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❝ Notre relation est un travail de patience ❞
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Notre relation est un travail de patience
ce message a été posté Lun 17 Juil - 16:01


   
Travail de patience


Je n’ai pas toujours été esclave. Avant que le monde tourne au cauchemar, j’apprenais un métier. J’avais des notions juridiques, des techniques de recherches, des apprentissages quotidiens sur la façon d’exercer en tant que privé. Mon but était simple : comprendre la disparition de mes parents. J’espérais aussi venir en aide à d’autres victimes, retrouver des enfants disparus, expliquer certaines morts, et, pourquoi pas, élargir ma spécialisation. Etre détective, c’était presque devenu une suite logique à ma vie.
Puis tout a basculé. Ce qu’il en reste ? De vieux réflexes, des souvenirs estompés.

Assis sous le pont humide, positionné à un point stratégique parfait, j’attends. Lorsque Savannah va quitter le QG, je ne peux pas la manquer. Je sais qu’elle est venue aujourd’hui. J’avais la date, le créneau. Un ensemble d’informations d’horaires, d’habitudes, de permission. J’ai analysé le rythme de vie de sa famille et avec les connaissances personnelles dont je dispose sur la jeune femme : aujourd’hui était le jour parfait.
Depuis les récents évènements nous ne nous sommes pas revus. Juste croisés, mais je sais que je compte pour elle et, force est de constater que désormais elle compte pour moi. Ou pas. J’en sais rien. Je dois continuer d’étendre mon autorité sur elle pour la garder au sein de la NI malgré les traumatismes survenus.

La blondinette sort alors que j’attends depuis près d’une heure. Je la laisse s’éloigner des locaux, observe avec sévérité sa prudence. Ouais. Ca va. Comme tout hors la loi qui se respecte, elle s’applique et est discrète.
Je la rattrape en douce, débarquant en face d’elle au milieu de la petite ruelle empruntée.

« Bonjour Savannah. »

Mains dans les poches, tête haute et œil moqueur, j’entre dans ce personnage pénible mais attachant que je suis devenu. Quelque chose comme ça. Un grand frère, un modèle, un repère. Mentor ? Je ne sais toujours pas ce que je suis pour elle. Je teste des choses. Peut être qu’un jour je comprendrai où on va mais en attendant : ça m’amuse.
Le divertissement m’empêche de virer fou.

« On peut parler un moment ? J’ai pas eu le temps de prendre de tes nouvelles. »



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Re: Notre relation est un travail de patience
ce message a été posté Sam 12 Aoû - 12:23
Les jours s'écoulent, et se ressemblent. Tous. Ceux où elle reste enfermé dans la demeure des Yaxley, à trimer toute la journée. Ceux où elle a quelques courses à faire, où elle sort sur les marchés. Ceux où elle a même quelques heures de permissions, où elle peut croiser une connaissance où une autre, parfois même Jackson. Tous ces jours où elle doit juste faire semblant de ne pas avoir mal, que son corps n'est pas couvert de cicatrices qu'elle ne voit que comme plus infâmes les unes que les autres - qui ne sont, en réalité et grâce à la magie, loin d'être aussi visibles et nombreuses qu'elle ne veut bien le croire -. Tous ces jours où elle doute. Où les souvenirs viennent taper contre les parois de son esprit et lui font ressasser ses erreurs. Où elle voudrait juste les effacer, comme elle l'a plus ou moins consciemment toujours fait. Mais à croire qu'elles deviennent trop nombreuses... Où elle se demande, parfois, si leur lutte n'est pas simplement vaine.

