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❝ ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres ❞
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ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Dim 2 Juil - 20:56

ϟ Dies iræ ϟ


ϟ Alors que les Phénix et la Nouvelle Inquisition (moldus tout court à vos yeux) ont pris la fuite, les Mangemorts sont un peu perdus et perplexes et ne reçoivent pas d'ordre lié à leur faction.

ϟ Les personnages en bon état peuvent porter secours aux blessés ou se tirer s'ils en ont ras-la-cacahuète.

ϟ Les blessés sont invités à se rendre à l'Hôpital Morgane qui accueille exceptionnellement les gens de tous sangs. Evidemment, des médicomages de la Clinique de Pré-au-Lard et de Sainte-Mangouste sont appelés en urgence pour soigner tous ceux qui ne sont pas sang-purs (faut pas déconner non plus).

ϟ La conclusion de l'event est laissée libre de choix selon les envies de chacun. Vous pouvez y poster autant de fois que vous le désirez comme ne pas y poster du tout. C'est vous qui voyez ! Un PNJ de conclusion sera posté en cours de semaine prochaine afin de clore le chapitre, donc pensez quand même à repasser par ici pour vous tenir au courant des conséquences de cet event.

ϟ Les Mangemorts et les Neutres n'ayant pas participé à l'event peuvent également poster.


L’ÉQUIPE DE FILET DU DIABLE
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Statut : Mariée à Murphy O'Ryan.
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Sage petite dernière de la fratrie Yaxley • Mangemort débutante • En recherche de sensations fortes • Plus flegmatique que toi
Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Lun 3 Juil - 19:02
« On y est ! » Les trois soeurs Yaxley franchissent le seuil de l’hôpital Morgane en toussotant, les poumons encore emplis de fumée, leurs doigts enlacés les uns aux autres. Elle a accepté, malgré sa légère frayeur d’être si près de Détraqueurs, d’assister à l’exécution. Non pas aux côtés de son fiancé, comme il le lui avait gracieusement demandé, mais de ceux de ses parents et de ses soeurs. Elle n’a pas envie de voir Murphy. Pourtant, lorsque tout a dégénéré, lorsque tout est littéralement parti en fumée, elle s’est retrouvée à espérer qu’il aille bien - qu’il soit là.

Le havre de paix que leur semblait l’hôpital apparaît en vérité comme un véritable capharnaüm, et Salomé ne fait que se blottir de plus belle contre ses deux soeurs, qui l’entraînent dans leur sillage à la recherche si pas d’un Médicomage, au moins d’une infirmière. Elles ne sont pas gravement blessées, mais elles ont le sang pur, tout de même ! Il faut qu’on les prenne en charge ! Tout de suite ! « Oh, le Lord soit loué, vous êtes là ! » Une voix autoritaire les arrête dans leur recherche, pour qu’elles se retournent sur leur soeur aînée, qui arbore une expression des plus embêtées. Jézabel les serre tour à tour dans ses bras, avant de retourner à la salle d’attente, de revenir et de cette fois attraper Salomé par les épaules pour la secouer comme un prunier. Elle se penche à sa hauteur pour lui demander, d’une voix furieuse qui ne réussit pourtant pas à cacher l’inquiétude qui y rampe : « Sally, as-tu vu Eoin ? Est-il arrivé ? Était-il avec vous ? N-n-non, je ne l’ai p- » Sa soeur cesse aussitôt de la secouer pour recommencer à faire les cent pas dans le corridor de l’hôpital, sa longue chevelure volant derrière elle comme un étendard, au rythme du claquement de ses talons sur le plancher. La brune frotte une de ses épaules, observant en silence leur aînée fulminer. Elles ont toutes les yeux rougis par la fumée et les larmes, les coudes râpés par les pavés, les joues coupées par les sorts et les vêtements déchirés, mais elles sont dans un état tout à fait convenable, pour le reste. Elle ne sait pas où est Seth ; probablement avec Iris, qu’il aurait galamment protégée. Ni ses parents, bien qu’elle ne doute pas de leur habileté à se sortir de cette situation. Ni Rowena, ni Ashley, ni Scylla, qui n’étaient pas près d’elle lorsque tout est arrivé. Ni Murphy, qui revient dans son esprit comme une douleur lancinante, latente.
Une infirmière s’attarde enfin à leurs côtés, afin de vérifier la gravité de leurs blessures, et leur assure qu’elles seront très rapidement prises en charge. « Ce n’est pas trop tôt », qu’on souffle à ses oreilles, avec une pointe de mépris, et on la force à s’asseoir sur un des sièges disponibles, après avoir sans ménagement chassé un basique de moindre rang de là. Ça crie, ça jase, ça grince, ça grimace. Une main caresse ses cheveux. Ça papote au-dessus de sa tête. Elle ferme les yeux, quelques secondes, profitant de l’attention affectueuse, le nez dans les vêtements qui sentent le feu, le sang et la poussière. Pourtant, elle ne peut rester ainsi alors qu’un cri perce la cacophonie :

« EOIN ! »

Sally n’avait jamais entendu Jézabel pousser un tel cri. Elle n’avait jamais imaginé qu’elle puisse être capable de ce son, celui d’une bête à la fois blessée et furieuse. À la porte vient d’apparaître Eoin, soutenu de peine et de misère par d’autres sorciers. Elle fonce sur son époux, sa lionne de soeur, et son hurlement perçant se glace alors qu’elle constate qu’à l’homme dont elle a pris le nom, auquel elle a fait un enfant, qu’elle soutient depuis huit ans, il manque… il manque un bras. Un bras qui, même si apporté par un autre sorcier, ne pourra jamais reprendre sa place. Et le cri se transforme en sanglots de désespoir, alors que quelques Médicomages entourent les sorciers, les dérobant à la vue des autres. Au regard horrifié de Salomé, qui goûte sur ses lèvres le sel de ses propres larmes.

