disparaître. Elle resterait juste le temps d'écouter les quelques mots de son maître à penser, en admettant qu'il ne tarde pas, puis elle disparaîtrait rapidement et discrètement. Comme une criminelle.
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Epouvantard : Une attaque de mandragores
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Lun 3 Juil - 23:12
Elle avait tué deux Pacificateurs.  Elle avait tué deux Pacificateurs.  Elle avait tué deux Pacificateurs.  Elle avait tué deux Pacificateurs.

La phrase l'accompagnait au rythme de sa course, rendue maladroite par le prisonnier qu'elle entrainait dans son sillage. Elle se retourna pour voir où étaient les autres, à temps pour voir le feu se déployer et couvrir leur fuite. Ca allait faire encore des dégats parmi les gens, mais elle n'en était pas responsable. Elle était responsable de la mort des deux hommes qu'elle enjambait. Elle retint une nausée - pas question de se rendre ridicule en public comme l'autre homme qui avait souillé les pieds de Kark - et se concentra sur le but : la porte de Curor. C'était aussi un moyen d'oublier la douleur qui continuait à élancer son bras - et la cause de sa douleur. Juste la porte. Son objectif. Leur objectif.

Trop contente d'obéir à l'ordre de rentrer au bercail, Adara assura sa prise sur la personne qu'elle trainait depuis tout à l'heure et transplana, laissant derrière elle la place centrale d'Avalon, les flammes, les Mangemorts avec ou sans bras...

***

Elle prit pied à la planque de l'Ordre. Son premier geste fut de retirer la cagoule salvatrice que la poufiasse Mangemorte avait tenté de lui arracher.
Elle soutint le prisonnier jusqu'à ce qu'il soit pris en charge par un des médicomages. Il était totalement hagard, incapable de tenir debout et se laissa porter par Adara comme il l'avait fait à Avalon. Finalement, Adara réussit à le remettre à un jeune médicomage de bonne volonté, qui la laissa seule.
Après tout, elle n'avait pas l'air durement touchée, et il ne lui demanda pas si elle avait besoin de soin.

Dans un état second, Adara marcha jusqu'à une chaise étonnamment disponible, et s'y laissa tombée, soudain épuisée. Et avec la redescente de l'adrénaline, la douleur de son bras monta en flèche. Grimaçante, elle repoussa la manche qui masquait le fruit du maléfice lancé par Kark.
Une part d'elle se dit qu'elle devrait se sentir flattée d'avoir été visée par le Ministre en personne.
Une autre part jurait comme un charretier à cause de la douleur.
Une troisième n'y croyait simplement pas.
Pourtant la preuve était là : sa peau était tailladée, ouverte en profondeur, marquant clairement le mot "traitre" sur toute la longueur de son avant bras. Si elle avait eu un document de la main du Kark, elle était sure qu'on reconnaitrait l'écriture. La calligraphie avait une certaine élégance, mais le mot était une condamnation évidente.

Elle fixait son avant bras en tachant d'évaluer les conséquences de ce maléfice. Comment pourrait-elle le cacher ? A ses clients ? A ses Moldus ? A sa fille ?
Penser à Eclipse, à son innocence, aux dangers qu'elle courait à cause d'une décision impulsive qu'Adara avait prise, brouilla d'abord sa vue. Penser aux engagements qu'elle avait déjà pris, aux gens qu'elle avait rencontré, à ce qu'elle avait admis de reconnaitre concernant les Moldus et se sentir incapable de revenir en arrière fit rompre les digues.
Elle se mit à pleurer, laissant tomber doucement sa tête sur son avant-bras définitivement mutilé.

quand on poste tard, on oublie des trucs:
 
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Fugitive depuis ses 12 ans, Phénix jusqu'au bout des ongles •• Née Mary-Kathleen Miller •• Pro de la métamorphose et du vol sur balai, intellectuelle plus que pratique (pour les sorts complexes on repassera) •• Solitaire, immature, capricieuse, authentique et furieusement déterminée •• Du genre coincée et toujours vierge
Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Mar 4 Juil - 10:40
(Merci pour cet event de folie, quel bonheur ! Vous êtes les meilleurs !)


Un souffle d’air frais salvateur à travers l’atmosphère étouffante et pestilentielle. Un merci même pas murmuré, simplement crié du regard, à Donan. Ils s’étaient entendus en une fraction de seconde, sans parler non plus : lui emporterait tous leurs alliés de la Nouvelle Inquisition à travers un Portoloin, elle, transplanerait simplement. Grâce aux soins express de son précieux camarade, au moins avait-elle le sentiment d’être prête à transplaner – et qu’elle ne risquerait pas définitivement l’éviscération, l’éventration. Ou d’y laisser sa cuisse toute déchirée. Peu importe. Toutefois était-il que Lyne quitta au plus vite cette place de l’horreur, de la mort.

La fraction de seconde suivante, elle avait rejoint leur planque de fortune. Et ce fut comme si le soulagement lui déchirait la poitrine : soulagement d’être encore vivante, de ne pas avoir vu Donan s’effondrer à ses côtés, elle qui n’avait déjà que si peu de monde dans son existence, soulagement d’abandonner au moins pour aujourd’hui les combats, le sang et les hurlements.