Et puis il y a ces petits moments où elle a l'impression d'être encore en vie. Ces moments où elle se rend aux points de ralliement de son groupe. Où elle croise ses compagnons de luttes, esclaves ou en fuite, certains même bien moins lotis qu'elle. Ces moments où elle partage ses maigres expériences, où elle apprend des plus forts et conseille les plus faibles. Où elle peut parler un peu plus librement et se retirer des conversations en prétextant une quelconque excuse sans qu'on ne lui en tienne rigueur. Où elle n'est plus désormais regardé avec suspicion comme cela a évidemment était le cas au départ. Et parfois, parfois, elle arrive même à croiser le Père Durham, et elle en repart en général le coeur gonflé d'un espoir nouveau - qui s'étiolera au fil des heures suivantes, mais sur le coup, cela lui importe peu.  Ces moments où inconsciemment elle cherche son repère, son point fixe, tout en craignant tout autant qu'elle l'espère de le croiser au détour d'un couloir. Tous ces moments qui font qu'elle est membre de la Nouvelle Inquisition.

Et peut-être plus encore que les quelques minutes volées auprès des siens, il y a les moments où elle s'y rend, les moments où elle en repart. Ces pointes d'adrénalines, bien moins violentes que leurs interventions armées, mais bien plus appréciables pour ses nerfs. Ces moments où toute son attention est portée sur sa discrétion, sur sa propre sécurité et celles de ceux qu'elle rejoint ou vient de quitter. Où elle s'efforce de paraître naturelle tout en prenant absolument garde à ne pas être repérée. Où, en sommes, elle n'a pas le temps de penser au reste, à tout le reste, et où elle ne doit veiller qu'à l'instant présent.

Et c'est exactement à l'un de ces rares moments que la surprend Adem. Alors qu'elle vient de se retourner pour vérifier pour la troisième fois déjà si personne ne la suit. Elle ne l'a pas entendu approcher, elle ne l'a pas vu venir. Elle ne s'aperçoit en réalité de sa présence qu'au moment où il prononce son nom, où ses yeux se posent enfin sur lui. Et l'interpellation est pour elle si violente qu'elle sursaute, qu'elle laisse échapper un petit cri de surprise alors que son cœur fait un bond. Et elle le sent encore battre trop fort à ses oreilles, alors que sa main s'est portée à sa poitrine comme pour tenter de calmer un peu cet organe soudain si agité alors que ses yeux parcourent un instant les alentours pour s'assurer de leur sécurité. "Adem ! Tu m'as surprise." Les mots ont quitté ses lèvres avant qu'elle n'ait eu le temps d'y réfléchir et de les retenir, et aussitôt elle s'en veut. Ses dents viennent mordre lentement sa lèvre inférieur, mais il est désormais impossible pour elle de les reprendre. Pourtant, quel aveux de faiblesse, quelle erreur assumée devant celui qui pourtant s'efforce de lui apprendre à n'en commettre aucune ! Pour quelle petite idiote va-t-il encore la prendre ?!

Mais elle n'a pas le temps de s'y appesantir plus en avant que déjà, il poursuit, sans sembler lui porter rigueur pour cet écart. Pas pour celui-là, oui, mais pour les autres ?... Et ses mots la font blêmir. Alors qu'elle tente pourtant de garder contenance, qu'elle s'efforce de ne rien laisser paraître sur les traits de son visage, où si peu, elle sait que ses joues, qui la brûlaient d'une rougeur gênée la seconde d'avant, sont en train de perdre toutes couleurs. Il veut lui parler. Les mots sonnent durs, douloureux à ses oreilles, alors même que le ton n'a rien de mauvais. Mais il veut lui parler. De quoi ? Pour quoi ? Pour savoir comment elle va ? Pour parler de la dernière attaque ? Pour lui reprocher ses actions... ?