Spoiler:
 
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Lun 3 Juil - 20:59



Le chaos des voix alentours forcent finalement ses paupières à se rouvrir. Et l’éclat de douleur revient comme une gifle sèche, lui arrachant un grognement un peu félin, rauque et épuisé. Aussitôt, son réflexe est de chercher sa baguette mais ses doigts se referment sur un étui vide et la terreur, comme un linceuil glacé, la recouvre entièrement en plus de tout le reste.

« Non non, ne bougez pas. »
Ordonne aussitôt une voix près d’elle et ses pupilles déjà hagardes font alors le focus sur un visage préoccupé, coiffé de blanc. Une médicomage. « Votre baguette n’est pas loin, nous l’avons simplement écarté pour nettoyer le sang. » Le sang. Les souvenirs affluent à ce mot et soufflant avec peine, Elizabeth se rallonge, presque docile. Épuisée.
« Il y a eu une attaque. » Tente-t-elle d’expliquer, bien plus pour partager sa souffrance que pour témoigner de vive voix des événements. Mais la médicomage hoche la tête, continuant ses sortilèges en pansement sur son bras, les lèvres pincées.
« Nous savons. Vous vous trouvez à l'Hôpital Morgane. Vos blessures étaient sévères, on vous a apporté ici en urgence. »
« Qui m’a ramenée ? »
« Ça, mademoiselle, je l’ignore. »

Que s'est-il passé ?

Elle s’est effondrée après une attaque sur l’un des phénix masqué et tandis que son bras se fait enserrer dans ses langes, un sourire mauvais frôle son visage ravagé, les griffures encore suintantes, la défigurant peut-être à jamais. Pourtant sur l’instant, c’est à l’ennemi qu’elle pense. A la satisfaction de lui avoir fait aussi mal qu’il a fait mal à la jeune femme qui s’est battue à ses côtés, l’a exhorté, oubliant sang et rang, à défendre sa société.

« Une des sorcières à côté de moi est décédée d’un… d’une chose moldue avec laquelle ils tiraient. En sauriez-vous plus ? »
« Non mademoiselle. Il y a eu… » La médicomage hésite puis abaisse sa baguette. Chuchotant. « Il y a eu beaucoup de morts voyez-vous. »
« Des morts. » La nuque endolorie, le mal proteste encore en longs tremblements mais Elizabeth s’ébroue presque. Au fil de ses pensées, elle a oublié le plus préoccupant. « Mon moldu. »
« Votre moldu ? »
« Dorian. Est-il près de moi ? »
« Mademoiselle je ne sais pas de qui vous pa »
« Grand, brun, un air un peu pathétique, sans doute blessé, il s’est jeté sur l’ennemi, c’est mon moldu. Il a combattu à nos côtés comprenez-vous ? Un pacificateur l’a-t-il cueilli ? A-t-il été ramassé par erreur ? C’est un esclave loyal. »
« Je n’ai pas terminé avec votre visage et nous essayons de protéger les sang-purs de la présence des moindres rangs alors les mol »
« Dorian ! » Sa voix s’élève, sèche et impérative. Si le moldu n’est pas loin, il doit se présenter. Et la foule se transforme en myriade de visages, enlaçades, embrassades, regards soulagés. Rien qui ne puisse être pour elle. Rien qui ne puisse l’approcher, même de loin. Mais tant pis. Tout ce qui importe c’est la vie du moldu qui lui a tant coûté. L’ordre dans lequel elle se complet dans tout ce fiasco. Et de s’accrocher aux détails concordants de son existence : elle, son serviteur, leur retour à demeure.

Aussi répète-t-elle, en se dégageant sèchement de la médicomage, le sang roulant sur son menton.

« Do-rian ! »


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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Mar 4 Juil - 2:06
Les traîtres s'étaient enfuis et il n'avait pas pu les rattraper, bloqué par la foule paniquée qui essayait elle-aussi de fuir la place qui avait servit de champ de bataille. Il était resté là un instant, se laissant bousculer et emporter sans réellement réagir, le regard fixé sur ce qui devait être l'issue du groupe cagoulé qu'ils avaient affronté, tout ce qui tourbillonnait dans son esprit encore quelques minutes auparavant cédant le pas au silence presque plus assourdissant que le bruit qui régnait autour de lui. Les traîtres n'avaient pas été arrêtés et ils s'étaient enfuis. Il avait échoué, les Mangemorts n'avaient pas remporté cette bataille, et sa maîtresse avait été gravement blessée. Sa maîtresse! Se remettant enfin en mouvement, il retourna à l'endroit où il l'avait vue pour la dernière fois pour la trouver au sol un peu plus loin, miraculeusement épargnée par les personnes qui cherchaient encore à rejoindre les issues. Évanouie, gravement blessée, mais toujours vivante. Ignorant une nouvelle fois les règles qu'on lui avait inculqué et la douleur qui battait sur son torse, il posa un genou à terre et la souleva le plus délicatement possible dans ses bras, prenant garde de ne pas imposer de pression inutile sur son bras cassé.