Et allez savoir comment Zakary Cooper faisait toujours pour la rattraper toujours au bon moment, mais il la rattrapa. Alors que son atterrissage se faisait un brin rock’n’roll, un poil maladroit, que ses jambes la lâchaient soudain de l’avoir trop supportée avec le poids des émotions. Il était toujours là, avec ses réflexes vifs à toute épreuve, d’ancien attrapeur ou d’avoir pris le grade de père (et papa poule) un peu malgré lui. « Papa ! » Elle hoqueta sous le coup de la surprise, parce qu’elle le croyait en mission et pas là - pourtant, la griffure toute fraiche qui lui barrait toute la joue droit le trahissait – et se rattrapa à son cou. Cagoule arrachée, elle y enfouit son visage sali de sueur, sang séché et larmes et se laissa complètement porter. Elle était exténuée et laissa éclater les violentes émotions (peur et terreur, hargne, haine et fureur) à coups de sanglots silencieux.  Elle avait douze ans à nouveau, quand c’était lui, pas vraiment grand et pas vraiment épais pourtant, qui la rattrapait dans ses bras invincibles. Zak serra « sa gamine » contre lui, même à trente ans, même quand Alden lui répétait tous les jours qu’elle était grande et forte et qu’il s’inquiétait beaucoup trop pour elle ; avec le cœur qui menaçait d’imploser rien qu’à la sentir pleurer contre lui, rien qu’à deviner ses blessures, avec une colère acide de ne pas pouvoir lui offrir d’autre vie que celle de fugitive, traitre et terroriste. Et Lyne était trop fatiguée aujourd’hui pour vraiment voir les traits tirés de celui qu’elle n’appelait papa qu’en de rares occasions.

Dans sa tête d’apprentie guerrière, elle entendit quelque chose lui intimer de se ressaisir. Mais les larmes avaient commencé à couler, et hyper-émotive qu’elle était, elle savait qu’elles ne s’arrêteraient pas de sitôt. Elle fut seulement capable d’articuler maladroitement : « Mais comment ça se fait que tu sois là ? Je croyais qu… » « Tu as besoin de soins » « Et Alden ? Al, il – il est là aussi ? Il va bien ? » « Ca va » Rapide et concis, sans s’attarder sur les détails. Maintenant, la priorité était à sa fille, dans un piètre état. « Tu peux marcher ? » « Ca peut attendre, Donan était avec moi, il m’a un peu soignée et d’autres en ont bien plus besoin qu- » « Katy ! » Seuls Alden et lui l’appelaient encore comme ça. La voix moins douce soudain, claquante : « Katy, tu as besoin de soins et de repos, et ce n’est pas une option. » Lyne devina à l’intonation et au regard de son père qu’il ne lui laissait aucun choix. Même la trentaine passée, quand Zak se montrait (rarement !) autoritaire ; elle écoutait. Et puis elle n’avait plus aucune crédibilité, avec ses vêtements brûlés, déchiquetés ; sa cuisse gauche qui l’empêchait malgré les soins de son ami Médicomage de poser encore le pied par terre ; la balle qui n’avait pas encore été retirée de son abdomen et qui la laissait à moitié pliée en deux ; les brûlures toujours très moches et profondes. En la lâchant un instant et en voyant sa cuisse ravagée par le fauve, Zak eut sa réponse (« tu peux marcher ? »). Ni une ni deux, elle se sentit décoller comme une plume, maigrichonne et toute légère qu’elle était ; une main sous ses genoux et l’autre sous ses épaules. Les bras invincibles de son père, encore et toujours invincibles, après toutes les batailles auxquelles il s’était livré. Elle étouffa un gémissement faible, elle avait mal, partout. Elle se sentait minuscule face à ces vieux Phénix, ceux qui se battaient depuis le début, toujours courageux pourtant. Elle, elle était fatiguée… Elle avait tout donné pour aujourd’hui, beaucoup de sang, toute sa haine et jusqu’à ses dernières forces. Même plus de quoi chercher Alden (était-il là ?) ou Donan du regard à travers tout ce monde (tant de blessés, par Rowena) : simplement se laisser porter, bercer.
« Je suis là, c’est fini »
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Ven 7 Juil - 9:38
Obbie passa sa flasque fétiche sous les narines de la Péruvienne : « Allez Princesse, la sieste est finie, c’est l’heure de l’apéro ! ». Elle rouvrit les yeux d’un coup, et elle n’était plus au même endroit, plus sur la place de l’Ascension, plus en Avalon même. Kiara savait qu’elle était déjà dans la planque des Phénix. Elle le savait parce que ça grouillait dans tous les sens mais sans violence, juste avec émotion. Bonne ET mauvaise. « Te fais pas d’bile, tout le monde va bien. Enfin toute la troupe. Lizzie doit être à deux doigts de claquer mais elle braille encore, c’est bon signe. » Kiara se releva et sentit à quel point respirer après le plus petit effort du monde lui faisait mal. Sa poitrine la brûlait. Elle était brûlée. « T’inquiète, Ronnie va s’occuper de toi dès qu’elle aura fini avec les autres. En attendant… » Obbie lui déposa un baume anti-brûlure dans la main et fila après un clin d’œil chaleureux.