Et elle ne s'en rend pas compte, mais au moment de lui répondre, ses mains sont moites et elles les collent instinctivement contre son corps pour s'en cacher. Et elle ne s'en rend pas compte, mais au moment de lui répondre, son corps s'est mit à trembler, comme une feuille solitaire accrocher à la branche quasi nue d'un arbre et balayer par le vent. Et elle ne s'en rend pas compte, mais au moment de lui répondre, sa voix est aussi blanche que ses joues, alors qu'elle s'efforce pourtant de ne pas une seconde bafouiller. "J'ai encore un peu de temps, oui. On peut aller où tu veux." Et malgré son appréhension, malgré sa peur, oui, une chose ne change pas : elle le suivrait, jusqu'au bout du monde. Où qu'il veuille l'emmener. Quoi qu'il lui veuille. Même si, elle en est certaine, aujourd'hui, ce n'est que pour mieux la rejeter.
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Re: Notre relation est un travail de patience
ce message a été posté Jeu 17 Aoû - 19:07


 
Travail de patience


Je l'ai surprise, dit-elle. Je souris, faussement désolé de lui avoir fait peur. Personne n'aime être surpris. Il y a quelques années, pourtant, les surprises faisaient partie des bons côtés de la vie. On surprenait ses amis, sa femme, sa sœur. Anniversaire surprise, retrouvailles ou simples attentions du genre repas ou sorties ;
Aujourd'hui je l'ai surprise et je comprends qu'elle n'ai pas apprécié. Je déteste ça également. Une surprise aujourd'hui, c'est à coup sûr une mauvaise nouvelle. Est-ce pour ça qu'elle affiche cet air méfiant ? Pourtant, c'est juste moi.

"J'ai encore un peu de temps, oui. On peut aller où tu veux."

« Parfait... »

Dis-je, sceptique. Comment prendre ses réserves cette fois ? Savannah est une demoiselle difficile à déchiffrer - ok, je ne suis pas forcément doué pour déchiffrer les demoiselles. Toujours inquiète, rarement fautive, elle a cette capacité à détourner les yeux et/ou à rougir comme si elle était coupable de quelque chose ;
Je fais un tour sur moi-même et, sans doute avec trop peu de prudence, lui indique un banc cassé sur le trottoir non loin. Suffisamment éloigné des habitations.

« Mettons-nous là. »

Je la laisse me suivre et lui fais signe de s'installer là où une seule personne peut s'asseoir. Je vais rester debout. Certainement pas pour renforcer mon autorité. Craignant de l'intimider encore plus, je tente d'adopter une position moins...conventionnelle. Je ne suis pas flic de toute façon.

« T'as par l'air bien. »

Si je lui demande comment elle va, elle est capable de me dire que tout va bien. Je tends la main, en douceur, pour venir en poser le dos sur son front. Pas fiévreuse - mais je ne suis pas non plus médecin. Je l'interroge du regard, espérant avoir une explication. Quoique, ce serait surement mieux qu'il n'y en ai pas. Je ne veux pas qu'elle ait plus d'ennui que son statut d'esclave.

« ...Tu as encore été très brave, l'autre jour. Je suis fier de toi. »

Parce que si j'espère qu'aucun problème n'est responsable de cette mine déconfite qu'elle affiche, je sais que la dernière action de la NI fut traumatisante pour elle. Je le sais car j'y étais. Personne n'en est sorti indemne. Savannah et moi sommes vivants mais les images qui restent en mémoire sont autant de souffrances qui s'ajoutent aux blessures physiques que nous avons rapportés ;

Là, d'un coup d’œil à la jeune femme, elle a surtout l'air fatiguée. Effrayée aussi. Mais pas blessée.
Je finis par me poser au sol, à ses côtés, obligé de lever les yeux pour croiser les siens. Je souris. Je ne l'avais jamais regardée de si bas ... elle n'est pas plus impressionnante. Et toujours aussi fragile, d'apparence.

« Tu sais que tu peux tout me dire. Hm ? Ton frère va bien ? »