Il n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait l'hôpital et se contenta de suivre les autres blessés, fredonnant machinalement un air lent et doux pour apaiser sa maîtresse, même s'il doutait qu'elle entende quoi que ce soit. À peine les portes passées, on lui avait ôté sa précieuse charge avant de l'envoyer dans la partie réservée pour l'occasion aux moldus où il avait attendu. Beaucoup de blessés graves, bien plus que lui, et il avait demandé aux médicomages chargés d'eux de les faire passer avant lui, les plaies sur son torse n'étaient pas importantes, avant de se laisser glisser contre un mur, épuisé. La fatigue le rattrapait finalement, le froid aussi maintenant qu'il n'avait plus qu'à attendre. Il ne pouvait de toute façon pas rejoindre sa maîtresse, un moldu avait essayé plus tôt et avait été durement refoulé, juste attendre et il ferma les yeux, ignorant ceux qui glissaient sur son torse et ses mains couverts de sang. Pas que le sien, la pensée légèrement rassurante qui l'accompagna dans un sommeil léger mais amplement mérité après les dernières heures.

Ce fut son prénom, qu'il entendait distinctement malgré l'agitation dans l'hôpital, qui le réveilla en sursaut. Il n'avait aucune idée du temps qui était passé depuis son arrivée dans les lieux mais il fut aussitôt debout, la tension soudaine de ses muscles endommagés achevant de le réveiller. Sa maîtresse l'appelait et il devait la rejoindre. Il esquiva le médicomage qui tenta de le retenir en invoquant les plaies qui le couvraient toujours et le sang qui s'était remis à couler, puis prit la direction de la partie réservée aux sang-purs pour se heurter à un barrage de pacificateurs. Bien sûr les moldus n'avaient pas leur place de l'autre côté, bien sûr son sang était bien moins important que celui de l'élite, bien sûr qu'il pouvait attendre son tour pour être soigné, mais ce n'était pas pour ça qu'il était là. Calmement il leur donna la raison de sa présence devant eux, leur expliquant clairement qu'à moins d'avoir envie de se heurter à la colère d'une Carrow ils feraient mieux de le laisser passer.

L'argument eu l'air d'avoir de l'effet et les deux sorciers s'écartèrent, non sans lui rappeler qu'il n'était qu'un moldu dans un endroit réservé aux sang-purs. Les dépassant, il suivit la voix qui appelait toujours son nom, naviguant entre les groupes plus ou moins nombreux, reconnaissant certains visages sur son chemin, pour enfin voir sa maîtresse qui donnait du fil à retordre à une médicomage. Un sourire naquit sur ses lèvres, une pensée fugace pour sa précédente maîtresse qui avait fait la même chose lors du dernier affrontement avec les traîtres, et il la rejoignit. Oui maîtresse. Droit, les mains dans le dos, dans un état qui faisait chuchoter autour d'eux mais souriant tout de même à sa maîtresse. Peut-être devriez-vous vous rallonger maîtresse, vous n'êtes pas encore tout à fait soignée.

Spoiler:
 
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Mar 4 Juil - 17:40
Son fils marchant sur ses talons, Vivienne eut à peine le temps de faire trois pas dans le hall de l'hôpital avant que la silhouette échevelée d'Amadeus ne surgisse devant elle. L'espace d'un instant, ils restèrent plantés l'un devant l'autre, se dévisageant comme s'ils se revoyaient pour la première fois depuis des années, jusqu'à ce que ses bras puissants finissent par s'enrouler autour de sa taille et ne la ramènent brusquement contre son torse. Le va-et-vient incessant des médicomages, les cris de douleur s'élevant un peu partout autour d'eux, tout disparut alors dans son odeur et, pour une fois, Vivienne ne chercha même pas à l'éconduire. Elle l'aimait. Malgré tous les non-dits, toute la rancœur et les trahisons jalonnant leurs années de mariage, elle ne pouvait pas le nier. Pas aujourd'hui, en tout cas. Pas après avoir eu tellement peur de le perdre. Les larmes lui grimpèrent aux yeux à cette pensée, et son étreinte se resserra alors encore un peu plus autour du cou de son mari, à tel point que ce dernier fut obligé de la détacher très légèrement de lui pour pouvoir continuer à respirer.

_ Tout va bien. Je suis là, Vivienne, je suis là. C'est fini, lui susurra-t-il à l'oreille avant de venir embrasser sa tempe.

_ Tu es sûr ? Tu n'as rien ? Tu...

_ Rien de grave, je t'assure. Toi ?

Elle secoua la tête de droite à gauche. Ses cheveux étaient méchamment ébouriffés, ses vêtements en piteux état et elle avait probablement cinq ou six contusions, mais ses blessures étaient superficielles.

_ Tu aurais du voir Absolam. Il a été si brave, reprit-elle en coulant un regard attendri en direction de son aîné. Mais le jeune homme était déjà entre les mains d'un guérisseur, et Vivienne reporta vite son attention sur son mari. Tu as vu les autres ? Tout le monde va bien ? Par le Lord, dis-moi qu'ils vont bien !

_ J'ai croisé Isis et les garçons. Ils ont pris des coups, mais rien qu'un médicomage ne puisse arranger, je te promets. Mon père et mon oncle sont déjà partis ratisser les environs pour épauler les Pacificateurs et tenter de mettre la main sur les terroristes, mais... Vivienne... Eoin...

_ Quoi, Eoin ?