Kiara observa autour d’elle. Elle savait qu’elle n’avait pas grand-chose par rapport à d’autres. Et elle en était bien contente d’ailleurs. Des coupures, des bleus, pas vraiment de fractures et juste cette grosse brûlure due au dernier sort qu’elle s’était violemment mangé en pleine poitrine. Après avoir raté quasiment TOUTES SES ATTAQUES. Elle allait devoir d’entrainer si elle voulait pouvoir survivre dans cette jungle ou, à ce rythme, elle rentrerait chez elle plus tôt que prévu et surtout un peu trop raide au goût de son père. Et trop morte, aussi. La Callaghan passa le baume sur sa peau, sans même prendre la peine d’ôter le tissu qui s’y était incrusté en brûlant, elle ne voulait pas s’y risquer. Elle trouva une cape à portée de main qu’elle enfila ensuite et ramena devant sa poitrine pour masquer l’état de ses vêtements ou plutôt ce qu’il en restait et partie en quête de sa tante.

C’est auprès de Lizzie qu’elle la vit. Au moment où sa cousine semblait enfin daigner vouloir se calmer. Kiara osa alors s’approcher, tout doucement, pour essayer de se faire discrète. Elle tapa juste violemment dans un tabouret au passage. Heureusement, l’effervescence était telle que personne ne le remarqua. Si ce n’était son orteil qui protestait autant qu’il le pouvait, rappelant qu’il était pas venu pour souffrir. Mais c’était trop tard.
Arrivée derrière sa tante, Kiara inspira longuement, déclenchant une nouvelle douleur dans sa poitrine. Jane regardait Lizzie qui avait accepté de fermé les yeux. Enfin. « Tante Jane… » souffla doucement la Péruvienne pour ne pas être entendue. « Kiara ! Obbie m’a dit que tu avais été digne de… » Jane Callaghan ne finit pas sa phrase mais Kiara savait et elle sourit. « Tu n’as pas de blessure trop grave ? - Non non, ça va. Une certaine Ronnie doit s’occuper de moi bientôt. Juste une petite brûlure. Mais Lizzie, comme elle va ? - Maintenant qu’elle a accepté de se laisser faire ça va aller. On va attendre un peu avant les grandes retrouvailles. » Jane lui avait serré affectueusement l’épaule en disant ça. Kiara espérait seulement qu’aucun de ses cousins n’avait entendu ses grandes tirades de motivation qu’elle avait passé son temps à gueuler tout au long du combat… Sa tante ne serait pas aussi fière bien longtemps sinon…

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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Ven 7 Juil - 15:37
La douleur était arrivée aussi vite qu'elle était repartie, mais bien entendu rien n'est jamais si simple. Si mon corps tout entier ne se tordait plus sous l'effet du sortilège de torture, il restait néanmoins drôlement endoloris. Chaque mouvement, même le plus infime, me coûtait. Ils allaient m'achever c'est sûr... le doloris n'aurait pas été levé pour une toute autre raison, si ? Peu importe, mon cerveau était bien trop embrumé pour réfléchir. Je ne me débattis même pas quand on me pris fortement par le bras pour me relever et m’entraîner je ne sais où. Je poussais juste un énième cri de douleur. J'aurai voulu leur gueuler de faire doucement (quand même) mais mes maigres forces me portaient seulement à la suite de la grande brune qui me traînait par le bras. Je ne voyais même pas où elle me conduisait, j'avais pleuré, je l'avoue, trop c'était trop. Je voyais flou, les yeux encore embrumés de larmes. Seul l'éternel brouhaha était encore bien distinct. Bientôt il ne le fut plus. Enfin... il laissa place à un tout autre. Et une atmosphère chaleureuse, bien différente de l'air froid et humide d'Avalon. J'étais revenue. On était revenu. On ? Rien n'était moins sur.

Le QG me tira soudainement de ma léthargie. J'ôtais ma cagoule et la balançais je ne sais où – ce n'était pas comme si je tenais à la garder comme relique de guerre – avant de me passer une main sur le visage. Balayé le reste des larmes, étalé le sang qui suintait de ma blessure à la tempe. Perkele. Ces connards nous avaient bien amochés. Le QG était jonché de Phénix plus mal en point les uns que les autres. Et les miens ? Sid, Adara, Vic, Scarlett (oh la grande brune, bien sûr!). Un, deux, trois, quatre, ils étaient tous là ! Merci Merlin ! Bon, je ne me prononcerais sur leurs conditions physiques mais ils étaient là, bien là et, surtout, en vie. C'est ce qui m'importait. Inconsciemment leur vision me fit sourire – pour une fois ! -, et même plus grand encore quand Vic me pris dans ses bras. Je me contentais d'une chaleureuse accolade étant incapable de la serrer aussi fort que je l'aurai voulu à cause de mon membre gauche amoché, mais le cœur y était.