Dis-je en masquant toute amertume.
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Re: Notre relation est un travail de patience
ce message a été posté Ven 1 Sep - 20:20
Elle est tendue. Si tendue que ses muscles lui font mal. Que les cicatrices tirent sur sa peau et raidissent tout son corps. Et cela se traduit par des mouvements saccadés quand, après un regard rapide, elle se dirige vers le banc qu'il lui indique. Enfin, le banc... Les planches de bois assemblées qui ont du porter ce nom là un jour, et qui grincent d'un son inquiétant quand elle s'y assoit. Un bruit qu'elle assimile, alors que tous ses sens sont toujours en alerte, mais qu'elle n'entend pas tant elle est concentrée sur Adem. Sur toute la personne d'Adem. Sur la posture, alors qu'il s'approche mais ne s'assoit pas et qu'elle a presque douloureusement conscience de sa présence à ses côtés. Sur le ton de sa voix, alors qu'il s'adresse à elle et que, une fois n'est pas coutume, elle n'écoute que lui. Sur les expression de son visage, ou du moins de ce qu'elle peut en voir alors que, comme souvent, elle n'ose relever les yeux sur lui. N'ose pas croiser son regard. Et répond à peine, du bout des lèvres, lorsqu'il fait mine de s'inquiéter pour elle : "Non, non... Ca va, ça va...""

Elle est presque certaine qu'il ne l'a pas entendu et, quelque part, elle en serait presque soulagée si tel était le cas. Parce qu'elle n'a pas vraiment envie de lui mentir. Et qu'elle sait bien, au fond, qu'elle vient de le faire. Mais elle a peur. Peur, parce qu'elle sait ce qui va immanquablement suivre. Peur, parce qu'elle ne comprend pas pourquoi il agit ainsi. Pourquoi il se montre soudain si aimable alors qu'elle sait qu'elle ne mérite que réprimandes. Et c'est mille pensées qui passent dans son esprit en quelques secondes à peine. Est-ce qu'il joue avec elle ? Est-ce qu'il essaie de la mettre en confiance, simplement pour porter plus fort le prochain coup ? Est-ce qu'au contraire, il la ménage pour lui annoncer la mauvaise nouvelle de sa radiation de la Nouvelle Inquisition ? Car après tout, si c'est lui qui l'y a fait rentrer, ce ne serait que logique que ce soit à lui que le père Durham est demandé... Car c'est de cela dont il s'agit, n'est-ce pas ? Elle est trop instable, trop dangereuse, trop... "...brave..." ? La phrase, le mot, coupe aussitôt court à toutes ces pensées qui se percutent sous con crâne. Elle a été.. quoi ? Non. Non, il doit se tromper, très certainement. Et elle voudrait protester, ne serait-ce que bafouiller son incompréhension totale. Mais si elle ne l'exprime pas, celle-ci doit très certainement se lire sur ses traits. Dans ses yeux écarquillés. Dans sa bouche entrouverte qui ne laisse passer un mot. Dans ce regard qu'elle a enfin oser relevé pour seulement mieux le dévisager.

Et c'est parce qu'il l'a soufflé ainsi, parce qu'elle est à proprement parler abasourdie, qu'elle suit exactement son mouvement lorsqu'il se déplace. Qu'elle baisse même la tête, pour la première fois peut être, certainement, pour continuer à le garder en vue. Et ce n'est que lorsqu'il parle de nouveau qu'elle cligne des yeux, qu'elle arrive à sortir de cet état total de stupeur dans lequel il l'a plongé. "Je n'ai pas du tout été brave, j'ai été ridicule ! J'ai été dangereuse..." Elle ne devrait pas, elle ne devrait pas le dire ainsi, pas à lui. Il la complimente, lui reconnaît des qualités, et voilà qu'elle voudrait se discréditer ? Mais il doit comprendre. Il doit comprendre, parce qu'elle ne veut plus jamais être un poids pour lui. Plus être un danger. Ne plus le blesser, comme elle a blessé ce Phénix. Comme quand elle lui a tiré dessus, dans les mines...

Son regard se détache de lui, soudain. Ses mains se crispent sur ses genoux, avec une telle force qu'elle enfonce ses ongles dans le tissus rêche de son pantalon, qu'elle se blesse presque, sans même s'en apercevoir. L'image est revenue devant ses yeux, avec une rare violence. L'image est revenue devant ses yeux et lui a soulevé le coeur. Elle ne veut plus la voir, plus jamais ! "Je ne veux plus te faire de mal. Plus jamais..."