Amadeus détourna le regard et ce fut soudain comme si le sol venait de s'ouvrir sous ses pieds. Vivienne se sentit tanguer. Des images du passé l'assaillirent brutalement tandis que les pires scénarios se jouaient entre les parois de son crâne. Elle revoyait Eoin, penché au-dessus d'un chaudron, le visage noir de suie, le regard éberlué, après qu'une de ses potions lui ait explosée au visage pour la énième fois de la journée. Eoin, le nez plongé dans un grimoire tandis qu'elle lisait par-dessus son épaule, ou le regard amusé qu'il lui jetait quand elle osait une blague à la table des McKay et qu'il était le seul à comprendre. Autant de souvenirs désormais entachés par la vision d'horreur qui s'y superposait : celle de son corps  meurtri et sanguinolent. Son mari eut beau la rassurer, lui certifiant qu'Eoin était bel et bien en vie malgré la gravité de sa blessure, Vivienne fut incapable de se départir de cette image avant d'avoir été menée au chevet de son cousin. Ce n'est qu'à ce moment, et seulement celui-ci, qu'elle parvint enfin à sortir de sa léthargie. Ses yeux s'arrêtèrent sur le vide où aurait du se trouver le bras du sorcier, elle leva les mains devant sa bouche, puis elle fondit en larmes.

_ Oh, Eoin. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait ! Ces immondes pourceaux n'ont-ils donc aucun respect ?! Aucune décence ?!

_ Chérie...

_ Ne me touche pas ! Hurla-t-elle en dégageant son épaule de la main qu'Amadeus venait de poser sur elle.

Elle ne pouvait pas le supporter. Son cœur tambourinait avec rage contre ses côtes. Un feu terrifiant était en train de se déverser entre ses veines et elle craignait qu'il ne se retourne contre ses proches s'ils tentaient ne serait-ce que d'esquisser un geste dans sa direction. Phénix, moldus, traîtres à leur sang ou à leur gouvernement, elle aurait pu les exterminer jusqu'au dernier en cet instant. L'expression qu'elle lu sur les visages des sœurs Yaxley parvint pourtant à lui faire prendre conscience du caractère déplacé de sa colère. Elle n'avait pas le droit de craquer. Profitant du silence médusé qui suivit son coup d'éclat, Vivienne fit alors un effort pour rassembler ses esprits. Elle inspira profondément, laissa ses bras retomber le long de son corps, et quand elle se tourna à nouveau vers Eoin, l'orage semblait en partie être passé.

_ Ils paieront. Tu as ma promesse.
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Mer 5 Juil - 19:40



Le chaos s’intensifia, comme un larsen à ses tempes mais pourtant, malgré la douleur, la fatigue et la crainte de voir un visage trop familier s’amener pour se moquer – c’était toujours ainsi à Poudlard après tout, pourquoi les choses devraient-elles changer – ce fut avec un rien de sourire satisfait qu’elle vit se dessiner la silhouette de Dorian.

Son regard se tourna alors vers la médicomage, aussi hautain et fier que possible dans les circonstances. Puis son attention se détacha de la praticienne, comme un coup de balais sur ses priorités, et sa voix se fit un rien plus calme.

« Vous voilà enfin. Vous n’avez rien j’espère ? Arthur est rentré de Poudlard, je n’aurais pas encore le temps de vous trouver un suppléant pour vous occuper de lui et j’imagine que les mauvaises nouvelles allant de paire, nous aurons à faire face à de nouvelles difficultés une fois rentrés. » A cette obscure formulation se dissimulait en vérité l’évidence d’une crise toute paternelle, voire même maternelle, si les deux décidaient de s’y mettre en chœur. Et tout en se rallongeant, Elizabeth eut un soupir déjà épuisé, ses repères voltigeant devant son regard clair, essayant de donner un sens et de faire taire le trauma qui lui faisait trembler les nerfs.

Son imperceptible agitation fut toutefois remarquée par la médicomage qui lui tendit une potion chaleureuse avant de s’occuper de sa joue, avec toute la déférence due à son rang. Le cœur un peu lent, l’esprit moins préoccupé, ses pensées revinrent vers les scènes qu’elle s’étaient résolues à éviter. Mais les larmes, les cris et les appels ne cessaient autour d’elle. Incompréhensibles et fiévreux. Comme une seule âme meurtrie : celle de leur société.

« Heather Blackburn… » Souffla-t-elle tout doucement avant de tendre la main à Dorian, lui intimant l’ordre d’approcher. « La sorcière, la somptueuse sorcière qui nous a sauvés la vie, avec le paon en patronus… Savez vous si elle s’en est sortie ? Je ne la vois pas autour de moi… » Cela ne pouvait signifier que trois choses, soit la sorcière avait été amenée plus loin et était déjà suffisamment entourée pour ne pas être repérée, soit ses blessures ne nécessitaient pas de soins urgents, soit…

« Faites moi penser à lui envoyer un hibou de remerciement… Quant à vous. » Il s’était servi d’une arme sans l’ombre d’une hésitation et avait pris les devants, comme un étrange pacificateur moldu, pour empêcher ses semblables dans un autre camp de venir à bout de leur système, et fuir une fois la tempête annoncée. Cela ne les avait sans doute pas empêché d’évacuer la place sans que leur justice ne puisse en capturer quelques-uns. Mais le courage de Dorian la laissait presque pantoise, soudain.

« Une fois rentrés nous discuterons de vos réactions face à cette ignominie. » Et comme cela semblait sonner comme un outrage, elle reformula. « Et de ce que nous pouvons faire pour vous remercier d’avoir aussi bien servi votre maison. » Elle n’allait certes pas s’étendre en gratitudes inutiles : après tout il était un esclave, et était né pour la servir, et donner sa vie s’il le fallait. Mais préoccupée par sa propre conscience, tiraillée par son éducation et son rien d’empathie, Elizabeth se contenta de le fixer, rallongée sur le brancard. Trop attentive.

« Vous avez bien agi. Je suis fière de vous, aujourd’hui. » Et pour un esclave, cela devait être un immense honneur assurément.