Les multiples morsures qui recouvraient le corps de Sid – et qui avaient bousillé les fringues que JE lui avais prêté en prime – me faisaient froid dans le dos. A y regarder à deux fois, mon premier doloris avait dû être un jeu d'enfant à côté de ce qu'il avait subi de la part du Kark. Damn. « S'il vous plait ! » interpellant un médicomage pour prendre soin de lui, je lui confiais également mon ressenti « T'as intérêt à être sur pied rapidement, j'veux pas me taper tes tables au boulot ! Et me faire chier comme un rat mort accessoirement. » Y'avait pas à dire, le boulot sans Sid serait bien fade. Et puis... on reparlera du jean qui me doit plus tard hein. J'étais rassurée de le laisser entre de bonnes mains, espérant que le médicomage en question serait plus efficace que ma ridicule tentative de revigor dans l'arène.

Vic semblait avoir retrouvé Don, et la pauvre Adara se retrouvait seule, totalement désemparée. Elle qui avait tant morflé dans l'arène... Doucement je m'approchais d'elle et m'asseyais à même le sol au pied de sa chaise doutant que mes jambes pourraient encore me porter longtemps. Je posais une main que je voulais réconfortante sur sa cuisse et affichais un maigre sourire. Je ne savais que dire à vrai dire... lui demander comment elle allait serait dérisoire voir irrespectueux, lui dire que tout irait bien serait un mensonge... nous avions sans aucun doute éveillé le courroux de papa Kark. Alors je décidais de rester là et de ne rien dire plutôt que des âneries. Faire le choix d'être présent pour ces comparses.
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Sam 8 Juil - 22:29
Un peu trop centrée sur son léger problème de cicatrice indélébile, Adara en avait oublié quelque peu qu'elle était au milieu d'une planque, avec une foule de survivants et de Phénix pour les prendre en charge. Aussi, quand Silja posa la main sur sa cuisse, la botaniste sursauta et leva un regard perdu à la jeune femme. Cette dernière resta silencieuse. Pourquoi pas ? Il n'y avait pas grand chose à dire. Après tout, ils avaient réussi à subtiliser des prisonniers à la barbe de Kark sans gros dommage. Sans gros dommage ? En es-tu sure, Adara ? Est-ce que tout le monde était rentré ?

Elle essuya vivement ses larmes.
" Tu vas bien ? " Demanda-t-elle en posant sa main sur celle de Silja, tant pour la remercier de son soutien que pour lui prodiguer le sien : la Finnoise n'avait pas ménagé sa peine, elle non plus. " Tu as vu Sid ? Victoria ? " Scarlett, Adara n'avait pas pu la manquer, mais les deux autres lui avaient échappés. Et il y avait les autres : Donan ? Lyne ? Et puis... Bon elle eu une pensée fugitive pour Savannah - la blonde semblait tellement gourde, elle aurait bien pu se prendre un gravat sur le crane et rentrer en trauma cranien - et puis il y avait Adem... Elle se surprit à le chercher dans la foule, sans trop savoir pourquoi. Enfin si... on pouvait dire qu'ils étaient amis, non ?

Elle fronca brièvement les sourcils, ne sachant pas trop comment démeler ce qu'elle ressentait et chassa ces préoccupations de son esprit, revenant à Silja.
" Comment tu te sens ? " Adara fit une tentative de sourire à son tour. Sans grand succès, notamment à cause de ses yeux rougis. " Je crois qu'on peut dire qu'on a gagné cette manche, non ? " demanda-t-elle, un peu désabusée. Elle n'attendait pas forcément de réponse, en réalité, mais il fallait qu'elle tire quelque chose de positif de cela. Que ce mot dans sa chair ait un sens. Ca voulait dire qu'il fallait que cette mission soit considérée comme un succès, même si une partie des prisonniers avaient subi les détraqueurs.
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Dim 9 Juil - 16:18
Nous les Finnois n'étions pas très doués pour exprimer notre ressenti dans n'importe quelle situation, alors dans celle-ci plus précisément... J'avais l'impression que cela relevait de l'impossible. Comment mettre des mots sur le cauchemar que nous avions vécu dans cette arène ? Comment décrire les cris d'horreur et de douleur ? Le face à face avec le Kark ? La mort de cette célèbre musicienne ? Le colosse de pierre a qui on avait donné la vie ? Il y avait tant de choses. Tintagel hantait encore mes nuits, Avalon me promettait à présent encore plusieurs nuits blanches... Mais il y avait, quand même, la satisfaction d'avoir fait quelque chose de bien. D'avoir servi la communauté, les miens, d'avoir sauvé des innocents... et ça, ça n'avait pas de prix (omis nos blessures tant physiques que psychologiques). Malgré tout ça, je ne regrettais pas une seule seconde ma décision d'avoir rejoins les Phénix et de m'y impliquer corps et âme.