Inconsciemment, elle occulte la question sur Jackson, parce que qu'est-ce qu'elle pourrait répondre ? Que son frère est un traître, que son frère est un Phénix ? Non. Non, elle s'y refuse. Le dire serait bien la pire des choses. Cela rendrait les choses réelles.

Et les mots sont ceux d'un enfant, la voix trop aigue le signe qu'elle se retient. De quoi ? Elle ne sait pas elle-même. Qu'elle retient les tremblements, qu'elle retient son coeur qui bat trop vite. Qu'elle voudrait qu'il la blâme, pour qu'elle n'ait plus à le faire elle-même...
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Re: Notre relation est un travail de patience
ce message a été posté Mar 5 Sep - 18:06


 
Travail de patience


Je pensais que l'évocation de son frère - dont je ne me souviens plus le prénom, si je l'ai un jour su - pourrait l'aider à s'ouvrir un peu. Sans aller jusqu'à imaginer que Savannah puisse se détendre, j'aimerai qu'elle apprenne à souffler. Au moins en ma présence, je me fiche de son attitude face aux autres : je veux pouvoir discuter sans avoir à peser chaque terme avant de l'articuler ;
Peine perdue. Je la vois se crisper deux fois plus, cherchant en vain les choses à ne pas dire qui sont déjà sorties de ma bouche.

La jeune femme prend alors la parole et je cerne enfin son malaise.

"Je n'ai pas du tout été brave, j'ai été ridicule ! J'ai été dangereuse..."

« ...arrête, c'est faux. »

Si cela vous surprend, permettez-moi d'insister : je suis sérieux. Savannah n'a pas été ridicule, pas plus que tous les autres. Si j'ai abattu un sorcier, j'ai manqué de mourir une dizaine de fois et, de mémoire, je n'ai sauvé aucun de mes alliés. C'est à peine si je suis parvenu à sauver ma peau !

La jeune femme, de plus en plus perturbée après chaque action de la NI, semble cumuler les cauchemars et perdre confiance sans arrêt. Je fronce les sourcils, contrarié de la voir si dure avec elle-même.
Non Savannah n'est pas une guerrière amazone. Mais c'est l'union de nos petits courages qui nous permet d'intervenir et de faire parler de nous. De montrer, inlassablement, que les moldus ne resteront pas silencieusement soumis.

Je m'apprête à défendre ce point de vue - pour ce qu'il vaut - quand la blondinette me prend de vitesse.

"Je ne veux plus te faire de mal. Plus jamais..."

Machinalement je ramène une main à mon épaule. Ça va beaucoup mieux. Et je sais que j'aurai toujours mal, mais ce n'est pas si grave. J'observe Savannah avec tendresse, presque amusé de voir qu'elle se torture encore avec ça ;

« Tu ne m'as jamais volontairement fait de mal. Écoute, c'était un accident, ça arrive. Ça arrivera encore. Tu crois être la seule à faire des erreurs ? Tu crois vraiment que nous sommes tous sûrs de nous, efficaces et utiles sur le champ de bataille ? »

Je me redresse et me pose à côté d'elle - quitte à la bousculer sur le peu de banc qu'il reste - avant de passer mon bras sur ses épaules. Je la serre contre moi et fixe le paysage gris et citadin devant nous.

« Moi je suis fier de toi. A condition que tu apprennes à te faire confiance. Tu fais des erreurs alors tu doutes. Tu doutes, donc tu fais des erreurs. Il faut apprendre à assumer ce que l'on est, et admettre de dont tu es capable sinon ce cercle infernal ne s'arrêtera jamais. On dit qu'il faut savoir provoquer la chance. J'estime qu'il faut d'abord arrêter de provoquer la poisse. »

Je tourne le visage vers elle et, partagé entre le besoin de la secouer et l'envie de la rassurer, je souris et demande avec l'autorité qu'elle me connait :

« Tu saisis ? Tu vas croire en toi, d'accord ? »

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