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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Mar 11 Juil - 19:02
Voilà. C'était finit. Terminé. Les terroristes étaient partis en emmenant une partie des prisonniers qu'ils étaient venus chercher. Et en laissant ruines et cadavres derrière eux. Altair en aurait presque pleuré... en fait non. Il en pleurait déjà. Même s'il était bien incapable de dire s'il s'agissait de larmes de tristesse ou de soulagement. Un peu des deux sans doute. Il avait un mal fou à réfléchir, comme si les différentes parties de son cerveau avaient fusionnées les unes avec les autres. Ou fondues. Maintenant que le combat était terminé, il réalisait qu'un mal de crâne lancinant lui vrillait la tête. Il la prit entre ses mains, à la fois dans l'espoir fou de faire disparaître la douleur et pour ne plus voir les cadavres et le bras mort d'Eoin qui jonchaient les pavés. Mais quelque chose lui disait que yeux fermés ou pas, il mettrait plusieurs semaines à se débarrasser de ces images.

Il rejoint tout de même sa femme en regardant droit devant lui et en essayant d'oblitérer au maximum tout ce qui l'entourait. Une tâche qui se compliqua lorsqu'il rencontra les prunelles chocolat de son épouse. Ces mêmes prunelles qui s'étaient fixées sur un être humain dans l'intention de le tuer. A moins qu'il n'ait halluciné ? Il était presque sûr de l'avoir entendue crier un Avada Kedavra dans la cohue mais à présent, il n'était plus sûr de rien. Son esprit pouvait l'avoir trompé.... devait l'avoir trompé. Comment Aveline, sa douce Aveline, pouvait-elle vouloir la mort de quelqu'un de manière aussi cruelle ? Il déglutit en observant ses blessures... la vérité, c'était qu'elle n'avait rien de doux en cet instant.

Mal à l'aise, il la soutint jusqu'à l'hôpital d'un bras tremblant qui n'avait rien du preux chevalier servant. Pas de geste tendre, pas de mots rassurants, à peine un regard inquiet.... Il n'avait ni le courage ni l'envie d'affronter le reflet nébuleux, fissuré, que lui avait présenté sa femme aujourd'hui. Il se contenta donc de lui répondre par des hochements de tête silencieux jusqu'au moment de l'abandonner entre les mains d'un médicomage.

Altair se défit brusquement d'elle et s'éloigna sans se retourner. Ses jambes le conduisirent vers le soigneur le plus éloigné d'Aveline. Son rang de basique quatre aidant, il n'eut pas à attendre longtemps avant d'être pris un charge par un sorcier qui referma ses plaies ouvertes. Il savoura avec une douloureuse ironie le privilège de son rang, celui-là même qui lui avait permit d'être dans le carré sang-pur, au coeur de l'action. Mais cette fois il ne s'en plaindrait pas. Il n'avait qu'une hâte : rentrer chez lui. Seul. Et prendre une puissante potion de sommeil.
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Dim 16 Juil - 21:00


Tour des médias - 21h

D’un geste impérieux de la main, il repoussa la maquilleuse qui s’approchait de lui. Le ministre avait également refusé les soins sommaires qu’on avait tenté de lui offrir. Hors de question qu’on panse ses plaies, hors de questions qu’on camoufle les legs du combat. Pas besoin d’artifices. Pas besoin de filtres entre la réalité et la population. Il fallait qu’ils voient, qu’ils éprouvent de leurs yeux toute la dangerosité des terroristes. Mervyn ferait du peuple tout entier son témoin. D’un pas décidé, il arpentait en maitre les couloirs de des studios de la TVM. Au détour d’un couloir, il retrouva Elena, couverte de poussières, elle avait quitté la place de l’ascension quelques heures plus tôt pour préparer la « riposte médiatique » en son nom. Mervyn n’avait aucun doute quant à la perfection de la Une de la Gazette du Sorcier demain matin, et quant à l’efficacité des messages qui passeraient en boucle sur les ondes de la radio magiques. Elena et Mervyn se complétaient par des liens que le simple et banal amour ne pouvait égaler. Il était question d’osmose, et pas de morne passion. « Tout est en place, Mervyn. » Et le Kark n’avait aucun doute là dessus. S’il y avait bien une personne sur laquelle il pouvait compter parmi les incompétents qui l’entouraient, c’était bien Elena. Il franchit la porte du studio, indifférent aux projecteurs qui lui brûlaient les yeux. Bien ternes lumières, face aux flammes qui l’avaient empêché de rattraper la garce de Fuller. Bien fragile supplice après la poignée d’heures passée, à endiguer le chaos semer par les phénix. Mervyn avait tout fait, tout géré, fait cesser la furie assassine de ses pacificateurs, organisé les secours, et les évacuations, reconstruit un cordon de sécurité et de contrôle des identités. Il était las, mais surtout en colère. Ivre d’une rage contenue, une rage contre tous, les phénix, mais les siens aussi.

Face à la caméra, Mervyn observait le visage figé par la bile qui courait dans ses veines, l’assistant qui faisait un décompte silencieux avant le direct. Le signal donné, il fit vibrer le studio de la voix grave et lente qui l’avait hissé jusqu’au sommet.