Alors je devais avouer qu'il était dur de répondre à Adara. Comment j'allais ? Je ne me sentais pas la force lui exposer mon état d'esprit tel quel, elle même ayant traversé l'enfer dans l'arène il était inutile d'enfoncer la louche dans le chaudron. « Mieux que certains... » me contentais-je de déclarer en balayant une nouvelle fois le quartier général des yeux. « Mais nous sommes tous rentrés, pas d'inquiétude » J'essayais une nouvelle fois de lui adresser un léger sourire réconfortant mais j'avais plus l'impression de faire une grimace qu'autre chose. « Vic est partie retrouver Don. Quant à Sid... » je posais mes yeux sur mon comparse qui était entre des mains guérisseuses « … il sera bientôt sur pied, c'est un mec solide ». En vérité j'essayais de me convaincre moi-même, oui c'était un mec solide sans aucun doute mais papa Kark n'avait pas été tendre avec lui et son état me préoccupait vraiment. Mais il était inutile de nous créer encore plus de stress, n'est-ce pas ? Essayons de positiver malgré les circonstances.

La positivité dont Adara fit preuve me fit chaud au cœur. « Oui, même si la victoire est aussi belle qu'elle est amère... Et toi ? » Honnêtement de nous deux c'était bien elle qui avait le plus subit l'acharnement des mangemorts, je n'étais qu'une petite joueuse à côté d'elle, je la revoyais encore prisonnière de sa cage dorée. A cette question je tentais maladroitement de poser ma seconde main sur celle d'Adara. Le geste m'arracha une nouvelle grimace et un gémissement de douleur – mais au moins j'avais encore mon bras, moi. Je suivais des yeux l'étendu des dégâts sur mon bras gauche jusqu'au bout de mes doigts et, bien sûr, je ne pus échapper à l'horrible spectacle sur l'avant bras de la Phénix. « Par Merlin... » murmurais-je d'une voix étouffée avant de rester sans voix. Ce n'était pas possible, il fallait vraiment avoir un cœur de pierre pour commettre un acte aussi violent. Je sentais les larmes me monter aux yeux et tentais de les refouler au mieux, je n'avais PAS le droit de pleurer devant elle. Non, non, NON. « Je suis tellement désolée... Tu crois qu'il est possible de... d'arranger ça? » Nouvelle grimace suite à ma maladresse. N'aurait-elle déjà pas fait quelque chose si c'était justement possible ? Je lui aurais bien demander si je pouvais faire quelque chose pour elle mais mes compétences en médicomagie se limitaient au revigor (qui, d'ailleurs, avait prouvé son incroyable incapacité sur le terrain), ou comment se sentir parfaitement inutile et désemparée.
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Sam 15 Juil - 16:35
La botaniste se sentit rassurée, au moins partiellement, des nouvelles rapportées par Silja. Si Victoria avait pu retrouver Don, cela voulait dire que le jeune homme se portait assez bien. Restait à savoir comment Lyne et les Moldus s'en étaient sortis, mais il est vrai qu'il y avait matière à s'inquiéter pour Sid. Même si la Finnoise avait raison. " Aussi solide que de la mauvaise herbe et un caractère de cochon... Si ca ne lui sauve pas la vie, je ne donne pas cher de nos peaux, à nous autres... " Une boutade teintée d'affection, elle était prête à parier que le barman aurait apprécié. Et rétorqué avec une saillie tout aussi acide.

Adara nota par ailleurs que Silja avait tout autant de mal qu'elle à sourire franchement. Qui pouvait lui en vouloir ? Adara n'était pas plus capable de se réjouir de quoi que ce soit actuellement. Elle avait l'impression qu'elle ne reverrait jamais le soleil. Devait-elle mettre ca sur le dos de ses blessures et des récents événements ? Son esprit prit les événements à rebours, à commencer par l'insoutenable vision du bras arraché d'Eoin McKay. Pourrait-elle seulement le rencontrer au Bulbolux sans un regard de pitié, voire de culpabilité ? Après tout, il n'aurait rien subit si les Phénix n'avaient pas existé... En tout ca, nul doute que cette horrible vision hanterait ses nuits pendant longtemps. Ca la changerait de la mort de Fitz à Tintagel tient... Il y avait aussi le souvenir douloureux du Rete Fulgurator, la statue géante, sans parler du Scribere Sanctis... Et bien sur, la première image de ce musée des horreurs, à savoir le baiser du Détraqueur. Le Détraqueur ?
Adara leva les yeux au ciel. Elle n'y avait pas prêté attention tout le temps qu'ils étaient sur la place, mais l'évidence la frappa : ce sentiment de dépression était du à la simple proximité des Détraqueurs.
Elle tira sa barre de chocolat de sa poche - elle était miraculeusement restée là où elle l'avait rangée - et mordit à belles dents, sentant revenir un peu de joie de vivre à mesure qu'elle avalait.
" Mieux maintenant ! Blague à part, je pense qu'il me faudra du temps pour me remettre... Si toutefois on l'a, ce temps... " ajouta-t-elle d'un ton un peu lugubre qui n'avait pour le coup rien à voir avec les Détraqueurs : après ce coup d'éclat, les hommes de Kark allait avoir la rage au ventre, à commencer par le Kark lui-même. Sa colère pouvait être terrible, elle en avait eu un avant-gout, et le sort qu'avait subi Eoin aurait du échoir à Scarlett - peut être en pire. Nulle doute que pour les clandestins comme elle-même, les temps allaient être des plus dangereux. Et ce n'était pas la cicatrice sur son avant-bras qui allait faciliter les choses.