« Sorciers, Sorcières l’heure n’était plus aux protocoles, ni aux formules flattant chaque sang. Une terrible catastrophe a ravagé cette après-midi notrecapitale, Avalon. Une horde de terroristes appartenant au dangereux Ordre du Phénix a interrompu le cours de la justice du ministère et ravagé notre Place de l’Ascension, causant la mort dans leur furie assassine de vingt-six innocents. Silas Olmstead, sept ans, est la plus jeune des victimes de cet odieux acte terroriste. Sept ans… il laissa planer toute l’horreur de ce fait, qui lui le laissait froid. Que la compassion populaire s’embrase et se révolte contre ses ennemis, c’était tout ce qu’il attendait de cet terrible anecdote. La vérité c’est que l’enfant avait périt sous les pieds d’une des statues de la place. « Ce bilan humain peut encore s’aggraver puisque le décompte des blessés est encore en cours, les derniers rapports estiment à cent-vingt le nombre de blessés, dont quinze dans un état critique. L’heure est grave, c’est un coup dur qu’essuie notre société tout entière. Mais soyez certain d’une chose, le Ministère est bien décidé à affronter la menace et à l’éradiquer tel qu’il la toujours fait. Je vous demande de placer une nouvelle foi votre entière confiance en moi, en l’homme qui n’a jamais trahi ses promesses, en l’homme qui n’a cessé de vous protéger, vous et vos intérêts, en l’homme qui vous a apporté la paix. Plus que jamais ces meurtriers vont tenter de nous diviser, car seule la perfidie et l’assassinat peuvent faire triompher leur idéologie déviante. Il faudra rester souder, faire bloc. Car ces dégénérés phénix ont déjà gangréné une partie de notre population, des traitres se cachent parmi vous, soyez en certain. Des traitres se cachent même sous votre toit. Les moldus sont rentrés dans le jeu dangereux de l’Ordre, usant d’armes barbares que nous pensions avoir annihiler. Il est du devoir de chacun de s’assurer de la bonne fidélité de ses moldus au régime. Par ailleurs, le Ministère va organiser dès demain matin une… » Mervyn stoppa sa phrase interloquée par la mine catastrophée de l’assistant, qui manquait d’être sur le point de pleurer, ou bien peut-être de se faire dessus. Tout le monde dans le studio était pris d’une fièvre étrange, jusqu’à Elena dont les sourcils étaient froncés en un angle peu avantageux. L’assistant finit par déglutir difficilement. « Monsieur le ministre, nous venons d’être coupé. »

***


Endroit inconnu - 21h03

« ... Cette ... Votre ... Interr ... » L'image gondolait, le son grésillait. Et l'ersatz de voix qui parvenait aux citoyens à travers l'écran était inconnu. Pour l'instant. Celui d'après, un visage apparaissait enfin. Une mine grave, les joues mangées par une barbe de plusieurs jours, poussière et sang striant un col de prêtre. Un visage découvert, sans honte ni gêne malgré les quelques plaies qui le recouvrait. Un regard résolu, étincelant de ce que certains auraient qualifié de folie, semblait transpercer les téléspectateurs. « Vous m'excuserez, mes amis, d'interrompre le discours hypocrite de votre Ministre. Cependant, il était important que je puisse enfin vous parler. Car ce que j'ai à vous dire vous intéressera au plus haut point. » Il aurait aimé marquer une de ces longues pauses théâtrales et emphatiques dont il avait le secret, mais il savait qu'il disposait de peu de temps. Les sorciers qui avaient court-circuité les runes de la TVM ne tiendrait guère plus de quelques minutes. Et le compte à rebours était lancé. « Malgré ce que l'on tente de vous faire croire depuis bientôt un an, nous sommes bel et bien en guerre. Vous êtes en guerre. Et pas forcément contre ceux que vous imaginez. Les mensonges dont le régime Kark tente de vous farcir l'esprit doivent aujourd'hui être levés. Nous ne sommes pas votre ennemi. Oui, ce qu'il s'est passé aujourd'hui est bien de notre fait. Nous nous sommes insinués parmi vous afin de sauver des âmes innocentes que le gouvernement avait injustement accusé et condamné à mort. Nous déplorons que certains d'entre vous en aient souffert. Croyez-moi, s'il avait pu en être autrement, Dieu m'en soit témoin, nous aurions tenté une intervention pacifique. Malheureusement, la répression que nous subissons, que vous subissez depuis tant de décennies ne nous a pas laissé le choix. En témoignent les agissements déplorables de la police sorcière. Ne vous ont-ils pas attaqué ? Alors même qu'ils avaient juré de vous protéger ? Si. Terrible constat et pourtant ... » Un soupir s'échappa de ses lèvres tordues en une légère moue contrite. « J'aimerais vous en dire plus et tant encore, cependant, l'heure tourne et je me dois d'aller à l'essentiel. Vous devez savoir que c'est un moldu qui s'adresse en ce moment même. Un moldu libre qui a su trouver des alliés chez les sorciers, chez les rebelles que l'on nomme l'Ordre du Phénix. Nous partageons tous le même but : libérer le monde du poids de cette société hiérarchisée, esclavagiste et inégalitaire. Je suis certain qu'au fond, vous aussi, vous le souhaitez. Qu'importe ce que l'on vous a toujours appris à croire, votre humanité gronde pour vous. Elle appelle à la justice. Ecoutez-la. Aidez-nous. Sauvez-vous. » L'image sauta à nouveau, brièvement. Le signal qu'ils le perdaient, justement. « Tout ce que nous faisons est pour vous, n'oubliez jamais ça. Vous êtes nos frères et nos soeurs. Nous vous attendons. » Ultime inspiration et il se pencha un peu plus vers l'écran. «Je suis Oliver Durham, chef de la rébellion. Nous sommes la Nouvelle Inquisition. » Et le noir revint.