Comme si leurs pensées se rencontraient, Silja lui demanda ce qu'il était possible pour soigner son bras. Adara grimaça.
" Je ne connais pas le sortilège qu'il a lancé, mais je suis prête à parier qu'il s'agit de magie noire... Et qu'il ait mis toute son énergie à le rendre irréversible... " Pour l'instant, Adara voyait cette marque comme un boulet, un peu aussi comme une condamnation : plus que jamais, elle avait intérêt à ce que les Phénix renversent le pouvoir. Nul doute que le Kark se chargerait personnellement de punir le sorcier qui portait la marque qu'il avait lui-même appliquée, et qu'il était impossible de se figurer le sort qu'il lui réserverait alors. Adara fut parcourue d'un frisson anxieux.
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Dim 16 Juil - 20:58


Tour des médias - 21h

D’un geste impérieux de la main, il repoussa la maquilleuse qui s’approchait de lui. Le ministre avait également refusé les soins sommaires qu’on avait tenté de lui offrir. Hors de question qu’on panse ses plaies, hors de questions qu’on camoufle les legs du combat. Pas besoin d’artifices. Pas besoin de filtres entre la réalité et la population. Il fallait qu’ils voient, qu’ils éprouvent de leurs yeux toute la dangerosité des terroristes. Mervyn ferait du peuple tout entier son témoin.  D’un pas décidé, il arpentait en maitre les couloirs de des studios de la TVM. Au détour d’un couloir, il retrouva Elena, couverte de poussières, elle avait quitté la place de l’ascension quelques heures plus tôt pour préparer la « riposte médiatique » en son nom. Mervyn n’avait aucun doute quant à la perfection de la Une de la Gazette du Sorcier demain matin, et quant à l’efficacité des messages qui passeraient en boucle sur les ondes de la radio magiques. Elena et Mervyn se complétaient par des liens que le simple et banal amour ne pouvait égaler. Il était question d’osmose, et pas de morne passion. « Tout est en place, Mervyn. » Et le Kark n’avait aucun doute là dessus. S’il y avait bien une personne sur laquelle il pouvait compter parmi les incompétents qui l’entouraient, c’était bien Elena. Il franchit la porte du studio, indifférent aux projecteurs qui lui brûlaient les yeux. Bien ternes lumières, face aux flammes qui l’avaient empêché de rattraper la garce de Fuller. Bien fragile supplice après la poignée d’heures passée, à endiguer le chaos semer par les phénix. Mervyn avait tout fait, tout géré, fait cesser la furie assassine de ses pacificateurs, organisé les secours, et les évacuations, reconstruit un cordon de sécurité et de contrôle des identités. Il était las, mais surtout en colère. Ivre d’une rage contenue, une rage contre tous, les phénix, mais les siens aussi.

Face à la caméra, Mervyn observait le visage figé par la bile qui courait dans ses veines, l’assistant qui faisait un décompte silencieux avant le direct. Le signal donné, il fit vibrer le studio de la voix grave et lente qui l’avait hissé jusqu’au sommet.

« Sorciers, Sorcières l’heure n’était plus aux protocoles, ni aux formules flattant chaque sang. Une terrible catastrophe a ravagé cette après-midi notrecapitale, Avalon. Une horde de terroristes appartenant au dangereux Ordre du Phénix a interrompu le cours de la justice du ministère et ravagé notre Place de l’Ascension, causant la mort dans leur furie assassine de vingt-six innocents. Silas Olmstead, sept ans, est la plus jeune des victimes de cet odieux acte terroriste. Sept ans… il laissa planer toute l’horreur de ce fait, qui lui le laissait froid. Que la compassion populaire s’embrase et se révolte contre ses ennemis, c’était tout ce qu’il attendait de cet terrible anecdote. La vérité c’est que l’enfant avait périt sous les pieds d’une des statues de la place. « Ce bilan humain peut encore s’aggraver puisque le décompte des blessés est encore en cours, les derniers rapports estiment à cent-vingt le nombre de blessés, dont quinze dans un état critique. L’heure est grave, c’est un coup dur qu’essuie notre société tout entière. Mais soyez certain d’une chose, le Ministère est bien décidé à affronter la menace et à l’éradiquer tel qu’il la toujours fait. Je vous demande de placer une nouvelle foi votre entière confiance en moi, en l’homme qui n’a jamais trahi ses promesses, en l’homme qui n’a cessé de vous protéger, vous et vos intérêts, en l’homme qui vous a apporté la paix. Plus que jamais ces meurtriers vont tenter de nous diviser, car seule la perfidie et l’assassinat peuvent faire triompher leur idéologie déviante. Il faudra rester souder, faire bloc. Car ces dégénérés phénix ont déjà gangréné une partie de notre population, des traitres se cachent parmi vous, soyez en certain. Des traitres se cachent même sous votre toit. Les moldus sont rentrés dans le jeu dangereux de l’Ordre, usant d’armes barbares que nous pensions avoir annihiler. Il est du devoir de chacun de s’assurer de la bonne fidélité de ses moldus au régime. Par ailleurs, le Ministère va organiser dès demain matin une… » Mervyn stoppa sa phrase interloquée par la mine catastrophée de l’assistant, qui manquait d’être sur le point de pleurer, ou bien peut-être de se faire dessus. Tout le monde dans le studio était pris d’une fièvre étrange, jusqu’à Elena dont les sourcils étaient froncés en un angle peu avantageux. L’assistant finit par déglutir difficilement. « Monsieur le ministre, nous venons d’être coupé. »

***


Endroit inconnu - 21h03

« ... Cette ... Votre ... Interr ... » L'image gondolait, le son grésillait. Et l'ersatz de voix qui parvenait aux citoyens à travers l'écran était inconnu. Pour l'instant. Celui d'après, un visage apparaissait enfin. Une mine grave, les joues mangées par une barbe de plusieurs jours, poussière et sang striant un col de prêtre. Un visage découvert, sans honte ni gêne malgré les quelques plaies qui le recouvrait. Un regard résolu, étincelant de ce que certains auraient qualifié de folie, semblait transpercer les téléspectateurs. « Vous m'excuserez, mes amis, d'interrompre le discours hypocrite de votre Ministre. Cependant, il était important que je puisse enfin vous parler. Car ce que j'ai à vous dire vous intéressera au plus haut point. » Il aurait aimé marquer une de ces longues pauses théâtrales et emphatiques dont il avait le secret, mais il savait qu'il disposait de peu de temps. Les sorciers qui avaient court-circuité les runes de la TVM ne tiendrait guère plus de quelques minutes. Et le compte à rebours était lancé. « Malgré ce que l'on tente de vous faire croire depuis bientôt un an, nous sommes bel et bien en guerre. Vous êtes en guerre. Et pas forcément contre ceux que vous imaginez. Les mensonges dont le régime Kark tente de vous farcir l'esprit doivent aujourd'hui être levés. Nous ne sommes pas votre ennemi. Oui, ce qu'il s'est passé aujourd'hui est bien de notre fait. Nous nous sommes insinués parmi vous afin de sauver des âmes innocentes que le gouvernement avait injustement accusé et condamné à mort. Nous déplorons que certains d'entre vous en aient souffert. Croyez-moi, s'il avait pu en être autrement, Dieu m'en soit témoin, nous aurions tenté une intervention pacifique. Malheureusement, la répression que nous subissons, que vous subissez depuis tant de décennies ne nous a pas laissé le choix. En témoignent les agissements déplorables de la police sorcière. Ne vous ont-ils pas attaqué ? Alors même qu'ils avaient juré de vous protéger ? Si. Terrible constat et pourtant ... » Un soupir s'échappa de ses lèvres tordues en une légère moue contrite. « J'aimerais vous en dire plus et tant encore, cependant, l'heure tourne et je me dois d'aller à l'essentiel. Vous devez savoir que c'est un moldu qui s'adresse en ce moment même. Un moldu libre qui a su trouver des alliés chez les sorciers, chez les rebelles que l'on nomme l'Ordre du Phénix. Nous partageons tous le même but : libérer le monde du poids de cette société hiérarchisée, esclavagiste et inégalitaire. Je suis certain qu'au fond, vous aussi, vous le souhaitez. Qu'importe ce que l'on vous a toujours appris à croire, votre humanité gronde pour vous. Elle appelle à la justice. Ecoutez-la. Aidez-nous. Sauvez-vous. » L'image sauta à nouveau, brièvement. Le signal qu'ils le perdaient, justement. « Tout ce que nous faisons est pour vous, n'oubliez jamais ça. Vous êtes nos frères et nos soeurs. Nous vous attendons. » Ultime inspiration et il se pencha un peu plus vers l'écran. «Je suis Oliver Durham, chef de la rébellion. Nous sommes la Nouvelle Inquisition. » Et le noir revint.

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Avalon, place de l'Ascension - 21h06

Philibert Fanchon tremblait. Il sentait tous ses muscles se secouer par petits spasmes sous ce qu'il restait de son plastron et de son cardigan. Alors que l'écran basculait du faciès prédateur du moldu au noir le plus total, il réalisa que ses lunettes étaient tordues sur son nez. Par réflexe, il les réajusta. Seulement, s'il y avait bien une chose que Philibert Fanchon ne voulait plus, c'était voir ou entendre quoi que ce soit. Il avait même très envie de se boucher les oreilles. Et là, sur les dalles glaciales et pleines d'éclat de la place d'Avalon où les médicomages l'avaient laissé, Philibert se surprit à réfléchir. Il avait été pris en plein chaos, comme bon nombre de ses concitoyens. Il avait, lui aussi, tenté de s'échapper, sans succès. Il s'était même heurté à un gros bonhomme roux qui rigolait alors que c'était la débâcle. Mais il y avait eu cette fille ... Elle était blessée, lui semblait-il. C'était aussi une terroriste, il en était sûr. Parce qu'elle était masquée et qu'elle sentait mauvais. Elle l'avait pourtant tiré loin des combats, mis à l'abri sous un buffet où il était resté recroquevillé jusqu'à ce qu'on le retrouve, environ une heure après la fin de l'horreur. Peut-être qu'elle lui avait sauvé la vie. Peut-être ... Philibert déglutit avec peine. « Tenez, je crois que c'est à vous. Vous l'avez fait tomber. » Philibert leva le nez vers la femme qui l'avait alpagué et lui tendait ... Son feutre ! Par le Lord ! Son feutre ! « Comment vous ... Enfin, comment avez-vous su que ... » La femme balaya son interrogation d'un petit sourire apaisant. « C'est mon ami et moi qui vous avons sorti de là-dessous. On n'a pas eu le temps de vous le rendre avant qu'on vous emmène ! » Il lui arracha presque le chapeau des mains. Soudain, Philibert avait peur. Très peur. Parce que la femme, elle, ne semblait pas du tout perturbée par le discours de ce Durnam, Dorman ou quel que soit son nom. Elle paraissait sereine. Et tellement gentille, également. « Me ... Merci. » Elle accepta les remerciements d'un nouveau sourire et repartit comme elle était venue.