***


Avalon, place de l'Ascension - 21h06

Philibert Fanchon tremblait. Il sentait tous ses muscles se secouer par petits spasmes sous ce qu'il restait de son plastron et de son cardigan. Alors que l'écran basculait du faciès prédateur du moldu au noir le plus total, il réalisa que ses lunettes étaient tordues sur son nez. Par réflexe, il les réajusta. Seulement, s'il y avait bien une chose que Philibert Fanchon ne voulait plus, c'était voir ou entendre quoi que ce soit. Il avait même très envie de se boucher les oreilles. Et là, sur les dalles glaciales et pleines d'éclat de la place d'Avalon où les médicomages l'avaient laissé, Philibert se surprit à réfléchir. Il avait été pris en plein chaos, comme bon nombre de ses concitoyens. Il avait, lui aussi, tenté de s'échapper, sans succès. Il s'était même heurté à un gros bonhomme roux qui rigolait alors que c'était la débâcle. Mais il y avait eu cette fille ... Elle était blessée, lui semblait-il. C'était aussi une terroriste, il en était sûr. Parce qu'elle était masquée et qu'elle sentait mauvais. Elle l'avait pourtant tiré loin des combats, mis à l'abri sous un buffet où il était resté recroquevillé jusqu'à ce qu'on le retrouve, environ une heure après la fin de l'horreur. Peut-être qu'elle lui avait sauvé la vie. Peut-être ... Philibert déglutit avec peine. « Tenez, je crois que c'est à vous. Vous l'avez fait tomber. » Philibert leva le nez vers la femme qui l'avait alpagué et lui tendait ... Son feutre ! Par le Lord ! Son feutre ! « Comment vous ... Enfin, comment avez-vous su que ... » La femme balaya son interrogation d'un petit sourire apaisant. « C'est mon ami et moi qui vous avons sorti de là-dessous. On n'a pas eu le temps de vous le rendre avant qu'on vous emmène ! » Il lui arracha presque le chapeau des mains. Soudain, Philibert avait peur. Très peur. Parce que la femme, elle, ne semblait pas du tout perturbée par le discours de ce Durnam, Dorman ou quel que soit son nom. Elle paraissait sereine. Et tellement gentille, également. « Me ... Merci. » Elle accepta les remerciements d'un nouveau sourire et repartit comme elle était venue.

Philibert était perdu. Tout à coup, il ne savait plus ni qui, ni ce qu'il devait croire. Remué jusqu'au plus profond de lui-même, il n'avait qu'une seule certitude : il n'était pas près de remettre les pieds à Avalon de si tôt !



Le mot de la fin

ϟ THE IS THE END BITCH Allez, c'est fini, on ferme ! Et on vous laisse sur ce cliffhanger pour toujours parce qu'on est des infâmes crevures. Non allez, en vrai, c'est juste l'event qui est terminé ! On vous remercie de votre participation active à cet event !

ϟ Pour info : Vous êtes désormais au courant qu'il existe deux rébellions : l'Ordre du Phénix et la Nouvelle Inquisition. Même les fugitifs, grâce à un vieil écran au QG, ont pu découvrir le discours inattendu d'Oliver. Et le gouvernement le sait aussi. Donc, non seulement ça va faire mal mais en plus, attendez-vous à un changement d'ambiance. Bref, on vous laisse lire la chrono pour en juger par vous-même

ϟ Les points factions Pour savoir combien de points vous avez fait gagner à votre Faction, c'est par là !

ϟ Pour la suite... Ce sujet restera ouvert encore 2 semaines, pour ceux qui souhaiteraient panser leurs plaies physiques et psychologiques. Nous vous rappelons que tous les membres du forum, même ceux qui n'ont pas participé à l'event, peuvent poster dans le QG.

Encore merci à tous pour votre participation !
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Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Lun 17 Juil - 23:36
Il n'avait pas transplané. Ou l'avait-il fait?  Non non non, il n'avait pas du tout pensé à transplaner, il y avait encore trop de choses à faire sur la place! Rien que cette satanée musique et..
Alors pourquoi les choses avaient changé autour de lui? Et il avait la tête qui tournait, tournait, tournait....

"Ne...ne fermez pas les yeux. Il faut..ancrer..notre monde."

Le souffle court, la voix éraillée et murmurante, le regard à moitié fou sous la quantité d'anti-douleur qui parcourait son organisme, il avait l'impression de partager le secret du siècle, la chose qui les sauverait tous.

Il ne remarquait pas les regards horrifiés sur leur passage, reconnaissant enfin l'intérieur du bâtiment comme étant Morgane, l'hopital sorcier. Bourré de monde qui toussait, chouinait... Ce qui lui fit penser que quelque chose le dérangeait aussi, comme une lourdeur sur le côté.

"EOIN"

"Ah. Ca c'est moi, je crois bien. Messieurs..."

Répliqua t-il à son nom, un grand sourire exsangue qui lui donnait l'air d'un démon perdu mais heureux. Inconscient. Éreinté. Planant. Il avait tant de chose à lui dire!

Pourtant quelque chose dans le regard de sa femme l'empêcha de parler. Le figea un instant et le terrifia. Si quoi que ce soit devait mettre Jézabel dans cet état, c'est que c'était grave. Il avait l'impression de dégriser après le pire mélange de potion qu'il n'aurait jamais pu faire. Et pourtant, il en avait fait une sacrée quantité.

"Je.." Il se retrouvait avec la gorge sèche. Lâchant le sorcier qui le soutenait jusque là, il manqua de se casser lamentablement la figure sur le sol de Morgane. La McKay eut le réflexe de l'en empêcher d'un vif coup de baguette, avant de venir le soutenir à son tour. C'était son devoir à elle, pas celui d'inconnu. Qu'elle remercia tout de même d'un voix ferme et polie mais vacillante.