Philibert était perdu. Tout à coup, il ne savait plus ni qui, ni ce qu'il devait croire. Remué jusqu'au plus profond de lui-même, il n'avait qu'une seule certitude : il n'était pas près de remettre les pieds à Avalon de si tôt !



Le mot de la fin  

ϟ THE IS THE END BITCH Allez, c'est fini, on ferme !   Et on vous laisse sur ce cliffhanger pour toujours parce qu'on est des infâmes crevures. Non allez, en vrai, c'est juste l'event qui est terminé ! On vous remercie de votre participation active à cet event !

ϟ Pour info : Vous êtes désormais au courant qu'il existe deux rébellions : l'Ordre du Phénix et la Nouvelle Inquisition. Même les fugitifs, grâce à un vieil écran au QG, ont pu découvrir le discours inattendu d'Oliver. Et le gouvernement le sait aussi. Donc, non seulement ça va faire mal mais en plus, attendez-vous à un changement d'ambiance. Bref, on vous laisse lire la chrono pour en juger par vous-même

ϟ Les points factions Pour savoir combien de points vous avez fait gagner à votre Faction, c'est par là !

ϟ Pour la suite... Ce sujet restera ouvert encore 2 semaines, pour ceux qui souhaiteraient panser leurs plaies physiques et psychologiques. Nous vous rappelons que tous les membres du forum, même ceux qui n'ont pas participé à l'event, peuvent poster dans le QG.

Encore merci à tous pour votre participation !
L’ÉQUIPE DE FILET DU DIABLE
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Fille d'Eireann Callaghan, célèbre fugitive décédée – L'espagnol est sa langue maternelle mais elle parle anglais avec un accent mi-irlandais, mi-britannique – A une cicatrice derrière l'oreille droite – Elle a horreur de la bièraubeurre
Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
ce message a été posté Mar 8 Aoû - 8:23
Kiara n'avait pas tout compris des tenants et aboutissants de l'annonce faite par le chef des moldus rebelles face au monde des sorciers mais elle sentait dans les regards et la crispation des mâchoires que ce n'était pas bon. La Péruvienne n'avait pas encore cherché à réfléchir à ce qu'il se passait réellement dans ce pays et elle s'en rendait compte maintenant. Elle avait bien senti que tout le monde n'était pas enclin à collaborer avec ce Duran... Durham mais elle ne savait pas trop pourquoi. Là, elle commençait à se demander si ce n'était pas parce qu'il était un peu trop belliqueux...

Mais, pourtant, c'était la guerre. La vraie, celle qu'elle n'avait pas voulu voir. Pourtant, les cadavres, les sorts, le sang, la haine... Tout ce qu'elle avait vu aujourd'hui lui hurlait qu'elle devait se préparer parce qu'elle avait plongé tête baissée dans le merdier. Son père avait eu raison en lui disant de rester sur ses gardes. Elle comprenait mieux pourquoi il était contre son arrivée ici. Si seulement elle avait mieux réfléchi...

En regardant autour d'elle, elle voyait des tas de gens aux trais tirés, aux visages tâchés de sang et de sueur. Elle voyait sa famille, cette famille qu'elle avait toujours brûlé d'apprendre à connaître. C’était chose faite maintenant mais dans des conditions... Déplorables. Avait-elle pris la bonne décision ? Ne serait-elle pas plus un boulet qu'autre chose ? Ce qui était certain, c'était que sa performance n'était pas des plus encourageantes et elle allait devoir se former au combat, s'entraîner jusqu'à ce qu'elle réussisse à gérer la pression d'une attaque. Même les sorts les plus rudimentaires, qu'elle connaissait à la perfection avaient foiré. Même son excellence en bestiole s'était cassée les reins sur la pression. Kiara allait devoir redoubler d'efforts et il fallait qu'elle se mette dans la tête que la vie n'allait pas être toute rose.

Elle avait retrouvé sa famille, certes, mais à un prix très élevé qu'elle allait devoir payer.

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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Phénix + Nouvelle Inquisition
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