"Chut..Eoin..Tu.. Tout va bien se passer"

La magie résolvait tout non? Pourtant la plaie béante de son mari semblait la narguer d'une horreur sans non. Le visage blanc mais la mâchoire sous tension, elle se devait d'encaisser. Il serait toujours temps de prendre le contre-coup plus tard. Plusieurs médicomages encadraient dorénavant le couple, lançant brièvement quelques sorts d'urgence et murmurant entre eux avant de vouloir le transférer dans les étages pour mieux pouvoir s'en occuper. Le médecin en chef ayant déja lancé un profond sortilège de sommeil au Sang-pur et faisant léviter son corps mutilé.

Jézabel eu juste le temps de dire à ses sœurs qu'elle les retrouverait plus tard. La situation se passait de bavardages et il était hors de question qu'elle reste loin de son mari.

**

Lorsque Vivienne et d'autres furent autorisés à le voir, il dormait toujours à poings fermés, d'un sommeil magique imposé par le médicomage en chef. Et pour l'instant, Jézabel, véritable poupée de cire à son chevet, refusait de répéter les mots que lui avait transmis le médicomage. Tout autant qu'elle redoutait de voir les paupières de son homme s'ouvrir.

Ni elle ni lui n'assistèrent en direct à l'évènement médiatique de Mervyn Kark et de l'arrivée de cette Nouvelle Inquisition dans le jeu sorcier.

Mais comme pour tous, ce ne serait qu'une question de temps avant que le reste de la réalité ne les rattrape.

Le monde continuait de tourner, tourner, tourner...qu'on le veuille ou non.
Arsouille assumée
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Double compte : Kiara Callaghan

Age : 33 ans
Sang : Basique 4
Statut : Veuve Rowle
Métier : PIRATE ! Chef du personnel de la Compagnie Sabordage.
Baguette : Bois de cornouiller, ventricule de dragon, inflexible, 33 cm.
Epouvantard : Un Kelpy
Dialogue : goldenrod

► Possède quelques tatouages, visibles ou non au premier coup d'oeil.
► Son débit de boisson couche la plupart des sorciers qu'elle rencontre.
► Quand elle commence à soupirer, mieux vaut arrêter de lui prendre la tête.

Re: ϟ Dies iræ ϟ La fin ϟ Sujet des Mangemorts + Neutres
ce message a été posté Dim 30 Juil - 19:34
QUELLE PUTAIN D’IDEE DAGOBERT AVAIT-IL EU ?! UNE IDEE A LA CON COMME ON EN FAISAIT PLUS !

Je courais dans tous les sens, dans ce putain d’hôpital où je mettais les pieds pour la seconde fois de ma vie. La première fois, ça avait été pour aller voir ce qu’il restait du corps de mon défunt mari, qu’il reste où il est. Et là, c’était Salazar que je cherchais. Le petit Salazar que Dagobert avait perdu. QU’IL N’AURAIT SURTOUT JAMAIS DU PRENDRE AVEC LUI ! « Arsy ! Je suis là ! » Oui, il était là. Mais sans Salazar. Sans notre petit sang-de-bourbe préféré. « Où il est ? OU IL EST DAG ? - Il doit être dans le coin. » Pour une fois, mon aîné n’en menait pas large. Il savait que ma colère était justifiée. « TU VEUX DIRE AU MILIEU DES CADAVRES ENCORE CHAUDS ?! » Ouais, ouais, ce petit avorton qui avait été rajouté d’un coup, d’un seul, dans notre famille avait réussi à se faire une place dans mon petit cœur et je ne voulais pas qu’il lui arrive quoi que ce soit. Sauf que, forcément, mon imbécile de frère avait décidé de l’éduquer en l’emmenant voir une mise à mort. Très malin en période de rébellion de quelques débiles qui pensaient encore pouvoir changer le monde. « Je te préviens Dag, si jamais… - Il est là ! » Sur un petit brancard, minuscule, tout rikiki, sûrement parce que sang-de-bourbe. Je me sentis lâcher un soupir de soulagement tandis que mon cœur se remettait à battre à un rythme normal.

Alors qu’on se ruait littéralement vers notre petit intrus, le discours de Mervyn Kark démarrait en fond sonore. Rien à foutre de ce que l’autre vieux con avait à nous dire : qu’il s’occupe enfin de la sécurité de ses citoyens, bordel de goule ! Et, à peine arrivés au chevet de Salazar, c’est une autre voix qui se fit entendre. La main posée sur le bras de Salazar et la bouche semi-ouverte, j’écoutais l’hurluberlu qui s’adressait à nous. Des moldus rebelles, avec des Phénix. Une inquisition. Une guerre. Pauvre fou. J’avais envie de rire et, en même temps, ce qu’il venait de se passer montrait bien qu’on devait les prendre aux sérieux. « Par toutes les cuisses légères des sept mers… » Est-ce qu’il allait vraiment falloir entrer en guerre ? Parce que, bon, j’avais quand même prêté allégeance aux mangemorts et je n’allais plus pouvoir faire semblant d’œuvrer dans l’ombre si l’affrontement était proche. Bordel de bordel.

« Je te préviens toi, tu vas passer tes vacances à récurer les bateaux et… A manier ta baguette. » parce qu’il était hors de question qu’un Sabordage se retrouve dans une situation comme celle-là sans pouvoir se défendre. « On va s’organiser avec le vieux Claudicus. » Est-ce que c’était le moment où il allait falloir impliquer les jeunes générations ? Ou tout simplement reculer et laisser les mangemorts se démerder ? La deuxième option me plaisait bien mais le regard de Dagobert clignotait clairement sur la première… Merde.


@Salazar Sabordage

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